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  • il y a 4 semaines
Pierre Lellouche, ancien ministre : «La guerre en Ukraine aurait pu être évitée».

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Transcription
00:00Moi, j'insiste sur un point depuis 2021-2022, cette guerre aurait pu être évité.
00:10La tension entre l'Ukraine et la Russie, elle était consubstantiale à la séparation de ces trois pays à la
00:16fin de 1991.
00:18Biélorussie, Ukraine, Russie, le jour où les trois chefs d'État de l'époque se sont réunis pour divorcer, c
00:24'était la fin de l'URSS.
00:25Et à partir de là, il y a toujours eu une tension.
00:29La Russie ne se conçoit pas comme superpuissance sans l'Ukraine.
00:33Et les Ukrainiens, eux, cherchaient justement à trouver une vraie autonomie, une vraie souveraineté.
00:39Donc la tension, elle était là depuis le début, y compris par exemple pour le partage du port de Sébastopol,
00:45où il y avait la marine ukrainienne et la marine russe, y compris pour les armes atomiques.
00:49L'Union soviétique avait laissé 5000 armes nucléaires sur le sol ukrainien, que nous, Français, avec d'autres.
00:55On s'est dépêché de rapatrier en Russie.
00:58Donc le problème, il est ancien.
01:00Il est reparti de l'avant au moment du Maïdan.
01:04Et là, il y avait un processus qui s'appelait Minsk, avec une responsabilité de la France et de l
01:10'Allemagne,
01:10pour arrêter les frais avec les Ukrainiens et les Russes.
01:13On ne s'en est pas occupé.
01:15Et les dirigeants de l'époque, c'est-à-dire M. Hollande et Mme Merkel, l'ont dit.
01:21On n'en est pas occupé.
01:22Ensuite, il y a eu une nouvelle tentative, juste avant la guerre, en 2021, avec des propositions qui ont été
01:28faites, pas étendues.
01:30Ensuite, il y a eu des négociations après le début de la guerre, à Istanbul, début en mars-avril 2022.
01:37On ne s'en est pas occupé.
01:38On a essayé de voir quelle était la politique française de l'époque.
01:41Il n'y en avait pas.
01:42Donc, ce que je dis, c'est que, bien sûr que la Russie a attaqué.
01:46Et on connaît les raisons de cette attaque.
01:48Elle ne se conçoit pas sans l'Ukraine.
01:50À tort ou à raison.
01:51C'est comme ça.
01:52Mais nous, est-ce qu'on a empêché cette affaire ou trouvé une solution ?
01:55Car il y avait une solution qui était la fédéralisation des territoires de l'Est et de la Crimée.
02:01Et cette situation n'a pas pu être faite.
02:03En partie aussi à cause du Parlement ukrainien qui ne voulait pas en entendre parler.
02:08C'est une situation très complexe qui ressemble au Balkan.
02:11Après, la question, c'est est-ce qu'il faut ou pas en faire partie et se laisser entraîner ?
02:17Là, nous sommes partis pour être vraiment entraînés.
02:21Je rappelle que l'Europe a déversé en Ukraine 150 milliards d'euros, plus 90, plus 27 que demande aujourd
02:31'hui Zelensky, parce que ce n'est pas assez.
02:33Donc, on n'est pas loin de 250, 300 milliards d'euros.
02:37C'est absolument gigantesque.
02:39Je ne connais pas de guerre qu'on ne contrôle pas, parce qu'on ne la contrôle pas, dans laquelle
02:43on met autant d'argent et autant d'armes.
02:46Et on met des armes très pointues, la dernière en date étant la décision anglaise et française de transférer la
02:54technologie d'une arme extrêmement sophistiquée,
02:56qui s'appelle le Scalp en France et le Storm Chabot en Angleterre, une arme franco-britannique,
03:01un missile extrêmement précis qui frappe en profondeur en Russie.
03:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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