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  • il y a 5 semaines

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00:01Europe 1, le journal de 20h. Avec vous Maël Assani, bonsoir.
00:05Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver en ce mercredi soir sur Europe 1 pour votre journal de 20h.
00:10Une demi-heure d'informations et vos rendez-vous quotidiens avec les signatures.
00:14Europe 1, celle qui vous réveille tous les jours entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
00:19Vincent Trémolet de Villers, directeur des rédactions du Figaro, revient aujourd'hui sur l'interdiction du port du voile.
00:24Le RN veut un référendum sur cette question.
00:27L'extrême gauche créa l'islamophobie. La droite et le centre doutent de la faisabilité d'une telle mesure.
00:32Alors est-ce seulement possible ? Vincent nous répondra.
00:35Dans l'édito international, Vincent Hervouet nous parlera de la reprise du conflit au Moyen-Orient.
00:40Échange de tir entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:42Mais cette fois, Donald Trump compte bien aller au bout.
00:45Laurent Tessier s'arrêtera quant à lui sur le déchaînement de haine anti-blanc dont fait l'objet le nageur
00:49Léon Marchand
00:50pour avoir simplement refusé de prendre position politiquement.
00:53Et puis la signature européenne de ce mercredi, Charlotte Dornelas,
00:57tente d'anticiper les choix possibles face à la chute du nombre d'élèves dans les écoles françaises dans les
01:02prochaines années.
01:03Tout d'abord, c'est votre journal.
01:05Et elle a une des influenceurs qui défendent l'excision en France.
01:09Les autorités s'inquiètent d'une véritable campagne de promotion
01:11en faveur de cette ablation des organes génitaux féminins sur les réseaux sociaux.
01:16Une pratique interdite mais qui concerne deux fois plus de femmes qu'il y a dix ans sur notre sol.
01:20Les explications dès le début de ce journal.
01:22Le chargé d'affaires russe en France convoqué au Quai d'Orsay
01:26après la mise en cause officielle de Moscou
01:28dans la tentative d'attentat à l'aéroport de Leipzig en Allemagne début août.
01:32Emmanuel Macron dénonce un nouvel acte dans la guerre hybride menée contre l'Europe.
01:35Vous l'entendrez.
01:36Dans ce journal également, une nouvelle flambée du prix du gaz
01:39désormais inévitable après le regain de tension au Moyen-Orient.
01:43Et puis un concert privé de Céline Dion devant le Royal Monceau à Paris.
01:47La star québécoise est allée hier à la rencontre de ses fans
01:50postés sous les fenêtres du palace.
01:54Les autorités particulièrement inquiètes face à l'arrivée en France
01:57d'une pratique ancestrale d'une violence inouïe directement à portée d'Afrique.
02:02L'excision, cette ablation des organes génitaux féminins s'est interdit dans notre pays.
02:06Et pourtant 140 000 femmes seraient concernées.
02:09C'est deux fois plus qu'il y a dix ans.
02:10Et ce phénomène est amplifié par des influenceurs
02:13qui en font la promotion sur les réseaux sociaux.
02:16Sur TikTok, un homme annonce à ses centaines d'abonnés
02:19vouloir faire exciser sa fille âgée de 18 mois,
02:22c'est-à-dire mutiler ses parties génitales.
02:31Pour cela, il envisage de quitter provisoirement la France,
02:34aller à l'étranger pour réaliser l'acte en toute discrétion.
02:37Par exemple au Mali, là où cette pratique ancestrale s'est développée,
02:40et l'objectif derrière, empêcher les filles d'avoir des relations sexuelles avant le mariage.
02:45Un discours pro-excision qui donc revient en force sur les réseaux sociaux ces dernières semaines.
02:50Très souvent, le fait d'hommes d'origine malienne et résidentes en France,
02:54des internautes proches des milieux décoloniaux
02:56qui critiquent ouvertement les pays occidentaux,
02:58expliquent qu'interdire l'excision est raciste,
03:01que c'est un signe d'impérialisme de la France vis-à-vis des pays africains.
03:05Certains ciblent même la gauche et le progressisme,
03:07mais critiquent, je cite, la médecine blanche qui interdirait cette pratique
03:11pour contrôler les populations africaines.
03:13On le rappelle, faire exciser une fille même à l'étranger
03:15et considérer comme un crime dans la législation française,
03:18leurs auteurs en cours jusqu'à 20 ans de prison.
03:20Jean-Baptiste Marty, journaliste police-justice à la rédaction d'Europe.
03:24Emmanuel Macron s'exprime en ce moment depuis Londres.
03:27Le président de la République découvre en avant-première la tapisserie de Bayeux
03:31exposée au British Museum à la faveur d'un prêt organisé par la France jusqu'en juillet prochain.
