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00:17Bonjour à toutes et à tous, bon matin, ravie de vous retrouver sur Média TV pour votre rendez-vous d
00:22'information.
00:23Voici les titres de votre journal.
00:26Téhéran hausse le ton face au soutien de Washington. L'Iran prévient que toute assistance apportée aux Etats-Unis serait
00:34considérée par Téhéran comme une participation directe aux opérations militaires contre son territoire.
00:42Et entre Washington et Téhéran, le dialogue s'éloigne. Donald Trump ordonne l'arrêt des discussions avec l'Iran, réduisant
00:49encore les espoirs d'une issue diplomatique.
00:54En Europe, l'été vire au cauchemar. Incendie géant, canicule à répétition et récolte détruite. De la Grèce à l
01:03'Espagne, en passant par la France, les températures extrêmes font des ravages.
01:11À l'occasion de l'anniversaire de la révolution du roi et du peuple, Sa Majesté le roi Mohamed VI
01:18a accordé sa grâce à 935 personnes condamnées par différents tribunaux du royaume.
01:24Parmi elles, 807 étaient en détention et 128 en liberté. Une annonce faite par le ministère de la Justice dans
01:32un communiqué.
01:35Et l'Iran prévient que tout soutien apporté à l'armée américaine sera considéré comme une participation directe aux opérations
01:44militaires contre son territoire.
01:46Cet avertissement intervient après la décision des Émirats arabes unis de suspendre leurs échanges commerciaux et financiers avec Téhéran.
01:55Abu Dhabi affirme par ailleurs que deux missiles balistiques iraniens ont été tirés en direction du territoire émirati avant de
02:03tomber en mer.
02:04Des accusations démenties par les autorités iraniennes qui rejettent toute responsabilité dans ces tirs.
02:12Et la trêve entre les États-Unis et l'Iran, plus que jamais compromise.
02:17Donald Trump ordonne l'arrêt des discussions avec Téhéran tout en affirmant qu'aucune négociation n'était prévue.
02:26Dunia Dimou nous explique les enjeux de cette décision.
02:31Un nouveau rebondissement entre l'Iran et les États-Unis.
02:34Le président Donald Trump a ordonné l'arrêt total des négociations avec l'Iran, selon la chaîne d'information CNN.
02:40Cette annonce arrive après l'expiration le 17 août des 60 jours prévus d'un premier accord conclu entre les
02:46deux pays en juin.
02:49Aucune conversation ni aucune discussion n'ont lieu en ce moment où ne sont programmés avec la République islamique d
02:57'Iran.
02:57Le blocus naval reste pleinement en vigueur et effectif.
03:01Le détroit d'Hormuz est ouvert et fonctionnel.
03:05Toutes les mines marines ont été enlevées ou déclenchées.
03:09L'accord devait permettre la fin des hostilités et permettre surtout un accord plus large.
03:14A ce jour, il n'en est rien.
03:16En cause, l'Iran maintient que Washington n'a pas tenu ses engagements.
03:22La défense globale par les Iraniens de leur souveraineté nationale et de leur intégrité territoriale,
03:29puis le processus de paix, devait servir de point de départ pour réduire les tensions.
03:35Malheureusement, les États-Unis d'Amérique ont rompu leurs engagements.
03:44Dans les conditions iraniennes à un accord durable, la levée du blocus naval,
03:48le déblocage des avoirs iraniens gelés par les États-Unis,
03:51la levée de l'embargo pétrolier et la fin de toutes les opérations militaires sur tous les fronts.
03:56La Maison Blanche tente donc une nouvelle stratégie militaire.
03:59Son but, selon CNN, étrangler l'Iran sur le long terme plutôt que de recourir à de nouvelles frappes.
04:05Mais la crise étant désormais à toute la région.
04:07Les Émirats Arabes Unis ont annoncé un embargo commercial indéfinis contre l'Iran.
04:11Une résolution du conflit semble donc s'éloigner,
04:14avec comme conséquence directe pour les populations du monde entier,
04:16le prix du pétrole, du gaz et de l'essence en constante augmentation.
04:23Et tandis que les frappes israéliennes se poursuivent dans le sud du Liban,
04:27le président libanais Joseph Aoun demande à Israël de cesser ses attaques
04:32et appelle Washington à faire pression pour que l'accord conclu en juin sous l'égide des États-Unis soit
04:38respecté.
04:39Depuis mars dernier, les frappes ont fait plus de 4 300 morts au Liban,
04:44plus de 12 000 blessés et déplacé plus d'un million de personnes.
04:51Et en 2025, le bilan est sans précédent.
04:55350 travailleurs humanitaires ont été tués dans le monde.
04:58Il s'agit du bilan le plus lourd jamais enregistré selon l'ONU.
05:03Gaza et le Soudan concentrent à eux seuls la grande majorité des victimes.
05:08Les humanitaires pourtant chargés de protéger et de sauver des vies
05:13sont de plus en plus exposés aux violences.
05:16Les Nations Unies dénoncent une situation devenue totalement inacceptable
05:20et alertent sur la multiplication des attaques visant les humanitaires.
05:27Ils sont là pour sauver des vies, mais sont eux-mêmes devenus des cibles.
05:32350 travailleurs humanitaires ont été tués à travers le monde en 2025,
05:37selon les Nations Unies.
05:39Près de la moitié de ces décès ont été enregistrés à Gaza,
05:43avec 186 victimes et 71 autres au Soudan.
05:47Un chiffre qui reste proche du triste record enregistré en 2024,
05:53avec 377 humanitaires tués.
05:56Ce bilan illustre une nouvelle fois les dangers auxquels sont exposés
06:01ceux qui interviennent dans les zones de conflit.
06:04Et la violence ne faiblit pas.
06:06En 2025, 907 travailleurs humanitaires ont été tués, blessés ou enlevés.
06:13Depuis le début de cette année, 82 ont déjà perdu la vie.
06:1897 ont été blessés et 39 enlevés.
06:22Pour Tim Fletcher, chef des opérations humanitaires de l'ONU,
06:26plus d'un millier d'humanitaires ont été tués en seulement trois ans.
06:31Une situation qu'ils jugent totalement inacceptable.
06:35Face à cette escalade, l'ONU appelle les États à faire respecter
06:39le droit international humanitaire et à garantir la sécurité des civils
06:43et des personnels humanitaires.
06:45Parmi les nouvelles menaces, les drones armés,
06:48de plus en plus accessibles et utilisés dans les zones de conflit.
06:52Au Soudan, il serait à l'origine de 80% des morts parmi les civils
06:57durant les quatre premiers mois de 2026.
07:00Pour l'ONU, malgré l'évolution des technologies militaires,
07:04une règle ne doit pas changer.
07:06La protection des vies civiles reste une obligation.
07:11Et les négociations commerciales se poursuivent sous haute tension
07:16entre Washington et Ottawa.
07:18Donald Trump affirme avoir trouvé un accord avec le Canada,
07:22mais plusieurs points restent à finaliser,
07:24notamment dans le secteur automobile.
07:26Les droits de douane de 50% ont été temporairement suspendus.
07:31Le président américain ouvre également d'autres fronts diplomatiques.
07:34Plus de détails avec Ababakar Tunkara.
07:39Un accord, mais pas encore de signature.
07:41À Washington, les négociateurs américains et canadiens
07:44tentent de finaliser un compromis commercial.
07:46Donald Trump affirme avoir obtenu un très bon accord avec Ottawa,
07:49mais le premier ministre canadien, Mark Carney, reste plus prudent.
07:53Des progrès importants, oui, mais encore du travail.
08:00Nous avons eu une très bonne conversation avec le premier ministre canadien
08:04et nous sommes parvenus à un accord avec le Canada.
08:06Comme vous le savez, des droits de douane de 50% devaient être appliqués au Canada.
08:11Ils nous ont appelés et nous ont donné les points que nous exigions.
08:14C'est un accord très équitable pour les deux parties.
08:17Les droits de douane sur nos agriculteurs vont complètement disparaître.
08:26Derrière l'optimisme présidentiel, les négociations restent délicates.
08:29Washington doit notamment régler la question des droits de douane sur les automobiles.
08:34Une nouvelle échéance est désormais fixée à samedi,
08:37car sans accord définitif, des taxes pourraient frapper pour 20 milliards de dollars de produits canadiens.
08:45Nous sommes très satisfaits du résultat auquel nous sommes parvenus.
08:48Nous avons travaillé ensemble entre plusieurs agences du gouvernement américain.
