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Tous les midis et pendant tout l'été, les invités de #MidiNewsEte débattent des grands thèmes de l'actualité 

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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Midi News.
00:00:03Très heureux de vous retrouver pour décrypter les sujets qui font l'actualité à la mi-journée en ce samedi.
00:00:09Pour m'accompagner aujourd'hui, Naïma Mfadel. Bonjour Naïma, vous allez bien ?
00:00:12Merci, bonjour Thomas, oui très bien, merci.
00:00:14Très heureux de partager cette émission avec vous, tout comme avec Joseph Touvenel.
00:00:18Bonjour Thomas.
00:00:19Ça va bien vous aussi ?
00:00:20Ça va toujours bien quand je vous vois, Thomas.
00:00:22À chaque fois j'ai le droit et ça me fait toujours aussi plaisir.
00:00:25C'est vraiment un plaisir de partager cette émission, on a énormément de sujets à voir ensemble.
00:00:30Pendant toute cette émission, avant de développer les sujets de débat, on parlera notamment de la présidentielle qui est lancée.
00:00:35Ça y est, d'abord on fait le point sur l'actualité puisqu'il est midi pile avec Valentin Rouillon.
00:00:40Bonjour Valentin, c'est à vous, c'est le journal.
00:00:45J'attendais la petite virgule, bon bah écoutez, j'y vais directement.
00:00:48Bonjour Thomas et bonjour à tous.
00:00:50Au début de ce journal avec les refus d'obtempérer en hausse, plus de 10% en un an selon
00:00:57le ministère de l'Intérieur.
00:00:58Dernier exemple à Lyon, deux policiers ont été blessés dans la nuit de mercredi à jeudi.
00:01:02Les auteurs ont foncé volontairement à contresens sur la police.
00:01:06Ils étaient cagoulés, égantés.
00:01:08Trois personnes ont été interpellées.
00:01:10Écoutez Axel Ronde, le président CFTC Police, qui parle de sport national.
00:01:23On constate de plus en plus d'auteurs qui sont sans foi ni loi au final,
00:01:29qui ont un seul et unique objectif, c'est fuir à tout prix les forces de l'ordre,
00:01:35quitte à tuer des personnes sur leur chemin.
00:01:38On le voit, c'est un refus d'obtempérer, c'est un véritable sport national dans notre pays.
00:01:44En final, ça ne cesse d'augmenter, malgré les dispositifs mis en place, ici ou là, par les différents ministres.
00:01:55On voit que ça ne fonctionne pas.
00:01:57Il faut une réponse pénale beaucoup plus ferme, beaucoup plus forte,
00:02:01avec systématiquement la confiscation du véhicule et la destruction du véhicule.
00:02:07Redouane Fayde reste soumis à un régime de détention particulièrement strict.
00:02:12C'est ce que révèle le Parisien ce matin.
00:02:14La justice vient de valider le maintien de l'Igiaphone,
00:02:17cette vitre de séparation dans les parloirs, de la prison de Condé-sur-Sarthe.
00:02:21Son avocat contestait ce dispositif.
00:02:22Il estimait qu'il compliquait fortement les échanges avec ses proches.
00:02:26Le tribunal administratif de Caen a donc finalement rejeté sa demande.
00:02:30Depuis Mayotte, Edouard Philippe a répondu aux critiques de Jean-Luc Mélenchon
00:02:34sur ses propositions contre l'immigration.
00:02:36L'ancien Premier ministre incite son concurrent à l'élection présidentielle
00:02:39à venir constater sur place les impacts de la crise migratoire.
00:02:43Le candidat Horizon promet de mettre fin à l'appel d'air de l'immigration pour le citer.
00:02:48Des déclarations jugées aberrantes, ridicules et provocatrices pour Jean-Luc Mélenchon.
00:02:54Actualité internationale en Suède.
00:02:55D'abord, une attaque à l'épée dans un lycée fait un mort et trois blessés.
00:02:59Un homme de 18 ans s'est introduit dans un établissement.
00:03:01Hier, situé à Fagrestra, c'est au centre du pays.
00:03:05L'individu a été interpellé.
00:03:07Ses motivations ne sont pas encore très claires.
00:03:10Sur son compte TikTok, des images d'un homme vêtu d'une cape noire avec un casque.
00:03:14Une cellule de crise a été ouverte.
00:03:17Léon XIV attendu à Rimini sur la côte adriatique italienne.
00:03:21Il vient participer à un forum politico-culturel.
00:03:23Après une courte étape à Saint-Marin, où il est en ce moment même, le pape va rencontrer les autorités,
00:03:29ouvre une prière dans la basilique du micro-État.
00:03:32Une visite qui s'achèvera par la vénération des reliques du Saint-Patron du pays.
00:03:37De nouveaux droits de douane américains visant le Canada entre en vigueur après l'échec d'ultime négociation.
00:03:42Le Premier ministre canadien indique de son côté que son pays imposera des droits de douane aux Etats-Unis pour
00:03:48le même montant au dollar près.
00:03:50Des réactions suite à l'ultimatum fixé par Donald Trump qui est arrivé à échéance.
00:03:55Washington impose donc dès aujourd'hui des droits de douane de 50% sur plusieurs produits canadiens,
00:04:01notamment le vin, le ciment et les crosses de hockey.
00:04:06La cour suprême américaine autorise temporairement la reprise des travaux de la salle de balle voulue par Donald Trump à
00:04:12la Maison-Blanche.
00:04:13La plus haute juridiction du pays a suspendu une décision qui ordonnait leur arrêt le temps que la justice examine
00:04:19le dossier.
00:04:19Le président américain affirme que ce projet de près de 200 millions de dollars répond aussi à des impératifs de
00:04:25sécurité nationale,
00:04:26avec notamment des équipements militaires.
00:04:30Dans le sud du Pérou, plus de 600 personnes évacuées par hélicoptère après un important glissement de terrain qui bloque
00:04:36une route depuis dimanche,
00:04:38provoquée par de fortes puies, la coulée de boue et de pierres a piégé des centaines de véhicules sur près
00:04:43de 2 km.
00:04:44Selon la présidente du pays, ce glissement de terrain est lié au séisme de magnitude 6,7 qui a frappé
00:04:50le Pérou jeudi.
00:04:52Les autorités ont aussi dû fermer temporairement l'accès au Machu Picchu.
00:04:55Écoutez le témoignage de cette habitante qui est bloquée sur une autoroute.
00:05:03Le 17 août à 7h du matin, il a commencé à pleuvoir abondamment.
00:05:07Peu après, les collines ont commencé à s'effondrer d'elles-mêmes.
00:05:10Nous ne savions pas où courir. C'était le moment le plus triste.
00:05:15La pluie a duré peut-être 10 minutes et aussitôt les collines ont commencé à s'effondrer en se glissant
00:05:20les camions.
00:05:21Un camion chargé d'ananas s'est renversé et a été emporté. C'était horrible, terriblement effrayant.
00:05:28Et puis pour terminer ce journal, regardez ces belles images de montgolfières qui nous viennent tout droit d'Equateur.
00:05:34Elles ont été prises lors du festival international du Globo Mita del Mundo qui a lieu tous les ans et
00:05:39qui se poursuit jusqu'à demain.
00:05:41Une vingtaine de montgolfières colorées venues du monde entier.
00:05:44survolent actuellement Quito, la capitale du pays.
00:05:47Merci beaucoup Valentin. On vous retrouvera à 13h pour un nouveau point complet sur l'actualité.
00:05:52Je vous le disais, il y a beaucoup de sujets dans l'actualité.
00:05:54On parlera de cette passe d'armes à distance entre Jean-Luc Mélenchon et Edouard Philippe.
00:05:57Ça y est, on peut le dire, la campagne présidentielle est lancée.
00:06:00Il y a beaucoup de sujets aussi du quotidien qui concernent la plupart des Français.
00:06:04On parlera notamment de ces refus d'obtempérer qui sont un véritable fléau.
00:06:08Mais ce sur quoi je voulais attirer votre attention, ce sont les déclarations de Louis Boyard.
00:06:13Parce que pendant que l'actualité est très riche, quelle est la priorité de la France insoumise ?
00:06:16Quelle est la mesure qu'ils mettent en avant pour les premières heures d'une éventuelle accession au pouvoir ?
00:06:22C'est fermer ces news.
00:06:23Voilà ce que dit Louis Boyard, c'est dans un entretien.
00:06:26Il dit, on commencera, semaine une, donc dès le début, par fermer ces news, l'interdiction de ces news.
00:06:33Et je trouve que c'est très révélateur, bien sûr, de leur rapport à la démocratie, à la pluralité, ça
00:06:38c'est évident.
00:06:39Mais aussi dans le sens des priorités, c'est-à-dire que pour eux, c'est ça la priorité.
00:06:41Et quand je regarde à chaque fois les enquêtes d'opinion, quels sont les sujets prioritaires pour les Français,
00:06:45je ne vois jamais la fermeture d'une chaîne de télévision.
00:06:48Mais c'est une forme d'obsession pour la France insoumise.
00:06:51Qu'est-ce que ça vous évoque, Joseph Touvenel, cette déclaration ?
00:06:54Moi, je voudrais remercier Louis Boyard.
00:06:56Nous sommes prévenus.
00:06:57Il ne faudra pas être surpris si par hasard, un jour, il arrive avec ses amis, enfin par hasard, par
00:07:02malheur, il arrive un jour au pouvoir avec ses amis.
00:07:04Nous sommes prévenus, comme dans tous les totalitarismes.
00:07:08Comment ça se fait le totalitarisme ?
00:07:10C'est dénigrement, surveillance, diffamation, censure, violence, interdiction, arrestation.
00:07:19On connaît ça dans tous les totalitarismes dans l'histoire.
00:07:23Lénine avait prévenu.
00:07:24D'ailleurs, je note qu'une des figures qu'apprécient particulièrement Louis Boyard et ses mauvais amis,
00:07:31c'est Robespierre, le père de la terreur.
00:07:34Tout est dit.
00:07:35On est dans la continuité de ça, mais ça dit beaucoup de choses sur leur rapport aussi au pluralisme, à
00:07:41la démocratie aussi.
00:07:42Ils veulent éteindre tout de suite certaines voies.
00:07:44C'est leur priorité.
00:07:46Écoutez, on le constate.
00:07:47En tout cas, comme l'a dit Joseph, on est prévenus.
00:07:51Je le dis souvent, c'est des coupeurs de langues.
00:07:53C'est comme certaines dictatures l'ont fait, comme certains radicaux l'ont fait dans certains pays,
00:08:00notamment islamistes, qui ont coupé les langues après pour ensuite couper les têtes.
00:08:07Moi, je trouve ça extrêmement inquiétant dans un pays où la valeur cardinale est la liberté d'expression et la
00:08:13liberté d'opinion.
00:08:15Eh bien, on est averti que pour LFI, il n'est pas toléré une pluralité d'expression et d'opinion.
00:08:23Aujourd'hui, ces news, c'est la voix, je vais vous le dire, c'est ce qu'on me dit,
00:08:27c'est la voix du peuple.
00:08:28C'est les gens qu'on n'entend pas, à qui on ne donne pas la parole.
00:08:31C'est le petit peuple, c'est le peuple d'en bas.
00:08:34Vous savez, comme disait François Hollande, les sans-dents.
00:08:36Aujourd'hui, on parle de leur réalité.
