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Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville, était l'invité de BFMTV ce dimanche 23 août
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00:00Monsieur le ministre, d'abord peut-être, on voit, Alexis, que ces derniers jours,
00:06il y a une nouvelle fois cette censure qui plane sur le gouvernement
00:09pour la troisième année consécutive, 2024, 2025 et 2026,
00:14avec une nouvelle fois la question des économies, finalement.
00:19On parle de 28 milliards d'économies, c'est en tout cas une information du monde
00:23qui a été ensuite évaluée par nos confrères des Echos.
00:26Qui va payer la facture ?
00:28– Le vrai sujet, c'est qu'on arrive à un moment donné crucial de l'année,
00:32classique, parlementaire, où le gouvernement va devoir proposer un budget aux Français
00:36et notamment un budget au Parlement.
00:38Et donc les députés, les sénateurs vont devoir se pencher dessus et travailler.
00:41– Jusque-là, rien neuf.
00:41– Ce que je regrette, c'est qu'effectivement, M. Mélenchon a dit
00:44« Moi, je ne vais même pas ouvrir le dossier, je ne veux même pas en débattre,
00:47je censure quoi qu'il arrive ».
00:48Il y a une espèce d'obsession de la censure
00:50qui est quand même la négation pure et simple du débat démocratique.
00:53Après, ce budget, bien sûr, c'est un budget qui devra être utile
00:56et pour être utile, il faut aussi qu'il soit porteur d'économie
00:59pour qu'on puisse donner des marges de manœuvre à notre pays.
01:01Parce qu'au bout d'un moment, à force d'avoir la pire dette qui soit
01:04et des budgets qui sont non contrôlés,
01:09on risque à un moment donné de perdre toute la souveraineté nationale.
01:11– Mais vous confirmez ce chiffre, 28 milliards d'économies ?
01:14– Non, le sujet, c'est de faire un budget qui porte des économies,
01:18mais pas n'importe quelle économie.
01:20Et encore une fois, le gouvernement va proposer une copie
01:22et c'est le débat parlementaire qui va faire sortir le budget qui est bon pour la France.
01:27Mais déjà, il nous faut un consensus politique pour dire qu'il nous faut un budget.
01:31Parce que le pire, ce serait qu'on n'ait pas de budget,
01:33donc qu'on soit en loi spéciale, ce qui coûtera évidemment très cher au pays
01:36et très cher aux Français très directement.
01:38Et donc ceux qui disent, il n'y a pas besoin de budget,
01:40il suffit de censurer le gouvernement comme M. Mélenchon,
01:42ceux qui disent, la dette, on s'en fiche, il n'y a qu'à l'annuler,
01:45coup de baguette magique, c'est merveilleux.
01:47– Celle qui est détenue par la Banque Centrale Européenne, précisément.
01:50– Et donc par qui derrière ?
01:52Parce que c'est bien de l'argent qui nous a été prêté.
01:54Il y a une inconscience derrière qui est terrible.
01:56Si je vous emprunte 100 euros et qu'un jour je vous dis…
01:58– Non, non, mais c'est pour préciser que ce n'était pas l'intégralité de la dette française.
02:01– Je ne vais pas vous les rendre, peut-être que la fois d'après,
02:03quand je vais venir vous voir en me disant, vous pourriez me reprêter un petit peu d'argent,
02:06vous allez me dire non, qu'est-ce que dit M. Mélenchon si ce n'est ça ?
02:09En fait, je vais déchirer le contrat de confiance que j'ai avec les prêteurs
02:13qui prêtent à la France, c'est extrêmement grave,
02:14il faut que les Français qui entendent ça se rendent compte
02:17qu'en fait, dire ce qu'il a dit, c'est-à-dire je vais jeter au feu la dette
02:21française,
02:22c'est gravissime, y compris pour leur pouvoir d'achat très directement.
02:26– Si on en vient justement à ces économies, ces 28 milliards d'économies,
02:28encore une fois, l'excluvillé, une piste qui a été évoquée
02:32par Roland Lescure, justement, le ministre de l'Économie,
02:34c'est d'aller, on va dire, chercher l'économie sur les retraités,
02:39et les retraités les plus aisés.
02:40Alors encore une fois, il y a un flou autour des retraités les plus aisés,
02:43d'ailleurs, c'est quoi un retraité pour vous, les retraités les plus aisés ?