08:53Nous sommes maintenant dans la phase de finalisation des documents.
08:56Nous sommes convaincus d'avoir conclu un accord qui continuera non seulement à protéger les travailleurs américains,
09:02les emplois américains et nos chaînes d'apprévisionnement,
09:05mais qui renforcera également l'économie nord-américaine.
09:11Côté canadien, Ottawa veut surtout préserver son système de gestion de l'offre dans l'agriculture.
09:19Je suis très confiant dans ces discussions.
09:22Et alors que nous finalisons le texte, le Premier ministre a été très clair.
09:25Nous devions protéger la gestion de l'offre et nous assurer que ce régime reste entièrement intact.
09:31Je suis convaincu que c'est bien le cas.
09:36Et pendant que Washington négocie avec Ottawa, Donald Trump multiplie les signaux diplomatiques sur l'Iran.
09:42Il se dit prêt à reprendre le dialogue, mais pas immédiatement.
09:46Et sur la Corée du Nord, il confirme une possible rencontre avec Kim Jong-un avant la fin de l
09:51'année.
09:54Les choses avancent comme nous le souhaitons.
09:56Oui, je prévois de rencontrer cette année le président Kim Jong-un.
10:02Washington garde donc plusieurs dossiers ouverts entre le commerce avec le Canada, le nucléaire iranien et le dialogue avec Pyongyang.
10:10Autour d'une même méthode, négocier, mettre la pression et garder la main.
10:17Et au Nigeria, la campagne présidentielle débute mercredi, cinq mois avant le scrutin de janvier.
10:24L'inflation, les réformes économiques du président Bolat-Tinoubou et l'insécurité seront au cœur des débats.
10:32Avec environ 240 millions d'habitants, le Nigeria est le pays le plus peuplé d'Afrique.
10:38Il reste confronté aux conséquences de plusieurs années de turbulence économique et aux violences de différents groupes armés.
10:47Au Sénégal, l'opposition menée par l'ex-premier ministre Ousmane Sonko demande au président Bassirou Diomaï Fay de fixer
10:56une date pour les élections locales.
10:58Les deux ex-alliés sont déjà tournés vers la présidentielle de 2029.
11:03Depuis leur rupture, ce scrutin pourrait être le premier affrontement dans les urnes.
11:07Le pays traverse une période politique tendue sur fond de crise économique et de lourdes dettes.
11:14Pour rappel, Bassirou Diomaï Fay avait limogé Ousmane Sonko de son poste de premier ministre en mai dernier.
11:24Et l'Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d'alarme face à la propagation de l'épidémie d
11:32'Ebola en République démocratique du Congo.
11:34Le bilan inquiète et dépasse désormais les 5 000 cas confirmés.
11:39On fait le point avec Papa Al-Younsar.
11:44C'est dans la province de Litori, épicentre de la crise, que la situation est la plus critique.
11:49Dans les centres de traitement de Bounia, le personnel médical se bat sans relâche équipé de combinaisons de protection intégrale.
11:56Mais sur le terrain, les obstacles s'accumulent pour lutter contre Ebola.
12:02L'OMS a déjà ajouté 100 experts épidémiologistes supplémentaires qui seront déployés sur le terrain, au niveau des zones de
12:09santé, appuyées par près de 500 agents de santé communautaires.
12:13Ils effectueront le suivi des contacts et identifieront les cas afin de convaincre les gens d'accepter d'être suivis.
12:20En plus du défi médical, les équipes de secours doivent faire face à un climat de violence extrême.
12:26À Haru, une équipe de riposte a été prise pour cible.
12:29Trois ambulances ont été détruites et un chauffeur a été blessé.
12:33Ces attaques, couplées aux exactions des groupes armés dans la zone, paralysent l'aide humanitaire et mettent en danger des
12:39milieux de civils.
12:42Le coordonnateur principal de l'ONU pour Ebola a déclaré que les dommages causés aux ambulances privent évidemment les habitants
12:51de services de santé vitaux.
12:53Cette attaque intervient alors que les travailleurs humanitaires et de la santé intensifient leurs efforts pour renforcer la riposte contre
13:01Ebola et dans des conditions de plus en plus difficiles.
13:06Face à l'urgence, l'ONU lance un appel à toutes les parties au conflit pour cesser les violences et
13:11garantir un accès sécurisé aux soignants.
13:14Pour le moment, le risque de voir le virus se propager au-delà des frontières congolaises devient chaque jour plus
13:21imminent.
13:23Et au Maroc, la loi 19.25 sur la prise en charge des animaux errants fait débat et fait couler
13:31beaucoup d'encre.
13:31La loi encadre désormais la prise en charge des animaux errants.
13:36Elle interdit également de les nourrir.
13:38Pour certains, le texte constitue une avancée, tandis que pour d'autres, ce texte est jugé trop strict au regard
13:44des enjeux de protection animale.
13:47Reportage de Mahaj Amel, Idriss Bayoud avec un récit de Papa Al-Yonsar.
13:53C'est désormais officiel la loi qui encadre la protection des animaux errants et entrée en vigueur.
13:58Au cœur du texte, une interdiction claire, fini le nourrissage, l'hébergement ou les soins sauvages dont les effaces publiques
14:06et les copropriétés.
14:08Pour les contrevenants, la sanction est immédiate avec des amendes allant de 500 à 2 000 dirhams.
14:16Le cadre juridique actuel a porté une série de dispositions perçues comme positives.
14:22L'une des avancées majeures est l'introduction d'un texte de loi définissant précisément ce qu'est un animal
14:27domestique,
14:28une définition qui n'existait pas auparavant.
14:31Ces textes législatifs visent à instaurer un équilibre entre, d'une part,
14:35la préservation de la santé et de la sécurité des citoyens dans l'espace public,
14:39et d'autre part, la préservation des animaux errants.
14:43Un texte pensé pour préserver la santé publique et le bien-être animal,
14:48mais il peine encore à convaincre l'ensemble du corps médical et juridique.
14:52Plusieurs professionnels de la justice pointent déjà du doigt certaines zones d'ombre.
14:58Si les bénévoles ou les intervenants craignent d'être pénalisés pour leur action,
15:03cela provoquera un repli et découragera les initiatives volontaires visant à prendre soin des animaux.
15:09L'acte de compassion ne devrait pas être considéré comme un délit.
15:14Du côté de la société civile, on salue la volonté de mettre fin au désordre ambiant,
15:19seule condition avancée par les défenseurs des animaux,
15:22que les décrets d'application s'adaptent aux réalités du terrain et aux besoins de chaque espèce.
15:28Les chats ne sont pas faits pour vivre en cage ou en refuge de manière permanente.
15:33Ils y deviennent malheureux, se battent contre eux et finissent par dépérir.
15:37Si un animal comme le chien, par exemple, doit être placé en refuge,
15:41cela ne devrait être que temporaire.
15:46Pas question pour autant de parler de prohibition totale.
15:49La loi pose un cadre réglementaire strict.
15:52Le relais sera désormais pris par des centres agréés.
15:55Leur mission consistera à capturer, vacciner et stériliser
15:58et identifier les animaux errants dans le respect des normes légales.
16:04Et à Casablanca, alors que la ville se transforme à grande vitesse,
16:09le quartier des Hobos conserve son identité.
16:12Entre ruelles, arcades et commerces traditionnels,
16:16ce quartier emblématique raconte une autre histoire de la métropole
16:20et fait vivre une part de sa mémoire.
16:22Un patrimoine architectural et culturel qui continue de traverser les générations.
16:28Plus de détails dans ce reportage signé Younes Mazih,
16:32Younes Serreri, sur un récit de Dinamrini.
16:37Au cœur de Casablanca, loin de l'agitation du centre-ville,
16:42le quartier des Hobos cultive une atmosphère particulière.
16:46Ici, le temps semble ralentir au rythme des ruelles,
16:50des arcades et des portes traditionnelles.
16:52Créé pour allier l'architecture marocaine aux exigences de la ville moderne,
16:56Le quartier est devenu au fil des décennies l'un des symboles du patrimoine casablanqué.
17:09Comme vous le savez, les Hobos sont un véritable patrimoine culturel chargé d'histoire.
17:14Le quartier est notamment connu pour son artisanat et ses produits traditionnels.
17:19Cela fait 43 ans que je travaille ici.
17:21C'est un quartier auquel je suis particulièrement attaché et j'aime beaucoup mon métier.
