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  • il y a 1 jour
Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective. 

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Transcription
00:00:00Bonjour à tous et ravi de vous retrouver en cette rentrée sur CNews.
00:00:04L'info de Villeneuve, c'est quoi l'info de Villeneuve ?
00:00:06C'est votre info, c'est l'info d'Harold, de Caroline, de Joachim, de Félicité, de tout le monde.
00:00:12C'est votre info, celle qui vous ressemble, celle qui vous fait réagir, celle qui vous intéresse.
00:00:17L'info de Villeneuve, ce sont deux heures de décryptage avec les experts les mieux informés sur les sujets,
00:00:23des débats sur les polémiques du jour et les directs bien sûr,
00:00:26puisque l'après-midi, vous le savez, le cœur du réacteur de l'actualité,
00:00:30c'est là que les invités politiques notamment réagiront à chaud sur cette année présidentielle,
00:00:35sur les sujets quotidiens, sur la sécurité, sur le pouvoir d'achat.
00:00:39Notamment ces deux sujets qui bien sûr vous intéressent de prime abord.
00:00:42Aujourd'hui, c'est un homme qui incarnait une certaine idée de la France dont on va parler.
00:00:47Il nous a quitté, c'est Philippe Bouvard, il avait 96 ans,
00:00:50il était bien plus que ce présentateur iconique, historique, des grosses têtes.
00:00:56Il a séduit, il a convaincu des générations entières d'auditeurs et de téléspectateurs.
00:01:01Il a côtoyé les présidents de la République, les acteurs, les grands de ce monde.
00:01:05Il était surtout celui qui vous tendait la main, celui qui ralliait les personnes et les univers.
00:01:12Il vous faisait entrer la France entière dans les codes et dans les mondes codifiés de la politique.
00:01:19Ces émissions étaient drôles, elles étaient humaines.
00:01:22On en apprenait beaucoup, comme vous le confirmeront, mes deux invités du jour.
00:01:26L'académicien Jean-Marie Roir et le comédien Philippe Chevalier,
00:01:30qui a débuté d'ailleurs pour ce dernier dans le petit théâtre de Bouvard.
00:01:34C'était au tout début des années 80.
00:01:36Voilà pour le sommaire de cette première heure.
00:01:38Dès 16h, direction l'Espagne, mais aussi le nouveau parc d'attractions,
00:01:42Dragon Ball qui arrive en France.
00:01:44Qu'en pense Nicolas de Villiers, le patron du Puy de Fou ?
00:01:47Nous lui posons la question, mais d'abord c'est le journal avec Félicité Kindoki.
00:01:52Bonjour Félicité.
00:01:53Bonjour Pierre.
00:01:53Et on commence par la hausse des franchises médicales.
00:01:57Le plafond va augmenter de 40%.
00:01:59Et oui, la franchise médicale concerne 48 millions de Français.
00:02:03C'est une somme qui est déduite directement de vos dépenses santé.
00:02:07Et bien le plafond va passer de 100 à 140 euros.
00:02:10Selon le gouvernement, ce nouveau plafond correspond en fait à la prise en compte de l'inflation depuis 2005.
00:02:16C'était la rentrée des classes ce matin pour tous les ministres.
00:02:19Et oui, convoqués par Emmanuel Macron à l'Elysée,
00:02:22les membres du gouvernement ont évoqué de manière prioritaire le sujet du budget 2027
00:02:27qui s'annonce compliqué avec en toile de fond la présidentielle.
00:02:31Les explications tout de suite de notre envoyé spécial Maxime Leguay sur place ce matin.
00:02:37Un conseil des ministres de rentrée qui aura majoritairement été consacré à l'élaboration et la préparation du budget 2027
00:02:45avec plusieurs pistes mises sur la table par Bercy,
00:02:48notamment la désindexation partielle de certaines pensions de retraite
00:02:51ou encore la reconduction de la surtaxe des bénéfices pour les entreprises.
00:02:57Matignon qui parle d'une plus juste répartition de l'effort budgétaire
00:03:01mais qui précise toutefois que ces formulations sont des points de départ et non d'atterrissage.
00:03:07La porte-parole du gouvernement qui réitère à cet égard les appels à la responsabilité formulée aux oppositions,
00:03:13notamment aux partis socialistes et aux républicains
00:03:15et qui fustige par la même occasion l'annonce de la France Insoumise d'une censure du gouvernement
00:03:22avant même le début du débat budgétaire.
00:03:25Une négation du parlementarisme selon les mots de Bréjon
00:03:29qui annonce d'ores et déjà des débats sur le budget difficile, compliqué,
00:03:34preuve que le budget, le projet de loi de finances 2027 est déjà dans toutes les têtes à Matignon.
00:03:39Un séminaire gouvernemental sur ce sujet aura lieu.
00:03:42Ce sera lundi prochain.
00:03:44Maxime Leguay à l'Elysée pour CNews.
00:03:47Deuxième jour de visite à Paris pour le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman.
00:03:51Emmanuel Macron doit le recevoir cet après-midi à 13h30.
00:03:54Oui, MBS, c'est ainsi qu'on le surnomme.
00:03:56C'est l'interlocuteur incontournable au Moyen-Orient.
00:03:59Cette rencontre avec le chef de l'État est consacrée aux enjeux géopolitiques et surtout économiques.
00:04:05Harold Iman, vous êtes avec nous.
00:04:06Vous êtes notre spécialiste des questions internationales.
00:04:08Est-ce qu'on peut parler d'un partenariat franco-saoudien ?
00:04:12Alors, dans les formes, oui, il y a ce partenariat depuis presque dix ans.
00:04:16Mais maintenant, on lui donne un coup d'accélérateur incroyable.
00:04:19Hier, déjà, vous voyez les images du prince héritier.
00:04:23C'est lui qui règne en réalité.
00:04:25Le prince héritier Mohamed Ben Salman qui était là au Grand Palais pour le Grand Prix du eSport.
00:04:34C'est l'événement de jeux vidéo qui est sponsorisé en grande partie par l'Arabie saoudite.
00:04:40Et il faut retenir ce fait parce qu'il y a, bien sûr, le dossier traditionnel du transport ferroviaire,
00:04:48de la santé, les hôpitaux, de la sécurité, les échanges de renseignements entre les services secrets saoudiens et les Français,
00:04:59certaines coopérations dans le matériel militaire, mais il y a l'économie.
00:05:03Et au centre de l'économie, vous savez, les jeux vidéo qui sont un domaine gigantesque.
00:05:10Et le prince héritier est un joueur hors pair de jeux vidéo.
00:05:15Et aussi le sponsor de Dragon Ball Z, ce jeu avec un environnement dont il voudrait faire un parc thématique
00:05:25d'attractions à Sergi-Pontoise,
00:05:28là où était autrefois Mirapolis qui avait fait faillite en 1991.
00:05:33Et bien sûr, on en parlera tout à l'heure, notamment avec Nicolas Devilliers qui s'insurge contre l'idée
00:05:38de ce parc d'attractions.
00:05:39Non, dit-il, ce n'est pas l'idée de... On peut s'intéresser, bien sûr, à la culture japonaise,
00:05:43mais priorité quand même à faire découvrir la France.
00:05:47Nicolas Devilliers sera avec nous tout à l'heure. Dans le reste de l'actualité, félicité.
00:05:51Dans le reste de l'actualité, 40 000 euros de dégâts. C'est la désagréable surprise qu'ont eues samedi
00:05:57matin les membres du comité communal des Deux Forêts.
00:06:00L'équipe de travail a découvert une vigie de surveillance du village du Toronais dans le bar complètement saccagé.
00:06:06Découvrez les images par Franck Trivio et François Tiskevitch.
00:06:09Des vides brisées à coups de pierre, des portes et des tables arrachées, une station météo dégradée.
00:06:16La liste des dégâts est longue à la vigie de la commune du Toronais.
00:06:20La maire du village ne cache pas sa colère.
00:06:23On est partagé entre plusieurs sentiments, entre la sidération, parce qu'on est une commune qui est relativement protégée,
00:06:30et la colère, parce que tout l'été on a patrouillé, on a été en rouge.
00:06:35Cette vigie est une structure essentielle pour surveiller les massifs forestiers et signaler le plus rapidement possible tout départ de
00:06:42feu.
00:06:43Elle est utilisée depuis une vingtaine d'années par la commune.
00:06:46On le sait, on a passé un mois, mes voisins et amis des communes rurales avec le feu du Bessillon,
00:06:52avec plus de 6000 hectares brûlés,
00:06:54des feux criminels, ça met en péril des villages entiers, des vies, des maisons.
00:07:00Une plainte a été déposée à la gendarmerie.
00:07:02Selon la maire, le montant total des dégâts s'élève à près de 40 000 euros.
00:07:08On l'a appris ce matin, bien sûr, par les collègues et amis de RTL, Philippe Bouvard est mort à
00:07:14l'âge de 96 ans.
00:07:15Pendant près de 40 ans, il avait créé et animé l'émission culte Les Grosses Têtes.
00:07:20Philippe Bouvard avait ainsi marqué des générations entières à travers les médias.
00:07:24Retour sur sa vie avec Vignane Hervier.
00:07:29Humoriste, journaliste, animateur de radio, de télévision, écrivain, Philippe Bouvard a toujours été inclassable.
00:07:36Touche à tout de génie, cet observateur sans concession de ses contemporains en a égratigné plus d'un de sa
00:07:43plume trempée au vitriol.
00:07:45Parfois cynique, mais au final, pour mieux en rire, il ne s'épargnait pas et pratiquait volontiers l'autodérision.
00:07:51A la question « Comment pensez-vous que l'on se souviendra de vous ? », il répondait
00:07:55« Je pense qu'on ne se souviendra pas de moi. Je pense que la postérité, je pense que je
00:08:03vais laisser une soixantaine de livres qui encombreront davantage les bibliothèques que les mémoires. »
00:08:10Philippe Bouvard le reconnaissait. Il est toujours resté ce petit enfant juif, abandonné par son père à la naissance, un
00:08:176 décembre 1929, et obligé de se cacher pendant la Seconde Guerre mondiale.
00:08:21« Ça m'a laissé le souvenir d'une enfance traquée, douloureuse, qui fait que je suis aujourd'hui un
00:08:31peu moins européen que d'autres. »
00:08:33Doué pour l'écriture, mais pas pour les études, il va échouer trois fois au bac. En 1952, Philippe Bouvard
00:08:40entre au Figaro comme coursier.
00:08:41Il a 23 ans et va gravir tous les échelons. Le simple stagiaire deviendra journaliste, éditorialiste et finalement rédacteur en
00:08:50chef à François.
00:08:51Il sera également chroniqueur à l'Express, Paris Match, puis au Point.
00:08:54La radio lui fait du pied. En 1977, il lance les grosses têtes sur RTL. L'émission deviendra culte et
00:09:01pendant un temps, la plus écoutée du PAF.
00:09:04Philippe Bouvard l'animera pendant 37 ans.
00:09:06A la télévision, son petit théâtre de Bouvard sera une rampe de lancement pour toute une génération de comédiens.
00:09:12Malgré son éviction des grosses têtes et la fin de plusieurs collaborations,
00:09:16Philippe Bouvard ne prendra jamais sa retraite et restera jusqu'au bout ce trublion impertinent prêt à tout pour un
00:09:23bon mot.
00:09:25Et Philippe Bouvard était un enfant de Coulomiers, en Seine-et-Marne.
00:09:28Sa ville natale propose de lui rendre un hommage particulier avec le nom d'une rue ou d'une place.
00:09:35Donc, il porterait son nom, une façon de faire honneur à l'un de ses enfants les plus célèbres et
00:09:39de lui faire perdurer dans les mémoires.
00:09:41Merci beaucoup, félicité Kindoki.
00:09:43Prochain point d'actualité tout à l'heure dans une demi-heure.
00:09:46On va parler effectivement de Philippe Bouvard, puisque au-delà, je vous le disais, de ce présentateur iconique, historique,
00:09:52des grosses têtes, d'autres émissions, le fondateur du petit théâtre de Bouvard,
00:09:57Philippe Chevalier, d'ailleurs, qui avec son compère de toujours, Régis Laspalès, a été un enfant de ce petit théâtre
00:10:04de Bouvard,
00:10:05comme le disait Viviane.
00:10:06Ça a été une rampe de lancement pour de nombreux comédiens et humoristes.
00:10:10On va en parler avec Caroline Pilastre, qui est là avec nous.
00:10:12Bonjour Caroline.
00:10:13Bonjour Pierre.
00:10:13Bonjour Joachim Le Joachim Had.
00:10:15Merci beaucoup.
00:10:16Cette idée aussi de...
00:10:18Je disais, c'est une certaine idée de la France.
00:10:21Juste avant l'émission, Joachim, je vous disais, c'est un peu comme Sardou.
00:10:23C'est-à-dire que Sardou, Bouvard, qui on peut rajouter, Philippe Loiret, Jacques Martin,
00:10:29Michel Drucker aujourd'hui, qui est toujours là avec nous aujourd'hui.
00:10:32Bien sûr.
00:10:33Citrone, bien sûr.
00:10:34Guillaume, à l'époque.
00:10:34Non, mais c'est ce que je vous disais.
00:10:35Moi, je suis né en 1996.
00:10:37Lui est décédé à 96 ans.
00:10:39Donc, ce serait mensonger, ce serait malhonnête de ma part que de dire que j'ai grandi avec lui.
00:10:43Maintenant, j'ai comme vous le sentiment qu'il incarnait une France qui existait
00:10:47et qui aujourd'hui existe de moins en moins.
00:10:49Je pense notamment à trois choses, cette idée qu'on peut concilier le divertissement
00:10:54à une haute idée de la culture, du verbe, de la répartie, proposer une vraie culture populaire.
00:10:59Ce qui manque aujourd'hui, quand on voit comment l'industrie culturelle, l'industrie du divertissement
00:11:03a plutôt tendance à aller flatter les plus bas instincts des masses.
00:11:07Le deuxième aspect qui manquera, c'est cette irrévérence dans le ton,
00:11:10cette idée qu'on pouvait rire de tout, qu'il n'y avait pas de vache sacrée.
00:11:14C'est pareil, ça s'est perdu.
00:11:16Et le troisième aspect peut-être qui me frappe le plus, compte tenu de l'âge que j'ai,
00:11:21c'est cette liberté dans le parcours.
00:11:23Cette idée qu'on peut être acteur de son propre destin, être un parfait autodidacte et réussir.
00:11:29Il a commencé comme coursier au Figaro et il a fini avec le succès qu'on sait.
00:11:33Vous savez que la légende dit qu'il allait uriner en même temps que le directeur du Figaro
00:11:39et qu'à un moment donné, comme ils étaient au même moment dans un endroit assez clos
00:11:43où vous pouvez faire ça tout seul, comme on le dit dans le langage courant,
00:11:48et bien finalement, une sorte d'amitié s'est nouée.
00:11:51Puis après, il est passé du courrier à autre chose.
00:11:52Mais c'était une France où l'ascenseur social existait encore,
00:11:55quand bien même on ratait trois fois son bac, quand bien même on n'avait que le certificat d'études,
00:11:58quand bien même on avait grandi dans une famille monoparentale.
00:12:01Je pense que cette légèreté dans le rapport à l'avenir, dans le rapport à sa propre vie,
00:12:04c'est un peu perdu.
00:12:05En tout cas, c'est le regard que...
00:12:09Aujourd'hui, vous pouvez avoir un double master et être au chômage.
00:12:11C'est ça la réalité des choses.
00:12:13C'est même courant.
00:12:14J'ai oublié de citer Éric de Ritmaten, mais vous êtes là parce qu'on va parler aussi du business,
00:12:18c'est-à-dire qu'il était un homme d'affaires aussi.
00:12:20Philippe Bouvard, on en rigolait ce matin quand on se souvenait de la Peugeot 604 allongée
00:12:25qu'il avait transformée en bureau, tellement il avait de choses à faire dans la journée
00:12:29qu'il ne voulait pas perdre, j'allais dire, une seconde entre les déplacements qu'il avait.
00:12:33Vous vous en souvenez bien.
00:12:34Oui, cette Peugeot, il habitait à l'époque rue Saint-Ferdinand.
00:12:37Je n'habitais pas très loin.
00:12:38En fait, il habitait dans un hôtel particulier, derrière une façade d'immeuble normale.
00:12:42Et sa 604 verte était stationnée avec un chauffeur en livret.
00:12:47Et il racontait dans son bouquin, là, Philippe Bouvard, je crois me souvenir,
00:12:50qui m'avait d'ailleurs dédicacé, parce que je l'admirais vraiment beaucoup.
00:12:53Et il vous disait qu'il travaillait tout le temps.
00:12:56Il avait 250 000 kilomètres dans sa voiture.
00:12:58À l'époque, il n'y avait pas les téléphones portables, mais il avait quand même le téléphone,
00:13:01radio-téléphone avec l'antenne, vous savez, qui était sur le coffre arrière.
00:13:04Et il avait sa sténo à côté de lui.
00:13:06Et il préparait ses émissions.
00:13:08Il ne faut pas oublier que Bouvard, je regardais les chiffres, c'est impressionnant.
00:13:12Il a écrit 50 livres.
00:13:13Il parlait d'une soixantaine.
00:13:1550 livres au total.
00:13:1630 000 articles de presse.
00:13:18Il a fait 6 000 émissions de télévision.
