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Sophie Adenot réalise sa première sortie extravéhiculaire aux côtés de l’Américain Anil Menon, lors de la mission américaine baptisée « Spacewalk 97 », afin de remplacer une ancienne antenne de transmission de données et de communications entre l’ISS et le centre de contrôle de la NASA à Houston. On en parle avec : David Mimoun, professeur en systèmes spatiaux à l’ISAE-SUPAERO et planétologue, Didier Schmitt, chef de la stratégie de l’exploration robotique et humaine à l’ESA, Didier Jamet, journaliste scientifique et ancien directeur de la publication du site « Ciel des Hommes », Philomène Remy, éditorialiste internationale à BFMTV, Jean-Pierre Haigneré, astronaute, Gilles Dawidowicz, vice-président de la Société astronomique de France, Franck Menant, présentateur et producteur de l'émission « À toi les étoiles » sur IDFM Radio, et Jean-Emmanuel, visiteur de la Cité de l'Espace à Toulouse (Haute-Garonne).
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00:00Extraordinaire, et si vous nous rejoignez maintenant, c'est ce qu'on est en train de vivre, avec micro, avec
00:04caméra.
00:05C'est quand la réalité rattrape les films de science-fiction.
00:10On pourrait franchement être assis dans une salle de cinéma en IMAX et être au spectacle.
00:16On est vraiment au spectacle, et vous le vivez maintenant sur BFM TV.
00:19Sophie Adnaud, qui réalise sa première opération, comme on dit, extravéhiculaire.
00:24Elle est dans l'espace et elle répare une station, enfin plutôt, elle remplace une antenne.
00:29Voilà, il faut être précis sur ce qui se passe.
00:31On l'a vu tout à l'heure, j'allais dire avec sa perceuse, enfin ce sont des outils qui
00:35sont adaptés, qui sont spéciaux,
00:36mais qui sont véritablement inspirés de ce que l'on fait, nous aussi, sur Terre, en ayant bien sûr plus
00:42de précision, en état adapté à l'espace.
00:45Là maintenant, elle est dans l'espace depuis combien de temps là maintenant, Sophie ?
00:50Là, à peu près. Un peu plus de deux heures maintenant, c'est ça ?
00:52Plus de deux heures, oui.
00:53Plus de deux heures ?
00:54Oui, deux heures et demie.
00:55Deux heures et demie, et on en est où dans l'opération remplacement antenne ?
00:59Mais à quoi est-ce qu'on insiste là, au moment où on se parle ?
01:01Est-ce que l'on regarde alors ?
01:03Je m'adresse aux spécialistes.
01:04Bon là, on dirait que, enfin, ils sont encore en train de faire de la dépose de l'ancienne antenne
01:10et un arrimage provisoire.
01:11Qui était défectueuse ?
01:11Qui était défectueuse, oui.
01:12Et on a vu tout à l'heure, Sophie Adnaud a sorti un bout de protection thermique.
01:18On rappelle que la thermique est vraiment un environnement compliqué dans l'espace.
01:23Ça passe de moins 120 degrés à plus 120 degrés toutes les heures et demie.
01:28Et donc, effectivement, c'est soumis à de rues de conditions.
01:31Et dès que les protections sont un petit peu abîmées, ce qui semblait être le cas, les équipements tombent en
01:38panne.
01:39Et donc là, visiblement, ils ont bloqué l'ancienne antenne pour pouvoir la déposer et aller chercher la nouvelle.
01:46Alors, par rapport au plan que l'on voit, qu'on comprenne bien, Sophie Adnaud, elle est en train de
01:51travailler à l'horizontale
01:54ou c'est simplement un plan et elle est en verticale, qu'on comprenne bien ce qui se passe ?
02:00Alors, c'est difficile de parler de verticale et d'horizontale.
02:02Quand on est dans l'espace, je le sais bien.
02:03En fait, les référentiels, ce sont les structures.
02:06Après, on peut se tourner dans tous les sens pour y travailler.
02:09La grande différence entre ce que fait Sophie et son collègue américain, son collègue américain…
02:13Oui, Annie le Ménonne.
02:15Voilà, il a vraiment les pieds sur le bras robotique canadien.
02:18Donc, lui, il peut travailler beaucoup plus facilement parce que c'est lui, après,
02:22qui va devoir prendre, effectivement, l'antenne qui pèse 90 kilos et la poser ailleurs.
02:29Alors que Sophie, elle n'a pas les pieds fixés.
02:32Donc, elle est en permanence en train de se stabiliser tout en travaillant.
02:35Elle a un travail beaucoup plus compliqué, beaucoup plus…
02:38Attendez, parce que la campagne, elle n'a pas les pieds fixés.
02:41Il faut bien préciser aux téléspectateurs qui nous rejoindraient là maintenant à quasiment 17 heures
02:47qu'elle n'est pas comme ça en liberté dans l'espace.
02:49Elle est fixée, il y a un harnais, elle est reliée.
02:53Elle est reliée, mais bon, effectivement, c'est un filin, c'est-à-dire c'est comme si…
02:56Un filin de combien ?
02:58Alors, ça dépend, il y en a deux.
02:5925 mètres, oui.
03:01Et donc, c'est un peu comme si vous faites de l'escalade, c'est-à-dire qu'il faut
03:04toujours être accroché deux fois
03:05et puis se détacher…
03:07Travaille en rappel, quoi, en fait, c'est ça.
03:08Donc, au fur et à mesure des mouvements, ça marre un petit peu plus haut, un petit peu plus bas.
03:13Elle flotte en permanence, elle n'a rien pour caler ses pieds.
03:17D'accord.
03:17Alors, quand elle dit « je me sens bien dans l'espace », ça veut dire quoi, « je me
03:23sens bien dans l'espace » ?
03:24C'était déjà son impression première et puis c'est aussi pour rassurer ses équipes à bord de la station
03:33et puis sur Terre
03:34parce qu'il y a toujours un risque du mal de l'espace.
03:38Il n'y a ni de haut, ni de bas, ni de droite, ni de gauche.
03:41Donc, on peut avoir un mal de l'espace, on peut avoir une envie de vomir et vomir dans son
03:47scaphandre, c'est vraiment très mauvais.
03:49Ça arrive ?
03:50Je ne sais pas s'il y a eu des antécédents.
03:54On sait que quand on est néophyte dans l'avion ou qu'on embarque dans des petits coucous, etc.,
04:03on peut avoir ce mal de l'air et vomir à ce moment-là dans le cockpit ou dans un
04:09sac prévu pour vomir dans son casque, c'est autre chose.