00:08:39Et d'ailleurs, beaucoup de gens, certains de gens de gauche qui ont du bon sens sont en train de
00:08:43nous rejoindre dans cette actualité,
00:08:46sans parler de la droite qui se réveille enfin pour donner la parole sur ces questions qu'on aborde souvent
00:08:51dans notre pays.
00:08:53En tout cas, voilà, ça dit quelque chose de l'état d'esprit qui va habiter LFI pour cette campagne
00:08:57présidentielle qui s'annonce.
00:08:59Priorité, fermer ces news.
00:09:00Et en creux, c'est un bel hommage pour ces news.
00:09:02C'est-à-dire, venant de ceux qui se roulent dans la violence,
00:09:07rappelez qu'avec les antifafres, on a des morts,
00:09:10un lynchage d'un jeune garçon sur un trottoir,
00:09:12qui se roulent aussi dans l'antisémitisme.
00:09:15C'était reconnu par les tribunaux.
00:09:18Eh bien, en creux, c'est un hommage à la liberté, à la liberté de penser de ces news.
00:09:22En tout cas, ils sont plutôt, il ferait mieux de venir justement parler des idées,
00:09:26des sujets qui intéressent les Français, plutôt que de jeter des phrases comme celle-ci.
00:09:29Voilà ce qu'on pouvait dire.
00:09:30C'était une façon d'ouvrir notre page débat.
00:09:32On va maintenant parler des sujets qui intéressent vraiment les Français,
00:09:36c'est-à-dire, par exemple, la crise migratoire en Espagne.
00:09:38On est en direct avec Thibaut Marcheteau, qui est accompagné de Fabrice Elsner.
00:09:42Bonjour à tous les deux.
00:09:43Thibaut Marcheteau, l'information de ces dernières heures,
00:09:46ce sont ces réseaux de passeurs qui ont été démantelés
00:09:49et qui nous disent beaucoup de choses sur la manière avec laquelle ils opèrent
00:09:52en ce moment sur les côtes espagnoles.
00:09:57Absolument, Thomas.
00:09:58On a appris hier, par un rapport publié par la police espagnole,
00:10:01que cinq personnes ont été interpellées, soupçonnées de faire partie d'un réseau de passeurs.
00:10:07On apprend donc qu'ils œuvraient dans l'enclave de Ceuta.
00:10:13Il demandait entre 8 et 9 000 euros par personne pour pouvoir traverser le détroit de Gibraltar
00:10:20en recherchant d'éventuels candidats dans les rues de Ceuta.
00:10:24Je vous le disais donc, cinq personnes interpellées, deux à Ceuta,
00:10:27deux en Andalousie, de l'autre côté du détroit de Gibraltar,
00:10:30et une cinquième personne qui a été interpellée pendant une traversée.
00:10:34C'était le 14 août dernier.
00:10:37Il était aux commandes d'une embarcation chargée de sept migrants
00:10:40et tentait de rejoindre donc les côtes espagnoles.
00:10:43Il a été intercepté, interpellé par les gardes-côtes espagnoles
00:10:47pour une traversée qu'il a tentée dans la nuit
00:10:49avec des conditions météorologiques particulièrement défavorables,
00:10:52notamment pour détecter ces embarcations.
00:10:55Il a été interpellé, mis en examen et placé en détention provisoire.
00:10:58Thibaut Marcheteau, vous êtes en Espagne, je le disais,
00:11:01vous étiez il y a quelques heures encore dans le sud-est de l'Espagne
00:11:05où on avait vu ces images incroyables de ce bateau
00:11:08qui avait débarqué en plein milieu de l'après-midi
00:11:10sur une plage très fréquentée.
00:11:12Vous avez pu échanger, tendre le micro à un certain nombre d'Espagnols,
00:11:17d'habitants qui vous font part de leur inquiétude.
00:11:20Qu'est-ce que vous retenez pour l'instant de ces témoignages ?
00:11:25Il y a deux choses.
00:11:27La première, c'est que beaucoup considèrent que c'est une catastrophe humanitaire,
00:11:29ce qu'il se passe surtout à Ceuta et surtout la situation de ces migrants
00:11:33qui viennent pour beaucoup par total désespoir.
00:11:36Beaucoup également nous ont confié avoir peur de cette situation
00:11:39parce qu'ils savent que les passeurs sont sans foi ni loi.
00:11:42Ce sont des mafias très puissantes et que ces réseaux n'hésitent plus maintenant
00:11:46à faire plusieurs centaines de kilomètres pour rejoindre les côtes espagnoles
00:11:51et échapper à la vigilance des gardes-côtes espagnoles.
00:11:53C'était le cas notamment à Cartagène où on se trouvait ce matin avec Fabrice Esner.
00:11:57Autre chose, c'est qu'on sait que dans ces régions,
00:12:00ce matin nous étions à Mourcia, aujourd'hui nous sommes en Andalousie,
00:12:04ces régions sont connues pour avoir une activité maraîchère très importante
00:12:07et on sait que ces activités sont peu scrupuleuses sur la main-d'oeuvre qu'elles embauchent.
00:12:12C'est-à-dire que certains clandestins peuvent travailler dans ces entreprises de maraîchers
00:12:17et donc ici on sait très bien que ce sont des cibles de choix
00:12:21que choisissent ces réseaux de passeurs pour venir débarquer ces migrants
00:12:24pour enfin se fondre dans la masse, disparaître dans la nature
00:12:28et parfois travailler dans ces exploitations maraîchères du sud de l'Espagne.
00:12:32Merci beaucoup.
00:12:33Merci Thibaut Marcheteau.
00:12:35Merci également à Fabrice Esner.
00:12:36Ça me permet de saluer le travail que vous faites sur le terrain
00:12:39pour justement aller voir ce qui se passe réellement aujourd'hui en Espagne.
00:12:43Loin des discours parfois prémâchés de certains responsables politiques,
00:12:47nos journalistes vont sur le terrain constater la réalité de ce qui est en train de se passer.
00:12:52Et d'ailleurs on va regarder un reportage qui a été tourné par Thibaut Marcheteau
00:12:55et Fabrice Esner avec le récit de Nicolas Roger.
00:12:57C'est sur cette inquiétude, sur cette plage précisément où ce bateau a débarqué
00:13:01et où les habitants étaient forcément choqués.
00:13:04Regardez ce reportage signé Thibaut Marcheteau, Fabrice Esner, Nicolas Roger.
00:13:09Sur cette cric du sud-est de l'Espagne, 62 migrants débarquent au milieu des touristes.
00:13:15Ces images, captées ce mercredi, ont fait le tour des réseaux sociaux.
00:13:19Nos équipes se sont rendues sur les lieux deux jours plus tard.
00:13:23L'un des secouristes de cette zone raconte la scène qu'il a vécue.
00:13:28C'était un peu le chaos, les gens ne savaient pas comment réagir,
00:13:31ils couraient dans tous les sens.
00:13:34Cette femme espagnole était également présente sur place au moment des faits.
00:13:39La voix encore, apeurée, elle évoque l'arrivée brutale de l'embarcation qui transportait les migrants.
00:13:46Les gens ont eu peur, non pas parce qu'il s'agissait d'immigrés,
00:13:50mais à cause de la manière si brutale dont le bateau a accosté.
00:13:55Il aurait très bien pu y avoir un accident.
00:13:58Il y avait beaucoup de monde, notamment des plongeurs,
00:14:00et le bateau s'est enfoncé jusqu'au bord même de la plage.
00:14:03Dans la foulée, les migrants ont rejoint la crique.
00:14:06Ils ont atteint la terre ferme et ont commencé à prendre des bouteilles d'eau.
00:14:10Ils ont pris les serviettes des baigneurs pour sécher leur téléphone portable et pour s'essuyer.
00:14:15Malgré la situation chaotique, il n'y aurait aucun blessé à déplorer dans l'incident.
00:14:20Les 62 migrants ont été remis aux autorités espagnoles.
00:14:24Voilà pour la description de ce qui est en train de se passer en ce moment en Espagne.
00:14:28Encore une fois, bravo et merci à nos équipes sur le terrain
00:14:31qui nous permettent de nous rendre compte de ce qui est en train de se passer.
00:14:35Il y a plusieurs informations importantes.
00:14:36D'abord, ces réseaux de passeurs démantelés.
00:14:389 000 euros pour traverser le détroit de Gibraltar.
00:14:41On parle de quelques kilomètres.
00:14:439 000 euros, ça veut dire qu'il y a de la demande.
00:14:45S'il y a cette offre-là, c'est qu'il y a de la demande.
00:14:46Ça veut dire qu'il y a des migrants de Ceuta qui ont sans doute les moyens
00:14:50de payer ces 9 000 euros parce qu'ils veulent à tout prix rejoindre le continent.
00:14:53Oui, ça veut dire que ce n'est pas les plus miséreux qui sont des candidats à l'immigration.
00:15:00Moi, je pense que tout ça, écoutez, tous ces réseaux qui se mettent en place,
00:15:04cette mafia de passeurs, elle est due, elle est la conséquence de notre politique européenne
00:15:12qui est complètement hypocrite.
00:15:14On ne peut pas continuer dans une politique qui veut absolument sanctuariser les frontières
00:15:20tout en disant aux gens, si vous arrivez ici, vous avez pour 90% la possibilité finalement d'être régularisé.
00:15:28Vous avez la possibilité d'avoir des droits inconditionnels.
00:15:32Et je rappelle que M. Pedro Sanchez a fait un appel d'air extraordinaire.
00:15:37Donc, comment voulez-vous faire face à cette situation ?
00:15:40Malheureusement, vous avez des personnes qui peuvent avoir juste envie de l'Eldorado Europe
00:15:46sans forcément être dans le besoin.
00:15:50Et vous avez des passeurs, des mafias qui aujourd'hui s'organisent.
00:15:54Et vous avez des populations comme ce qu'on voit là dans ces images qui subissent ce chaos.
00:16:00C'est insupportable.
00:16:01Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, l'Europe doit rapidement s'interroger pour qu'il y ait des
00:16:06politiques uniques, homogènes
00:16:08et qu'on ne puisse pas laisser certains pays être un petit peu la brebis galeuse, si je puis dire.
00:16:14On parlait des réseaux de passeurs.
00:16:15Il y a aussi en effet cette inquiétude des habitants qui, sur cette crique,
00:16:19et cette femme, ce qu'elle disait, était très fort.
00:16:20Elle disait que le bateau est arrivé très près.
00:16:22Il y avait beaucoup de baigneurs, des plongeurs.
00:16:23Ça aurait pu très mal tourner.
00:16:24Dieu merci, personne n'a été blessée.
00:16:27Mais il y a quand même ce risque, même physique, j'allais dire, de cette arrivée, cette irruption de migrants.
00:16:34Et sans ces trafiquants se moquent totalement des gens qu'ils transportent.
00:16:39Pour eux, c'est de la marchandise qui leur apporte de l'argent,
00:16:41comme ils se moquent totalement de ceux qui peuvent être heurtés par leur embarcation.
00:16:45Ils jettent parfois même à l'eau les migrants, bien sûr.
00:16:48Léguement insistait sur la responsabilité européenne, à juste titre, et française, parce qu'on fait partie de l'Europe.
00:16:54Rappelez-vous quand on a eu un patron de Frontex.
00:16:57Qui a commencé à faire son boulot.
00:16:59C'est-à-dire en bloquant et en renvoyant, comme d'ailleurs c'est la réglementation maritime normalement,
00:17:04et en renvoyant au port de départ.
00:17:06Vous parlez de Fabrice Légeri.