03:36L'occasion aussi pour le chef de l'État de rencontrer le nouveau Premier ministre britannique,
03:40Andy Burnham, avec qui il doit déjeuner demain à Downing Street.
03:43Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron s'est rendu aux Pays-Bas
03:47pour une réunion de l'OTAN au lendemain de la mise en cause officielle de la Russie
03:50dans la tentative d'attentat à l'aéroport de Leipzig en Allemagne.
03:54C'était début août.
03:55Aux côtés du chef du gouvernement néerlandais,
03:57le président de la République a rappelé son soutien à Berlin.
04:00Et William Molinier, le chargé d'affaires russe à Paris,
04:03est convoqué au Quai d'Orsay.
04:04Oui, pour protester contre ce qui est présenté comme une attaque hybride imputée à la Russie,
04:09Emmanuel Macron l'affirme clairement, c'est selon lui une ingérence.
04:13Il est très clair qu'une fois encore, c'est une ingérence,
04:16c'est cette guerre hybride au fond que nous mène à la Russie,
04:19qui est ainsi documentée.
04:21Je vais ici redire notre plein soutien à l'Allemagne
04:24et au travail qui est fait, évidemment,
04:26notre solidarité avec tous les collègues européens.
04:28Le gouvernement entend proposer de nouvelles sanctions européennes
04:31contre les navires de la flotte fantôme russe.
04:33Bruxelles aussi fait bloc derrière Berlin
04:36et dénonce un acte de terrorisme soutenu par un État.
04:39La chef de la commission, Ursula von der Leyen,
04:42assure que ces attaques hybrides ne resteront pas sans réponse.
04:45Le dernier consulat russe en Allemagne va fermer,
04:48tout comme le centre culturel russe de Berlin.
04:50Une nouvelle erreur grossière à l'encontre des intérêts du peuple allemand,
04:54a réagi Vladimir Poutine.
04:56La diplomatie du Kremlin qui dénonce ce soir
04:59des agissements et des déclarations anti-russes
05:02de la part des autorités allemandes.
05:04William Molinier.
05:05Au lendemain de nouveaux échanges de tirs
05:08entre l'Iran et les Etats-Unis,
05:09Donald Trump suggère dans une nouvelle provocation
05:11de renommer le détroit d'Orbouz en détroit Trump.
05:14L'escalade semble désormais incontrôlable au Moyen-Orient
05:17et les cours des hydrocarbures remontent.
05:19Le prix du gaz européen atteint son plus haut niveau depuis janvier 2023.
05:23Aurélien Fleureau, tout cela va bien sûr se faire sentir
05:26sur les factures des ménages français.
05:28Entre avril et septembre, le prix du gaz a augmenté de 24%
05:32et il faudra ajouter 10%.
05:34Supplémentaire d'ici la fin de l'année, préviennent les experts.
05:37Aucune chance que du GNL passe à nouveau par le détroit d'Orbouz
05:40avant le début de l'hiver.
05:42En Europe, les stocks de gaz sont au plus bas depuis 2021.
05:45On ne va pas manquer de gaz,
05:46mais il y aura moins de garanties que d'habitude.
05:49En cas d'imprévu, selon Thierry Bross, expert en énergie et professeur à Sciences Po Paris.
05:54Ce n'est pas une question de pénurie,
05:55ça va être une question d'augmentation de prix.
05:57On voit bien que vous avez une tension sur l'équilibre offre de monde dans le gaz
06:02et que cette tension va perdurer.
06:04C'est-à-dire que ne pas avoir rempli le stockage pendant l'été,
06:07c'était déjà une erreur et ça va coûter très cher comme en l'hiver.
06:11Il n'y aura pas de pénurie, encore une fois, mais le gaz devient un combustible très coûteux.
06:16Et conséquence, les ménages les plus fragiles pourraient tomber dans une précarité énergétique
06:20moins consommée pour faire baisser la facture.
06:22Les explications d'Aurélien Fleureau pour Europe 1.
06:25Des rassemblements organisés en ce moment dans plus de 200 communes d'Espagne
06:29en solidarité avec les habitants de Ceuta,
06:32enclave espagnole débordée par un afflux massif de migrants.
06:35Les manifestants dénoncent la gestion de la crise par le gouvernement socialiste
06:38alors qu'entre 5 000 et 10 000 clandestins se trouvent toujours dans le territoire
06:43un mois après cette vague d'entrées illégales sans précédent.
06:46En France, une importante saisie de drogue en Côte d'Or,
06:49231 kg de cocaïne retrouvée dans la cabine d'un camion qui circulait entre Beaune et Dijon.
06:54La valeur marchande de cette cargaison
06:56destinée à une ou plusieurs organisations de narcotrafiquants européennes
07:00est estimée à près de 7 millions d'euros.