04:12Ah ben ça, là, c'est un risque vital puisqu'effectivement, le sucre gastrique inhalé, ça endommage les poumons,
04:21ça fait un oedème pulmonaire relativement rapidement.
04:24Et donc là, c'est une urgence absolue de revenir vers le sas et on ne rentre pas dans la
04:30station comme ça,
04:31en ouvrant une porte et en la refermant. Il y a toute une procédure de dépressurisation et de repressurisation.
04:36Donc ça, ça demande au moins une heure. Donc vous imaginez tout ce qui peut se passer pendant ce temps.
04:41Mais qu'on comprenne bien aussi, parce qu'on a entendu les sons tout à l'heure, bien sûr, là,
04:46on ne les a pas,
04:47mais j'imagine que tous les deux, Anil Ménon et Sophie Adnaud, parlent en constant.
04:54C'est-à-dire que chacun décrit tous les gestes qu'il fait en instantané.
04:58Il y a une communication en continu, j'imagine.
05:01Oui, tout à fait. Depuis tout à l'heure, on entend les communications à la fois entre Sophie Adnaud et
05:08son partenaire,
05:09mais Sophie Adnaud est également le sol.
05:12Ce qui est important aussi de noter par rapport au fait qu'elle se sente bien ou pas,
05:15on l'a dit tout à l'heure, mais je pense que c'est important de le répéter,
05:19Sophie Adnaud est dans un environnement à à peu près un tiers de la pression atmosphérique,
05:23comme si elle était à 10 000 mètres d'altitude, avec une atmosphère composée uniquement d'oxygène.
05:29Donc en fait, elle est en altitude, et donc le fait de se poser la question, est-ce qu'elle
05:34se sent bien ?
05:35On comprend bien que quand on est à 10 000 mètres en respirant uniquement de l'oxygène,
05:40ce n'est pas forcément une façon, on va dire un environnement classique pour un être humain.
05:44Il peut y avoir une espèce d'ivresse de l'espace sur le moment,
05:48comme on connaît l'ivresse des profondeurs pour certains plongeurs, qui peut être très piégeuse ou pas ?
05:54Non, parce qu'en fait ici c'est l'inverse, c'est-à-dire qu'on a moins de pression
05:57dans le scaphandre
05:58que la pression atmosphérique qui est ici ou dans la station.
06:02L'ivresse de la profondeur, c'est vraiment les fortes pressions qui induisent ce phénomène neurologique.
06:10– Mais là, de ce que l'on voit, on est en pleine réparation, j'emploie l'expression un peu
06:17triviale, mais de garagiste.
06:18En fait, vous voyez ce que je veux dire, il y a une pièce à changer, on y va, on
06:22a les outils,
06:22ça a été répété combien de fois ça ?
06:25– C'est les mécanos de l'espace ?
06:26– Oui, c'est les mécanos de l'espace.
06:27– En tout, il y a les répétitions, si vous voulez, sur un bench, comme on dit, à l'extérieur,
06:38et il y a les répétitions immergées avec le scaphandre dans une piscine que vous connaissez,
06:45donc il y en a Houston, on en a une aussi en Europe, à Cologne, au centre d'entraînement des
06:49astronautes.
06:50Et là, il y a eu 150 heures d'entraînement.
06:52Alors, il y a eu l'entraînement général pour savoir comment se comporter,
06:56comment manipuler un certain nombre d'outils,
06:57et il y a eu un entraînement spécifique pour réparer cette partie.
07:01– Mais pour les deux, c'est-à-dire pour Anil Ménon et puis pour Sophie Adnaud,
07:06ils ont répété tous les deux en constant de façon à ce que,
07:10enfin, quand je dis pas de part à l'improvisation, il peut toujours y avoir un imprévu,
07:13mais j'imagine que tout est répété au millimètre, on sait quel geste on doit faire à quel moment.
07:18– Oui, chacun a sa tâche et chacun a sa procédure,
07:21et en plus, la procédure est vérifiée et revérifiée au sol.
07:24Donc, on entend en permanence le contrôle sol qui…
07:27Bon, Sophie dit, voilà, j'ai fait ça, est-ce que c'est bon pour vous ?
07:31Et le contrôle sol avec les techniciens au sol disent,
07:33OK, pour moi, c'est bon, et elle passe à l'étape suivante.
07:36Pareil pour son collègue, et ensuite, évidemment,
07:39et à certains moments, ils travaillent ensemble parce que des fois,
07:42l'un ou l'autre est mieux positionné pour faire une action.
07:45– Et l'entraînement est mené jusqu'à ce que chacun des partenaires
07:49dans ce travail d'équipe ait acquis une véritable mémoire musculaire
07:54des mouvements qu'il doit…
07:55– Le faire les yeux fermés, quoi, en fait.
07:57– Les yeux fermés, alors, il vaut mieux qu'il les garde ouverts.
08:00– Bien sûr.
08:00– Bien sûr, mais…
08:01– Et que ce soit automatique.
08:03– Et qu'ils sachent absolument où se trouvent les éléments
08:06dont ils ont, qui vont avoir besoin d'actionner,
08:08où se trouvent dans leurs trousses également,
08:10comment, enfin, il faut que tout soit très, très bien rangé.
08:12Moi, c'est une…
08:13Et là encore, on retrouve un parallèle avec le maritime.
08:17J'ai fait un peu de voile dans ma jeunesse,
08:20et j'avais… je connaissais un skipper qui,
08:23chez lui, c'était un cafarnaum épouvantable,
08:26mais alors, son bateau était extrêmement bien rangé.
08:29Et m'ouvrant à lui de cette surprise, il m'a expliqué,
08:32« Écoute, là, si quelque chose se passe mal,
08:35il faut absolument que je sache exactement où se trouvent
08:37les fusées de détresse, où se trouve le canot de sauvetage.
08:40Et là, je ne peux pas me permettre de me laisser aller
08:43à ma nature, disons, avec mon goût pour le dérangement. »
08:48– Bien sûr.
08:48– Donc, là, c'est la même chose.
08:50– Mais là, on dit que tous les gestes sont répétés.
08:54À chaque fois, il y a « Je fais ça, OK, check, tu l'as fait.
08:58Je fais ça, d'accord, check, on l'a fait. »
09:01Mais comment est-ce qu'on gère l'imprévu ?
09:05J'imagine que dans tout ce qui est répété,
09:07on se dit « Ça, c'est le scénario idéal.
09:09Attention maintenant, au moment où on fait les répétitions,
09:13voilà, il se passe ça, il se passe ça. »
09:14Je suppose que ça, c'est intégré aussi dans le cerveau.
09:17S'il y a un contre-temps, un imprévu.