00:17:07Il a été viré.
00:17:09Maintenant, il ne faut pas se plaindre.
00:17:11En plus, on a 9000 euros, c'est considérable.
00:17:15Pour chacun d'entre nous, c'est considérable.
00:17:17Imaginez pour ces populations, et c'est 9000 euros pour le passage.
00:17:20Mais ceux qui viennent du milieu de l'Afrique, il a fallu aussi...
00:17:25Ils ont déjà payé.
00:17:25Ils ont été rançonnés en partie.
00:17:28Mais qu'est-ce qui se passe ?
00:17:30Le cardinal Sarral l'a très bien décrit.
00:17:32Il y a des gens qui viennent dans les villages, et puis qui disent,
00:17:35mais si vous passez en Europe, en France, ça sera le bonheur, et on renverra de l'argent au pays.
00:17:40Et en plus, si vous êtes en France, au bout d'un quelque temps, toute la famille va pouvoir venir.
00:17:45Et donc, une partie du village va se cotiser.
00:17:48C'est-à-dire qu'au lieu que les sommes qu'ils peuvent avoir permettent le développement de ces territoires,
00:17:53le développement de ces villages, le développement de ces familles,
00:17:57ça va dans les mains des trafiquants d'êtres humains.
00:17:59Et on n'a pas le courage d'être ferme avec ces trafiquants et de bloquer le trafic.
00:18:04Et concernant aussi les mineurs non accompagnés, c'est devenu aussi un moyen d'immigration pour la famille.
00:18:11Parce qu'ils savent qu'ils vont être pris en charge en France.
00:18:15Et s'il y a une prise en charge d'environ trois ans avant la majorité,
00:18:20ils sauront la possibilité de prendre la nationalité française
00:18:23et de faire un regroupement familial avec leurs parents, frères et sœurs.
00:18:28Donc on est dans une situation, finalement, kafkaïenne.
00:18:32Parce qu'on dénonce ce que l'Europe, et notamment nous en France,
00:18:36parce que les différents gouvernements ont plutôt surenchéri par rapport à la proposition qu'a faite François Hollande.
00:18:42Puisque c'était lui qui avait fait cette proposition de pouvoir faire le regroupement familial
00:18:47pour les enfants mineurs qui arrivaient dans notre pays.
00:18:50Regardez justement les méthodes des passeurs qui n'hésitent désormais plus à utiliser tous les moyens en leur possession
00:18:55pour faire arriver des migrants contre des grosses sommes d'argent.
00:18:59Regardez le sujet signé Tancret-Guillotel.
00:19:02Après avoir débarqué les migrants, le hors-bord s'éloigne à toute allure,
00:19:06prise en chasse par un hélicoptère des forces de l'ordre espagnol.
00:19:10La scène s'est déroulée début août à Algezira sur les côtes andalouses.
00:19:14Cette semaine, c'est plus au nord à Atamaria que ce type de bateau a de nouveau été utilisé par
00:19:20les passeurs.
00:19:21Un mode opératoire de plus en plus fréquent.
00:19:24Je crois qu'on est vraiment en train de vivre un changement de méthodologie.
00:19:30L'objectif, il est là de ne pas être détecté au départ, pendant la traversée et surtout à l'arrivée.
00:19:35Puisque évidemment, si la traversée est rapide, l'interception risque d'être beaucoup plus aléatoire.
00:19:42Lors du démantèlement d'une organisation mafieuse annoncée début août,
00:19:46la police espagnole a saisi 18 de ces embarcations.
00:19:50Dans un communiqué, elle souligne la détermination des passeurs.
00:19:54La valeur de ces embarcations saisies pourrait dépasser largement les 5 millions d'euros.
00:19:58Cela explique le niveau élevé de violences employées par l'organisation pour les protéger,
00:20:02alors même jusqu'à demander à ces pilotes d'affronter les forces de l'ordre.
00:20:06Selon la police, ces bateaux pouvaient embarquer jusqu'à 50 migrants.
00:20:11Donc voilà pour la réalité telle qu'elle est vécue en ce moment en Espagne.
00:20:15Et il y a bien sûr aussi des ressorts géopolitiques, diplomatiques dans cette crise migratoire.
00:20:20Et pour en parler, on est avec Claude Moniquet, spécialiste des questions de renseignement, de terrorisme,
00:20:25qui est très au fait de ce qui se passe justement sur ce plan-là.
00:20:27Et je le remercie d'être en direct avec nous,
00:20:29puisque hier, le ministre de la Justice marocain a pris la parole.
00:20:35Et là aussi, ça nous indique les orientations possibles de cette crise migratoire
00:20:39qui oppose d'un côté l'Espagne et de l'autre le Maroc, Claude Moniquet.
00:20:43Oui, absolument, Thomas.
00:20:45C'était hier soir sur la chaîne marocaine 2M.
00:20:49Et Abdalatif Warty, qui est le ministre de la Justice au Maroc,
00:20:52a déclaré une déclaration très claire et sans ambiguïté.
00:20:58Il a évoqué ce Taïm et Lila, et il a parlé du fait que ces deux villes, ces deux enclaves,
00:21:05restaient un sujet de dialogue permanent entre le Maroc et l'Espagne,
00:21:09et que Rabat maintenait ses droits historiques et territoriaux,
00:21:15ce sont les termes qu'il a utilisés, sur ces deux enclaves,
00:21:18et que le but final était le retour dans le cadre de la patrie, donc sous-entendu du Maroc.
00:21:23On ne pouvait pas être beaucoup plus clair, et d'ailleurs, le même ministre, Abdalatif Warty,
00:21:28avait déjà, le 11 août, donc quelques jours après cette invasion migratoire
00:21:33de plusieurs dizaines de milliers de personnes,
00:21:35il avait déjà fait une déclaration qui allait dans le même sens,
00:21:37mais qui était un peu moins forte.
00:21:39Alors, il y a eu une protestation immédiate du ministère des Affaires étrangères espagnol,
00:21:46exprimant le fait qu'il y avait là une ligne rouge, il ne fallait pas franchir,
00:21:49mais il est très clair que cela reflète une partie de l'élite marocaine,
00:21:54cela étant, ce qu'il faut noter, c'est que ce n'est pas la première déclaration non plus,
00:21:58en avril 2023, le président de la Chambre des conseillers, qui est le Sénat marocain,
00:22:05déclarait que ce Taïm et Lila étaient des villes occupées,
00:22:09et que le Maroc avait la capacité de les récupérer sans recourir aux armes,
00:22:14il y avait à l'époque eu les mêmes réactions des Affaires étrangères espagnoles,
00:22:19mais en aucun cas, en tout cas depuis des années, le roi Mohamed VI n'a pris une position de
00:22:24ce type
00:22:24sur ses enclaves, et ça c'est très important quand on connaît le système marocain.
00:22:29Merci, merci beaucoup Claude pour ces explications, ça nous permet en effet de comprendre aussi
00:22:34les origines de cette crise migratoire et les éventuelles suites.
00:22:39J'entendais hier notre correspondant en Espagne, Nico Salvador, Joseph Tounel, nous dire,
00:22:43certains en Espagne en appellent désormais au roi d'Espagne pour essayer de parler avec le roi du Maroc
00:22:48et essayer de régler durablement cette crise.
00:22:50Ça passera aussi par des dialogues diplomatiques, ça ne réglera pas tout,
00:22:54parce que Pedro Sanchez reste enfermé dans son idéologie, son dogme,
00:22:57et qu'il veut toujours régulariser des centaines de milliers de migrants.
00:23:01Ce qui est particulièrement dangereux pour nous, parce que les frontières ne tiennent que si tout le monde les tient.
00:23:06Il suffit qu'il y ait un trou dans le dispositif, c'est comme dans un récipient que vous mettez
00:23:11dans l'eau,
00:23:12s'il y a un trou, tout rentre.
00:23:14Et donc ça c'est la responsabilité espagnole très forte aujourd'hui,
00:23:18mais ça peut être la responsabilité d'un autre gouvernement demain.
00:23:20C'est pour ça que notre système est totalement au revoir.
00:23:22Après, le roi du Maroc visiblement est quelqu'un de sage, comme pouvait l'être son père.
00:23:29Et il ne doit pas avoir vraiment envie de pousser un conflit territorial.
00:23:33C'est un autre sujet qui se mène à ce sujet migratoire.
00:23:37Après, si on met les choses, c'est plus compliqué,
00:23:39parce que c'est une terre espagnole depuis 700 ans,
00:23:43et c'est une terre marocaine depuis 700 ans.
00:23:46Donc vous voyez que c'était...
00:23:48Et avant, c'était, si on remonte, c'était grec, romain,
00:23:55et donc il ne faut pas rentrer dans ce processus,
00:23:57sinon on va dire que c'était une terre chrétienne pendant près de 2000 ans, quand je regarde.
00:24:00Tout le monde.
00:24:02Et donc il ne faut surtout pas rentrer dans ce débat-là,
00:24:04qui sera un faux débat, que les historiens posent les choses, etc.
00:24:08Mais laissons les choses s'apaiser,
00:24:10et surtout qu'il n'y ait pas de conflit avec le Maroc,
00:24:13qui n'est pas un ennemi de l'Europe et de la société européenne.
00:24:16En fait, le conflit territorial, bien sûr, est une part importante de cette crise migratoire,
00:24:21mais il faudrait quand même aussi, et on va finir là-dessus,
00:24:23parler du rôle de Pedro Sanchez.
00:24:26Hier encore, il était en vacances, c'est ce que nous rapportait notre correspondance.
00:24:29C'est-à-dire que pendant toute cette crise, il aura été aux abonnés absents,
00:24:32totalement, à la déconnexion totale du Premier ministre espagnol.
00:24:35Je trouve que c'est vraiment, vraiment hallucinant
00:24:37qu'il ne soit pas auprès, notamment des habitants de ce tas,
00:24:41qu'il ne soit pas près de son peuple aujourd'hui,
00:24:44en fait, qu'il ne réponde pas face au chaos que connaissent ses habitants.
00:24:48Je trouve ça hallucinant.
00:24:49Il est tranquille en train de prendre ses vacances.
00:24:52Moi, je vous avoue que je n'arrive pas à comprendre.
00:24:54Ça dénote certainement aussi d'un mépris total pour sa population.
00:24:59Donc, on va voir les répercussions politiques pour lui à la rentrée.
00:25:05Et effectivement, aujourd'hui, je rejoins par contre ce que a dit Joseph,
00:25:08je pense que les deux rois vont se parler.
00:25:10Parce que c'est par là que ça passe.
00:25:11Mais vous savez, ce qui est intéressant sur Pedro Sanchez,
00:25:13c'est qu'en fait, les parties de l'Espagne qui sont concernées
00:25:16et confrontées à cette immigration, que ce soit Ceuta,
00:25:18que ce soit les côtes andalouses, même le Sud-Est,
00:25:20en fait, ils sont majoritairement à droite.
00:25:22On pourrait faire le parallèle avec la France.
00:25:24On va parler de Mayotte juste après la pause.
00:25:26À Mayotte, premier tour de l'élection présidentielle 2022,
00:25:28Marine Le Pen, elle fait 43%.
00:25:30Et s'il y a bien un département français qui est concerné
00:25:32et confronté à l'immigration de masse, c'est Mayotte.
00:25:35Donc, c'est là aussi intéressant de faire le parallèle.