07:02Le chauffeur placé en détention provisoire sera jugé le 14 octobre prochain.
07:07Les détenteurs de billets pour la tournée de Patrick Bruel, annulés hier,
07:11seront intégralement remboursés, annonce aujourd'hui de l'avocate de l'artiste
07:15qui renonce finalement à sa série de concerts prévus à partir du mois d'octobre
07:18sous la pression d'associations féministes et d'élus locaux.
07:21Patrick Bruel, mis en examen dans 4 affaires de violences sexuelles,
07:24elle est également visée par des dizaines de plaintes.
07:26Vous écoutez Europe 1, il est 20h07 à 10 jours du grand retour sur scène de Céline Dion.
07:32Des fans campent toujours devant l'hôtel Royal Monceau
07:34où la star québécoise prend ses quartiers le temps de cette série de 16 concerts
07:39à la plénitude aréna de la Défense.
07:41Et la patience et le dévouement de ces dizaines de personnes
07:43réunies sous les fenêtres du palace ont été récompensées hier.
07:47Alexis Bourdon, Céline en personne, est sortie de sa suite pour un petit concert improvisé.
07:52Oui, la star québécoise a offert un véritable cadeau à ses admirateurs.
07:57Depuis son arrivée dans la capitale, ils sont des dizaines à guetter la moindre apparition
08:01et pour récompenser leur patience, Céline Dion a repris avec eux l'un de ses plus grands succès.
08:12La chanteuse n'en est pas à son coup d'essai, la veille déjà en rentrant à son hôtel.
08:16Elle a chanté a cappella cette fois pour quelques privilégiés.
08:24Et depuis la diffusion de ces vidéos, d'autres fans se sont rendus au Royal Monceau
08:28pour avoir un moment privilégié avec la diva.
08:31C'est le cas de Pia, une Finlandaise expatriée à Paris.
08:35Je suis vraiment impressionnée par son retour et par la façon dont elle a lutté contre sa maladie.
08:40Je pense que cela témoigne de sa force, de caractère et de son dévouement envers ses fans.
08:45Je tiens à la salier pour cela et je veux qu'elle le sache.
08:48Cette fan de Céline Dion espère désormais trouver une place pour assister à l'un des 16 concerts
08:54que la star donnera à Paris à partir du 12 septembre.
08:58Alexis Bourdon et puis à l'US Open de tennis, début du deuxième tour ce soir chez les dames.
09:03Élimination de la numéro 1 française, Diane Paris, battue par la Roumaine Sorana Cirstea en 2-7.
09:09Dans le tableau masculin, Arthur Rinderknech mène en ce moment face à l'Espagnol Munard.
09:14Benjamin Bouzy affronte le Slovaque Alex Mjolkan, un 7 partout entre les deux hommes.
09:18A suivre également dans la soirée les matchs de Lucas Vanache et d'Adrien Manarino.
09:2420h09 sur Europe 1, place à la météo de Marlène Duray.
09:28Marlène du soleil presque partout demain.
09:30Oui, on peut dire aller au sud d'une ligne Nantes-Strasbourg, en tout cas pour l'après-midi.
09:35On choisit de rester positif avec ce soleil évidemment qui sera bien présent.
09:38Mais il y a quand même une petite faiblesse de l'anticyclone qui laisse passer un petit front,
09:42qui n'est pas bien méchant, mais qui va venir avec plein de nuages, des nuages très compacts
09:46qui vont envahir pas mal de régions dès le matin.
09:49Bretagne, Pays de la Loire, une bonne partie du Poitou-Charente
09:52avec probablement quelques brouillards du côté de la Charente-Maritime au lever du jour.
09:56Beaucoup de nuages également en Touraine, en continuant vers le Perche,
10:00les Hauts-de-France jusqu'aux Ardennes et puis aussi l'Île-de-France avec Paris qui est un petit
10:04peu en limite.
10:05Alors on peut se réveiller sous le soleil, mais ne vous y fiez pas,
10:07les nuages finiront par arriver partout ailleurs, donc du soleil je le disais
10:11et cette zone qui restera assez nuageuse l'après-midi qui va se rétracter un petit peu.
10:15Donc disons au nord d'une ligne Vannes-Thionville, ça reste très nuageux
10:19et en dessous, bon voilà, c'est plutôt le soleil qui domine.
10:22Le tout avec des températures maximales orientées à la hausse, parfois contrastées.
10:2721 à 26 de la Bretagne aux régions situées au nord de la Seine,
10:30comptez 26 à 30 degrés sur le reste de la moitié nord ainsi que sur le littoral aquitain.
