- il y a 1 jour
Chaque week-end, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Il flotte ce week-end à parfum de rentrée politique avec cette première passe d'armes de cette campagne présidentielle.
00:06Edouard Philippe, vivement critiqué par Jean-Luc Mélenchon après ses propositions en matière d'immigration depuis Mayotte.
00:14L'ancien Premier ministre a accordé une interview à notre équipe Sophie Dupont et Bastien Dufour.
00:20Sur place, on écoute un extrait et on en débat juste après.
00:23J'assume de dire ce que je pense et ce que je crois nécessaire sur un territoire marqué par une
00:31crise migratoire dont, je le crains, toutes celles et ceux qui la commentent depuis Paris ne prennent pas complètement la
00:36mesure.
00:37Et de ce point de vue-là, venir sur ce territoire, se rendre compte du caractère continu, régulier, de l
00:45'impact sur le fonctionnement des services publics d'une immigration non-mécrisée.
00:50Bonsoir Fatima El-Oasdi, vous êtes secrétaire nationale Horizon.
00:54Edouard Philippe, qui a choisi Mayotte pour entamer cette campagne.
00:58Mayotte ou Marine Le Pen avaient obtenu près de 60% des suffrages au deuxième tour de l'élection présidentielle
01:03il y a 4 ans.
01:05Est-ce que c'est une stratégie assumée d'aller séduire, récupérer un électorat qui est sensible notamment à ces
01:12questions d'immigration ?
01:14À Mayotte, évidemment, parce que c'est une situation particulière, mais au-delà, dans toute la France.
01:20Edouard Philippe, il fait un déplacement sur plusieurs jours, d'abord à Mayotte et ensuite à La Réunion.
01:23À La Réunion, ça vote plutôt à gauche et à Mayotte où, en effet, les dernières élections ont prouvé qu
01:29'ils ont voté RN.
01:31Mais la réalité, c'est que le déplacement à Mayotte, si vous y allez, que vous ne parlez pas d
01:35'immigration, ce n'est pas possible.
01:37C'est-à-dire que moi, je défie Jean-Luc Mélenchon d'aller à Mayotte et de ne pas évoquer
01:43le sujet de la crise migratoire.
01:46Crise migratoire qui s'accentue récemment avec maintenant des demandes d'asile qui viennent de plus en plus de l
01:51'Afrique de l'Est,
01:53de nouveaux pays comme la République démocratique du Congo, le Burundi, le Rwanda, ce qui n'était pas le cas
01:58auparavant.
01:59Donc cette crise migratoire, qu'est-ce que concrètement Jean-Luc Mélenchon y propose en la matière ?
02:03À part des principes humanistes, oui à l'humanité, mais non au contrôle de nos frontières.
02:09Aujourd'hui, les Mahorais et les Mahoraises, ils attendent de la fermeté en matière de contrôle migratoire,
02:15en matière aussi de services publics, donc renforcer nos services publics, mais aussi d'aide de l'État.
02:20Et c'est pour ça qu'Edouard Philippe, il est parti non pas pour juste promettre et promettre et promettre,
02:25mais pour écouter, comprendre la difficulté aussi sur le terrain et constater ce qu'il en est.
02:30Parce qu'Edouard Philippe, contrairement à Jean-Luc Mélenchon, il y est maintenant tout de suite en 2026,
02:36quand Jean-Luc Mélenchon, il y était en 2005.
02:38En 2005, moi j'avais 11 ans, donc je veux dire, depuis, il y a eu de l'eau à
02:42couler sous les ponts.
02:43Donc Jean-Luc Mélenchon, il ferait bien d'être un petit peu plus humble et un peu plus petit,
02:47enfin davantage concret sur le sujet.
02:50Laurence, ça y est, la femme de droite que vous êtes, elle vous se dit, au fond, c'est une
02:53bonne stratégie,
02:54une bonne idée de mettre l'accent justement sur cette question de l'immigration.
02:57Depuis Mayotte, qui est un point, un département français particulier, mais un département français tout de même ?
03:03L'immigration, c'est un thème essentiel.
03:05Et moi, je pense qu'il ne faut pas dire que parce qu'on parle d'immigration, on court derrière
03:08le Rassemblement National.