17:34Le quartier des Hobos est un lieu chargé d'histoire.
17:38Il a été fondé sous les règnes du sultan Moulet Youssef et du sultan Moulet Hafeid,
17:43que Dieu ait leurs âmes.
17:44Sa particularité, c'est d'avoir su préserver le patrimoine culturel marocain,
17:49notamment à travers l'artisanat et des lieux comme la maison de la musique andalouse.
17:56Un quartier chargé d'histoire, mais toujours bien vivant.
18:00Dans ces marchés et ces petites boutiques, les artisans perpétuent des métiers et des savoir-faire
18:05transmis de génération en génération.
18:08Entre commerçants, habitants et visiteurs, les Hobos restent un lieu animé
18:13où se croisent quotidiennement tradition et modernité.
18:18Nous faisons notre possible pour préserver le patrimoine culturel de ce quartier
18:22et le transmettre aux générations futures.
18:26L'architecture de Casablanca est vraiment magnifique.
18:29Ici, tout est propre et bien entretenu.
18:32Il faut venir découvrir ce quartier par soi-même.
18:34C'est vraiment une expérience formidable.
18:38Plus qu'un simple quartier commerçant, les Hobos sont aujourd'hui un véritable témoin
18:43de l'histoire de Casablanca.
18:44À travers ses ruelles et ses commerces, c'est tout un pan de la mémoire marocaine
18:49qui continue de vivre.
18:53Et en Tunisie, la flambée du prix de l'or frappe de plein fouet les bijoutiers.
18:59Face à la hausse des prix et à la baisse du pouvoir d'achat,
19:02les Tunisiens se tournent davantage vers l'argent, moins coûteux.
19:06Pour alléger la facture, les clients privilégient désormais davantage l'argent,
19:11donc une option plus accessible et moins chère que l'or.
19:15Conséquence dans les ateliers, l'activité tourne elle aussi au ralenti.
19:19Reportage de Nejoua Béchat dans les ateliers de bijouterie tunisien.
19:25Au cœur de la Médina de Tunis, derrière les portes discrètes et les ruelles étroites,
19:31les gestes des artisans se transmettent encore de génération en génération.
19:36Dans un petit atelier, un bijoutier travaille à la main.
19:41Ici, chaque détail demande du temps et de la précision.
19:45Mais aujourd'hui, son travail est aussi marqué par une autre réalité,
19:51la flambée du prix de l'or.
19:55Notre activité a fortement baissé avant les gens acheter beaucoup d'or,
20:00notamment pour les mariages.
20:02Aujourd'hui, il se tourne davantage vers l'argent.
20:04Dans les années 1980, avec 2 millions, on pouvait acheter une belle parure en or.
20:09Aujourd'hui, une petite chaîne de 5 ou 6 grammes peut coûter 4 à 5 millions,
20:15alors qu'avec 500 à 700 dinars, on peut acheter une parure en argent,
20:20notamment des modèles en 3D.
20:22Je travaille dans ce secteur depuis 48 ans.
20:26Avant, les artisans travaillaient jusqu'à 8 ou 9 heures du soir.
20:30Aujourd'hui, dès 16 heures, tout s'arrête.
20:33L'activité a énormément diminué.
20:37Pour découvrir l'autre visage de cette activité,
20:40il faut quitter la Médina et rejoindre un autre quartier de Tunis
20:43dans la partie moderne de la capitale.
20:46C'est là que l'épouse de l'artisan tient leur boutique.
20:50Dans un décor plus contemporain,
20:52les bijoux fabriqués dans l'atelier sont exposés et proposés aux clients.
20:57Mais derrière les vitrines, une même question revient constamment.
21:01Le prix.
21:04Nous essayons de proposer de grandes marques en argent.
21:07Aujourd'hui, ces modèles peuvent être réalisés en 3D,
21:10exactement comme en or,
21:12mais en les adaptant au pouvoir d'achat des clients.
21:16On cherche aussi à alléger les modèles pour les rendre plus accessibles.
21:21Un modèle comme celui-ci coûte au minimum 4 à 5 millions en or,
21:27alors qu'en argent, on peut trouver le même style autour de 500 dinars.
21:33Pour les futurs mariés, cette évolution est particulièrement visible.
21:37Le bijou reste important dans les traditions du mariage tunisien,
21:41mais l'achat d'or représente aujourd'hui une dépense difficile pour de nombreux couples.
21:48Certains choisissent des pièces plus légères,
21:51d'autres renoncent à certaines parures
21:54ou cherchent des solutions moins coûteuses.
22:00Avant, on pouvait encore s'offrir de l'or.
22:02Aujourd'hui, même une bague de fiançailles à 1,5 million
22:06ou 1,8 million d'inare est devenue trop chère.
22:10Les gens n'ont plus les moyens.
22:12Ils se tournent donc vers le plaquior ou l'argent.
22:16Ma fille, par exemple, a choisi une bague de fiançailles en argent
22:20car l'or est devenu hors de portée.
22:23Dans la Médina, comme dans les quartiers modernes de Tunis,
22:27la tradition se poursuit.
22:30Mais aujourd'hui, elle doit composer avec une nouvelle réalité.
22:34Quand l'or devient trop cher,
22:36les consommateurs cherchent d'autres façons de faire vivre leur tradition.
22:41Entre un or qui flambe et un pouvoir d'achat en baisse,
22:44les bijoutiers cherchent des alternatives
22:46pour rendre l'or toujours accessible.
22:49Depuis Tunis, Najwa Béchaf, pour Média.
22:53En Grèce, en Espagne et en France,
22:56les incendies se multiplient sur des sols desséchés par les vagues de chaleur.
23:01Plus de 550 000 hectares ont été brûlés depuis le début de l'année.
23:07Des centaines de milliers de personnes évacuées
23:10et plus de 20 morts ont été répertoriées.
23:12En Espagne, au moins 700 personnes ont été évacuées.
23:16mercredi, dans la province de Caceres,
23:19où près de 2 000 hectares ont été touchés.
23:22Mais les incendies ne sont pas les seuls dégâts liés à la chaleur.
23:26En France, comme ailleurs,
23:27la chaleur frappe aussi les cultures
23:29et réduit les rendements.
23:31Les agriculteurs doivent donc désormais
23:33s'adapter pour préserver leur récolte.
23:42C'est la fin de votre journal.
23:45A très vite sur Média.tv pour un nouveau rendez-vous d'informations.
23:58Bonjour et bienvenue dans votre revue de presse.
24:01Et on ouvre cette édition avec Maroc Diplomatique
24:04qui y relaie une annonce importante.
24:06La nouvelle loi marocaine contre le piratage numérique
24:08est désormais entrée en vigueur.
24:10Publiée au bulletin officiel le 10 août,
24:12elle durcit nettement les règles
24:13contre la diffusion illégale de contenus protégés.
24:16Dans le viseur, notamment,
24:17les plateformes de streaming clandestin
24:19et les services IPTV non autorisés.
24:22Ces fameux boîtiers qui permettent d'accéder
24:23illégalement à des chaînes, des films
24:25ou encore des compétitions sportives.
24:27Concrètement, les ayants droit
24:28pourront désormais demander en justice
24:31le blocage immédiat et en temps réel
24:33de diffusion illicite.
24:34Les pouvoirs d'enquête et de saisie
24:36sont également renforcés,
24:38tandis que certaines infractions délibérées
24:40peuvent désormais entraîner
24:41des peines de prison
24:42et des amendes plus lourdes.
24:44Et selon le 360,
24:46cette réforme est aussi à mettre en perspective
24:48avec la préparation du Mondial 2030.
24:51Le nouveau dispositif repose
24:52sur trois grands piliers.
24:54D'abord, le blocage en temps réel.
24:56Les ayants droit peuvent demander à la justice
24:58d'ordonner le blocage de contenus
25:00diffusés illégalement,
25:01avec les fournisseurs d'accès à Internet
25:03et les hébergements directement concernés.
25:06Deuxième volet,
25:06le renforcement des pouvoirs d'enquête.
25:09Les agents assermentés du Bureau marocain
25:11du droit d'auteur, le BMDA,
25:13ainsi que les agents compétents des douanes,
25:15disposent désormais de prérogatives élargies
25:17pour accéder à certains locaux,
25:19examiner des équipements informatiques
25:21et saisir ou copier des documents
25:23liés à des infractions.
25:24Une disposition qui suscite toutefois des interrogations,
25:27puisque certaines opérations
25:28peuvent être menées sans contrôle judiciaire,
25:31préalable, systématique.