00:13:21Il a fait 18 000 émissions de radio.
00:13:23Ça, c'est ce qu'il disait, c'est ce qu'il raconte dans ce livre qui est une mine.
00:13:26Parce que c'est un livre qui est sorti en 2013.
00:13:28Donc, à une époque, il était en très bonne santé encore.
00:13:31Enfin, il était encore en bonne santé.
00:13:32Donc, il racontait, il livrait toutes ces...
00:13:34Mais en fait, c'est ça.
00:13:34Vous savez, quand on est petit dans la cour de récréation, on dit, je ne suis jamais mort.
00:13:38Je n'ai jamais mort.
00:13:38En fait, Philippe Bouvard n'est jamais mort.
00:13:40Parce qu'il n'a jamais été à la retraite.
00:13:42Ça a été bien précisé tout à l'heure dans ce papier.
00:13:45Je voudrais qu'on commence par le commencement.
00:13:47Nous sommes le 29 mars 1958.
00:13:50Philippe Bouvard est un jeune chroniqueur.
00:13:53C'est sa première apparition à la télévision dans un concours de sosie.
00:13:58Michel Arnault et moi-même, nous avons pensé vous demander de participer à un grand concours.
00:14:02À un concours de sosie.
00:14:03Vous l'avez déjà deviné.
00:14:05C'est très simple.
00:14:05Vous avez certainement, dans votre entourage proche ou dans votre entourage lointain,
00:14:09des gens qui ressemblent à des personnalités célèbres du monde des arts, de la politique, du sport, que sais-je.
00:14:15Bref, vous avez sûrement fréquenté une fausse Sophia Loren, un faux Winston Churchill.
00:14:20Eh bien, ce que nous nous demandons, c'est encore plus simple.
00:14:22C'est de nous les indiquer, avec photos à l'appui pour que nous puissions juger sur pièce.
00:14:27C'est de nous adresser trois photos du sosie, deux photos de profil et une photo de face.
00:14:32Avec, si possible, une courte biographie.
00:14:35De nous les adresser, et là, j'insiste bien, avant huit jours, à la télévision française, chez vous ce soir,
00:14:42le physique de l'emploi.
00:14:43Voilà, télévision française, 15 rue Cognac-Jet.
00:14:47Et alors là, nous vous réservons une petite surprise, parce que la télévision française va prendre en charge le ou
00:14:52les gagnants,
00:14:52parce que nous allons les faire venir à Paris, et leur donner la possibilité de tourner un petit bout de
00:14:58rôle,
00:14:58dans un petit film, où ils pourront tenir exactement l'emploi de la célébrité à laquelle ils ressemblent tant.
00:15:04Voilà, 29 mars 1958, vous avez vu le phrasé, la télévision française, c'est-à-dire que Philippe Bouvard avait
00:15:14également ce ton que l'on...
00:15:16Alors, on regarde ça avec beaucoup d'amusement aujourd'hui, quand on voit les infos à la télé française dans
00:15:22les années 1950,
00:15:24avec ce ton un peu traînant.
00:15:26Je vous le disais, l'info de Villeneuve, c'est la vôtre, c'est celle qui nous ressemble tous,
00:15:31et on se souvient effectivement avec beaucoup d'enchantement et beaucoup de nostalgie de ces informations,
00:15:37et Philippe Bouvard en regardera tout à l'heure sa dernière émission pour voir que finalement Philippe Bouvard n'a
00:15:43pas changé.
00:15:43Je voudrais qu'on accueille Jean-Marie Rouard.
00:15:46Cher Jean-Marie, vous êtes l'académicien qu'on connaît, merci beaucoup d'être quelques instants avec nous.
00:15:52Vous, il y avait toujours un académicien, en l'occurrence, c'était Jean Dutour,
00:15:57qui était très longtemps dans les émissions de Philippe Bouvard,
00:16:02parce que, en fait, dans les émissions de Bouvard, on apprenait toujours beaucoup de choses.
00:16:06On faisait le tour de l'histoire, le tour de la littérature, c'était un puits de savoir.
00:16:12Oui, d'ailleurs, quand j'ai été élu à l'Académie, il m'a fait venir, donc, aux grosses têtes,
00:16:18et il m'a dit « Nous allons appeler votre confrère Jean Dutour ».
00:16:23Alors, il fait le tour, il appelle, il dit « Bonjour Jean Dutour, alors racontez-nous comment est-ce qu
00:16:31'on fait
00:16:31quand on reçoit les prétendants à l'Académie ? »
00:16:35Alors, Dutour, avec son humour un peu lourd, dit « Quand je vois quelqu'un qui vient se présenter à
00:16:40l'Académie,
00:16:40je lui dis « Est-ce que vous pouvez nettoyer les carreaux, parce qu'ils sont un peu sales,
00:16:46et est-ce que vous pouvez me prêter 500 euros ? »
00:16:51Et à ce moment-là, Bouvard me dit « Est-ce que vous avez quelque chose à dire à votre
00:16:55ami,
00:16:56à votre confrère Jean Dutour ? »
00:16:58Je dis « Oui, j'aimerais bien qu'il me rende mes 500 euros. »
00:17:03C'était le côté, vous avez raison, c'était le côté formidable dans l'ère médiatique
00:17:10d'avoir toujours un fond, il y avait toujours un fond, et d'ailleurs, pour les grosses têtes,
00:17:16mais je crois que ça s'est poursuivi, il y avait toujours des questions culturelles,
00:17:21et moi, il m'appelait de temps en temps pour quand il y avait une question de langue, de style,
00:17:26voilà, etc.
00:17:27Parce que, ce que vous avez dit tout à l'heure, je crois que ce n'est pas un homme
00:17:34qui travaillait.
00:17:35Parce que le travail, c'était sa vie, c'était son plaisir.
00:17:39Vraiment, c'était un homme qui ne pouvait vivre qu'un stylo à la main,
00:17:44qu'une plume à la main, parce que c'était vraiment sa respiration.
00:17:49Et en plus, je crois que c'est très juste que vous avez dit qu'il était très français,
00:17:56il était très français dans la mesure où il savait allier la profondeur et la superficialité.
00:18:06Ça avait l'air de quelque chose de superficiel, mais en même temps, il y avait beaucoup de choses profondes.
00:18:10Et ses billets, il faut reconnaître, il a fait des billets qui étaient d'une drôlerie, d'une profondeur, d
00:18:17'une qualité,
00:18:17pendant très très longtemps, il en a fait au Fiaro, bien sûr, l'année ce matin.
00:18:22Moi, je l'ai connue au Fiaro, mais au Fiaro du rond-point de la Champs-Elysées.
00:18:27Eh oui, c'était une époque, c'était une France, c'est la France dont on se souvient avec nostalgie.
00:18:33Certains voudraient qu'elle renaisse, certains voudraient qu'elle revienne.
00:18:37Caroline Pilas, quel souvenir vous avez, vous, de Philippe Bouvard ?
00:18:41Je fais partie des enfants de la télé. J'ai toujours été passionnée par ce milieu,
00:18:44donc forcément, cela me parle parce que c'est un grand monsieur qui vient de nous quitter,
00:18:48qui restera dans les annales, comme dernièrement, M. Ardisson.
00:18:52Ou Jean-Luc Delarue, Jacques Martin, dont j'étais extrêmement fan.
00:18:56C'est une idée de la France, comme vous l'avez dit tout à l'heure, Pierre et Joachim,
00:19:00parce qu'une idée de la France insouciante et non aseptisée.
00:19:03Il n'y avait pas du politiquement correct.
00:19:05Les gens avaient le droit d'avoir leur libre arbitre.
00:19:07Nous n'étions pas à subir les foudres des réseaux sociaux, du gendarme de la télé.
00:19:14Donc, beaucoup de choses pouvaient être dites et beaucoup de choses étaient cinglantes et caustiques.
00:19:18Et avoir de l'humour noir dans une période qui était, par moments, extrêmement difficile,
00:19:23ça plaisait aux Français.
00:19:24Et la radio et la télé étaient évidemment les vecteurs et les canaux principaux.
00:19:33Donc, en fait, quand vous écoutiez une émission ou que vous la regardiez,
00:19:36le lendemain, vous en parliez à la machine à café, comme on a l'habitude de dire.
00:19:39Donc, forcément, c'est au-delà, pour moi, de l'idée de la France même,
00:19:44parce qu'il y a quelque chose, comme l'a dit M. Roy, entre la légèreté et la profondeur.
00:19:49Et c'est ce qui faisait toute sa force, en dehors d'être un grand découvreur de talents,
00:19:53comme les Inconnus, comme Muriel Robin, etc.
00:19:57Et en fait, il fait partie des médias.
00:19:59Et l'envie d'avoir envie peut aussi se traduire chez M. Bouvard.
00:20:03Et son parcours me parle, pour beaucoup d'aspects, énormément.
00:20:08Parce que j'ai beaucoup de respect pour les autodidactes.
00:20:10En général, quand vous êtes autodidacte, et je ne fais pas de généralité,
00:20:13mais vous êtes toujours dans une introspection.
00:20:15Vous voulez toujours prouver que vous valez, que vous n'avez pas volé votre place.
00:20:19Et donc, le fait de découvrir et d'avoir un savoir et d'être un puits de savoir,
00:20:24ça fait aussi partie de la personnalité,
00:20:26parce qu'au démarrage, vous n'avez pas commencé, comme tout le monde, au niveau d'un formatage.
00:20:30Et c'est aussi votre force et votre faiblesse.
00:20:32Donc, grand respect à ce monsieur, qui évidemment restera aussi dans ma mémoire.
00:20:37Jean-Marie Arouard, vous en espérez d'autres, des Bouvard.
00:20:40Vous en avez croisé, vous en avez vu.
00:20:42C'est aussi, on l'a vu, toute une série de comédiens qui sont nés avec le petit théâtre de
00:20:48Bouvard.
00:20:48Mais il y a à la fois des plumes.
00:20:50Vous citiez les billets de Fille Bouvard dans le Figaro.
00:20:52Ça existe aujourd'hui.
00:20:54Je pense notamment à Vincent Trémollet de Villers,
00:20:56qui fait tous les jours un éditeur absolument remarquable,
00:21:00notamment sur Europe 1 et dans le Figaro.
00:21:03Il y a aussi toute une série, justement, de ceux qui savent mêler,
00:21:08j'allais dire, l'amusant et le profond.
00:21:12Oui, mais il faut lui garder son originalité.
00:21:16Moi, je trouve que c'est difficile de le comparer avec quelqu'un d'autre.
00:21:20Vous avez raison.
00:21:21Il y a d'autres éditorialistes, comme Vincent Trémollet, qui sont excellents.
00:21:25Ce n'est pas la question.
00:21:26Mais il faut considérer, moi, je trouve que Philippe Bouvard restera comme quelqu'un d'incomparable.
00:21:33d'incomparable par, justement, à la fois son humour, son irrévérence,
00:21:39mais aussi ses qualités de style.
00:21:42C'était vraiment un écrivain.
00:21:44Vous savez, c'est assez rare dans les amuseurs publiques,
00:21:47on a besoin de voir un véritable écrivain,
00:21:49un homme qui, d'ailleurs, n'était pas considéré comme un écrivain,
00:21:52pas à mon avis, à tort,
00:21:54mais c'était vraiment quelqu'un qui était une véritable plume.
00:21:57Et ça se voit dans ses écrits, dans ses livres et dans ses billets.
00:22:02Merci beaucoup, Jean-Marie Arouard, d'avoir été avec nous.
00:22:04Je voudrais, chose promise, chose due,
00:22:06qu'on regarde la dernière séquence de Philippe Bouvard à la télévision,
00:22:10c'était les adieux à son émission des au revoirs,
00:22:14plutôt un au revoir émouvant,
00:22:16autant pour lui que pour toute l'équipe.
00:22:21C'est le moment que je redoutais un peu que nous allons nous quitter.
00:22:25Pas complètement, vous l'avez entendu.
00:22:28Mais je vais quitter les grosses têtes.
00:22:30Et les grosses têtes, elles faisaient partie de ma vie.
00:22:35Comme elles faisaient partie de la vôtre, je le sais.
00:22:38Alors, elles faisaient partie de ma vie
00:22:40parce qu'il y avait ces heures d'enregistrement,
00:22:44deux heures par jour, et toute l'année,
00:22:48parce que les grosses têtes ne prenaient jamais de vacances.
00:22:51Et puis il y avait toute la préparation,
00:22:53celle que vous ne soupçonniez souvent pas,
00:22:56puis parfois, oui, parce que j'avais la détestable habitude
00:23:01de ne poser que des questions dont je connaissais préalablement les réponses.
00:23:06Et donc, ça faisait sept à huit heures par jour dédiées aux grosses têtes.
00:23:12Alors, c'est vous dire si vous allez me manquer.
00:23:16Alors, je voudrais vous dire très simplement que je penserais souvent à vous,
00:23:21que peut-être que j'aurai au téléphone, dans une autre émission,
00:23:24certains d'entre vous,
00:23:26que vous avez été plus de la moitié de ma vie professionnelle,
00:23:31sans doute la moitié la plus heureuse,
00:23:35et que je vous embrasse tous.
00:23:37Merci.
00:23:40Et il manquait le éternel.
00:23:42À demain, que Philippe Bouvard lançait à la fin de chaque émission des grosses têtes.
00:23:47On va y revenir, bien sûr, avec celui qui a participé à ces grosses têtes,
00:23:51celui qui a participé au théâtre de Bouvard,
00:23:54qui est devenu un comédien, un humoriste.
00:23:56C'est Philippe Chevalier, il est mon invité.
00:23:58Dans quelques instants, restez bien avec nous sur ces news,
00:24:00dans l'info de Villeneuve.
00:24:04Et comme je vous le disais tout à l'heure,
00:24:06à 15h, je suis ravi de vous retrouver désormais tous les jours,
00:24:09de 15h à 17h, pour l'info de Villeneuve.
00:24:11Et oui, ça porte mon nom, mais ça pourrait porter le vôtre,
00:24:14puisque c'est l'information qui vous ressemble, qui vous intéresse,
00:24:16celle qui vous fait réagir, celle qui vous énerve,
00:24:19celle qui vous fait débattre aussi des sujets, bien sûr.
00:24:22On va en faire tout au long de l'année.
00:24:24Je choisis pour vous l'actualité du moment,
00:24:27et aussi celle qui s'impose naturellement.
00:24:30Pendant toute cette année, on va avoir beaucoup de directs.
00:24:32Vous savez que l'après-midi, c'est le cœur du réacteur de l'actualité.
00:24:35Et les questions au gouvernement, notamment,
00:24:36que nous suivrons tout au long de cette année présidentielle.
00:24:39Et donc crucial pour vous, le pouvoir d'achat, la sécurité.
00:24:42Ce sont les deux thèmes principaux.
00:24:44Évidemment, on aura l'occasion d'en parler.
00:24:46Et aujourd'hui, place à Philippe Bouvard.
00:24:49Philippe Bouvard qui nous a quittés à l'âge de 96 ans.
00:24:52Et qui est, bien sûr, qui laisse derrière lui les traces d'un grand homme.
00:24:57Celui qui, je le disais, était une certaine idée de la France.
00:25:01Ce n'était pas un simple présentateur.
00:25:02C'était un écrivain.
00:25:03C'était un homme d'affaires, comme va nous le dire dans quelques instants
00:25:07Éric Derit-Maten, notre spécialiste de l'économie,
00:25:09puisqu'il avait notamment acheté un théâtre et Bobido.
00:25:12Et on va y revenir dans un petit instant.
00:25:15On va également être avec, dans quelques instants, Philippe Chevalier, l'humoriste,
00:25:20puisqu'il nous a fait le plaisir et la gentillesse de venir avec nous.
00:25:27Mais d'abord, ce sont les dernières informations.
00:25:29Avec vous, félicité Kine Duki.
00:25:31Merci Pierre.
00:25:32Donald Trump s'est exprimé sur sa plateforme Truth Social.
00:25:35Il affirme que l'Iran s'effondre complètement.
00:25:38Ce sont donc les mots du président américain à quelques heures seulement
00:25:42de l'annonce des détails de sanctions économiques américaines contre Téhéran.
00:25:45Hier déjà, le secrétaire au Trésor américain, Scott Besant,
00:25:48avait annoncé, aux références au débarquement allié de 1944 en France,
00:25:53un D-Day économique contre l'Iran pour aujourd'hui.
00:25:56Le ministère des Affaires étrangères iranien a qualifié d'illégal
00:26:00l'annonce par la France de l'expulsion de deux de ses diplomates.
00:26:04Une expulsion en représailles à la décision de Téhéran
00:26:07de ne pas autoriser deux diplomates français à revenir sur son territoire.
00:26:11Écoutez le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
00:26:18La mesure prise par la France est une mesure illégale
00:26:21en réponse à l'action en justice légitime de l'Iran.
00:26:27Et elle ne contribue en rien à améliorer les relations bilatérales.
00:26:33En ce jour de réunion de coalition des volontaires présidée par Emmanuel Macron
00:26:38en visioconférence, Volodymyr Zelensky s'est adressé directement au chef du Kremlin
00:26:43dans un discours face caméra.
00:26:44Le président ukrainien vise Vladimir Poutine.
00:26:47Je vous propose de l'écouter.
00:26:47« Poutine espère que nous sommes fatigués.
00:26:55Mais nous savons qu'il est mortel.
