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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Dans quelques instants, c'est le maire RN de Perpignan qui va nous rejoindre, Louis Alliot.
00:05On posera la question également des éventuels bisbis ou différences,
00:09ou alors un parfum, un contexte de flottement peut-être entre Marine Le Pen et Jordan Bardella,
00:15même si en arrivant sur ce plateau, M. Alliot réprouve déjà cette présentation.
00:21Merci d'être là et bonsoir à vous.
00:22Peut-être une première question d'actualité au sujet du voile.
00:25Jean-Luc Mélenchon, lui Alliot, assume un revirement total.
00:29Le leader de la France insoumise a reconnu hier avoir changé d'avis,
00:33évolué au cours des années sur la question du port du voile islamique,
00:36qu'il qualifiait à l'époque de signe de soumission patriarcale.
00:40Est-ce que vous dites oui ? Tout le monde a le droit d'évoluer ?
00:43Oui, mais au regard de la situation, je pense que lui, il a fait un simple calcul politique, c'est
00:48tout.
00:48Je pense qu'il est allé, après le fameux rapport de Terranova à l'époque,
00:52qui avait dit que la gauche devait changer un électorat ouvrier qu'il n'avait plus
00:57par un électorat, notamment de Français d'origine immigrée,
01:01il a totalement pris ce logiciel-là.
01:04Et d'ailleurs, dans les campagnes électorales auxquelles nous participons,
01:08on peut voir que la France insoumise est le plus souvent en train de faire campagne
01:12dans les quartiers à forte population d'origine immigrée
01:16qu'elle tente de, j'allais dire, manipuler d'une manière ou d'une autre.
01:21– Ce n'est pas une forme d'essentialisation, d'essentialiser une population
01:24que de la réduire à une question ?
01:26– Oui, évidemment, mais c'est en plus une espèce de manipulation,
01:31puisqu'on voit bien que par rapport à l'antisémitisme,
01:35il y a évidemment une ambiguïté de plus en plus évidente,
01:38et que LFI aujourd'hui porte un message qui est suivi par les plus radicaux
01:44dans ces quartiers-là, et donc il est à la recherche d'une clientèle électorale.
01:48– Écoutons ces mots, parce que c'est assez habile aussi par ailleurs,
01:51de dire écoutez, vous pouvez me renvoyer mes anciennes positions,
01:54j'ai changé et je l'assume.
01:55Jean-Luc Mélenchon.
01:57– J'ai rencontré des femmes qui portaient le voile,
02:01ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile,
02:03et des femmes qui n'étaient pas croyantes mais qui disaient
02:06chacun fait comme il veut.
02:07Et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque,
02:10et puis au terme de la discussion, en plus c'était des gens souvent
02:14qui étaient de mon bord, politiquement, et puis pas cruche, d'accord ?
02:18Oui, non mais il y a un voile mais il y a quelque chose dessous,
02:21c'est un cerveau.
02:22Donc, eh bien j'ai été convaincu, et j'ai changé d'avis,
02:26je me suis dit j'ai fait une erreur terrible.
02:29– Vous-même n'avez-vous pas évolué, pas sur le voile en tant que tel,
02:32mais sur l'interdiction du voile.
02:34Il y a quelques années vous sembliez vous-même, monsieur Allieu,
02:36plus prudent sur la possibilité d'une interdiction totale
02:39dans l'espace public.
02:41Aujourd'hui, vous épousez, si je puis dire, la proposition du RN
02:43et de Marine Le Pen, on peut évoluer aussi, donc au RN.
02:46– Non, après c'est une question de méthode,
02:48mais cette affaire du voile, entre guillemets,
02:51ça fait longtemps qu'elle dure en France,
02:53depuis Creil, 1989, je veux dire, c'est pas nouveau.
02:57Et malheureusement, la France n'a pas pris les mesures
02:59pour éviter qu'on en arrive à la situation dans laquelle on est.
03:03C'est pas que le voile, c'est l'ensemble d'une idéologie
03:07qui fait référence à une religion, mais qui n'est pas une religion.
03:12C'est-à-dire que dans nos propos,
03:14c'est pas attaquer l'islam en tant que tel,
03:16ou attaquer les musulmans en tant que tel,
03:18c'est attaquer un projet politique
03:20qui est porté par un certain nombre de pays
03:23et une école de pensée,
03:25qui finance sous nos yeux un certain nombre
03:28d'actions positives, sportives, culturelles, etc.
