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- il y a 5 semaines
Ce jeudi 27 août, Laure Closier a reçu Sophie Sidos, présidente des Conseillers du Commerce extérieur de la France, Julien Denormandie, chief impact officer chez Sweep, et Gilbert Cette, professeur d'économie à Neoma Business School et auteur de "Sauver la démocratie sociale" dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:03bfm business et la tribune présente débat et controverses les experts leur closier
00:14il est 9h03 sur bfm business les experts depuis la rencontre des entrepreneurs de
00:19france une rentrée est chargée et j'ai des super experts avec moi depuis roland-garos
00:24aujourd'hui je suis ravie d'accueillir dans la bande julien de normandie bonjour vous êtes
00:27chief of impact officer chez swip vous êtes évidemment ancien ministre du logement puis de l'agriculture à
00:34côté de vous sophie sidos bonjour vous êtes précédente et des conseillers du commerce extérieur de la
00:38france et gilbert 7 bonjour gilbert 7 évidemment comme sophie habitué des des experts professeurs
00:44d'économie à neoma business school votre dernier ouvrage sauvé la démocratie sociale c'est chez
00:49calman levy une rentrée militante du côté du medef qui veut rentrer dans le débat économique et on a
00:55besoin qui rentrent dans le débat économique pour parler peut-être d'autres choses que de
00:58l'annulation de la dette des propositions qui ont été faites hier par patrick martin des
01:02propositions sur la natalité des propositions sur la tva sociale sur les cdi jeunes on va en
01:07parler dans quelques instants avec nos experts qu'est ce qu'il faut faire quand on est un lobby
01:12patronal face à deux partis anti business qui désormais représente plus de 55 % de l'électorat on
01:18verra quel type de medef vous aimeriez voir est ce qu'il faut être de combat est ce qu'il
01:22faut faire des tonnes
01:23de propositions verra ça dans un instant à parler de simplification est ce que c'est le pari raté
01:28d'emmanuel macron nous en sommes à la 38e loi de simplification 20e version de ma prime rénové
01:33c'est ce qu'a expliqué hier patrick martin c'est vrai que ça fait beaucoup une bonne nouvelle quand
01:37même on parle désormais de capitalisation c'est plus le mot qu'il ne faut plus prononcer même
01:42françois hollande sans matin en parle il est pour la capitalisation il est aussi pour la retraite à 63 ans
01:48ce
01:48qui est peut-être plus étonnant il ne défend plus le retour à 62 ans par là si on peut
01:53parce que je vous fais un
01:53programme chargé d'intelligence artificielle avec bill gates qui veut faire en sorte que des humains et
01:58des emplois réservés parce qu'il pense que l'ia va tout prendre est ce que c'est une bonne
02:02ou une
02:02mauvaise idée voilà le programme les experts c'est parti on commence les experts donc depuis cette
02:13rencontre des éconnes des entrepreneurs de france la fameuse rêve rentrée très politique on aura cette
02:18candidat cet après midi à suivre et qui échangeront sophie sidos on a une rentrée quand même du côté à
02:23patronal où il faut digérer des débats économiques qui parfois deviennent lunaires on débat quand même
02:29depuis une semaine alors s'il faut effacer la dette on en est presque à ce que la terre est
02:33plate quand
02:33même oui oui parfois c'est un peu lunaire surtout quand on revient sur les territoires vous savez moi
02:38je suis de l'isère je suis présente du medef isère et mes adhérents mes entreprises c'est pas leur
02:42débat
02:43leur débat c'est quel quel va être le prix de l'électricité demain comment est ce qu'on va
02:47avoir un
02:47marché demain comment on va faire de la croissance et comment on va pas être en défaillance et où
02:51déposer le bilan c'est ça notre sujet aujourd'hui le sujet il est il est pratico pratique et on
02:56a
02:56besoin de solutions tout de suite pas dans six mois pas dans deux ans pas dans dix ans donc oui
03:00parfois c'est un petit peu lunaire d'entendre tous ces politiques se disputer se disputailler
03:04et puis surtout faire un pas en avant puis trois en arrière à chaque fois on a vraiment besoin de
03:08stabilité on a besoin d'avancer et ne touchons plus aux entreprises à l'impôt des sociétés et
03:14c'est ça notre message on n'en peut plus le message aussi julien de normandie qu'on entend
03:18c'est ce qu'a dit patrick martin dans son discours hier ne faites plus contre les entreprises faites
03:23avec essayer juste d'entendre je disais deux parties qui sont anti business je dis anti business
03:28parce qu'à partir du moment où vous voulez sortir de l'europe et défendre la retraite à 60 ans
03:32a priori
03:33vous n'êtes quand même pas dans les clous de ce qu'il faudrait pour la france oui alors moi
03:38j'ai un
03:38parcours qui concilie les deux j'ai été à la fois fonctionnaire j'ai été ministre et aujourd'hui
03:42je suis dans l'entrepreneuriat je travaille dans dans une start-up qui s'appelle sweep on
03:46accompagne les entreprises dans leur décarbonation sujet de l'environnement du climat j'espère qu'on
03:51y reviendra qui en fait assez peu présent des débats et ça fait un lien avec votre question en fait
03:57aujourd'hui on est dans un système où plus c'est gros plus ça passe en politique on dit souvent
04:01il faut faire le
04:02débat il faut mettre un objet politique dans le débat parce que ça fait parler des ballons de
04:09baudruche puis on voit ce que ça donne et là on en a un parfait exemple avec des positionnements qui
04:14sont souvent dogmatiques dans la posture mais qui sont à l'extrême et à l'outrance mais de manière
04:23voulue parce que ceci fait le débat et preuve en est depuis maintenant de nombreux jours on parle de ce
04:29sujet de l'annulation de la dette avec parfois des erreurs techniques qui sont manifestes et on voit bien
04:33aujourd'hui on va se retrouver dans ces polarisations politiques économiques sociétales et la polarisation
04:41politique va être pour dans l'exemple de la dette ceux qui vont croire que il est possible d'un
04:47coup de
04:47baguette magique d'effacer ce qu'on a emprunté d'autres qui vont dire faut faire absolument l'inverse
04:52et puis au milieu on va essayer de développer une pensée complexe expliquant que la dette de la banque de
04:58france elle est gérée pour le compte de la bce et voyez dès que vous rentrez dans ce débat là
05:02dès que
05:03vous essayez de mettre de la complexité dans la pensée ben là vous perdez beaucoup de gens et donc
05:07le populisme surf dans la simplicité d'une idée et plus cette idée est grosse percutante plus elle
05:15passe et plus elle fait le débat et plus on entretient ce jeu là et elle elle envoie gilbert 7