00:25:37Parallèle, d'ailleurs, qui a été fait par Estelle Youssoupha elle-même,
00:25:39la députée Lyot de Mayotte, qui dit « Mayotte, c'est Ceuta au carré ».
00:25:42Et on va l'entendre dans un instant.
00:25:44Elle a été notre invitée hier.
00:25:45C'était vraiment incroyable ce qu'elle nous a raconté
00:25:47au moment où on voit que c'est le premier élément,
00:25:50première étape, premier chapitre peut-être de cette campagne présidentielle
00:25:53puisqu'il y a une passe d'armes entre Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon
00:25:55sur le sujet de Mayotte, sur le sujet de l'immigration.
00:25:58On en parle juste après la pause.
00:26:00Quelques secondes de pause à peine et on revient dans Midi News.
00:26:02À tout de suite.
00:26:06Nous sommes de retour dans Midi News pour parler de Mayotte.
00:26:10Mayotte qui est dans l'actualité, bien sûr,
00:26:11parce que le candidat à la présidentielle Édouard Philippe est sur place.
00:26:15Demain, ce sera Sébastien Lecornu, l'actuel premier ministre,
00:26:18qui ira aussi d'ailleurs dans le département français.
00:26:21Alors, il y a des enjeux politiques.
00:26:22On a bien compris que c'était une bataille politique
00:26:24qui était en train d'être lancée pour la campagne présidentielle.
00:26:27On va en parler, bien sûr, mais ce qui m'intéresse d'abord,
00:26:29c'est la situation sur place.
00:26:31C'est-à-dire que pendant que certains viennent ici faire un peu des annonces
00:26:34et faire un peu de politique et de com' politique,
00:26:36il y a la réalité des habitants de Mayotte
00:26:38qui, à mon avis, me semblent un peu plus importantes,
00:26:41même beaucoup plus importantes.
00:26:42Et c'est ce que nous a rappelé hier Estelle Youssoufa,
00:26:44qui est la députée Lyotte de Mayotte,
00:26:46qui alerte depuis des années sur la situation sur place.
00:26:50Elle raconte aussi ce qui s'est passé après le cyclone l'ouragan Chido,
00:26:54où l'île a été en grande partie dévastée.
00:26:57Et donc, elle parlait de cette visite d'Édouard Philippe.
00:26:59Qu'en pense-t-elle ?
00:27:00Quel regard porte-t-elle sur cette visite du candidat à l'élection présidentielle ?
00:27:04Écoutez-la, elle était hier soir notre invitée.
00:27:06Édouard Philippe était Premier ministre en 2017.
00:27:11Et en 2018, lorsqu'il y a eu une énorme crise sociale à Mayotte,
00:27:16qui était partie à cause de violences,
00:27:19de l'immigration clandestine
00:27:21et de la proposition du gouvernement d'Édouard Philippe
00:27:24de mettre fin au visa entre les Comores et Mayotte.
00:27:28Donc, on voit qu'il a fait un 180 degrés.
00:27:32Mais quand il était aux affaires,
00:27:34Édouard Philippe n'a pas agi pour Mayotte.
00:27:37Donc, il est quand même comptable
00:27:38de l'échec de la politique publique à Mayotte.
00:27:41Et voilà, c'est ça aussi que pensent une grande partie des habitants de Mayotte.
00:27:45Comment faire confiance aujourd'hui à ceux qui hier n'ont pas été à la hauteur ?
00:27:49Ça, c'est l'enjeu pour Édouard Philippe comme pour les autres, Joseph Touvenel.
00:27:52Oui, parce que globalement, les Français en ont assez,
00:27:55des effets d'annonce, des promesses, des belles idées.
00:27:59Il met le doigt sur quelque chose.
00:28:01Mais il a été Premier ministre, il ne faut pas l'oublier.
00:28:03Et puis, il a été aussi avec toute une majorité,
00:28:05au-delà de son temps de Premier ministre,
00:28:07quand il fait pour nos départements d'outre-mer.
00:28:10Je pense à Mayotte parce que la situation est particulièrement difficile.
00:28:13On a des départements d'outre-mer où il n'y a pas l'eau potable.
00:28:16Où les gens n'ont pas l'eau potable.
00:28:19C'est une priorité.
00:28:20Ce sont des citoyens français comme les autres.
00:28:23Pas un peu plus pauvres que les autres.
00:28:25Et on n'a pas une attention particulière.
00:28:27Édouard Philippe n'a rien fait.
00:28:29Ah si, il a soutenu le nettoyage de la Seine
00:28:31pour 1,5 milliard ou 2 milliards, on ne sait pas trop.
00:28:34Ça n'aurait pas dû être mis pour ces territoires,
00:28:37ces départements d'outre-mer,
00:28:39pour que les gens vivent décemment.
00:28:40Ce sont nos compatriotes.
00:28:42Et il faut choisir.
00:28:43Il faut choisir.
00:28:44Où on finance l'ensemble de la planète,
00:28:47mais on n'en a pas les moyens.
00:28:48Où on réduit l'espace et on fait notre devoir.
00:28:51Et ça aurait été son devoir de Premier ministre, Édouard Philippe.
00:28:54Et il ne l'a pas fait.
00:28:55On s'intéresse aux plus pauvres,
00:28:57et notamment à nos compatriotes, Mahouré.
00:28:59En fait, la question que ça pose, Naïma Mfadel,
00:29:01avant d'être en direct avec Louis Alliot,
00:29:03que je salue déjà,
00:29:03qui va pouvoir réagir aussi à cette prise de parole d'Édouard Philippe,
00:29:07parce que j'ai vu que les députés et les élus du RN
00:29:10réagissaient vivement.
00:29:10On va vous entendre dans un instant, Louis Alliot,
00:29:13sur Édouard Philippe.
00:29:13Comment faire croire,
00:29:15enfin, faire confiance, pardon,
00:29:17aujourd'hui à un homme qui a été déjà aux responsabilités ?
00:29:20Ça va être la question qui va le poursuivre tout au long de la campagne.
00:29:22Exactement. Et d'ailleurs, Estelle Youssoupha l'a bien résumé.
00:29:26Il était au manège, si je puis dire, du pays.
00:29:31Il n'a absolument rien fait,
00:29:33alors que le pays, enfin, que Mayotte,
00:29:36que ce département, était en souffrance.
00:29:40Il faut rappeler que 95% des étrangers aujourd'hui
00:29:43viennent des Comores.
00:29:44Il y a un assaut des Comores contre Mayotte,
00:29:48contre la France.
00:29:49Estelle Youssoupha parlait d'ingérence ?
00:29:50Elle parlait d'ingérence,
00:29:51parce qu'ils ont des velléités sur ce territoire.
00:29:53Et oui, et malgré toutes les aides qu'on donne aux Comores,
00:29:57on a donné jusqu'à 50 millions d'euros aux Comores
00:30:01pour lutter contre l'immigration illégale.
00:30:05Effectivement, il y a pratiquement 50% d'étrangers.
00:30:08Aujourd'hui, les écoles sont surchargées
00:30:10jusqu'à un point où il faut faire des roulements.
00:30:14Donc, M. Edouard Philippe, tout à coup, se réveille
00:30:17et tout à coup, va faire lancer sa campagne.
00:30:19À mon avis, ce lancement de campagne à Mayotte
00:30:21va être vraiment, j'allais dire, le clou dans la chaussure.
00:30:27Il n'y a qu'à voir comment il a été accueilli.
00:30:28Il n'y avait personne.
00:30:30Marine Le Pen, on l'apprécie, on ne l'apprécie pas,
00:30:32mais quand elle est allée là-bas, il y avait la foule pour l'accueillir,
00:30:35il y avait des danses locales, etc.
00:30:37Là, Edouard Philippe, rien.
00:30:38Le pourcentage est important.
00:30:39Louis Alliot était avec nous.
00:30:41Louis Alliot, Marine Le Pen, c'est 43% au premier tour
00:30:44de l'élection présidentielle de 2022 à Mayotte.
00:30:47Alors, comment vous voyez cette visite sur place
00:30:50de l'ancien Premier ministre et du désormais candidat
00:30:52à la présidentielle, Edouard Philippe ?
00:30:55Je crois qu'il avait du temps à perdre cet été.
00:30:58Il l'a occupé d'abord par les dom-toms.
00:31:00Comme ça, après, il pourra se concentrer sur le territoire national.
00:31:03Mais je pense que M. Edouard Philippe n'a pas beaucoup d'idées,
00:31:06pas plus sur Mayotte que sur la Guadeloupe,
00:31:09qui, elle, manque d'eau cruellement
00:31:11et sur laquelle rien n'est fait,
00:31:13ce qui est aujourd'hui un problème.
00:31:14Je ne parle même pas des problèmes de la Nouvelle-Calédonie,
00:31:17qui, aujourd'hui, sont totalement occultés
00:31:20par cette classe politique.
00:31:21Donc, je pense qu'à Mayotte, le problème est gravissime.
00:31:25Et je crois que l'une de vos interlocutrices sur le plateau l'a mentionné.
00:31:31Il y a de l'ingérence des Comores.
00:31:32Il y a une absence de contrôle des forces françaises,
00:31:36ou en tout cas les ordres donnés aux forces françaises
00:31:38pour contrôler l'immigration clandestine.
00:31:40Il y a une délinquance absolument incroyable.
00:31:43Et les policiers, là-bas, sont héroïques,
00:31:45avec les moyens qu'ils ont pour tenter de maintenir
00:31:48un semblant d'ordre sur l'île.
00:31:50J'y étais, moi, avec Marine Le Pen, il y a un peu plus d'un an,
00:31:53où on a pu se rendre compte de la désolation.
00:31:56Et notre députée, Ancia Bamana, d'ailleurs,
00:31:59lutte avec la députée que vous venez de voir à l'écran,
00:32:03pied à pied pour qu'on maintienne ce territoire à la France.
00:32:07La population a voté plusieurs fois pour rester française.
00:32:13Et ils ont l'impression d'être abandonnés.
00:32:15Et j'ai l'impression, moi, que M. Edouard Philippe
00:32:17a fait une faute morale parce qu'il se fiche du monde.
00:32:19Il n'a rien fait quand il était Premier ministre.
00:32:22Et les présidentielles arrivent et ils viennent promettre tout.
00:32:25C'est absolument scandaleux.
00:32:26Quand vous entendez Edouard Philippe promettre
00:32:29de fermer les vannes sur la question migratoire,
00:32:32bon, ça doit vous parler.
00:32:33C'est à peu près ce que vous préconisez, vous aussi, au RN.
00:32:36Oui, d'accord.
00:32:37Mais vous savez, ça fait moins de 30 ans
00:32:38que j'entends la droite dire qu'il faut fermer les vannes
00:32:41et changer le code de la nationalité.
00:32:43Et ça fait 30 ans que la droite,
00:32:44une fois qu'elle est aux affaires,
00:32:46elle fait systématiquement l'inverse
00:32:47de ce pourquoi les Français l'ont élu.
00:32:49Donc je n'y crois absolument pas.
00:32:51Mais évidemment qu'il faudra fermer les vannes,
00:32:53mais pas seulement à Mayotte.
00:32:55Il faudra fermer les vannes aussi chez nous, en France,
00:32:58et contrôler évidemment les flux migratoires.
00:33:00Moi, je suis, vous savez, à Perpignan,
00:33:02qui est une ville quasiment frontalière.
00:33:04Et on peut voir les dégâts
00:33:06de cette immigration massive incontrôlée.