09:19– Alors, en fait, c'est une espèce de chorégraphie
09:22qui va depuis le moment où Sofiano se prépare
09:26à sortir, à enfiler son scaphandre jusqu'à la fin.
09:30Il y a un certain nombre de temps associé à chacune des opérations
09:35qui est planifiée, avec un petit peu de marge.
09:40Et sur chacune des opérations où il y a un problème potentiel,
09:45il y a un backup possible.
09:46C'est-à-dire que toutes ces opérations,
09:48que ce soit des opérations robotiques ou des opérations humaines,
09:51en fait, on a un backup à chaque opération
09:53qui ne marcherait pas, etc.
09:55Donc, il y a un plan B, un plan C, voire même un plan D.
09:58Donc, c'est vraiment comme ça qu'il faut le comprendre.
10:01– Et puis, j'ai envie de dire, gérer les imprévus,
10:03c'est presque dans l'ADN de Sophie Adnaud,
10:05puisqu'en fait, elle est ingénieure,
10:07mais elle a aussi intégré l'armée.
10:09C'est la première femme pilote d'essai d'hélicoptère.
10:11Et en fait, le rôle de ces pilotes,
10:13c'est justement de tester tous les imprévus
10:16qu'un pilote pourrait rencontrer dans un hélicoptère.
10:18Il faut rappeler aussi qu'elle a servi en Afghanistan,
10:21sur des terrains très hostiles.
10:24Sa mission, c'était d'aller déposer,
10:26d'aller récupérer des membres, des soldats,
10:30parfois sous le feu.
10:31Elle a réalisé plus de 120 missions de combat aussi.
10:34Donc, gérer les imprévus,
10:36Sophie Adnaud, c'est un peu sa spécialité tout de même.
10:39– Et alors, le paradoxe, en fait,
10:40c'est que la meilleure façon de gérer les imprévus,
10:43c'est de savoir exactement quelles procédures appliquées.
10:46Par exemple, quand vous êtes en avion
10:47et que le moteur s'arrête,
10:49c'est quand même pas une situation d'avenir,
10:52vous avez des procédures, éventuellement,
10:54en fonction de l'altitude à laquelle vous êtes,
10:56s'il va falloir le redémarrer
10:57ou s'il va falloir se poser en catastrophe.
11:01Donc, c'est aussi la procédure
11:03et les 15 000 procédures qui sont à maîtriser
11:06pour prétendre accéder à la Station spatiale internationale.
11:09– 15 000 ?
11:09– 15 000.
11:10– Attendez, attendez.
11:12– Elle n'est pas obligée de savoir les 15 000
11:14sur le bout des doigts.
11:15Il faut qu'elle les ait vues au moins une fois dans son entraînement.
11:18Et puis, il y en a, là encore, c'est de la hiérarchie,
11:21de la priorisation.
11:22Certaines, il faut absolument qu'elles les connaissent parfaitement.
11:25Et puis d'autres, ma foi, il y a même des procédures
11:27pour prendre des photos, finalement, depuis l'espace.
11:30Bon, ça, c'est un peu plus intuitif
11:32que finalement savoir comment éteindre un incendie.
11:36Parce que là aussi, un des principaux risques dans l'espace,
11:39c'est l'incendie.
11:40Parce qu'on est dans une atmosphère confinée,
11:43on a des réservoirs d'oxygène,
11:46enfin, on a des tas de choses qui ne demandent qu'à s'enflammer.
11:51Donc, ils sont entraînés de telle façon
11:53à connaître leurs tâches exactement.
11:55Il y en a certains qui vont utiliser,
11:56qui vont manipuler les extincteurs.
11:58Et puis d'autres qui vont aller,
12:00ils sont spécialistes des différentes parties, en fait, de la station.
12:03Et ils savent exactement quel, on va dire,
12:05quel plomb faire sauter
12:09pour qu'on couper l'électricité dans le module coupable
12:13ou là où il y a l'incendie.
12:15Là, les images que l'on voit,
12:16ce que l'on voit, on est les yeux de Sofiano.
12:20C'est ça.
12:21On est sur son casque.
12:22Donc, là, qui on voit, on voit Anil Ménon.
12:26Absolument.
12:26On le reconnaît à ses bandes rouges, en fait.
12:28C'est assez simple.
12:29C'est l'Américain.
12:29C'est l'Américain.
12:30C'est l'Américain qui lui-même est ingénieur de formation militaire.
12:35Il est médecin urgentiste.
12:36C'est ça.
12:37Il a travaillé dans l'armée.
12:38Donc, elle, pendant qu'elle travaille,
12:41et lui, il a aussi une caméra, j'imagine, Anil Ménon.
12:44Donc, de temps en temps, en fonction des plans,
12:46on est soit sur Sophie, soit sur Anil Ménon, quoi, en fait.
12:49Alors, la NASA a bien plus de plans que nous, ici, évidemment.
12:52J'imagine.
12:53Parce qu'il y a aussi des caméras sur le bras robotique canadien.
12:58Il y a des caméras portables.
13:00Il y a des caméras à côté de la visière.
13:03Donc, eux, ils ont une vision, évidemment, d'ensemble,
13:05beaucoup meilleure que la nôtre.
13:08Et là, si on voit la combinaison juste blanche,
13:10on est donc sur Sophie, là.
13:11C'est ça.
13:11C'est-à-dire...
13:12C'est les images du casque d'Anil Ménon.
13:15Donc, les traits rouges sur les jambes,
13:17c'est le commandant de la sortie.
13:21L'équipement, là, l'astronaute ne le sent pas,
13:25le poids de l'équipement ?
13:26Si, en fait.
13:28En fait, comme on n'est plus à l'époque héroïque
13:31où on avait des combinaisons sur mesure...
13:33D'accord.
13:33C'est combien de kilos d'équipement, là, sur l'eau ?
13:35140 kilos.
13:36Ça pèse.
13:36140 kilos, ça pèse.
13:37Et puis, surtout...
13:38Enfin, dans l'espace, ça ne pèse pas tellement,
13:39mais vous avez quand même une inertie.
13:41Et puis, surtout, on n'est plus à l'époque héroïque
13:44où on faisait des scaphandres sur mesure.
13:46Maintenant, c'est du prêt-à-porter.
13:48Alors, vous avez trois tailles.
13:49Vous avez médium, large et X large.
13:52Et, en fait, vous avez des moyens...
13:53Il n'y a pas ce môle pour vous, Philomène.
13:55Je suis désolé.
13:56C'est comme les gilets pare-balles sur le terrain.
13:58Voilà.
13:58Donc, vous avez des possibilités de les ajuster.
14:02Évidemment, à la morphologie de chacun.
14:04Il n'y a que les gants.