05:20dans des
05:20débats techniques sert que on voit par exemple manuel bompard faire des longs threads sur les réseaux sociaux
05:25pour expliquer la masse monétaire comment ça fonctionne avoir des débats avec olivier blanchard vous
05:30n'avez pas pris la plume vous pour essayer d'expliquer pourquoi on peut pas effacer la dette vous n
05:34'êtes pas
05:34rentré dans le débat je suis rentré dans le débat ce matin même dans une chronique des échos publié par
05:40les échos voyez donc je le fais je le fais sans arrêt je suis complètement en accord avec ce qui
05:44vient
05:44d'être dit oui et le débat actuel la façon dont le débat se structure à l'heure actuelle et
05:50comment dirais-je
05:51complètement orienté vers le fait que certaines interventions populistes fixent le débat sur des
05:56propositions complètement irréalistes et le l'essentiel du débat le fond du débat n'est pas
06:02abordé parce que dès qu'on aborde le fond du débat évidemment on est on est amené à avancer des
06:08considérations relativement techniques et on perd la moitié des des électeurs mais c'est volontaire en
06:14fait c'est à dire que c'est volontaire c'est volontaire ce qui est un petit peu dommage c
06:18'est que et dans le
06:19monde médiatique et dans le monde politique on ne se fixe que sur des propositions qui sont
06:26complètement hallucinantes et le le coup est parfaitement réussi de la part de la part de lfi et de
06:32et de mélenchon mais est ce qu'il faut discuter c'est évidemment comment on va consolider les finances
06:37publiques il va y avoir un débat budgétaire on va parler de dans le cadre du plf ss du plf
06:43on va
06:43parler des efforts à consentir c'est ça qui doit être discuté sur le fond comment on peut associer
06:49l'ensemble des français à cet effort de façon équitable cet effort est incontournable et maintenant
06:54on ne parle que d'une chose l'annulation la dette et la question vaut pour pour sophie julien c
07:00'est
07:00exactement ce que veut mélenchon c'est qu'on ne parle pas d'effort justement si la dette n'existe
07:05pas
07:05et qu'elle ne nous empêche pas il n'y a pas d'effort à faire c'est là où
07:09en fait il veut en venir
07:10il veut justement pas avoir un débat sur le déficit public tous les pays qui ont connu des finances
07:15publics incontrôlées en quelque sorte ont été amenés ensuite à faire des efforts et des efforts
07:21considérables parfois quand quand le redressement quand la consolidation a été retardée oui le le
07:27problème ou devant lequel on est confronté en france c'est que plus on reculera l'ajustement qui
07:33est indispensable et plus l'effort à faire sera douloureux voilà c'est ça qu'il faut mettre je dirais
07:39au centre au centre du débat si on le fait pas maintenant si on le fait pas dans le contexte
07:44des discussions budgétaires de de de 2027 ça sera encore plus douloureux ensuite à quel point sophie
07:51aujourd'hui la situation budgétaire la situation des finances publiques pèse sur les entreprises est
07:56ce que c'est parce qu'elle voit qu'à la fin c'est elles qui vont payer ou il
07:59y a une sorte de de pression au
08:01quotidien oui il ya d'abord aujourd'hui les entreprises françaises c'est celles qui ont le plus de prélèvement
08:07on n'a jamais payé autant et au monde au monde je vous remercie de le dire et on peut
08:12pas en avoir
08:12plus alors c'est facile de tirer la vache à lait mais quand il ya plus de lait mais la
08:16vache elle meurt
08:17c'est ce qui va se passer nos entreprises les défaillances ça arrive de plus en plus et il faut
08:21pas qu'on n'arrive pas là il faut absolument qu'on ne touche pas à l'entreprise qu'on
08:26a sur
08:26d'autres secteurs ce qui nous faut c'est de la croissance on veut des marchés et c'est facile
08:29si on a
08:30plus de marché plus de croissance on paye plus d'impôts si on paye plus d'impôts c'est bon
08:33les caisses se
08:34remplissent c'est ça ce qu'il nous faut il faut aider les entreprises à se développer et avoir plus
08:38de
08:38marché moi aujourd'hui j'ai des concurrents qui sont très agressifs alors j'ai de la chance parce que
08:43je
08:43suis dans 12 pays dans mon groupe le groupe vika dans 12 pays à l'international et ça marche très
08:47très bien à l'international toutes nos entreprises françaises je peux vous dire à l'international c'est
08:51très compétitif c'est très dur mais ça marche très bien parfois je pense que j'habite dans deux
08:55mondes parce que quand je me déplace à l'international avec le président c'est génial on signe des contrats
09:00toute la journée les entreprises françaises se développent et c'est top on a des technologies on a
09:04les savoir-faire extraordinaires et les meilleurs au monde et puis dès qu'on revient chez nous c'est
09:08l'enfer on parle que de normes de taxes de régulation mais vous avez vu dans le dans l'enquête
09:13du medef auprès
09:13des 60 mille entreprises les entrepreneurs disent oui oui je conseille à mes enfants de monter une
09:19boîte mais à l'étranger c'est quand même ça interpelle tout à fait alors moi j'ai la possibilité
09:24je veux dire je suis à moins de 100 km de la suisse c'est facile d'aller en suisse
09:27non moi je resterai en
09:28france parce que mon ancêtre a inventé le ciment 1817 je suis la seule entreprise française qui fait
09:33du ciment aujourd'hui malheureusement il ya quinze ans on était dix donc il faut se poser la question
09:38il ya quinze ans vous étiez 10 aujourd'hui je suis la seule tous mes concurrents sont partis à
09:42l'international on ne sont plus français donc j'espère que je vais pas disparaître je me bats
09:47j'ai du courage parce que je continue à investir certes plus à l'étranger qu'en france mais en
09:51france
09:52j'ai un gros projet de décarbonation sur montalieux et de décarboner 100% d'une de mes usines et
09:57pour
09:57ça ça prend un temps de dingue ça fait déjà sept ans que je suis sur ce projet là je
10:01veux me lancer
10:02sur la simplification alors justement c'est aussi allez-y julien apprends par simplification parce
10:05que moi je voudrais vous donner mon mon expérience personnelle donc aujourd'hui je vous le disais je
10:10travaille dans dans une entreprise où on accompagne les grands groupes français à l'international
10:16on est très présent à l'international aussi dans tout le pilotage de leurs données esg et qu'est ce
10:21qu'on remarque on a plus de 500 clients aujourd'hui en fait dans le nouveau business on y arrive
10:27mais
10:28ça prend beaucoup de temps beaucoup plus de temps qu'avant et c'est là où l'incertitude politique