03:32C'est contre ça qu'il faut se battre.
03:34Et au milieu de tout cela, il y a le voile
03:36qui est en quelque sorte un signe politique
03:38et non pas religieux.
03:40D'ailleurs, notre loi,
03:41on a fait une loi sur l'islamisme,
03:43elle a 39 articles.
03:44L'article sur les signes ostentatoires,
03:47entre guillemets,
03:48ce n'est qu'un article.
03:50Et ça ne concerne pas la laïcité.
03:51C'est sur le projet politique,
03:53et notamment, puisqu'on en parle,
03:54les frères musulmans,
03:56qui, je le rappelle, sont interdits
03:58aux Émirats arabes unis,
04:00en Égypte et dans quelques autres pays,
04:02mais qui, en France, jouissent d'une bienveillance
04:04qui me paraît un peu suspecte.
04:06Je vous soumets de réaction.
04:08Jean-François Copé estime qu'il est trop tard.
04:10Et Ségolène Royal, peut-être là où vous pourriez réagir,
04:12estime que ce serait craquer, en réalité,
04:14une allumette sur un baril de poudre,
04:16en réalité que vous seriez responsable,
04:18dans ce cas-là,
04:19d'affrontements assez rugueux et durs dans le pays.
04:21Vous êtes prêt à une telle hypothèse,
04:24dans le scénario où vous arriverez au pouvoir ?
04:25– Non, mais tout ne se fait pas du jour au lendemain.
04:27C'est d'abord l'interdiction dans les services publics,
04:31dans les universités.
04:33– Vous voyez, vous avancez en reculant.
04:35– Mais pas du tout.
04:36La loi sera votée et elle sera appliquée
04:39au fur et à mesure, par cercle concentrique.
04:42Il y a aussi un outil diplomatique.
04:44Enfin, Mme Ségolène Royal,
04:48qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
04:49Moi, je considère qu'elle est un agent d'Alger.
04:52Il faut savoir d'où elle parle.
04:53mais elle est plus souvent en train de défendre
04:55les positions de l'Algérie que les positions de la France.
04:58– Mme Royal, vous estimez aujourd'hui
04:59qu'elle est la ligne directe avec M. Tebboune en France ?
05:02– Oui, oui, mais bien sûr.
05:04– Vous avez des preuves ?
05:05Ce n'est pas rien de dire à un agent d'influence aujourd'hui dans le pays.
05:07– Il suffit de regarder ses déclarations systématiquement
05:10à la défense du pouvoir algérien,
05:12même dans ses pires décisions.
05:13Et si je prends M. Copé,
05:15il est l'archétype de cette droite
05:18à qui les Français ont fait confiance
05:20pour changer les choses
05:21et qui, une fois au pouvoir, ont fait strictement l'inverse
05:24de ce pourquoi ils ont été élus.
05:26Ils se demandent d'ailleurs aujourd'hui
05:28pourquoi ils sont à 7-8% dans les sondages.
05:30Et bien précisément parce que lorsqu'ils ont été au pouvoir,
05:33ils n'ont réglé aucune de ces situations
05:35que le peuple français veut que nous réglions,
05:38nous, et nous le ferons lorsque nous serons aux affaires.
05:40– Je poserai la question tout à l'heure à Jean-François Copé,
05:42il sera notre invité à partir de 20h30.
05:44Je m'étonne du procès qui est fait à Ségolène Royal
05:47parce que, comme le procès vous a été fait sur la Russie,
05:51est-ce que vous n'êtes pas finalement tombé dans le même piège
05:53de vos anciens détracteurs ?
05:55– Non, pas du tout, parce que nous, avec la Russie,
05:58on n'avait pas de lien particulier.
05:59On avait, nous discutions avec le pouvoir russe
06:03comme eux d'ailleurs, on discutait tous les partis politiques
06:06et tous les chefs d'État français.
06:08Je rappelle l'amitié de Jacques Chirac pour M. Poutine.
06:11Je rappelle que le premier président…
06:14– Il était un temps, oui.
06:15– Je rappelle que le premier président étranger
06:18qui est venu en France après l'élection de M. Macron,
06:20c'est M. Poutine.
06:22Donc, il faut arrêter de faire croire qu'il y a les bons et les mauvais.