14:05Ça a vraiment la morphologie de la main.
14:07Et puis, on voit à quel point c'est important
14:09sur ce genre de mission.
14:10où là, certains ont des doigts, je dirais,
14:14à peu près universels.
14:15Donc, ils peuvent prendre des modèles de série.
14:17Mais il me semble que pour Sophie,
14:19il a fallu réaliser des gants sur mesure.
14:21Des gants sur mesure, ça veut donc dire
14:22qu'ils sont adaptés aux doigts
14:24de façon à avoir la meilleure préhension possible.
14:27Parce que quand on voit les outils
14:29qui sont utilisés, même si on est dans l'espace
14:31et que la protection est principale,
14:33il y a quand même le travail,
14:34un travail de minutie,
14:35un travail mécano, comme vous disiez tout à l'heure,
14:37à faire.
14:38Donc, on ne peut pas se permettre de dire
14:39« Oups, ça a glissé au mauvais moment ».
14:41Ça peut arriver, remarquez,
14:42mais tout de même.
14:43Alors, ça peut arriver,
14:44mais le problème,
14:45c'est que tout objet qui est perdu dans l'espace,
14:48eh bien, va faire…
14:49Mais tous les outils sont attachés,
14:51sont reliés.
14:51Tous les outils sont attachés,
14:52parce qu'il ne faut surtout pas perdre
14:54que ce soit des outils
14:55ou des boulons, etc.
14:57parce que ça peut devenir très dangereux
14:59pour l'orbite suivante.
15:00Et vous imaginez…
15:02C'est-à-dire que ça devient un projectile ?
15:03Ça devient un projectile, oui.
15:05Quand la Station spatiale internationale
15:08repasse au même endroit,
15:10elle peut être percutée à 28 000 km heure.
15:14Vous imaginez un peu les dégâts
15:15que ça peut faire.
15:16Et il suit ça en direct avec nous aussi.
15:18C'est l'astronaute Jean-Pierre Aignuré
15:19qui a fait une sortie dans l'espace.
15:21Jean-Pierre Aignuré,
15:22vous êtes toujours connecté,
15:24vous êtes toujours en train de regarder,
15:26toujours fasciné en même temps.
15:28Et puis, vous suivez ça
15:30avec l'œil de l'expert, j'imagine,
15:31qui voit à peu près
15:32ce qui est en train de se passer.
15:35Oui, bien sûr,
15:36captivé par cette opération.
15:39Bien sûr, il n'y a pas tout à fait
15:41de comparaison par rapport
15:42à la sortie que j'ai faite en 1999
15:45et du côté russe plutôt
15:46que du côté américain.
15:48Mais enfin, ces opérations
15:51de sortie extravéhiculaire
15:53sont toujours fascinantes
15:55et en particulier
15:57pour ceux qui les font.
15:58C'est vraiment une des activités
16:00les plus recherchées
16:01pour les astronautes.
16:03Il y a d'ailleurs peu d'astronautes
16:05parmi l'ensemble des astronautes
16:08qui volent dans l'espace
16:08qui ont accès à cette activité.
16:11En 30 ans,
16:13qu'est-ce qui vous épate le plus
16:14dans l'évolution, justement,
16:16aujourd'hui, Jean-Pierre ?
16:18Moi, ce que je trouve rassurant,
16:19c'est la sécurité.
16:20C'est parce qu'on sait
16:23qu'ils ont soit des plateformes,
16:25ils ont un câble d'acier déroulable,
16:29ce qui leur donne beaucoup
16:30de liberté d'action,
16:32tout en étant verrouillés,
16:35en tout cas sécurisés,
16:37solidement à la station.
16:39Et ça, c'est quelque chose
16:40de nous, dans la sortie
16:42de ma mission Perseus,
16:44on devait aussi intervenir
16:45sur une antenne.
16:46C'était un modèle
16:48d'antenne déployable.
16:50Et pour aller à l'endroit
16:51où cette antenne était déployée,
16:53sur le masque Saffora,
16:54il fallait, comme un alpiniste,
16:57ramper depuis le sas
16:58jusqu'à l'antenne.
17:00Et ceci en cheminant
17:01avec les mains
17:04et les lignes de vie
17:05avec les mousquetons
17:06qui nous accrochaient à la station.
17:07De temps en temps,
17:08il y a des mousquetons.
17:09Moi, c'était la dernière mission
17:10de mire,
17:11donc tout est commencé
17:12à être un peu vieux.
17:13Et de temps en temps,
17:14les mousquetons
17:15ne s'accrochaient pas solidement.
17:18Alors, il y avait à l'époque
17:19quand même
17:21cette crainte
17:22pour une raison
17:23ou pour une autre
17:24de relâcher la main
17:25par fatigue
17:25ou par...
17:26Bien sûr.
17:26Mais d'arriver
17:27à relâcher pour un mouvement.
17:29On disait tout à l'heure
17:29que le scaphandre
17:30fait 130 kilos.
17:31130 kilos
17:32plus l'astronaute.
17:34Donc, c'est en même temps
17:35et danser
17:35200 kilos.
17:37Si on fait un test
17:38pour Bush,
17:38on peut arracher la main.
17:40Ah oui.
17:41Donc, à aucun moment,
17:42il faut arracher
17:43sa vigilance,
17:44de toutes les manières.
17:45C'est 6 heures.
17:46Enfin, c'est de la concentration
17:47totale, maximale,
17:49avant l'opération,
17:50pendant l'opération
17:51et ensuite,
17:51quand l'opération se termine.
17:53C'est ça, Jean-Pierre ?
17:54Absolument.
17:55Moi, ça m'est arrivé
17:55de retrouver
17:56une des deux lignes de vie
17:58qui...
17:59Normalement,
17:59il faut au moins
18:00une ligne de vie
18:02accrochée à la station,
18:03sachant qu'on ne peut servir
18:04que des deux mains
18:04et des mains,
18:05elles servent à autre chose
18:06qu'acheminées.
18:08Il faut qu'elles soient
18:09accrochées.
18:10Ça m'est arrivé
18:12de vouloir prendre
18:13la deuxième ligne de vie
18:15et de constater
18:16qu'elles flottaient
18:17dans l'air.
18:17Ce qui faisait
18:18que je ne me tenais plus
18:19que par une main
18:20avec tous les...
18:21Si cette main avait cédé,
18:23on s'éloignait
18:24pour un certain temps
18:25de la station,
18:26pour toujours même.