10:33pèse on dit toujours oui le budget à des conséquences sur le monde économique il a des
10:39conséquences quand par exemple on prend des secteurs qui dépendent beaucoup de la dépense
10:43publique la formation professionnelle l'éducation la santé etc mais même ceux qui ne dépendent pas
10:49de la dépense publique en fait l'incertitude politique crée une forme d'inertie économique
10:55ça c'est dans le côté business et puis je travaille aussi dans un fonds d'investissement
11:00raise un fonds d'investissement qui fait de la finance autrement et on lève des fonds et c'est
11:04exactement la même logique quand vous allez voir les fameux lp vous savez les les institutionnels
11:09les assureurs ce qui avant mettait x temps aujourd'hui mais deux fois x temps parce qu'il
11:16y a cette forme d'inertie à la fin quand votre projet est bon quand vos équipes sont bonnes on
11:20y
11:21arrive et c'est notre cas après 38 voix de simplification et mais ça prend beaucoup de
11:25temps alors sur la simplification là il faut faire très attention c'est souvent le vœu pieux la
11:31simplification on l'a brandi partout en disant il ya eu un ministre de la simplification il ya eu un
11:39je vais raconter une anecdote je suis ministre du logement et ministre du logement j'entreprends de
11:43réduire par un tiers le code de l'environnement si vous aviez des trucs de dingo tout est fixé soit
11:49par la loi soit par le règlement et je pose une question à mes équipes en disant et pourquoi on
11:54ne créerait pas une fameuse fast track c'est à dire une procédure qui permet d'emporter toutes
11:59les procédures on me dit super idée monsieur le ministre fonçons et donc on commence à créer cette
12:04procédure qui crée toutes enfin un passe droit voilà qui est qui permet d'enlever toutes les autres
12:11procédures et puis on avance on avance et un jour il ya quelqu'un qui lève la main et qui
12:15dit mais
12:15vous savez monsieur le ministre cette procédure qui tue toutes les autres procédures elle existe déjà
12:20et donc on était en train de créer la procédure qui tuait toutes les procédures dont la procédure qui
12:24tue déjà toutes les procédures et cet exemple il est absolument révélateur c'est à dire que en fait on
12:30a
12:30créé c'est en physique on dit que l'entropie positive on a créé un système où l'entropie
12:34positive on on crée de nouvelles normes le parlement crée des nouvelles normes et parfois
12:40quand on essaye de simplifier eh ben on rajoute du bruit au bruit et donc il faut faire très
12:45attention sur la simplification mais qu'est ce qu'on peut faire du coup parce que moi je pense
12:49que je pense qu'il faut revenir à montesquieu l'esprit des lois le problème c'est qu'on a
12:53des
12:53lois qui sont bavardes l'environ le logement est un très bon exemple tout est codifié soit en elle le
12:59législatif soit en air le règlement mais il y avait un objectif quand même c'était un
13:03objectif environnemental mais l'enfer est pavé de bonnes intentions oui mais montesquieu
13:06montesquieu qui doit se retourner dans sa tombe c'est ça qu'il disait il disait il y a un
13:10esprit
13:10des lois c'est à dire que la loi elle doit donner le cadre donner la vision hier on a
13:15beaucoup de parler de vision la loi elle doit donner la vision ensuite le
13:18réglementaire que vous pouvez changer que vous pouvez simplifier il doit mettre les
13:23conditions d'atteinte de cette vision il nous faut revenir à des fondamentaux et donc à
13:28chaque fois que vous simplifiez demandez toujours mais quelle est la vision vous
13:31cherchez derrière une fois vous avez fixé la vision la simplification découle si la
13:35simplification elle est fait techniquement en fait vous rajoutez de
13:38l'entropie positive à l'entropie gilbert 7 sur la simplification c'est un c'est un
13:43vœu pieux on arrive à calculer à peu près à quel point ça nous coûte du du PIB
13:47d'enchaîner des normes sur des normes d'empêcher de produire oui il ya beaucoup
13:52d'évaluations qui ont été faites là dessus et d'ailleurs je suis en train d'en conduire une
13:56ça aboutit à plusieurs points de PIB en france comme dans d'autres pays
14:00d'ailleurs c'est pas une spécificité française mais au delà de la
14:03simplification il ya un problème fondamental que connaît l'économie
14:06française qui a été qui a été évoqué on a une taxation très forte nous sommes
14:10l'un des champions des prélèvements obligatoires la raison est assez simple
14:14nous avons un modèle social de pays très riche équivalent en dépenses par
14:19habitant à celui des pays nordiques et scandinaves à celui de l'allemagne à
14:22celui des pays bas mais le problème c'est que nous sommes pas un pays très riche nous
14:26sommes un pays pauvre dans le club des pays riches notre produit intérieur brut par
14:31habitant est inférieur de 15% à celui de l'allemagne à celui des pays nordiques
14:35et scandinaves de 25% à celui de d'un pays comme les pays bas et la raison de ce
14:42décalage la raison de ce décalage c'est la quantité de travail nous travaillons peu en
14:47france le taux d'emploi en france est de 69% quand il est 75 77% dans ces autres
14:53pays voire 82% aux pays bas donc on a les prétentions d'avoir des dépenses et un
14:58modèle social de pays riches alors que nous n'avons pas les moyens de ce modèle
15:03social et de ses dépenses donc à moyen et long terme bien évidemment la réponse
15:07ça sera de travailler davantage en réformant l'accès des jeunes au travail en
15:13réformant l'accès des non qualifiés au travail et en allongeant bien sûr l'aider
15:18par la retraite des des seniors donc ça sera la condition néanmoins à court
15:23moyen terme hélas cette solution cette vision est quelque chose de moyen terme à
15:28court moyen terme il faudra baisser les dépenses enfin modérer les dépenses et
15:32augmenter hélas les prélèvements sur la question de la retraite il ya deux
15:36informations politiques ce matin c'est édouard philippe qui propose de réformer
15:40l'assurance chômage pour passer à 12 mois d'indemnité au lieu des 18 aujourd'hui
15:45gabriel atta le propose 15 donc chacun fait un peu de surenchère et puis à
15:49françois hollande qui nous annonce quand même ce matin que finalement la
15:53retraite à 64 ans c'était pas une si mauvaise idée il défense 63 ans
15:56maintenant il n'est pas contre la capitalisation comme quoi l'idée sophie de
16:02travailler plus germe chez les candidats on a à peu près les mêmes
16:05propositions on va de brun jusqu'à à peu près édouard philippe
16:10moi quelque part j'ai un petit peu honte de quand je me déplace à
16:13l'international de me dire que le sujet prioritaire des français c'est l'âge de