25:32Enfin, troisième pilier,
25:33le durcissement des sanctions pénales.
25:35Les violations délibérées du droit d'auteur
25:37peuvent désormais être punies
25:38plus sévèrement avec des peines d'emprisonnement
25:40et de lourdes amendes.
25:42L'entrave au travail des agents chargés
25:44des recherches et des saisies
25:46est également sanctionné.
25:48Mais les inspirations éco
25:50posent une autre question.
25:52Est-ce qu'il suffit de renforcer les sanctions
25:54pour faire disparaître le piratage ?
25:56Car le problème est aussi devenu
25:57une habitude de consommation.
26:00Un site est bloqué,
26:01un autre peut apparaître.
26:02En quelques heures,
26:03une offre pirate disparaît.
26:05Elle peut renaître ailleurs.
26:06Autrement dit,
26:07la loi peut fermer des portes,
26:09mais elle ne changera pas
26:09à elle seule les habitudes.
26:11Pour faire reculer durablement
26:12le streaming clandestin,
26:14il faudra aussi rendre l'offre légale
26:16suffisamment accessible,
26:18simple et attractive.
26:19Le Maroc a donc renforcé
26:20son arsenal juridique.
26:22Reste maintenant à convaincre
26:23les utilisateurs de sortir
26:25du marché clandestin.
26:27Et on poursuit sur le continent africain.
26:30Toujours,
26:30l'Afrique possède les ressources,
26:32mais pas toujours la valeur
26:33qu'elle génère.
26:34C'est le constat dressé
26:35par agences écofins.
26:36Le continent capte moins de 10%
26:38de la valeur du marché mondial
26:40de ses ressources arboricoles,
26:42alors qu'il fournit une grande partie
26:43des matières premières,
26:45jusqu'à 96% du carité mondial,
26:4880 à 90% de la gomme arabique,
26:5070% du cacao et 55% de la noix de cajou
26:55proviennent d'Afrique.
26:56Pourtant, ces produits quittent souvent
26:58le continent à l'état brut.
27:00La transformation, le conditionnement,
27:02la certification, encore la distribution
27:03sont réalisés ailleurs,
27:05notamment en Europe, en Asie,
27:06en Amérique du Nord.
27:08Résultat, la matière première est africaine,
27:09mais une grande partie de la richesse
27:11est créée à l'extérieur.
27:13Et ce constat ne concerne pas
27:14uniquement les produits agricoles.
27:16Info Gabon donne justement
27:17un exemple concret
27:19avec la zone industrielle de Nkoc,
27:21hésité dimanche par le président congolais.
27:23Le modèle gabonais repose sur une idée simple.
27:26Plutôt que d'exporter le bois brut,
27:28le transformer localement
27:29pour créer des emplois,
27:30des entreprises
27:31et davantage de valeurs sur place.
27:33Une expérience qui intéresse
27:34particulièrement la RDC,
27:36qui dispose, elle aussi,
27:38d'immenses ressources forestières.
27:40Et cette volonté de transformer
27:42davantage les richesses africaines
27:43dépasse désormais le secteur du bois.
27:46lors du sommet de la SADC en Afrique australe,
27:49les dirigeants ont placé au cœur
27:50de leur discussion
27:51la transformation locale
27:52des minerais et des produits agricoles.
27:54Le message de la Commission économique
27:56des Nations Unies pour l'Afrique
27:57est clair.
27:58L'Afrique exporte ses minerais,
27:59tandis que d'autres fabriquent
28:01les batteries,
28:02les véhicules électriques
28:02ou les technologies
28:04liées aux énergies renouvelables.
28:06L'enjeu désormais est donc
28:07de passer d'un continent
28:08qui produit pour les autres
28:09à un continent qui transforme,
28:12industrialise et capte lui-même
28:13davantage de valeur.
28:15Et à l'international,
28:17le détroit d'Hormuz
28:17reste au cœur des inquiétudes
28:19sur les marchés mondiaux.
28:21Selon Reuters,
28:22le trafic maritime
28:22y a fortement ralenti
28:23sur fond de tensions persistantes
28:25entre les Etats-Unis et l'Iran.
28:27Téhéran affirme que le détroit
28:28reste fermé,
28:29tandis que Donald Trump
28:30assure au contraire
28:31qu'il est ouvert
28:32et qu'aucune négociation
28:33avec l'Iran n'est prévue.
28:34Mardi,
28:35seuls six navires de marchandises
28:36ont franchi le détroit
28:37contre une moyenne quotidienne
28:39de 11 sur les dix derniers jours.
28:41Un ralentissement
28:42qui inquiète les marchés
28:42car Hormuz
28:43est l'un des principaux
28:44passages énergétiques
28:46de la planète
28:46avant le début de la guerre
28:48entre les Etats-Unis,
28:49Israël et l'Iran.
28:50Environ un cinquième
28:51des approvisionnements mondiaux
28:52en pétrole
28:53et en gaz naturel liquéfié
28:54y transité.
28:55Conséquence immédiate,
28:56les cours du pétrole
28:57repartent à la hausse.
28:58Le baril de Brent
28:59a atteint 91,62 dollars,
29:01son niveau le plus élevé
29:03depuis près de quatre semaines.
29:04Les marchés commencent même
29:05à intégrer le risque
29:06d'un retour du pétrole
29:08au-dessus des 100 dollars
29:09si les perturbations
29:10venaient à durer.
29:11Mais cette crise révèle
29:13surtout une vulnérabilité
29:14plus large.
29:14Le commerce mondial
29:15dépend de quelques passages
29:17stratégiques
29:17et lorsqu'un conflit
29:18les perturbe,
29:19c'est toute la circulation
29:20des marchandises
29:21et de l'énergie
29:22qui peut être affectée.
29:24Et c'est dans ce contexte
29:25que De Guardian
29:26s'intéresse à une nouvelle route
29:27qui pourrait progressivement
29:28prendre de l'importance.
29:30La route maritime
29:31du Nord
29:31dans l'Arctique.
29:32La Chine vient d'y lancer
29:33sa première liaison
29:34commerciale régulière
29:35entre l'Asie et l'Europe.
29:37Baptisée par l'entreprise
29:38chinoise Sea Legend
29:39Ice Silk Road,
29:40cette route longe
29:41les côtes russes
29:42et traverse l'océan Arctique
29:43avant de rejoindre l'Europe.
29:45Sur certains trajets,
29:46le gain de temps
29:47est considérable
29:47entre le port chinois
29:48de Ningbo Shuzan
29:50et Félix Tau
29:51au Royaume-Uni.
29:52Le voyage peut prendre
29:5318 jours
29:54contre plus de 40 jours
29:55par le canal de Suez.
29:57Une route rendue
29:57plus accessible
29:58par la diminution
29:59de la banquise estivale
30:01et qui intéresse
30:02particulièrement la Chine
30:03pour le transport
30:03de produits sensibles
30:05aux températures
30:06et à forte valeur
30:07comme les batteries
30:08au lithium,
30:09les véhicules électriques
30:09ou les panneaux solaires.
30:11Mais cette nouvelle voie commerciale
30:12est loin d'être
30:13une solution miracle.
30:14Elle reste saisonnière
30:15dépendant des conditions
30:16de navigation
30:17et des brises-glaces
30:18nucléaires russes.
30:20Surtout,
30:20elle passe par une zone
30:21largement contrôlée
30:22par Moscou,
30:23ce qui crée
30:23une nouvelle dépendance
30:24géopolitique
30:25pour les entreprises
30:25et les États
30:26qui l'empruntent.
30:27Les sanctions
30:28contre la Russie
30:29constituent également
30:29un risque supplémentaire.
30:32Et nous touchons
30:33à la fin de cette revue de presse.
30:34Merci de l'avoir suivie.
30:38C'était la revue de presse
30:40de Kenza Alawi.
30:41On enchaîne
30:42avec l'essentiel
30:43de l'actualité.
30:44Voici les titres
30:45de votre journal.
30:46Téhéran hausse le ton
30:48face au soutien
30:49de Washington.
30:50L'Iran prévient
30:51toute assistance
30:52apportée aux États-Unis
30:54serait considérée
30:55par Téhéran
30:56comme une participation
30:57directe aux opérations
30:59militaires
30:59contre son territoire.
31:02Entre Washington
31:04et Téhéran,
31:05le dialogue s'éloigne.