03:10Parce qu'à chaque fois qu'on dit ça et qu'on n'ose pas en parler,
03:13effectivement, les électeurs, au final, vont voter pour le Rassemblement National.
03:17Donc c'est un vrai sujet.
03:18Ce qui peut être reproché à Édouard Philippe, effectivement, c'est de dire,
03:22pourquoi ne l'a-t-il pas fait avant ou lorsqu'il était Premier ministre ?
03:27Mais c'est ce que je disais tout à l'heure à un représentant du Rassemblement National.
03:31Parce qu'évidemment, le Rassemblement National dit, mais attendez, vous étiez aux manettes
03:34et vous n'avez pas fait les choses.
03:36On ne va pas toujours se poser la question de pourquoi ça n'a pas été fait.
03:39Moi, ce que je souhaite, c'est qu'il y ait une vraie prise de conscience
03:42et des vraies décisions pour celui qui sera élu à la présidentielle.
03:46Parce qu'on ne peut pas laisser la situation en l'État.
03:50Ça fait des années que ça traîne.
03:51Il y a eu des évolutions, il y a eu des choses de faites.
03:53Pas suffisamment.
03:55Et de parler d'immigration, ça restera un thème essentiel de la campagne.
03:58On est en ligne avec Léa Balaj-Elmariki.
04:01Bonjour, bonsoir, plutôt merci d'être en direct avec nous.
04:05Vous êtes une élue, évidemment, écologiste.
04:09Quel regard vous portez sur la passe d'arbre de ce week-end
04:11entre Edouard Philippe, on en parlait à l'instant, depuis Mayotte,
04:14et Jean-Luc Mélenchon qui s'est empressé de lui répondre
04:18d'une manière, on va dire, assez nette ?
04:20Moi, je réponds à Edouard Philippe de manière très nette également.
04:24Je crois qu'il se trompe, quand on va à Mayotte,
04:26on parle d'abord des conséquences du réchauffement climatique,
04:29des conséquences des cyclones, des catastrophes climatiques
04:31qui peuvent s'accumuler comme elles se sont accumulées dans tout l'hexagone.
04:35De choisir de faire sa rentrée politique.
04:37Sur le thème de l'immigration, c'est de dire aux électrices
04:40et aux électeurs du Rassemblement national.
04:42Bienvenue dans ma campagne, bienvenue chez moi.
04:44Écoutez, c'est le chemin que prend Edouard Philippe.
04:46Je lui laisse à ça sa responsabilité.
04:48Ensuite, sur les questions migratoires,
04:49j'entendais la porte-parole du parti Horizon dire
04:52qu'il y a de plus en plus de demandes d'asile de RDC, de Rwanda.
04:55Parce qu'en fait, les voies légales et sûres pour les personnes
04:57qui demandent l'asile de ces pays qui subissent des tensions,
05:00des conflits, notamment en raison de l'approvirissement
05:03des ressources naturelles, n'ont pas accès à des voies légales
05:08et sûres pour pouvoir demander l'asile dans des pays frontaliers
05:12ou dans des pays européens.
05:14Et quand on ne permet pas ça, en fait, les personnes, elles partent.
05:16Quoi qu'il arrive, quelles que soient les politiques de fermeté,
05:19et vous pouvez sauter comme des cabris en disant
05:21stop l'immigration, stop l'immigration,
05:23les personnes, elles sauvent leur vie.
05:25Donc elles traversent les mers, donc elles traversent les frontières.
05:28Et si on n'organise pas les choses, c'est le chaos.
05:30Et le chaos, ça donne le Rassemblement national.
05:33Réponse de Fatima Loisli.
05:34C'est une bonne remarque qu'apporte la députée,
05:38mais à cela, je réponds deux choses.
05:39La première, c'est dans quelles conditions on va accueillir
05:41tous ces demandeurs d'asile, tous ces réfugiés.
05:44Si vous allez dans un bidonville, et d'ailleurs, c'est ce qu'a fait Edouard Philippe,
05:47il est parti dans le bidonville de Tsun Tzu,
05:49les conditions, elles sont absolument inhumaines, insalubres.
05:53Il n'y a pas d'eau, il n'y a pas d'électricité.
05:54Les gens sont entassés et sont abrités par des tentes en plastique.
05:57Je veux dire, est-ce que c'est comme ça qu'on veut vraiment accueillir
06:00les gens en France et en Europe ?