10:3430 à 34 en général pour les régions du sud, mais ça monte jusqu'à 36 dans l'arrière-pays
10:39méditerranéen
10:40et plus localement 37-38 dans le Languedoc-Roussillon.
10:44Et vendredi, les températures vont monter d'un cran avec les 30 degrés qui vont gagner toutes les régions du
10:48nord-est.
10:49Et puis dans le sud, cette chaleur inédite, en tout cas pour un mois de septembre,
10:52on pourrait frôler les 38 à 40 degrés entre l'Occitanie, la Drôme et l'Ardèche, grosso modo.
10:57Merci beaucoup Marlène Duray.
11:00Interdire le port du voile dans l'espace public, c'est l'un des thèmes de ce début de campagne
11:04présidentielle.
11:04Le Rassemblement National promet un référendum.
11:07Est-ce seulement possible d'interdire le voile en France ?
11:10Vous allez entendre dans quelques instants l'analyse de Vincent Trémolet de Villers dans l'édito politique du jour.
11:25Merci d'être à l'écoute d'Europe 1 ce mercredi soir.
11:28Vous le savez, tous les jours, désormais à cette heure-ci, vous retrouvez les signatures d'Europe 1.
11:32Celles qui vous réveillent aux côtés de Dimitri Pavlenko entre 7h et 9h.
11:37Et aujourd'hui, le directeur délégué de la rédaction du Figaro, Vincent Trémolet de Villers,
11:41revient sur la proposition du RN.
11:43Un référendum sur l'interdiction du port du voile en cas de victoire de Marine Le Pen en 2027.
11:48Une mesure qui fait l'unanimité contre elle dans la classe politique.
11:52Certains crient à l'islamophobie, d'autres craignent qu'elle soit inapplicable.
11:55Alors interdire le voile, est-ce vraiment possible Vincent ?
11:58La question est moins de savoir si c'est possible que souhaitable à invoquer l'impossibilité juridique,
12:03c'est reconnaître une fois encore l'impuissance d'Etat.
12:05L'impuissance qui est le cœur de la crise politique.
12:08Mais dans ce cas précis, il faut assumer le fait que ce n'est pas le rôle de l'Etat
12:11de surveiller les signes religieux portés par des adultes dans la rue.
12:15Il y a quelques années, souvenons-nous, Marine Le Pen évoquait même l'interdiction de la kippa.
12:19Qu'en serait-il de la soutane et de la cornette ?
12:21Et des moines bouddhistes ?
12:22Et des chapeaux des rastamans qui prient le dieu déjà ?
12:25On voit bien que c'est intenable.
12:27Alors les enquêtes d'opinion, elles montrent pourtant Vincent qu'une majorité de Français
12:30serait plutôt favorable à cette histoire.
12:32C'est sans doute pour ça que Marine Le Pen le propose.
12:34Cette interdiction fédère son électorat.
12:36Parce que ceux qui s'inquiètent de l'islamisation de la France, et ils sont nombreux,
12:39ils voient un coup d'arrêt.
12:40C'est indiscutable.
12:41Il existe un islam politique dans notre pays, dont le voile est souvent l'étendard.
12:45Mais cet islam politique s'adosse à la tolérance religieuse.
12:48Il s'appuie surtout sur une masse démographique de plusieurs millions de personnes.
12:52La politique d'immigration leur a permis de s'installer en France
12:54et nous voudrions désormais régenter leurs mœurs par la loi.
12:58C'est oublié la leçon de Montesquieu.
13:00La loi ne peut rien si elle ne s'accorde pas avec les mœurs et les manières.
13:03Donc le voile ne s'accorde pas avec nos mœurs ?
13:06Il ne s'accorde pas avec ce qu'il reste de nos mœurs, Dimitri.
13:10Ces vestiges d'ordre social que la société liquide et le gauchisme culturel
13:14essayent d'éroder pour les liquéfier à leur tour.
13:17La langue est fasciste pour Roland Barthes.
13:19La famille est fasciste pour Clémence Guettet.
13:21L'école est fasciste pour Pierre Bourdieu.
13:23La police est fasciste pour une grande partie de la gauche.
13:25La galanterie est fasciste pour le néo-féminisme.
13:27Le travail est fasciste pour Sandrine Rousseau.
13:29Le mot d'ordre de la France contemporaine, c'est le slogan de McDonald's.
13:32« Venez comme vous êtes ».
13:34Et la première victime de ce triomphe de l'individu, c'est la civilité.
13:38Vous pouvez vous tatouer le visage, le mutiler par des anneaux,
13:41et l'on vous interdirait de porter sur la tête un bout de tissu.
13:44Ça ne tient pas.
13:45Puisque la société a décidé de se débarrasser des mœurs,
13:48des usages, des coutumes des générations précédentes,
13:50puisque chaque personne est désormais auto-engendrée,
13:54au nom de quels principes pourrait-on lui interdire de se couvrir les cheveux ?