31:06Donald Trump
31:07ordonne l'arrêt
31:08des discussions
31:08avec l'Iran,
31:09réduisant encore
31:10les espoirs
31:11d'une issue diplomatique.
31:15Et en Europe,
31:16l'été vire au cauchemar.
31:18Incendies géants
31:19caniculent
31:20la répétition
31:21et récoltes détruites
31:22de la Grèce
31:23à l'Espagne
31:24en passant
31:25par la France.
31:26Les températures
31:27extrêmes
31:28font des ravages.
31:39À l'occasion
31:41de l'anniversaire
31:42de la Révolution
31:42du Roi et du Peuple,
31:44Sa Majesté
31:44le Roi Mohamed VI
31:45a accordé sa grâce
31:47à 935 personnes
31:48condamnées
31:49par différents
31:50tribunaux
31:51du Royaume.
31:52Parmi elles,
31:53807 étaient
31:54en détention.
31:55Une annonce
31:56faite
31:57par la Ministère
31:58de la Justice
31:58dans un communiqué.
32:03Et l'Iran
32:04prévient
32:05que tout soutien
32:06apporté
32:06à l'armée
32:07américaine
32:08sera considéré
32:09comme une participation
32:10directe
32:11aux opérations
32:11militaires
32:12contre son territoire.
32:14Cet avertissement
32:15intervient
32:16après la décision
32:17des Émirats
32:17Arabes Unis
32:18de suspendre
32:19leurs échanges
32:20commerciaux
32:21et financiers
32:22avec Téhéran.
32:23Abu Dhabi
32:23affirme
32:24par ailleurs
32:25que deux missiles
32:26balistiques
32:27iraniens
32:27ont été tirés
32:28en direction
32:29du territoire
32:30émirati
32:30avant de tomber
32:32en mer.
32:32Des accusations
32:33démenties
32:34par les autorités
32:35iraniennes
32:36qui rejettent
32:37toute responsabilité
32:38dans ces tirs.
32:42La trêve
32:43entre les États-Unis
32:44et l'Iran
32:45plus que jamais
32:46compromise.
32:47Donald Trump
32:48ordonne l'arrêt
32:49des discussions
32:50avec Téhéran
32:50tout en affirmant
32:52qu'aucune négociation
32:53n'était prévue.
32:55Dunia Dimou
32:56nous explique
32:56les enjeux
32:57de cette décision.
33:00Un nouveau rebondissement
33:01entre l'Iran
33:02et les États-Unis.
33:03Le président
33:04Donald Trump
33:04a ordonné
33:05l'arrêt total
33:06des négociations
33:06avec l'Iran
33:07selon la chaîne
33:08d'information CNN.
33:09Cette annonce
33:10arrive après l'expiration
33:11le 17 août
33:12des 60 jours prévus
33:13d'un premier accord
33:14conclu entre les deux pays
33:15en juin.
33:18Aucune conversation
33:19ni aucune discussion
33:21n'ont lieu
33:21en ce moment
33:22où ne sont programmés
33:24avec la République
33:25islamique d'Iran.
33:26Le blocus naval
33:27reste pleinement
33:28en vigueur
33:29et effectif.
33:30Le détroit d'Hormuz
33:32est ouvert
33:32et fonctionnel.
33:33Toutes les mines marines
33:34ont été enlevées
33:36ou déclenchées.
33:38L'accord
33:39devait permettre
33:39la fin des hostilités
33:40et permettre surtout
33:41un accord plus large.
33:43A ce jour
33:43il n'en est rien.
33:44En cause
33:45l'Iran maintient
33:46que Washington
33:46n'a pas tenu
33:47ses engagements.
33:51La défense globale
33:53par les Iraniens
33:54de leur souveraineté nationale
33:55et de leurs intégrités
33:57territoriales
33:58puis le processus
33:59de paix
33:59devait servir
34:01de point de départ
34:02pour réduire
34:02les tensions.
34:03Malheureusement
34:04les Etats-Unis
34:05d'Amérique
34:06ont rompu
34:07leurs engagements.
34:13Dans les conditions iraniennes
34:14à un accord durable
34:15la levée du blocus naval
34:17le déblocage
34:18des avoirs iraniens
34:19gelés par les Etats-Unis
34:20la levée de l'embargo pétrolier
34:22et la fin
34:22de toutes les opérations militaires
34:24sur tous les fronts.
34:25La Maison Blanche
34:26tente donc
34:26une nouvelle stratégie militaire
34:28son but
34:28selon CNN
34:29étrangler l'Iran
34:30sur le long terme
34:31plutôt que de recourir
34:33à de nouvelles frappes.
34:34Mais la crise
34:34s'étend désormais
34:35à toute la région.
34:36Les Emirats Arabes Unis
34:37ont annoncé
34:37un embargo commercial
34:38indéfinie contre l'Iran.
34:40Une résolution du conflit
34:41semble donc s'éloigner
34:42avec comme conséquence directe
34:44pour les populations
34:44du monde entier
34:45le prix du pétrole
34:46du gaz
34:47et de l'essence
34:48en constante augmentation.
34:51Et tandis
34:52que les frappes israéliennes
34:54se poursuivent
34:55dans le sud du Liban
34:56le président libanais
34:57Joseph Aoun
34:58demande à Israël
34:59de cesser ses attaques
35:01et appelle Washington
35:02à faire pression
35:03pour que l'accord
35:05conclu en juin
35:05sous l'égide
35:06des Etats-Unis
35:07soit respecté
35:08depuis mars dernier.
35:10Les frappes
35:10ont fait plus de 4300 morts
35:12au Liban,
35:13plus de 12 000 blessés
35:15et déplacé
35:16plus d'un million
35:17de personnes.
35:22En 2025,
35:24le bilan
35:24est sans précédent.
35:26350 travailleurs
35:28humanitaires
35:29ont été tués
35:30dans le monde.
35:31Il s'agit
35:31du bilan
35:32le plus lourd
35:33jamais enregistré
35:34selon l'ONU.
35:35Gaza
35:35et le Soudan
35:37concentrent
35:37à eux seuls
35:38la grande majorité
35:40des victimes.
35:40Les humanitaires
35:42pourtant chargés
35:43de protéger
35:44et de sauver
35:45des vies
35:45sont de plus en plus
35:47exposés aux violences.
35:48Les Nations Unies
35:49dénoncent une situation
35:50devenue totalement
35:51inacceptable
35:52et alertent
35:53sur la multiplication
35:54des attaques
35:55visant les humanitaires.
35:57Un sujet
35:58de Dinamrini.
36:00Ils sont là
36:01pour sauver
36:02des vies
36:02mais sont eux-mêmes
36:04devenus des cibles.
36:05350 travailleurs
36:07humanitaires
36:07ont été tués
36:08à travers le monde
36:09en 2025
36:10selon les Nations Unies.
36:12Près de la moitié
36:13de ces décès
36:14ont été enregistrés
36:16à Gaza
36:16avec 186 victimes
36:19et 71 autres
36:20au Soudan.
36:21Un chiffre
36:22qui reste proche
36:23du triste record
36:24enregistré
36:25en 2024
36:26avec 377
36:28humanitaires tués.
36:30Ce bilan
36:31illustre
36:31une nouvelle fois
36:32les dangers
36:33auxquels sont exposés
36:34ceux qui interviennent
36:35dans les zones
36:36de conflit.
36:37Et la violence
36:38ne faiblit pas.
36:40En 2025,
36:42907 travailleurs
36:43humanitaires
36:44ont été tués,
36:45blessés
36:45ou enlevés.
36:46Depuis le début
36:47de cette année,
36:4982 ont déjà
36:50perdu la vie.
36:5197 ont été
36:53blessés
36:53et 39 enlevés.
36:55Pour Tim Fletcher,
36:57chef des opérations
36:58humanitaires
36:59de l'ONU,
37:00plus d'un millier
37:01d'humanitaires
37:02ont été tués
37:02en seulement
37:03trois ans.
37:04Une situation
37:05qu'ils jugent
37:06totalement inacceptable.
37:08Face à cette escalade,
37:10l'ONU appelle
37:11les États
37:11à faire respecter
37:12le droit international
37:13humanitaire
37:14et à garantir
37:15la sécurité
37:16des civils
37:17et des personnels
37:18humanitaires.
37:18parmi les nouvelles
37:20menaces,
37:20les drones armés,
37:21de plus en plus
37:22accessibles et utilisés
37:24dans les zones
37:24de conflit.