06:25Il y a l'intérêt supérieur du pays
06:27et quelquefois et souvent, l'intérêt supérieur du pays,
06:31c'est de discuter avec des gens avec lesquels nous n'avons rien à voir.
06:36– Comme l'Algérie ? Vous dites qu'on n'a rien à voir ?
06:39– Oui, mais bien sûr qu'avec l'Algérie, il faudra discuter.
06:42Mais on n'est pas obligé de se mettre à plat ventre systématiquement.
06:46Et notamment sur la question mémorielle,
06:49où Mme Ségolène Royal, et j'allais dire,
06:52veut faire plus que ce que demande même l'Algérie
06:54pour reconnaître la responsabilité de la France
06:57dans un certain nombre de choses que nous ne reconnaissons pas, nous.
07:00– Si je vous ai parlé de la Russie,
07:01lui, à lui, c'est qu'il y avait à l'époque
07:03une possibilité de financement.
07:05C'était une autre époque pour le Rassemblement national.
07:08Il y a la question financière,
07:09il y a la question aussi des parrainages, évidemment,
07:11quand on s'engage dans une campagne présidentielle.
07:14Vous êtes d'une nature optimiste et confiante, généralement.
07:17Vous l'avez été ce matin, parlant déjà d'un assez de 400,
07:21voire 500, presque 500, 400 signatures.
07:23Donc vous êtes près des 500 parrainages.
07:25– Je suis assez confiant puisque ce sont les nôtres.
07:27– Oui, donc effectivement, le calcul est plutôt facile à faire.
07:30– Donc j'ai donné ce chiffre.
07:31Mais ce qui n'est pas normal, c'est que des candidats sérieux
07:34ne puissent pas obtenir ces signatures.
07:37Et ce matin, l'exemple a été donné de M. Mélenchon,
07:39qui n'en a que 200,
07:40et de M. Dysnard, qui en a déjà 500.
07:43Ce système n'est pas un bon système
07:45parce qu'il permet, par des calculs politiciens,
07:48de faire pression sur les maires sans étiquette
07:51afin qu'ils ne signent pas pour les uns et pour les autres.
07:53– Vous avez encore aujourd'hui des maires sans étiquette
07:55qui sont sensibles à la pression faite par certains ?
07:57– Mais bien sûr, bien sûr.
07:58– Donc vous représentez toujours un épouvantail pour eux ?
08:00– Mais nous, on trouvera les signatures.
08:03Je pense que M. Mélenchon les trouvera.
08:04Mais à la fin, un maire qui n'a pas d'étiquette,
08:07on lui dit de signer pour un candidat X.
08:10Mais la population, après, lui demande des comptes.
08:13Et c'est ce système-là qui n'est pas le bon.
08:15Et je rappelle qu'à l'origine,
08:19le nom des maires n'était pas rendu public.
08:22Et ce n'est qu'après que ce système-là a été mis en place.
08:24– Ils doivent en tous les cas, s'ils le font pour votre parti,
08:27parrainer une candidate Marine Le Pen.
08:29Que répondez-vous, lui Alliot, à ceux qui font référence
08:32en cette rentrée à un contexte de flottement, de différence,
08:35de divergence, de bisbis entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
08:39Je vous vois sourire, Jean-François Copé, encore lui, décidément,
08:41vous allez me dire, parle de Jordan Bardella comme d'un poison lent
08:45pour Marine Le Pen, une sorte de goutte à goutte
08:47qui finira finalement par affaiblir ce qu'on appelait un duo.
08:50– Oui, mais je ne crois pas.
08:51Le poison lent, ça a été M. Copé pour les LR.
08:53Souvenez-vous déjà lors de l'élection interne au LR
08:57où ils avaient fait l'actualité et j'allais dire la risée
09:00de l'ensemble des Français.
09:02Non, Jordan Bardella est le président du mouvement.
09:05Marine Le Pen est la candidate.
09:06Le mouvement est au service de la candidate.
09:09Et évidemment, le programme et la parole sont dictées par la candidate.
09:14Et moi, je n'ai jamais entendu dire, je n'ai jamais vu,
09:16je n'ai jamais entendu Jordan Bardella aller à l'encontre
09:19de ce que disait Marine Le Pen.
09:20– De ce que disait Marine Le Pen, mais il peut y avoir des sensibilités
09:25et quelquefois des nuances dans la manière d'exprimer les choses.