00:26:58Il ne nous a jamais compris et désormais, il n'en aura même plus le temps.
00:27:06Vous vouliez nous prendre toute notre Ukraine.
00:27:08Au lieu de cela, vous avez perdu vos raffineries, vos flottes, vos revenus
00:27:12et toute une génération que vous avez envoyée à l'abattoir.
00:27:16Vous vouliez nous faire disparaître de la carte.
00:27:18Mais c'est vous qui êtes désormais absent de l'agenda international,
00:27:21de la civilisation de demain. »
00:27:25Et puis la hausse des franchises védicales.
00:27:28Le plafond va augmenter de 40%.
00:27:30Cela concerne 48 millions de Français.
00:27:33C'est une somme qui est déduite directement de vos dépôts de santé.
00:27:36Désormais, elle passe de 100 à 140 euros.
00:27:39Selon le gouvernement, ce nouveau plafond correspond à la prise en compte
00:27:42de l'inflation depuis 2005.
00:27:44Écoutez la porte-parole du gouvernement.
00:27:45« Le Premier ministre tiendra avec son gouvernement
00:27:49un séminaire gouvernemental lundi prochain
00:27:52pour évoquer notamment la question budgétaire
00:27:55mais l'ensemble bien sûr des enjeux auxquels le gouvernement est confronté. »
00:28:0118 départements du sud de la France sont placés en vigilance orange pour orage.
00:28:06Ce lundi, en plus, plus de 3000 foyers sont encore privés d'électricité.
00:28:11À l'heure où je vous parle, après avoir vu leur maison s'inonder dans la nuit,
00:28:14une trentaine de résidents a été accueillis dans un centre d'accueil.
00:28:17Au total, 170 pompiers sont intervenus dans les Landes
00:28:20où le trafic ferroviaire est interrompu depuis ce matin
00:28:23et des axes routiers sont fermés dans les deux sens.
00:28:26Vous le voyez ici par des arbres tombés sur les voies.
00:28:28Plusieurs départs de feu ont également été éteints.
00:28:31Les habitants en sont découragés.
00:28:32Écoutez.
00:28:33« Ça a été très, très brutal, très rapide.
00:28:37Beaucoup de grésil, de grêle, des gros morceaux
00:28:40parce que là, je vois une porte, un PVC qui est fracassé,
00:28:43qui a des gros impacts de grêle.
00:28:45Ma voiture qui était même sous un abri là-bas
00:28:47qui a pris des gros impacts de grêle.
00:28:50Je rappelle que 18 départements du sud de la France
00:28:54sont placés en vigilance orange pour orage ce linti.
00:28:58Restez attentifs car d'autres départements
00:29:00pourraient être concernés dans la journée au cours de l'après-midi.
00:29:04Valérie Pécresse a dévoilé le projet du parc d'attraction Dragon Ball Z
00:29:08en Ile-de-France.
00:29:09Le projet titanesque inspiré du manga japonais culte Dragon Ball Z
00:29:13devrait s'implanter à court dimanche dans le Val d'Oise.
00:29:16Une initiative soutenue par une société d'investissement saoudienne
00:29:19dont les accords économiques pourraient être signés dans la journée à l'Elysée.
00:29:23Et selon la présidente de la région Ile-de-France,
00:29:25cela fait déjà 18 mois que le parc Dragon Ball est en cours de développement.
00:29:30C'est tout ce qu'il fallait retenir pour cette après-midi.
00:29:32Merci beaucoup, félicité Kindoki.
00:29:35On y reviendra bien sûr sur la création de ce parc d'attractions Dragon Ball Z.
00:29:41Vous le savez, il prend la place d'un parc d'attractions
00:29:44qui lui était franco-français et qui voulait justement rappeler l'histoire de France.
00:29:49Nicolas Devilliers, le patron du Puy-de-Duchoux, est très en colère.
00:29:53Il sera avec nous tout à l'heure à partir de 16h30 pour réagir sur cette actualité.
00:29:57Et puis à 16h, nous irons en Espagne puisque cette vague migratoire continue.
00:30:031800 migrants vont pouvoir être hébergés temporairement.
00:30:08On verra comment les forces de sécurité espagnoles luttent
00:30:10contre justement le passage de bateaux illégaux sur le territoire espagnol.
00:30:16Nous sommes toujours avec Joachim Lefloquimade, avec Éric de Ritmatène,
00:30:20avec Caroline Pilastre pour évoquer Philippe Bouvard
00:30:24qui nous a quittés à l'âge de 96 ans.
00:30:29sur effectivement les différentes archives que l'on a pu vous démontrer, vous montrer.
00:30:37Il y avait cet épisode où Philippe Bouvard chantait avec sa bande sur TF1.
00:30:44Nous sommes en 1993.
00:30:46Philippe Bouvard chante, rigole, danse.
00:30:49C'était la bonne humeur, c'était la bonne humeur à la française.
00:30:52J'insiste là-dessus.
00:30:55Les grosses têtes vous doivent la création de cette émission.
00:31:00RTL est très fier de vous avoir encore sur son antenne.
00:31:03Et moi-même, j'ai toujours été très fier de vous avoir succédé.
00:31:06Même si parfois nous avons eu des mots parfois difficiles l'un envers l'autre.
00:31:11Sachez en tout cas, et vous le savez très bien,
00:31:13que vous resterez pour toujours un de mes maîtres dans ce métier, Philippe Bouvard.
00:31:16Donc je vous remercie encore d'avoir créé cette émission qui m'a amusé quand j'étais jeune
00:31:21et dont je suis particulièrement fier d'avoir repris le flambeau depuis 10 ans, 10 saisons déjà quasiment.
00:31:26Vous l'avez fait 37 ans ?
00:31:28Alors je voudrais dire quand même que le flambeau, qui a 58 ans que je le tiens,
00:31:34alors il est devenu un petit lumignon quand même.
00:31:38C'est important de pouvoir intervenir et de garder la confiance des auditeurs.
00:31:44Et les auditeurs, je les embrasse les auditeurs, un par un, ça va faire du monde.
00:31:49Et ils vous embrassent aussi.
00:31:55Maman, pour faire l'andouille à la télé, faut-il des douilles ?
00:32:01Mais oui, mon gros bêta, si t'avais des cheveux, ça marcherait pas.
00:32:07Un moment d'art.
00:32:10Non, non, non, non, c'est la force de l'habitude.
00:32:17Allez-y.
00:32:19Maman, est-ce que c'est vrai que les garçons préfèrent les blondes ?
00:32:25Mais oui, ma grosse bêta, si t'es un grand bref, on n'aimerait pas.
00:32:30J'ai entendu.
00:32:32Il a dit grosse bêta.
00:32:33Non, c'est une erreur.
00:32:35C'est une erreur.
00:32:35Madame est un canon, mais quand même.
00:32:38Alors, mon petit fils est à vous.
00:32:40Oh là là, attendez-vous au pire.
00:32:43Maman, les petits boubous qui sont debout, voit-on leurs jambes ?
00:32:50Mais oui, mon gros bêta, c'est quand t'es assis qu'on ne les voit pas.
00:32:59Allez dire ça aujourd'hui, disait Caroline Pilastre.
00:33:02Évidemment, nous sommes en 1993 et à force de mettre des filtres, des filtres, des filtres,
00:33:07évidemment, à chaque fois qu'on dit une petite bêtise, une petite, j'allais dire, une amuserie,
00:33:13eh bien, on se fait tomber dessus et ça n'existe plus.
00:33:16Guy Montagnier, Amanda Lyre, Jacques Pradel, Philippe Castelli, Pierre Belmar et Sim Grimé en Petite Dame
00:33:24qui faisaient chanter ce chœur, évidemment, avec au centre Philippe Bouvard,
00:33:28que l'on regrette aujourd'hui tout autant que Philippe Chevalier.
00:33:31Bonjour, mon cher Philippe.
00:33:32Merci d'être avec nous en direct sur CNews.
00:33:36Oh combien, j'imagine, votre tristesse ce jour, mon cher Philippe.
00:33:41Oui, c'est vrai que j'ai beaucoup de peine, j'ai eu beaucoup de peine et beaucoup de tristesse
00:33:49d'avoir appris la mort de Philippe qui était un homme exceptionnel, qui était un sacré bonhomme
00:33:53et à qui je dois énormément de choses parce que je pense que si je n'avais pas été au
00:33:59théâtre de Bouvard
00:34:00comme beaucoup de mes petits camarades, je n'aurais pas fait après, je dis pas la carrière,
00:34:04mais le parcours que j'ai fait et non seulement après, il y a eu le théâtre de Bouvard
00:34:09et quand on est fidèle à Philippe, Philippe vous le rend, et après j'ai entamé une deuxième carrière radiophonique
00:34:17avec les grosses têtes, avec une équipe déjà constituée, et donc c'était un vrai bonheur de travailler avec ce
00:34:24monsieur
00:34:24qui m'a appris beaucoup de choses sur beaucoup de plans, c'est-à-dire que son esprit de repartie,
00:34:30sa façon de travailler, il me les a, il nous les a communiqués et on a su, peu ou prou,
00:34:36en tirer un certain nombre de...
00:34:38j'oserais dire de bénéfices, voilà.
00:34:41Philippe Chevalier, vous disiez, vous me racontiez il y a quelques années, il y a de nombreuses années même,
00:34:46qu'il était très dur Philippe Bouvard, c'est-à-dire qu'il voulait voir quand même les blagues que
00:34:51vous alliez faire
00:34:52et puis si ce n'était pas bon, ce n'était pas bon, il fallait recommencer, il fallait travailler.
00:34:56Oui, bien sûr, alors il était, en revanche, il était direct, il avait un côté un peu autocrate,
00:35:02c'est-à-dire que quand on passait nos sketchs au théâtre, enfin, ce qu'on appelait le petit théâtre,
00:35:08en fait c'était le théâtre de Bouvard, mais on disait petit, est-ce que c'est en référence à
00:35:11notre jeunesse
00:35:12ou à sa taille ? Bon, ce n'était pas non plus un homme petit, d'abord c'était un
00:35:17grand monsieur.
00:35:18Oui, il était direct, c'est-à-dire que soit quelque chose lui plaisait et il nous le disait,
00:35:21soit ça lui déplaisait et il nous le disait aussi, il disait revenez demain ou après-demain.
00:35:25Donc il n'excluait jamais personne, c'est-à-dire qu'on avait toujours une deuxième chance.
00:35:31En revanche, il se considérait juger maître de tout, de toutes les élégances et de toutes les coteries
00:35:38puisqu'il s'estimait être le diapason parfait, le maître étalon, si je puis dire, du public français.
00:35:45Il disait, je suis un français moyen, donc je représente le goût de tous les français.
00:35:51À partir de ce moment-là, il était libre de choisir à sa guise.
00:35:55Et donc il vous disait, ça me plaît ou ça ne me plaît pas, et puis on repartait avec notre
00:35:59machin sous le bras,
00:35:59on revenait le lendemain jusqu'à ce que ça lui plaise.
00:36:02Donc c'était, il y avait, si vous voulez, il n'y avait pas de circonlocution, il était direct, franc
00:36:07et direct,
00:36:08et ça permettait de faire avancer les choses, donc c'était merveilleux pour nous.
00:36:12Et alors c'était merveilleux, mais il y a quelque chose qui, avant même de rentrer, vous, très jeune,
00:36:19très jeune comédien, très jeune humoriste, avant même de rentrer au Petit Théâtre de Bouvard,
00:36:24vous aviez, vous étiez, j'allais dire, aligné avec Philippe Bouvard sur, je le disais tout à l'heure en
00:36:30introduction,
00:36:30sur une certaine idée de la France.
00:36:32Vous avez mentionné effectivement les Français, mais Bouvard, il ralliait les petits et les grands,
00:36:38les puissants et le public. Il avait un amour du public comme vous, vous avez toujours eu un amour du
00:36:43public
00:36:43tout au long de votre carrière, et c'est une idée à la française qui, malheureusement, tente à disparaître aujourd
00:36:49'hui.
00:36:50Oui, oui, bien sûr, il aimait le rire, d'ailleurs il a passé sa vie à créer des entreprises de
00:36:56rire,
00:36:57c'est-à-dire à mettre en avant des gens connus ou inconnus, mais qui faisaient rire le public.
00:37:02Son obsession, c'était de faire rire, et pas lui forcément, mais lui comme intermédiaire, comme passeur, comme messager,
00:37:08d'où on ne peut pas s'empêcher de penser à une certaine forme de philanthropie finalement.
00:37:13Il aimait réellement les gens, il aimait les artistes, il aimait les acteurs, il aimait rire,
00:37:16et donc il transmettait cette maladie du rire à la France entière.
00:37:21Et ça, c'est quelque chose d'unique, c'est quelque chose d'exceptionnel.
00:37:26Il le faisait avec un talent monstrueux, c'était un homme de radio, un homme de télévision, un homme de
00:37:31plume,
00:37:32il écrivait des billets incroyables dans plusieurs revues, dans plusieurs hebdomadaires.
00:37:38Il avait parfois la dent dure, mais qui était toujours une dent optimiste,
00:37:44c'est-à-dire qu'il n'était pas là pour critiquer, pour dire du mal,
00:37:48il était là pour remettre en place certaines personnes qu'il méritait.
00:37:52Et puis il y avait toujours cette facétie, cette goût de la blague, ce goût de la rigolade.
00:37:59Tout le monde a en tête, visuellement, Bouvard, riant.
00:38:03Il sautait sur sa chaise comme ça, comme s'il était sur un ressort.
00:38:08Et c'était une certaine image de la France et une certaine image du bonheur en réalité.
00:38:13Mais c'est la gaudriole dont vous parlez, Philippe.
00:38:16Et cette gaudriole aujourd'hui, soit elle est proscrite, soit elle ne fait plus rire.
00:38:20C'est dommage, d'une certaine manière.
00:38:23Vous avez vu, comme moi, juste avant, et comme les téléspectateurs de CNews dans l'Info de Villeneuve,
00:38:28vous avez vu Guy Montagnier, Amanda Lier, Jacques Pradel, il n'y a pas eu Jacques Pradel derrière.
00:38:33Il y avait Pierre Belmar, il y avait Philippe Castelli, il y avait Philippe Bouvard et Sim,
00:38:39grimés en petites dames.
00:38:41Je veux dire, c'est des choses aujourd'hui, soit qui ne font plus rire, malheureusement,
00:38:46une certaine génération, soit il faut remettre ça au goût du jour, je ne sais pas, moi.
00:38:52Oui, c'est-à-dire que tout était permis parce qu'on avait le droit de rire.
00:38:56Aujourd'hui, on n'a plus le droit de rire.
00:38:57On a le droit, la seule fenêtre de liberté, enfin j'exagère un peu quand même,
00:39:01puisqu'il y a quand même des gens qui continuent à faire rire,
00:39:04mais la seule fenêtre de liberté, c'est surtout de ne pas choquer et de ne pas blesser.
00:39:09Or, le rire, c'est aussi une catharsis, c'est-à-dire que si vous vous moquez,
00:39:14si vous faites un sketch sur les handicapés, par exemple,
00:39:17mais les premiers à rire, ce sont les handicapés,
00:39:19parce que les gens sont contents qu'on parle d'eux.
00:39:21Si vous vous moquez des gens qui ont des nains de jardin,
00:39:24mais les premiers à rire, ce sont les gens qui ont des nains de jardin.
00:39:28Si vous faites un sketch sur les gendarmes,
00:39:30mais les gendarmes sont les premiers à rire, etc.
00:39:33Aujourd'hui, on n'ose plus rien faire, plus rien dire,
00:39:35parce qu'on a l'impression que les ciblés vont le prendre mal.
00:39:40Mais ce qu'on n'a pas compris, c'est que les ciblés,
00:39:42ils sont les premiers à en rire.
00:39:44On ne peut plus faire d'accent aujourd'hui,
00:39:45parce qu'on dit « ah, vous faites un accent, vous vous moquez ».
00:39:47Non, on ne se moque pas, on rend hommage.
00:39:49Et ça, tant qu'on n'a pas repris ce chemin-là,
00:39:53on va vivre des années un peu tristounettes,
00:39:55parce que tous les humoristes vont se brider.
00:39:58Et ça, c'est bien dommage.
00:40:01D'accord avec ça, Caroline Pilaf.
00:40:02Ah, mais entièrement, je bois vos paroles.
00:40:04J'étais en train de me remémorer plein de séquences.
00:40:08Et effectivement, moi qui suis handicapée visuelle,
00:40:11ça dépend de la manière dont c'est fait, c'est écrit.
00:40:14Évidemment, je pense à Tim Seat,
00:40:16à qui on a reproché beaucoup de choses
00:40:18et qui a été condamné à tort ou à raison.
00:40:20Mais en tout cas, on est les premiers à rire,
00:40:22quelle que soit la catégorie,
00:40:23quelle que soit la personnalité de la personne,
00:40:26sur nos différences, nos qualités, nos défauts.
00:40:28Et en fait, on n'a plus le droit à la légèreté.
00:40:31Heurter pour heurter, c'est stupide.
00:40:33La malveillance, la malfaisance, ça n'amène rien de bon.
00:40:36Et d'ailleurs, ceux qui restent sur le long terme ne sont pas ceux-là.
00:40:38Mais rire de tout.
00:40:40On pense à Coluche, on pense à Leluron,
00:40:42on pense à des proches.
00:40:42Est-ce que ces gens faisaient du mal ?