00:33:09et toutes les dérives qui vont avec
00:33:11et qui laissent des dizaines de jeunes,
00:33:14des centaines de jeunes dans nos rues,
00:33:16dans une situation de misère sociale
00:33:18et qui sont pris en main par des mafias.
00:33:21Et là, très honnêtement,
00:33:22la droite et la gauche sont comptables de cet état de fait.
00:33:25Il va falloir sortir de cette situation
00:33:27avant que le peuple ne se soulève pour le faire lui-même.
00:33:30– Alors, je sais que vous avez…
00:33:31Voilà, du haut de votre expérience politique, Louis Alliot,
00:33:34est-ce que vous avez l'impression
00:33:35qu'Édouard Philippe veut aller chercher
00:33:38à récupérer une partie de votre électorat ?
00:33:40C'est l'analyse que font certains.
00:33:42Et qu'est-ce que vous lui répondez
00:33:43si c'est son intention réellement ?
00:33:46– Écoutez, je lui réponds que ce n'est pas la peine qu'il continue.
00:33:49Il fait partie de ceux qui ont le plus d'affinité avec la gauche.
00:33:53Et je rappelle sa phrase qu'on doit marteler
00:33:56en cas de deuxième tour
00:33:58entre le Parti communiste et le Rassemblement national,
00:34:01je n'hésiterai pas à soutenir les communistes.
00:34:04Voilà qui est M. Édouard Philippe.
00:34:05Pour moi, ça suffit à regarder qui il est
00:34:09et à la manière dont il fait de la politique.
00:34:11– Dernière question, Louis Alliot,
00:34:13puisqu'on le voit, la campagne présidentielle se lance.
00:34:16On va parler dans un instant de cette passe d'armes
00:34:18entre Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon.
00:34:20La question migratoire pour vous, c'est la question centrale,
00:34:22en tout cas l'une des questions centrales pour les mois qui arrivent ?
00:34:25– Je pense qu'avec le pouvoir d'achat,
00:34:27l'immigration est donc le corollaire qui sera la sécurité
00:34:31et la santé notamment.
00:34:33Je pense effectivement que ce thème-là sera majeur
00:34:35et qu'il devra déboucher sur un débat national important
00:34:40pour savoir ce que l'on veut faire de la France,
00:34:43de l'Europe et comment on va réagir face évidemment
00:34:46à beaucoup de pays très agressifs à la matière
00:34:49et avec lesquels il conviendra d'agir.
00:34:52Et de ce point de vue-là, nous n'avons pas de politique étrangère,
00:34:56nous n'avons plus de politique africaine
00:34:58et pourtant nous avons beaucoup d'amis en Afrique
00:35:01qui pensent comme nous, mais malheureusement systématiquement aux affaires.
00:35:05On a vu que M. Macron s'est fait élire par une majorité de Français
00:35:09pour faire du nettoyage à la fois dans les affaires de l'État
00:35:14mais sur le terrain et que manifestement,
00:35:17non seulement il n'a pas été capable de le faire,
00:35:19mais il a aggravé la situation.
00:35:21Merci, merci Louis Alliot d'avoir été en direct avec nous,
00:35:23vice-président du RN, maire de Perpignan.
00:35:26Merci d'avoir accédé d'être avec nous dans Midi News.
00:35:28Il y a quelque chose qui me prend.
00:35:29Allez-y Joseph.
00:35:31Mais Édouard Philippe, c'est une personnalité connue.
00:35:35Pourquoi il ne fait pas déposer une proposition de loi
00:35:38pour mettre fin au droit du sol ?
00:35:41Il en parle quand il est parti et quand il n'est plus aux affaires.
00:35:43Il trouve que c'est une bonne idée pour Mayotte.
00:35:46Mais alors pourquoi avec ses amis ? Non.
00:35:49Et même lorsqu'en 2018, le RN avait justement déposé une proposition
00:35:53pour durcir la politique migratoire en ce qui concernait Mayotte,
00:35:57à l'époque, il était Premier ministre.
00:35:58Il n'y a pas eu de suite.
00:35:59Absolument.
00:36:00Et ça décrédibilise toute la classe politique
00:36:02et c'est très mauvais pour la démocratie.
00:36:04Alors à l'inverse, on pourrait dire,
00:36:06je vais me faire l'avocat d'Édouard Philippe un instant,
00:36:08on pourrait dire, bon, il a aussi, pourquoi pas changé d'avis,
00:36:11évolué sur cette question.
00:36:12Non, peut-être qu'il n'avait pas toutes les données à l'époque.
00:36:14Alors voilà, je me fais l'avocat d'Édouard Philippe.
00:36:16Il n'avait pas non plus tous les outils.
00:36:18Ce n'était pas le président de la République, c'était Emmanuel Macron.
00:36:20Donc peut-être que lui, il a une autre approche du sujet
00:36:23et qu'il se range à ce que pense une grande partie de la population.
00:36:26A mon avis, si vous essayez de le défendre, vous allez ramer un petit peu.
00:36:29Même là, j'ai eu un peu de mal.
00:36:30Mais j'essayais quand même.
00:36:31Oui, parce que, si, il était aux commandes en fait.
00:36:34Il était quand même chef du gouvernement.
00:36:36Je pense que, j'espère en tout cas,
00:36:38que quand vous êtes chef du gouvernement,
00:36:39vous avez du pouvoir.
00:36:41Donc effectivement, il aurait pu avoir des avancées,
00:36:45une politique beaucoup plus en lien avec ce que dit Estenne Youssoufa.
00:36:49Parce que même elle, elle le dit.
00:36:50Parce qu'elle se barre pour ce département qui est son département.
00:36:55Mais malheureusement, il n'a rien fait.
00:36:57Donc on a du mal, excusez-moi, à le croire aujourd'hui.
00:37:00Il va pouvoir faire quelque chose.
00:37:01Je crois que c'est vraiment le bloc central en fait.
00:37:04Le bloc central, il est piégé en fait.
00:37:07Le bloc central, c'est qu'il n'osera jamais.
00:37:08Mais c'est pour ça qu'on est dans cette situation depuis plus de 40 ans
00:37:11où malheureusement, on a eu toujours une gauche idéologue
00:37:16qui finalement distillait son idéologie
00:37:20et une droite suiveuse.
00:37:22Et la droite suiveuse dont je parle, c'était plutôt le centre droit.
00:37:26Donc on a cette situation.
00:37:28Et aujourd'hui, on ne peut pas croire ces personnes qui viennent nous dire
00:37:31« Ben finalement, j'ai changé et je me rends compte qu'il faut absolument
00:37:35apporter cette question d'immigration d'une manière beaucoup plus radicale. »
00:37:39Mais en fait, l'une des questions, au-delà de Mayotte,
00:37:41l'une des questions clés de cette élection présidentielle qui arrive,
00:37:44pour le bloc central en tout cas, c'est est-ce qu'ils vont arriver
00:37:47à faire oublier leur passé aux électeurs ?
00:37:51Est-ce qu'ils vont réussir à s'émanciper du bilan
00:37:54pour le moins très mauvais du président de la République actuelle ?
00:37:59Comme ils n'y arriveront pas.
00:38:00Parce que les Français n'ont peut-être pas une mémoire sur 20 ans,
00:38:03mais sur quelques mois ou quelques années, on a la mémoire
00:38:05parce qu'on le vit.
00:38:07Ils vont diaboliser l'adversaire.
00:38:09Et c'est aussi dangereux pour la démocratie.
00:38:11C'est-à-dire qu'on commence à nous faire une petite musique,
00:38:13il y aurait les bons et les mauvais candidats.
00:38:15Il y aurait ceux qui sont élus qui devraient être respectés s'ils sont élus
00:38:18et ceux s'ils sont élus où on devrait mettre le bazar dans la rue.
00:38:21C'est très très dangereux ça.
00:38:23Et j'ai bien peur que le bloc central,
00:38:25voyant qu'il ne peut pas passer en faisant oublier ces facéties du passé,
00:38:29aille dans la diabolisation et ça veut dire appuyer qui ?
00:38:32En fait appuyer le diable qui s'appelle Mélenchon.
00:38:34C'est pour ça que c'est inquiétant la confiscation de cette campagne électorale.
00:38:40Justement, en diabolisant.
00:38:41Nous ce qu'on a envie, les Français ce qu'ils ont envie,
00:38:43c'est programme contre programme.
00:38:45J'espère qu'enfin, on aura une vraie campagne électorale.
00:38:48Je dois dire quand même que j'ai les mêmes craintes que vous.
00:38:51Sur la question de Mayotte, en l'occurrence sur ces quelques jours,
00:38:54je trouve qu'on a plutôt un débat intéressant
00:38:56où chacun va justement montrer ce qu'il a envie de faire.
00:38:58Justement, vous parliez de Mélenchon,
00:39:00Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon,
00:39:02petite passe d'arme à distance qu'on vous a résumée à l'écran,
00:39:05vous allez le voir, puisque donc, on rappelle cette phrase,
00:39:08il faut fermer les vannes de l'immigration.
00:39:09C'est Édouard Philippe qui le dit concernant Mayotte.
00:39:12Réponse de Jean-Luc Mélenchon,
00:39:13qui est aux universités d'été de la France Insoumise à Valence,
00:39:16c'est aberrant, ridicule et provocateur,
00:39:18et Édouard Philippe, de répondre à nouveau
00:39:21que M. Mélenchon vienne à Mayotte,
00:39:23qu'il constate que la crise migratoire ici est prégnante
00:39:26et a des impacts dans la vie de nos concitoyens français.
00:39:30Voilà.
00:39:30Premier duel à distance entre des candidats
00:39:33qui sont, si on se fie au sondage,
00:39:35qui valent ce qu'ils valent à quelques mois de l'élection,
00:39:38potentiellement deuxième et troisième de l'élection.
00:39:41Qu'est-ce que vous inspire cet échange à distance ?
00:39:42Vous disiez qu'il faisait le jeu de la France Insoumise.
00:39:44J'oublie les noms, je vois la phrase,
00:39:46il faut fermer les vannes de l'immigration,
00:39:48et je regarde ce que disait le bloc central,
00:39:51une partie de la droite pendant des décennies,
00:39:54c'est un discours d'extrême droite.
00:39:56Est-ce qu'Édouard Philippe est devenu d'extrême droite ?
00:39:58Et donc, j'ai quand même peu de confiance,
00:40:00mais il a raison,
00:40:01on ne peut pas laisser une immigration sauvage,
00:40:05illégale, massive.
00:40:06Une immigration légale,
00:40:07c'est une immigration contrôlée,
00:40:09qui est des gens qui viennent sur notre territoire
00:40:11et qui viennent de l'étranger.
00:40:12Ça, ça n'a rien de choquant.
00:40:14Ce qui est choquant, c'est l'illégalité,
00:40:17et évidemment, l'illégalité,
00:40:19quand elle est avec la masse,
00:40:20ça devient dangereux,
00:40:21et Mayotte, malheureusement,
00:40:23en est la représentation exacte,
00:40:25mais c'est ce qui guette tout le monde.
00:40:26Quand on regarde la pauvreté de l'Afrique
00:40:29et le nombre de personnes,
00:40:30on se dit qu'il faut qu'il y ait
00:40:31un véritable développement en Afrique,
00:40:33et ce n'est pas en faisant venir
00:40:35des populations chez nous qu'on va le régler.