06:02Moi, je pose la question, le premier sujet.
06:04Le deuxième sujet, c'est que le cyclone...
06:06Excusez-moi, madame, je ne vous ai pas coupé quand vous avez parlé,
06:08je vous ai écouté.
06:10Le cyclone Shido est venu accentuer cette situation,
06:13c'est-à-dire qu'avant le cyclone Shido, il y avait déjà le problème migratoire,
06:15mais après le cyclone Shido, ça s'est encore davantage amplifié.
06:21Malheureusement, il y a eu des morts à recenser aussi
06:23parmi les réfugiés à cause du cyclone.
06:26Donc, je veux dire, je comprends la question écologique
06:29et Edouard Philippe est loin de faire l'impasse sur ce sujet-là.
06:32Puisqu'il place la jeunesse au cœur de sa campagne,
06:35au cœur de son débat et de ses propositions,
06:38et il dit qu'on ne peut pas nier la question du réchauffement climatique,
06:42nier la question de l'écologie en général,
06:48dans cette campagne.
06:49Donc, bien évidemment, il le tient en compte de ce sujet-là,
06:51et il le fera, il fera des propositions,
06:53il en a par ailleurs déjà faites,
06:54mais il continuera de mettre ce sujet,
06:55mais il ne faut pas opposer les sujets.
06:56Il n'y a pas immigration et réchauffement climatique,
06:59il n'y a pas les retraites et la finance, etc.
07:01Parce que j'entendais aussi Emmanuel Aubry tout à l'heure en parler.
07:03Enfin, je veux dire, à partir de ce moment-là,
07:05plus personne ne parle de rien.
07:06Et je suis d'accord avec Laurent Saillet sur le sujet.
07:09Au bout d'un moment, on ne peut pas avoir juste l'ERN,
07:11le Rassemblement National qui parle de l'immigration,
07:12le Rassemblement National qui parle de ces sujets,
07:15qui parle aux Français et aux Mahorais.
07:17Ils ont le droit aussi de voir qu'il n'y a pas
07:18qu'une seule proposition politique qui s'offre à eux.
07:21Et je suis contente aussi de voir que les électeurs aussi
07:25socio-démocrates ou les électeurs de droite
07:28pourront voir qu'il y a aussi une autre personnalité politique
07:30dans le spectre qui se propose à eux
07:32avec des sujets et des propositions qui sont massives.
07:35Léa Balagel-Maréki, est-ce que vous opposez les sujets
07:38immigration et, on va dire, réchauffement climatique ?
07:42Mais en fait, on le sait, le HCR, le Haut Conseil aux réfugiés,
07:45nous dit que les conséquences du réchauffement climatique
07:48vont pousser plus de personnes sur les routes de l'exil.
07:51Les routes de l'exil d'abord dans leur propre pays.
07:53On a eu des déplacés climatiques pendant l'épisode en Gironde.
07:57Moi, j'ai grandi en Gironde.
07:59Des centaines de milliers de personnes se sont déplacées
08:03pendant cet été parce qu'il y a eu des méga-feux.
08:05Donc, on va connaître des déplacés climatiques à l'intérieur des pays,
08:08dans des pays frontaliers.
08:09C'est déjà le cas.
08:10Dans les endroits où on manque en eau,
08:12on n'arrive plus à se nourrir correctement
08:14parce que les terres ne sont plus fertiles,
08:16parce que les fleuves sont asséchées
08:18et qu'on ne peut plus pêcher dans ces fleuves
08:19ou que les mers sont trop polluées
08:21et qu'on ne peut plus non plus vivre de son métier de pêcheur.
08:24Ça existe déjà.
08:25Et on le sait,
08:26ces déplacements vont augmenter, s'accélérer.
08:28Donc, soit on décide d'organiser les choses
08:30avec un service public de l'accueil,
08:32une solidarité,
08:34soit on organise...
08:36Je peux terminer.
08:39Mais je ne parle pas d'un accueil uniquement sur le territoire de Mayotte.
08:47Je parle d'un accueil sur l'ensemble des territoires qui peuvent accueillir.
08:52Les personnes de RDC arrivent aussi à travers l'Europe
08:56en traversant plusieurs pays du continent africain
08:59pour pouvoir chercher refuge.