00:40:44Est-ce que les Français ou les êtres humains sur Terre
00:40:47ne font pas la distinction entre le bon et le mauvais ?
00:40:50Ils n'ont pas un libre arbitre ?
00:40:52On n'a plus le droit, en fait, de se moquer.
00:40:54Alors que lorsque l'on est dans notre intimité,
00:40:57dans notre vie personnelle, familiale, amicale,
00:40:59et même professionnelle,
00:41:01nous sommes les premiers à nous faire des vannes.
00:41:03Donc, c'est qu'on en a besoin, c'est un exutoire.
00:41:05Et moi, j'adorerais que la télé revienne
00:41:07comme la télé d'antan,
00:41:09la télé de nos parents ou de nos grands-parents,
00:41:11parce qu'on se marrait.
00:41:13Effectivement, ça, c'est aussi un aspect,
00:41:16on l'a dit tout à l'heure, Éric de Ritmatène,
00:41:18il y avait aussi l'aspect financier
00:41:21avec un chef d'entreprise hors norme.
00:41:24C'était une entreprise, Bouvard.
00:41:26C'est pour ça, d'ailleurs, qu'il avait énormément
00:41:28de collaborations dans les journaux,
00:41:29en plus d'être patron du Figaro
00:41:32et plus tard patron de François.
00:41:35Ses émissions de télévision,
00:41:36ses émissions de radio,
00:41:37c'est rare qu'un journaliste invite
00:41:40chez lui, dans sa maison,
00:41:41des plus grandes stars.
00:41:43Il faisait des dîners,
00:41:43il le raconte dans son bouquin remarquable,
00:41:46Bouvard, je crois, me souvenir.
00:41:48Il raconte aussi qu'il avait une collection
00:41:50de voitures incroyables,
00:41:52sans voiture,
00:41:53une centaine de voitures.
00:41:54Sans voiture et sans regret.
00:41:55C'était le titre de son livre, d'ailleurs.
00:41:56C'était sa passion.
00:41:57J'ai même lu qu'il allait,
00:41:59à l'époque, avant qu'il y ait la limitation de vitesse
00:42:01sur les autoroutes,
00:42:02avant 1973,
00:42:02donc ça remonte.
00:42:04Il allait chez Paul Bocuse,
00:42:05à Lyon, à Colonge,
00:42:07avec sa Ferrari.
00:42:08Il partait de Paris,
00:42:09mais je leur appris, il arrivait.
00:42:10Tout le monde ne peut pas se le permettre,
00:42:11mon cher Edméthme Maten.
00:42:12Aller chez Bocuse,
00:42:13en Ferrari à 250 à l'heure.
00:42:15Je vous rappelle qu'en 1973,
00:42:16il y avait 16 000 morts sur les routes chaque année.
00:42:18Et on a peut-être bien fait aussi
00:42:21de mettre des limitations.
00:42:21Je suis obligé de modérer
00:42:22ce que vous êtes en train de dire.
00:42:23Alors, vous parlez business,
00:42:25c'est aussi le théâtre de Bobineau
00:42:27qu'il a racheté rue de la Guété.
00:42:28Alors, ce n'était pas celui d'origine,
00:42:29c'était celui qui avait été reconstruit à côté.
00:42:31Et là, il a reconnu
00:42:31que ça lui avait coûté plus cher
00:42:33que ce que ça lui a rapporté.
00:42:34Il a fini par s'en séparer.
00:42:35Mais au moins, il a la fierté de dire
00:42:37j'ai fait travailler du monde.
00:42:38Et il disait d'ailleurs en riant
00:42:40j'ai même fait travailler le barman
00:42:41parce qu'il avait créé un super bar
00:42:43avec des alcools très chers
00:42:44mais que les gens ne pouvaient pas consommer
00:42:45parce que c'était trop cher.
00:42:46Mais il avait cette volonté
00:42:48de gagner de l'argent
00:42:49parce qu'il avait un train de vie
00:42:51très important
00:42:51entre sa maison de Cannes,
00:42:53le Vézineau, etc.
00:42:54Et il recevait chez lui.
00:42:56Il recevait encore très tard
00:42:58dans sa vie, notamment à Cannes.
00:43:00C'est là où il résidait.
00:43:02Et nous allons retrouver
00:43:03Franck Triviaud sur place
00:43:04qui est bien sûr à interroger
00:43:06les passants à Cannes.
00:43:08Philippe Bouvard,
00:43:09la tristesse aujourd'hui.
00:43:11C'est dans cet immeuble
00:43:12juste derrière moi
00:43:13que Philippe Bouvard
00:43:14s'est éteint
00:43:15à l'âge de 96 ans.
00:43:16Un décès annoncé
00:43:17par sa femme
00:43:18ce matin
00:43:19à un quartier.
00:43:20Vous l'imaginez
00:43:21sous le choc
00:43:22très triste
00:43:22d'apprendre
00:43:23le décès
00:43:24de Philippe Bouvard.
00:43:25J'ai pu rencontrer
00:43:26quelques commerçants
00:43:27des habitants
00:43:28mais aussi ce voisin
00:43:30qui nous racontait
00:43:31qu'il voyait encore
00:43:32tous les soirs
00:43:33son chauffeur
00:43:34l'attendre
00:43:34pour partir au casino.
00:43:36Il voulait encore
00:43:37assouvir sa passion
00:43:38du jeu.
00:43:40C'est dire
00:43:40s'il voulait encore
00:43:42rester vivant
00:43:43avoir une activité
00:43:44même si
00:43:45on le sait
00:43:46il ne voyait plus très bien
00:43:47il n'entendait plus très bien
00:43:48et bien
00:43:48cela restait un personnage
00:43:50finalement
00:43:51qui aimait la vie
00:43:52qui voulait profiter
00:43:53de cette ville de Cannes
00:43:55qu'il aimait tant.
00:43:56Le maire de Cannes
00:43:56David Lissnard
00:43:57qui lui a rendu
00:43:59hommage
00:43:59en parlant
00:44:00d'une voix singulière
00:44:01et d'une voix
00:44:02hors normes
00:44:03dans les médias
00:44:04français.
00:44:05Philippe Bouvard
00:44:06qui disait de Cannes
00:44:07qu'elle était sa vraie patrie.
00:44:08il l'a dit
00:44:09ma vraie patrie
00:44:10c'est Cannes
00:44:10ça n'est pas Paris.
00:44:11Je vous propose
00:44:12d'écouter
00:44:12quelques réactions
00:44:14dans le quartier
00:44:14ce matin.
00:44:15Je suis très touchée
00:44:16parce que c'était
00:44:17un homme que nous connaissions
00:44:18qui vivait sur Cannes
00:44:19depuis je pense
00:44:20un certain nombre d'années.
00:44:21Ce que j'en retiens
00:44:22c'est son goût
00:44:24de...
00:44:25je retiens
00:44:26son goût des voitures
00:44:27des Ferrari
00:44:28si je ne m'abuse.
00:44:29Il nous a fait
00:44:29beaucoup rire
00:44:30beaucoup rire
00:44:31mais c'est comme ça
00:44:32c'est la ville
00:44:32était âgée
00:44:33et puis voilà
00:44:34je ne trouvais jamais
00:44:35une émission de Bouvard
00:44:36jamais
00:44:36il avait énormément
00:44:37de répartie
00:44:38moi je trouve
00:44:38que c'était
00:44:39un chouette homme.
00:44:41Voilà
00:44:41et hommage également
00:44:43du chef de l'Etat
00:44:44Emmanuel Macron
00:44:45on va le voir
00:44:45grâce aux réseaux sociaux
00:44:48et sur Twitter
00:44:49on va voir
00:44:49effectivement apparaître
00:44:51voilà ce que dit
00:44:52le chef de l'Etat
00:44:53sur Philippe Bouvard
00:44:55qui aura accompagné
00:44:56des générations
00:44:57de Français
00:44:57par sa voix
00:44:58son esprit
00:44:58sa liberté
00:44:59de ton
00:44:59et son humour
00:45:00ce goût-ci français
00:45:01du bon mot
00:45:02la France perd
00:45:03une figure libre
00:45:05une grosse tête
00:45:06voilà
00:45:07il y a quand même
00:45:08juste en une phrase
00:45:09quelque chose
00:45:10d'assez cocasse
00:45:10à voir le président
00:45:11qui a dit
00:45:12qu'il n'y avait pas
00:45:12de culture française
00:45:13rendre hommage
00:45:14à l'un des représentants
00:45:15les plus éminents
00:45:15de cette même culture
00:45:16voilà
00:45:17et je voudrais aussi
00:45:18remercier
00:45:19Philippe Chevalier
00:45:19qui est bien triste
00:45:21aujourd'hui
00:45:21qui a le cœur
00:45:23bien lourd
00:45:24Philippe
00:45:24un dernier mot
00:45:26sur Philippe Bouvard
00:45:29eh bien
00:45:29c'était un homme
00:45:30d'exception
00:45:31un sacré bonhomme
00:45:32voilà
00:45:32moi je dis
00:45:33que c'est un sacré bonhomme
00:45:34mais
00:45:35c'était un homme
00:45:36d'esprit
00:45:37et qui aimait les gens
00:45:38qui aimait les autres
00:45:39donc au revoir
00:45:41Philippe
00:45:41eh bien merci
00:45:42Philippe Chevalier
00:45:43et au revoir
00:45:44Philippe aussi
00:45:45et à bientôt
00:45:46je l'espère
00:45:46dans des circonstances
00:45:47plus heureuses
00:45:48merci en tout cas
00:45:49de nous avoir
00:45:50fait un petit coucou
00:45:52de Saint-Malo
00:45:52puisque vous êtes maloins
00:45:54pour ceux qui ne le savent pas
00:45:55mon cher Philippe Chevalier
00:45:57dans un instant
00:45:57c'est pas à Saint-Malo
00:45:58c'est en Espagne
00:45:59que l'on va partir
00:46:00et puis on s'intéressera
00:46:02également à ce
00:46:03Dragon Ball Z
00:46:04grandeur nature
00:46:05qui arrive
00:46:05en région parisienne
00:46:07Valérie Pécresse
00:46:08est contente
00:46:09la présidente de la région
00:46:11Île-de-France
00:46:11elle dit que ça fait
00:46:12plusieurs mois
00:46:12qu'on travaille dessus
00:46:14c'est pas forcément
00:46:15le cas de Nicolas Devilliers
00:46:17le patron du Puy du Fou
00:46:19vous serez avec nous
00:46:20tout à l'heure
00:46:20à tout de suite
00:46:32merci de nous suivre
00:46:33dans l'info de Villeneuve
00:46:34avec l'information
00:46:35qui vous ressemble
00:46:36et qui vous intéresse
00:46:37on va parler de l'international
00:46:38dans quelques instants
00:46:39commençant par l'Espagne
00:46:41le pays n'en a pas fini
00:46:43avec la vague migratoire
00:46:441800 personnes
00:46:46qui ont migré
00:46:47et qui vont pouvoir être
00:46:49hébergées temporairement
00:46:50les forces de l'ordre
00:46:51lutte contre les bateaux illégaux
00:46:52on sera avec notre envoyé spécial
00:46:54dans quelques instants
00:46:56on parlera également de l'Ukraine
00:46:57avec la coalition des volontaires
00:46:58qui se réunit cet après-midi
00:47:00jour du 35e anniversaire
00:47:03de la proclamation
00:47:03de l'indépendance de l'Ukraine
00:47:05et puis nous parlerons bien sûr
00:47:06de ce grand parc d'attractions
00:47:09dont il serait question
00:47:11l'anciennement Mirapolis
00:47:13serait transformé
00:47:15en parc d'attractions
00:47:16Dragon Ball Z
00:47:18et effectivement
00:47:19c'est un parc d'attractions
00:47:21qui n'a plus rien à voir
00:47:22avec celui qui voulait promouvoir
00:47:24la culture française
00:47:25là il s'agit de Manga
00:47:27et bien sûr
00:47:28Nicolas Devilliers
00:47:30le patron du Puy du Fou
00:47:31qui sera avec nous
00:47:32tout à l'heure
00:47:32à partir de 16h30
00:47:33sans désol
00:47:34mais d'abord
00:47:35les dernières informations
00:47:36avec vous
00:47:37félicité Kinduki
00:47:38merci Pierre
00:47:39bonjour à vous
00:47:40à l'issue du conseil
00:47:41des ministres
00:47:42de rentrer ce matin
00:47:43à l'Elysée
00:47:44la porte-parole du gouvernement
00:47:45Maude Brejon
00:47:46a annoncé un prochain
00:47:47conseil gouvernemental
00:47:49prévu lundi prochain
00:47:50et tenu par le Premier ministre
00:47:52en vue de travailler
00:47:52sur le budget 2027
00:47:54écoutez-la
00:47:55le Premier ministre
00:47:56tiendra avec son gouvernement
00:47:58un séminaire gouvernemental
00:48:00lundi prochain
00:48:01pour évoquer notamment
00:48:03la question budgétaire
00:48:05mais l'ensemble bien sûr
00:48:06des enjeux auxquels
00:48:06le gouvernement est confronté
00:48:08les Pays-Bas ont annoncé
00:48:10qu'ils ne participeront pas
00:48:11à la prochaine édition
00:48:12de l'Eurovision
00:48:13l'annonce a été faite ce matin
00:48:15par le diffuseur public
00:48:16de l'événement
00:48:17qui estime que le concours
00:48:18ne peut plus être considéré
00:48:20comme neutre
00:48:20en raison des divisions
00:48:21suscitées par la guerre à Gaza
00:48:23les océans mondiaux
00:48:24ont enregistré
00:48:25une température moyenne
00:48:26journalière
00:48:27à 21,10 degrés
00:48:28ce samedi
00:48:29c'est un record absolu
00:48:31sur une journée
00:48:32sous l'effet du réchauffement
00:48:33climatique
00:48:34et du développement
00:48:35du phénomène El Nino
00:48:36c'est ce qu'a annoncé
00:48:37l'observatoire européen
00:48:38Copernicus
00:48:39à noter
00:48:40que la hausse
00:48:40des températures océaniques
00:48:42augmente également
00:48:43le risque de phénomènes
00:48:44météorologiques extrêmes
00:48:45après l'annonce
00:48:47de la disparition
00:48:48de Philippe Bouvard
00:48:48ce matin
00:48:49Emmanuel Macron
00:48:50a rendu hommage
00:48:50au père des grosses têtes
00:48:51dans un tweet
00:48:52il dit je cite
00:48:53Philippe Bouvard
00:48:54aura accompagné
00:48:55des générations de français
00:48:56par sa voix
00:48:57sa liberté de ton
00:48:58et son humour
00:48:59et ce goût
00:48:59si français
00:49:00du bon mot
00:49:01la France perd une figure libre
00:49:03une grosse tête
00:49:03dit-il
00:49:04penser à ses proches
00:49:05et à tous ceux
00:49:06qui l'ont écouté
00:49:06et aimé
00:49:07et puis Vincent Perrault
00:49:09le journaliste
00:49:09animateur de radio
00:49:10et de télévision
00:49:11mais également
00:49:12ancien sociétaire
00:49:13des grosses têtes
00:49:14s'est lui aussi exprimé
00:49:15après l'annonce
00:49:16de la mort de Philippe Bouvard
00:49:17il a souligné
00:49:18la longévité extraordinaire
00:49:19du père des grosses têtes
00:49:20écoutez-le
00:49:22Philippe Bouvard
00:49:23c'est la voix
00:49:24le visage
00:49:25de la radio RTL
00:49:26à travers
00:49:27des émissions mythiques
00:49:29et puis surtout
00:49:29cette longévité
00:49:30extraordinaire
00:49:31c'est-à-dire que
00:49:33sa carrière
00:49:34regroupe
00:49:34plusieurs générations
00:49:37dans l'actualité internationale
00:49:39Donald Trump
00:49:39affirme
00:49:40que l'Iran
00:49:41s'effondre complètement
00:49:43ce sont ses mots
00:49:44sur sa plateforme
00:49:44truth social
00:49:45à quelques heures seulement
00:49:46de l'annonce
00:49:47des détails
00:49:47de sanctions économiques
00:49:48américaines
00:49:49contre Téhéran
00:49:49hier déjà
00:49:50le secrétaire
00:49:51au Trésor américain
00:49:52Scott Besant
00:49:53avait annoncé
00:49:53en référence
00:49:54au débarquement allié
00:49:55de 1944 en France
00:49:57un D-Day économique
00:49:58contre l'Iran
00:49:59aujourd'hui
00:49:59au Moyen-Orient
00:50:01un pétrolier
00:50:01s'est enflammé
00:50:02au large de l'Arabie saoudite
00:50:03après avoir été touché
00:50:04par un projectile inconnu
00:50:06c'est ce qu'indique
00:50:07l'agence maritime britannique
00:50:08UKMO
00:50:09sans donner plus de précisions
00:50:10depuis le blocus maritime
00:50:12mis en place
00:50:12par les rebelles outils
00:50:13les navires battant
00:50:14pavillons saoudiens
00:50:15sont régulièrement
00:50:16ciblés par la milice
00:50:17pro-iranienne
00:50:18le président ukrainien
00:50:20a annoncé le retour
00:50:21en Ukraine
00:50:21de 10 militaires
00:50:23jusqu'ici portés disparus
00:50:24l'annonce de Volodymyr Zelensky
00:50:26a été donnée
00:50:26sur ses réseaux sociaux
00:50:27en ce jour
00:50:28qui représente
00:50:28le 35e anniversaire
00:50:30de la programmation
00:50:30de l'indépendance
00:50:32de l'Ukraine
00:50:32le président ukrainien
00:50:33a promis de tout faire
00:50:34pour libérer
00:50:35les autres prisonniers de guerre
00:50:36restés aux mains de la Russie
00:50:37selon Kiev