09:30Ça s'est matérialisé, à mon avis à tort d'ailleurs,
09:32sur l'histoire de la retraite, mais on verra au cours de cette année
09:36que les positions sont beaucoup plus alignées que la presse veut bien le dire.
09:40– Difficile de confirmer que la position de M. Bardella,
09:44qui a vu d'ailleurs son conseiller économique personnel partir, M. François Durvy,
09:49et vous dites aujourd'hui qu'il n'y a pas un papier, une feuille de papier de cigarette entre
09:53eux.
09:53On connaît les positions pro-business de M. Bardella, il n'en a jamais fait mystère.
09:57Pourquoi ne pas au contraire parier sur deux possibilités, deux offres,
10:01deux sensibilités à la traité de l'Assemblée nationale ?
10:04– C'est un petit business de notre côté, de la structure du Front National, ce n'est pas vrai.
10:11Il y a des nuances et dans ces nuances-là, vous avez des jeunes qui sont tournés
10:15plutôt vers les entreprises et d'autres plutôt vers l'économie réelle.
10:20Notre ami Jean-Philippe Tanguy fait partie de ces bons connaisseurs
10:23des mécanismes budgétaires et économiques.
10:26Et vous avez d'autres leaders du Rassemblement National qui sont plutôt tournés vers l'entreprise.
10:30Moi qui suis fils d'artisan, je suis effectivement très attentif à la vie des commerces,
10:37des artisans, de ceux qui font vivre l'économie française.
10:40Parce qu'on s'intéresse toujours aux grands groupes nationaux,
10:43tout le monde parle de Total, de ceci, de cela,
10:46mais personne ne va voir le commerçant du coin, l'artisan du coin
10:49et tous ceux qui aujourd'hui ont du mal à remplir leur carnet de commandes,
10:53à payer les charges, à payer les salaires.
10:55Ceux-là, j'ai l'impression qu'ils sont un peu mis de côté.
10:57Et dans cette campagne-là, il y a aussi chez nous des gens
11:01qui veulent mettre en avant cette catégorie de la population
11:03dont je rappelle qu'ils sont les premiers employeurs de France,
11:07contrairement aux grandes entreprises.
11:09Autre sujet, l'immigration, lui, a lieu au cœur des discussions entre Paris et Londres,
11:13entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique.
11:17Est-ce que vous croyez véritablement cette fois,
11:19après des mois, des années, véritablement de tensions, parfois paroxystiques,
11:23à une entente, à une vraie coopération ?
11:25– Mais il faudrait, ce serait une bonne nouvelle pour une fois avec M. Macron.
11:28Mais tout ce qu'il a entrepris jusque-là ne s'est jamais matérialisé par une réussite.
11:32Mais nous souhaitons qu'il y ait des relations, des coopérations avec les pays
11:37qui font face à une immigration incontrôlée.
11:39Mais ce n'est pas valable que pour la Grande-Bretagne.
11:43C'est on qui nous envoie de l'immigration.
11:44Et moi qui connais beaucoup de contacts en Afrique, beaucoup d'Africains,
11:49demande à ce que ces relations sont suivies avec la France
11:52pour que précisément le développement économique de l'Afrique
11:57permette une baisse de cette pression migratoire.
12:00Parce que si nous continuons comme cela, avec un continent africain
12:04qui souffre énormément et avec cette pression migratoire,
12:08et bien effectivement, on se retrouvera comme dans la situation de Ceuta en Espagne,
12:11avec des vagues entières d'immigration.
12:14Et la situation deviendra à la fois difficile et explosive à terme,
12:19ce qu'elle commence à être, il faut bien le dire, depuis une dizaine d'années.
12:22Parlons-en, vous avez vu ces images de manifestations perlées
12:25un petit peu partout en Espagne pour soutenir,
12:27pour venir soutenir les habitants de Ceuta.
12:29Rappelons qu'après la crise migratoire et cette vague dont vous venez de parler,
12:34il y a aujourd'hui 5 000 ou un peu plus de migrants
12:36qui sont restés dans cette petite enclave.
12:38les habitants, au micro de BFM et au micro des médias du monde entier,
12:43et bien affichent leur mécontentement.
12:45Vous au pouvoir, que dites-vous aujourd'hui au gouvernement espagnol ?
12:49C'est à lui de régler la situation.