09:00Eh bien, si on crée les conditions d'accueil,
09:03ça existe, ça s'appelle les couloirs humanitaires
09:04dans les camps de réfugiés qui sont frontaliers de la RDC
09:07et qui peuvent permettre d'accueillir ces personnes,
09:09ça se passe très bien.
09:10Moi, je travaille à l'accueil des femmes afghanes
09:12pour leur éviter de partir sur les routes d'exil
09:15des Balkans de la Turquie
09:16où elles se font violer et torturer
09:18et ça fonctionne.
09:19Donc, en fait, moi, je sais très bien parler d'immigration
09:21mais je n'en parle pas de la même manière.
09:24Merci, vous restez avec nous.
09:25On va avancer un instant.
09:26Mais c'est intéressant, Bruno, je dis,
09:27on voit en tout cas que ça enflamme le débat,
09:30le pré-débat, on va dire, présidentiel
09:32avec, malgré tout, un changement de ton d'Edouard Philippe
09:34sur la question de l'immigration.
09:35Je ne sais pas si je parlerai d'un changement de ton
09:37parce qu'Edouard Philippe, en fait, de l'immigration,
09:39il en parle déjà depuis plusieurs mois.
09:41Au début août, il a fait une tribune
09:43après tous les migrants qui ont tenté de pénétrer
09:49dans le territoire européen avec la crise de CETA.
09:51Il en avait déjà parlé, si on remonte un peu plus loin,
09:54avec sa proposition sur le traité franco-algérien.
09:59Et on voit bien qu'Edouard Philippe,
10:00il a pris conscience que ce sujet était important
10:03et même parmi les préoccupations des Français,
10:06comme le disait Laurent Saillet.
10:08Et c'est aussi pour lui un moyen
10:10d'asseoir un peu plus sa campagne à droite.
10:13C'est ce que Edouard Philippe, c'est le calcul qu'il fait.
10:16Dans cette affaire de Mayotte, d'abord, il va à Mayotte
10:18et c'est vrai qu'à Mayotte, franchement,
10:20aller à Mayotte, la question migratoire,
10:21elle saute aux yeux, c'est une évidence.
10:23Et c'est normal qu'il commence par ce sujet-là.
10:25Il fait ses propositions, elles sont tranchées,
10:28ça change, ce n'est pas toujours le cas avec Edouard Philippe.
10:29Et à mon avis, il a plutôt raison.
10:31Moi, je suis allé souvent à Mayotte
10:33et franchement, c'est plus qu'une urgence.
10:36Et ensuite, là, ça lui permet,
10:38et Jean-Luc Mélenchon lui offre en or
10:40le fait de pouvoir parler de son déplacement
10:42dans l'océan indien
10:43et d'avoir ses invectives par-delà les continents.
10:48Pour Edouard Philippe, c'est très bien.
10:49Et Jean-Luc Mélenchon a aussi envie
10:51de se payer Philippe
10:54parce que c'est la deuxième place
10:56qui se joue entre ces deux hommes.
10:58Et dernier point, c'est aussi un moyen
11:00pour Edouard Philippe
11:00de se démarquer de Gabriel Attal
11:04sur un point parmi les propositions.
11:06C'est les centres de retour.
11:08Il est pour, il l'a dit dans les colonnes
11:10de la tribune dimanche
11:11à la fin du mois de juin.
11:13Il le redit là.
11:15Gabriel Attal est contre
11:15comme Emmanuel Macron
11:18et comme le gouvernement actuel.
11:19Et ça, c'est un élément.
11:20Il marque sa différence.
11:21C'est vraiment une différence très importante
11:23parce que ce sera au cœur de la campagne.
11:25Cette question sera au cœur de la campagne.
11:27Beaucoup de pays européens vont
11:30être favorables au centre de retour
11:31et d'autres sont contre.
11:32Alors, pré-rentée politique à gauche également.
11:34Bruno Jeudy, on va avoir la une
11:36de la tribune dimanche
11:38à découvrir dès demain.
11:40Vous avez fait le choix notamment
11:41de parler justement du dilemme
11:44des électeurs de la gauche.
11:46On voit la une.
11:47Peuvent-ils arrêter Mélenchon ?
11:49C'est là que ça se joue.
