- il y a 19 heures
Ce lundi 24 août, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.
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00:00DFM Business présente.
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot.
00:09Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat à la une
00:15de ce lundi 24 août.
00:17C'est la rentrée pour le gouvernement avec un conseil des ministres.
00:20Ce matin, Emmanuel Macron alerte ses troupes sur les tensions sur les finances publiques qui se sont accentuées alors que
00:26le budget 2027 est en préparation.
00:28L'exécutif avance à tâtons.
00:30Entre renoncement et démenti, on fait le point sur les pistes sur la table et les enjeux de cette rentrée
00:36politique avec François-Mickey-Marty.
00:39Le sujet avait quelque peu disparu des débats et pourtant le taux de chômage ne cesse de remonter trimestre après
00:46trimestre.
00:47Il atteint 8,3% de la population active au deuxième trimestre, son plus haut niveau depuis 2020.
00:52La présidentielle se jouera-t-elle sur l'emploi ?
00:54C'est le thème du débat.
00:55À 18h15, entre Ludovic de Sautet, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, et Bruno Coquet, économiste, expert associé
01:03à l'OFCE.
01:04À 18h30, votre rendez-vous marchait.
01:07Tout ce qu'il faut retenir de la journée sur les places financières à Paris et ailleurs en Europe, mais
01:12aussi à Wall Street.
01:13On fera le point avec Guillaume Sommerer.
01:15On parlera aussi de la visite officielle de Mohamed Ben Salman en France.
01:20Le prince héritier de l'Arabie saoudite, accompagné d'une importante délégation, rencontre ce soir les grands patrons français à
01:27l'Elysée.
01:28Les enjeux avec Antoine Bassebousse.
01:29Et on sera aussi en ligne avec Philippe Pouléti, le cofondateur de Truffle Capital.
01:34Et puis, on reviendra sur la coalition des volontaires qui s'est réunie à Kiev aujourd'hui alors que les
01:40frappes s'intensifient.
01:42Et alors que le pays célèbre le 35e anniversaire de son indépendance, l'Union Européenne annonce une nouvelle tranche de
01:486 milliards d'euros d'aides militaires.
01:50L'analyse d'Ulric Bounat à 18h45.
01:56On commence donc avec cette rentrée politique et sociale qu'il se fait dans un contexte budgétaire tendu.
02:02Le taux à 10 ans de la France atteint désormais 4,12%.
02:05On emprunte désormais plus cher que l'Italie, que l'Espagne, que la Grèce.
02:11Alors que le gouvernement doit préparer le budget à 2027.
02:14L'exécutif avance à tâton sur le texte.
02:18On fait le point avec François Mickey-Marty.
02:20Bonsoir.
02:21Vous êtes président du groupe Les Temps Nouveaux.
02:25Je suis également accompagnée de la rédaction de BFM Business.
02:28Margot Faudéré, Caroline Morisseau et Caroline Robin-Bord.
02:34François, d'abord, l'équation se complique pour le gouvernement.
02:37Je le disais, pour construire le budget.
02:39Ça se complique aussi pour les prétendants à l'Elysée qui sont contraints de fait dans leur promesse de campagne.
02:46Est-ce que la dégradation actuelle des finances publiques est en train de changer la campagne présidentielle qui commence à
02:53peine ?
02:53Oui, alors elle donne une responsabilité, bien entendu, à toutes les candidates et aux prétendants, candidates et candidats.
03:00Puisqu'au fond, on ne peut pas faire n'importe quoi, objectivement.
03:03Le grand paradoxe, si vous voulez, qu'on est en train de vivre, je crois, aujourd'hui, dans la lecture
03:07des enquêtes d'opinion qui viennent d'être publiées à la fin de cet été,
03:11c'est que les sujets dont nous parlons là restent en position seconde aux yeux des Français.
03:16On aurait pu se dire, après l'été qu'on a connu, il y a l'évolution des taux d
03:19'emprunt de la dette que vous évoquez.
03:20La question de la dette et des déficits publics est en septième position aux yeux des Français.
03:25Et, surprise, deuxième surprise, les questions climatiques, on se souvient de l'été qu'on vient de connaître, ce ne
03:29sont qu'en neuvième position.
03:30Donc, je crois que tout le sujet pour, au fond, cette campagne présidentielle et puis pour les finances publiques aussi,
03:37c'est de pouvoir articuler, en effet, la bonne maîtrise de la dépense publique, la gestion des finances publiques,
03:42avec les sujets prioritaires des Français.
03:45Alors, les sujets prioritaires, quels sont-ils ?
03:461. Le pouvoir d'achat, 2. La santé, 3. L'immigration, 4. Les retraites.
03:505. Et là, on retrouve nos petits, les impôts et la fiscalité.
03:53Donc, la question, c'est de savoir, et puis au-delà de ces questions thématiques,
03:56comment relier la bonne maîtrise des dépenses publiques avec des sujets qui sont fondamentaux pour les Françaises,
04:01pour les Français, et bien entendu, qui vont compter pour la campagne présidentielle.
04:04Et qui sont réalisables, parce qu'on s'attend aussi à des promesses, des belles promesses,
04:09qui ne seront évidemment pas tenues au vu de la dégradation des comptes de la nation.
04:13Il y a deux défis majeurs, me semble-t-il.
04:15Le premier, c'est qu'on a aujourd'hui 60% des Français, majorité, qui s'estiment en déclassement.
04:21C'est-à-dire, qui estiment que sa situation dans la durée se détériore.
04:24Or, au fond, la plupart de ces gens, de ces personnes, attendent une amélioration de leur situation.
04:29Comment on fait pour remettre en mouvement la machine économique ?
04:31Ça, c'est le premier point.
04:32Et le deuxième point, qui, à mon avis, rend les choses plus compliquées,
04:36c'est l'idée selon laquelle, sur la question des finances publiques, par exemple, et de la dette,
04:42la notion de plafond est très difficile à appréhender.
04:44C'est-à-dire, au fond, vous avez aujourd'hui une dette, à fin 2025, qui est de 3460 milliards
04:49d'euros.
04:50Alors, certains disent, il n'y a qu'à l'annuler.
04:52Mais même sans ça, on peut se dire, pourquoi pas, 5000, 7000, 10 000 milliards d'euros.
04:56Juste si ça tient.
04:58Juste si ça tient.
04:58Ça ne choque plus, c'est ça ?
04:59Un, ça ne choque plus.
05:01Et deux, on ne quantifie pas.
05:02Et c'est normal, parce qu'au fond, tous ces enjeux, d'une part, sont systémiques.
05:05Et d'autre part, se pensent en trajectoire plutôt qu'en chiffres réels.
05:08Donc, on peut se dire, tiens, finalement, on peut continuer comme ça encore longtemps,
05:11puisque ça fait déjà, depuis 1974, qu'on est en budget déficitaire.
05:15Ça peut bien continuer encore.
05:16Et donc, ça, extrêmement pervers.
05:18Parce qu'au fond, on n'a pas véritablement la conscience d'un risque
05:22qui pourrait être attribué à un seuil au-delà duquel, on va dire,
05:25là, avec certitude, on entre dans le chaos.
05:27Personne n'a ce chiffre-là en tête.
05:28Et donc, l'appréhension du niveau de gravité de la situation actuelle,
05:32au-delà des experts, au-delà des économistes, etc., et pas tous encore,
05:36eh bien, elle est relativement ténue, malheureusement.
05:38Ça veut dire qu'il faut qu'on le vive, il faut qu'on le ressente
05:41pour qu'on passe enfin à l'action ?
05:43Il faut le vivre, il faut le ressentir.
05:45Il faut peut-être aussi, on le fait ici, et vous le faites,
05:48et BFM Business le fait, d'une certaine manière,
05:50diffuser de l'information, pour dire, attention,
05:52on a quand même eu des expériences, il y a des pays qui,
05:55je pense à la Grèce, bien entendu,
05:57avec la crise d'aide souveraine après la crise de 2008,
06:00qui ont été brutalement, l'Argentine aussi,
06:02qui ont été brutalement touchées par ces situations-là.
06:04Autrement dit, ça n'est pas de la plaisanterie.
06:06Et donc, toute la difficulté,
06:08c'est d'une certaine manière de revenir au réel,
06:10de dire, bah, attendez,
06:12les enjeux de la vie quotidienne des gens sont extrêmement importants,
06:14bien entendu, puisque nous sommes tous
06:16concernés par ça, mais il y a aussi
06:20une dimension économique qui ne sont pas que
06:22des considérations abstraites ou intellectuelles,
06:25ça touche véritablement la réalité,
06:27et ça peut, en effet, demain,
06:29affecter non seulement les entreprises,
06:30mais aussi la vie des Françaises et des Français.
06:32C'est ce pont-là, je crois, qui doit être rétabli.
06:34Alors, justement, la réalité,
06:35le gouvernement doit rendre sa copie budgétaire
06:39le 30 septembre.
06:40Pour l'instant, pas de chiffrage précis
06:42de l'effort budgétaire à faire,
06:43mais un objectif toujours autour de 5% de déficit,
06:47avec, en priorité, une baisse des dépenses
06:50selon le gouvernement,
06:52pas de nouvelle hausse de la fiscalité,
06:55mais, Margot Faudéré,
06:56cela n'exclut pas des reconductions.
07:00Exactement, et en particulier,
07:01la reconduction de la surtaxe d'IS
07:04sur les grandes entreprises.
07:05Alors, elle a été mise en place,
07:06d'abord, en 2025, sous Michel Barnier.
07:08Elle a été reconduite ensuite pour 2026
07:10sur un périmètre resserré, certes,
07:12mais elle a quand même été reconduite.
07:14Et donc, pour l'année prochaine,
07:15Bercy confirme que son renouvellement
07:17est à nouveau sur la table,
07:19même si le ministre de l'Économie
07:21aimerait idéalement pouvoir un petit peu la réduire.
07:24Écoutez, Roland Lescure,
07:25il était l'invité de BFM TV ce matin.
07:28J'espère pouvoir la baisser,
07:29mais ce n'est pas acquis,
07:30ce n'est pas gagné.
07:31On est dans une situation qui,
07:32malheureusement, a tendance à durer.
07:33La crise en Iran,
07:34le détroit d'Hormuz,
07:36la canicule,
07:36la hausse des taux d'intérêt.
07:38En même temps, il faut dire que cette surtaxe
07:40participe activement au redressement
07:42des comptes publics,
07:42puisque pour cette année,
07:43elle doit rapporter plus de 7 milliards d'euros.
07:45Ce sont les estimations de Bercy.
07:47Difficile, donc, évidemment,
07:48pour l'exécutif de tirer un trait
07:50sur des montants aussi importants.
07:52Et puis, surtout,
07:52face à des oppositions
07:54qui réclament régulièrement
07:55la mise à contribution des grands groupes.
07:57Alors, reconduction,
07:58vous venez de le dire,
07:58il y a aussi d'autres taxes
08:00qu'on pourrait voir réapparaître
08:02l'année prochaine dans le budget de 2027.