12:51Oui, mais enfin, il y a Schengen, il y a l'Europe.
12:53Oui, mais justement, il est censé contrôler...
12:56Il met un coup de canif à la crédibilité de Schengen, selon vous ?
12:58Il est censé contrôler les frontières à l'extérieur de l'Union.
13:02Soit il est capable de le faire, soit il n'est pas capable.
13:04Si l'Espagne n'est pas capable de le faire, à ce moment-là, c'est à la France de
13:08rétablir ses frontières.
13:09J'entendais tout à l'heure dans votre débat un socialiste qui disait
13:12qu'on ne peut pas rétablir les frontières intérieures.
13:15Mais c'est faux, parce que ça l'a été, et notamment pendant le Covid.
13:18Donc on voit bien que...
13:19Ponctuellement, sur des crises exceptionnelles.
13:21Oui, d'accord.
13:21Vous estimez que celle-ci l'est.
13:23Celle-là est exceptionnelle à Ceuta.
13:24Mais on peut bien se rendre compte que la carence du contrôle des frontières à l'extérieur de l'Union
13:31peut contribuer à des choses gravissimes à l'intérieur de l'Union et dans notre propre pays.
13:37Parce que, ne vous inquiétez pas, Mme Mabrouk,
13:39tous ceux qui rentreront en Espagne d'une manière ou d'une autre,
13:42à un moment donné, iront vers le système social le plus rémunérateur et le plus profitable pour eux,
13:49c'est-à-dire, en l'occurrence, la France.
13:50Et encore une fois, ce sont les Français qui paieront les pots cassés de la mauvaise politique à la fois
13:55européenne et espagnole.
13:56Autre situation sur le front, si je puis dire, plus large avec Vladimir Poutine.
14:01La directrice de la DGSI, l'UALIO, Céline Berton, a quelques jours à alerter sur de possibles actions violentes sur
14:08notre sol.
14:09Ici même, hier, sur ce plateau, Frédéric Ancel, qui est géopolitologue,
14:13affirme que celui qui pourrait critiquer une sorte de riposte, graduer notre riposte face à Poutine,
14:19il ferait état d'un esprit municois.
14:22C'est-à-dire, interroger une riposte face à ce qui nous est opposé, cette guerre hybride, c'est être
14:28municois.
14:29Que répondez-vous à ce type de discours aujourd'hui ?
14:30C'est la facilité, c'est le manichéisme qu'on connaît sur tous les sujets d'ailleurs.
14:35Si vous êtes contre l'immigration, vous êtes un fasciste.
14:37Si vous mettez de la nuance dans les conflits internationaux, vous êtes au service soit de Trump, soit de Poutine,
14:43soit de je ne sais qui.
14:44La France, c'est devenu ça aussi, il n'y a plus de débat.
14:47Et donc le problème, c'est de remettre du débat.
14:49Mais quel est le débat sur cette situation ?
14:50Le débat, c'est d'ailleurs de protéger nos intérêts.
14:52Moi, je ne suis pas suffisamment savant pour connaître le niveau de menace,
14:57mais je fais confiance à ce que me disent les États-majors des armées en nous disant que oui, il
15:03y a une menace réelle.
15:04Et donc, il faut prendre cette menace au sérieux.
15:07Et donc, que ça vienne de la Russie ou que ça vienne d'ailleurs, le premier devoir d'un politique,
15:12c'est de prendre en compte évidemment cette menace.
15:14En l'occurrence, là, semble-t-il, ça vient de Russie, semble-t-il, c'est certain, ça vient de
15:17Russie.
15:18Eh bien, il faut la contester, il faut user.
15:21Avec quelles mesures, très concrètement ?
15:22On voit bien que l'Europe aujourd'hui se prépare, mais on ne sait pas quelle peut-être cette gradation
15:26de la réponse.
15:27Justement, ce qu'il faut éviter, c'est la guerre.
15:30Nous n'y sommes pas déjà, pour vous ?
15:31On est en guerre, mais pas directement.
15:33Moi, je ne veux pas que mes enfants soient demain engagés dans une Troisième Guerre mondiale.
15:37Ce que certains, d'ailleurs, évoquent aujourd'hui.
15:40Donc, il faut tout faire pour l'empêcher.
15:42Et tout faire pour l'empêcher, c'est à la fois s'armer, se réarmer,
15:47se doter d'outils beaucoup plus performants pour assurer notre défense nationale.