11:50C'est en cette fin août au fond
11:52que les cartes sont en train d'être distribuées
11:53pour les mois qui viennent
11:55et au fond pour celui ou celle
11:58qui représentera la gauche
11:59ou les gauches à l'élection ?
12:00Écoutez, c'est vraiment le week-end
12:01où là, on entre, j'allais dire,
12:04pour reprendre une expression célèbre,
12:06dans la lutte finale des gauches réconciliables.
12:09D'un côté, vous avez cette primaire
12:11de la gauche socialiste
12:13et place publique avec Glucksmann.
12:16Alors Hollande n'y sera pas.
12:17Et donc, au cœur de ça,
12:18il y a la discussion sur
12:20est-ce qu'il y a alliance ou pas avec LFI.
12:22C'est au cœur de cette primaire.
12:24Raphaël Glucksmann veut même le faire inscrire
12:26dans la charte des valeurs de la primaire.
12:29Et puis, de l'autre côté,
12:30vous avez Jean-Luc Mélenchon
12:31qui, de toute façon,
12:32ne veut pas des socialistes.
12:35Madame Aubry vient de le dire,
12:36même en parlant des écologistes,
12:37en gros, c'est mon programme
12:39et rien d'autre.
12:40Vous venez ou vous venez pas,
12:41de toute façon, il avance.
12:42Et en plus, il peut se permettre,
12:44Jean-Luc Mélenchon,
12:44parce qu'il est en tête dans les sondages.
12:46Maintenant, ça veut dire aussi,
12:47c'est le cauchemar de la gauche.
12:49Jean-Luc Mélenchon,
12:50ils ont déjà échoué en 2017
12:52avec Benoît Hamon, 6%.
12:54Ils ont échoué avec Mme Hidalgo
12:55à moins de 2%.
12:56La question, c'est peut-être
12:57même plus de gagner
12:59pour le Parti Socialiste,
13:00c'est de faire un score suffisant
13:01pour empêcher Jean-Luc Mélenchon
13:02d'accéder au second tour.
13:04C'est bien ça, peut-être,
13:05la question.
13:06Aucun n'osera le dire tout beau,
13:07mais c'est quand même
13:08ce qui sous-tend un peu tout ça.
13:11Léa Balaj-Elmariki,
13:12vous êtes toujours en direct avec nous.
13:13Je me mets dans la peau
13:14d'un militant
13:15ou d'un sympathisant écologiste.
13:17Il n'y a pas de bonne solution,
13:18au fond,
13:18parce que s'il y a
13:19une candidature autonome,
13:20il y a de la division.
13:21Si on rallie,
13:22on va dire,
13:23la primaire du PS,
13:24il y a de la division
13:24parce que Mélenchon
13:25ne partira pas.
13:26Et à l'inverse,
13:26si on rallie Mélenchon,
13:27il y aura forcément
13:28un candidat PS.
13:29Comment vous faites ?
13:30Quel est votre regard
13:31sur ce dilemme ?
13:34Ce n'est pas un dilemme,
13:35en réalité.
13:36C'est une responsabilité
13:37que les écologistes ont prise,
13:39celle d'essayer de porter
13:41la question de l'union
13:42la plus large possible.
13:44Et vous l'avez dit,
13:44certains jouent
13:45au gauche irréconciliable.
13:46Et à cela, je leur dis,
13:47mais vraiment,
13:48c'est vous les irresponsables.
13:50Les irresponsables
13:50parce que le peuple de gauche
13:52et en réalité la France entière
13:54attend les réponses
13:55que nous portons à gauche.
13:57Plus de services publics,
13:58une transition écologique
13:59qui est renouvelée.
14:01Et donc nous avons besoin
14:02d'avoir une responsabilité
14:05politique majeure,
14:06c'est-à-dire celle
14:06de porter un camp
14:07qui est capable
14:08de l'emporter
14:09au second tour.
14:10Il va falloir choisir
14:11des personnes
14:11pour porter des idées,
14:12Glucksmann ou Mélenchon ?
14:15En fait,
14:15ce n'est pas une question
14:16qui se pose comme ça.
14:17Vous voyez bien
14:18qu'actuellement...
14:19Pour les électeurs
14:20dans quelques mois,
14:20ce sera la question aussi.
14:22Pour l'instant,
14:24ce qui se pose,
14:24c'est quel est le camp politique
14:26qui est capable
14:27de l'emporter
14:27au second tour ?
