00:0116h, 18h, Pascal Proulx et vous sur Europe 1.
00:03Un patron au Panthéon !
00:05Et alors ça c'est formidable parce que j'ai appris qu'effectivement aucun acteur économique majeur,
00:09le Panthéon existe depuis deux siècles, plus de deux siècles d'ailleurs,
00:13c'était au moment de la Révolution française,
00:14et aucun acteur économique s'en dit long d'ailleurs,
00:17et c'est Patrick Martin, président du MEDEF, écoutez ce qu'il a dit.
00:23Patrick Martin.
00:24Est-ce qu'on l'écoute ?
00:26Soutenons l'entrée au Panthéon d'André Citroën.
00:32André Citroën, fils d'immigré, ingénieur visionnaire, capitaine d'industrie,
00:39il avait combattu dans les tranchées et mis ses usines au service de la France.
00:44Un industriel, un grand patron social, un entrepreneur patriote au Panthéon,
00:51ce serait une belle reconnaissance de ce que nous sommes, nous aussi,
00:56des acteurs clés de la réussite de notre pays.
01:02Je salue l'auteur de ce beau projet qui est présent parmi nous,
01:07son nom évoquera quelque chose, Henri-Jacques Citroën.
01:13Henri-Jacques Citroën, il est avec nous dans ce studio,
01:15c'est le petit-fils d'André Citroën.
01:17C'est vrai que, forcément, la devise du Panthéon,
01:22c'est aux grands hommes, la patrie reconnaissante.
01:25Bon, le fait qu'il n'y ait jamais eu un patron, un acteur économique,
01:29il y a des philosophes, des écrivains, des militaires, évidemment.
01:33Mais ça en dit long, sans doute, sur notre rapport que nous avons
01:37avec les grands industriels, les patrons.
01:39Aux Etats-Unis, Rockefeller est un dieu.
01:43En France, le patron est vu différemment.
01:47C'est vrai.
01:49Aux Etats-Unis, j'ai eu l'occasion de participer à l'entrée d'André Citroën
01:54à ce qu'on appelle l'Automotive Hall of Fame,
01:57qui est le salon des célébrités automobiles, en 1997.
02:01Et les Américains rendaient hommage à André Citroën, déjà.
02:05Et donc, il a sa place à tout jamais dans ce musée
02:08qui est réservé aux célébrités de l'automobile.
02:11Et en France, rien pour l'instant.
02:14Et puis, aucun autre industriel.
02:16Donc, c'est une catégorie de la population
02:19qui n'est pas admirée, peut-être.
02:22Ben oui, non seulement qui n'est pas admirée,
02:24mais parfois elle est même vilipendée, critiquée.
02:27Je disais tout à l'heure, évidemment, si Bernard Arnault,
02:29qui est le géant du luxe numéro un mondial,
02:32s'il disparaissait demain, et à Dieu de plaise,
02:35que ce soit le plus tard possible, bien sûr.
02:37Je ne suis pas sûr qu'il irait au Panthéon.
02:41Mais peut-être a-t-il sa place, et même sans doute a-t-il sa place,
02:43aux grands hommes de la patrie reconnaissante.
02:46Je reprends la devise du Panthéon.
02:48On va marquer une pause.
02:49Vous allez nous parler, évidemment, de vous, de cette idée.
02:52Et puis, c'est vrai que c'est si particulier,
02:54à chaque fois que je vous reçois,
02:55vous portez un nom magique, Citroën.
02:58Depuis combien de temps la famille n'est plus dans le capital de Citroën ?
03:02En 1935, quand mon grand-père meurt,
03:04il perd le contrôle de la société.
03:06Ah oui, il est mort il y a quasiment 100 ans.
03:09Oui, on va péter les 100 ans dans quelques années, effectivement.
03:11Parce que ce matin, j'ai passé une archive où il chante,
03:16ce n'est pas lui qui chante, c'est Joséphine Baker qui chante,
03:19et là, c'est avant 1935.
03:22Ah oui, c'est juste avant.
03:23Et d'ailleurs, ce que vous avez présenté ce matin,
03:26c'est important, parce que quand j'apprends en août 2021
03:30que Joséphine Baker va entrer au Panthéon,
03:34alors je me suis dit, elle était copine de mon grand-père,
03:38elle rentre au Panthéon, mon grand-père rentre au Panthéon.
03:40Et je me précipite à l'Elysée pour dire,
03:42maintenant prenez en compte cette suggestion
03:45de faire entrer André Citroën.
03:46Et il coche toutes les cases, on va en parler dans un instant.
03:51Les archives que nous avons passées ce matin,
03:53pourquoi Joséphine Baker ?
03:54Parce qu'elle adaptait cette fameuse chanson « J'ai deux amours ».
03:57Elle faisait la pub pour Citroën et elle disait
04:00« J'ai deux amours, mon pays et l'automobile,
04:04Citroën. »
04:04Il est 17h43, j'ai gardé ma voix.
04:07C'est impressionnant.
04:09Ça nous fait du bien.
04:11Je l'ai travaillé, Charlie.
04:13Il est 17h43, tout de suite.
04:14Vous pouvez échanger avec notre invité Henri-Jacques Citroën,
04:17petit-fils d'André Citroën au 01-80-20-39-21.
04:21Vous pouvez aussi lui envoyer un message sur le WhatsApp 01-80-20-39-21.
04:26Je vous rappelle aussi que c'est la rentrée de la grande famille européenne aujourd'hui.
04:29Et demain, de 7h à 9h, vous retrouvez Dimitri Pavlenko,
04:32Anissa Haddadi et toute l'équipe de Repin Matin,
04:34comme Laurence Ferrari, Laurent Tessier, Catherine Ney
04:37et deux nouvelles signatures,
04:39l'économiste Marc Toiti et la philosophe et essayiste Julia Dufines.
04:44Repin Matin, présenté par Dimitri Pavlenko,
04:46c'est demain, de 7h à 9h sur Europe 1.
04:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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