08:03Effectivement, on peut penser, par exemple,
08:05à la taxe sur les holdings
08:06qui a été mise en place cette année.
08:08Alors, c'est la taxe qui porte
08:08sur le patrimoine de luxe
08:10qui est détenu par des sociétés,
08:12par exemple, les yachts.
08:13Pas d'annonce à ce stade
08:14concernant cette taxe très spécifiquement,
08:16mais ce matin,
08:17la porte-parole du gouvernement,
08:18Maude Bréjean,
08:19était sur LCI.
08:20Et elle a bien rappelé
08:21que la lutte contre la suroptimisation
08:23reste, justement,
08:25une des priorités du gouvernement.
08:27La fraude et l'optimisation,
08:31c'est évidemment,
08:32en tout cas pour les fraudes,
08:33des abus contre lesquels
08:35il faut lutter.
08:36La suroptimisation fiscale,
08:38ce qui permet d'échapper
08:40à l'impôt que vous devriez
08:42payer à la collectivité,
08:44c'est évidemment des pratiques
08:45qui ne sont plus acceptables
08:47et plus entendables
08:48par une majorité de Français.
08:49Et puis, il y a une dernière reconduction
08:51qui est quasiment certaine cette fois-ci.
08:53Elle concerne la contribution différentielle
08:55sur les revenus.
08:55C'est la fameuse CDHR.
08:58Pourquoi ?
08:58Quasiment certaine.
08:59Parce qu'elle a été pérennisée
09:00jusqu'à ce que le déficit
09:01repasse sous la barre des 3%.
09:03Merci, Margot.
09:05François-Miquet-Marty,
09:06la reconduction de mesures précédentes,
09:08la réapparition d'anciennes taxes,
09:12est-ce qu'on peut dire
09:13que c'est indolore politiquement
09:14pour le gouvernement aujourd'hui ?
09:16Alors, tout dépend des mesures
09:17dont on parle.
09:18Là, c'est vrai qu'il s'agit de mesures
09:19qui, dans leurs principes,
09:20sont plutôt populaires.
09:21Lorsqu'on parle de la surtaxe
09:22sur les bénéfices records
09:24des grandes entreprises,
09:25c'est un petit peu populaire.
09:26Les taxes concernant les holdings aussi,
09:27vous n'avez pas évoqué aussi,
09:29il y a aussi l'hypothèse,
09:29alors qu'il n'est pas dans le panier
09:30du gouvernement,
09:31donc c'est normal que vous n'en ayez pas parlé,
09:32mais de la taxation
09:33qu'a évoquée Raphaël Lucemanière,
09:35des héritages,
09:37les plus riches, etc.
09:38Bon,
09:38tout ça,
09:39ponctuellement,
09:42peut être évoqué
09:43parce que politiquement,
09:44d'une certaine manière,
09:44il y a un soutien
09:45en termes d'opinion.
09:46Donc, ça, c'est la première chose.
09:47On peut dire que ça n'est pas coûteux
09:49en termes d'opinion.
09:51Néanmoins,
09:52d'une part,
09:52la répétition de l'exception,
09:53puisque c'est le cas pour la surtaxe,
09:55la répétition de l'exception,
09:56la surtaxe
09:56sur les revenus
09:58des grandes entreprises,
09:59peut générer
10:00des phénomènes
10:00d'adaptation,
10:02au fond,
10:03de rationalisation
10:04des comportements
10:05de la part des grandes entreprises
10:06qui vont essayer
10:06d'échapper
10:07à cette surtaxe,
10:08etc.
10:08Troisième point,
10:09en termes économiques
10:10et financiers,
10:10c'est quand même pas
10:11un signal extrêmement porteur.
10:13C'est-à-dire qu'au fond,
10:13on est en train de dire
10:14que, d'une certaine manière,
10:15celles et ceux
10:16qui réussissent
10:17à créer de la valeur,
10:19c'est quand même ça
10:19le sujet principal,
10:20dans ce pays,
10:21eh bien,
10:22on peut le dire trivialement,
10:23sont sanctionnés
10:24parce qu'ils doivent contribuer
10:26à l'intérêt général.
10:27Alors, ça s'entend,
10:28ça s'entend politiquement,
10:29mais là,
10:29on voit bien
10:29qu'il y a un hiatus
10:31entre une opinion publique
10:33dont on parlait tout à l'heure,
10:34qui, au fond,
10:35est un entente
10:35de mesures symboliques
10:36et puis des réalités économiques.
10:38La liste que l'on fait là
10:39est une liste de taxation,
10:41donc tout ça peut être
10:42en effet entendu.
10:43Il y a quand même
10:44la création des poches
10:45de création de valeurs,
10:46la question de la création
10:47des poches de valeurs
10:48dans les années qui viennent,
10:48c'est-à-dire,
10:49comment on fait
10:50pour créer de la valeur
10:51dans les années qui viennent,
10:51je crois,
10:51c'est quand même
10:52un sujet majeur.
10:53Et puis, éventuellement,
10:55c'est un peu un serpent de mer,
10:56mais on peut-être
10:56le voit arriver un jour,
10:57la question des réformes
10:58de structure,
10:59c'est-à-dire, au fond,
11:00de pouvoir de manière...
11:01Ah, ben, c'est la transition
11:01avec le sujet suivi.
11:02C'est la transition
11:03parce que David Amiel,
11:04il a dit aujourd'hui,
11:05ce matin sur RTL,
11:06que tout le monde
11:07allait devoir faire
11:08un effort.
11:09On l'écoute.
11:11Les arbitrages
11:13structurants pour le budget,
11:14et c'est normal,
11:15seront présentés
11:16par le Premier ministre
11:17dans un contexte
11:18où tous,
11:19tous,
11:21devront faire
11:21des efforts.
11:23Des efforts pour quoi ?
11:24Des efforts pour financer
11:25des politiques publiques
11:26essentielles,
11:27je pense,
11:28à celles qui concernent
11:29l'avenir de notre pays.
11:30Voilà, donc,
11:31tout le monde doit faire
11:32des efforts,
11:33on comprend,
11:33y compris les retraités.
11:35Caroline Morisseau,
11:36ce matin,
11:36Bercier a une nouvelle fois
11:37poussé la piste
11:38d'une moindre indexation
11:39des pensions.
11:41La mesure devrait donc
11:42figurer dans la copie
11:43budgétaire du gouvernement.
11:45Maintenant,
11:45il reste à fixer
11:46le curseur.
11:47C'est ça,
11:47sur le principe,
11:48ça semble acter.
11:49Le message du gouvernement
11:50est en tout cas très clair.
11:51Les retraités doivent
11:52être mis à contribution
11:53via une moindre indexation
11:55des pensions de retraite.
11:57Les arguments sont bien rodés.
11:59On a entendu
11:59les deux ministres
12:00ce matin nous dire
12:01que les salariés,
12:02excepté ceux au SMIC,
12:04ne sont pas augmentés
12:05automatiquement,
12:06alors que les retraités,
12:07eux,
12:07ont bénéficié
12:08d'une augmentation
12:09de leur pension de base
12:10de 15% depuis 2022.
12:13L'inflation,
12:14malgré un regain,
12:15reste relativement contenue.
12:16Donc,
12:17la mesure,
12:18c'est un autre argument
12:18des ministres,
12:19serait relativement indolore.
12:21On est sur une inflation
12:22autour de 2%.
12:23Et puis,
12:24enfin et surtout,
12:25il y a d'importantes économies
12:26à la clé.
12:27Selon Bercy,
12:28Bercy,
12:28une désindexation totale,
12:30c'est-à-dire un gel complet,
12:32quel que soit le montant
12:33des pensions,
12:35permettrait d'économiser
12:366 milliards d'euros.
12:37Alors,
12:38pour le gouvernement,
12:38il n'est pas question
12:39d'aller jusque-là.
12:40Ce qu'ils nous disent aujourd'hui,
12:42c'est qu'ils souhaitent quand même
12:43épargner les retraités
12:44les plus modestes
12:45et que cette mesure,
12:46si elle figure bien
12:47dans la copie du gouvernement,
12:49ne concernerait
12:50que les retraités
12:51les plus aisés.
12:51Et reste à savoir
12:52le niveau de pension
12:53justement qui sera retenu.
12:55C'est ça.
12:56Alors,
12:56un indice peut-être.
12:57Ce matin,
12:58Roland Lescure et David Amiel,
12:59les deux ministres
13:00en charge du budget,
13:00ont spontanément cité
13:02ceux qui gagnent,
13:04enfin qui perçoivent
13:06plus de 2 000 euros
13:07de pension par mois.
13:08Pour eux,
13:09par exemple,
13:09un gel total,
13:10ça représenterait
13:11un manque à gagner,
13:12enfin une perte
13:12de 40 euros par mois.
13:15Tout cela doit encore
13:16être débattu
13:17avec les groupes parlementaires.
13:18Les discussions
13:18ne font que commencer
13:20et on sait
13:21à quel point
13:22le sujet est explosif.
13:24Tous les ministres successifs,
13:25Yves Bayrou, Barnier,
13:26Lecornu,
13:27ont déjà tenté
13:28de mettre
13:28les retraités
13:29à contribution.
13:30En vain,
13:31la majorité
13:32des députés
13:33s'y sont toujours opposés,
13:34les députés socialistes
13:35mais aussi les LR
13:36qui sont très farouchement
13:38opposés
13:39à toute mise
13:39à contribution
13:40des retraités.
13:41Donc,
13:41ça risque encore
13:42d'être compliqué.
13:43François-Mickey-Marty,
13:44la désindexation
13:45des retraites,
13:46c'est le sujet
13:47explosif de la rentrée ?
13:49C'est l'un des sujets
13:50majeurs.
13:50Au fond,
13:51c'est l'illustration
13:52d'une situation
13:53de finances publiques
13:54qui ne parvient plus
13:54à tenir
13:55et donc on cherche
13:55à adapter
13:56un équilibre
13:57de finances publiques
13:58avec une réalité économique.
13:59Le principe
14:00d'une désindexation,
14:01ça consiste à se dire
14:01que l'inflation progresse
14:03alors en effet
14:04elle n'est pas excessive
14:05mais 2%
14:06ce n'est quand même
14:06pas non plus ridicule
14:07et puis
14:08vos pensions de retraite
14:10ne vont pas augmenter
14:10à la hauteur de l'inflation.
14:11Pour les personnes concernées,
14:13ce n'est pas très drôle
14:14mais au-delà de ça,
14:15il y a je crois
14:15une question
14:16de contrat
14:18civique
14:19au sein d'un pays
14:20et au fond,
14:22on peut dire
14:22des règles du jeu
14:23qui évoluent.
14:24Les retraités d'aujourd'hui
14:26ont cotisé sur la base
14:27d'autres règles du jeu.
14:28Alors on va dire
14:28c'est normal,
14:28c'est le jeu de la démocratie
14:29etc.