02:46C'est quand on gagne quoi, 2 000 ou 3 000 euros par mois ?
02:48– Je ne vais pas rentrer dans le débat des chiffres,
02:49ce qui est certain, c'est qu'il va falloir qu'au global,
02:52on puisse défendre un budget qui soit à la fois un budget de soutien de notre économie,
02:57donc un budget qui continue à avoir des investissements sur la défense, par exemple,
03:00sur l'éducation, sur la santé.
03:02Il y a des budgets qui doivent être préservés,
03:04parce qu'ils apportent de l'économie, il faut soutenir ceux qui travaillent,
03:08et il faut aussi demander un certain nombre d'efforts aux Français,
03:11et ça me paraît important.
03:12– Vous faites partie des ministres issus des Républicains,
03:14vous êtes proche de Laurent Wauquiez sur un certain nombre de sujets.
03:18Laurent Wauquiez, en 2024, au moment de l'examen du budget de Michel Barnier à l'époque,
03:22il en avait fait une condition sine qua non.
03:24On ne pouvait pas toucher aux retraités aisés,
03:28sinon les Républicains ne soutenaient pas le budget à cette période-là.
03:32Vous avez, on le sait, pris un peu de distance, malgré vous, par rapport à LR,
03:36mais est-ce que vous pensez que LR suivrait, cette fois-ci,
03:39les députés LR que vous côtoyez ?
03:41Est-ce qu'ils suivraient si un geste était demandé aux retraités aisés ?
03:45– C'est évidemment une question qu'il faut leur poser à eux, et pas à moi,
03:48mais en l'occurrence, la bonne question, c'est de se dire,
03:50est-ce qu'il faut ou pas un budget pour la France ?
03:52Et qu'est-ce que ça coûte s'il n'y en a pas ?
03:54S'il n'y en a pas, il y a une loi spéciale, qui n'est pas un budget,
03:57qui est un filet de sécurité, et ça a été chiffré par des données
04:00que le Premier ministre a tenues à partager avec l'ensemble des forces politiques,
04:03c'est plusieurs milliards, on parle de 15 milliards d'euros,
04:06si on était en loi spéciale.
04:07Donc ça veut dire qu'à un moment donné, cet argent, on ne l'a pas,
04:10il faudra le trouver et ça finira pas à impacter.
04:11– Mais avec cet argent, il faut aller chercher les compromis, justement, des alliants.
04:13– Et donc, justement, si déjà on est tous d'accord sur le fait qu'il faut un budget,
04:16alors comment on fait en sorte qu'il y ait un budget ?
04:18Et là, il faut des compromis, et là, il faut des alliances,
04:21et c'est pour ça que le gouvernement va arriver avec sa copie,
04:23que cette copie, elle sera présentée aux différentes formations politiques,
04:26et que ces formations politiques auront vocation,
04:29en ayant bien conscience des enjeux et des chiffres,
04:32à dire, cette partie-là, moi, elle ne me va pas,
04:34peut-être que ce sera le cas, peut-être que ce ne sera pas le cas,
04:37mais derrière, ok, ça veut dire que c'est X milliards qu'il faut aller chercher,
04:40donc comme c'est X milliards qu'il faut aller chercher,
04:42j'apporte d'autres solutions, d'autres propositions.
04:45Et c'est comme ça qu'on construit un compromis,
04:46c'est ce qui s'est passé sur le budget de la sécurité sociale l'année dernière,
04:50on a réussi à faire voter ce budget alors qu'il n'y avait pas de majorité,
04:53donc on peut trouver ce chemin.
04:55Maintenant, vous avez raison de le dire,
04:56les RLR ont toujours défendu ceux qui travaillent
04:58et ceux qui ont travaillé toute leur vie,
05:00et donc ça fait partie des choses sur lesquelles il faut évidemment être très vigilant.
05:03– Vous, on sent qu'à titre personnel,
05:05vous vous dites que ça peut être une piste,
05:06comme Roland Lescure l'a posé, et qu'elle peut exister dans le départ.
05:09– Moi, je pense que le gouvernement a raison de dire qu'il faut des économies,
05:12et qu'on doit regarder où est-ce qu'on peut mettre les uns et les autres la contribution,
05:16et particulièrement, continuer la chasse au gaspillage,
05:19parce que la première économie, elle est là quand même,
05:21et il y a encore des réformes à faire dans ce pays.
05:22– La première économie, c'est la retraité, c'est ça ?
