00:00Les choix, comme chaque soir, il est 22h dans 5 secondes, avec Yves Tréhard, Elsa Vidal et Amélie Rosy qui
00:06nous rejoignent.
00:07Venez mesdames, je vous rappelle le principe, très simple, chaque soir à 22h, Amélie, Yves et Elsa choisissent une info.
00:16A vous donner absolument, on la décrypte et on en débat tous ensemble dans un instant avec vous Elsa Vidal.
00:21On va parler de la peur en politique et de la peur que reconnaît Vladimir Poutine à un membre de
00:26son entourage et ça a filtré dans The Economist.
00:28Ils vont me pendre, aurait dit Vladimir Poutine. Amélie Rosy, dans un instant avec vous.
00:34Vous l'avez écouté à l'instant, Edouard Philippe, on va le réécouter, pas sur le même sujet, il persiste
00:38et il signe sur les arrêts de travail.
00:40Alors est-ce que vraiment c'est open bar en France ?
00:43Est-ce qu'on abuse des arrêts de travail en France ?
00:45Eh bien vous verrez ça, il faut l'écouter.
00:46Réponse dans un instant. D'abord Yves Tréhard, face à Marine Le Pen, la gauche anti-Mélenchon, la gauche anti
00:53-Mélenchon se fracture.
00:54Oui, alors c'est le grand sujet à gauche et pas qu'à gauche d'ailleurs aujourd'hui parce qu
01:00'effectivement de plus en plus,
01:02eh bien il pourrait se profiler un deuxième tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
01:09Et ceux qui se disent anti-Mélenchon, qu'est-ce qu'ils font dans ce cas-là ?
01:14Eh bien c'est pas évident du tout et c'est un objet de division pour beaucoup de militants, d
01:20'électeurs, de français de gauche.
01:22Et écoutez, Yannick Jadot est un des soutiens, qui est écologiste et qui était un des soutiens de M. Gluckman.
01:30Oui, moi je voterai toujours contre l'extrême droite, mais j'avoue que ce sera, j'allais presque dire, plus
01:36difficile que d'habitude.
01:37Mais vous le ferez.
01:38Oui, plus difficile que d'habitude.
01:41Plus difficile que d'habitude, donc effectivement, mais il a pris parti pour M. Gluckman.
01:46Un autre qui s'appelle Jérôme Gage.
01:49Eh bien Jérôme Gage.
01:49Candidat à la première socialiste.
01:50Candidat à la première socialiste pendant les élections municipales et pendant la campagne des municipales au mois de février.
01:56Eh bien il a fait cette réponse quand on parlait du soutien à un candidat LFiste contre un candidat du
02:05Rassemblement National.
02:06On l'écoute.
02:07Je refuserai toujours et je ferai toujours tout pour empêcher que l'extrême droite arrive au pouvoir.
02:12Donc je préfère voter pour le candidat, quel qu'il soit, face au Rassemblement National.
02:17Même s'il est LFI.
02:19Même s'il est LFI.
02:21Alors, exactement, même s'il est LFI, je voterai pour LFI.
02:24Donc ce qui est intéressant, si vous voulez, c'est qu'il y a une charte qui a été établie
02:29autour de M. Gluckman, de M. Faure,
02:32de tous ceux qui ne veulent pas courir en premier tour derrière Jean-Luc Mélenchon.
02:38Et dans cette charte, on pouvait s'attendre, M. Gluckman l'avait demandé,
02:42parce qu'il y ait un élinéa qui dise « en aucun cas au deuxième tour, nous soutiendrons M. Mélenchon
02:49».
02:50Eh bien, cet article, cet élinéa n'existe pas et néanmoins, ils font cause commune pour le premier tour au
02:57moins.
02:57Et pourquoi est-ce qu'il n'existe pas ?
02:59Eh bien, il n'existe pas parce qu'Olivier Fort, qui est le premier secrétaire du Parti Socialiste, a vite
03:04fait un calcul.
03:05Et qui est candidat aussi à la primaire, depuis hier soir.
03:06Et qui est candidat à la primaire, on le sait depuis hier.