14:29mais ça soulève quand même
14:31des interrogations
14:31et on comprend que ce soit
14:32un sujet explosif.
14:34Outre le fait que certains
14:35vont gagner moins,
14:36il y a aussi cette question
14:38de la manière
14:39dont on définit
14:41une participation
14:42à un effort collectif
14:43et dont on en bénéficie.
14:44Ensuite,
14:44si en effet au cours du temps
14:45les règles du jeu changent,
14:46d'une certaine manière
14:47ça peut créer
14:48une forme de défiance.
14:49Effectivement,
14:50autre sujet explosif
14:51c'est celui des franchises médicales.
14:52Le gouvernement
14:53avait renoncé
14:54à les doubler
14:55sans pour autant
14:56laisser tomber l'idée.
14:58Les plafonds des franchises
14:59et des participations forfaitaires
15:00vont passer
15:02de 100 à 140 euros par an
15:05selon un décret
15:06que vous vous êtes procuré
15:08Caroline Robin-Bord
15:09et cette augmentation
15:11ne sera pas exceptionnelle.
15:12Oui, effectivement.
15:14En fait,
15:14le temps de réflexion
15:15annoncé par la ministre
15:16de la Santé
15:17Stéphanie Riste
15:18n'aura pas traîné.
15:20Vendredi dernier,
15:21le gouvernement
15:22a transmis un décret
15:23aux instances consultatives
15:25de l'assurance maladie
15:26pour avis
15:27et cette fois
15:28il n'est plus question
15:29de doubler les plafonds
15:30mais de les indexer
15:31sur l'inflation.
15:33Pour rappel,
15:34les franchises médicales
15:35ce sont des petites sommes
15:36qui sont déduites
15:37des remboursements
15:38de médicaments
15:39le plus souvent
15:39dans la limite
15:40de 50 euros par an.
15:42Le principe est le même
15:44pour les participations
15:45forfaitaires
15:45qui s'appliquent
15:46aux rendez-vous médicaux,
15:48aux prises de sang,
15:49aux examens radiologiques
15:50et toujours dans la limite
15:51de 50 euros par an.
15:53Alors voilà
15:53ce qui va changer
15:54dès le 1er octobre prochain.
15:56le plafond annuel
15:58des franchises médicales
15:59va passer de 50 à 70 euros.
16:02Pareil pour les franchises
16:03pour les participations
16:04forfaitaires
16:05ce qui va porter
16:06au total
16:06à 140 euros par an
16:08le reste à charge
16:09maximale
16:10pour les patients.
16:12Mais ça,
16:12c'est sans compter
16:13les dépassements
16:14d'honoraires
16:14qui sont souvent facturés
16:15par les spécialistes
16:17et qui alourdissent
16:18la facture.
16:19Est-ce que Caroline
16:21Robin-Bord,
16:22parce qu'on voit
16:23que c'est compliqué
16:23d'augmenter tout ça,
16:25est-ce que c'est la première fois
16:25qu'on augmente
16:26ces franchises médicales
16:27et ces participations
16:32forfaitaires ?
16:33On n'est pas habitués.
16:34Oui Stéphanie,
16:35il faut savoir en effet
16:36que les plafonds annuels
16:37des franchises médicales
16:39et des participations
16:40forfaitaires
16:40n'ont jamais été révisés
16:42depuis leur création
16:43en 2005
16:44pour les participations
16:45forfaitaires
16:45et 2008
16:46pour les franchises médicales
16:48et surtout
16:49l'augmentation
16:50qui est à venir
16:51pour cet automne
16:52ne sera pas exceptionnelle
16:54visiblement
16:54car le décret
16:55prévoit de systématiser
16:57cette indexation
16:58sur l'inflation
16:58c'est-à-dire
16:59que le montant
17:00des plafonds
17:01sera réévalué
17:02chaque 1er janvier
17:03suivant l'évolution
17:04de l'indice des prix
17:05à la consommation
17:06et ce,
17:07dès le 1er janvier
17:082028.
17:10Merci beaucoup
17:11Caroline,
17:12Robin,
17:13Bord.
17:13Une dernière question
17:15François-Miquet-Marty
17:17concernant
17:17cette contrainte budgétaire
17:19qui est de plus en plus
17:20présente en cette rentrée
17:21et qui va
17:23se poursuivre
17:24tout au long
17:26de la campagne présidentielle
17:27est-ce que selon vous
17:29ça risque
17:30paradoxalement
17:31cette contrainte budgétaire
17:32de favoriser
17:34les discours populistes ?
17:35Je crois
17:35je crois
17:36parce que
17:37j'ai l'air d'avoir
17:38des avis très tranchés
17:39il faut en avoir parfois
17:41oui oui
17:42mais il y a en effet
17:43un risque majeur
17:45qui repose
17:45sur la question
17:46de savoir
17:46si le sérieux
17:47est pertinent
17:48et au fond
17:49on peut dire
17:51je me fais volontairement
17:52l'avocat du diable
17:53des électeurs
17:54qui peuvent se dire
17:54attendez-moi ma situation
17:55ça fait 10 ans
17:5615 ans
17:5620 ans
17:57qu'elle se détériore
17:57voilà tout d'un coup
17:58qu'on nous demande encore
17:59de faire des efforts
18:00pourquoi voulez-vous faire des efforts
18:01par ailleurs
18:02l'expérience du Covid
18:03a montré
18:03qu'il y avait une forme d'argent
18:04on a des candidats
18:05qui disent
18:05au fond
18:06la dette peut être annulée
18:07etc.
18:08donc le réel
18:09est difficile à faire passer
18:11d'une certaine manière
18:12et dans l'étude
18:13alors ce sont des confrères
18:15ce n'est pas nous
18:15qui avons fait ce sondage
18:16mais enfin
18:16il est tout à fait
18:17honorable et louable
18:18le sondage interactif
18:19qui a été publié hier
18:20le mot majeur
18:22qui est cité
18:22alors ce qu'on dit
18:23aux français aujourd'hui
18:24qu'elle est
18:25selon vous
18:25pour cette campagne
18:26de 2027
18:27qu'est-ce qui vous attendait
18:29en priorité
18:29le mot qui est cité
18:31de la manière la plus massive
18:31c'est le mot de changement
18:34et changement
18:35comment dire
18:36il y a une forme de tension
18:37entre cette aspiration
18:38au changement
18:38et puis un raisonnement
18:40bien sérieux
18:40il faut respecter
18:41les dépenses publiques
18:42pas tout à fait
18:42la même logique
18:43et donc je crois
18:44que ça peut susciter
18:45c'est un risque majeur
18:47au fond
18:47ça peut susciter
18:48en retour
18:50une tentation
18:51qui consiste à dire
18:52écoutez
18:53vous êtes bien genté
18:53avec votre sérieux
18:54mais le sérieux
18:54n'a pas fonctionné
18:55depuis des années
18:56où on nous fait peser
18:57sur nous
18:58alors ça peut être
18:58les retraités
18:59des malades
18:59des efforts
19:00dont nous ne sommes pas
19:01en réalité responsables
19:02et donc ça peut susciter
19:03amplifier
19:04les erreurs
19:05d'où cette question majeure
19:07et j'y reviens
19:07ça rejoint le point du début
19:08c'est comment on fait
19:09pour relier ça
19:10avec des imaginaires
19:11positifs sur l'avenir
19:12si vous faites uniquement
19:13une présentation comptable
19:14des choses
19:14elle est indispensable
19:16vous n'allez pas
19:17entraîner les foules
19:18or la question
19:19c'est comment on peut
19:20faire certes
19:21cette présentation là
19:22mais au fond
19:22laisser entendre
19:23que pour nos enfants
19:24nos petits-enfants
19:24que c'est possible
19:25voilà ça peut être possible
19:26et que ça ira peut-être mieux
19:27merci beaucoup
19:28François-Mickey-Marty
19:28je rappelle que vous êtes
19:29président du groupe
19:30Les Temps Nouveaux
19:31merci Caroline Morisseau
19:32merci Margot Faudéré
19:33et merci Caroline Robin Bord
19:35tout de suite
19:35le débat avec cette question
19:37la présidentielle
19:38se joue-t-elle
19:39sur la question de l'emploi
19:40tout de suite
19:42DFM Business présente
19:47le 18h écho
19:48Stéphanie Collot
19:50c'est l'heure du débat
19:51dans le 18h écho
19:52avec cette question
19:53ce soir
19:53la présidentielle
19:54se jouera-t-elle
19:55sur la question de l'emploi
19:56pour en débattre
19:57Ludovic de Sautet
19:58directeur délégué
19:59de la rédaction
20:00de la tribune
20:01et Bruno Coquet
20:02économiste expert
20:03associé à l'OFCE
20:04fondateur d'UNO
20:05études et conseils
20:07le sujet
20:08de l'emploi
20:09du chômage
20:11il avait disparu
20:12des débats
20:12sauf que le taux de chômage
20:14ne cesse de remonter
20:15trimestre après trimestre
20:16on est à 8,3%
20:18de la population active
20:19au deuxième trimestre
20:20on est au plus haut
20:21depuis 2020
20:22est-ce que
20:23le chômage
20:24qui était passé
20:25au second plan
20:26des débats échos
20:26ça y est
20:27il arrivait au premier plan
20:28Ludovic
20:29en tout cas
20:29il est en train
20:30de monter progressivement
20:31le sujet était là
20:33on l'avait dans les radars
20:34on va dire
20:35depuis quelques mois
20:37et les différentes études
20:39étaient un peu larmistes
20:40sur le fait
20:41que le taux de chômage
20:42même si derrière
20:43on en parlera peut-être
20:44tout à l'heure
20:44il y a des aspects techniques
20:46il y a des aspects comptables
20:47et tout ça
20:48là c'est un peu
20:49la facture
20:50qui commence à arriver
20:50et j'allais dire
20:51surtout avec moi
20:52une problématique
20:53que je trouve plus inquiétante
20:54au-delà des 8,3%
20:55que vous venez de citer
20:56c'est qu'il y a une population
20:57qui est très lourdement atteinte
20:58ce sont les jeunes
20:59on va en parler
21:00et ça c'est peut-être
21:02le signal d'alarme
21:03parce que ça raconte
21:04beaucoup de choses
21:04dans un contexte
21:05assez particulier
21:06et sur lequel
21:07attention
21:08parce que
21:09j'allais dire
21:09quand on commence à flirter
21:10avec plus de 22%
21:1221,6 là
21:13allons-y
21:14on est à 21,6
21:15du taux de chômage
21:16pour les 15-24 ans
21:17ça commence
21:18enfin je veux dire
21:18un jeune sur 4
21:19sur le carreau
21:20ça commence à faire beaucoup
21:22et c'est en effet
21:23c'est un élément
21:23qui peut faire partie
21:24maintenant du paysage
21:25de la présidentielle
21:26parce que ça va impacter
21:27de multiples foyers
21:28c'est ça Bruno Coquet
21:29qui est le plus inquiétant
21:30aujourd'hui dans le taux de chômage
21:31c'est le taux de chômage
21:31des jeunes
21:3121,6%
21:33c'est le sujet politique
21:34c'est pas la bonne mesure
21:35mais c'est le sujet politique
21:36le chômage des jeunes
21:37parce que ça touche
21:38beaucoup tout le monde
21:40notamment les familles
21:41qui ont payé des études
21:43et qui mettent leurs espoirs
21:43dans leurs enfants
21:44donc du coup
21:45c'est un sujet
21:48le chômage des jeunes
21:49l'indicateur
21:50est extrêmement sensible
21:51alors on préfère voir
21:53les économistes
21:54préfèrent voir
21:54la part des jeunes
21:55au chômage
21:56dans une classe d'âge
21:56pourquoi ?