13:57Souvenons-nous que la burqa n'a pas été interdite pour des raisons religieuses,
14:00mais pour des raisons d'ordre public.
14:02Sur le thème, en France, on découvre son visage.
14:04Et pourtant, cette loi est encore difficilement appliquée.
14:07Le vide a été un choix de société.
14:10Les militants islamistes en profitent pour essayer de le remplir.
14:13La question du voile, au fond, ce n'est pas une question législative.
14:16C'est le symptôme d'un abandon de civilisation.
14:18Donc on ne peut rien faire.
14:19Si au contraire, on peut faire beaucoup de choses,
14:21d'abord il faut regarder la réalité en face,
14:23que la proposition radicale de Marine Le Pen a le mérite de permettre.
14:26Ensuite, il ne sert à rien de s'attaquer aux conséquences.
14:29Au préalable, si l'on veut contenir la poussée islamiste,
14:31il faut contenir l'immigration,
14:33qui est évidemment le premier terreau des prédicateurs fanatiques.
14:36Ensuite, il faut identifier, et tout cela est documenté,
14:39le travail de conquête des frères musulmans
14:40pour le combattre pour le coup par la loi et les moyens d'ordre public,
14:43fermer les mosquées salafistes, les écoles clandestines,
14:46les associations hostiles à la France.
14:48Interdire le voilement des fillettes,
14:49le port du voile dans les conseils municipaux,
14:51comme dans les compétitions sportives.
14:53Enfin, il faut nous réconcilier avec nos mœurs,
14:56avec nos usages, avec nos coutumes,
14:58retrouver la mémoire de nos origines
15:00pour perpétuer un savoir-vivre,
15:02assumer la marque chrétienne de la France,
15:04comme le dit Pierre Manant.
15:06Personne ne peut s'intégrer à une société désintégrée,
15:09et c'est en cela que les déconstructeurs
15:10sont les alliés objectifs de l'islam politique.
15:16Vincent Trémolet de Villers,
15:17l'édito politique avec nos amis du Figaro,
15:20à retrouver tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
15:23Au Moyen-Orient, les hostilités reprennent de plus belle
15:26entre les Etats-Unis et l'Iran.
15:28Depuis dimanche, des échanges de tirs et des menaces,
15:31encore des menaces écrites,
15:33signées Donald Trump sur son réseau social.
15:35Le président américain promet de frapper plus dur et plus fort.
15:38C'est le sujet de votre édito international, Vincent Hervouet.
15:42Vincent, vous nous dites que cette fois,
15:44il ne faut pas forcément s'attendre à un recul de la Maison-Blanche.
15:48Oui, évidemment qu'on est tenté de hausser les épaules
15:50quand on lit les tweets de Donald Trump
15:52qu'ils promettent l'apocalypse
15:53ou qu'ils annoncent la réouverture pour bientôt du détroit d'Hormuz.
15:57Il y a un effet comique, on rime et jaune,
15:59car le prix du baril a crevé cette nuit le seuil des 90 dollars.
16:04La preuve que les américains n'apprécient pas ce running gag,
16:06ce sont les sondages qui prédisent un changement de majorité au Congrès
16:10dans deux mois.
16:11Mais à répéter que le conflit est dans l'impasse,
16:15à proclamer l'échec stratégique des Etats-Unis,
16:19bref, à hausser les épaules,
16:20on passe à côté de l'essentiel,
16:22la guerre est de retour dans le détroit d'Hormuz,
16:25la trêve décrétée début juillet était observée qu'à un cas,
16:29et c'est bien terminé.
16:31Et les américains semblent tout miser sur les...
16:33semblaient tout miser, pardon, sur les sanctions économiques.
16:36Oui, en Washington, comme un tel avis,
16:38des experts disent que la République islamique va s'effondrer,
16:41qu'elle est minée par le désastre économique,
16:43cela regarde le PIB qui recule,
16:46le prix du pain qui a pris 60%,
16:47le rial devenu une monnaie de singe,
16:50le régime est sous sanction depuis toujours,
16:52mais avec la destruction des infrastructures,
16:55le chômage, les exportations de pétrole au ralenti,
16:58les pénuries sont telles que la vie devient impossible.
17:01La misère et la faim avaient jeté les Iraniens dans la rue fin décembre.
17:06La répression féroce a cassé ce mouvement,
17:09mais il y aura sans doute de nouveau des émeutes,
17:12et Donald Trump les a appelés de ses voeux cette nuit.
17:15Le régime d'ailleurs s'y prépare,
17:17et c'est pour ça qu'ils se blindent.
17:18Le guide suprême vient en effet de purger le système sécuritaire.