14:28Actuellement,
14:29aucun.
14:29Aucun à gauche.
14:30Donc moi,
14:31j'appelle celles et ceux
14:31qui ont des certitudes
14:32à mettre un peu
14:34leur égo dans une poche,
14:35le mouchoir dessus,
14:36pour se dire
14:37comment est-ce qu'on...
14:38Mais moi,
14:39je n'ai pas de choix
14:39à faire ça.
14:41Les écologistes
14:42trancheront démocratiquement
14:43et on le fera
14:44collectivement
14:45et c'est comme ça
14:46que ça se passe chez nous.
14:49Est-ce que vous partagez,
14:51madame Ballage,
14:53l'initiative
14:54de Yannick Jadot,
14:55qui est quand même
14:55membre des écologistes,
14:56membre éminent,
14:57il fut votre candidat
14:58à la présidentielle,
14:59justement,
15:00d'avoir une offre
15:04sans éleffi ?
15:05Mais moi,
15:06je préfère que nous
15:07parlions à toute la gauche.
15:08Là où nous avons été
15:09en tête lors des élections
15:11législatives anticipées
15:12en 2024,
15:12c'est lorsque toute la gauche
15:14s'était réunie.
15:15C'est ça,
15:16notre objectif.
15:17Après,
15:17je fais de la réelle politique.
15:18Je sais aussi
15:19que les uns et les autres
15:19ne sont plus capables
15:20de se mettre
15:21dans la même pièce
15:22ou de se piffrer.
15:23Mais je pense que
15:25contribuer à raconter
15:26que les gauches
15:26sont irréconciliables,
15:28c'est non seulement néfaste
15:29pour la présidentielle,
15:29mais c'est suicidaire
15:31pour les législatives
15:32qui arrivent après.
15:33Parce que,
15:34quelle que soit la candidature
15:35qui arrivera ?
15:35Nous avons besoin
15:36d'être le plus nombreux
15:37possible,
15:38soit parce que nous avons gagné,
15:39soit parce que
15:39le Rassemblement National
15:40a gagné
15:41et nous n'avons pas envie
15:42que le Rassemblement National
15:43ait la majorité à l'Assemblée.
15:45Et donc,
15:45ils nous font un camp
15:46le plus large possible.
15:47C'est aussi simple que ça.
15:48Et donc,
15:48toutes les initiatives
15:49qui contribuent à se diluer
15:50les voix de gauche
15:51sont des initiatives mortifères.
15:54Laurent Seyer.
15:54Moi,
15:55je pense que,
15:55en fait,
15:56les Verts gagnent du temps
15:57tout simplement
15:57pour regarder
15:58qui,
15:59effectivement,
15:59est le mieux positionné
16:00et qui leur fera
16:01la meilleure offre
16:02pour garder leur siège
16:04à l'Assemblée Nationale notamment.
16:07Pardon,
16:07Madame,
16:07j'ai le droit
16:08d'avoir une opinion
16:09et de l'exprimer
16:09si vous me permettez
16:10puisque j'imagine
16:11qu'on n'est pas d'accord
16:12mais je vous dis mon opinion.
16:13Donc,
16:14c'est juste un gain de temps
16:16parce que Madame Tondelier
16:17est prête à tout.
16:18De toute façon,
16:19je n'ai jamais cerné
16:21chez elle
16:21à une moindre gêne
16:22à se rapprocher
16:23de M. Mélenchon
16:24même si de temps en temps
16:25elle nous explique
16:25que c'est scandaleux
16:26ce qu'il dit.
16:27En fait,
16:28pour,
16:28à un moment,
16:29décrocher quelques sièges
16:30à l'Assemblée Nationale,
16:31plus rien ne sera scandaleux.
16:33Vous savez,
16:34je trouve que
16:36je ne sais pas
16:36si M. Glucksmann
16:37va réussir
16:38à imposer
16:39justement dans cette charte
16:40le fait de ne pas
16:41se rapprocher
16:41de Jean-Luc Mélenchon.
16:42Mais il y a quand même
16:43une sacrée différence
16:44me semble-t-il
16:45entre M. Glucksmann
16:46et M. Mélenchon.