21:57parce qu'en fait
21:58ceux qui se trouvent
21:58être sur le marché du travail
21:59c'est souvent les moins qualifiés
22:00donc c'est les moins employables
22:02et donc leur taux de chômage
22:03est relativement élevé
22:05mais si on prend le chômage
22:06dans son ensemble
22:07il faut refaire un panorama
22:10quand même
22:10c'est qu'en France
22:12il augmente depuis début 2023
22:15il y a les petits
22:16mais globalement
22:17il augmente depuis début 2023
22:19si on regarde l'Europe
22:21il est plat
22:22depuis début 2023
22:23c'est à dire que la France
22:25est dans une situation spécifique
22:26il y a d'autres pays européens
22:28dans lesquels il augmente
22:29mais en moyenne
22:30l'Europe et la zone euro
22:31le chômage est plat
22:32et en France
22:33il augmente
22:33et pour reprendre
22:36Emmanuel Macron
22:37dans l'interview du Point
22:38en août 2023
22:40donc ça fait
22:40maintenant trois ans
22:41il a mis cet élément
22:43de langage
22:43dans le
22:44dans le débat public
22:45qui a été repris
22:46maintes fois depuis
22:47c'est où que je regarde
22:48il cite un certain nombre
22:50de sujets
22:50dont le taux de chômage
22:51il dit je vois que le chômage
22:53baisse plus vite en France
22:54qu'ailleurs
22:55et en fait
22:55ça n'a jamais été vrai
22:57depuis 2017
22:58on a toujours baissé
23:00plus lentement que les autres
23:01moins que les autres
23:02donc c'est quoi le problème ?
23:03c'est qu'on a un problème
23:04structurellement
23:05structurellement
23:06la France a un problème
23:07elle a un problème
23:08avec l'activité
23:09on a peu de gens actifs
23:11par rapport aux autres pays européens
23:12on est dans la queue du classement
23:14l'emploi
23:15on a créé beaucoup d'emplois
23:17mais moins que les autres
23:17et surtout
23:19les deux tiers de ces emplois
23:20à peu près étaient des emplois
23:21subventionnés
23:22que ce soit l'apprentissage
23:24ou les non salariés
23:26les micro-entrepreneurs
23:27pour faire court
23:28et donc du coup
23:29on a ce problème d'emploi
23:31qui a cru moins vite qu'ailleurs
23:33et puis après
23:34on a nos circonstances spécifiques
23:37de budgétaire
23:39où on a
23:39le coût du travail aussi
23:41le coût du travail ça va
23:43pour les bas salaires
23:44c'est même
23:46d'une certaine manière
23:47un problème
23:48puisqu'on a baissé
23:48le coût du travail
23:49pour les bas salaires
23:50et il se trouve
23:51qu'on crée des emplois
23:52à bas salaires
23:52ce qui crée un problème
23:54de pouvoir d'achat
23:54évidemment
23:55et donc
23:56et en plus
23:57de faibles valeurs ajoutées
23:59donc le pic par tête
23:59baisse etc
24:01Ludovic de Sautet
24:02est-ce que
24:03le taux de chômage là
24:04ça peut être quelque chose
24:05qui peut faire basculer
24:06la campagne présidentielle
24:07selon vous ?
24:07En tout cas
24:08il y a
24:08je ne suis pas devant
24:11il y a
24:12le terreau
24:13pour que ça devienne
24:13un sujet
24:14Bruno le disait à l'instant
24:15parce que
24:16je reviens sur le sujet
24:17des jeunes
24:17qui est un sujet
24:18qui peut vraiment
24:19polariser
24:20et provoquer un peu
24:21de l'émoi
24:21c'est quelque chose
24:22assez concret
24:22dans les familles
24:23quand on voit
24:24un jeune
24:25sur lequel on a payé
24:26des études
24:26ce que disait Bruno
24:27à l'instant
24:28et qu'on voit ramer
24:30là
24:30juste pour être très précis
24:31pour les gens
24:32qui nous l'entendent
24:33c'est-à-dire que
24:33là la génération
24:34qui est très pénalisée
24:35en ce moment
24:36c'est la génération
24:37des jeunes
24:38qui sont nés
24:38entre 2002
24:39et 2011
24:40donc la première décennie
24:41de ce siècle
24:42c'est-à-dire
24:42c'est des gens
24:43qui sont aujourd'hui
24:43entre 15 et 24
24:44en gros
24:45donc soit
24:47là-dedans
24:47ça comprend
24:48ce qu'on appelle
24:48les mythes
24:49c'est-à-dire
24:49les jeunes
24:50qui n'ont ni emploi
24:51ni formation
24:53ni expérience
24:54et cette population
24:55est en train
24:55de grimper en France
24:56et pour reprendre
24:57ce que disait Bruno
24:58elle grimpe plus vite
24:59et plus loin
25:00que la moyenne européenne
25:01ça aussi c'est inquiétant
25:02et ça commence
25:03à montrer en effet
25:04des problèmes structurels
25:05dans les problèmes structurels
25:06je ne vais pas les hiérarchiser
25:07mais on les cite en frac
25:08c'est-à-dire
25:09un pays qui se désindustrialise
25:11et en même temps
25:12avoir un emploi
25:13qui caracole
25:14dans le métier technique
25:15et puis il y a
25:16d'autres paramètres
25:17même si la France
25:17pour l'instant
25:18ne l'a pas absorbé
25:19mais on commence
25:20à avoir le phénomène
25:20aux Etats-Unis
25:21il y a le paramètre IA
25:22c'est-à-dire
25:23il y a le paramètre IA
25:24c'est une vraie concurrence
25:25aujourd'hui pour les jeunes
25:26on sait que sur
25:26certaines populations
25:27ça commence chez les développeurs
25:29on sait que l'IA
25:31impacte aujourd'hui
25:32majoritairement
25:32en termes d'emploi
25:33la première
25:34l'intégration professionnelle
25:36parce que là
25:36on fait de l'apprentissage
25:38fais-moi le rapport
25:38fais-moi l'étude
25:39fais-moi le fichier Excel
25:40et ainsi de suite
25:41là où l'IA est extrêmement
25:43j'allais dire
25:43performante aujourd'hui
25:45et ces années d'intégration
25:47commencent à être challengées
25:48dans certains secteurs
25:48je pense aux développeurs
25:49ça commence à arriver
25:50dans le conseil
25:51et ça commence à arriver
25:52même sur des études longues
25:53et là ça va poser
25:54des défis extrêmement importants
25:55donc en clair
25:56il y a un problème structurel
25:57mais il y a aussi
25:58un problème de formation
25:58et justement
25:59sur la question
26:00de la formation
26:01il n'y aura pas
26:03de nouveau coup de rabot
26:04sur les aides
26:06concernant l'apprentissage
26:07est-ce que là
26:08ça va dans le bon sens
26:08selon vous Bruno Coquet ?
26:11Alors les aides à l'apprentissage
26:12il y en a eu beaucoup
26:13elles n'ont pas fait
26:14baisser le chômage
26:15ça c'est un point important
26:16ça n'a pas touché
26:17ça n'a pas d'impact
26:18sur le taux de chômage ?
26:20Non, pourquoi ?