17:22Il a nommé à la tête de l'armée des gardiens de la révolution
17:25une demi-douzaine de fidèles, des septuagénaires,
17:27des vétérans, des représentants de la tendance la plus radicale,
17:31qui ont combattu avant-hier Saddam Hussein,
17:34hier les réformistes,
17:35et cet été le protocole d'Islamabad,
17:38qui prévoyait 60 jours de négociations avec les Américains.
17:41Elles ont tourné court,
17:42et sitôt le délai dépassé, il y a 10 jours,
17:45le guide a nommé ses hommes.
17:47Deux noms à retenir,
17:49Moshem Rezaï, désormais secrétaire du Conseil Suprême de Sécurité Nationale,
17:53il coiffe le renseignement, la défense, les affaires étrangères.
17:56Comme le guide reste invisible,
17:58c'est lui l'homme fort du régime.
17:59Et puis Hussein Taïeb, à la tête des Basidji,
18:03la milice qui quadrille la société,
18:05à lui la traque des opposants,
18:07des tièdes, des traîtres.
18:09C'est une équipe pour faire la guerre aux Américains,
18:12et si besoin, la guerre civile.
18:14Mais l'escalade peut tourner court.
18:16Depuis que la trêve est caduque,
18:18les Américains essaient de forcer le blocus d'Hormuz,
18:21ils escortent,
18:22et ils font passer une cinquantaine de navires chaque nuit,
18:25et la guerre qui s'éternise fait vaciller toute la région.
18:28Les Émirats sont pris à la gorge,
18:30car rien ne peut remplacer Hormuz.
18:32Regardez Dubaï, par exemple,
18:33qui déserte les étrangers,
18:35et qui n'a plus de missiles pour contrer les bombardements iraniens.
18:38Voyez l'Arabie saoudite qui s'allie précipitamment au Pakistan et à la Turquie
18:43dans une sorte d'OTAN sunnite,
18:46les Américains s'avérant incapables de protéger le royaume.
18:48Et puis observez aussi le silence d'Israël,
18:52qui garde le doigt sur la gâchette.
18:54La guerre d'Hormuz est le contraire de l'excursion
18:58dont parlait Donald Trump avec désinvolture.
19:00C'est bien une guerre à mort,
19:03et elle ira à son terme.
19:05Europe 1, le journal de 20h, Maëlle Sagné.
19:09Vincent Yervouet, l'édito international,
19:11tous les matins à 7h40 sur Europe 1.
19:14Retour désormais sur un déchaînement de haine sur les réseaux sociaux
19:18qui n'a pas fait les grands titres de l'actualité.
19:20Et pourtant, la victime est l'une des personnalités préférées des Français.
19:24Léon Marchand, vous nous en parlez dans votre édito, Laurent Tessier.
19:27Le nageur s'est refusé à prendre position sur la situation politique du pays
19:32lors d'un entretien sur France 2 dimanche dernier,
19:34de quoi provoquer une cascade d'insultes anti-blancs.
19:38Léon Marchand, quadruple champion olympique de natation au JO de Paris,
19:41c'est l'une des personnalités préférées des Français.
19:43Il était même l'an dernier la personnalité préférée des 7-14 ans.
19:46Et le nageur était l'invité dimanche soir du 20h de France 2.
19:49La présentatrice l'a emmené à la fin de l'interview sur le terrain des sportifs
19:53qui ont pris position politiquement,
19:54comme Kylian Mbappé ou la star française de basket Victor Wimbanyama.
19:58Est-ce que vous vous sentez plus proche d'un sportif comme lui
20:01ou comme un Kylian Mbappé qui a pris des positions politiques lui aussi ?
20:04La journaliste a poursuivi en demandant à Léon Marchand
20:07s'il préférait rester loin de tout ça.
20:09La réponse du champion de natation.
20:10Je préférais rester loin de tout ça,
20:12mais je pense qu'on va avoir un rôle qui pourrait être déterminant,
20:14je pense, dans les prochaines années,
20:17juste par notre influence, je pense.
20:19Après, c'est quelque chose qu'il faut que je travaille.
20:20Je n'ai pas envie de dire n'importe quoi parce que je ne me sens pas légitime.
20:24Mais voilà, c'est comme ça que je le sens.
20:25C'est tout à son honneur.
20:26Nous sommes plus habitués à entendre des sportifs,
20:28des artistes qui donnent leur avis sur l'actualité politique
20:31et souvent dans le même sens, à gauche.
20:32Sauf que cette volonté d'être silencieux n'a pas plu à tout le monde.
20:35La vidéo postée sur le compte X du 20h de France 2
20:38a été vue plus de 2 millions de fois.
20:40Et le nageur subit en ce moment sur les réseaux sociaux
20:42une vague de haine et même du racisme anti-blanc.