37:25Au Soudan,
37:27il serait à l'origine
37:27de 80% des morts
37:29parmi les civils
37:30durant les quatre premiers
37:32mois de 2026.
37:33Pour l'ONU,
37:35malgré l'évolution
37:36des technologies
37:37militaires,
37:38une règle
37:38ne doit pas changer.
37:40La protection
37:41des vies civiles
37:42reste une obligation.
37:45Entre Washington
37:46et Ottawa,
37:47les négociations
37:48commerciales
37:49se poursuivent
37:49sous haute tension.
37:51Donald Trump
37:52affirme avoir
37:52trouvé un accord
37:53avec le Canada,
37:54mais plusieurs points
37:56restent à finaliser,
37:57notamment dans
37:58le secteur automobile.
37:59Les droits
38:00de douane
38:01de 50%
38:02ont été
38:02temporairement
38:03suspendus.
38:04Le président américain
38:05ouvrait également
38:06d'autres fronts
38:07diplomatiques.
38:08Plus de détails
38:09avec Ababa Kartoongkara.
38:12Un accord,
38:13mais pas encore
38:13de signature.
38:14À Washington,
38:15les négociateurs
38:16américains
38:16et canadiens
38:17tentent de finaliser
38:17un compromis commercial.
38:19Donald Trump
38:20affirme avoir
38:20obtenu un très bon
38:21accord avec Ottawa,
38:23mais le premier ministre
38:24canadien Mark Carney
38:25reste plus prudent.
38:27Des progrès importants,
38:28oui,
38:28mais encore du travail.
38:33Nous avons eu
38:34une très bonne conversation
38:35avec le premier ministre
38:36canadien
38:37et nous sommes parvenus
38:38à un accord
38:38avec le Canada.
38:39Comme vous le savez,
38:40des droits de douane
38:41de 50%
38:42devaient être appliqués
38:43au Canada.
38:44Ils nous ont appelés
38:45ou nous ont donné
38:46les points
38:46que nous exigions.
38:47C'est un accord
38:48très équitable
38:49pour les deux parties.
38:50Les droits de douane
38:51sur nos agriculteurs
38:52vont complètement disparaître.
38:59Derrière l'optimisme
39:00présidentiel,
39:01les négociations
39:01restent délicates.
39:03Washington doit
39:03notamment régler
39:04la question
39:05des droits de douane
39:06sur les automobiles.
39:07Une nouvelle échéance
39:08est désormais fixée
39:09à samedi
39:10car sans accord définitif,
39:12les taxes pourraient frapper
39:13pour 20 milliards de dollars
39:14de produits canadiens.
39:18Nous sommes très satisfaits
39:20du résultat
39:20auquel nous sommes parvenus.
39:22Nous avons travaillé
39:22ensemble
39:23entre plusieurs agences
39:24du gouvernement américain.
39:26Nous sommes maintenant
39:27dans la phase
39:27de finalisation
39:28des documents.
39:29Nous sommes convaincus
39:30d'avoir conclu
39:31un accord
39:31qui continuera
39:32non seulement
39:33à protéger
39:33les travailleurs américains,
39:35les emplois américains,
39:36et non-chaînes
39:37d'approvisionnement
39:38mais qui renforcera
39:39également
39:39l'économie
39:40nord-américaine.
39:44Côté canadien,
39:45Ottawa veut surtout
39:46préserver son système
39:47de gestion
39:48de l'offre
39:49dans l'agriculture.
39:52Je suis très confiant
39:53dans ces discussions
39:54et alors que nous
39:55finalisons le texte,
39:57le premier ministre
39:57a été très clair.
39:58Nous devions protéger
39:59la gestion
40:00de l'offre
40:01et nous assurer
40:01que ce régime
40:02reste entièrement intact.
40:04Je suis convaincu
40:05que c'est bien le cas.
40:09Et pendant que Washington
40:10négocie avec Ottawa,
40:12Donald Trump
40:12multiplie
40:13les signaux diplomatiques
40:14sur l'Iran.
40:15Il se dit prêt
40:16à reprendre le dialogue
40:17mais pas immédiatement.
40:19Et sur la Corée du Nord,
40:20il confirme
40:21une possible rencontre
40:22avec Kim Jong-un
40:23avant la fin de l'année.
40:27Les choses avancent
40:28comme nous le souhaitons.
40:29Oui, je prévois
40:30de rencontrer cette année
40:32le président Kim Jong-un.
40:35Washington garde
40:36donc plusieurs dossiers
40:38ouverts
40:38entre le commerce
40:39avec le Canada,
40:40le nucléaire iranien
40:41et le dialogue
40:42avec Pyongyang
40:43autour d'une même méthode
40:45négocier,
40:46mettre la pression
40:47et garder la main.
40:50Au Nigeria,
40:52la campagne présidentielle
40:53débute mercredi,
40:55cinq mois
40:55avant le scrutin
40:56de janvier.
40:57L'inflation,
40:58les réformes économiques
40:59du président
41:00Bolatine Oubou
41:01et l'insécurité
41:02seront au cœur
41:03des débats.
41:04Avec environ
41:05240 millions d'habitants,
41:06le Nigeria
41:07est le pays
41:07le plus peuplé
41:08d'Afrique.
41:09Il reste confronté
41:10aux conséquences
41:11de plusieurs années
41:12de turbulences économiques
41:13et aux violences
41:14de différents groupes armés.
41:18Au Sénégal,
41:20l'opposition menée
41:21par l'ex-premier ministre
41:23Ousmane Sonko
41:24presse le président
41:25Bassirou Diomaï Faye
41:27de fixer une date
41:28pour les élections locales.
41:29Des élections
41:30qui manqueraient.
41:31Le premier affrontement
41:33dans les urnes
41:33entre les deux ex-alliés.
41:35Tous deux,
41:37le regard déjà arrivé
41:38sur la présidentielle
41:39de 2029.
41:41Le Sénégal traverse
41:42une période politique
41:43tendue et inédite
41:44marquée par la rupture
41:46entre Diomaï Faye
41:47et Sonko.
41:48Le pays lourdement endetté
41:50traverse également
41:51une crise économique.
41:52Le président sénégalais
41:53a limogé Ousmane Sonko
41:55de ses fonctions
41:56de premier ministre
41:57en mai dernier.
42:00Et l'Organisation mondiale
42:02de la santé
42:03tire la sonnette d'alarme
42:05face à la propagation
42:06de l'épidémie d'Ebola
42:07en République démocratique
42:09du Congo.
42:10Le bilan inquiète
42:11et dépasse désormais
42:13les 5000 cas
42:13à confirmer.
42:14On fait le point
42:15avec Papa Al-Younsar.
42:19C'est dans la province
42:20de Litori
42:21et puis centre de la crise
42:22que la situation
42:23est la plus critique.
42:24Dans les centres
42:24de traitement
42:25de Bounia,
42:26le personnel médical
42:27se bat sans relâche
42:28équipé de combinaisons
42:30de protection intégrale.
42:31Mais sur le terrain,
42:32les obstacles
42:33s'accumulent
42:34pour lutter contre Ebola.
42:37L'OMS a déjà ajouté
42:38100 experts épidémiologistes
42:40supplémentaires
42:41qui seront déployés
42:42sur le terrain
42:43au niveau des zones
42:44de santé,
42:45appuyées par près
42:46de 500 agents
42:46de santé communautaires.
42:48Ils effectueront
42:49le suivi des contacts
42:50et identifieront
42:51les cas afin de convaincre
42:52les gens d'accepter
42:53d'être suivis.
42:55En plus du défi médical,
42:57les équipes de secours
42:58doivent faire face
42:59à un climat
42:59de violence extrême.
43:01À Haru,
43:01une équipe de riposte
43:02a été prise pour cible.
43:04Trois ambulances
43:05ont été détruites
43:06et un chauffeur
43:06a été blessé.
43:08Ces attaques,
43:08couplées aux exactions
43:09des groupes armés
43:10dans la zone,
43:11paralysent l'aide humanitaire
43:12et mettent en danger
43:13des milieux de civils.
43:18Le coordonnateur principal
43:19de l'ONU pour Ebola
43:21a déclaré
43:21que les dommages causés
43:23aux ambulances
43:24privent évidemment
43:25les habitants
43:26de services de santé vitaux.
43:28Cette attaque intervient
43:29alors que les travailleurs
43:30humanitaires
43:31et de la santé
43:32intensifient leurs efforts
43:33pour renforcer
43:34la riposte
43:35contre Ebola
43:36et dans des conditions
43:37de plus en plus difficiles.
