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  • il y a 19 heures
Antoine Regley, avocat en droit routier, évoque le fléau du protoxyde d'azote. «Les victimes de la route ont besoin d'un accompagnement psychologique», selon lui.

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Transcription
00:00Moi, je suis un homme de loi. Je ne suis pas là pour parler politique avec vous, que je sois
00:04d'accord ou non.
00:04Si je vous disais que je ne comprenais pas le Conseil constitutionnel, j'irais dans un propos moins juridique que
00:09politique.
00:10Le Conseil constitutionnel, j'aimais moi aussi parfois des réserves sur ces décisions.
00:14Je les commande, je les critique. Pour autant, elles sont là sur le protoxyde d'azote.
00:18Chose qui m'intéresse particulièrement, rien n'a été retoqué.
00:21Et je voudrais finir mon propos en vous disant que pour moi, il n'y a aucune victoire pour le
00:25gouvernement.
00:25Parce que la vraie victoire pour le pouvoir législatif et normatif, ce sera lorsque le gouvernement aura véritablement entendu les
00:33victimes de la route
00:34qui ont besoin d'un accompagnement psychologique qu'elles n'ont pas, qui ont besoin d'une réécriture de la
00:38loi Badinter
00:38pour que les assureurs arrêtent de les culpabiliser lorsqu'elles ont un accident.
00:43Et ça, c'est du travail de fond. Ce n'est pas une petite réforme qu'on fait en quatre
00:47mois.
00:48Et pour le coup, là, le gouvernement, vous voyez, il est beaucoup moins chaud à aller légiférer sur des choses
00:52qui sont beaucoup plus concrètes.
00:54Pour quelles raisons, selon vous ?
00:57Bon, je crois que toucher la loi Badinter, qui est la loi de référence sur les accidents de la route,
01:01ça a été très compliqué.
01:02D'abord parce que c'est un monument et aussi parce que le décès de Robert Badinter ces derniers mois
01:08a privé par décence de toute retouche de cette loi-là.
01:12Je crois malheureusement qu'en France comme ailleurs, il est facile de faire de la politique en faisant des lois
01:17qui ne changent pas grand-chose au quotidien des gens.
01:19Et il est beaucoup plus compliqué de faire des vraies réformes de fond.
01:22Au ministère de l'Intérieur, on nous avait dit, le temps, Maître Réglet, le temps, on n'a pas le
01:27temps.
01:27Moi, j'aimerais qu'on prenne le temps parce que les victimes qui pleurent, leurs enfants décédés,
01:32ou qui pleurent, leurs jambes perdues, elles ont, croyez-moi, bien, bien le temps de refaire le monde.
01:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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