16:16la retraite quand je vois que dans certains pays même européens c'est
16:1967 ans 65 ans qu'il n'y a pas de discussion et nous ça fait trois ans
16:23qu'on discute sur ce sujet là donc il n'y a pas des choses plus
16:26importantes alors moi est ce que ça me fait plaisir de travailler trois ans de
16:29plus non évidemment mais s'il ya plus d'argent dans les caisses faut bien le
16:32faire pourquoi est ce qu'on discute tout le temps de ces sujets là enfin à un moment
16:37parce qu'on réforme pas sophie il faut avoir du courage comme l'a dit patrick il
16:42faut réformer la réforme qui avait été faite par madame la première ministre
16:46borne c'est une bonne réforme et il faut y aller il faut arrêter d'être faible et
16:51puis de revenir tout le temps en arrière alors ça fait pas plaisir à
16:53certains certes mais c'est une mesure qui paye tout de suite et on a plus
16:57d'argent en face donc il faut arrêter de tergiverser voilà je viens de m'en
17:00dit pourquoi on est dans ce déni démographique bah ça je vous prêchais
17:04inconvaincu vous savez on la connaît la bonne réforme des retraites c'est la
17:08réforme proposée par la cfdt la réforme à point envisagé par édouard philippe
17:13puis et avec monsieur delvoix delvoix à l'époque et cette réforme à point il
17:20faudra y venir un jour ou l'autre parce qu'elle est intelligente elle a capoté
17:23un moment et c'est très révélateur d'ailleurs du débat qu'on avait tout à
17:26l'heure la réforme à point elle a capoté le jour où l'âge pivot a été introduit
17:29dans le débat un âge pivot d'ailleurs qui n'est pas nécessaire
17:33structurellement à la réforme à point mais on a introduit dans le débat
17:35l'âge pivot et tout de suite on est rentré le nombre d'annuités ça suffit
17:38on est rentré dans un débat de savoir est-ce que c'était 62 63 64 65 puis
17:44des encore plus offrants à 67 etc en fait la réforme à point est une réforme
17:49structurelle proposée de longue date par la cfdt qu'on avait tenté dans le
17:53premier quinquennat pour plein de raisons elle avait pas abouti mais c'est à mes
17:56yeux évidemment la bonne réforme et le deuxième élément
17:59pareil on voit mais pardon le peut-être qu'il y a le plus important dans ce que
18:05vous avez dit c'est le sujet de la capitalisation pourquoi pas parce que
18:09uniquement de manière dogmatique on dit la répartition versus la capitalisation
18:13la balance démographique fait que la répartition n'est plus tenable pérenne
18:17mais c'est parce que dans l'économie quel est le plus grand défi auquel on fait
18:22face et moi je le vois en tant qu'entrepreneur c'est la durée d'investissement
18:26c'est aujourd'hui quand vous voulez avoir des capitaux vous avez un temps c'est la
18:31fameuse tragédie des horizons de mac carnet vous avez un temps de retour sur
18:34investissement qui est très court qui est lié à quoi qui est lié au temps des
18:38dépôts et du retour d'investissement sur les dépôts le jour où vous avez de la
18:42capitalisation ce mot est un mot tabou en france ce fameux à ça va mieux quand même ce
18:46fameux fonds de pension mais quel est l'immense mérite pour l'économie française c'est que
18:51vous avez du financement de long terme et quand vous investissez dans l'agriculture
18:55dans le logement dans l'environnement dans l'industrie sur notre territoire vous avez
18:59besoin de capitaux de long terme et le débat il devrait porter là dessus c'est à
19:03dire comment ces réformes sont utiles pour notre tissu productif sur le territoire on
19:08va y revenir dans un instant sur la capitalisation vous ne bougez pas sophie
19:11ciddo julien normandier gilber 7 depuis l'AREF à roland garros les experts on
19:16revient
19:20bfm business et la tribune présente débat et controverses les experts leur
19:27closier
19:31il est 9h23 sur bfm business on est en direct depuis l'AREF la rentrée des
19:36entrepreneurs de france depuis roland garros a suit bien sûr toute la journée avec ce
19:41temps fort notamment cet après midi les sept candidats à la présidentielle
19:44enfin celles sont pas sept sept parmi d'autres qui viendront à débattre avec un
19:48panel d'entrepreneurs choisi par le medef on est avec sophie ciddo ce
19:51président des conseillers du commerce extérieur de la france à côté de vous
19:54julien normandie chief impact officer chez sweep ancien ministre du logement et de
19:59l'agriculture et gilbert 7 professeur d'économie à neoma business school on était
20:03en train de parler de capitalisation et comme une bonne nouvelle c'est que depuis que la
20:06cfdt a dit nous on est pour une part de capitalisation dans les retraites
20:12finalement ça un peu détendu tout le monde sur la question et on voit des
20:16candidats il n'est pas encore candidat officiellement mais jusqu'à françois
20:19hollande et qui finalement se mettent à dire gilbert mais marine le pen aussi la
20:23capitalisation j'y pense sérieusement ça devient une solution oui deux choses sur
20:28les retraites d'abord l'objectif qu'on aura tous c'est d'augmenter le taux d'emploi des
20:32seniors et pour augmenter le taux d'emploi des seniors toutes les réformes utiles doivent être
20:37envisagées je rappelle que pour les 60 64 ans le taux d'emploi est en france inférieur à 45
20:42pour cent quand il est 20 points au dessus dans un pays comme l'allemagne 20 points au dessus
20:47dans un pays comme les pays bas même même écart par rapport aux pays nordiques et scandinaves
20:51donc là nous avons un gros gros décalage il faut passer par des réformes des retraites il faut
20:55passer par d'autres réformes qui permettront d'augmenter le taux d'emploi des seniors alors du côté
20:59de la capitalisation je dirais il ya quand même une difficulté quand on capitalise ça veut dire
21:05que des gens capitalise c'est à dire que il ya une double contribution en quelque sorte il ya des
21:10personnes qui contribuent pour leur activité enfin pour eux mêmes pour fournir des des retraites aux
21:16personnes qui sont à la retraite et puis par ailleurs la capitalisation est une épargne qui
21:20permettra à eux d'augmenter leur retraite ou ou de conserver donc cotiser pour les autres et pour
21:25vous quoi exactement donc il ya durant une longue période il ya des difficultés si bien que quand
21:31on regarde autour de nous les expériences réussies de capitalisation ont été réalisés à des époques
21:37où la croissance était forte les gains de productivité était fort on pouvait soustraire
21:40en quelque sorte une partie des gains de productivité pour fournir pour financer la capitalisation
21:45aujourd'hui les gains de produits les gains de productivité sont faibles l'état est exsangue