00:40:36Surtout que la plupart,
00:40:37quand je regarde au niveau du travail,
00:40:40sont dans des tâches qui sont des tâches primaires,
00:40:42des tâches simples, des tâches difficiles,
00:40:43d'ailleurs, et souvent mal rémunérées,
00:40:46ce sont ces tâches-là qui ont priorité,
00:40:48sont remplacées par l'intelligence artificielle.
00:40:50Dans des pays qu'on peut regarder,
00:40:52par exemple le Japon et la Corée,
00:40:54ces tâches relativement simples,
00:40:57elles sont prises par l'IA aujourd'hui,
00:40:59par des robots.
00:41:00Alors que va-t-on faire de toute cette main-d'œuvre
00:41:03qu'on laisse dans des zones de précarité,
00:41:07d'être mal payé,
00:41:08d'être quelquefois dans l'illégalité,
00:41:10si on continue à les laisser venir ?
00:41:13Sur cette passe d'armes à distance,
00:41:15d'ailleurs, je viens de voir,
00:41:17pour tout vous dire,
00:41:17et je vais vous le citer,
00:41:18que Jean-Luc Mélenchon avait réagi à nouveau,
00:41:21parce que ça ne s'arrête pas, bien sûr,
00:41:22il continue de se répondre à distance.
00:41:25Donc Jean-Luc Mélenchon dit,
00:41:27concernant Édouard Philippe toujours,
00:41:28« On dirait qu'Édouard Philippe est allé à Mayotte
00:41:29pour exploiter les tensions.
00:41:31Cette méthode n'apporte aucune solution.
00:41:33Où en sont les discussions avec les Comores ?
00:41:35Où en est l'exécution du plan des forces vives
00:41:37du territoire proposé en 2018 ? »
00:41:39Et puis il se pose la question,
00:41:41pourquoi Édouard Philippe n'est pas allé à Mayotte
00:41:42lorsqu'il était Premier ministre ?
00:41:43Parce qu'on rappelle que c'est son premier déplacement.
00:41:45C'est la question qu'on se...
00:41:46Ça y est, la campagne est lancée, là.
00:41:47On voit la passe d'armes à distance
00:41:48entre deux candidats.
00:41:49Le fait qu'Édouard Philippe aille aujourd'hui à Mayotte,
00:41:54effectivement, on peut s'étonner
00:41:55qu'il n'y a pas été quand il était Premier ministre.
00:41:57J'en conviens.
00:41:59Mais la réponse de M. Mélenchon,
00:42:01c'est aberrant, ridicule et provocateur.
00:42:03J'ai envie qu'il aille voir les Mahorais
00:42:05et qu'il leur dise ça face à face.
00:42:07Vous voyez ?
00:42:08Qu'il aille voir la situation que vivent les Mahorais.
00:42:10L'insécurité, la précarité, la pauvreté,
00:42:14la peur de sortir, la peur d'aller à l'école, etc.
00:42:17Enfin, ça, le Sofa en parle souvent qu'il y aille, effectivement.
00:42:20Donc je rejoins M. Édouard Philippe pour le coup
00:42:22quand il lui dit « Allez à Mayotte, allez voir la situation à Mayotte ».
00:42:26Il nous reste un peu moins de cinq minutes pour finir cette partie.
00:42:29On va changer totalement de sujet
00:42:31et revenir sur cette influenceuse
00:42:32qui a été retrouvée assassinée.
00:42:34On a désormais plus d'éléments
00:42:36puisqu'un homme de 32 ans
00:42:38a été mis en examen pour assassinat.
00:42:40Il a passé sa première nuit
00:42:42en détention provisoire.
00:42:44Sur place, on retrouve Sarah Fenzari.
00:42:46Donc depuis Nîmes, Sarah,
00:42:48qui a plus d'informations sur le profil du suspect.
00:42:52Tout à fait, Thomas.
00:42:53Le principal suspect dans l'assassinat de Sonia Bellina
00:42:56a donc passé sa première nuit en prison.
00:42:58Cet homme de 32 ans, vous l'avez dit,
00:43:00a passé aussi la majeure partie de sa journée hier
00:43:03au palais de justice de Nîmes.
00:43:05Et justement, je vous propose de faire un retour
00:43:07sur le déroulé de cette journée
00:43:10puisqu'après sa garde à vue,
00:43:13il a été présenté au juge d'instruction
00:43:15dans une des salles juste derrière moi
00:43:17avant sa mise en examen
00:43:18et son placement en détention provisoire.
00:43:21Ce que nous savons,
00:43:22c'est que face au magistrat,
00:43:24il est resté muet.
00:43:25Comme à la fin de sa garde à vue,
00:43:27il a fait usage de son droit au silence.
00:43:30Mais surtout aujourd'hui,
00:43:31ce qu'on comprend mieux,
00:43:32ce qu'on sait désormais,
00:43:34c'est que les enquêteurs
00:43:36sont remontés jusqu'à lui
00:43:38puisque cet homme portait
00:43:40un bracelet anti-rapprochement
00:43:42à la suite d'une condamnation
00:43:43pour des violences conjugales
00:43:45sur son ancienne compagne
00:43:47datant de 2023
00:43:49dans le nord de la France.
00:43:50Il portait toujours ce bracelet
00:43:52au moment des faits.
00:43:53C'est un bracelet qui aurait borné
00:43:55à proximité de la scène de crime,
00:43:57ce qui aurait permis aux enquêteurs
00:43:58de remonter rapidement jusqu'à lui.
00:44:00Et puis, il y a sa rencontre
00:44:01avec Sonia Bellina.
00:44:03Le parquet indique qu'il y a eu
00:44:05un premier contact la nuit précédant les faits.
00:44:08Sonia agissait alors
00:44:09en tant qu'escort girl
00:44:10et il s'agissait selon le parquet
00:44:12toujours d'une rencontre,
00:44:13d'une relation tarifée.
00:44:15L'individu a reconnu avoir eu
00:44:17une relation avec Sonia
00:44:18la veille et le soir des faits.
00:44:20D'après nos informations,
00:44:22il apparaissait même
00:44:23dans le journal d'appel
00:44:25de la tiktokeuse
00:44:27lorsque son téléphone
00:44:28a été retrouvé.
00:44:30Très peu d'informations
00:44:31ont fuité sur son identité
00:44:33mais ce que l'on sait
00:44:34concernant son profil,
00:44:35il était installé dans le Gard
00:44:36depuis fin décembre 2024.
00:44:38Il travaillait
00:44:39et il était suivi
00:44:40par le service pénitentiaire
00:44:41d'insertion et de probation du Gard.
00:44:43depuis son arrivée dans la région
00:44:45puisque son passé judiciaire
00:44:46remonte à 2010
00:44:47avec des comportements violents
00:44:49et des faits liés
00:44:51au trafic de stupéfiants.
00:44:52C'est donc toute la chronologie
00:44:54de cette nuit,
00:44:55minute par minute,
00:44:56que le juge d'instruction
00:44:57va devoir reconstituer
00:44:58puisque même
00:44:59avec cette mise en examen,
00:45:01beaucoup de zones d'ombre
00:45:02restent à éclaircir.
00:45:04Sarah Fenzari
00:45:05depuis Nîmes
00:45:06avec Olivier Campan
00:45:07derrière la caméra.
00:45:08Pas tellement de commentaires
00:45:09à faire sur l'enquête
00:45:10qui ne fait que démarrer
00:45:12mais on découvre quand même
00:45:13un profil
00:45:13pour le moins problématique
00:45:15qui aurait peut-être
00:45:15pu être identifié avant.
00:45:17On verra peut-être
00:45:18s'il y a eu des défaillances
00:45:19mais ce qui peut nous intéresser
00:45:20en revanche
00:45:21ce sont les réactions
00:45:21sur les réseaux sociaux.
00:45:23Vous avez eu
00:45:23beaucoup de commentaires haineux
00:45:25et ça montre aussi
00:45:26une forme de détachement
00:45:28d'une partie des internautes
00:45:29par rapport à ces crimes horribles
00:45:31qui ne suscitent pas
00:45:32l'émotion, l'empathie
00:45:33qu'on pourrait attendre
00:45:34et les jeunes notamment
00:45:36sont tellement
00:45:38une dissociation
00:45:39à travers l'écran
00:45:39qu'ils ne se rendent même plus compte
00:45:41de la gravité des faits
00:45:42et de la gravité
00:45:43de leurs commentaires
00:45:43sur les faits.