16:47Alors que les Verts
16:48en soi
16:49à ne pas savoir choisir
16:50entre les deux
16:51alors que ces deux visions
16:52de la gauche
16:53qui sont totalement différentes
16:54ça montre bien
16:54si vous voulez
16:55le vide idéologique
16:56parce que les Verts
16:58ont perdu l'occasion
16:59en fait
16:59notamment pendant
17:00les incidents climatiques
17:02graves que la France
17:03a subis pendant cet été
17:04ils ont perdu l'occasion
17:06d'exister sur leur thématique
17:07parce qu'on s'est rendu compte
17:09que leur démagogie
17:10a mené à
17:11pas de climatisation
17:11aucune solution
17:12pas de nucléaire.
17:13C'est les climatisations
17:14qui allaient sauver la forêt
17:15des Landes
17:15des Nazirantes peut-être ?
17:16Aujourd'hui
17:17les Verts veulent gagner du temps
17:19et se rallier
17:20au plus au front.
17:21Léa Balagel-Marie qui répondait
17:24à Laurence
17:24ça y est
17:25Allez-y
17:26on vous écoute
17:26de dire que les écologistes
17:28sont responsables
17:29des feux de forêt
17:30enfin moi j'habite en Gironde
17:31j'ai grandi en Gironde
17:32c'est mon département
17:32qui a cramé
17:33c'est la maison de mes amis
17:34qui a cramé
17:35d'accord ?
17:36Donc en fait
17:37de dire que les écologistes
17:38sont responsables
17:39sont responsables
17:40des négatrices
17:41qui ont lieu en Gironde
17:42alors que
17:43bien sûr que si
17:44vous venez de le dire
17:44vous avez dit
17:45on a refusé la clim
17:46comme si la clim
17:46ça sauvait les arbres
17:47comme si la clim
17:48ça sauvait les animaux
17:49qui sont décédés
17:49comme si ça allait sauver
17:50les maisons
17:50qui ont cramé
17:53mais attendez
17:53mais on ne parle pas de ça
17:55les incidents climatiques
17:56comme vous les appelez
17:57c'est les méga-feux
17:57qui ont lieu en Gironde
17:58et dans le Var
17:59et même partout
18:00dans le territoire hexagonal
18:01donc il faut arrêter
18:02deux secondes
18:02d'accuser les écologistes
18:03d'être responsables
18:04de l'inaction climatique
18:06et la canicule
18:07mais on n'est pas
18:07en responsabilité
18:08depuis dix ans
18:08c'est pas nous
18:09qui ne mettons pas l'argent
18:11pour adapter les logements
18:12pour mettre des brasseurs d'air
18:13des volets
18:14pour que simplement
18:15on puisse occulter
18:16et aérer la nuit
18:17correctement les immeubles
18:19et ensuite
18:20sur la question
18:21de la position des écologistes
18:22madame
18:22aujourd'hui
18:23moi je vous parle
18:24depuis le siège
18:25des universités
18:26des écologistes
18:27où ont été
18:28l'intersyndical
18:29des pompiers
18:30en France
18:31chez les écologistes
18:32parce que nous sommes crédibles
18:33que nous avons déposé
18:34des propositions de loi
18:35ils n'ont pas été
18:36à la droite
18:37ils n'ont pas été
18:38débattre avec vous
18:39non ils ont été
18:40chez les écologistes
18:41parce que nous connaissons
18:42leur métier
18:42parce que nous connaissons
18:43la réalité
18:43du réchauffement climatique
18:45et enfin
18:45quand vous me parlez
18:46de division
18:46de la gauche
18:47irréconciliable etc
18:48enfin excusez-moi
18:49c'est le camembert
18:50qui dit roquefort
18:50qui pue
18:50vous avez vu
18:51l'état de la droite
18:52vous avez je ne sais pas
18:53combien de candidats
18:54qui ne peuvent pas
18:54se piffrer non plus
18:55donc à un moment donné
18:56il faut arrêter
18:56la gauche
18:57elle doit s'unir
18:58pour pouvoir éviter
19:00un projet mortifère
19:01qui parle de l'immigration
19:02à longueur de journée
19:03alors qu'on a besoin
19:04de services publics
19:05et d'argent
19:05pour la transition écologique
19:06c'est ça les urgences
19:07et vous détournez
19:08le regard sur les réalités
19:10que vivent les françaises
19:11et les françaises
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