21:50les entreprises sont déjà sacrément sollicités et les ménages revendiquent des gains de pouvoir
21:55d'achat immédiat donc la difficulté est très très forte ça veut pas dire qu'il faut écarter le sujet
22:01mais vous dit ça va être compliqué à vendre néanmoins c'est compliqué à vendre et c'est compliqué à
22:06faire en
22:07quelque sorte donc il faut en voir toutes les toutes les difficultés mais je dirais qu'il faut revenir à
22:11l'objectif initial qui est que quelles que soient les réformes qu'on peut discuter envisager et
22:17c'est l'objectif qu'on doit tout savoir c'est l'augmentation des taux d'emploi dont celui des
22:23seniors parce qu'en augmentant le taux d'emploi des seniors qu'est ce qu'on fait on ne facilite
22:28pas
22:28simplement le financement des retraites on facilite le financement de l'école de la défense de la santé
22:34de la culture de la justice on facilite le financement de toutes les dépenses publiques parce que
22:39en augmentant le taux d'emploi des seniors on élève à terme le produit intérieur brut et comme ça a
22:43été
22:44très bien dit ça fait des rentrées fiscales de TVA d'IR d'IS qui permettent d'avoir des ambitions
22:49ou
22:50de financer en tout cas ses ambitions il nous faut de la cotisation françois hollande qui a beaucoup
22:54changé ces derniers jours pense qu'il faudrait indexer sur la démographie sur l'espérance de
23:00vie là ça c'est une bonne idée ou pas parce que l'italie ils ont fait ça et puis
23:03ils sont revenus en
23:04arrière parce qu'ils se retrouvaient finalement à une retraite qu'elle est 67 68 ans ça allait trop vite
23:08quoi
23:08c'est une bonne idée d'ailleurs c'est quelque chose qui est envisagé qui est en pratique dans pas
23:12mal de
23:12pays qui discutait dans dans d'autres pays c'est une bonne idée quand on part d'un point qui
23:17est déjà
23:17le bon le le bon point nous nous avons encore du rattrapage à faire l'âge de départ la retraite
23:24est
23:24encore trop bas en france les taux d'activité des seniors sont encore trop bas en france donc il faut
23:31déjà atteindre un certain niveau d'équilibre pour ensuite envisager l'indexation effectivement de
23:37là je départ la retraite sur les évolutions démographiques et par exemple les évolutions
23:42de l'espérance de vie et en particulier les évolutions de l'espérance de vie en bonne santé
23:46mais voyez on a encore la route est encore longue avant d'en arriver à quelque chose comme ça
23:52pour moi dans le débat sur la capitalisation donc j'en ai parlé tout à l'heure sur l'intérêt
23:58économique pour notre pays pour le développement du tissu productif et je suis sûr que sophie ne me
24:02contredira pas en revanche sur le débat sur la capitalisation je pense que pour faire la
24:07pour le faire accepter il faut aussi qu'on ait le débat sur l'utilisation du capital
24:12aujourd'hui on le voit bien dans nos entreprises on le voit bien dans le la levée de fonds par
24:19les
24:19sociétés d'investissement c'est à dire ça va servir au financement de la transition il faut dire à quoi
24:25ça sert il faut dire à quoi ça sert il faut dire comment il va être utilisé parce que qu
24:28'est ce qu'on voit
24:29aujourd'hui tant qu'un capital sera mieux rémunéré parce qu'il ne se souciera pas des enjeux
24:36environnementaux ce qui est quand même encore massivement le cas tant qu'un capital sera mieux
24:42rémunéré parce qu'il sera uniquement investi sur du très court terme avec plus de spéculation tant
24:48qu'en fait cette dérive du modèle capitalistique qu'on a parce que le modèle capitalistique a évidemment
24:55des dérives on aura du mal à emporter les gens si demain vous dites la capitalisation le montant du
25:00capital que vous allez créer va servir évidemment à financer vos retraites demain mais dans la période
25:05va servir à financer la transition environnementale des entreprises le développement industriel sur nos
25:12territoires le long terme ça change beaucoup de choses aujourd'hui la critique et la peur aussi de
25:17beaucoup sur la capitalisation encore une fois moi je suis favorable mais je viens les gens n'achètent pas des
25:21légumes moches en supermarché quand ils sont plus chers donc là vous dans un site situation de pouvoir
25:26d'achat tendu allez leur dire vous allez double cotiser sauf que c'est pas mais ça va être la
25:30transition c'est pas la question sur le pouvoir d'achat moi je le vois tous les jours aujourd'hui
25:34je me
25:35bats quand je me rends compte que cette tragédie des horizons de maccarnay elle est toujours au centre
25:40de nos modèles économiques et que quand vous avez du capital qui est investi on vous dit je vais plutôt
25:44aller l'investir sur du prêt conso américain parce que il sera avec une rentabilité plus forte que sur une
25:50et industrielle de nos territoires qui veut changer son four pour faire un four électrique or la
25:55arrêt parce que la rentabilité elle sera plus longue et moins forte or la réalité aujourd'hui elle est
26:00là alors souvent on se cache derrière des normes prudentielles et que ceci et que cela mais
26:04demandez la répartition l'allocation des actifs de beaucoup vous allez voir à quel point l'épargne
26:10européenne finance l'hyper croissance européenne américaine mais parce que les épargnants veulent du
26:15rendement enfin je veux dire qui explique qui ce débat il mérite d'être posé qui explique quand
26:20vous avez ce qui détiennent de l'assurance vie est ce que on regarde véritablement la location de
26:26l'assurance vie si aujourd'hui on fait on crée un collectif autour des sociétés d'investissement
26:31des entrepreneurs des pme des eti en disant cette capitalisation l'appel de nos voeux parce qu'il faut
26:36que à ce moment là les investisseurs les lp ce qui finance l'économie les institutionnels les assureurs
26:42disent ben moi ce capital je vais m'en servir sur du long terme pour financer ceci cela et ce
26:47et
26:48dans le bon sens ça on change beaucoup vous ne pensez pas sophie que ça n'est possible que si
26:52la
26:53décarbonation elle est rentable en fait c'est à dire si en fait on a quand même une une performance
26:57qui est proposée dans les investissements si vous dites vous allez gagner moins ça fonctionne pas
27:01oui je suis d'accord avec vous leur mais julien a totalement raison le gros problème qu'on a en
27:06france est que les français n'investissent pas assez dans leur économie et dans leurs industries
27:10on voit les étrangers le choose france qui viennent investir qui viennent racheter des
27:14boîtes mais on sacrifie complètement l'investissement en ayant plus d'impôt dans les sociétés ben on a