03:09Eh bien, vous savez qu'après la présidentielle, chère Lisa, il y a des législatives.
03:15Et des législatives pour que les socialistes et les écologistes et quelques autres démocrates de progrès, comme on dit,
03:22eh bien, se fassent élire.
03:23Ils auront besoin des voix de la France insoumise.
03:27Donc, c'est très difficile d'aller taper sur la France insoumise, comme des sourds, dans le cadre d'une
03:32élection présidentielle au premier tour.
03:34Sachant que, eh bien, plus tard, vous allez peut-être avoir besoin de leur voix pour votre survie.
03:40Et puis, et puis, et puis, il ne faut pas quand même non plus ne faire que la surface.
03:45Il y a des convergences programmatiques à gauche.
03:48C'est-à-dire la défense des services publics.
03:50C'est-à-dire les retraites, c'est-à-dire la santé, la baisse, par exemple, des remboursements.
03:58Enfin, il y a beaucoup de sujets qui unissent la gauche.
04:01Alors, ça va être très compliqué, très compliqué.
04:04Et alors, il y a une étude qui a été faite par la fondation Jean Jaurès,
04:08qui est une fondation savante, plutôt de gauche d'ailleurs,
04:12et qui montre qu'aujourd'hui, il n'y a pas deux gauches irréconciliables, il y a quatre électorats.
04:17Vous les voyez là, vous avez le noyau des insoumis en rouge, qui sont à 20%.
04:22Vous avez la rupture mélenchoniste.
04:24C'est-à-dire ceux qui ne veulent absolument pas de mélenchon, sous aucun prétexte.
04:29Ils sont en vert à 32%.
04:31Vous avez...
04:32Non, non, ils sont à 25%.
04:34En gris, à 25%.
04:35Vous avez le centre gauche en quête d'offres qui est à 23%.
04:40Et vous avez le vote utile à gauche à 32%.
04:43Retenez bien ça, c'est le vote utile qui est important.
04:47Parce qu'il y a énormément de gens de gauche, d'électeurs de gauche,
04:53qui disent, ça ne sera jamais pour nous Marine Le Pen,
04:58c'est impossible qu'on mette un bulletin de vote de Marine Le Pen.
05:02Et puis en plus, on a nos idées programmatiques,
05:08le seul qui peut les défendre dans un deuxième tour,
05:12même s'il s'appelle Jean-Luc Mélenchon, c'est Jean-Luc Mélenchon.
05:15Donc, voilà, l'histoire n'est pas écrite à gauche,
05:19et il y a des mouvements, des tectoniques de plaques qui peuvent encore avoir lieu.
05:23– Réaction Elsa Amélie.
05:25– Vous faites la même chronique demain sur les électeurs de droite en cas de duel,
05:29parce que je me pose précisément la même question à propos de l'électorat de droite
05:35et de centre-droite à fortiori.
05:38– Et Rassemblement National.
05:39– Exactement, c'est tout sauf Mélenchon, mais en même temps tout sauf Le Pen, Bardella.
05:45– Non, à droite ce ne sera pas aussi simple.
05:48– C'est hier à la main sur cette antenne qui disait que,
05:51autant les électeurs de gauche pourraient voter Édouard Philippe,
05:54autant des électeurs de droite auraient beaucoup de mal à voter Mélenchon pour s'opposer au RL.
05:59– Il s'agit d'un deuxième tour Mélenchon-Le Pen, là.
06:02– Très bien.
06:02– Mais c'est exactement ce que je vous ai dit.
06:05– Et Amélie, que feront les électeurs de droite, de centre-droite dans cette hypothèse-là ?
06:10Est-ce qu'ils voteront Marine Le Pen ? Est-ce qu'ils voteront Jean-Luc Mélenchon ?
06:12Est-ce qu'ils auront piscine ce jour-là ? Ce sera une des grandes interrogations.
06:15– Je réponds à l'interrogation quand vous voulez.
06:18– Demain, demain.
06:19– Allez, parmi-dessus, demain.
06:21– J'ai commandé.
06:22– C'est parfait, on peut passer commandé.
06:24– La rédactrice en chef est à droite, et la directrice de la rédaction est à gauche.