00:45:44Parce que la personne
00:45:45devient un objet
00:45:46ce n'est plus une personne
00:45:47mais d'ailleurs
00:45:49les influenceuses
00:45:50souvent se construisent
00:45:52en tant qu'objets
00:45:53oublient une partie
00:45:54de leur humanité
00:45:55en se présentant
00:45:56comme des objets
00:45:57des objets de désir
00:45:58des objets financiers
00:46:00il faut gagner de l'argent
00:46:00là on voit que ça chute
00:46:02dans la prostitution
00:46:02il ne faut jamais
00:46:03banaliser la prostitution
00:46:05c'est toujours
00:46:06un quasi-esclavage
00:46:07même si on veut nous dire
00:46:08c'est volontaire
00:46:09tous ceux qui ont travaillé
00:46:10sur ces sujets
00:46:11qu'on rencontrait
00:46:12qu'on fait dans la rue
00:46:14qu'on était voir
00:46:14savent que c'est un milieu
00:46:17où on n'en sort pas indemne
00:46:19et c'est la déperdition
00:46:22de l'humanité
00:46:22dans notre société
00:46:23on ne devient que matière
00:46:24qu'objet
00:46:25et donc un objet
00:46:26ça se manipule
00:46:29à la limite
00:46:30ça se détruit
00:46:30et on l'oublie
00:46:31c'est exactement ce que vous dites
00:46:33sur internet
00:46:34on voit des réactions
00:46:35considérer cette jeune femme
00:46:36c'est une jeune femme
00:46:37ça fait mal quand même
00:46:38de voir une jeune femme
00:46:39comme ça
00:46:39qui aujourd'hui est morte
00:46:41elle a été traitée
00:46:42comme un objet
00:46:43alors il y a des gens
00:46:43pour eux
00:46:44c'est pas grave
00:46:45moi je pense que c'est aussi
00:46:47derrière l'écran
00:46:49et l'anonymat
00:46:51en fait
00:46:51vous êtes anonyme
00:46:53donc vous vous permettez
00:46:54vous vous lâchez
00:46:55donc vous lâchez
00:46:56toutes vos frustrations
00:46:57et notamment
00:46:58c'est beaucoup plus facile
00:46:59qu'entre des femmes
00:47:00parce que c'est souvent
00:47:02très masculin
00:47:03ces propos
00:47:05l'horreur
00:47:06de ces propos
00:47:10et puis il y a aussi
00:47:11Thomas
00:47:11la question de la récidive
00:47:12la récidive
00:47:14j'ai tellement vu
00:47:15de cas
00:47:16malheureusement
00:47:17de récidive
00:47:18
00:47:20les maris
00:47:21ou les compagnons
00:47:22violents
00:47:23ont fini par tuer
00:47:24par tuer
00:47:25et parfois même
00:47:25tuer leurs propres enfants
00:47:27parce qu'on n'a pas
00:47:29malheureusement
00:47:29aujourd'hui
00:47:30la possibilité
00:47:31de sécuriser
00:47:32et de protéger
00:47:33vraiment
00:47:33il y a ce
00:47:34bracelet anti-rapprochement
00:47:35oui mais
00:47:36le bracelet
00:47:37c'est individualisé
00:47:38c'était pour son ex-compagne
00:47:40pas pour les autres femmes
00:47:42qui ont pu croiser sa route
00:47:43exactement
00:47:43alors qu'il faudrait peut-être
00:47:44un système
00:47:45où il borne
00:47:45à un moment
00:47:46et qu'on puisse
00:47:48savoir où est cette personne
00:47:49mais je ne sais pas
00:47:50ce qu'il faut
00:47:50mais c'est
00:47:51en tout cas
00:47:52on verra
00:47:52déjà dans l'enquête
00:47:53s'il y a eu
00:47:53des dysfonctionnements
00:47:55en tout cas
00:47:55bien sûr
00:47:56c'est un drame
00:47:57terrible
00:47:57on marque une pause
00:47:58dans Midi News
00:47:59on va revenir
00:48:00dans quelques instants
00:48:00avec cette affaire
00:48:01là aussi
00:48:02qui dit quelque chose
00:48:03de l'époque
00:48:03cet homme de 82 ans
00:48:06son collier a été arraché
00:48:07des individus lui ont arraché
00:48:09son collier dans le métro
00:48:10après le choc
00:48:11il est décédé
00:48:1182 ans
00:48:12victime
00:48:13de la décivilisation
00:48:14de l'ensauvagement
00:48:15de notre société
00:48:16on sera en direct
00:48:17avec un policier lyonnais
00:48:18puisque c'est à Lyon
00:48:19que ça s'est passé
00:48:20restez avec nous
00:48:20dans Midi News
00:48:21à tout de suite
00:48:50De retour
00:48:51d'abord il est 13h
00:48:52quasiment 13h
00:48:54à moins de 5 secondes
00:48:55et c'est Valentin Rouillon
00:48:55qui revient
00:48:56pour le journal
00:48:57rebonjour Valentin
00:48:58rebonjour Thomas
00:48:59et bonjour à tous
00:49:00on commence avec
00:49:01cette information
00:49:02au Nigeria
00:49:03des dizaines de personnes
00:49:05auraient été tuées
00:49:05ou enlevées
00:49:06lors d'une attaque djihadiste
00:49:07hier dans l'état du Niger
00:49:08au centre du pays
00:49:09les assaillants
00:49:10ont frappé un village
00:49:11à la sortie de la prière
00:49:13du vendredi
00:49:13armés de fusils
00:49:14de couteaux
00:49:15et de machettes
00:49:16le bilan reste incertain
00:49:17alors que la police
00:49:18affirme ne pas avoir
00:49:19été informée de victimes
00:49:21l'attaque est attribuée
00:49:22au groupe
00:49:23l'Akurawa
00:49:24associé par certains chercheurs
00:49:26à l'état islamique
00:49:27au Sahel
00:49:29de nouveaux droits
00:49:30de douane américains
00:49:31qui visent le Canada
00:49:32entre en vigueur
00:49:32après l'échec
00:49:33d'ultime négociation
00:49:34le premier ministre canadien
00:49:35indique que son pays
00:49:37imposera lui aussi
00:49:38des droits de douane
00:49:39aux Etats-Unis
00:49:39pour le même montant
00:49:41au dollar près
00:49:42des réactions suite
00:49:43à l'ultimatum
00:49:44fixé par Donald Trump
00:49:45qui arrivait à échéance
00:49:47Washington impose donc
00:49:48dès aujourd'hui
00:49:49des droits de douane
00:49:50de 50%
00:49:51sur plusieurs produits canadiens
00:49:52notamment le vin
00:49:53le ciment
00:49:54et les crosses de hockey
00:49:56et puis c'est une bonne nouvelle
00:49:58pour tous les amateurs
00:49:59de promenade
00:49:59en forêt
00:50:00ou d'escalade
00:50:01la forêt de Fontainebleau
00:50:02rouvre partiellement
00:50:03ce samedi
00:50:03une petite partie
00:50:05reste tout de même
00:50:05encore fermée
00:50:06sur les 22 000 hectares
00:50:07que compte la forêt
00:50:084000 sont toujours inaccessibles
00:50:10c'est l'équivalent
00:50:11de 20% du massif
00:50:13cher Thomas
00:50:13merci beaucoup Valentin
00:50:15pour ce point complexe
00:50:16sur l'information
00:50:16je vous le disais
00:50:17on va donc parler
00:50:18de cet homme de 82 ans
00:50:19qui a trouvé la mort
00:50:20dans le métro à Lyon
00:50:21son collier avait été arraché
00:50:23par des individus
00:50:23qui ont été arrêtés
00:50:24écoutez les explications
00:50:26de notre journaliste
00:50:27au service police justice
00:50:28Célia Barotte
00:50:30selon les informations
00:50:31du parquet de Lyon
00:50:32un couple a été victime
00:50:33d'un vol avec violence
00:50:35par arrachage de collier
00:50:36à la station de métro
00:50:37sans souci
00:50:38ça s'est passé ce jeudi
00:50:40aux alentours de 16h
00:50:41à la suite de cette agression
00:50:43les deux victimes
00:50:43ont pris le métro
00:50:44l'homme âgé de 82 ans
00:50:46a fait un malaise
00:50:47à la station
00:50:48Saxe Gambetta
00:50:49malgré l'intervention
00:50:50des sapeurs-pompiers
00:50:51il est décédé
00:50:52en fin d'après-midi
00:50:52dans leur véhicule
00:50:53des suites
00:50:54d'un arrêt cardio-respiratoire
00:50:56vraisemblablement
00:50:56lié aux violences subies
00:50:58les deux auteurs présumés
00:51:00un homme de 20 ans
00:51:01et une femme de 21 ans
00:51:03ils ont été interpellés
00:51:04dans la soirée
00:51:05et ils ont été placés
00:51:06en garde à vue
00:51:07pour vol avec violence
00:51:09ayant traîné la mort
00:51:10On est en direct
00:51:11avec Bertrand Debeau
00:51:12qui est le secrétaire
00:51:13national adjoint
00:51:14FO Police Municipale
00:51:15et merci beaucoup
00:51:15d'être avec nous
00:51:16parce que les mots
00:51:17nous manquent
00:51:17à vrai dire
00:51:17pour commenter
00:51:18cette actualité
00:51:19on est sidéré
00:51:21par le fait
00:51:22que des délinquants
00:51:23des voyous
00:51:24des criminels
00:51:24je ne sais pas
00:51:24comment il faut les appeler
00:51:25s'en prennent
00:51:26à des individus
00:51:27à des personnes âgées
00:51:2882 ans
00:51:29dans le métro
00:51:30comment vous réagissez
00:51:31vous en tant que policier ?
00:51:34Merci de m'inviter
00:51:35comment réagit
00:51:36tous les policiers
00:51:37à Lyon
00:51:38ils sont extrêmement
00:51:38préoccupés
00:51:40là on en parle
00:51:42parce qu'il y a
00:51:42une issue dramatique
00:51:43en plus
00:51:43mais des arrachages
00:51:45sur des personnes
00:51:46vulnérables
00:51:47c'est très
00:51:49très souvent
00:51:50à Lyon
00:51:51et dans d'autres villes
00:51:54le travail de la police
00:51:55il a été rapide
00:51:56efficace
00:51:57il y a d'ailleurs
00:51:58une utilisation
00:51:59de la vidéoprotection
00:52:00qui a été nécessaire
00:52:01pour reconnaître
00:52:03les individus
00:52:03les interpeller
00:52:04donc je félicite
00:52:05la police nationale
00:52:07qui fait cette interpellation
00:52:08la police municipale
00:52:09était engagée
00:52:11donc il y a un continuum
00:52:12de sécurité
00:52:13qui est efficient
00:52:14malgré tout
00:52:15par contre
00:52:16voilà
00:52:16c'est inacceptable
00:52:17de s'en prendre
00:52:19aux aînés
00:52:20aux personnes vulnérables
00:52:23en France
00:52:24on a peut-être
00:52:25souvent
00:52:25l'habitude
00:52:26de se mettre
00:52:26à la place du bandit
00:52:28en se disant
00:52:28est-ce que la prison
00:52:29c'est une solution
00:52:29est-ce qu'il faut
00:52:30apprendre
00:52:31à se mettre
00:52:32à la place
00:52:32des victimes
00:52:33il y a une dame
00:52:34de 82 ans
00:52:35proche de son mari
00:52:36qui a perdu son mari
00:52:38c'est quand même
00:52:40dramatique
00:52:42et ça c'est
00:52:43j'ai l'impression
00:52:44que c'est assez nouveau
00:52:44c'est-à-dire que
00:52:45jusqu'à présent
00:52:46il y avait quand même
00:52:48une forme de respect
00:52:49alors je ne sais pas
00:52:49si c'est le terme employé
00:52:50mais en tout cas
00:52:50les personnes âgées
00:52:52étaient moins la cible
00:52:53de ces faits-là
00:52:55là vous nous dites
00:52:56l'arrachage
00:52:56parce que c'est le terme
00:52:57quand on arrache
00:52:58les bijoux d'un individu
00:53:00ça vise
00:53:01les personnes vulnérables
00:53:02donc les personnes âgées
00:53:03on pourrait parler
00:53:03des crimes sexuels aussi
00:53:04qui désormais
00:53:05malheureusement
00:53:05visent des femmes âgées
00:53:07ça c'est nouveau
00:53:09alors nouveau
00:53:10je ne suis pas convaincu
00:53:11j'ai un ami policier
00:53:14qui a
00:53:15un de ses parents
00:53:16qui a été agressé
00:53:17de la même façon
00:53:18il y a plusieurs mois
00:53:20c'est quelque chose
00:53:21qui est général
00:53:22ça existe
00:53:22depuis très longtemps
00:53:24l'arrachage
00:53:25en vol violence
00:53:26et en général
00:53:27ce n'est pas
00:53:28la grande délinquance