27:18plus d'impôt à payer donc c'est moins d'argent pour l'investissement et ça c'est vraiment le
27:22problème crucial de la france aujourd'hui il faut investir plus dans l'industrie comment favoriser
27:27cet investissement mais tous ces capitaux qui dorment quelque part à un moment donné il faudrait
27:31peut-être pas qu'ils dorment et qu'ils soient rentabilisés sur de l'investissement français on va
27:40c'est une des propositions de patrick martin d'arrêter de faire en sorte que tout le modèle
27:44social repose uniquement sur le travail proposition je vous le dis aussi accepté plus ou moins par
27:50françois hollande et qui veut lui aussi augmenter la tva on parle pas des taux réduits là évidemment
27:55on parle de la tva qui est sur l'ensemble des autres produits gilbert sette la tva sociale bon
28:01sujet mauvais terme vieille idée sarkozy ce qui qui revient est ce que c'est un des seuls moyens de
28:09faire en
28:09sorte qu'on puisse libérer le net par rapport au brut c'est pas l'un des seuls moyens mais
28:14c'est l'un des
28:15moyens qu'il faut envisager pour l'instant les entreprises connaissent des prélèvements d'environ
28:21100 milliards d'euros par an pour financer de la protection sociale non contributive c'est à dire
28:27maladie et famille c'est quelque chose qui est un petit peu aberrant dans d'autres pays c'est la
28:31fiscalité qui le qui qui fait ce financement et quand on regarde l'ensemble des pays européens sur 27 pays
28:3820 pays 20 sur 27 ont des taux normaux de tva supérieur au nôtre supérieur à 20% donc c
28:45'est le
28:45seul endroit de la marge de manoeuvre 20 20 pays voyez c'est pas rien et par ailleurs l'argument
28:50qui s'oppose à la tva sociale qui est un argument en termes d'inégalité la tva l'augmentation de
28:58la
28:58tva renforcerait les inégalités est un argument un peu spéciaux les un peu spéciaux les pays les
29:04moins inégalitaires ont des taux de tva de 22 voire 25% les pays nordiques et scandinaves donc la lutte
29:13contre les inégalités bien sûr la fiscalité équitable doit s'envisager par d'autres outils
29:19mais il est tout à fait logique d'envisager évidemment qu'un financement de la protection
29:24sociale non contributive soit basé sur la fiscalité et moins sur le travail comme c'est le cas
29:30aujourd'hui en france donc cette proposition doit être étudiée avec sérieux bien sûr
29:34sophie j'imagine que vous partagez le le propos est ce que dans les recrutements
29:40aujourd'hui patrick pouy a né encore fait la démonstration hier sur je veux recruter
29:45quelqu'un je dois le payer 100 euros ça me coûte 300 euros est ce qu'aujourd'hui ça pèse
29:48vraiment
29:49sur vos recrutements ah oui oui c'est sûr que ça pèse on a aussi le problème de l'apprentissage
29:53où on a diminué donc les avantages et du coup ça pèse aussi sur l'entreprise alors que les
29:58jeunes c'est notre avenir donc oui évidemment chaque fois que vous embauchez quelqu'un c'est
30:03sûr qu'on n'est pas on joue pas dans la même cour avec les autres pays européens et on
30:07est
30:07toujours les moins bien logé gérer du coup sur la proposition de tv à social vous dites oui
30:14oui oui il faut y aller il faut essayer qui n'essaie pas n'a rien il faut avoir du
30:17courage
30:17comme l'a dit patrick hier celui qui va pas tenter n'aura rien donc il faut il faut proposer
30:22oui je suis assez d'accord julien de normandie ça avait été un sujet politiquement compliqué
30:26la tv à social est-ce qu'il faut changer le nom est-ce que ça a été mal expliqué
30:30et c'est c'est pareil vous savez c'est un peu comme ce que je disais tout à l
30:33'heure sur
30:33la simplification ce débat il est vieux il est ancien il y a les fervents défenseurs il y a
30:39qui sont opposés et il y a des bons arguments dans les deux moi j'ai été ministre de la
30:45ville et
30:45du logement avec énormément de sujets liés au pouvoir d'achat de l'alimentation est un très
30:50bon exemple même si le tv à réduite voilà même si dans les propositions la tv à réduite n'est
30:56pas n'est pas n'est pas touché mais en fait comment prendre ce sujet je pense que la première
31:02des
31:02choses c'est de se dire quelle est la vision que l'on souhaite est ce que la vision c
31:06'est une vision de
31:07politique d'offre et c'est une vision de soutien à la production ou pas et ça cette vision elle
31:12est
31:12française elle est singulièrement aussi européenne et aujourd'hui ce qui manque beaucoup dans le débat
31:18c'est d'avoir un cap clair sur cette vision là à partir du moment où on se dit on
31:23constate et on veut
31:25se battre contre une forme de déclassement de notre production de notre modèle produit de production
31:32européen et français à ce moment là eh bien il ya un ensemble de de d'outils qui peuvent être
31:38mis en
31:38place mais et mais ces outils ils doivent toujours amener à la même chose c'est à dire de favoriser
31:43la
31:43production et donc ces allégements de de charges pour pouvoir ensuite enclencher une dynamique et une
31:49dynamique économique positive et en fait le débat si on ne le prend que par l'angle faut-il telle
31:55mesure
31:56est ce que c'est tv à social pas tv à social on nommait de se rassembler autour d'une
32:01vision est
32:01ce qu'on assume ou pas cette vision de production européenne moi j'ai eu beaucoup de débats quand
32:05j'étais ministre de l'agriculture doit-on assurer de produire ce mot même était parfois produire le
32:11mot produire était parfois un gros mot dans certaines enceintes ce qui est aberrant aujourd'hui depuis la
32:17guerre en ukraine on a vu à quel point il était essentiel d'avoir une autonomie dans la production
32:22agricole et donc pour moi ce débat il doit être remis avec une vision très claire souhaitons ou pas
32:28soutenir notre production et si on souhaite soutenir notre production on a clairement un problème de
32:34charge qui pèse sur l'outil productif territorial donc vous dites oui vous vous dites allons-y testons
32:39comme disait sophie si on prend le débat uniquement sur ça c'est à dire que si vous demandez juste
32:43aux
32:43intervenants oui ou non vous verrez à la fin ça fera pas ça fera pas avancer le schmilblick et ça
32:48il faut bien faut bien finir parce que je pense pas que vous êtes contre le fait de garder le
32:51modèle social on a besoin à un moment donné de prendre des charges et de le mettre ailleurs
32:54demandez moi je vous dis la première des choses c'est de faire en sorte que la rémunération du
32:58capital dès lors qu'elle elle prend soin de l'environnement et de l'outil industriel
33:04territorial soit mieux rémunéré qu'un capital qui n'en prend pas soin mais vous pouvez pas décréter