43:41Face à l'urgence,
43:42l'ONU lance un appel
43:43à toutes les parties
43:44au conflit
43:45pour cesser les violences
43:46et garantir
43:47un accès sécurisé
43:48aux soignants.
43:49Pour le moment,
43:50le risque de voir
43:51le virus se propager
43:52au-delà
43:53des frontières
43:53congolaises
43:54devient chaque jour
43:55plus imminent.
43:59Retour au Maroc
44:00où la loi 19.25
44:02sur la prise en charge
44:03des animaux errants
44:04fait débat
44:05et fait couler
44:06beaucoup d'encre.
44:07La loi encadre
44:08désormais
44:09la prise en charge
44:09des animaux errants.
44:11Elle interdit également
44:12de les nourrir.
44:13Pour certains,
44:14le texte constitue
44:15une avancée
44:16tandis que pour d'autres,
44:17ce texte est jugé
44:18trop strict
44:19au regard
44:20des enjeux
44:21de protection animale.
44:22reportage
44:23de Mara Jamel
44:24et Idriss Bayoud
44:25avec un récit
44:26de Bapa El-Unsar.
44:28C'est désormais officiel
44:30la loi
44:30qui encadre
44:31la protection
44:32des animaux errants
44:33et entrés en vigueur.
44:34Au cœur du texte,
44:35une interdiction claire,
44:37fini le nourrissage,
44:38l'hébergement
44:39ou les soins sauvages
44:41dont les effets publics
44:42et les copropriétés.
44:43Pour les contrevenants,
44:45la sanction
44:45est immédiate
44:46avec des amendes
44:47allant de 500
44:48à 2000 dirhams.
44:52Le cadre juridique
44:53actuel a porté
44:54une série de dispositions
44:55perçues comme positives.
44:57L'une des avancées majeures
44:58est l'introduction
44:59d'un texte de loi
45:00définissant précisément
45:02ce qu'est un animal domestique,
45:04une définition
45:05qui n'existait pas auparavant.
45:06Ces textes législatifs
45:07visent à instaurer
45:08un équilibre
45:09entre, d'une part,
45:10la préservation
45:11de la santé
45:12et de la sécurité
45:13des citoyens
45:14dans l'espace public
45:15et, d'autre part,
45:16la préservation
45:17des animaux errants.
45:19Un texte
45:20pensé pour préserver
45:21la santé publique
45:22et le bien-être animal
45:23mais il peine encore
45:24à convaincre
45:25l'ensemble du corps
45:26médical et juridique.
45:27Plusieurs professionnels
45:29de la justice
45:29pointent déjà du doigt
45:31certaines zones d'ombre.
45:34Si les bénévoles
45:35ou les intervenants
45:36craignent d'être pénalisés
45:37pour leur action,
45:38cela provoquera
45:39un repli
45:40et découragera
45:41les initiatives volontaires
45:42visant à prendre
45:43soin des animaux.
45:44L'acte de compassion
45:46ne devrait pas être
45:46considéré comme un délit.
45:49Du côté
45:50de la société civile,
45:51on salue
45:51la volonté
45:52de mettre fin
45:53au désordre ambiant,
45:54seule condition
45:55avancée par les défenseurs
45:56des animaux
45:57que les décrets
45:58d'application
45:59s'adaptent
45:59aux réalités
46:00du terrain
46:01et aux besoins
46:01de chaque espèce.
46:04Les chats
46:04ne sont pas faits
46:05pour vivre en cage
46:06ou en refuge
46:07de manière permanente.
46:08Ils y deviennent
46:09malheureux,
46:10se battent contre eux
46:11et finissent par dépérir.
46:12Si un animal
46:13comme le chien
46:14par exemple
46:14doit être placé
46:15en refuge,
46:16cela ne devrait être
46:17que temporaire.
46:21pas question
46:22pour autant
46:23de parler
46:23de prohibition
46:24totale.
46:25La loi pose
46:26un cadre
46:26réglementaire
46:27strict.
46:28Le relais
46:28sera désormais
46:29pris par des centres
46:30agréés.
46:31Leur mission
46:31consistera
46:32à capturer,
46:33vacciner,
46:33stériliser
46:34et identifier
46:35les animaux errants
46:36dans le respect
46:37des normes légales.
46:40En Tunisie,
46:41la flambée
46:42du prix de l'or
46:42frappe de plein fouet
46:44les bijoutiers.
46:45Face à la hausse
46:46des prix
46:47et à la baisse
46:48du pouvoir d'achat,
46:49les Tunisiens
46:50se tournent
46:50davantage vers l'argent,
46:52moins coûteux.
46:53Pour alléger
46:54la facture,
46:55les clients
46:55privilégient désormais
46:56davantage l'argent,
46:58une option
46:58plus accessible
46:59et moins chère
47:00que l'or.
47:01Conséquence,
47:01dans les ateliers,
47:02l'activité tourne
47:03elle aussi au ralenti.
47:05Reportage
47:05de Nejoa Becha
47:06dans les ateliers
47:07de bijouterie tunisienne.
47:10Au cœur
47:11de la Médina de Tunis,
47:13derrière les portes
47:14discrètes
47:15et les ruelles étroites,
47:16les gestes
47:17des artisans
47:18se transmettent encore
47:19de génération
47:20en génération.
47:22Dans un petit atelier,
47:24un bijoutier
47:25travaille à la main.
47:26Ici,
47:27chaque détail
47:28demande du temps
47:29et de la précision.
47:30Mais aujourd'hui,
47:32son travail
47:33est aussi marqué
47:35par une autre réalité.
47:36la flambée
47:38du prix
47:38de l'or.
47:41Notre activité
47:42a fortement
47:43baissé
47:44avant les gens
47:44acheter
47:45beaucoup d'or,
47:46notamment pour
47:46les mariages.
47:47Aujourd'hui,
47:48il se tourne
47:48davantage vers l'argent.
47:50Dans les années 1980,
47:52avec 2 millions,
47:52on pouvait acheter
47:53une belle parure
47:54en or.
47:55Aujourd'hui,
47:55une petite chaîne
47:56de 5 ou 6 grammes
47:58peut coûter
47:594 à 5 millions,
48:01alors qu'avec
48:01500 à 700 dinars,
48:03on peut acheter
48:04une parure
48:05en argent,
48:06notamment des modèles
48:07en 3D.
48:08Je travaille
48:09dans ce secteur
48:10depuis 48 ans.
48:12Avant,
48:12les artisans
48:13travaillaient jusqu'à
48:148 ou 9 heures
48:15du soir.
48:16Aujourd'hui,
48:17dès 16 heures,
48:18tout s'arrête.
48:19L'activité
48:19a énormément diminué.
48:22Pour découvrir
48:23l'autre visage
48:24de cette activité,
48:25il faut quitter
48:26la Médina
48:26et rejoindre
48:27un autre quartier
48:28de Tunis
48:29dans la partie
48:30moderne
48:30de la capitale.
48:31C'est là
48:32que l'épouse
48:33de l'artisan
48:34tient leur boutique.
48:36Dans un décor
48:37plus contemporain,
48:38les bijoux fabriqués
48:39dans l'atelier
48:40sont exposés
48:41et proposés
48:42aux clients.
48:43Mais derrière
48:43les vitrines,
48:44une même question
48:45revient constamment.
48:47Le prix.
48:49Nous essayons
48:50de proposer
48:51de grandes marques
48:52en argent.
48:53Aujourd'hui,
48:54ces modèles
48:54peuvent être réalisés
48:55en 3D,
48:56exactement comme en or.
48:58Mais on les a
48:59adaptant au pouvoir
49:00d'achat des clients.
49:01On cherche aussi
49:03à alléger
49:03les modèles
49:04pour les rendre
49:05plus accessibles.
49:06Un modèle
49:07comme celui-ci
49:08coûte au minimum
49:104 à 5 millions
49:11en or.
49:13Alors qu'en argent,
49:14on peut trouver
49:15le même style
49:16autour de 500 dinars.
49:18Pour les futurs mariés,
49:20cette évolution
49:20est particulièrement visible.
49:22Le bijou
49:23reste important
49:24dans les traditions
49:25du mariage tunisien.
49:26Mais l'achat d'or
49:28représente aujourd'hui
49:29une dépense
49:31difficile
49:31pour de nombreux
49:33couples.
