00:00Très concrètement, vous avez fait des propositions aussi cette semaine en matière d'économie,
00:04sur la question de l'indemnisation du chômage ou la volonté de réduire un certain nombre d'arrêts de travail.
00:10Vous avez parlé de l'open bar des arrêts de travail.
00:13Edouard Philippe, vous pensez franchement que tous ceux qui prennent des arrêts de travail,
00:17tous ceux qui sont parfois malades, sont des profiteurs du système ?
00:19Bien sûr que non, et la façon dont vous posez la question permet justement de ne pas la traiter.
00:23Pardon, bien entendu que dans notre système social en France, on doit aider ceux qui sont malades.
00:27Personne ne remet ça en cause. Et d'ailleurs, ce n'est pas ce que j'ai dit.
00:30J'ai dit que la progression des arrêts de travail, la progression du montant versé dans le cadre des arrêts
00:35de travail en quelques années est impressionnante.
00:39J'ai dit que dans beaucoup d'entreprises et parfois dans beaucoup d'administrations,
00:44on constatait un développement de l'arrêt de travail limite, de l'arrêt de travail de confort parfois.
00:54Et que ces arrêts de travail, ils déstabilisent l'organisation de l'entreprise ou de l'administration ou du service
01:01public.
01:01Ils coûtent cher à la collectivité. Ils donnent souvent le sentiment à ceux qui, alors même qu'ils peuvent venir
01:08travailler,
01:09finalement ceux qui ne respectent pas complètement les règles, ceux qui considèrent qu'au fond, on a un droit de
01:13tirage sur la sécurité sociale.
01:15Voilà, on ne va pas bien, on va voir son médecin, on dit vraiment je ne vais pas bien, vraiment
01:19je vais avec la boule au ventre, n'allez pas travailler.
01:22Voyez-vous, on perd au fond le sens de l'utilité fondamentale de cette sécurité sociale.
01:28On perd au fond le sens de l'utilité fondamentale de cette sécurité sociale.