33:09ça bien sûr que si on peut se battre mais pas décréter rien ne se décrète on peut se
33:13battre mais vous me dites parmi tout ce dont on a parlé quel est le plus urgent je vous
33:18dire c'est c'est l'utilisation la rémunération du capital ça veut pas dire que le débat sur les
33:25charges et notamment la tva sociale n'est pas important et pourquoi je vous dis ça parce
33:29qu'en fait si on se met pas d'accord sur une vision et après cette vision elle se
33:33décline par un certain nombre d'outils et si au contraire on prend que les outils les
33:37uns après les autres bah ça vous n'en faites pas quelque chose de cohérent et tout le monde
33:40s'écharpe et on va le voir encore cet après midi avec qui le plus offrant qui va dire la
33:45plus grosse
33:45énormité ou qui au contraire va avoir le discours le plus intelligent le plus important en politique
33:50c'est d'avoir une vision claire et d'embarquer un pays sur une vision claire
33:52vous n'avez pas envie de retourner en politique non parce qu'à la fin c'est la question non
33:56non
33:57vous n'avez pas j'ai eu la chance de faire la politique très jeune aujourd'hui je suis à
34:02fond
34:02dans mes projets entrepreneuriaux et après la vie est longue mais là pour l'instant c'est stop en tout
34:08cas aujourd'hui dernier point je voudrais qu'on parle intelligence artificielle bon il y avait
34:12les résultats d'nvidia ce matin qui était encore supérieur aux attentes au deuxième trimestre nvidia
34:16qui dit que la demande s'accélère évidemment et puis il ya bill gates hier qui nous dit
34:20chille berthette qu'il a quand même la trouille pour l'avenir et qu'il pense que les gens devraient
34:24être hallucinés il est très inquiet pour les questions d'emploi lui dit il faut garder
34:27certains emplois pour les humains une sorte de de pré carré où les robots ou l'intelligence
34:34artificielle ne pourrait pas avoir accès à ce genre d'emploi comment vous avez reçu ça
34:38cette inquiétude de bill gates j'étais un peu étonné vous voulez quand quand vous prenez
34:43les travaux par exemple des récents prix nobel d'économie je pense évidemment à philippe
34:48haguion mais je pense aussi à joël moquier joël moquier a fait a fait d'excellents
34:52travaux pour dire le pourrait technique a toujours fait peur fait peur pour ses effets
34:56sur l'emploi il reprend dans un célèbre article de 2015 toutes les révolutions
35:01technologiques des deux derniers siècles en montrant qu'à chaque moment à chaque instant à
35:06chaque révolution technologique ça va détruire des emplois il n'y aura plus d'emplois les
35:10humains il faut travailler il faut travailler il se trouve que les
35:15créations d'emplois n'ont jamais été aussi fortes que quand les gains de
35:19productivité eux mêmes étaient très importants donc ça vous inquiète pas vous
35:22dites gains de productivité il y a la création d'emploi évidemment il ya des
35:25questions de transition oui c'est c'est la question je vais caricaturer un petit peu
35:29le débat en reprenant une image qui était donnée par alfred sauvi un
35:33économiste démographe des années 80 qui nous disait le porteur d'eau a
35:38disparu il y avait vingt mille porteurs d'eau dans une ville comme paris à la
35:41fin du 19e siècle vous rendez compte vingt mille porteurs d'eau pour monter
35:45l'eau dans les étages dans les conditions sanitaires hallucinantes et bien
35:48ces porteurs d'eau ont disparu grâce aux canalisations grâce aux réservoirs est
35:52ce qu'on les regrette on les regrette évidemment pas on ne regrette pas le
35:56point sonneur de lila qui a été chanté par par Serge Gainsbourg le coup est
36:01le projet technique fait disparaître des emplois il ya une question de
36:06transition mais encore une fois plus certains emplois disparaissent parce
36:09qu'ils sont remplacés par la machine plus d'autres emplois émergent sont
36:14créés et ont un contenu intellectuel autrement plus enrichissant que ceux qui
36:19ont disparu pour la profession de codeurs par exemple disparaît en
36:23informatique ou en tout cas est sacrément menacé par l'ia et cette profession qui
36:28disparaît permettra de réfléchir beaucoup plus intelligemment de de de
36:33porter la réflexion sur pourquoi on code qu'est ce qu'on veut coder
36:37qu'est ce qu'on veut faire comme programme comment on veut faire évoluer
36:39l'informatique et c'est julien n'est pas d'accord non mais enfin moi
36:43aujourd'hui je travaille énormément sur l'illage et sweep on a développé
36:47énormément les modèles il ya on est une entreprise il ya et on le fait avec
36:52comment l'ia peut aider les entreprises à décarboner et améliorer leur empreinte
36:56environnementale donc on essaye de concilier il ya et sustainability en
37:00mauvais français donc on est en plein dedans et moi je pense que la grande
37:04différence par rapport aux dernières révolutions c'est que la révolution il
37:08ya on pourrait en parler à plein d'égards mais elle est anthropologique
37:11elle n'est pas que technique elle n'est pas que économique elle est
37:15anthropologique et c'est ça qui va changer énormément de choses aller
37:18anthropologique au moins à deux titres d'abord la société humaine s'est
37:23constitué autour de de l'intelligence de c'est assez pour le coup c'est c'est la
37:30nature c'est c'est culturel c'est cultuel et ses natures on s'est
37:35constitué autour de de notre puissance d'intelligence aujourd'hui
37:39anthropologiquement parlant on vient être balayé par cette nouvelle forme
37:43d'intelligence on l'a pas intégré jusqu'à présent et le deuxième élément
37:47c'est notre rapport au travail le travail a toujours été et moi je le
37:52crois profondément la source d'émancipation la source de liberté le
37:56fait que on puisse faire différemment les choses et être maître de notre
37:59destin le rapport au travail va être totalement bouleversé par l'ia beaucoup
38:04plus que ce ne l'a été par les autres éléments et certains disaient que si
38:08il ya était intervenu au lendemain de la seconde guerre mondiale au moment de la
38:12constitution des nations la société des nations au moment de la
38:16constitution des règles du multilatéralisme il y a aurait été pris
38:19en charge comme le sujet central au même titre que le nucléaire
38:23aujourd'hui il n'y a pas ou peu de cadres de régulation dessus et quand on a un
38:28cadre de régulation c'est un cadre de régulation technique alors qu'il
38:31faudrait qu'il soit anthropologique ce qui est hyper compliqué évidemment
38:35donc moi je suis je pense que ce qui est face à nous est abyssale
38:38vous êtes quand même très inquiet vous on pose souvent cette question en fait je