26:20parce qu'en fait
26:22comme après la crise sanitaire
26:23on a élargi la cible
26:25en fait on a déciblé
26:26la politique
26:26on a donné des aides
26:27à tout le monde
26:27pour faire court
26:28il se trouve qu'on a donné
26:29des aides à des jeunes
26:31qui n'auraient pas
26:31été au chômage
26:32et pour cela
26:34on a puisé
26:35dans les budgets
26:37des aides
26:38qui étaient destinées
26:39aux moins employables
26:40d'entre eux
26:40sans diplôme
26:41ni qualification
26:41qui ne sont pas très nombreux
26:42donc on a encore une fois
26:43mal géré quoi
26:44voilà
26:44et donc du coup
26:45le budget aujourd'hui
26:46il est à peu près
26:47de 20 milliards
26:47ce qu'on met sur
26:48l'apprentissage par an
26:49c'est très bien
26:49de soutenir l'apprentissage
26:51le problème
26:52c'est que ce budget
26:52il est probablement
26:53mal réparti
26:55on en a à peu près
26:5620% qui va vers
26:56les apprentis
26:5740% qui va vers
26:58les employeurs
26:5940% qui va au niveau
27:01de prise en charge
27:02c'est à dire
27:02les coûts pédagogiques
27:03et donc ça
27:04il faut faire
27:04extrêmement attention
27:05c'est à dire
27:05aujourd'hui
27:06le problème
27:07qu'a le gouvernement
27:07c'est que
27:09quoi qu'il en dise
27:10il va afficher
27:11une baisse
27:12dans le budget
27:12qui est liée
27:13aux décisions antérieures
27:14sur l'apprentissage
27:17il ne va pas
27:18remettre
27:18de l'argent
27:20sur les contrats aidés
27:20on a vu
27:21il y a eu une réunion
27:22de 4 ministres
27:23à la fin du mois de mai
27:24sur emploi futur
27:26ça s'appelle
27:26il y avait un dossier
27:28de presse
27:29de 60 pages
27:29il n'y avait rien dedans
27:30donc du coup
27:31il n'a pas de réponse
27:32face au problème
27:34du chômage
27:34des jeunes
27:34à court terme
27:35sa seule réponse
27:36possible
27:37c'est de remettre
27:38un peu d'argent
27:39sur l'apprentissage
27:40pour les moins qualifiés
27:42de manière à avoir
27:43pour eux
27:43une réponse
27:44parce que c'est
27:45ce chômage là
27:46qui augmente
27:46et aujourd'hui
27:47il n'a plus d'outils
27:48pour lutter contre ça
27:50Ludovic
27:50je remercie quand même
27:51sur la question
27:52de la formation
27:52parce que
27:53ce qu'on est en train
27:53de caresser là
27:54collectivement
27:55c'est quand même
27:55qu'il y a un problème
27:55structurel
27:56un petit peu spécifique
27:57à la France
27:58par rapport à ce que
27:58disait Bruno
27:59par rapport
27:59à la moyenne
28:01européenne
28:03il va falloir mettre
28:04aussi un moment
28:05un épine en place
28:05sur la qualité
28:06et la formation
28:07c'est-à-dire que
28:09les jeunes
28:10qui arrivent
28:10sur le marché du travail
28:11pour une partie
28:12ne sont pas dans l'équation
28:13avec les besoins
28:14avec la demande
28:14on sait qu'il y a
28:15à l'inverse
28:16des domaines
28:16qui sont extrêmement tendus
28:18donc là
28:18ça demande un effort
28:19j'ai l'air collectif
28:20qui est tout aussi important
28:21que l'effort de la dette
28:22c'est-à-dire reprendre
28:23un peu ce qu'est
28:24la culture
28:25de la formation
28:26et ou des impasses
28:27et puis aussi
28:28la culture
28:29des études longues
28:30alors qu'il y a des secteurs
28:31qui sont largement
28:32sous tension
28:32c'est pas un petit dossier
28:34et c'est un dossier
28:35qui est sous-adressé
28:37j'allais dire
28:37de la même façon
28:38que les retraités
28:39ont été largement
28:40aidés ces dernières années
28:41là il serait temps
28:42que les jeunes
28:43soient largement accompagnés
28:45et bénéficient
28:45de réformes structurelles
28:46voilà
28:48un thème de programme
28:50peut-être pour les candidats
28:51à l'élection présidentielle
28:53merci Ludovic
28:53de Sautet
28:54directeur délégué
28:55de la rédaction
28:56de la tribune
28:57et Bruno Coquet
28:57économiste
28:58expert associé
28:59à l'OFCE
29:00fondateur
29:00d'une autre étude
29:01et conseil
29:02restez avec nous
29:03dans un instant
29:03on va faire un point
29:04sur les marchés
29:04on va faire le bilan
29:05de la visite
29:06de MBS
29:07en France
29:08et des accords économiques
29:09conclus entre les deux pays
29:10à tout de suite
29:18le 18h écho
29:19le 18h écho se poursuit
29:21on va faire un point
29:22tout de suite
29:22sur la séance du jour
29:23sur les marchés
29:24tout ce qu'il faut retenir
29:25de cette journée
29:25avec Guillaume Sommerer
29:27bonsoir
29:27bonsoir
29:27et le CAC termine en baisse
29:29ce soir
29:29c'est vrai
29:29moins 0,3%
29:30pour entamer la semaine
29:31après une semaine dernière
29:32qui était déjà très très indécise
29:33l'indécision continue
29:34de demeurer
29:35de l'emporter
29:36avant de grands rendez-vous
29:37ce soir
29:38on en reparlera
29:38notamment aux Etats-Unis
29:39puis il y a le 10 ans français
29:40aussi
29:40qui fait un petit peu pression
29:41parce que le 10 ans français
29:42reste assez élevé
29:43à 4,12%
29:44en ce moment
29:44le 10 ans français
29:44l'écart de taux
29:45entre la France et l'Allemagne
29:46reste sur les plus hauts
29:47d'un an et demi
29:47on a 85 points
29:49d'écart de taux
29:50aujourd'hui
29:50entre la France
29:51et l'Allemagne
29:51toujours
29:52à l'approche de la présidentielle
29:53du vote du budget
29:54etc.
29:54toutes ces complications
29:55et complexités françaises
29:57qui s'annoncellent
29:57et qui s'annoncent
29:58les grands rendez-vous
29:59du côté des valeurs
30:00celles qu'il fallait
30:01ne pas rater
30:01aujourd'hui
30:03l'automobile
30:03avec par exemple
30:04Stellantis
30:04qui a perdu ce soir
30:05un petit peu plus
30:06de 4,5%
30:07en fait
30:07la mauvaise nouvelle
30:08vient de Volkswagen
30:09dans une communication interne
30:10le directeur général
30:11de Volkswagen
30:12aurait indiqué
30:13que la situation
30:14du groupe Volkswagen
30:15serait plus que critique
30:16plus que critique
30:17ce sont les termes
30:17du DG de Volkswagen
30:18lui-même
30:18résultat
30:19donc tout le secteur
30:19automobile a souffert
30:20aujourd'hui
30:21et comme d'habitude
30:22Stellantis
30:22recule plus que les autres
30:24même si la mauvaise nouvelle
30:25vient de Volkswagen
30:26Stellantis recule plus que Volkswagen
30:28et perd quasiment
30:284,5%
30:29donc en clôture
30:30les autres valeurs
30:30et secteurs
30:31qu'il fallait suivre
30:32et pour le coup
30:32à la hausse
30:33là il y a de meilleures nouvelles
30:33sur le luxe
30:34avec LVMH
30:35qui aura progressé ce soir
30:36et Richemont
30:37surtout gagne 1,5%
30:39porté par des commentaires
30:40à nouveau favorables
30:41Dodo BHF
30:41sur Richemont
30:42et tout le secteur
30:43en a profité en clôture
30:44et du côté des marchés américains
30:46alors du côté de Wall Street
30:47pareil
30:47c'est plutôt l'indécision
30:48on a une légère baisse
30:49moins 0,3% pour le S&P
30:51moins 0,6% pour le Nasdaq
30:53ce soir
30:53les discussions
30:55entre Washington et Ottawa
30:56vous savez
30:56ont échoué au cours du week-end
30:58résultat donc
30:58on a des droits de douane de 50%
31:00sur les produits canadiens
31:00importés aux Etats-Unis
31:01ça profite aux acteurs américains
31:04états-uniens
31:05on va le dire comme ça
31:06de l'acier
31:06qui progresse du coup
31:07puisqu'il y a une taxe
31:08sur l'acier canadien
31:09résultat
31:09Newcor à New York
31:11gagne en ce moment
31:11un peu plus de 2%
31:12et Cleveland Cliffs
31:13un autre acteur de l'acier américain
31:15gagne 6% aujourd'hui
31:17grâce à ses droits de douane
31:18Trumpiens
31:19sur l'acier canadien
31:20en revanche en baisse
31:21on a Tesla
31:22on a un rappel massif
31:23de véhicules en Chine
31:24quasiment 3 millions
31:25de voitures rappelées
31:26pour des motifs de sécurité
31:27en fait
31:28les poignées intérieures
31:30des Tesla
31:30sont de la même couleur
31:32de la même peinture
31:32que l'habitacle
31:33ce qui d'après
31:34les autorités chinoises
31:35pose un problème de sécurité
31:36en cas d'urgence
31:36on risque de confondre
31:37la poignée avec le reste
31:38de l'habitacle
31:39et donc Tesla doit rappeler
31:40quasiment 3 millions de véhicules
31:41moins 2% ce soir
31:42Tesla Wall Street
31:43Guillaume
31:44quels sont les grands rendez-vous
31:45sur les marchés
31:45cette semaine ?
31:46Alors il y en a beaucoup
31:46ça commence ce soir
31:47Scott Bessent
31:48le secrétaire au Trésor
31:49doit faire des annonces
31:50annoncer un nouvel effort
31:51de consolidation budgétaire
31:52pour enfin calmer
31:53ce marché obligataire américain
31:54qui reste très tendu
31:55le 30 ans américain
31:56reste ce soir proche
31:57de plus haut de 2007
31:58et plus haut de 20 ans
31:59alors on verra
32:00si le Trésor américain
32:01a vraiment les moyens
32:02de freiner sa dérive budgétaire
32:03ce soir
32:04donc Scott Bessent
32:04qui doit aussi annoncer
32:05des mesures contre l'Iran
32:06pour isoler l'Iran
32:08ça c'est le premier chapitre
32:09la semaine sera très riche
32:10avec aussi mercredi
32:11Nvidia
32:12Nvidia doit annoncer
32:13ses résultats
32:14alors on verra
32:15si la tech parvient
32:16à doper
32:16à booster les marchés
32:17même si les taux
32:18eux plombent l'ambiance
32:20les taux
32:20la tech
32:21que choisira le marché
32:21en tout cas la tech
32:22ce sera mercredi soir
32:23avec Nvidia il n'y aura pas
32:24qu'Nvidia à suivre
32:24il y aura aussi
32:25les publications
32:26de Salesforce
32:27ou encore de Crosstrike
32:29dans l'univers des logiciels
32:30ce sera intéressant
32:30de regarder ce que ces acteurs-là
32:31annoncent
32:32ce sera mercredi soir
32:33donc et puis en France
32:33tiens quelques publications aussi
32:35FH cette semaine
32:36jeudi matin
32:37ce sera Pernod Ricard
32:37sur le CAC 40
32:38et en fin de semaine
32:39mais oui vous l'oubliez
32:41Kevin Walsh
32:41la Fed
32:42eh oui
32:42Jackson Hole
32:43voilà Jackson Hole
32:44exactement
32:44qui va démarrer jeudi
32:45et Kevin Walsh
32:46doit s'exprimer vendredi soir
32:47sans doute pour ne rien dire
32:48puisque son mantra
32:49c'est de surtout
32:49communiquer le moins possible
32:51au marché
32:51Merci beaucoup Guillaume Sommerer
32:53on s'intéresse à présent
32:54à la visite de MBS
32:56Mohamed Ben Salman
32:57le prince héritier
32:58d'Arabie Saoudite
32:59rencontre les grands patrons français
33:00avant un dîner
33:02organisé ce soir
33:03par Emmanuel Macron
33:04en son honneur
33:04Nathan Coquampo
33:05on attend plusieurs annonces
33:07de partenariats économiques
33:08entre les deux pays
33:09Oui Stéphanie
33:10en premier lieu
33:10dans le tourisme
33:11la culture
33:12le divertissement
33:13un grand parc d'attractions
33:14pourrait être annoncé
33:15aujourd'hui
33:16un parc sur le thème
33:17de Dragon Ball
33:18un des mangas
33:18les plus vendus au monde
33:20260 millions
33:21d'exemplaires
33:22ce parc devrait être
33:23implanté en Ile-de-France
33:24on évoque
33:25court dimanche
33:25dans le Val-d'Oise
33:26sur le site
33:26de l'ancien parc
33:27à l'abandon
33:28Mirapolis
33:28un parc qui devrait être
33:30sur le modèle
33:30de son grand frère
33:32donc en construction
33:32à 45 km de Riyad
33:34avec une trentaine
33:35d'attractions
33:36la région travaille
33:36sur ce projet
33:37depuis 18 mois
33:38Stéphanie
33:38l'investissement
33:39pourrait atteindre
33:40le milliard d'euros
33:41un nouveau concurrent
33:42donc pour Mickey
33:43et Astérix
33:43et on attend aussi
33:44donc des annonces
33:45dans l'énergie
33:46la défense
33:46les transports
33:47et la santé
33:48notamment dans la MedTech
33:49Carvolix
33:50la filiale de Truffle Capital
33:51qui fabrique des mini-robots
33:53guidés par l'intelligence artificielle
33:55et des valves cardiaques
33:56notamment
33:57annonce l'implantation potentielle
33:59d'une unité de production
34:00de pointe
34:00en Arabie Saoudite
34:01première étape
34:02donc pour faire de ce pays
34:04la plateforme de production
34:05et d'exportation
34:06de référence
34:07pour ces produits MedTech
34:08de pointe
34:08on sera d'ailleurs
34:09avec eux dans quelques instants
34:10enfin au lendemain
34:12de la finale du Mondial de Gaming
34:13qui s'est tenue
34:14exceptionnellement à Paris
34:15on attend
34:16d'autres annonces majeures
34:17dans les jeux vidéo
34:17l'IA
34:18ou encore le quantique
34:19de nombreux partenariats
34:20économiques attendus
34:21dans un parallèle souhaité
34:22entre Vision 2030
34:24pour l'Arabie Saoudite
34:25et France 2030
34:26oui Stéphanie
34:26le grand plan
34:27de diversification économique
34:29de l'Arabie Saoudite
34:30lancé il y a 10 ans
34:31par le prince héritier
34:32pour ne plus être
34:33totalement dépendant du pétrole
34:34fait écho
34:35au plan France 2030
34:37d'Emmanuel Macron
34:38pour accélérer
34:38dans l'IA
34:39la transition énergétique
34:40on attend donc
34:41dans ce cadre
34:42plusieurs annonces
34:43d'investissement massifs
34:44en France
34:45mais aussi
34:45en Arabie Saoudite
34:47on sait déjà
34:47que le fonds saoudien
34:49le fonds PIF
34:50le fonds souverain
34:51a prévu d'ouvrir
34:51un bureau à Paris
34:52et que la France
34:53veut participer pleinement
34:55à l'organisation
34:56de l'exposition universelle
34:57de 2030
34:57qui se tiendra à Riyad
34:59ça c'est pour le volet économique
35:00il y a aussi
35:01le plan diplomatique
35:03on va y revenir
35:03dans un instant
35:04mais d'abord
35:04on est en ligne
35:05avec Philippe Pouletti
35:06bonsoir
35:06vous êtes le fondateur
35:08de Truffle Capital
35:08et de Carvolix
35:10vous allez vous rendre
35:11dans quelques instants
35:12à ce dîner
35:13prévu à l'Elysée
35:14en présence
35:14d'Emmanuel Macron
35:16parce que vous allez
35:16prendre part
35:17à ce partenariat
35:18entre la France
35:19et l'Arabie Saoudite
35:21vous annoncez
35:22un programme
35:22de coopération médicale
35:24avec Riyad
35:25comment va-t-il
35:25s'articuler
35:26ce partenariat ?