05:25– Non, je dis que la première économie, c'était la chasse au gaspillage,
05:28et donc il y a des gaspillages encore dans le budget de la France,
05:30on peut être plus efficace sur certains sujets,
05:32il faut qu'on aille faire ça en priorité, ça me paraît évident.
05:34– Vous dites que vous êtes ouvert au compromis, la gauche,
05:37les élus que nous avons reçus lorsque Roland Lescure a émis cette hypothèse,
05:41ils ont dit, c'est bien simple, il y a une autre possibilité,
05:44celle de taxer les plus hauts revenus en France.
05:47Tout à l'heure, les militants qui écoutaient Jean-Luc Mélenchon,
05:49ils ont scandé « taxer les riches ».
05:51Est-ce que vous, vous pensez que ça aussi, c'est une vraie piste,
05:54et est-ce que finalement, là où Emmanuel Macron a parfois préservé
05:58ses plus hauts revenus, en disant qu'il contribuait à la richesse de la France,
06:01est-ce qu'il faut, cette fois-ci, remettre ce sujet sur la table ?
06:05– Il faut défendre l'économie productive,
06:07parce que c'est la garantie de notre souveraineté et de nos ressources futures,
06:10et ensuite, au regard de la situation économique du pays,
06:12voir comment on fait en sorte de faire la chasse au gaspillage,
06:15et derrière, faire en sorte qu'on demande à chacun de contribuer à l'effort global,
06:20ça va de soi, en préservant les plus fragiles.
06:22C'est la réflexion qui est celle du gouvernement,
06:25c'est comme ça qu'on va venir présenter la copie
06:27aux différentes formations politiques de l'Assemblée nationale et du Sénat,
06:29et on va, on l'espère, co-construire un budget pour la France,
06:33parce que ne pas avoir de budget serait pire que tout.
06:35– Donc, pour ceux qui nous regardent,
06:37et c'est aussi une préoccupation également,
06:40est-ce que vous nous dites ce soir, sur ce plateau,
06:42qu'il n'y aura pas de hausse d'impôts,
06:44tout simplement pour financer ces 28 milliards d'économies ?
06:48– Encore une fois, nous sommes en démocratie,
06:50et telle que fonctionne la République française,
06:52c'est le Parlement qui vote le budget.
06:53Donc, je ne vais pas vous dire ce qui va sortir du Parlement,
06:56puisqu'on n'a même pas encore présenté la copie.
06:59– Mais il y a déjà des pistes sur lesquelles,
07:00on imagine, vous avez travaillé avec le Premier ministre.
07:01– Ce qui permet d'ailleurs de rappeler à M. Mélenchon
07:02que dire qu'il censure, alors qu'il ne connaît même pas la copie,
07:04– Mais on imagine que des pistes ont d'ores et déjà été évoquées.
07:07– En revanche, ce ne sera pas un budget pour rien,
07:09ce ne sera pas un budget où on met la poussière sous le tapis,
07:12parce que ce serait tellement facile de dire,
07:13il y a la présidentielle, on fait un truc consensus mou au tiède,
07:17et les problèmes se reporteront plus tard.
07:19Ce n'est pas la stratégie que nous avons choisie
07:21au gouvernement autour de Sébastien Lecornu,
07:23dont on souhaite proposer un budget ambitieux,
07:25qui soit utile pour le pays,
07:27et donc avec un certain nombre d'économies.
07:28Maintenant, ces économies, elles seront discutées
07:30avec les parlementaires,
07:31et c'est important que les parlementaires aient envie
07:34de cette discussion, soit au travail,
07:35parce qu'ils ont eu un mandat de la part de nos concitoyens français,
07:39qui attendent d'eux qu'ils travaillent une copie budgétaire.
07:41– Vous, rapidement, après peut-être qu'on évoque
07:43d'autres sujets de rentrée politique,
07:44vous, ministre du Logement,
07:45nous l'évoquions juste avant le début de cette interview,
07:48c'est par exemple des enjeux sur MaPrimeRénov',
07:50c'était ça le sujet de la loi spéciale l'année dernière ?
07:52– Il y a énormément d'enjeux,
07:53mais vous avez raison de rappeler MaPrimeRénov'.
07:54L'année dernière, on l'avait dit très clairement,
07:56s'il n'y a pas de budget,
07:57il n'y a pas de guichet MaPrimeRénov'.