00:50:38plus de 15 000 civils ukrainiens
00:50:40sont en détention
00:50:41dans les prisons russes
00:50:41et environ 7 000 militaires
00:50:43en captivité
00:50:44enfin l'inquiétude
00:50:46grandit en Norvège
00:50:47avec l'état de santé
00:50:48du roi Harald V
00:50:5089 ans
00:50:51il a 89 ans
00:50:52et son état
00:50:52s'est aggravé
00:50:53au cours du week-end
00:50:54le doyen des souverains
00:50:55en Europe
00:50:56souffre d'une anémie
00:50:57hémoliptique
00:50:58une maladie du sang
00:50:59pour laquelle
00:51:00il est hospitalisé
00:51:01depuis près d'une semaine
00:51:02à l'hôpital national
00:51:03merci beaucoup
00:51:04félicité
00:51:05pour ce tour
00:51:07complet de l'actualité
00:51:08dans l'info
00:51:09de Villeneuve
00:51:09il y a info
00:51:10donc on vous informe
00:51:11avec le maximum
00:51:12d'informations
00:51:13c'est ça aussi
00:51:13la promesse
00:51:14de cette nouvelle émission
00:51:15dont je suis sûr
00:51:16que vous serez très très nombreux
00:51:17à venir nous rejoindre
00:51:19et merci déjà
00:51:19à ceux qui sont là
00:51:20et qui découvrent
00:51:21et qui j'espère
00:51:22apprécient
00:51:23cette nouvelle émission
00:51:25nous sommes avec
00:51:26Caroline Pilast
00:51:26nous sommes avec
00:51:27Joachim Lefloc
00:51:28IMA
00:51:28nous allons parler
00:51:30de cette situation
00:51:30très préoccupante
00:51:31en Espagne
00:51:33avec ces chiffres
00:51:34que je voudrais
00:51:35que l'on se remémore
00:51:3672 000 migrants
00:51:37ont débarqué à Ceuta
00:51:38les 30 et 31 juillet
00:51:40jeudi dernier
00:51:40le gouvernement
00:51:41de Pedro Sanchez
00:51:41a annoncé
00:51:42la création
00:51:43de centres d'hébergement
00:51:44pour 1800 migrants
00:51:45dans cette enclave espagnole
00:51:47polémique bien sûr
00:51:48là-dessus
00:51:49d'autant qu'il y a eu
00:51:49plusieurs cas d'agression
00:51:50sexuelle sur des femmes
00:51:51et sur des mineurs
00:51:53qui ont été signalés
00:51:55et puis ces derniers jours
00:51:56ce sont de nouveaux appels
00:51:58à traverser la frontière espagnole
00:51:59qui ont été lancés
00:52:00sur les réseaux sociaux
00:52:02Thibaut Marcheteau
00:52:03se trouve avec
00:52:04Fabrice Elsner
00:52:05à Marbella
00:52:07au sud de l'Espagne
00:52:09Thibaut
00:52:09les forces de l'ordre
00:52:11espagnol
00:52:12notamment
00:52:13tentent de lutter
00:52:14contre le passage
00:52:15des bateaux illégaux
00:52:17est-ce qu'ils ont
00:52:19suffisamment
00:52:19de moyens
00:52:20comment est-ce qu'ils arrivent
00:52:21justement à lutter
00:52:26en tout cas justement
00:52:27ce qu'on peut dire
00:52:27c'est qu'effectivement
00:52:28il y a un dispositif
00:52:29conséquent à Ceuta
00:52:30rapidement
00:52:30après le début
00:52:32de cette crise migratoire
00:52:33le gouvernement espagnol
00:52:34a décidé d'envoyer
00:52:35des renforts
00:52:36dans l'enclave espagnole
00:52:37des renforts humains
00:52:38avec des militaires
00:52:39et des policiers
00:52:40qui sont encore présents
00:52:40même ça va faire
00:52:42dans quelques jours
00:52:43quasiment un mois
00:52:43que cette crise a commencé
00:52:44ils sont encore présents
00:52:46et en nombre
00:52:46dans l'enclave
00:52:47des renforts également
00:52:48aériens
00:52:49avec des hélicoptères
00:52:50et des drones
00:52:50qui surveillent en permanence
00:52:52les plages de Ceuta
00:52:53pour éviter le départ
00:52:54d'embarcations illégales
00:52:55et enfin et surtout
00:52:56des embarcations
00:52:58des navires
00:52:58de la guardia civile
00:52:59qui patrouillent
00:53:00en permanence également
00:53:01au large de Ceuta
00:53:02pour éviter le départ
00:53:04de réseaux de passeurs
00:53:05qui enverraient des migrants
00:53:06vers le continent européen
00:53:09en tout cas
00:53:10depuis le début
00:53:11de cette crise migratoire
00:53:12des bateaux sont partis
00:53:14depuis Ceuta
00:53:15pour essayer
00:53:16de rejoindre
00:53:17les côtes espagnoles
00:53:18en traversant le détroit
00:53:19de Gibraltar
00:53:19la plupart ont été
00:53:20interceptés
00:53:21par les gardes-côtes
00:53:22et pour ceux
00:53:23qui ont réussi
00:53:24on a vu des vidéos amateurs
00:53:25qui ont terrorisé
00:53:26évidemment
00:53:26les habitants
00:53:27de ces régions espagnoles
00:53:29touchés par ces arrivées
00:53:30de migrants
00:53:31la plupart de ces migrants
00:53:32ont été également
00:53:33interpellés
00:53:34par les membres
00:53:34de la guardia civile
00:53:35quelques minutes seulement
00:53:36après avoir posé
00:53:37le pied sur le sol espagnol
00:53:38Merci beaucoup Thibault Marcheteau
00:53:41avec Fabrice Elstner
00:53:42à Marbella
00:53:42justement
00:53:43pour cette situation
00:53:44à Ceuta
00:53:45qui bien sûr
00:53:46nous inquiète
00:53:48Joachim Le Floc
00:53:49Imad
00:53:49puisque c'est
00:53:50un appel d'air
00:53:51et un signal politique
00:53:53très clairement
00:53:53Oui ce n'est pas une anomalie
00:53:55mais clairement
00:53:56un laboratoire
00:53:57de ce que sera l'Europe
00:53:58demain en l'absence
00:53:59de politique
00:54:00permettant de reprendre
00:54:01le contrôle
00:54:02de l'immigration
00:54:03ce dont nous sommes
00:54:04très loin
00:54:05tant au niveau européen
00:54:06qu'au niveau espagnol
00:54:06puisqu'en Espagne
00:54:07pour ne citer que ce pays
00:54:09la population immigrée
00:54:10a été multipliée par 8
00:54:11en 25 ans
00:54:12donc c'est considérable
00:54:13là on voit que
00:54:14les autorités espagnoles
00:54:15font ce qu'elles peuvent
00:54:16en matière de dispositifs
00:54:17face aux passeurs
00:54:18avec plus ou moins de réussite
00:54:20maintenant la vérité
00:54:21est qu'on ne s'en sortira jamais
00:54:22tant qu'on sera uniquement
00:54:23dans la gestion
00:54:26approximative d'ailleurs
00:54:26des conséquences
00:54:27et jamais dans le traitement
00:54:29des causes de fond
00:54:29et la cause de fond
00:54:31c'est que Pedro Sanchez
00:54:32et d'autres gouvernements
00:54:33en Espagne
00:54:34avant lui
00:54:34se sont fait
00:54:35les accompagnateurs
00:54:36de l'immigration
00:54:38tant en parole
00:54:38il faut relire
00:54:39ce qu'il a écrit
00:54:40dans le New York Times
00:54:41en février dernier
00:54:42où il appelait l'Europe
00:54:42accueillir toujours plus
00:54:43de migrants
00:54:43qu'en politique publique
00:54:45concrète
00:54:45toujours plus d'appels d'air
00:54:47toujours plus
00:54:47de fausses tolérances
00:54:49toujours des dispositifs sociaux
00:54:51toujours plus généreux
00:54:52et on le voit
00:54:54qu'il le paye
00:54:54du fait d'un emballement
00:54:55contentif de l'immigration
00:54:56régulière comme irrégulière
00:54:58d'ailleurs
00:54:58la seule route
00:54:59d'arriver en Europe
00:55:00où la fréquentation
00:55:01est en train d'augmenter
00:55:02c'est celle de la Méditerranée
00:55:03occidentale
00:55:04alors même que d'autres pays
00:55:04avec d'autres politiques migratoires
00:55:06ont des résultats
00:55:06je pense à l'Italie
00:55:07de Madame Meloni
00:55:08donc ça montre bien
00:55:09qu'il y a un problème
00:55:11certes au niveau européen
00:55:12mais il y a d'abord
00:55:12et avant tout
00:55:13un problème au niveau espagnol
00:55:14et moi je me désole
00:55:15que le gouvernement français
00:55:17ne tire pas les leçons
00:55:18qui s'imposent
00:55:19en pareilles circonstances
00:55:20le gouvernement français
00:55:22qui lui est attelé
00:55:23à essayer de faire adopter
00:55:24un budget
00:55:24dont il sait
00:55:25que cela va être difficile
00:55:27vu les déclarations
00:55:27notamment de Jean-Luc Mélenchon
00:55:29hier
00:55:29et qui aujourd'hui
00:55:31regarde cette situation
00:55:32peut-être avec un peu
00:55:33de passivité
00:55:34puisque Caroline Pilastre
00:55:35on a donc
00:55:37un gouvernement espagnol
00:55:38qui on a l'impression
00:55:40va à l'encontre
00:55:42de ce que prend
00:55:43collectivement
00:55:44comme décision
00:55:45l'Europe
00:55:45puisqu'il n'y a pas très longtemps
00:55:46justement
00:55:46l'Europe a voté
00:55:48toute une série de dispositions
00:55:49qui sont là
00:55:50au contraire
00:55:50pour freiner l'immigration
00:55:52là on a totalement
00:55:53le contraire qui se passe
00:55:54sans doute pour des raisons
00:55:55idéologiques
00:55:56comme souvent
00:55:56comme toujours
00:55:57dans ce cas de figure
00:55:58effectivement la situation
00:55:59en Ceuta
00:56:00est invivable
00:56:01pour ne pas dire
00:56:02qu'elle est en train
00:56:02de devenir explosive
00:56:03parce que vous avez
00:56:05de part et d'autre
00:56:06des gens
00:56:06qui comme j'ai l'habitude
00:56:07de dire
00:56:08s'opposent
00:56:08vous avez des migrants
00:56:10qui pour la plupart
00:56:10d'entre eux
00:56:11veulent un meilleur avenir
00:56:13et à qui on a proposé
00:56:14un paradis terrestre
00:56:15les passeurs
00:56:16sont des mafieux
00:56:17qui gagnent beaucoup d'argent
00:56:18il y a de la cupidité derrière
00:56:20que ce soit des migrants
00:56:21ou que ce soit autre chose
00:56:22c'est un business pour eux
00:56:23donc soyons cyniques
00:56:24c'est une réalité
00:56:25et vous avez des locaux
00:56:26qui veulent la tranquillité
00:56:28et l'apaisement
00:56:29et donc
00:56:29ces personnalités
00:56:31ces deux
00:56:34pardon
00:56:34quatre figures
00:56:36sont en train
00:56:36de ne plus se supporter
00:56:38et on le voit
00:56:39tous les jours
00:56:39la problématique
00:56:41avec l'Europe
00:56:42c'est que personne
00:56:43n'est capable
00:56:43de se mettre autour
00:56:44d'une table
00:56:44et de trouver une solution
00:56:45qui sera pérenne
00:56:47n'oublions pas aussi
00:56:49que c'est quelque part
00:56:50une guerre de communication
00:56:51et une guerre diplomatique
00:56:52puisque vous avez
00:56:53le Maroc
00:56:54qui dans un premier temps
00:56:55a laissé
00:56:56passer cet afflux
00:56:57de migrants
00:56:58avec l'histoire
00:56:59évidemment
00:57:00du Sahara occidental
00:57:01implicitement parlant
00:57:03par rapport à l'Algérie
00:57:03et l'Espagne
00:57:04qui soutient l'Algérie
00:57:05donc tout ça réuni
00:57:07fait une difficulté
00:57:08supplémentaire
00:57:09avec des migrants
00:57:10qui quand vous leur tendez
00:57:11un micro
00:57:12vous disent
00:57:12qu'ils sont en transit
00:57:13pour la plupart
00:57:14qui veulent venir
00:57:15entre autres en France
00:57:16donc comment faire
00:57:17pour que le gouvernement français
00:57:18qui est assez impuissant
00:57:19sur la question
00:57:20arrive à trouver une solution
00:57:21avec toutes ces populations
00:57:23qui ne s'entendent pas
00:57:24oui oui
00:57:24c'est à dire que ce sont
00:57:25des migrants
00:57:25qui clairement
00:57:26le disent
00:57:27à nos micros
00:57:29face à nos caméramens
00:57:31ils disent
00:57:32moi
00:57:32c'est très difficile
00:57:34pour moi
00:57:34de rentrer en France
00:57:35mais je vais d'abord
00:57:35rentrer en Espagne
00:57:36pour pouvoir ensuite
00:57:37vivre à l'Europe
00:57:38passer en France
00:57:38tout simplement
00:57:39ce sont des êtres rationnels
00:57:40qui font un calcul
00:57:41coût-bénéfice
00:57:42et qui orientent
00:57:43leur destination
00:57:44en fonction des appels d'air
00:57:45que les gouvernements
00:57:46mettent en oeuvre
00:57:47c'est pour ça qu'évidemment
00:57:48il y a plein de problèmes
00:57:49qui se posent au niveau européen
00:57:50je suis chevènementiste
00:57:51donc je suis le premier
00:57:52convaincu là-dessus
00:57:53la faiblesse de Frontex
00:57:55le dévoiement de Schengen
00:57:56toute la jurisprudence
00:57:58incapacitante
00:57:58qui a vu le jour
00:58:00c'est-à-dire des CNI
00:58:01ce sont des vrais problèmes
00:58:02qui empêchent
00:58:03une reprise de contrôle
00:58:04maintenant il ne faut pas
00:58:05se servir de l'Union Européenne
00:58:06comme d'un bouquet mystère
00:58:07qui viserait à absoudre
00:58:08les gouvernements
00:58:09en nation
00:58:09de leur propre faute
00:58:10et en l'occurrence
00:58:11le premier coupable
00:58:12de cette situation
00:58:13ubuesque
00:58:14c'est Pedro Sanchez
00:58:15qui met en oeuvre
00:58:17une politique totalement
00:58:17idéologue en matière migratoire
00:58:19là où d'autres gauches
00:58:20en Europe
00:58:20sont beaucoup plus pragmatiques
00:58:21je vous invite
00:58:22on en parle souvent
00:58:23sur ce plateau
00:58:23mais à regarder
00:58:24les succès
00:58:25que connaissent
00:58:26les sociodémocrates danois
00:58:27et même d'autres exemples
00:58:28la gauche suédoise
00:58:30est beaucoup plus pragmatique
00:58:31la gauche britannique
00:58:31est plus pragmatique
00:58:32la gauche allemande
00:58:33populiste
00:58:34est plus pragmatique
00:58:34il n'y a pas du tout
00:58:35le même logiciel
00:58:36c'est-à-dire que là
00:58:36vous parlez des Scandinaves
00:58:37qui sont en train de réguler
00:58:39une certaine idée
00:58:39de l'immigration
00:58:40avec sous-jacent
00:58:42effectivement
00:58:42au Danemark
00:58:43c'est un gouvernement socialiste
00:58:44et c'est un gouvernement
00:58:45socialiste
00:58:46de sociodémocrates
00:58:47là vous avez
00:58:48Pedro Sanchez
00:58:48qui on peut
00:58:50clairement
00:58:50s'interroger
00:58:52sur
00:58:54la trajectoire
00:58:55que le chef
00:58:56du gouvernement espagnol
00:58:57veut dessiner
00:58:58pour l'ensemble
00:58:59de l'Europe
00:59:00madame Méloni
00:59:01a réagi avec force
00:59:02en disant que
00:59:03de toute façon
00:59:03elle cassait
00:59:04toutes les relations
00:59:05avec l'Espagne
00:59:06on a beaucoup critiqué
00:59:07madame Méloni
00:59:08de part et d'autre
00:59:09parce qu'elle avait eu
00:59:10ce geste-là
00:59:11en réalité
00:59:12elle essaye de protéger
00:59:14la population italienne
00:59:15tout comme
00:59:16les
00:59:17comment dirais-je
00:59:18habitants de Ceuta
00:59:19comme l'a dit très bien
00:59:20Thibaut Marcheteau
00:59:21qui sont totalement
00:59:23catastrophés
00:59:23de ce qui se passe
00:59:25dans leur enclave
00:59:26c'est-à-dire que
00:59:26à un moment donné
00:59:27vous avez
00:59:28en France
00:59:29dans la constitution
00:59:29un article
00:59:31qui est fondamental
00:59:32qui est au tout début
00:59:33du texte de la constitution
00:59:34qui dit que
00:59:34le principe
00:59:36de tout dirigeant
00:59:37c'est de protéger
00:59:38ses concitoyens
00:59:40
00:59:40est-ce que
00:59:41Pedro Sanchez
00:59:42protège
00:59:42ses concitoyens
00:59:44en faisant venir
00:59:4672 000 migrants
00:59:47en l'espace
00:59:48de 48 heures
00:59:49dont on sait
00:59:49qu'il y a une création
00:59:50de centre d'hébergement
00:59:51pour 1800 personnes
00:59:53quel delta ?