49:34Certains choisissent
49:35des pièces
49:36plus légères,
49:37d'autres renoncent
49:38à certaines parures
49:39ou cherchent
49:41des solutions
49:42moins coûteuses.
49:45avant, on pouvait
49:47encore s'offrir
49:47de l'or.
49:48Aujourd'hui,
49:49même une bague
49:49de fiançailles
49:50à 1,5 million
49:51ou 1,8 million
49:54dinars
49:54est devenue
49:55trop chère.
49:56Les gens
49:56n'ont plus
49:57les moyens.
49:58Ils se tournent
49:59donc vers
50:00le plaquior
50:00ou l'argent.
50:02Ma fille,
50:02par exemple,
50:03a choisi
50:03une bague
50:04de fiançailles
50:05en argent
50:05car l'or
50:06est devenu
50:07hors de portée.
50:08Dans la Médina,
50:10comme dans les quartiers
50:11modernes de Tunis,
50:13la tradition
50:14se poursuit
50:15mais aujourd'hui
50:16elle doit composer
50:17avec une nouvelle réalité.
50:19Quand l'or devient
50:20trop cher,
50:21les consommateurs
50:22cherchent d'autres façons
50:24de faire vivre
50:25leur tradition.
50:26Entre un or
50:27qui flambe
50:28et un pouvoir d'achat
50:29en baisse,
50:30les bijoutiers
50:30cherchent des alternatives
50:31pour rendre l'or
50:33toujours accessible.
50:35Depuis Tunis,
50:36Najwa Becha,
50:37promédien.
50:39En Grèce,
50:40en Espagne
50:41et en France,
50:42les incendies
50:43se multiplient
50:44sur des sols
50:45desséchés
50:45par les vagues
50:46de chaleur.
50:47Plus de 550 000 hectares
50:49ont été brûlés
50:50depuis le début
50:51de l'année.
50:52Des centaines
50:53de milliers
50:54de personnes
50:54évacuées
50:55et plus de 20 morts
50:56ont été répertoriées.
50:58En Espagne,
50:59au moins 700 personnes
51:00ont été évacuées
51:02mercredi
51:02dans la province
51:04de Caceres
51:04où près de 2 000 hectares
51:06ont été touchées.
51:07mais les incendies
51:09ne sont pas
51:10les seuls dégâts
51:11liés à la chaleur.
51:12En France
51:13comme ailleurs,
51:14la chaleur frappe
51:15aussi les cultures
51:16et vient réduire
51:17les rendements.
51:18Les agriculteurs
51:19doivent donc désormais
51:21s'adapter
51:21pour préserver
51:23leur récolte.
51:26On passe tout de suite
51:28en revue
51:29l'actualité économique
51:31avec Younes Benzineb.
51:39Bonjour à toutes et à tous
51:40et bienvenue
51:41dans cette nouvelle édition
51:42de votre journal
51:43de l'économie.
51:44Au Maroc,
51:44l'indice des prix
51:45à la consommation
51:46a reculé de 0,6%
51:47en juillet sur un an.
51:49Selon le Haut-Commissariat
51:50au plan,
51:51cette baisse
51:51est principalement liée
51:52au recul
51:53de 3,7%
51:54des prix alimentaires
51:55alors que les produits
51:56non alimentaires
51:57ont augmenté
51:58de 1,9%.
51:59Sur un mois,
52:00l'indice des prix
52:01à la consommation
52:02reculé également
52:02de 1%,
52:03avec notamment
52:04une baisse
52:04de 7,6%
52:06pour les légumes,
52:06de 3,9%
52:08pour les poissons
52:08et fruits de mer
52:09et de 4,9%
52:11pour les carburants.
52:12Les plus fortes baisses
52:13ont été enregistrées
52:14à Marrakech
52:14avec 1,7%,
52:16Safi 1,4%
52:18et Guelmim 1,3%.
52:20L'inflation sous-jacente,
52:21elle,
52:22diminue de 0,1%.
52:25Toujours au Maroc,
52:27au port d'Al-Houssa,
52:28les débarquements
52:29de la pêche côtière
52:30et artisanale
52:31ont atteint
52:311,347 tonnes
52:33à fin juillet
52:34en baisse
52:34de 12%
52:35sur un an.
52:36En valeur,
52:37le recul
52:37est de 15%
52:38avec plus de
52:3974 millions
52:41de dirhams
52:42contre 87,6 millions
52:45un an auparavant.
52:46Les céphalopodes
52:47qui représentent
52:48l'essentiel
52:48des captures
52:49reculent de 16%.
52:50A l'inverse,
52:51les poissons blancs
52:52progressent de 7%,
52:53tandis que les crustacés
52:54bondissent de 67%.
52:56A l'échelle nationale,
52:57la tendance est toutefois positive
52:59avec des débarquements
53:01hausses de 5%
53:02à plus de 551 000 tonnes
53:04pour une valeur
53:05de 6,2 milliards de dirhams.
53:09Et puis,
53:09Royal Air Maroc
53:10passe à la vitesse supérieure
53:12sur le wifi à bord.
53:13La compagnie va déployer
53:15progressivement
53:15la connexion
53:16satellitaire
53:17de Starlink
53:18sur l'ensemble
53:19de sa flotte
53:19d'ici 2027.
53:21L'accord
53:21signé après
53:22plusieurs mois
53:23de négociations
53:24et des tests
53:24sur certains appareils
53:25faits de Royal Air Maroc
53:27que selon
53:27Africa Intelligence,
53:29la première compagnie
53:30aérienne commerciale
53:31africaine
53:31a adopté
53:32ces technologies.
53:33Cette évolution
53:34accompagne
53:34l'expansion
53:35de la flotte
53:36avec environ
53:36100 nouveaux
53:37Boeing
53:38attendus
53:38dans les prochaines années.
53:39L'objectif
53:41selon la rame
53:42est de permettre
53:42aux passagers
53:43de rester connectés
53:44pendant leur vol
53:45y compris
53:45au-dessus
53:46des océans.
53:50Direction à présent
53:51le Royaume-Uni
53:52où l'inflation
53:52repart à la hausse
53:54et l'attend
53:542,9% en juillet
53:56contre 2,6% en juin.
53:58La principale
53:58explication
53:59l'énergie
54:00le plafond des prix
54:01a été relevé
54:02de 13%
54:03au 1er juillet
54:03notamment sous l'effet
54:04de la hausse
54:05des cours du gaz
54:06liés au conflit
54:07au Moyen-Orient.
54:07C'est la première
54:08accélération
54:09de l'inflation
54:09depuis le mois de mars
54:10alors que le pouvoir
54:11d'achat des britanniques
54:12reste sous pression.
54:13Le gouvernement britannique
54:15annonce plusieurs mesures
54:16notamment la suppression
54:17de la TVA
54:18sur l'électricité
54:19cet hiver
54:20mais cette nouvelle hausse
54:21pourrait aussi
54:22compliquer la tâche
54:23de la banque d'Angleterre
54:24et retarder
54:25les baisses de taux.
54:27Et pour terminer
54:28ce journal
54:28direction Pékin
54:29où la robotique chinoise
54:31veut impressionner
54:32chien robot humanoïde
54:33machine capable
54:34de trier des colis
54:35de préparer un sandwich
54:36ou de jouer au tennis
54:38de table
54:38les démonstrations
54:39se multiplient.
54:40La Chine considère
54:42désormais la robotique
54:43comme un secteur stratégique
54:44avec des investissements
54:45massifs
54:46dans l'intelligence
54:47artificielle physique.
54:48Les progrès sont rapides
54:49notamment dans l'agriculture,
54:51la logistique
54:51et les tâches domestiques.
54:53Mais les machines
54:53restent confrontées
54:54à des limites techniques
54:55notamment leur dépendance
54:56à une bonne connexion internet.
54:58Autre défi
54:59la méfiance
54:59des Etats-Unis
55:00et de plusieurs pays européens
55:02face aux technologies chinoises.
55:03Malgré cela,
55:04les investisseurs y croient.
55:05L'action d'Unitri,
55:07l'un des champions chinois
55:08du secteur,
55:09a plus que quintuplé
55:10depuis son introduction
55:11en bourse.
55:12C'est la fin de ce journal.
55:13Merci de l'avoir suivi.
55:14Bonne suite de programme
55:15sur notre antenne.
55:17Merci à toutes et à tous
55:18de nous avoir suivis.
55:19On se retrouve très vite
55:19pour un nouveau rendez-vous
55:20d'informations.
55:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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