07:58MaPrimeRénov', c'est ce qui aide les Français
08:00à rénover leur maison,
08:02que ce soit pour le confort d'hiver
08:04ou le confort d'été,
08:05et après les canicules qu'on a subies cet été,
08:06je crois que ce serait un message terrible
08:09pour les formations politiques
08:10que de dire aux Français
08:11« Ben non, on va supprimer le guichet MaPrimeRénov'.
08:12Parce que quand on est en loi spéciale,
08:14pas de budget,
08:14donc il n'y a pas ce type de dispositif. »
08:16Mais de la même manière,
08:17il n'y aurait pas les dispositifs
08:18pour renforcer la défense nationale,
08:20et on voit le climat du monde,
08:22c'est fondamental qu'on puisse investir là-dessus,
08:24ou les entreprises du bâtiment, par exemple,
08:27qui ont besoin de réformes et d'être aidées,
08:28les entreprises de manière générale,
08:29ou les pompiers,
08:30on a cette question de la lutte incendie
08:32qui a fait énormément…
08:33– On imagine qu'il n'y aura pas d'économie
08:34faite sur le dos des pompiers.
08:35– Non, pas d'économie,
08:36mais pas d'investissement complémentaire
08:38si on n'a pas de budget.
08:39C'est ça qu'il faut comprendre et entendre aussi.
08:41si on doit renforcer nos moyens
08:42sur un certain nombre de domaines,
08:44on ne peut pas le faire
08:45s'il n'y a pas de budget à voter.
08:46Donc cette nécessité d'avoir un budget,
08:48de demander à chacune des forces politiques
08:49de faire un compromis,
08:51pas de donner un blanc-seing,
08:52mais un compromis.
08:53C'est important,
08:53et c'est important pour les candidats
08:54à la présidentielle
08:56qui ont, j'imagine, l'envie de gagner,
08:58et donc l'envie de pouvoir déployer
09:00une politique publique dès qu'ils arrivent,
09:02donc avoir un budget.
09:03Ils pourront le corriger,
09:04mais c'est plus facile de corriger
09:06un budget qui a été initialisé
09:07qu'attendre peut-être septembre,
09:10octobre 2027,
09:11c'est-à-dire qu'ils commenceront
09:12leur quinquennat avec une année en moins.
09:14Ce n'est bon pour personne.
09:16Pour le pouvoir d'achat des Français,
09:17je veux le redire,
09:17si on n'a pas de budget,
09:19c'est l'augmentation des taux d'intérêt.
09:20Le taux d'intérêt qui augmente,
09:21c'est la France qui emprunte
09:23beaucoup plus cher,
09:24mais après,
09:24qui comprit eux à titre personnel,
09:27et là c'est le ministre du Logement
09:28qui est très préoccupé
09:29par la capacité de nos concitoyens
09:31à acheter des logements par exemple,
09:33qui vous dit
09:34si les taux d'intérêt
09:35venaient à monter
09:35parce qu'on n'a pas voté de budget,
09:36ce sera la responsabilité
09:38des forces politiques
09:39qui siègent au Parlement.
09:40La transition est très bonne
09:41puisqu'on parle de politique
09:42et vous parliez également
09:43de ces candidats à la présidentielle.
09:45On va en parler,
09:45on voit d'ores et déjà
09:47ce duel un peu à distance
09:48entre Jean-Luc Mélenchon
09:49et Édouard Philippe
09:50sur la question de Mayotte,
09:51mais on voit que le centre
09:52est éclaté,
09:53que la droite est éclatée,
09:54que la gauche est éclatée
09:55et on voit,
09:56c'est vrai,
09:57dans les récents sondages
09:58que Jean-Luc Mélenchon
09:59trace sa route
10:00pour la qualification,
10:01pour se qualifier au deuxième tour.
10:03Qu'est-ce qu'ils font
10:03pour vous,
10:04pour votre formation politique,
10:07pour réussir à aller
10:08à ce fameux deuxième tour
10:10face peut-être
10:11à Marine Le Pen
10:12ou en tout cas
10:12faire opposition
10:13à Jean-Luc Mélenchon ?
10:14Est-ce qu'il faut
10:15que le centre et la droite
10:17se rassemblent
10:18autour d'un seul candidat ?
10:20Là, on a Gabriel Attal,
10:21Édouard Philippe,
10:22Bruno Rotaillot
10:23très certainement.