15:52Mais c'est, j'allais dire aussi, discuter.
15:54– Avec qui ?
15:55– Avec les pouvoirs qui nous menacent.
15:57– Monsieur Poutine ?
15:58– Et pourquoi vous ne voulez pas discuter avec M. Poutine ?
16:00– C'est la question, je ne sais pas, je sais qu'il vient d'attaquer, semble-t-il,
16:03dans tous les cas, selon l'enquête allemande, l'aéroport de l'État.
16:05– On parle avec tous les pays du monde.
16:07Dans tous ces pays du monde, beaucoup ne sont pas des démocraties.
16:11Quelques-uns sont même des régimes totalitaires.
16:14Et pourtant, nous discutons.
16:15Eh bien, moi, je préfère aujourd'hui faire de la diplomatie,
16:19même de la diplomatie offensive, pour défendre nos intérêts,
16:24en allant discuter avec ceux qui nous veulent du mal.
16:28et puis arrêter de considérer que tout est blanc ou tout est noir,
16:34en fonction des intérêts de quelques-uns, que nous ne maîtrisons pas.
16:39La France doit défendre son intérêt national d'abord.
16:42Et je m'aperçois que son intérêt national d'abord n'est pas quelquefois,
16:47j'allais dire, le même que l'intérêt d'autres nations d'Europe.
16:50Et c'est bien le problème que nous avons avec cette Union européenne.
16:53Mais parlons-en, parce que là, en l'occurrence, c'est l'Allemagne qui est ciblée.
16:56C'est la guerre hybride, avec, sur cet aéroport de Leipzig,
17:00qui est un véritable hub logistique, donc ce drone explosif,
17:04qui n'a pas finalement explosé.
17:05Mais véritablement, c'est une enquête qui a été menée par les Allemands.
17:08Donc l'Allemagne visée.
17:09La France se dit, non, c'est d'abord mes intérêts à moi.
17:11– Non, mais vous pouvez condamner, vous pouvez mettre en garde.
17:15– Ça ne mange pas de pain, monsieur.
17:16– Oui, d'accord, vous voulez faire quoi ?
17:18Faire tuer des jeunes Français pour aller défendre quoi ?
17:21– Je vous pose la question.
17:22– Écoutez, il faut observer de près, être attentif, être même en alerte.
17:28Mais je ne pense pas qu'il faille se montrer, entre guillemets,
17:31plus Allemands que les Allemands.
17:34Voilà, il faut soutenir l'Allemagne,
17:35puisque c'est un membre fondateur de l'Union
17:38et que nous sommes engagés par ailleurs avec l'Allemagne
17:41et dans le couple franco-allemand.
17:43Mais, c'est-à-dire, il faut aussi raison garder
17:45et savoir d'une manière graduelle
17:48la manière dont on porte le combat avec…
17:50– Qui a perdu la raison, alors, selon vous ?
17:53Est-ce que vous appelez à la raison, semble-t-il, à une forme de course ?
17:55– La raison, je parle d'une guerre en Ukraine
17:57qui dure maintenant depuis 4 ans.
17:59Alors, on ne peut pas nous suspecter, si vous voulez,
18:01de plutôt soutenir la Russie.
18:03On a condamné l'agression russe
18:04et la guerre que la Russie mène à l'Ukraine depuis 4 ans.
18:08J'ai moi-même, à Perpignan, reçu des réfugiés ukrainiens
18:12qui vivent encore dans ma propre ville.
18:14Donc, il n'y a pas de sujet là-dessus.
18:16Le sujet, c'est que cette guerre, elle a appauvri l'Europe,
18:20elle a affaibli l'Europe,
18:22et qu'on voit bien qu'on n'en sort pas,
18:24et que d'autres pays, qui pourtant sont,
18:27dans les affaires du monde, très influents,
18:29se désintéressent de tout cela,
18:32mais à leurs propres bénéfices,
18:33c'est bien le problème aussi.
18:34Oui, donc concrètement, vous au pouvoir,
18:36si M. Zelensky demande davantage d'argent,
18:38de financement, d'économie, de prêts, justement,
18:41vous dites, ce n'est plus possible.
18:43La France, qui déjà vit à crédit, n'a plus de crédit,
18:45on coupe le robinet.
18:46On coupe le robinet, on ne peut plus...