35:28et bien effectivement
35:29l'Arabie Saoudite
35:30est un pays
35:31très intéressant
35:32pour nous
35:32notre ambition
35:33avec Carvolix
35:34c'est de devenir
35:35leader mondial
35:36dans les dispositifs
35:38médicaux
35:38à destination
35:39des cardiologues
35:40pour remplacer
35:41les valves cardiaques
35:42pour traiter
35:43les accidents
35:43vasculaires cérébraux
35:44deuxième cause
35:45de mortalité
35:46de handicap
35:47avec nos technologies
35:49d'intelligence artificielle
35:51et de mini robotique
35:52et pour ce faire
35:54on a le choix
35:55entre quoi
35:56rester un peu
35:57sous la couette
35:58en France
35:59à la start-up nation
36:00ou développer Carvolix
36:03et pour ça
36:03on a besoin
36:04d'un partenariat
36:05alors les US
36:06c'est habituel
36:07pour les sociétés françaises
36:09de se tourner
36:09vers les américains
36:10mais souvent
36:11de se faire absorber
36:12la Chine
36:14pour nous
36:14il n'en est pas question
36:15parce que les chinois
36:16les entreprises chinoises
36:18sont de plus en plus
36:19des prédateurs
36:20de technologies
36:21par contre
36:22l'Arabie Saoudite
36:23avec qui nous discutons
36:24depuis plus d'un an
36:25est un partenaire
36:27très intéressant
36:27vous savez que c'est
36:28la première économie du Golfe
36:3033 millions d'habitants
36:31très bonne infrastructure
36:34médicale
36:34et donc
36:35on envisage
36:36effectivement
36:36d'implanter
36:37une unité de production
36:38pas simplement
36:39pour l'Arabie Saoudite
36:41pour l'Europe
36:42pour l'Asie
36:43et peut-être
36:44pour l'Amérique du Nord
36:45dans les deux ans
36:46qui viennent
36:47ça veut dire
36:47que ça va être
36:48une réelle
36:49plateforme industrielle
36:50que vous allez créer
36:51en Arabie Saoudite
36:53ça va se faire
36:54quand concrètement ?
36:56Alors concrètement
36:57si on finalise
36:58nos discussions
36:58on va commencer
37:00la construction
37:01dans les mois
37:02qui viennent
37:02pour que l'unité
37:04soit opérationnelle
37:05dans les 18 à 24 mois
37:06en attendant
37:07on a une unité
37:08à Aix
37:09en Provence
37:10mais notre ambition
37:11c'est d'avoir
37:12une unité de production
37:13qui peut servir
37:14le marché mondial
37:16avec cet enjeu
37:17d'un marché
37:18de 33 milliards
37:19de dollars
37:21d'euros
37:21à l'échéance
37:222030
37:23et donc
37:24on est très impressionné
37:26par l'Arabie Saoudite
37:28par leur volonté
37:30de transformer
37:31leur oil-based economy
37:33en économie
37:34technologique
37:35et industrielle
37:36et donc pour nous
37:37c'est un très bon
37:38partenaire potentiel
37:40et on annonce
37:41aujourd'hui
37:41un contrat
37:42de collaboration
37:43entre les cardiologues
37:45saoudiens
37:45les cardiologues
37:46français
37:46avec des programmes
37:48d'échange
37:48qui va être
37:50un complément
37:51à l'unité de production
37:52et puis
37:53à moyen terme
37:54on envisage
37:56également
37:56d'implanter
37:58des sociétés
37:58de biotech
37:59en Arabie Saoudite
38:01notamment sur
38:02la technologie
38:02mRNA
38:04et RNA messager
38:06et vous savez
38:07peut-être
38:07qu'on est aussi
38:08le fondateur
38:08d'Abivax
38:09qui est la première
38:10société de biotech
38:11européenne
38:12la deuxième mondiale
38:13et donc avec
38:14Carvolix
38:15on va essayer
38:15de faire la même chose
38:16en dispositifs médicaux
38:18Une dernière question
38:19vous allez investir
38:20combien en Arabie Saoudite ?
38:22Ah ça
38:22je ne vais pas tout vous dire
38:24dès ce soir
38:25on va investir
38:27des moyens
38:27humains
38:28et je ne vous donnerai
38:29même pas une fourchette
38:30même avant le dîner
38:32J'aurais tenté
38:33merci beaucoup
38:34Philippe Pouletti
38:35je rappelle que vous êtes
38:36le fondateur
38:37de Truffle Capital
38:38et de Carvolix
38:39on est aussi
38:41en ligne
38:42avec Antoine Bassebouze
38:43bonsoir
38:43vous êtes politologue
38:44directeur de l'Observatoire
38:45des Pays Arabes
38:46on en parlait
38:48on parlait du volet économique
38:50avec Nathan
38:51Cocampo
38:52sur le plan
38:54diplomatique
38:54il y a aussi
38:55de nombreux
38:55sujets
38:56qui sont
38:57abordés
38:58d'abord
39:00qui a le plus besoin
39:01aujourd'hui
39:02l'un de l'autre
39:03entre la France
39:03et l'Arabie Saoudite ?
39:05Je crois que le partenariat
39:07est égalité
39:09gagnant-gagnant
39:10c'est pour ça
39:11que ça peut marcher
39:12même si parfois
39:14les annonces
39:15ne sont jamais
39:15concrétisées
39:16mais ce soir
39:17j'ai vu qu'il y avait
39:18au moins
39:19six ou sept
39:20ministres
39:21saoudiens présents
39:22il y a eu des accords
39:23qui viennent d'être
39:24signalisés
39:25il y a le gouverneur
39:26de la Banque centrale
39:27il y a des domaines
39:29très importants
39:30mais surtout
39:31quand on regarde
39:32la couverture
39:33de cette visite
39:36de MBS
39:37à Paris
39:37par les médias saoudiens
39:39on se rend compte
39:40combien
39:41c'est une respiration
39:42pour le prince héritier
39:45et combien
39:46il a besoin
39:47d'afficher
39:47cette visite
39:49tout le protocole
39:51qui est
39:51lié à cette visite
39:53et aussi
39:54pour lui
39:55c'est la première sortie
39:57en 2026
39:58en dehors de l'Arabie
39:59c'est une belle
40:00respiration
40:01en long week-end
40:02dans son château
40:03de Louvcienne
40:05et donc
40:06voilà
40:07il y a l'utile
40:08et l'agréable
40:09l'e-sport
40:10les jeux vidéo
40:11c'est la passion
40:12du prince héritier
40:13et faire
40:14la coupe
40:16du monde
40:17en quelque sorte
40:18au Grand Palais
40:19en présence
40:20du président Macron
40:21c'est également
40:22un plaisir
40:23et un honneur
40:24pour les Saoudiens
40:25et pour la France
40:26qui a été choisie
40:27pour abriter
40:29ces troisièmes
40:30jeux
40:31et en parlant
40:33de jeux
40:33ça vient d'être
40:35publié
40:36par l'Elysée
40:37l'Arabie Saoudite
40:37va créer
40:38trois parcs
40:38d'attractions
40:39près de Paris
40:40dont un probablement
40:41sur l'univers
40:42des mangas
40:43à la clé
40:446 milliards d'euros
40:45d'investissement saoudien
40:4622 000 emplois
40:48directs
40:49attendus
40:51là aussi
40:52c'est
40:52une question
40:53de soft power
40:54aussi
40:54pour l'Arabie Saoudite
40:57le PIF
40:58le Front Souverain
40:59Saoudien
41:00investit énormément
41:01dans des choses
41:02qui sont pas
41:03qui sont ludiques
41:05en quelque sorte
41:06et donc
41:07ça fait partie
41:08de ces investissements
41:09dans les jeux
41:10dans les
41:12les bases
41:14ludiques
41:15et donc
41:16ça fait partie
41:17de ces préoccupations
41:18mais je crois
41:20que l'Arabie
41:21aujourd'hui
41:22est un peu stressée
41:23par un voisin
41:25iranien
41:26agressif
41:27par des proxys
41:28de l'Iran
41:28qui bloquent
41:30du nord
41:30à travers
41:31les milices irakiennes
41:32et au sud
41:33le détroit
41:34de Bab el-Mande
41:35par les milices
41:36yéménites
41:36et donc
41:37l'Arabie
41:38est un peu stressée
41:39un peu inquiète
41:40cherche des
41:41partenaires
41:43fiables
41:43ils n'ont plus
41:44confiance
41:45dans l'Amérique
41:46de M. Trump
41:47qui les a
41:48en quelque sorte
41:51amenés
41:52à leur amener
41:53la foudre
41:54il a été discrédité
41:55donc voilà
41:57ils se tournent
41:58vers des partenaires