38:44je pense que c'est un fait c'est ainsi et que le retour en arrière n'est plus
38:48possible et que donc il ne faut pas que l'europe comme à son habitude se dise on
38:53va on va réguler on va ou en tout cas on va tout freiner parce que ce sera la
38:57meilleure des solutions en revanche il faut dans cette révolution la prendre à la
39:03hauteur de ce qu'elle représente et je le redis pour moi c'est un
39:06bouleversement anthropologique Sophie racontez nous dans votre entreprise
39:09chez v4 ça a déjà bouleversé j'imagine la manière de travailler racontez nous
39:16cette révolution liens à l'échelle d'une entreprise comme la vôtre alors on a
39:19racheté une très grosse start up il ya un mois ça vous a pas échappé sur
39:22l'intelligence artificielle on n'a jamais autant recruté avec l'intelligence
39:26artificielle jamais nos collaborateurs ont été aussi bien et aussi bien formés et
39:31grâce à l'intelligence artificielle on a développé un programme qui s'appelle
39:33rto real time optimizer où on a gagné 5% de rentabilité en plus ça nous
39:40permet de productivité vous les voyez vous c'est radical tout de suite ça nous
39:44permet quand vous savez faites marcher par un four en cimenterie en gros vous
39:46avez 40 kg de documentation le temps d'aller chercher tout impossible à
39:51l'homme donc grâce à l'intelligence artificielle ça nous permet d'aller
39:53beaucoup plus vite là dessus on a créé des robots qui vont dans nos usines dans
39:57des endroits où l'homme ne va pas parce que c'est dangereux et ça c'est génial
40:01donc nous au contraire il faut faire marcher ces robots il faut quand même
40:05l'homme derrière si l'homme est pas derrière tout ça ça marchera pas donc
40:08moi je vois le côté positif en plus ça va nous aider avec la décroissance
40:12humaine qu'on nous annonce de partout il faut s'en saisir à fond la caisse il
40:16faut aller dedans parce que sans quoi c'est vrai la révolution va passer sur
40:19nos entreprises et qu'on sera plus adapté et en termes d'emploi en termes
40:23d'emploi c'est positif c'est plus d'emploi vous recruter des gens en
40:28capacité de faire marcher l'intelligence artificielle tout à fait
40:33Sophie disait ça va nous servir pour les questions démographiques c'est ça la
40:37solution face à la baisse de la natalité c'est l'intelligence artificielle c'est
40:41la robotique on n'a pas le choix gilbert va falloir que des gens bossent à
40:44notre place quoi la solution il n'y a pas une solution mais en tout cas c'est un
40:47élément de réponse parmi parmi d'autres il est clair que si l'intelligence
40:51artificielle nous permet de d'engranger des gains de productivité important ça
40:55veut dire que le ralentissement démographique et le fait qu'on aura plus
40:59d'inactifs en part de la population à financer plus de retraités plus de plus
41:04plus de seniors en quelque sorte dans la population qui coûte plus cher que
41:07les enfants en moyenne et bien les gains de productivité engranger grâce à
41:12l'intelligence artificielle nous permettront en partie d'affronter ce
41:15défi voyez c'est un élément de réponse parmi d'autres avec
41:19l'augmentation des taux d'emploi avec la baisse des normes avec le fait de
41:22libérer l'activité économique voilà c'est un élément à considérer parmi d'autres il faut
41:27se féliciter des perspectives de gains de productivité qui pourraient être
41:32obtenus grâce à l'intelligence artificielle les ménages encore une fois se
41:36plaignent beaucoup de l'absence de gains de pouvoir d'achat de la tonie du pouvoir
41:40d'achat comment financer des gains de pouvoir d'achat une augmentation du niveau
41:44de vie moyen sans gains de productivité les gains de productivité sont les plus
41:48bas aujourd'hui dans les pays avancés que de ce qu'on a observé depuis deux
41:53siècles depuis deux siècles malgré l'émergence des technologies d'information
41:57de la communication et bien peut-être que l'intelligence artificielle va
42:01permettre de dynamiser les gains de productivité pour augmenter le pouvoir
42:04d'achat et pour augmenter le pouvoir d'achat comme les gains de productivité
42:08ont toujours permis de le faire dans le passé
42:10enfin moi j'attends quand même le jour où cette émission des experts à notre place
42:14vous aurez ici Claude la Tchadjipiti la Mistral et on sera payé en droit
42:19d'auteur et ça sera très sympa mais en fait la réalité et c'est la réalité c'est
42:24qu'un jour vous direz les experts l'expertise est plus intéressante plus
42:28pertinente que ce que je dis que ce que dit Sophie ou ou autre et en fait
42:33la grande difficulté de cette révolution c'est moi je trouve c'est vraiment cette
42:38constitution d'une économie à plusieurs vitesses ce que je vois moi dans notre
42:42entreprise ce que je vois ce que on est capable de faire quand j'en parle à
42:47l'extérieur y compris chez mes collègues d'autres entreprises de
42:55différents secteurs autres que le secteur des de la tech qui sont aussi et qui
43:00pensent aussi être très avancé sur l'IA en fait ce qu'on voit c'est une
43:04différence d'utilisation qui est abyssale mais abyssale et en fait on est en
43:09train de créer une économie à deux vitesses celle qui a le coût d'avance
43:13sur l'IA celle qui n'a pas le coût d'avance sur l'IA et ça ça va être
43:16un
43:16danger énorme je finis que les chiffres de la bce quand même parce qu'elle
43:19nous a dit hier que 52% des travailleurs européens utilisent
43:22désormais l'IA ça avance quand même dans la la prise en main de l'intelligence
43:26artificielle on était à 26% en 2024 quand même ça ça bouge
43:30poser la même question sur quel est le pouillème de pourcentage des gens qui
43:33aujourd'hui utilisent les derniers modèles d'IA et qui révolutionne les
43:37entreprises je peux vous dire je le vois en interne on a des gens c'est
43:42d'une technicité incroyable et encore une fois quand j'en parle à mes amis
43:47d'autres secteurs d'activité qui me disent nous c'est génial ce qu'on fait
43:50sur l'IA je me rends compte que c'est ce que nous on faisait il ya un an et
43:54demi et en fait ce cette différence des deux de temporalité elle va créer une
44:00économie à plusieurs vitesses merci beaucoup julien normandie sophie
44:03cido c'est gilbert 7 d'être venu ce matin dans les experts depuis roland
44:07garros pour la rêve qu'on suit bien évidemment sur bfm business toute la
44:11journée nouvel épisode des experts ça sera demain 9h30 10h30 je souhaite une
44:16excellente journée à demain
44:19débat et controverse les experts sur bfm business
44:23c'est ce que vous avez
44:26on
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