10:24Vous définissez parfaitement
10:25quelle est ma ligne stratégique.
10:27C'est-à-dire que moi,
10:27je pense que déjà,
10:28il faut parler du fond
10:28avant de parler des personnes
10:29et il faut évidemment
10:30porter un rassemblement
10:31parce que c'est le seul moyen
10:33de pouvoir desserrer
10:34cet étau mortifère,
10:36d'avoir les deux extrêmes
10:36au second tour
10:37de l'élection présidentielle.
10:39Moi, ça fait longtemps
10:39que je dis que
10:40sans rassemblement
10:41du bloc central,
10:42donc de la droite
10:43et du centre,
10:44on ne sera pas en capacité
10:46d'empêcher
10:47Jean-Luc Mélenchon
10:47d'arriver au second tour,
10:48ce que je veux absolument éviter.
10:50Donc, je prône
10:50ce rassemblement
10:51avec un certain nombre
10:52d'amis et de collègues
10:53parce que je suis convaincu
10:54que c'est la seule solution.
10:55Mais ce n'est pas
10:56se rassembler
10:56pour se rassembler,
10:57c'est se rassembler
10:58autour d'un projet,
11:00autour d'une vision
11:01pour notre pays.
11:02Où est-ce que va la France
11:03pour les 5, 10, 15 prochaines années
11:04si on met un bulletin
11:06bloc central
11:07dans l'isoloir
11:07et peu importe derrière
11:08quel est le candidat
11:09chef de file de tout ça
11:10parce qu'encore une fois,
11:11on élit certes le président
11:12mais derrière,
11:13c'est toute une équipe,
11:14c'est un gouvernement,
11:15ce sont des parlementaires
11:16et donc,
11:16c'est un collectif
11:17qui est pour moi
11:19la clé de la victoire
11:19et du fait
11:20d'éviter à notre pays
11:21de devoir sombrer
11:22dans les extrêmes.
11:24Vous êtes convaincu
11:24par la rentrée
11:25d'Edouard Philippe
11:26qui part parler d'immigration,
11:28un sujet,
11:28là aussi,
11:29on le disait,
11:29vous venez de la droite républicaine,
11:31un sujet que vous avez porté aussi,
11:32ces revendications,
11:34il va en parler à Mayotte,
11:35c'est une rentrée réussie
11:36de la part de l'ancien Premier ministre ?
11:38En tout cas,
11:38il est essentiel
11:39de mettre en avant
11:40la thématique
11:41des flux migratoires,
11:42c'est important,
11:43il faut qu'on les maîtrise.
11:44Le climat du monde
11:45oblige notre pays
11:46à être capable
11:47de décider
11:47qui rentre
11:48et qui sort
11:48avec beaucoup plus de clarté
11:50et de fermeté.
11:51Beaucoup de pays
11:52en Europe s'y sont mis,
11:54on fait des réformes structurelles,
11:55on ne peut pas être le dernier
11:56sur ces sujets-là
11:57et effectivement,
11:58Mayotte est un exemple criant
12:00d'un département français
12:02qui souffre
12:03de différents maux
12:04mais particulièrement
12:05de celui-ci
12:06et donc,
12:06il a été important,
12:07je crois,
12:08de mettre en lumière ce thème.
12:09Il n'est pas le premier
12:10à l'avoir fait
12:10mais oui,
12:11il a eu raison de le faire.
12:12Je ne sais pas
12:12si vous avez vu son interview,
12:13celle qu'il nous a accordée
12:14hier à Sophie Dupont
12:15depuis Mayotte,
12:17nous l'interrogeons
12:18sur un bruit
12:19qui a agité
12:20l'été politique,
12:21Sébastien Lecornu,
12:22candidat à la présidentielle.
12:23Édouard Philippe,
12:24il dit qu'il n'y croit pas.
12:25Vous avez un avis
12:26sur cette question ?
12:28Il faudra poser la question
12:29à Sébastien Lecornu lui-même
12:30mais ce que je peux vous dire
12:31c'est que Sébastien Lecornu,
12:33il est à la tâche,
12:33que la tâche,
12:34elle est difficile,
12:35on en a parlé ce soir.
12:36Essayer de faire voter un budget,
12:37elle lui prend toute son énergie
12:38avec l'ensemble
12:39de l'équipe gouvernementale.
12:40Donc, c'est ça notre priorité
12:41aujourd'hui,
12:42il n'y en a pas d'autre.
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