20:45Il se fait insulter de fachos, nazis, collabos,
20:47pour, je le rappelle, avoir dit cela.
20:48Je préférais rester loin de tout ça.
20:50Je n'ai pas envie de dire n'importe quoi
20:52parce que je ne me sens pas légitime.
20:53C'est comme ça que je le sens.
20:54Je vous lis ce qui est écrit sur les réseaux.
20:56Il est blanc et il s'appelle Léon.
20:57Vous vous attendez à quoi ?
20:58Mais quel lâche !
20:59C'était l'occasion de rejeter le RN et les fachos.
21:01Un bourgeois blanc privilégié.
21:03Aucun courage.
21:04À partir du moment où tu ne peux pas te prononcer,
21:07c'est que tu votes à droite.
21:08C'est là où Kian Mbappé est un exemple de courage pour notre jeunesse.
21:10Donc voilà quelques messages.
21:12Et justement, des vidéos de l'attaquant de l'équipe de France de football
21:14sont ressortis pour montrer l'exemple à Léon Marchand
21:17comme en juin 2024 au moment des élections législatives.
21:20Kian Mbappé est contre les extrêmes, contre les idées qui divisent.
21:23Et c'est atteint ce moment-là sur les réseaux sociaux
21:25que certains parlaient de courage,
21:26qu'Kian Mbappé avait de nouveau pris la parole quelques jours plus tard en juillet.
21:29On ne peut pas laisser notre pays entre les mains de ces gens-là.
21:34C'est catastrophique.
21:35Et on espère vraiment que tout le monde va se mobiliser pour voter
21:38et voter pour le bon côté.
21:40Et aujourd'hui, le champion de natation, Léon Marchand,
21:43a l'ordre, je dis bien l'ordre, de s'engager politiquement.
21:45Et vous imaginez dans quel sens, à gauche, très à gauche,
21:47sinon la meute s'organise sur les réseaux sociaux.
21:49Donc courage à lui, ce serait bien qu'il soit soutenu au minimum
21:52par la ministre des Sports.
21:53L'édito de Laurent Tessier, tous les matins à 6h15 et 7h20
21:57sur Europe 1.
21:58Retrouvons à présent la signature Europe 1 du mercredi,
22:01Charlotte Dornelas.
22:03En cette semaine de rentrée scolaire,
22:05ces chiffres vertigineux que vous notez, Charlotte,
22:08il y a cette année, 161 000 élèves en moins qu'en septembre dernier.
22:12Cette baisse est estimée à 1 700 000 d'ici 10 ans.
22:16Alors faut-il tout simplement s'adapter ?
22:18Il n'est jamais très recommandé de faire comme si la réalité n'existait pas.
22:21Donc oui, il faut regarder celle-ci bien en face et s'adapter.
22:24Mais il ne serait pas complètement absurde
22:26de s'attarder néanmoins sur ce que recouvre cette réalité.
22:30Décidément, de sujet en sujet,
22:32nous revenons à l'évidence d'une France fatiguée, triste
22:34et suffisamment déprimée pour ne plus avoir d'enfants.
22:38Il ne s'agit pas ici d'histoires individuelles
22:40qui additionnent des choix, des souffrances, des empêchements,
22:42des vies plus compliquées que linéaires.
22:44La question est collective à ce niveau-là.
22:46Jamais aussi peu de naissances,
22:48jamais aussi peu d'élèves
22:49et pire encore, des élèves dont la santé mentale
22:52inquiète de plus en plus.
22:53Le politique a son mot à dire et sa solution à trouver
22:56car les conséquences nous concernent tous.
22:58Quel avenir sans renouvellement des générations ?
23:01Quelle solidarité sans actifs ?
23:03Quel projet sans jeunesse ?
23:04Quel espoir sans vitalité ?
23:06Le président a évoqué l'infertilité, c'est déjà ça.
23:09Mais le reste,
23:11combien refusent ou rejettent l'idée ou l'enfant ?
23:13Pour quelles raisons alors que la guerre, la famine, la soif
23:16n'ont jamais obtenu ces résultats ?
23:18Voilà une question qui pourrait intelligemment
23:19occuper cette campagne présidentielle.
23:21Qu'est-ce qui donne envie de vivre ?
23:23De donner la vie ?
23:23De continuer tout simplement ?
23:25Mais il est vrai, pour revenir à votre question,
23:27que cela ne réglera pas le problème à court terme
23:29et d'ici 10 ans, nous aurons 1,7 million d'élèves en moins.
23:32Comment continuer à proposer une offre scolaire décente
23:35à ceux qui restent, pour eux-mêmes et pour nous tous, évidemment ?
23:39Vous parliez d'adaptation à cette baisse démographique à l'école.