00:53:29c'est les petites mains
00:53:30de la délinquance
00:53:30ce sont des lâches
00:53:31ce sont des prédateurs
00:53:33et qui ne vont pas
00:53:34s'en prendre
00:53:35à quelqu'un
00:53:35qui est costaud
00:53:36ils s'en prennent aussi
00:53:36aux étudiants
00:53:37qui sont ivres
00:53:37et ce qu'il faut savoir
00:53:39c'est qu'un choc comme ça
00:53:40ça peut briser une vie
00:53:42ça peut tuer
00:53:43puisque là
00:53:43c'est des conséquences
00:53:44qui sont fortement probables
00:53:47ça peut aussi traumatiser quelqu'un
00:53:49il y a des gens
00:53:50qui le disent
00:53:51je ne sors plus à Lyon
00:53:53j'ai peur
00:53:53je ne sors plus en ville
00:53:54je ne prends plus le métro
00:53:56on ne se rend pas compte
00:53:57tant qu'on ne l'a pas expérimenté
00:53:59tant qu'il n'y a pas
00:53:59quelqu'un
00:54:00qui est arrivé vers vous
00:54:00il vous a arraché la chaîne
00:54:02si vous résistez
00:54:03c'est encore pire
00:54:04parce que là
00:54:04ils sont à deux
00:54:05c'est un homme et une femme
00:54:05mais on a des individus
00:54:08qui sont déterminés
00:54:09et puis c'est que
00:54:11à Lyon
00:54:11il y a quand même
00:54:12une crispation
00:54:13de la délinquance
00:54:13et puis il y a une vague
00:54:14qui est en train d'arriver
00:54:15avec des quartiers entiers
00:54:18qui commencent à être touchés
00:54:19par la consommation
00:54:20de krach
00:54:21il y a une énorme explosion
00:54:24dans certains
00:54:24le 7ème
00:54:26Georges Gouilly
00:54:26par exemple
00:54:27Cité Jardin
00:54:28ce qui fait
00:54:29qu'il y a des gens
00:54:30quand on est accro
00:54:31au krach
00:54:31on est désespéré
00:54:32donc prostitution
00:54:33puis des arrachages
00:54:34comme ça
00:54:34pour avoir juste
00:54:35les 10 euros
00:54:3620 euros
00:54:3630 euros
00:54:37parce qu'on revend
00:54:38pour rien
00:54:38et ça participe
00:54:39à dégrader le climat
00:54:40bien sûr
00:54:41à Lyon
00:54:41et cette insécurité
00:54:43qui est galopante
00:54:44restez avec nous
00:54:44si vous le voulez bien
00:54:45Bertrand Debeau
00:54:45j'aimerais qu'on dise un mot
00:54:46aussi sur le refus
00:54:47de l'obtempérie
00:54:48qui a eu lieu
00:54:48d'abord j'interroge
00:54:49en plateau
00:54:50Joseph Touvenel
00:54:51Naïma M. Fadel
00:54:52moi j'avoue
00:54:52que je n'ai pas
00:54:53vraiment les mots
00:54:53pour qualifier ce qui se passe
00:54:54on peut parler
00:54:55d'ensauvagement
00:54:55de décivilisation
00:54:56je trouve que les débats
00:54:59lexiques
00:54:59ne sont pas à la hauteur
00:55:00c'est en fait
00:55:01c'est abominable
00:55:02désormais
00:55:03de voir autant
00:55:03de personnes âgées
00:55:04être ciblées
00:55:05et là un homme
00:55:06qui a perdu la vie
00:55:06l'arrachage des bijoux
00:55:08c'est parce que
00:55:09la violence monte
00:55:10et en même temps
00:55:12le prix de l'or aussi
00:55:13et donc à la revente
00:55:14quand ils arrachent
00:55:16évidemment
00:55:16ça rapporte beaucoup plus
00:55:18qu'à 5 ans
00:55:18ce qui n'est absolument
00:55:20pas une excuse
00:55:20mais ce qu'on ne voit pas
00:55:22là il y a un drame
00:55:23avec un homme qui meurt
00:55:24mais les personnes
00:55:25qui sont atteintes
00:55:26d'une personne âgée
00:55:27c'est un traumatisme
00:55:28considérable
00:55:29beaucoup ensuite
00:55:30restent enfermées
00:55:31chez elles
00:55:32ne se relèvent jamais
00:55:32de ça
00:55:33absolument
00:55:33moi je pense à
00:55:34Anne-Marie
00:55:35qui allait au théâtre
00:55:36à quelques centaines
00:55:37de mètres de chez elle
00:55:38elle s'est fait agresser
00:55:39arracher ses bijoux
00:55:41elle ne sort plus
00:55:42de chez elle
00:55:42c'est une femme
00:55:43qui a bientôt
00:55:4380 ans
00:55:44qui reste chez elle
00:55:46elle ne peut plus
00:55:46sortir toute seule
00:55:47il n'y a même plus
00:55:47le respect des aînés
00:55:48c'est à dire que
00:55:49j'allais dire
00:55:50dans la criminalité
00:55:51la délinquance
00:55:52à l'ancienne
00:55:53bien sûr que c'était
00:55:54déjà déplorable
00:55:55mais il y avait sans doute
00:55:56plus de considérations
00:55:57pour ces questions-là
00:55:58pour le profil
00:55:58des personnes visées
00:55:59là c'est sans vergogne
00:56:01c'est à dire
00:56:0282 ans ou pas
00:56:02ils arrachent le collier
00:56:04ils arrachent le collier
00:56:05mais c'est vrai
00:56:05qu'il y avait un certain
00:56:06respect pour nos aînés
00:56:08et ça ça se retrouve
00:56:09dans toutes les cultures
00:56:11mais malheureusement
00:56:12aujourd'hui
00:56:13on voit bien
00:56:13qu'il y a un ensangagement
00:56:15de notre pays
00:56:17qui fait qu'on n'a
00:56:18aucun scrupule
00:56:19à s'attaquer
00:56:20à nos aînés
00:56:21ces personnes vulnérables
00:56:23je vous rappelle
00:56:24qu'il y a eu
00:56:24des arrachages
00:56:25effectivement
00:56:26de colliers
00:56:26même en suivant
00:56:27des personnes âgées
00:56:28qui allaient
00:56:28dans une église
00:56:29et puis les viols
00:56:31moi ce qui me choque
00:56:31ici c'est les viols
00:56:32de personnes âgées
00:56:34ce sont aussi des faits
00:56:35qu'on ne voyait pas avant
00:56:36et qui désormais
00:56:38malheureusement
00:56:38arrivent assez régulièrement
00:56:39dernier mot avec vous
00:56:41Bertrand Debeau
00:56:41et je vous remercie
00:56:42d'être resté avec nous
00:56:43il y a eu à Lyon
00:56:44toujours ce refus
00:56:45d'obtempérer ces dernières heures
00:56:46avec plusieurs de vos collègues
00:56:48de la police nationale
00:56:48qui ont été blessés
00:56:49et ce qui m'a marqué
00:56:50là aussi dans cette affaire
00:56:51c'est que les individus à bord
00:56:52étaient visiblement
00:56:53vêtus de cagoules
00:56:55positifs aux stupéfiants
00:56:56positifs à l'alcool
00:56:57et au moment
00:56:58ils se font interpeller
00:56:59après avoir foncé
00:57:00dans la voiture de la police
00:57:03ils résistent
00:57:03j'allais dire
00:57:04ils s'en prennent
00:57:04aux forces de l'ordre
00:57:05et je me suis dit
00:57:06mais dans quel monde
00:57:07vit-on pour qu'il y ait
00:57:08ce genre de scène
00:57:09désormais dans l'une
00:57:10des plus grandes villes de France
00:57:11mais malheureusement
00:57:12j'allais dire un peu partout
00:57:12qu'est-ce que vous en pensez
00:57:14vous aussi ?
00:57:16Là aussi c'est pas nouveau
00:57:17dans mon unité
00:57:18le groupe opérationnel mobile
00:57:19il y a eu des interpellations
00:57:20de ce type
00:57:20avec des refus d'obtempérer
00:57:21et quand on arrête les gens
00:57:22ils sont déterminés à l'extrême
00:57:24et ils commettent des violences
00:57:27pour ne pas se laisser arrêter
00:57:28parce que en plus
00:57:29plus on va loin dans la fuite
00:57:31plus on va loin
00:57:31dans la mise en danger
00:57:32plus on a un risque
00:57:34donc ils sont jusqu'au boutiste
00:57:37là en plus
00:57:38les collègues
00:57:40leur pronostic vital
00:57:41n'était pas engagé
00:57:42mais il faut se mettre
00:57:42à leur place
00:57:42vous avez un véhicule
00:57:44qui fonce sur eux
00:57:45un véhicule
00:57:46ça fait moins peur
00:57:47qu'une arme aux gens
00:57:48un véhicule
00:57:48c'est plusieurs tonnes
00:57:49de métal
00:57:52balancé avec la puissance
00:57:53de plusieurs chevaux
00:57:54au galop
00:57:55c'est mortel
00:57:56c'est mortel
00:57:57et le policier
00:57:57il doit
00:57:59normalement
00:57:59faire usage
00:58:00de son arme
00:58:01en cas de légitime défense
00:58:02mais comment il fait
00:58:03quand il est
00:58:03alors on dit souvent
00:58:05il faut s'extraire
00:58:06de la situation
00:58:06se jeter sur le côté
00:58:07vaut mieux ça
00:58:08que de risquer
00:58:09de tuer la personne
00:58:10qui vous fonce dessus
00:58:12là ils sont coincés
00:58:13dans un habitacle
00:58:13c'est les collègues
00:58:14qui étaient à l'arrière
00:58:15donc déjà
00:58:16j'adresse tout mon soutien
00:58:17à ces collègues
00:58:18de la BAC de Lyon
00:58:21et les policiers
00:58:22s'ils avaient tiré
00:58:25on aurait évalué
00:58:26est-ce que c'était mortel
00:58:27ou pas
00:58:28est-ce que la voiture
00:58:28allait vous tuer ou pas
00:58:29comment on le sait
00:58:30quand on a 5 secondes
00:58:313 secondes
00:58:32pour réagir
00:58:33voilà
00:58:34et il y a des policiers
00:58:35qui ont été placés
00:58:36en détention
00:58:39pour avoir ouvert le feu
00:58:40dans ces conditions là
00:58:41bien sûr
00:58:41on a tout simplement
00:58:42l'affaire Naël
00:58:43avec Florian
00:58:44qui a passé de longs mois
00:58:45derrière les barreaux
00:58:46par exemple
00:58:46et c'est l'occasion
00:58:47d'ailleurs
00:58:48et je vous remercie
00:58:48Bertrand Debois
00:58:49d'avoir été avec nous
00:58:49on arrive déjà
00:58:50au terme de cette émission
00:58:51mais c'est l'occasion
00:58:51pour moi de saluer
00:58:53à nouveau le sang-froid
00:58:54des policiers
00:58:55particulièrement
00:58:55dans cette affaire
00:58:56j'allais dire
00:58:56de manière générale
00:58:57qui sont aux prises
00:58:59plus 10%
00:59:00de refus d'obtempérer
00:59:01depuis l'année dernière
00:59:03cela aussi
00:59:04c'est un échec
00:59:04du président de la République
00:59:05qui n'aura pas réussi
00:59:06à endiguer ce fléau
00:59:07on arrive déjà
00:59:08au terme de cette émission
00:59:09je vous laisse le mot de la fin
00:59:10et des juges Thomas
00:59:11parce que
00:59:12moi j'ai en mémoire
00:59:13ces deux policiers
00:59:14suite à un refus d'obtempérer
00:59:15qui ont été percutés
00:59:16sur le périphérique parisien
00:59:17ils sont morts
00:59:18tous les deux
00:59:18le gars a été condamné
00:59:20à 12 ans de prison
00:59:22alors que c'est un
00:59:23multirécidiviste
00:59:24il avait déjà
00:59:2410 condamnations
00:59:26donc 7 pour conduire
00:59:27sans permis
00:59:28en état d'hiveresse
00:59:2912 ans pour 2 morts
00:59:30il faudrait que les juges
00:59:31aussi prennent conscience
00:59:32de ça
00:59:32bon merci en tout cas
00:59:33merci beaucoup
00:59:34Joseph Touvenel
00:59:34merci Naïma et Fadel
00:59:35d'avoir été avec moi
00:59:37merci à Akrel Thomas
00:59:38qui m'a aidé
00:59:38à préparer cette émission
00:59:39merci bien sûr
00:59:40à toutes les équipes en régie
00:59:41restez sur CNews
00:59:42justement puisque
00:59:43cet après-midi
00:59:43vous avez rendez-vous
00:59:44avec vos documentaires
00:59:45en immersion avec les forces
00:59:46de l'ordre
00:59:47et vous verrez justement
00:59:48des situations tendues
00:59:49et comment il gère
00:59:50ces situations
00:59:50ce sera très intéressant
00:59:51c'est à suivre
00:59:52dans quelques minutes
00:59:53sur l'antenne de CNews
00:59:54à très vite
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