18:28Et donc là,
18:29maintenant,
18:29en plus de ces dispositifs
18:31de sécurité qu'ils ont,
18:33ils ont aussi
18:34un petit fauteuil
18:35qui marche
18:36avec des gaz froids
18:37d'azote
18:37et qui,
18:38s'il leur arrivait
18:39une désaventure
18:40d'un câble qui rompt
18:41ou pour une raison
18:42ou pour une autre
18:43qui ne soit plus
18:44solidarisé la station,
18:45ça leur permet
18:46de revenir
18:47par effet de réaction
18:48sur ces petits moteurs
18:50à base d'azote.
18:51Attendez, Jean-Pierre,
18:52juste pour parler
18:53de ces petits moteurs
18:54à pulsation d'azote,
18:55c'est comme on peut voir
18:56dans les films,
18:56quoi, en fait.
18:57C'est ça ?
18:57Ce sont des petits jets
18:59comme ça
19:00qui propulsent
19:01et on arrive à guider
19:02pour revenir précisément
19:04au point
19:04que l'on doit atteindre.
19:05Mais c'est une question
19:06de dosage, alors.
19:07Oui, absolument.
19:08C'est un secours
19:09du secours.
19:10Donc,
19:11ce n'est pas optimal
19:12et ce n'est pas
19:12si précis que ça.
19:14Mais ça donne une chance
19:15au cas
19:16où il arrive
19:18à un problème
19:18quand le câble
19:20se détache
19:21ou les mains
19:22accrochées
19:23parce que
19:23vous connaissez
19:24le principe
19:25des mousquetons
19:25comme les montagnards.
19:27Vous l'encliquetez,
19:28normalement,
19:28ils se referment
19:29automatiquement.
19:30Et là,
19:30en 1999,
19:31dans le MIR,
19:32les mousquetons,
19:33ils ne se refermaient pas
19:34systématiquement.
19:37Attendez, Jean-Pierre,
19:38il y a une question
19:39ou une petite remarque
19:39pour vous.
19:40Jean-Pierre,
19:41vous aviez d'autant plus
19:42de mérite
19:42que je crois
19:43que sur MIR,
19:44vous n'aviez pas
19:45ces systèmes
19:45de propulsion
19:46pour éventuellement
19:47vous ramener
19:48sur la station.
19:50Non, non.
19:51Je peux même
19:51vous livrer un secret.
19:52C'est qu'un de mes deux équipiers,
19:54ensuite avec le russe
19:55dans la station
19:55pendant six mois,
19:57un des deux équipiers,
19:58Sergei Adveyev,
19:59il avait dans sa poche,
20:00il a des petites poches
20:01sur la jambe
20:02ou en bas de la jambe,
20:03il avait mis
20:04une espèce de ficelle
20:06avec un boulon
20:07en se disant
20:08si je me décroche,
20:09j'ai encore cette chance-là
20:11qui était dérisoire,
20:12c'était purement psychologique,
20:13absolument pas opérationnel.
20:15Mais c'est donc
20:16quelque chose
20:18sur lequel
20:18on était extrêmement attentif.
20:21Et là,
20:22je les vois travailler
20:22sur des choses
20:23assez complexes,
20:25sûrement,
20:25c'est des choses
20:26un peu moins complexes
20:26du coup,
20:28mais là,
20:29je les vois travailler
20:30très librement
20:31au niveau du boulon.
20:32Vous savez quand même...
20:33Alors,
20:33l'autre confort
20:34qu'ils ont aussi,
20:35c'est d'avoir un scaphandre
20:36qui n'est gonflé
20:37qu'à 0,3 bar,
20:39ce qui permet
20:40de ne pas moins fatiguer
20:42le corps,
20:42les bras,
20:43les épaules
20:44et les mains.
20:45Et donc,
20:46ils en viennent
20:46à manipuler
20:47des boulons
20:48comme on a vu tout à l'heure,
20:49ce que nous,
20:50on n'aurait pas pu
20:51considérer.
20:52mais Jean-Pierre,
20:53et vous tous
20:54autour de la table,
20:55le boulon,
20:56le fameux boulon
20:57ou la vis,
20:58comme vous voulez,
20:59ici sur Terre
21:00de temps en temps,
21:01quand ça coince,
21:03on se dit
21:04un coup de W40
21:05ou un coup de marteau
21:07dessus
21:07et puis on essaie
21:07de décoincer.
21:09Ça peut arriver
21:09que ça coince,
21:10j'imagine,
21:11là aussi.
21:12D'ailleurs,
21:12tout à l'heure,
21:12c'est arrivé.
21:15dans ces cas-là,
21:15pour ceux qui,
21:16comme moi,
21:17n'ont pas eu le temps
21:17de le voir
21:18ou n'ont pas pu le voir,
21:19que fait-on ?
21:20Quelle est l'opération
21:21de secours ?
21:21Il n'y a pas le W40
21:22de l'espace
21:23que l'on sorte.
21:24Comment ça se passe ?
21:24C'est ce qu'on disait
21:26tout à l'heure.
21:26Tout est procéduré.
21:28Quand une vis
21:30ne veut pas se dévisser
21:31avec un certain couple,
21:32on augmente légèrement
21:33le couple
21:34jusqu'à ce que ça cède.
21:35Et visiblement,
21:36c'est ce qui s'est passé
21:37tout à l'heure,
21:38le sol,
21:38après différents essais
21:40infructueux
21:41pour desserrer
21:42un des boulons
21:42de l'antenne
21:44a instruit
21:46Sophie Hannaud
21:47d'augmenter le couple
21:48et à la fin,
21:49le boulon est sorti.
21:50Mais ça a bien pris
21:51trois, quatre,
21:52cinq essais.
21:53Donc,
21:53je pense que,
21:56il faut garder
21:58la séquence
21:59et puis,
22:00il y a toujours
22:02quelque chose
22:03qui est prévu
22:03et si ça ne marche pas,
22:04peut-être que le collègue vient.
22:06Il y a toujours
22:06une séquence
22:07qui est prévue.
22:08Et là où
22:08la formation militaire
22:11permet de,
22:12de réagir,
22:13c'est qu'elle sait
22:14quand est-ce qu'elle doit
22:15passer la main
22:16à la décision suivante.
22:17Elle sait qu'il faut
22:18arrêter là
22:19et passer à telle
22:19ou telle autre procédure.
22:21En fait,
22:21c'est vraiment ça
22:22et c'est cette rigueur-là,
22:24cette rigueur militaire
22:24qui permet,
22:25justement,
22:25ce n'est pas un hasard
22:26si Sophie Hannaud
22:28ou Arnaud Prost,
22:30l'astronaute suivant,
22:31vont être sélectionnés
22:31des gens qui ont
22:32une formation militaire.
22:33Comment,
22:35j'imagine qu'ils sont
22:35tenus au courant
22:36de ce qu'on disait tout à l'heure,
22:37il y a un dialogue constant.