00:59:53absolument pas
00:59:54il ne les protège
00:59:55aucunement
00:59:55et risque d'ailleurs
00:59:56de le payer dans les urnes
00:59:57et puisque vous parlez
00:59:58de la constitution
00:59:59permettez-moi de dire
01:00:00qu'il y a aussi
01:00:00dans la constitution
01:00:01depuis Jacques Chirac
01:00:02le principe de précaution
01:00:03dont on parle
01:00:04matin, midi et soir
01:00:05sur absolument tous les sujets
01:00:06je me demande encore
01:00:07pourquoi est-ce qu'il n'est
01:00:08jamais invoqué
01:00:08sur les questions
01:00:09de micro-déphar
01:00:09non mais puis pardon
01:00:10il balaye d'un revers de main
01:00:12aussi les inquiétudes
01:00:13et les angoisses
01:00:13de ces locaux
01:00:14qui sont quand même
01:00:15livrés à eux-mêmes
01:00:16alors si ça n'est pas
01:00:17une idéologie
01:00:18je ne sais pas ce que c'est
01:00:19on est dans un dogmatisme
01:00:21il est en train
01:00:22en fait d'aller à l'encontre
01:00:23d'une partie
01:00:24de sa population
01:00:24qui est en souffrance
01:00:26avec des forces de l'ordre
01:00:27qui sont en sous-effectif
01:00:29que faire
01:00:29pour que ces personnes
01:00:31cohabitent
01:00:31parce que l'afflux
01:00:33a commencé
01:00:33nous sommes dans un processus
01:00:34et il y a aussi
01:00:35l'urgence climatique
01:00:37avec les migrants
01:00:38qui vont arriver aussi
01:00:39par rapport à ça
01:00:39donc par la suite
01:00:41il va bien falloir
01:00:41trouver des solutions
01:00:42parce que moi
01:00:43j'ai l'habitude de dire
01:00:44et vraiment je ne le souhaite pas
01:00:45en tant qu'universaliste
01:00:46mais ça risque de se finir
01:00:47dans le meilleur des cas
01:00:48en guerrière humaine
01:00:49et dans le pire des cas
01:00:51en guerre civile
01:00:51en tout cas
01:00:52quel signal
01:00:52donne Pedro Sanchez
01:00:54à l'Europe
01:00:54est-ce que
01:00:55c'est à se demander
01:00:56si c'est pas
01:00:57j'allais dire
01:00:57par un fait exprès
01:00:58effectivement
01:00:59que le gouvernement
01:01:01espagnol
01:01:02ouvre ses portes
01:01:03sur toute l'Europe
01:01:04une autre
01:01:06actualité internationale
01:01:07brûlante
01:01:07puisque vous avez vu
01:01:08que le bras de fer
01:01:08s'intensifie
01:01:09entre Kiev
01:01:10et Moscou
01:01:11Dora Abdelrazik nous a rejoint
01:01:12bonjour Dora
01:01:14cette nouvelle réunion
01:01:15de la coalition
01:01:16des volontaires
01:01:17pour l'Ukraine
01:01:18réunion
01:01:18coprésidée
01:01:19par la France
01:01:20par le Royaume-Uni
01:01:21par l'Allemagne
01:01:22dans un format
01:01:23un peu particulier
01:01:24et surtout sur fond de tension
01:01:25on l'a dit
01:01:25de quoi s'agit-il
01:01:27exactement ?
01:01:28Alors c'est effectivement
01:01:29une réunion un petit peu
01:01:30hybride
01:01:30alors certains dirigeants
01:01:31sont actuellement
01:01:32à Kiev
01:01:33autour de Volodymyr Zelensky
01:01:34c'est le cas d'ailleurs
01:01:35du premier ministre britannique
01:01:37c'est la première visite
01:01:38Andy Burnham
01:01:39mais aussi
01:01:40le président du conseil européen
01:01:42Emmanuel Macron
01:01:44participe
01:01:44par visioconférence
01:01:45on le sait
01:01:46le chef de l'état
01:01:47est occupé aujourd'hui
01:01:48avec la visite
01:01:49de Mohamed Ben Salman
01:01:51alors c'est un format souple
01:01:53qui correspond justement
01:01:54à la nature même
01:01:55de cette coalition
01:01:56alors ce n'est ni l'OTAN
01:01:57ni l'Union Européenne
01:01:58c'est un groupement
01:01:59de 30 pays
01:02:00un peu plus de 30 pays
01:02:01pays alliés
01:02:02de l'Ukraine
01:02:03avec deux missions
01:02:04la première
01:02:05une mission vraiment immédiate
01:02:07aider l'Ukraine
01:02:07à tenir militairement
01:02:09avec des armes
01:02:10mais aussi la défense aérienne
01:02:11du renseignement
01:02:12et puis la seconde
01:02:13un peu plus stratégique
01:02:14puisque l'idée
01:02:15est de préparer
01:02:16l'après-guerre
01:02:17le jour où un accord
01:02:18sera signé entre Kiev
01:02:19et Moscou
01:02:19bref un soutien affiché
01:02:22et uni à l'Ukraine
01:02:22le jour même
01:02:23où le pays célèbre aujourd'hui
01:02:25le 35e anniversaire
01:02:27de son indépendance
01:02:28alors il faut savoir
01:02:29que cette réunion intervient
01:02:30vous l'avez dit
01:02:30sur fond de tension
01:02:31mais il y a aussi
01:02:32des annonces très importantes
01:02:33tout d'abord
01:02:34l'Union Européenne
01:02:35a décidé de débloquer
01:02:36une nouvelle enveloppe d'aide
01:02:37à l'Ukraine
01:02:386,1 milliards d'euros
01:02:40pour renforcer
01:02:41sa défense aérienne
01:02:43anti-missiles
01:02:43Kiev il faut savoir
01:02:45reçoit de moins en moins
01:02:46de missiles patriotes
01:02:47de la part des Etats-Unis
01:02:48donc c'est aux Européens
01:02:50de prendre le relais
01:02:50un appel d'ailleurs
01:02:52auquel a répondu
01:02:53Emmanuel Macron
01:02:54puisque samedi
01:02:55il s'est engagé
01:02:55à livrer de nouveaux
01:02:56missiles intercepteurs
01:02:57et puis il y a aussi
01:02:58cette annonce
01:02:59de la part d'Indy Burnham
01:03:01tout à l'heure
01:03:02je vous propose
01:03:02d'écouter le Premier
01:03:03ministre britannique
01:03:07Malgré les menaces
01:03:08scandaleuses
01:03:08proférées par la Russie
01:03:09à l'encontre de mon pays
01:03:10nous continuerons
01:03:12à soutenir
01:03:12la défense de l'Ukraine
01:03:14je sais que vous avez
01:03:15besoin d'une aide supplémentaire
01:03:16pour protéger
01:03:17votre espace aérien
01:03:18et votre population civile
01:03:20je sais à quel point
01:03:21les hivers ont été rudes
01:03:22et à quel point
01:03:23il est nécessaire
01:03:23d'être prêts cette année
01:03:24lorsque les nuits
01:03:25commenceront à s'allonger
01:03:27voilà l'Europe
01:03:28qui veut donc montrer
01:03:29à Moscou
01:03:30qu'elle peut soutenir
01:03:31l'effort ukrainien
01:03:32dans la durée
01:03:33voilà alors qu'on a vu
01:03:34les images
01:03:35de cette réunion
01:03:36des volontaires
01:03:37plus spécifiquement
01:03:38quel est l'enjeu
01:03:40cette fois-ci
01:03:40pour le président français
01:03:42pour Emmanuel Macron
01:03:43alors pour Emmanuel Macron
01:03:44en fait l'enjeu
01:03:45est assez simple
01:03:46c'est montrer que l'Europe
01:03:47est capable
01:03:48de prendre davantage
01:03:49en main
01:03:49sa propre sécurité
01:03:50alors on le sait
01:03:51c'est une idée
01:03:52qui le défend
01:03:54depuis des années
01:03:55Emmanuel Macron
01:03:56mais avec la guerre
01:03:58en Ukraine
01:03:58et surtout
01:03:59ce soutien
01:04:00moins prévisite
01:04:01des Etats-Unis
01:04:02et bien il faut passer
01:04:03maintenant des paroles
01:04:04aux actes
01:04:04la coalition
01:04:05justement des volontaires
01:04:06doit montrer
01:04:07que les Européens
01:04:08sont capables
01:04:09d'armer l'Ukraine
01:04:10aujourd'hui
01:04:11mais aussi
01:04:12de garantir
01:04:13sa sécurité demain
01:04:14bref de réellement
01:04:15en fait peser
01:04:16face à la Russie
01:04:17alors comment est-ce
01:04:18qu'on voit les choses
01:04:19du côté
01:04:20cette fois-ci
01:04:21de la Russie
01:04:21oui parce que
01:04:22du côté de la Russie
01:04:23on regarde de très près
01:04:24justement
01:04:24ce qui se passe
01:04:25en Europe
01:04:26et sans surprise
01:04:26et bien pour la Russie
01:04:28cette coalition
01:04:28ne prépare pas la paix
01:04:30au contraire
01:04:31en gros en fait
01:04:32les Européens disent
01:04:33nous renforçons l'Ukraine
01:04:34pour empêcher
01:04:35une nouvelle attaque russe
01:04:36et pour rendre la paix durable
01:04:38pour Moscou
01:04:38et bien la réponse
01:04:40est simple
01:04:40vous continuez
01:04:41à armer l'Ukraine
01:04:42et vous envisagez
01:04:43d'installer
01:04:44durablement
01:04:45des forces
01:04:45de gauche
01:04:45à nos frontières
01:04:47cependant
01:04:48il faut noter
01:04:48que la Russie
01:04:49n'est pas vraiment
01:04:50fermée
01:04:51à des discussions
01:04:52à des négociations
01:04:54à une condition
01:04:55justement
01:04:55que ces négociations
01:04:56tiennent compte
01:04:57en fait
01:04:57des réalités
01:04:58sur le terrain
01:04:59c'est-à-dire
01:04:59la question
01:05:00des territoires
01:05:01ukrainiens
01:05:02occupés
01:05:03par la Russie
01:05:03environ 20%
01:05:04Merci beaucoup
01:05:06Dora Abdelrazik
01:05:07sur ce point
01:05:08très complet
01:05:08sur effectivement
01:05:09ce bras de fer
01:05:10et cette coalition
01:05:11des volontaires
01:05:12un chiffre quand même
01:05:136 milliards de plus
01:05:15qui s'ajoute
01:05:15aux 90 milliards
01:05:17qui ont été donnés
01:05:19à l'Ukraine
01:05:20pour une guerre
01:05:22qui continue
01:05:25avec aucun espoir
01:05:27de paix pour l'instant
01:05:28Une guerre
01:05:29qui est d'abord
01:05:30et avant tout
01:05:31caractérisée
01:05:32par un enlisement
01:05:33stratégique
01:05:33puisqu'on voit
01:05:34qu'aucun camp
01:05:35n'est en passe
01:05:35d'atteindre
01:05:36ses objectifs
01:05:37et j'ai le sentiment
01:05:39d'un gâchis terrible
01:05:40alors évidemment
01:05:41c'est Vladimir Poutine
01:05:42qui a été le premier
01:05:43à l'initiative
01:05:44de la guerre
01:05:45mais je ne peux pas
01:05:46m'empêcher de penser
01:05:46quand même
01:05:47qu'il y a eu
01:05:47de très lourdes erreurs
01:05:48qui ont été faites
01:05:49par la diplomatie française
01:05:50par la diplomatie européenne
01:05:52par la diplomatie occidentale
01:05:53qu'un certain nombre
01:05:54d'hommes d'Etat
01:05:55d'ailleurs
01:05:55d'Hubert Védrine
01:05:56à Jean-Pierre Chevènement
01:05:57en passant par
01:05:58Philippe de Villiers
01:05:58et Nicolas Sarkozy
01:05:59avaient mis en garde
01:06:00sur certaines erreurs
01:06:02que les Européens
01:06:02étaient en train de commettre
01:06:03je pense en 2008
01:06:04à Budapest
01:06:06par exemple
01:06:06je pense à toute la politique
01:06:08d'extension
01:06:09de l'OTAN à l'Est
01:06:10la non-application
01:06:11des accords
01:06:12de Minsk
01:06:13tout ça a créé
01:06:14les conditions
01:06:15d'un conflit
01:06:16absolument épouvantable
01:06:17entre deux peuples
01:06:18qui étaient frères
01:06:19c'était le mot
01:06:19de Sojenitsin
01:06:20qui disait
01:06:21qu'une guerre
01:06:21entre ces deux peuples
01:06:22ne pouvait naître
01:06:23que dans la tête
01:06:23d'un fou
01:06:24et la réalité
01:06:25c'est qu'on a eu
01:06:26un nombre d'occasions
01:06:27manquées inouïes
01:06:28pour atteindre la paix
01:06:30les Britanniques
01:06:31n'ont pas toujours aidé
01:06:32d'ailleurs quand on voit
01:06:33le double jeu
01:06:34qu'a eu Boris Johnson
01:06:35en 2022
01:06:36à Istanbul
01:06:37par exemple
01:06:37où un cessez-le-feu
01:06:38était sur la table
01:06:39et a été refusé
01:06:40pour des raisons
01:06:42de maximalistes
01:06:43comme si on pouvait
01:06:44continuer toujours plus
01:06:45la guerre
01:06:46faire la guerre
01:06:47jusqu'au dernier Européen
01:06:47par procuration
01:06:48on voit derrière
01:06:50le bilan humain
01:06:51auquel ça a conduit
01:06:522 millions de pertes civiles
01:06:55c'est un naufrage
01:06:56stratégique
01:06:57en même temps
01:06:57qu'un drame humanitaire
01:06:58Aujourd'hui
01:06:59c'est vrai que
01:07:00j'ai un confrère
01:07:02qui me disait
01:07:02j'étais un peu stupéfait
01:07:04aujourd'hui
01:07:05on est obligé
01:07:06d'être binaire
01:07:06c'est-à-dire que
01:07:07soit on suit l'Ukraine
01:07:08et on donne de l'argent
01:07:10soit on est complice
01:07:11de Vladimir Poutine
01:07:13non il ne faut pas
01:07:13voir les choses comme ça
01:07:14c'est beaucoup plus complexe
01:07:15et les signaux
01:07:16dont vous parlez
01:07:18Joachim
01:07:18les signaux antérieurs
01:07:21sont très vrais
01:07:22et puis
01:07:23voilà
01:07:23cette révolution
01:07:24qui a été faite
01:07:26au sein même
01:07:27de l'Ukraine
01:07:29en 2004
01:07:29et ensuite en 2014
01:07:30n'est pas née de rien
01:07:32c'est-à-dire qu'il y avait bien un problème
01:07:33et les accords de Minsk
01:07:34vous l'avez très bien rappelé aussi
01:07:36sont des accords
01:07:37qui ne satisfont
01:07:39pas tout le monde
01:07:40restez avec nous
01:07:41dans l'info de Villeneuve
01:07:42dans un instant
01:07:43on va parler de
01:07:44Dragon Ball Z
01:07:45il débarque
01:07:46du côté de
01:07:47Sergi Pontoise
01:07:48pour remplacer quoi ?