41:59sûrs
41:59qui ont fait
41:59leur preuve
42:00auprès de leurs voisins
42:01émiratis
42:02et qataris
42:03avec lesquels
42:04la France
42:05est liée
42:05par des accords
42:07de défense
42:08avec ces deux
42:09d'Amérique
42:10Antoine Bassebou
42:11est-ce que ça veut dire
42:12que la France
42:13peut réellement
42:13tirer son épingle
42:14du jeu
42:15dans le projet
42:16Vision 2030
42:17de l'Arabie Saoudite
42:20face aux Américains
42:21et face aux Chinois
42:22aussi
42:23je crois que les Américains
42:25ça fait partie
42:26du passé
42:26il faudrait
42:28un autre président
42:29qui n'humilie pas
42:30publiquement
42:31dans des discours
42:32MBS
42:33qui
42:34n'attire pas
42:36la foudre iranienne
42:37qui ne
42:38s'en sort pas
42:39au bout de six mois
42:40de guerre
42:41avec l'Iran
42:42bref
42:43M. Trump
42:44a été perçu
42:46à Riyad
42:47comme étant
42:47une calamité
42:48pour la stabilité
42:49et la vision
42:502030
42:51de l'Arabie
42:52quant à l'Iran
42:53c'est une force
42:55commerciale
42:56pardon
42:56à la Chine
42:57c'est une force
42:58commerciale
42:59mais qui ne s'est pas
43:00investie
43:01dans les échanges
43:02de défense
43:04avec les pays
43:05du Golfe
43:06en revanche
43:07la France
43:07a une tradition
43:08de défense
43:11dans plusieurs secteurs
43:12également
43:13que ce soit
43:13l'eau
43:14l'énergie
43:14le tourisme
43:16et la culture
43:18entre autres
43:19domaines
43:20qui ont été
43:21ce soir
43:22honorés
43:22à l'Elysée
43:23donc c'est la fidélité
43:25en quelque sorte
43:25qui est récompensée
43:26ce soir
43:26à l'Elysée
43:28pour la France
43:29c'est la fiabilité
43:31de la France
43:32c'est le partenariat
43:33aussi
43:33l'année dernière
43:35les deux pays
43:36ont mené
43:37une campagne
43:38pour la reconnaissance
43:40de l'État palestinien
43:41159 pays
43:43l'ont fait
43:44c'est une association
43:46qui a été
43:47couronnée
43:48de succès
43:48il y a d'autres sujets
43:50comme
43:50le Liban
43:52comme la Syrie
43:53comme
43:54les voies
43:58de contournement
43:59du Z3
44:00d'Hormuz
44:00et de Bab el-Madeem
44:01il va falloir
44:02maintenant
44:02construire
44:03les oléoducs
44:04et les gazoducs
44:05qui acheminent
44:06le pétrole
44:07et le gaz
44:07de la péninsule arabique
44:09sur la Méditerranée
44:10et là
44:11l'expertise française
44:12les compagnies françaises
44:13sont en mesure
44:15d'aider beaucoup
44:16et l'Arabie
44:17et ses voisins
44:18des monarchies du Golfe
44:19Merci beaucoup
44:20Antoine Basbousse
44:21je rappelle que vous êtes
44:22politologue et directeur
44:23de l'Observatoire
44:24des Pays Arabes
44:25merci beaucoup
44:26Nathan
44:26Cocampo
44:27on continue
44:28à parler de
44:29l'actualité internationale
44:30on va parler de
44:31l'Ukraine
44:32tout de suite
44:32BFM Business présente
44:38le 18h éco
44:40Stéphanie Collot
44:42On poursuit le 18h éco
44:44avec
44:44à l'international
44:45cette coalition
44:46des volontaires
44:47qui s'est réunie
44:48à Kiev
44:49aujourd'hui
44:49les principaux soutiens
44:50à l'Ukraine
44:51principalement européens
44:52se sont rassemblés
44:53alors que les frappes
44:54s'intensifient
44:55et alors que le pays
44:56célèbre
44:56le 35e anniversaire
44:59de son indépendance
45:00on fait le point
45:00avec Ulrich Buna
45:01bonsoir
45:02vous êtes
45:02vous êtes
45:03analyste géopolitique
45:04spécialiste
45:05de l'Europe centrale
45:06et de l'Europe de l'Est
45:07sur place à Kiev
45:08le président
45:09du conseil européen
45:10Antonio Costa
45:11ainsi que le nouveau
45:13premier ministre britannique
45:14Andy Burnham
45:15a promis
45:16de continuer
45:17à aider
45:18l'Ukraine
45:19en dépit
45:20des menaces russes
45:21on l'écoute
45:28Malgré les menaces
45:29scandaleuses
45:30proférées par la Russie
45:31à l'encontre de mon pays
45:32nous continuerons
45:33à soutenir
45:33la défense de l'Ukraine
45:34je sais que vous avez
45:35besoin d'une aide
45:36supplémentaire
45:37pour protéger
45:37votre espace aérien
45:38et votre population civile
45:40je sais à quel point
45:41les hivers ont été rudes
45:42et à quel point
45:43il est nécessaire
45:43d'être près cette année
45:44lorsque les nuits
45:45commenceront à s'amener
45:47Voilà Andy Burnham
45:49cet après-midi
45:50depuis Kiev
45:51qui assure
45:51l'Ukraine
45:52de son soutien
45:54l'Union Européenne
45:55annonce le déblocage
45:56d'une tranche
45:56de 6 milliards d'euros
45:57d'aides militaires
45:58pour renforcer
45:59la défense aérienne
46:00de l'Ukraine
46:01et sa capacité
46:02en missiles
46:03et en munitions
46:04est-ce que
46:05toutes ces aides
46:06est-ce que c'est
46:07suffisant
46:07pour l'Ukraine ?
46:08Alors ce sera probablement
46:09pas suffisant
46:09donc les 6 milliards
46:10qui ont été
46:12débloqués
46:13par la Commission Européenne
46:15pour l'Ukraine
46:16ça faisait partie
46:16du paquet de 90 milliards
46:17donc ça ne se rajoute pas
46:18mais effectivement
46:19c'est une tranche d'aide
46:20qui va beaucoup aider
46:21les Ukrainiens
46:21parce que dans tous les cas
46:23le ministère de la Défense
46:23ukrainien manque d'argent
46:24pour produire
46:25ses propres armes
46:26donc ça va lui permettre
46:27aussi peut-être
46:27potentiellement d'acheter
46:28des missiles patriotes
46:29aux Etats-Unis
46:30mais le vrai problème
46:31dans tous les cas
46:32c'est que
46:32Volodymyr Zanisky a dit
46:33qu'il lui fallait
46:33300 patriotes
46:34pour passer l'hiver
46:35et qu'il ne les aura
46:35probablement pas
46:36c'est aussi ça le problème
46:37on va revenir sur les patriotes
46:38mais d'abord
46:39la France et le Royaume-Uni
46:42vont confier à Kiev
46:43les secrets de fabrication
46:45des missiles de MBDA
46:47est-ce que ça
46:48c'est un game changer
46:49est-ce que ça
46:50ça peut changer
46:50la donne dans le conflit ?
46:52Alors
46:52il n'y a aucun
46:54armement militaire
46:55qui peut vraiment
46:55faire basculer le conflit
46:56en revanche
46:57ça va permettre
46:58à l'Ukraine
46:58de produire
46:59ces missiles
47:00scalps
47:00qui sont relativement
47:01efficaces
47:02par elle-même
47:03et donc ça
47:04du coup
47:04ça peut lui permettre
47:04d'être plus performante
47:06dans ses frappes
47:06sur la profondeur
47:07de la Russie
47:08grosso modo
47:09pour donner un peu
47:10un comparatif
47:11tous les drones
47:11que l'Ukraine envoie
47:12c'est à peu près
47:13entre 50 et 100 kilos
47:14de charge explosive
47:15un missile scalps
47:16c'est 500 kilos
47:17d'explosifs
47:18donc vous imaginez bien
47:18qu'avec une telle charge
47:19et puis c'est relativement
47:21plus performant
47:21c'est plus difficile
47:22à intercepter
47:22donc avec une telle charge
47:24vous pouvez faire
47:24beaucoup plus de dégâts
47:25notamment sur les usines
47:26qui produisent les missiles
47:27que les Russes envoient
47:27sur l'Ukraine
47:29De quoi l'Ukraine
47:31manque-t-elle
47:31pour gagner la guerre ?
47:32Vous parliez des missiles patriotes
47:35les livraisons
47:36des missiles patriotes
47:37ont diminué drastiquement
47:38depuis 2023
47:39on est passé
47:40de 675 missiles
47:42en 2023
47:43à 264 en 2026
47:46selon Volodymyr Zelensky
47:48est-ce que là
47:49sans l'aide des Américains
47:51c'est clairement impossible
47:52pour l'Ukraine ?