23:42Est-ce que fermer ou fusionner des classes qui sont de plus en plus vides,
23:45ce n'est pas une réponse finalement que l'État met en place depuis quelques années ?
23:48C'est parfois ce qui arrive en ville, avec une offre suffisamment large pour les digérer,
23:52mais c'est surtout ce qui arrive dans nos campagnes,
23:54où l'école ne cesse de s'éloigner, alors que les résultats sont déjà inquiétants.
23:58Un chiffre pour éclairer la situation, dès l'entrée au collège,
24:02Bourges et Petite-Ville comptent 12% d'élèves en difficulté,
24:05de plus que la moyenne nationale, pour ce qui concerne le français,
24:09langue nécessaire pour évoluer dans sa vie d'adulte au minimum.
24:12Et cela se poursuit évidemment jusqu'au brevet,
24:16où les notes les plus faibles s'y retrouvent également.
24:18Alors pendant longtemps, et jusqu'à aujourd'hui parfois,
24:20la réponse à tous les problèmes scolaires était de réduire les effectifs.
24:24C'est souvent nécessaire, mais en l'occurrence,
24:26les effectifs fondent justement comme neige au soleil.
24:29Alors on a décidé de supprimer les postes d'enseignants,
24:31sans réfléchir à la carte de France et à l'égalité de traitement minimale
24:35que nous devons aux petits élèves ruraux.
24:37On pourrait redessiner une carte de France qui permette d'uniformiser
24:40les temps de trajet des élèves jusqu'à une école, par exemple.
24:43Réfléchir à la proportion de postes administratifs et de postes d'enseignants
24:47effectivement présents devant les élèves.
24:49Redéfinir les moyens alloués dans les réseaux prioritaires,
24:52en fonction du niveau scolaire,
24:54et non seulement en raison des difficultés économiques,
24:56sociales ou culturelles du territoire.
24:58Bref, accepter que la règle ne soit pas la même partout,
25:01mais que la qualité et l'accessibilité de l'enseignement
25:04soit un principe à partir duquel on réfléchisse.
25:08Décentraliser un peu l'école,
25:09alors que l'éducation nationale est hyper centralisée,
25:11c'est le ministère qui l'est le plus.
25:13C'est un propos qu'on entend de plus dans la bouche des élus locaux,
25:17du ministre lui-même.
25:18Est-ce que ce n'est pas une bonne nouvelle ?
25:19Il y a deux choses à faire,
25:21mais pas nécessairement comme on l'a toujours fait,
25:22voire pas du tout étant donné les résultats.
25:24Nous avons supprimé des postes dans les villages
25:26pour créer des coordinateurs pédagogiques départementaux
25:29qui, eux, ne verront pas les élèves,
25:31prier d'ajouter une demi-heure à leur trajet déjà interminable.
25:35Quelle logique a cette suradministration
25:36qui régit les heures de pause,
25:38l'organisation des déjeuners,
25:39impose des ordres inadaptés à des bonnes volontés dégoûtées.
25:43L'école souffre aussi de ce mal.
25:45Le ministre a effectivement évoqué le sujet
25:47et annoncé la création d'une, je cite,
25:49direction de la politique territoriale de l'école et de l'anticipation.
25:53Le genre d'intitulé qui finit par devenir légèrement angoissant.
25:56Alors combien de postes ?
25:57Qui ?
25:57Pour décider quoi exactement ?
25:59Nous verrons d'ici octobre.
26:00Mais en parallèle de cette question de la disponibilité de l'enseignement,
26:04qui s'occupera d'interroger son contenu ?
26:06Parce que d'autres chiffres,
26:07ceux des classements internationaux par exemple,
26:09nous appellent à prendre la question très au sérieux et très vite.
26:12Et Jean-Michel Blanquer, qui était notre invité ce matin,
26:14disait, mais attendez un peu,
26:15les résultats vont arriver,
26:17le résultat des réformes engagées,
26:18évidemment quand il était ministre,
26:20bon, il est permis,
26:21on peut prendre,
26:22on met des...
26:23Je ne rêve que d'espérer,
26:25on peut prendre,
26:25si c'est clair.
26:25Exactement.
26:31Signature européen du mercredi,
26:33Charlotte Dornelas,
26:35et notez que demain vous retrouverez à 8h30 sur Europe 1,
26:38une nouvelle voix,
26:39la philosophe Julia De Funès.
26:42C'était vos signatures européen
26:44que vous retrouvez bien sûr dans Europe 1 matin,
26:46aux côtés de Dimitri Pavlenko,
26:48tous les jours entre 7h et 9h,
26:50et pour le moment c'est l'heure de votre journal permanent dans un instant.
26:54Et puis la France bouge,
26:55avec Elisabeth Assayag.

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