22:38C'est-à-dire que là,
22:39au moment où on se parle,
22:41la sortie de l'espace,
22:42elle est d'un peu plus
22:43de 2h20 maintenant.
22:45Donc,
22:45ils regardent
22:46s'ils sont raccords
22:47par rapport
22:47à leur plan,
22:49leur programme,
22:50quoi,
22:51à la minute près
22:51ou pas.
22:52C'est comme ça
22:53que ça se passe ?
22:53C'est le contrôle sol
22:54qui gère le training.
22:55Le contrôle sol qui est où ?
22:56Qui est à Houston.
22:57D'accord.
22:58Voilà.
22:58C'est là qu'il y a
22:59tous les experts
22:59et il y a un Capcom,
23:01c'est-à-dire une personne
23:02qui leur parle.
23:03Ce n'est pas 36 personnes,
23:05donc l'information converge
23:06chez une personne
23:10qui travaille avec eux
23:11en direct.
23:12Et c'est là,
23:13il y a des professionnels
23:14de ce qu'on appelle
23:15la timeline.
23:17Donc,
23:17chacun va vérifier
23:18si tout est nominal.
23:21Si on est en avance,
23:22tant mieux.
23:23Si on est en retard,
23:23il y a un souci,
23:24il faudra voir
23:26pour ajuster.
23:28dépasser les 6h30
23:29de sortie extravéhiculaire
23:30va devenir compliqué
23:31parce que la fatigue,
23:34elle sera là.
23:36Physique et mentale ?
23:37Physique et mentale,
23:38absolument.
23:39Mais beaucoup physique.
23:41Le mental va suivre
23:42parce que le stress positif
23:44aide quand même.
23:45Mais à un moment donné,
23:46je veux dire,
23:47le physique a des limites
23:49quand même.
23:50Il faut imaginer
23:51chaque fois,
23:52effectivement,
23:53on l'a dit,
23:53chaque fois que vous prenez
23:55quelque chose en main,
23:56c'est comme d'écraser
23:57fortement une balle de tennis
23:59parce que vous êtes
24:00en atmosphère positive
24:01à l'intérieur
24:02et dans le vide
24:03à l'extérieur.
24:04Donc,
24:04il faut se battre
24:05contre la pression
24:06du scaphandre
24:07à chaque mouvement.
24:08C'est l'équivalent,
24:09je crois,
24:10d'un marathon,
24:11ces 6h30 de sortie.
24:13Mais au-delà
24:14de son entraînement,
24:15évidemment qu'on imagine
24:16ultra intensif
24:18pour spatial,
24:20il faut aussi préciser
24:21que c'est une grande,
24:22grande sportive,
24:23ce Fiat de Nau.
24:24Elle est aussi
24:25prof de yoga,
24:26c'est une grande skieuse
24:28en plus de son entraînement
24:29qu'elle a eu physique
24:30quand elle était dans l'armée.
24:31Donc,
24:31ça veut dire
24:32qu'elle sait très bien
24:33gérer son corps,
24:34son stress,
24:35ses émotions,
24:36elle sait sûrement
24:38ralentir elle-même
24:40quand elle sent
24:40que la tension monte,
24:42se résonner.
24:43Vaut mieux
24:43quand on est dans l'espace
24:44à 400 km
24:44au-dessus de nos têtes.
24:46Attendez,
24:46pardon,
24:47Jean-Pierre Aignuret,
24:48vous vouliez ajouter
24:48quelque chose ?
24:50Par la condition physique,
24:52c'est tout à fait juste,
24:53ça prouve ce qui a été dit,
24:55mais il y a des ressources
24:56propres au scaphandre aussi.
24:58C'est-à-dire que l'oxygène,
25:00elle n'est pas générée
25:01par l'opération
25:01du Saint-Esprit.
25:02Il y a une réserve
25:03et au-delà de cette réserve,
25:05plus d'oxygène.
25:06L'absorption du gaz carbonique,
25:07c'est exactement la même chose.
25:09Donc,
25:10et le retour,
25:11si on va travailler
25:12sur une zone
25:14de la station
25:15assez éloignée
25:16du SASS,
25:17eh bien,
25:18le retour peut prendre
25:1920 minutes,
25:2030 minutes.
25:21et puis,
25:22une fois qu'on est
25:22à l'intérieur du SASS,
25:23les opérations de sassage,
25:25c'est-à-dire
25:25de rétablissement
25:27de la pression,
25:28elles se font
25:29avec des vérifications
25:30d'évolution de la pression
25:31en fonction du temps.
25:32C'est-à-dire qu'on ne regonfle pas
25:34le SASS d'un seul coup
25:35parce que s'il fuyait un peu,
25:37eh bien,
25:37on perd bêtement.
25:38On va être obligé
25:39de refaire le vide
25:40et de recommencer.
25:42Donc,
25:43c'est à ça aussi
25:44qu'il faut penser
25:45et c'est ça,
25:45je pense,
25:46que le Capcom
25:47et le centre de contrôle
25:48veillent absolument.
25:51Même dans le cas
25:52d'un incident,
25:53comme il a eu lieu
25:55pour un astronaute italien
25:57de l'Agence spatiale européenne,
25:58vous vous souvenez,
25:59qui a failli se noyer
26:00à cause de l'eau
26:01qui se répandait
26:02sur son visage,
26:03eh bien là,
26:03il faut prévoir
26:04ce retour d'urgence
26:05pour mettre en sécurité
26:06l'astronaute,
26:07y compris avec le délai
26:10de temps
26:10qu'il faudra
26:11pour ressasser.
26:12Et toujours long,
26:13surtout en fin de mission.
26:14Moi, je me souviens
26:15qu'à la fin de ma sortie
26:16extravéhiculaire,
26:18le gaz carbonique
26:19commençait à être omniprésent
26:20à l'intérieur du scaphandre,
26:21c'est-à-dire
26:21que j'étais au bout
26:22des ressources.
26:22Et dans ces cas-là,
26:23comment on sent
26:24qu'elle est l'incidence
26:26physiologique ?
26:27Eh bien,
26:28difficulté à respirer
26:29et mal à la tête.
26:30Ça, c'est le signe
26:31en ce qui me concerne
26:33du gaz carbonique.
26:34Et dans ces cas-là,
26:35vous saviez que vous aviez
26:36une marge de combien,
26:37Jean-Pierre ?
26:39Eh bien, là,
26:40on était déjà
26:41dans le SAS,
26:42en l'obscurité.
26:44Alors,
26:45la différence encore
26:46il y a 30 ans
26:47et maintenant,
26:47c'est que le SAS-SAS
26:48ne pouvait se faire
26:49que par les astronautes
26:50qui avaient fait
26:51la sortie extravéhiculaire
26:52dans le SAS.