47:53Ça va être très très compliqué
47:55donc d'autres pays européens
47:57ont aussi des missiles patriotes
47:58et pourraient en fournir
47:58quelques-uns
47:59mais les usines de fabrication
48:01sont aux Etats-Unis
48:01et on sait très bien
48:03que les Américains
48:03en manquent déjà
48:04pour eux-mêmes
48:05et pour assurer leur protection
48:06sur l'ensemble des fronts
48:07en Asie, au Moyen-Orient
48:08et à domicile
48:10donc effectivement
48:10c'est très compliqué
48:11pour les Ukrainiens
48:12d'en obtenir
48:13il est probable
48:13qu'ils n'obtiendront pas
48:14les 300 qu'ils espèrent
48:15et donc l'hiver sera très compliqué
48:17les Européens
48:17notamment les Français
48:18et les Italiens
48:18peuvent fournir
48:19des systèmes équivalents
48:20notamment le système Mamba
48:21avec les Aster 30
48:22mais ça ne suffira pas
48:23on n'aura pas nous-mêmes
48:25on ne produit pas
48:25300 intercepteurs
48:26donc ça va être très compliqué
48:28pour les Ukrainiens
48:28et il est probable
48:29que l'hiver soit plus compliqué
48:30encore que le précédent
48:31Il y a aussi l'accès
48:32au réseau Starlink
48:33qui est crucial
48:34autant pour la Russie
48:35que pour l'Ukraine
48:36d'ailleurs
48:36et là le décideur
48:38c'est Elon Musk
48:39et aussi Donald Trump
48:40Oui effectivement
48:41alors c'est Elon Musk
48:43c'est une entreprise privée
48:43mais c'est un peu aussi
48:44Donald Trump
48:45puisque le premier financeur
48:46de Starlink
48:47c'est le Pentagone
48:48donc tout ça joue
48:49pour l'instant
48:50les Ukrainiens
48:50peuvent l'utiliser
48:51au-dessus du territoire ukrainien
48:52et ça fonctionne plutôt
48:53très très bien
48:54les Russes ne l'ont pas du tout
48:55en revanche
48:56ce qu'espèrent les Ukrainiens
48:57c'est de pouvoir l'utiliser
48:58au-dessus du territoire russe
49:00pour avoir des frappes
49:01encore plus précises
49:02que ce qu'ils font actuellement
49:04jusqu'à présent
49:05Elon Musk
49:05s'était toujours refusé
49:06à le faire
49:07notamment parce qu'il y avait
49:08eu des frappes sur la Crimée
49:09il est peu probable
49:10quand même
49:10qu'il change d'avis
49:11on sait qu'il y a
49:12beaucoup de pression diplomatique
49:13on sait que l'ancien ministre Fedorov
49:14se rend aux Etats-Unis
49:15la semaine prochaine
49:16notamment parce qu'il est proche
49:17d'Elon Musk
49:17pour lui parler directement
49:18mais ça semble quand même
49:19très peu probable
49:224 ans et demi de guerre
49:23est-ce que l'Ukraine
49:24peut encore gagner ce conflit
49:26ou de toute façon
49:27il n'y aura pas de gagnants
49:29tout dépend
49:29ce qu'on entend par victoire
49:31il n'y aura pas de victoire
49:31stratégique de la Russie
49:32ça c'est une évidence
49:33il n'y aura probablement pas
49:34non plus
49:36de grandes victoires
49:37de l'Ukraine
49:38qui regagnerait
49:39Manu Militari
49:40l'ensemble de ses territoires
49:41je pense qu'il est désormais
49:42acté pour les Ukrainiens
49:43que le scénario le plus probable
49:44serait un gel
49:45de la ligne de front
49:46avec éventuellement
49:47des négociations derrière
49:48toute la question derrière
49:49c'est quelles seraient
49:50les garanties de sécurité
49:51à apporter à l'Ukraine
49:52et pour l'instant
49:53c'est ça qui coince
49:53c'est-à-dire que
49:54il n'y aura pas d'intégration
49:56dans l'OTAN
49:56donc les garanties de sécurité
49:57ce serait éventuellement
50:00quelque chose
50:00qui ressemblerait
50:01un peu à l'OTAN
50:02avec des garanties de sécurité
50:02extrêmement fortes
50:03de la part des pays européens
50:04peut-être un positionnement
50:05de troupes
50:06très proche
50:07ou à l'intérieur de l'Ukraine
50:08et toutes ces conditions-là
50:09sont toujours rejetées
50:10par la Russie
50:10donc c'est ça en fait
50:11finalement les Ukrainiens
50:11sont prêts à ouvrir
50:13les négociations
50:13depuis assez longtemps
50:14ils sont prêts à accepter
50:15un cessez-le-feu
50:16sur les lignes actuelles
50:17en revanche
50:17côté Moscou
50:18ça coince
50:19notamment en raison
50:20de ces 20% du Donbass
50:21de l'Est du pays
50:22qu'il ne contrôle pas
50:23ça semble être une condition
50:24sine qua non
50:24pour Vladimir Poutine
50:25L'Ukraine qui
50:26on parlait du réseau Starlink
50:28tout à l'heure
50:28pour toucher davantage
50:29dans les terres
50:30en Russie
50:32l'Ukraine multiplie
50:33les attaques
50:34à l'intérieur du territoire russe
50:36pour toucher
50:36l'économie russe
50:38pour toucher les entrepôts
50:39pour toucher
50:40les infrastructures logistiques
50:42et ça commence
50:42à se ressentir
50:43au sein de la population russe
50:45Oui tout à fait
50:46tout à fait
50:47effectivement ça se ressent
50:47alors le plus visible
50:48pour les Russes
50:49c'est les raffineries
50:50parce qu'il commence
50:51à y avoir des queues
50:51à la pompe
50:52que ce soit même
50:52à Moscou
50:53ou à Saint-Pétersbourg
50:53donc c'est une réalité
50:54on estime qu'à peu près
50:55un quart des stations-service
50:56ont l'ensemble
50:57de l'essence
50:58à toutes les pompes
50:59donc c'est un vrai problème
51:00même en dehors
51:01des grandes villes
51:03les frappes
51:03sur les infrastructures
51:04type entrepôt
51:05d'e-commerce
51:06ça aussi ça se ressent
51:07chez des petits entrepreneurs
51:08qui ont tout perdu
51:09chez des gens
51:10qui commandaient
51:10et qui ont perdu
51:11leurs marchandises
51:11chez même
51:12ces fournisseurs
51:13d'e-commerce
51:13qui eux aussi
51:14sont très endettés
51:15donc ça va
51:17potentiellement avoir
51:17un effet en cascade
51:18mais pour l'instant
51:19ça ne fait pas bouger
51:20d'un iota
51:21Vladimir Poutine
51:21néanmoins ça met quand même
51:22le système russe
51:23sous stress
51:24et le meilleur des exemples
51:25c'est que le seul parti
51:26qui était un peu
51:27contre la guerre
51:28qui avait peu de chances
51:29d'avoir beaucoup d'élus
51:30à la Douma
51:30donc les élections législatives
51:31qu'on a eu au mois de septembre
51:32ce parti a été interdit
51:33de se présenter
51:34ce qui est le signe
51:35quand même d'un raidissement
51:35du régime qui a peur
51:36que la contestation s'exprime
51:37ça veut dire que potentiellement
51:39il peut y avoir
51:40si l'Ukraine continue
51:41ce genre de frappe
51:42ça veut dire que potentiellement
51:43une contestation interne
51:44en Russie est possible
51:46envisageable
51:46c'est très compliqué
51:47la contestation interne en Russie
51:48en tout cas le système
51:49fait tout pour qu'elle ne se produise pas
51:50elle empêche les voix dissidents
51:52de s'exprimer
51:52elle met les opposants en prison
51:54ou elle les expulse
51:54comme Boris Nadezhdin
51:55qui a dû fuir en France
51:56donc en tous les cas
51:58le système est en position de stress
51:59il y a énormément
52:00de dissidents économiques
52:01qui s'expriment
52:02en disant que ça ne peut pas
52:03continuer comme ça
52:03même le maire de Moscou
52:05Sobyanine a dit
52:06qu'il n'était pas possible
52:07que toute l'économie
52:08bascule en économie de guerre
52:09parce que ça allait
52:10en quelque sorte
52:10faire s'effondrer la Russie
52:12sur le long terme
52:12donc il y a énormément
52:14il y a des voix qui s'expriment
52:15qui ne s'expriment pas
52:16il y a un an
52:16en revanche
52:17pour que ça fasse
52:17un mouvement contestataire
52:18ça va être compliqué
52:19je rappellerai juste
52:20que la Russie est une dictature
52:21donc c'est compliqué
52:21de s'exprimer
52:22On revient en Ukraine
52:23avec des tensions internes
52:25dans le pays
52:26tensions politiques
52:26pour Volodymyr Zelensky
52:28qui a rejeté ce week-end
52:29l'appel à la tenue d'élections
52:31en temps de guerre
52:32formulée par son ex-ministre
52:33de la Défense
52:34on en parlait
52:35est-ce qu'il y a
52:36un risque de désunion
52:37au sein du pouvoir ukrainien ?
52:40Disons que
52:41effectivement
52:41l'ancien ministre Fedorov
52:42lorsqu'il a demandé
52:43à organiser des élections
52:44c'est l'un des hommes
52:45les plus populaires d'Ukraine
52:45en tout cas c'était
52:47il a brisé un tabou
52:49personne dans la classe politique
52:50n'avait osé briser ce tabou là
52:52jusqu'à présent
52:52il y a une réalité
52:53que de par
52:54on va dire
52:55l'état de guerre
52:56la loi martial
52:57on ne peut pas organiser
52:57des élections en Ukraine
52:58il y a quand même
52:59globalement un consensus
53:00en Ukraine
53:00au sein de la population
53:01tous les sondages le montrent
53:02il n'y a à peu près
53:03que 15% des Ukrainiens
53:04qui veulent organiser
53:05des élections
53:05maintenant tout de suite
53:07un million de déplacés
53:08et un million d'hommes
53:09sous les drapeaux
53:09ce serait un casse-tête logistique
53:11c'est un euphémisme
53:13en revanche
53:14il y a une volonté
53:15très claire aussi
53:16de la part des Ukrainiens
53:16d'espérer
53:17à un moment donné
53:18retrouver une espèce
53:18de respiration démocratique
53:20parce qu'il y a
53:22des contestations
53:23sur la façon
53:23dont Volodymyr Zelensky
53:24mène sa politique
53:25en intérieur
53:26pas vis-à-vis de l'international
53:27pas vis-à-vis de la guerre
53:27mais la lutte contre la corruption
53:29voilà c'est qu'il y a
53:30des soupçons de corruption
53:30aujourd'hui actuellement
53:31il n'y a pas que des soupçons
53:32d'ailleurs
53:33pas sur Volodymyr Zelensky
53:34en lui-même
53:34mais sur l'administration présidentielle
53:37plusieurs personnes
53:37de son administration présidentielle
53:38qui ont été mises en cause
53:39qui ont été mises en examen
53:41d'anciens ministres aussi
53:42des députés
53:43de son parti
53:43donc tout ça montre
53:44qu'effectivement
53:45il y a une contestation
53:45qui monte par rapport
53:46à ce problème de la corruption
53:48mais néanmoins
53:49pour l'instant
53:49il y a quand même
53:50une espèce d'entente nationale
53:52d'union nationale
53:53autour du fait
53:53qu'il faut soutenir
53:54le pays en guerre
53:55et les élections
53:55ça reviendra plus tard
53:56en revanche
53:57le jour où ça s'ouvrira
53:59cette période
53:59un petit peu peut-être
54:00un sèchef-feu
54:01qu'ouvrirait la porte
54:02à des négociations
54:03et ensuite à des élections
54:04il est quand même
54:05très probable
54:05qu'effectivement
54:06le mécontentement
54:07qui est en gestation
54:09contre Volodymyr Zelensky
54:10et contre certaines
54:11de ses pratiques du pouvoir
54:12en interne
54:12elle, elle s'exprimerait
54:13très fortement
54:14il est beaucoup moins populaire
54:16Volodymyr Zelensky
54:16que son ancien chef d'état-major
54:17par exemple
54:18le général Zaloujny
54:20Merci beaucoup Ulrich Bounat
54:22je rappelle que vous êtes
54:22analyste géopolitique
54:23spécialiste de l'Europe centrale
54:25et de l'Europe de l'Est
54:26dans un instant
54:27sur BFM Business
54:28vous avez rendez-vous
54:29avec François Sorel
54:30pour Tech & Co
54:31je vous retrouve demain
54:31très bonne soirée
54:34Le 18h écho
54:35sur BFM Business
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