01:07:49un parc
01:07:49qui lui
01:07:50était un parc
01:07:51d'attractions
01:07:52qui voulait promouvoir
01:07:53l'histoire
01:07:53et le patrimoine français
01:07:54voilà donc le manga
01:07:56qui détruit Gargantua
01:07:57à suivre
01:07:58avec notamment
01:07:59notre invité
01:08:00Nicolas De Villiers
01:08:01le patron du Puy du Fou
01:08:02à tout de suite
01:08:06Dernière partie de l'info de Villeneuve
01:08:08l'information qui vous ressemble
01:08:09qui nous ressemble
01:08:10et que vous suivez avec attention
01:08:12on va parler de
01:08:13ce grand parc d'attractions
01:08:15à l'image de
01:08:16Dragon Ball Z
01:08:17les mangas japonais
01:08:19qui débarquent
01:08:20du côté du Val d'Oise
01:08:22on va rejoindre
01:08:23avant de donner la parole
01:08:25à Rod Leiman
01:08:26qui suit justement
01:08:27les tractations politiques
01:08:29notamment avec
01:08:30l'Arabie Saoudite
01:08:32on va rejoindre
01:08:33François Tichkevitch
01:08:35et Laurent Cellarié
01:08:36qui sont sur place
01:08:36messieurs
01:08:37vous êtes arrivés
01:08:38sur ce lieu
01:08:40abandonné
01:08:40il y a une trentaine d'années
01:08:41on se souvient
01:08:42c'était le parc Mirapolis
01:08:44qui est devenu le site
01:08:45comment est-ce que c'est
01:08:46sur le terrain
01:08:51oui Pierre
01:08:52nous sommes avec
01:08:52Laurent Cellarié
01:08:54sur l'ancien site
01:08:55du parc Mirapolis
01:08:56dont vous pouvez voir
01:08:56encore quelques vestiges
01:08:58de l'entrée
01:08:58située derrière moi
01:09:00et c'est ici
01:09:00que vous pourrez donc
01:09:01voir le jour
01:09:02dans les prochaines années
01:09:03ce nouveau parc
01:09:03d'attractions
01:09:04inspiré du manga
01:09:06japonais
01:09:06Dragon Ball
01:09:07un site
01:09:08de 55 hectares
01:09:09à l'abandon
01:09:10depuis 1991
01:09:13aujourd'hui
01:09:14largement occupé
01:09:15par des friches
01:09:16dont il est
01:09:16très difficile
01:09:17de parcourir
01:09:18tellement la végétation
01:09:20est dense
01:09:20un projet
01:09:21d'une ampleur
01:09:21comparable
01:09:22à celle de Disneyland
01:09:23Paris
01:09:23selon Valérie Pécresse
01:09:25la présidente
01:09:26de la région
01:09:26Île-de-France
01:09:27on parle d'un investissement
01:09:28d'environ
01:09:28un milliard d'euros
01:09:30financé notamment
01:09:31par des investisseurs
01:09:32saoudiens
01:09:32et ici sur place
01:09:33les élus locaux
01:09:34et les habitants
01:09:35sont plutôt divisés
01:09:36il y a ceux qui approuvent
01:09:37le projet
01:09:38notamment pour tout
01:09:39ce qu'il pourrait apporter
01:09:39en matière d'emploi
01:09:41dans la construction
01:09:41l'hôtellerie
01:09:42ou encore les services
01:09:43d'autres en revanche
01:09:44Pierre dénonce
01:09:45un manque de concertation
01:09:46certains élus
01:09:47affirmant avoir découvert
01:09:48le projet
01:09:49dans la presse
01:09:50une autre problématique
01:09:52c'est que sur place
01:09:52depuis de nombreuses années
01:09:54il y a
01:09:55des gens du voyage
01:09:57qui évidemment
01:09:58auront en tout cas
01:09:59du mal à partir
01:10:00on imagine
01:10:04oui Pierre
01:10:05environ une centaine
01:10:06de caravanes
01:10:07et près de 300 personnes
01:10:08de la communauté
01:10:08des gens du voyage
01:10:09sont installés
01:10:10ici
01:10:10pour la plupart
01:10:11depuis 2017
01:10:12sur le parking
01:10:14situé à l'entrée
01:10:15de l'ancien parc
01:10:15nous avons pu discuter
01:10:17avec plusieurs d'entre eux
01:10:18ils nous expliquent
01:10:18ne pas avoir été informés
01:10:20de ce nouveau projet
01:10:21on a construit
01:10:22notre vie ici
01:10:23nos enfants vont
01:10:24à l'école
01:10:24à proximité
01:10:25nous ont-ils notamment
01:10:26déclaré
01:10:27ils attendent donc
01:10:27désormais de savoir
01:10:28quelles solutions
01:10:29pourraient être leur proposées
01:10:31notamment en matière
01:10:32de relogement
01:10:33et ce n'est pas la première fois
01:10:34qu'un projet de réhabilitation
01:10:36de ce site
01:10:37est évoqué
01:10:38récemment
01:10:38un vaste complexe hôtelier
01:10:40à vocation touristique
01:10:41et de loisirs
01:10:42avait été présenté
01:10:43une déclaration
01:10:44préalable de travaux
01:10:45avait même été délivrée
01:10:46en mars 2024
01:10:48un projet
01:10:48qui aurait là encore
01:10:50nécessité le départ
01:10:51des caravanes
01:10:51mais ce projet
01:10:52a finalement été abandonné
01:10:54laissant donc
01:10:55cette communauté sur place
01:10:56Merci beaucoup
01:10:57François Tichkiewicz
01:10:58avec Laurent Selleria
01:10:59court dimanche
01:11:00dans le Val d'Oise
01:11:01sur ce site
01:11:02on a vu
01:11:02cette statue
01:11:04de Gargantua
01:11:05qui avait rendu célèbre
01:11:07ce parc Mirapolis
01:11:08avant de rejoindre
01:11:09Nicolas Devilliers
01:11:10le président du Puy du Fou
01:11:12Harold Leïman
01:11:12tout cela est
01:11:13en fait
01:11:14issu de connexions
01:11:16et de discussions
01:11:17politiques
01:11:18entre Emmanuel Macron
01:11:19et Mohamed Ben Salman
01:11:20Oui la renaissance
01:11:22et Mohamed Ben Salman
01:11:23a déjà lancé
01:11:25un chantier
01:11:26d'un parc similaire
01:11:28en Arabie Saoudite
01:11:30et il veut faire
01:11:31de l'Arabie Saoudite
01:11:32un hub mondial
01:11:34de jeux
01:11:35et de
01:11:36parcs d'attractions
01:11:38thématiques divers
01:11:39dont un
01:11:41qui est quand même
01:11:41archéologique aussi
01:11:42qui s'appelle
01:11:43Al-Oula
01:11:44qui est dans le nord-ouest
01:11:46du pays
01:11:47et qui est une entreprise
01:11:49avec une forte
01:11:50participation française
01:11:52pour l'archéologie
01:11:53et aussi
01:11:54l'exploitation
01:11:55touristique
01:11:56donc
01:11:56Mirapolis
01:11:57que l'on voit là
01:11:58a déjà connu
01:12:00un certain financement
01:12:01saoudien par le passé
01:12:03mais voilà
01:12:04ça n'aurait rien à voir
01:12:05et on construirait
01:12:07un nouvel environnement
01:12:09entièrement
01:12:10on se demande bien
01:12:11où passerait Gargantua
01:12:12aussi grand qu'il soit
01:12:13dans cette nouvelle configuration
01:12:15il y aurait des milliards
01:12:16à la clé
01:12:17dans ce projet
01:12:18déjà il faut savoir
01:12:20que jusqu'à présent
01:12:21entre l'Arabie Saoudite
01:12:22et la France
01:12:23c'est 8 milliards
01:12:24d'euros
01:12:26je devrais dire
01:12:27d'échanges
01:12:28et maintenant
01:12:29on voudrait rajouter
01:12:30une tranche de 10 milliards
01:12:31tous domaines confondus
01:12:33mais avec en pointe
01:12:36ce Dragon Ball Z
01:12:38sachant qu'on a déjà eu
01:12:40comme un lever de rideau
01:12:41hier
01:12:42avec le eSport World Cup
01:12:44à la porte de Versailles
01:12:45qui est aussi
01:12:46une entreprise
01:12:47saoudienne
01:12:48et tout ça
01:12:49ça sort de l'esprit
01:12:50de Mohamed Ben Salman
01:12:51qui est un fanatique
01:12:54des jeux vidéo
01:12:56et qui a
01:12:57une espèce
01:12:58d'installation
01:13:00dans son palais
01:13:00gigantesque
01:13:01qui avait
01:13:02totalement
01:13:03émerveillé
01:13:05Emmanuel Macron
01:13:06quand il l'a vu
01:13:07et donc
01:13:07voilà comment on peut
01:13:09avec un simple jeu vidéo
01:13:10pour enfants
01:13:11faire un petit empire
01:13:12parce que c'est
01:13:13beaucoup plus
01:13:14qu'un jeu vidéo
01:13:15c'est un environnement
01:13:17économique
01:13:17et c'est une influence
01:13:19et à la base
01:13:19ce sont des thématiques
01:13:20japonaises et chinoises
01:13:22donc vous voyez
01:13:22que ce n'est pas du tout
01:13:23quelque chose
01:13:24d'islamique
01:13:25et c'est tout à fait
01:13:27inédit
01:13:28à ce jour
01:13:29en tout cas
01:13:29il essaye de convaincre
01:13:31maintenant le président français
01:13:32Emmanuel Macron
01:13:33d'implanter ça
01:13:35Valérie Pécresse
01:13:36s'est enorgueillie
01:13:38elle s'est réjouie
01:13:39de ce travail
01:13:40elle a dit
01:13:40que la présidence
01:13:41ça vous fait rire
01:13:43Joachim
01:13:44le fleu qui m'ade
01:13:45non mais je comprends
01:13:46tout à fait
01:13:47les arguments économiques
01:13:48que Valérie Pécresse
01:13:49met en avant
01:13:50évidemment qu'il y aura
01:13:51des retombées positives
01:13:52pour l'industrie
01:13:53du tourisme
01:13:54pour les investissements
01:13:55elle fait son job
01:13:56elle est présidente
01:13:56de région Île-de-France
01:13:57elle est contente
01:13:58qu'il y ait de l'argent
01:13:58qui arrive
01:13:59elle fait son job
01:14:00maintenant ma grille de lecture
01:14:01en tant que simple
01:14:02citoyen français
01:14:03et pas forcément celle-ci
01:14:04c'est la question
01:14:05de voir qu'on a affaire
01:14:06à un glissement
01:14:07d'imaginaire culturel
01:14:09alors certains paraissent
01:14:09de Nouvelle-France
01:14:10d'autres de petits remplacements
01:14:12toujours est-il
01:14:13que sur les décombres
01:14:16d'un parc
01:14:17où jadis trônait
01:14:18une statue de garde
01:14:19culturelle de 35 mètres
01:14:20on installe
01:14:21avec des fonds saoudiens
01:14:22une licence japonaise
01:14:25ça raconte quand même
01:14:26une évolution culturelle
01:14:27qui me semble aller
01:14:28à rebours
01:14:28de la demande
01:14:29d'une large partie
01:14:29de l'opinion
01:14:30qui voudrait qu'on valorise
01:14:32davantage le récit national
01:14:34vous n'avez qu'à voir
01:14:35les succès en ce moment
01:14:36en salle au cinéma
01:14:37vous n'avez qu'à voir
01:14:38le succès époustouflant
01:14:39que connaît le Puy-du-Fou
01:14:41en mettant en valeur
01:14:42les trésors de patrimoine
01:14:43je pense qu'on devrait
01:14:44davantage s'appuyer là-dessus
01:14:45justement on va y aller
01:14:46au Puy-du-Fou
01:14:47pas exactement
01:14:47puisque nous sommes en ligne
01:14:48avec le président du Puy-du-Fou
01:14:50Nicolas Devilliers
01:14:51qui je crois pas sur place
01:14:52en tout cas
01:14:52merci beaucoup d'être avec nous
01:14:54Nicolas Devilliers
01:14:55bravo pour évidemment
01:14:56le Puy-du-Fou
01:14:57j'ai attentivement lu
01:14:58votre tribune
01:15:00dans le Figaro
01:15:01en fait
01:15:01c'est pas tant que vous êtes
01:15:03contre la culture japonaise
01:15:06loin de là
01:15:06mais c'est plutôt
01:15:07la démarche
01:15:09qui vous choque
01:15:10le fait que
01:15:10au lieu de promouvoir
01:15:12comme vous le faites
01:15:12le patrimoine français
01:15:14on promeut
01:15:14une culture
01:15:15imaginaire
01:15:16basée éventuellement
01:15:18sur une culture asiatique
01:15:21exactement
01:15:21vous avez très bien
01:15:22dit les choses
01:15:23c'est à dire que
01:15:23moi je pense
01:15:24qu'en France
01:15:25nous avons un imaginaire
01:15:26extraordinaire
01:15:27qui fascine le monde
01:15:28et qui fait venir
01:15:29du monde entier
01:15:30100 millions de touristes
01:15:32chaque année
01:15:32c'est à dire que la France
01:15:33est la première destination
01:15:34de tourisme mondial
01:15:36et au lieu de proposer
01:15:38des thématiques françaises
01:15:39qui sont extrêmement nombreuses
01:15:41et qui sont en plus
01:15:43qui peuvent être portées
01:15:44par des créateurs français
01:15:45de tous les milieux culturels
01:15:47extrêmement prolixes
01:15:49que nous avons en France
01:15:49et bien nous attirons
01:15:51en France
01:15:51une thématique japonaise
01:15:53moi je pense que
01:15:54le Japon est une grande culture
01:15:56mais lorsqu'on est
01:15:57sur le sol français
01:15:58pourquoi ne pas d'abord
01:15:59promouvoir
01:15:59la civilisation française
01:16:01la culture française
01:16:02avec des thématiques
01:16:03extraordinaires
01:16:04que nous avons
01:16:05à notre disposition
01:16:06dans le grand réservoir
01:16:07des souvenirs français
01:16:08que nous partageons
01:16:09et donc je crois que
01:16:10lorsque les millions de touristes
01:16:12viendront en France demain
01:16:13ça n'est pas Dragon Ball
01:16:14qu'ils voudront voir
01:16:15mais c'est plutôt
01:16:16comme ils le voient aujourd'hui
01:16:18Versailles, le Louvre
01:16:19la Tour Eiffel
01:16:20le Puy du Fou
01:16:21bien sûr
01:16:21bref
01:16:21toutes les premières
01:16:22destinations françaises
01:16:24qui incarnent justement
01:16:25cette idée
01:16:26que l'imaginaire français
01:16:27fait rêver
01:16:28sous des formes
01:16:29très diverses
01:16:30nous avons aussi
01:16:30des grandes marques
01:16:31de mode en France
01:16:32nous le savons
01:16:33elles font rayonner la France
01:16:34nous avons
01:16:35tout un tissu culturel
01:16:37qui prend des formes
01:16:37très variées
01:16:38le Puy du Fou
01:16:39que j'ai l'honneur
01:16:40de présider
01:16:41est un exemple
01:16:42parmi beaucoup d'autres
01:16:43et donc je crois
01:16:44qu'en France
01:16:44il y a la possibilité
01:16:45de se mettre
01:16:45autour de la table
01:16:46et de dire
01:16:47qu'est-ce qu'on peut faire
01:16:48à la place de Mirapolis
01:16:49mais plutôt que d'aller chercher
01:16:50une licence japonaise
01:16:52cherchons
01:16:53dans les souvenirs
01:16:54de Victor Hugo
01:16:54ou de Saint-Exupéry
01:16:55ou dans toute l'histoire de France
01:16:57un imaginaire
01:16:58qui peut être mis en scène
01:16:59de manière merveilleuse
01:17:00Vous avez raison de dire
01:17:02on peut penser aussi
01:17:03au Rocher Mistral
01:17:04qui est né de terre
01:17:05il n'y a pas si longtemps
01:17:06que ça
01:17:07le Puy du Fou
01:17:07avec ce que vous connaissez
01:17:09et ce que vous présidez
01:17:10si bien
01:17:11qui attire
01:17:11des millions de personnes
01:17:13chaque année
01:17:13il y a
01:17:14et vous le dites aussi
01:17:16assez bien
01:17:16un échec
01:17:18financier
01:17:19pour Mirapolis
01:17:21il y a
01:17:22aussi eu
01:17:23parce que ça a été
01:17:24peut-être mal géré
01:17:25c'est-à-dire que
01:17:26vous dites très bien
01:17:27qu'on a mis des cerveaux
01:17:28au lieu de parler
01:17:29avec le cœur
01:17:29et vous ce que vous faites
01:17:31très bien au Puy du Fou
01:17:31c'est que
01:17:32vous parlez
01:17:33les comédiens
01:17:34tout un chacun
01:17:34qui aujourd'hui
01:17:35fait un spectacle
01:17:36au Puy du Fou
01:17:36il le fait avec le cœur
01:17:37et Mirapolis
01:17:38a peut-être été mal géré
01:17:39mais ça ne veut pas dire
01:17:40autant qu'on doit l'enterrer
01:17:42finalement
01:17:42cette statue de gargantua
01:17:44on pourrait très bien
01:17:44la garder
01:17:46Peut-être la garder
01:17:47ou en tout cas
01:17:47la repenser
01:17:49mais encore une fois
01:17:50vous l'avez très bien
01:17:51souligné
01:17:51avec un cœur d'artiste
01:17:52comme je le disais
01:17:53plutôt qu'avec
01:17:54un cerveau d'expert
01:17:55ça veut dire que
01:17:56vous savez
01:17:57le spectacle vivant
01:17:58par exemple
01:17:59qui est notre langage
01:18:00préféré au Puy du Fou
01:18:01et bien c'est un langage
01:18:02qui vient du cœur
01:18:03qui est un langage
01:18:04instinctif
01:18:05et qui parle au grand public
01:18:06c'est la grande force
01:18:07je crois
01:18:08du loisir du 21ème siècle
01:18:10c'est que c'est un loisir
01:18:11qui doit parler
01:18:11à tout le monde
01:18:12qui doit être universel
01:18:13et donc
01:18:14on voit bien d'ailleurs
01:18:15qu'il y a une forme
01:18:16de désaffection
01:18:17des Français
01:18:17pour les musées
01:18:18ou pour le théâtre
01:18:19un peu traditionnel
01:18:20mais qu'on va au contraire
01:18:21vers le grand spectacle
01:18:22et vers toutes les formes
01:18:24de loisirs
01:18:24qui parlent
01:18:25de manière simple
01:18:26claire
01:18:27universelle
01:18:27à un public
01:18:28très large
01:18:28qui n'a pas besoin
01:18:30de venir
01:18:30avec une formation
01:18:32particulière
01:18:32qui n'a pas besoin
01:18:33d'aller forcément
01:18:35devenir un expert
01:18:36scientifique
01:18:37pour entrer
01:18:37comme on peut le trouver
01:18:38parfois dans des musées
01:18:39et c'est ça
01:18:40que nous avons inventé
01:18:41c'est un langage
01:18:41qui parle à notre époque
01:18:43donc moi je crois
01:18:43que la France
01:18:45encore une fois
01:18:45a un imaginaire
01:18:46cet imaginaire
01:18:47c'est quoi ?