26:53C'est-à-dire,
26:54après beaucoup de fatigue,
26:55après le stress
26:55de vouloir vite
26:56rentrer dans la station
26:57parce que les ressources
26:58s'épuisent.
26:59Alors que là,
27:00je pense qu'il y a
27:01des tableaux de bord
27:02à l'intérieur de la station
27:03qui permettent
27:04à l'équipage
27:05des ADG
27:06de ces sarges
27:09importantes
27:09en fin de l'émission
27:10des opérations
27:11de ces sarges.
27:12Mais,
27:14il faut rappeler
27:14que pendant que
27:15Anil Ménon
27:16et Sophie Adnaud
27:17travaillent
27:18à l'extérieur,
27:21au sein
27:22de la station spatiale,
27:23enfin,
27:24il reste quelqu'un,
27:25quoi.
27:26Oui,
27:27surtout,
27:28en termes
27:28de manipulation
27:30du bras robotique.
27:31on voit Anil Ménon
27:32en fait sur le bras robotique
27:33parce que c'est lui
27:34qui doit manipuler...
27:35C'est l'Américain.
27:35C'est l'Américain
27:37qui doit manipuler
27:39l'antenne
27:39qui est monstrueuse,
27:40qui fait plus de 2 mètres
27:42de diamètre.
27:43Et donc,
27:43pour être capable
27:44de la manipuler,
27:45il faut qu'il soit
27:45vraiment accroché
27:46au bras robotique
27:47canne d'arme.
27:48Et donc,
27:48le bras robotique
27:49est piloté
27:50par Jack Attaway.
27:50Donc derrière,
27:51effectivement,
27:52il y a Jessica Mayer
27:53qui est la commandante
27:54qui surveille...
27:55Combien il y a de personnes
27:55encore à l'intérieur
27:56de la station ?
27:57Deux...
27:57Trois,
27:58je crois.
27:58Alors,
27:59il y a les Russes aussi.
28:00Les Russes aussi,
28:00ils sont...
28:01Effectivement.
28:02Donc au total,
28:03ils sont...
28:03Alors,
28:04il y en a deux
28:04à l'extérieur de la station
28:05et encore cinq
28:06dans les différents modules
28:07de la station.
28:08Bon,
28:08les Russes sont en retrait
28:09puisque c'est une opération
28:12européo-américaine.
28:13et bien que la station
28:15soit opérée simultanément
28:16par les Russes
28:17et les Américains,
28:19il ne vous a pas échappé
28:20que depuis février 2022,
28:22c'est devenu un peu tendu quand même.
28:23Voilà.
28:24Mais on communique quand même,
28:25j'imagine.
28:26Bien sûr,
28:26bien sûr,
28:27c'est un...
28:28L'espace est encore
28:29un des derniers lieux,
28:31espace,
28:31j'allais dire,
28:32où effectivement,
28:34ces deux puissances
28:36peuvent encore...
28:37Eh bien,
28:37sont obligées de coopérer
28:39puisqu'en fait,
28:40la Station Spatiale Internationale,
28:42c'est un programme
28:42qui a été lancé
28:44le premier vol,
28:45ça devait être aux alentours
28:46de 1999
28:48et depuis la situation,
28:51l'Empire soviétique
28:52venait de s'effondrer.
28:53Depuis,
28:54la Russie a retrouvé
28:55en tout cas
28:56des ambitions géopolitiques
28:58un peu encombrantes,
29:00on va dire,
29:00dans ce contexte-là,
29:01mais on fait
29:02contre mauvaise fortune,
29:03bon cœur
29:03et en bonne intelligence,
29:05autant qu'il est possible
29:06de le faire.
29:06Quoique,
29:07il y a quand même eu
29:07une anecdote
29:08assez frappante.
29:10Un des camarades russes
29:12qui devait accompagner
29:13Sophie Adnaud,
29:14eh bien,
29:14il a été retiré
29:16de l'effectif
29:16parce que,
29:17eh bien,
29:18en fait,
29:18il était soupçonné
29:19d'avoir mené
29:20des actions d'espionnage.
29:21Il a photographié
29:22des moteurs,
29:24des fusées de SpaceX
29:26et il était clairement
29:27en train de vouloir,
29:29enfin,
29:29il ne voulait pas
29:30en faire un usage
29:30personnel.
29:31Il envoyait ça
29:32directement au Kremlin,
29:33enfin,
29:33je schématise.
29:34non,
29:34mais tout à fait
29:35et donc,
29:36il a été rappelé,
29:38enfin,
29:38il a été interdit
29:39de vol par les Américains
29:41et donc,
29:41il a été remplacé
29:42au pied levé.
29:43Alors,
29:43ça a un tout petit peu
29:44déstabilisé quand même
29:45Sophie Adnaud
29:45puisqu'elle s'était
29:46entraînée beaucoup
29:47avec ce...
29:48Non,
29:48c'est qu'alors,
29:49quand il y a un remplacement
29:50au pied levé,
29:50on imagine
29:51que la personne,
29:52enfin,
29:52le remplaçant
29:53connaît toutes les procédures aussi.
29:55Oui,
29:55bien sûr,
29:56c'est ce qu'on appelle,
29:57enfin,
29:57c'est un remplaçant,
29:58c'est une doublure
30:00et il est parfaitement au point.
30:02Là où il y aurait peut-être
30:04pu avoir un défaut de coordination,
30:06c'est justement
30:07dans le travail en binôme
30:09avec Sophie Adnaud
30:11pour certaines tâches
30:12qui ne sont pas celles
30:14d'une sortie extravéhiculaire
30:15donc avec des enjeux sécuritaires
30:17quand même nettement moins importants.
30:18Il a été remplacé
30:19par Andrei Fedyaev
30:21qui a été prévenu
30:23au pied levé
30:24mais trois mois avant
30:26mais comme vous l'avez dit
30:26c'est assez incroyable
30:27parce que c'est un des derniers endroits
30:29ou presque
30:30où finalement
30:30il y a une collaboration
30:31entre les Américains
30:32et les Russes
30:33à 400 kilomètres de la Terre
30:35et il faut peut-être préciser aussi
30:36que la première femme
30:37à être allée dans l'espace
30:38c'était Valentina Tereshkova
30:40c'était,
30:41il me semble,
30:42en 1963
30:44et d'ailleurs
30:44cette femme
30:45elle a une histoire
30:46assez extraordinaire
30:47parce qu'elle était
30:48ouvrière
30:49dans une usine de textile
30:50et elle faisait du parachutisme
30:52comme ça
30:53à côté
30:53et elle a été recrutée
30:54donc ensuite formée
30:56et ça a été la première femme
30:57à aller dans l'espace
30:58et ensuite
30:59il a fallu attendre
31:00quand même
31:0019 ans
31:01avant qu'il y ait une deuxième femme
31:02à aller dans l'espace.