18:48Le système de santé, le système éducatif,
18:51l'ensemble de l'économie,
18:53tout le monde est à l'os,
18:54et on trouve de l'argent pour aller encore
18:56financer des armes pour défendre l'Ukraine.
18:58Moi, je veux bien, mais qui paye tout ça ?
19:01Qui paye cette guerre-là ?
19:03Il faut aussi savoir arrêter une guerre.
19:06Mais qui ne sait pas l'arrêter, M. Lowe ?
19:08C'est intéressant, M. Lowe.
19:09Qui ne sait pas l'arrêter aujourd'hui ?
19:10Je ne sais pas, moi, je n'ai pas tous les éléments,
19:12mais il est évident...
19:13Il est évident qu'on a affaire à un pays, la Russie,
19:17qui ne fait aucun effort, manifestement, pour l'arrêter,
19:19mais qu'inversement,
19:22engagé avec l'Ukraine contre la Russie,
19:25un certain nombre de pays,
19:27dont la France,
19:29maintiennent une pression,
19:30mais une pression qui coûte cher.
19:32Or, nous n'avons plus les moyens.
19:33Parlons-en, justement, c'est une conséquence concrète,
19:35j'allais dire, sur notre facture,
19:37plus largement, du pouvoir d'achat,
19:39d'électricité.
19:40Mais les candidats prétendant à l'Élysée
19:42redoublent de propositions.
19:44Dites-nous, comment on fait, justement,
19:46pour avoir autant de propositions,
19:47y compris du côté du Rassemblement national,
19:49quand il n'y a plus rien dans les poches ?
19:50Ça dépend, si vous faites de l'économie subventionnée
19:53ou si vous faites des économies.
19:54On a proposé 125 milliards d'économies.
19:57On a proposé de revenir,
19:59c'était le débat précédent,
20:00sur le fameux système européen de l'énergie
20:03qui a torpillé littéralement
20:05le prix de l'énergie en France.
20:07Et d'ailleurs, beaucoup de petits commerçants,
20:09de petites entreprises,
20:10sont directement en difficulté
20:12parce que le coût de l'énergie est trop cher.
20:14Pourquoi continue-t-on
20:15à favoriser ce système-là ?
20:18Alors que, par exemple,
20:19on vous l'a expliqué tout à l'heure...
20:19Pourquoi, selon vous ?
20:20Mais c'est bien le problème.
20:22On n'en sait rien.
20:23Vous devez avoir un début
20:23d'élément de réponse,
20:25si vous posez la question.
20:26Pour jouer bêtement,
20:27l'Europe, l'Europe, l'Europe...
20:29Là, vous vous faites de la naïveté
20:30ou fausse naïveté ?
20:31Mais écoutez,
20:32qu'est-ce qui fait
20:33qu'un président de la République
20:34et un gouvernement
20:35aillent à ce point
20:36contre l'intérêt de son propre pays
20:39les affaires intérieures
20:40et notamment le pouvoir d'achat
20:42et l'économie de chaque Français
20:43les plus modestes d'entre eux ?
20:45Ça, c'est une véritable interrogation.
20:46Contre les intérêts, vous dites ?
20:48Contre les intérêts de chacun.
20:49Moi, je vois des gens ouvriers,
20:52artisans,
20:53les gens du peuple
20:54qui souffrent aujourd'hui,
20:56qui n'arrivent pas
20:56à boucler leur fin de mois
20:58parce que ce système-là,
20:59aujourd'hui,
21:00ne permet pas, par exemple,
21:02de baisser le prix de l'essence
21:05de 50 centimes d'euros.
21:07Moi, chez moi, à Perpignan,
21:08les gens, beaucoup vont faire
21:09le plaid en Espagne.
21:10C'est 50 à 70 centimes d'euros
21:12moins cher.
21:13Alors, on se demande
21:14pourquoi l'Espagne, oui,
21:15et nous, non.
21:16Voilà, ça, c'est une vraie question.
21:18Et elle sera au cœur, évidemment,
21:20notamment de cette campagne présidentielle.
21:22Merci, Luallio,
21:23d'avoir été notre invité,
21:24maire rassemblement national
21:25de Perpignan.
Commentaires
1
Jean-Pierre ETIENNE" l'Ukraine n'est pas l'Alsace Lorraine "(Colonel Peer deJong)
il y a 3 jours

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