01:18:47ce sont des souvenirs historiques
01:18:49mais qu'il faut faire chanter
01:18:50comme ce qu'on appelle
01:18:51au Puy du Fou
01:18:51un légendaire
01:18:52donc en faire
01:18:53des belles fictions
01:18:55des romances historiques
01:18:56assumées
01:18:57comme vous savez
01:18:57que nous l'assumons
01:18:58au Puy du Fou
01:18:59comme le fait très bien
01:19:00le cinéma français
01:19:01qui est un cinéma extraordinaire
01:19:02exemplaire dans le monde
01:19:03on se souvient
01:19:04du succès
01:19:05du Comte de Monte Cristo
01:19:06on assiste
01:19:06au grand succès
01:19:07de De Gaulle par exemple
01:19:09on voit que les français
01:19:09veulent des films
01:19:12qui sont sous la forme
01:19:13de fiction bien sûr
01:19:14mais nous racontent
01:19:14l'histoire de France
01:19:15et les étrangers
01:19:16effectivement
01:19:17notamment les américains
01:19:18quand vous allez
01:19:19à Las Vegas
01:19:19il y a une tour Eiffel
01:19:20c'est pas pour rien
01:19:21finalement on a du
01:19:22de la France
01:19:22même j'allais dire
01:19:23presque plus à Las Vegas
01:19:24que du côté
01:19:25de cours d'ivanche
01:19:26une dernière petite question
01:19:28Nicolas Devilliers
01:19:29parce que c'est important
01:19:30on se souvient des images
01:19:31où on voyait
01:19:33Philippe Devilliers
01:19:34avec Emmanuel Macron
01:19:36dans le Puy du Fou
01:19:38où on sentait le président
01:19:40évidemment très intéressé
01:19:42par le concept
01:19:42et admiratif aussi
01:19:44de cette culture française
01:19:45que par d'autres biais
01:19:47il défend
01:19:48est-ce que
01:19:50finalement
01:19:51cette idée
01:19:52d'un partenariat
01:19:53avec l'Arabie Saoudite
01:19:55partenariat financier
01:19:56pour faire Dragon Ball Z
01:19:57à Paris
01:19:58est-ce que finalement
01:19:59ça ne vous étonne pas ?
01:20:01Alors moi
01:20:01ce qui me surprend
01:20:02c'est qu'on aille chercher
01:20:03des capitaux étrangers
01:20:04alors même
01:20:05qu'en France
01:20:06on aurait les moyens
01:20:07vous savez
01:20:08une entreprise
01:20:09comme le Puy du Fou
01:20:09aujourd'hui
01:20:10qui est partie de rien
01:20:11qui s'est développée
01:20:11sans aide publique
01:20:12et bien elle aurait
01:20:13les moyens
01:20:13aujourd'hui
01:20:14de lever
01:20:14avec des partenaires
01:20:16les sommes
01:20:16dont on parle
01:20:18pour le fameux projet
01:20:20remplaçant Mirapolis
01:20:21le projet Dragon Ball
01:20:22donc on va chercher
01:20:23une puissance extérieure
01:20:25qui a elle-même
01:20:26une vision très claire
01:20:28qui bien sûr
01:20:28vient défendre
01:20:29un projet culturel
01:20:30et c'est tout à fait légitime
01:20:32en l'occurrence
01:20:32par exemple
01:20:33que les Saoudiens
01:20:34cherchent à défendre
01:20:35sur le sol français
01:20:36un rayonnement
01:20:37de leur propre vision
01:20:38de leur propre culture
01:20:39ou de leur propre thématique
01:20:41moi je crois en tout cas
01:20:42que ce qui est fondamental
01:20:43à souligner dans ce projet
01:20:45là où il faut
01:20:46pointer le doigt
01:20:47c'est vraiment
01:20:47sur la question
01:20:48de la thématique choisie
01:20:50n'allons pas
01:20:51chercher des capitaux étrangers
01:20:52quand on a les moyens
01:20:53en France
01:20:54d'être extrêmement inventifs
01:20:55la France a prouvé
01:20:56dans l'histoire
01:20:57encore récente
01:20:58du monde
01:20:59qu'elle a inventé
01:20:59toutes les technologies
01:21:01les plus extraordinaires
01:21:02elle a été précurseur
01:21:03dans de très nombre
01:21:04post-écologie
01:21:05qu'on a aujourd'hui
01:21:05dans les mains
01:21:06mais en plus
01:21:07la France a
01:21:08cet imaginaire
01:21:09dont je parle
01:21:09depuis tout à l'heure
01:21:11et depuis un certain
01:21:12nombre de jours
01:21:12maintenant
01:21:13depuis cette tribune
01:21:14du Figaro
01:21:14c'est-à-dire qu'elle a
01:21:16tout ce réservoir
01:21:17extraordinaire
01:21:17d'histoires fabuleuses
01:21:18qu'on peut mettre en scène
01:21:20et qui va conquérir
01:21:22le monde entier
01:21:23non seulement les français
01:21:23eux-mêmes
01:21:24qui en ont soif
01:21:25mais aussi
01:21:25tous les touristes
01:21:26qui viennent nous voir
01:21:28de la planète entière
01:21:29Merci beaucoup
01:21:30Nicolas Devilliers
01:21:31d'avoir été avec nous
01:21:32sur ces news
01:21:33en direct
01:21:34et évidemment
01:21:34pour ceux qui ne sont pas
01:21:35encore allés au Puy du Fou
01:21:36allez donc voir
01:21:38c'est assez spectaculaire
01:21:39j'enlève le assez
01:21:40c'est spectaculaire
01:21:41tout court
01:21:41Caroline Pilastre
01:21:42quand vous voyez
01:21:44effectivement
01:21:44ce décalage
01:21:45entre
01:21:47le Puy du Fou
01:21:48qui est là
01:21:49pour la culture française
01:21:51Rocher Mistral
01:21:51également
01:21:52j'en parlais
01:21:52tout à l'heure
01:21:54et puis là
01:21:54vous avez
01:21:55De Gaulle
01:21:56il l'a cité
01:21:57Nicolas Devilliers
01:21:57De Gaulle au cinéma
01:21:58vous en avez parlé également
01:22:00le conte de Monte Cristo
01:22:02puis là
01:22:03on vous débarque
01:22:04un manga
01:22:06qui sera d'ailleurs
01:22:06comme vous le voyez
01:22:07sur la carte
01:22:08entre le parc Astérix
01:22:09très gaulois
01:22:09et Disneyland Paris
01:22:11très américain
01:22:12et bien je suis assez mitigée
01:22:13sur la question
01:22:14je vais être un peu
01:22:14le grain de sable
01:22:15en termes d'argumentation
01:22:17je sais bien
01:22:17c'est une démocratie
01:22:18merci
01:22:19liberté de pensée
01:22:20d'expression
01:22:21on le sait sur ces news
01:22:22effectivement
01:22:22je comprends
01:22:23les craintes suscitées
01:22:25par l'ouverture de ce parc
01:22:26mais j'entends aussi
01:22:26l'enthousiasme
01:22:27à l'international
01:22:28l'un n'empêche pas l'autre
01:22:30moi je trouve que
01:22:30le mélange des genres
01:22:31peut être également intéressant
01:22:33parce qu'il faut se dire
01:22:34que les mangas
01:22:35rapportent et rameutent
01:22:36énormément
01:22:37et de cela
01:22:39intergénérationnellement
01:22:40parlant
01:22:40si je puis
01:22:41m'exprimer ainsi
01:22:42c'est à dire que
01:22:43moi je vous ai dit
01:22:44dans un premier temps
01:22:45par rapport au décès
01:22:46de Philippe Bouvard
01:22:46que j'étais une enfant de la télé
01:22:47mais je suis également
01:22:48une enfant comme beaucoup
01:22:49du club Dorothée
01:22:50et ce manga
01:22:51est un manga
01:22:52totalement culte
01:22:53qui est présent
01:22:55encore aujourd'hui
01:22:56malgré ces décennies
01:23:00où on le voyait
01:23:01en dessin animé
01:23:02Dragon Ball
01:23:03c'était dans le club Dorothée ?
01:23:04Dragon Ball
01:23:05faisait partie des mangas
01:23:06on n'est pas de la même génération
01:23:07j'ai des mangas plus anciens
01:23:10dans mon
01:23:11j'allais dire imaginaire
01:23:13ancien
01:23:13il y a eu plein de mangas
01:23:15Bioman etc
01:23:15mais Dragon Ball Z
01:23:17pour beaucoup de générations
01:23:18c'est quelque chose
01:23:19de très important
01:23:20et donc il y a une manne financière
01:23:22qui l'est tout en plus
01:23:23d'autant plus pardon
01:23:24et tout autant
01:23:25plus exactement
01:23:26j'entends
01:23:27Valérie Pécresse
01:23:28qui est ravie
01:23:29pour la prospérité
01:23:30de l'île de France
01:23:30c'est ce que je disais
01:23:31elle fait son job
01:23:32exactement
01:23:33donc elle est totalement
01:23:34dans son couloir
01:23:35et j'entends aussi les craintes
01:23:36c'est pour ça que je suis assez mitigée
01:23:38je ne fais pas du oui
01:23:39ou du oui mais en même temps
01:23:40parce que vous avez un public
01:23:42peut-être qui n'est pas
01:23:43forcément intéressé
01:23:44et moi je pense plutôt
01:23:45à l'international
01:23:45qu'en France
01:23:46en France on connaît nos monuments
01:23:47on connaît nos musées
01:23:48on connaît pour la plupart
01:23:49d'entre nous
01:23:50heureusement en termes de culture G
01:23:51l'histoire de France
01:23:53et par exemple
01:23:54Louis XIV
01:23:55qui n'a pas entendu
01:23:56parler de Louis XIV
01:23:57du roi soleil
01:23:58de plus en plus
01:23:59de monde
01:24:00justement
01:24:01et en particulier
01:24:01dans la jeune génération
01:24:02j'en veux pour preuve
01:24:04un sondage
01:24:04qui montre
01:24:05qu'un jeune sur deux
01:24:06de moins de 25 ans
01:24:07ne sait pas en quelle année
01:24:08à débuter la révolution française
01:24:09donc moi évidemment
01:24:10j'ai rien contre le Japon
01:24:12j'ai même étudié
01:24:13le japonais
01:24:14du temps où j'étais étudiant
01:24:15j'ai lu tout un tas de mangas
01:24:16quand j'étais jeune
01:24:17j'ai évidemment rien
01:24:18contre les mangas
01:24:19ce serait stupide
01:24:20d'essentialiser
01:24:21la question est celle
01:24:22de l'horizon culturel
01:24:24qu'on propose
01:24:24à la jeune génération
01:24:25et ce que je déplore
01:24:26aujourd'hui
01:24:27c'est une tendance
01:24:28à emprisonner
01:24:29les jeunes gens
01:24:29dans ceux avec quoi
01:24:30ils sont déjà familiers
01:24:31dans ceux qu'ils connaissent
01:24:32déjà
01:24:33en l'occurrence
01:24:34cette sous-culture là
01:24:35plutôt que de leur offrir
01:24:37l'accès à des horizons
01:24:38auxquels
01:24:38ils n'accéderaient pas
01:24:40au sein de leur famille
01:24:41qui s'appelleraient Tik Tok
01:24:42par exemple
01:24:43ou Snapchat dans ce cas-là
01:24:44mais vous allez voir
01:24:46peut-être que dans 10 ans
01:24:47parce qu'on a toujours
01:24:47un train de retard
01:24:48il y aura ça
01:24:48à un moment où
01:24:49le temps moyen de lecture
01:24:51chez les adolescents
01:24:52c'est 10 minutes par jour
01:24:54ce qui n'est absolument rien
01:24:55versus 6 heures par jour
01:24:56sur les écrans
01:24:57pourquoi ne pas proposer
01:24:59davantage à notre jeunesse
01:25:00les trésors
01:25:01de notre littérature
01:25:02les grandes pages
01:25:03de notre histoire
01:25:04par les grands écrits
01:25:06de nos philosophes
01:25:07ça devrait aussi être ça
01:25:09l'ambition d'une politique culturelle
01:25:11pas d'être dans ce nihilisme
01:25:13du tout se vaut
01:25:14en fait ça a l'air aride
01:25:16ce que vous dites
01:25:16en disant
01:25:17mais qu'est-ce qu'on va faire
01:25:18pour qu'est-ce qu'on va faire
01:25:19sur un jeune par exemple
01:25:21qui passe 2h30
01:25:22de temps d'écran
01:25:23et notamment 2h10
01:25:25sur son smartphone
01:25:26comment est-ce que
01:25:27vous allez lui dire
01:25:27tiens tu vas plutôt
01:25:28regarder Victor Hugo
01:25:29c'est la responsabilité
01:25:30des adultes
01:25:31mais c'est exactement
01:25:32ce que disait Nicolas de Villiers
01:25:33très justement
01:25:34c'est-à-dire qu'il faut le faire
01:25:35avec le coeur
01:25:36et avec l'envie
01:25:37d'expliquer
01:25:38après évidemment
01:25:39chacun a des affinités
01:25:41chacun a un prisme
01:25:42et moi je ne suis pas
01:25:43pour opposer
01:25:44et là vous voyez
01:25:45pardonnez-moi de vous couper
01:25:46vous voyez arriver
01:25:47la voiture diplomatique
01:25:49de Mohamed Ben Salman
01:25:51qui arrive donc
01:25:52à l'Elysée
01:25:53et qui est accueilli
01:25:54sur le perron
01:25:56chaque signe
01:25:57est important
01:25:58par Emmanuel Macron
01:26:00voilà
01:26:01qui est sur le perron
01:26:02de l'Elysée
01:26:02qui descend d'ailleurs
01:26:03les marches
01:26:03et qui se salue
01:26:05avec
01:26:05voilà
01:26:06pour la photo officielle
01:26:07le prince héritier
01:26:09d'Arabie Saoudite
01:26:10Mohamed Ben Salman
01:26:10avec Emmanuel Macron
01:26:11alors il ne sera pas
01:26:12comme l'a dit
01:26:14très justement Harold
01:26:15il ne sera pas question
01:26:17uniquement
01:26:18de ce parc d'attractions
01:26:19mais il en sera
01:26:21question également
01:26:22voilà donc
01:26:22pour cette arrivée
01:26:24pardonnez-moi Caroline
01:26:24je vous ai coupé
01:26:26pour ces images en direct
01:26:27et ça sera comme ça
01:26:28tout le temps
01:26:29dans l'info de Vino
01:26:30c'est aussi le direct
01:26:31c'est ce qui est important
01:26:33mais oui
01:26:33moi je suis moins manichéenne
01:26:35parce que je me dis
01:26:36qu'on peut s'intéresser
01:26:36à plein de choses dans la vie
01:26:37si on a l'éducation
01:26:38on a le cadre
01:26:39et ou l'instruction
01:26:40vous êtes pour le héé
01:26:40plutôt que pour le nini
01:26:42en théorie je suis tout à fait d'accord
01:26:43sauf qu'en pratique
01:26:44on constate que
01:26:45les jeunes
01:26:47ont moins de diversité
01:26:48dans leur pratique culturelle
01:26:50une grande majorité
01:26:51et par ailleurs
01:26:52il y avait un événement
01:26:53hier à Paris
01:26:54autour du e-sport
01:26:56donc les jeux vidéo
01:26:57je m'interroge par exemple
01:26:59sur le pourquoi du comment
01:27:01Matignon
01:27:02en vient à promouvoir
01:27:03le e-sport à l'école
01:27:04ça a été un des sujets
01:27:05dont on a parlé
01:27:05en fin d'année dernière
01:27:06et ça rejoint
01:27:08une inquiétude plus générale
01:27:09que j'ai
01:27:09qui est qu'à force
01:27:10de tout déléguer à l'école
01:27:11de lui demander
01:27:12de tout prendre en charge
01:27:13celle-ci n'est plus capable
01:27:14de rien
01:27:15et elle n'est plus capable
01:27:16d'assurer sa mission première
01:27:17qui est la transmission
01:27:18des savoirs
01:27:18merci beaucoup Joachim Lefloc
01:27:20Imad
01:27:20merci Caroline
01:27:21merci à toutes les équipes
01:27:25de l'info de Villeneuve
01:27:27Thomas Goussard
01:27:27Benjamin Bouchard
01:27:28Blandine Déjar
01:27:29de Caire-en-Rouet
01:27:30et bien sûr
01:27:31tous les autres
01:27:31au son, à l'image
01:27:32et à la vision
01:27:33merci de nous suivre
01:27:35l'info de Villeneuve
01:27:36c'est donc tous les jours
01:27:37de 15h à 17h
01:27:38je vous donne rendez-vous
01:27:40donc demain
01:27:41et dans un instant
01:27:42c'est Punchline
01:27:42avec Mickaël Dorian
01:27:43restez bien avec nous
01:27:44sur CNews
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