31:03Là les images que l'on voit
31:04sont celles
31:05puisqu'on reconnaît maintenant
31:06pour ceux qui nous rejoignent
31:08les bandes rouges
31:08sur les cuisses
31:09donc ce sont celles
31:10d'Anil Ménon
31:10l'Américain
31:12et donc
31:13ces images que l'on voit
31:15sont prises
31:15du casque
31:16de Sophie Adnaud
31:18on en est à quasiment
31:20deux heures et demie
31:21maintenant
31:21de sortie dans l'espace
31:23on travaille
31:24au remplacement
31:25de cette antenne
31:25antenne qui sert à quoi
31:27précisément alors ?
31:29Alors c'est une antenne
31:30c'est l'antenne
31:31de haut débit en fait
31:32pour communiquer
31:34avec la station spatiale
31:35internationale
31:36il y a deux antennes
31:37il y a une antenne
31:37ce qu'on appelle bandes
31:38qui permet d'envoyer
31:40les données essentielles
31:41de contrôle
31:42de la station spatiale
31:43internationale
31:44comme n'importe quel
31:44vaisseau spatial
31:46mais également
31:47les antennes
31:48enfin les images
31:49qu'on voit
31:49doivent pouvoir
31:50passer par du haut débit
31:52comme la boxe chez nous
31:54et cette antenne
31:55sert justement
31:56à communiquer
31:58via un relais
31:59satellite
32:00en orbite géostationnaire
32:02à ramener
32:02toutes ces images
32:04sur Terre
32:04parce que
32:05je ne sais pas
32:06si on a l'image
32:07de la trace au sol
32:10de la station spatiale
32:12il y a un petit cercle vert
32:13pour ceux qui avaient suivi
32:15ce petit cercle vert
32:16c'est la zone de visibilité
32:17de la station
32:17c'est-à-dire que
32:18depuis la station spatiale
32:19on voit une toute petite zone
32:20au sol
32:21un petit peu
32:22comme si on était
32:23sur une cellule
32:23de téléphone portable
32:24etc
32:25mais pour communiquer
32:26une fois qu'on est
32:27à l'autre bout du monde
32:29la station spatiale internationale
32:31utilise un satellite
32:31TDRSS
32:32qui est en orbite
32:34géostationnaire
32:34en fait il y en a trois
32:35au minimum
32:36et cette antenne
32:38communique
32:38vers ces satellites
32:40géostationnaires
32:40cette image est extraordinaire
32:42parce qu'on les voit
32:43tous les deux travailler
32:44là
32:44donc ce qui veut dire
32:45que c'est pris d'une caméra
32:46qui est posée
32:47sur j'imagine
32:48sur la station spatiale
32:50c'est ça
32:50oui tout à fait
32:51il y a plusieurs caméras
32:53qui sont posées
32:55en différents endroits
32:56de la station
32:56et qui permettent
32:57de prendre des images
32:58donc de dos
33:00c'est donc Sophie Adnaud
33:02et en face
33:03c'est Annie Le Mémone
33:04avec ses deux bandes rouges
33:05reconnaissables
33:06donc tous deux
33:07sont en train de travailler
33:07et ils se parlent
33:09en même temps
33:09donc on est d'accord
33:10ils se parlent toujours
33:11il y a toujours une collation
33:12pour éviter justement
33:13qu'il y ait des erreurs
33:15de fait
33:16qui pourraient être
33:16qui pourraient être dramatiques
33:18et ils sont dans l'espace
33:20reliés
33:21harnachés
33:22avec des mousquetons
33:23mais les dimensions
33:25de la station spatiale
33:26internationale
33:27c'est celle que l'on voit
33:29derrière vous
33:29j'imagine
33:30c'est celle-ci
33:31il y a des chances
33:32110 mètres par 74
33:34110 par 74
33:36avec plusieurs modules
33:37c'est ça ?
33:38c'est un stade de foot
33:40en ce moment
33:40ça tient dans un stade de football
33:43le volume pressurisé
33:45est équivalent à peu près
33:47à 380 en tout
33:49il faut savoir
33:50que la moitié de la station
33:52a été fabriquée en Europe
33:54c'est-à-dire
33:54les modules
33:56ont été
33:5750%
33:58ont été fabriqués
33:59à Turin
33:59dont la cupola
34:00c'est-à-dire
34:01la seule fenêtre
34:02entre guillemets
34:03sur l'extérieur
34:04est aussi une conception
34:05une fabrication européenne
34:07mais ensuite
34:08elle est assemblée
34:10elle est projetée
34:11dans l'espace
34:12alors non
34:13elle est assemblée
34:13dans l'espace
34:14dans l'espace
34:15avec plusieurs modules
34:16qui arrivent
34:16avec des lanceurs
34:17c'est ça ?
34:17alors du côté russe
34:18c'était avec des lanceurs
34:19pour autant
34:19effectivement du côté américain
34:21c'était essentiellement
34:21la navette spatiale américaine
34:23qui amenait dans sa soute
34:24les différents éléments
34:25et il a fallu
34:26des centaines et des centaines
34:27d'heures
34:28de sorties extravéhiculaires
34:29à l'époque
34:29effectivement
34:30pour faire les assemblages
34:31quel est son âge
34:32à cette station spatiale internationale
34:34si on prend en compte
34:35l'ensemble des modules
34:36la date de fabrication
34:38alors le premier vaisseau
34:39donc c'était
34:40c'était Svesda
34:41c'était en 97
34:42il me semble
34:43si je ne me trompe
34:46voilà
34:46donc c'était
34:47le nœud
34:48le premier nœud
34:48autonome
34:49qui était fabriqué
34:51en Russie
34:52donc
34:53mais payé par les américains
34:55à l'époque
34:55et ensuite
34:56le Lego
34:57s'est étendu
34:58donc avec effectivement
34:59les partenariats
35:00qu'on connaît
35:00le Japon
35:01le Canada
35:02la région spatiale européenne
35:05On va retrouver Théo Bacillana
35:07Théo Bacillana
35:08qui est à la cité de l'espace
35:09de Toulouse
35:10où l'on regarde
35:11le public est là
35:12pour bien sûr
35:14suivre cette sortie spatiale
35:16de Sophie Adnaud
35:18et Anil Ménon
35:22Exactement
35:23pour admirer
35:24on en a rencontré
35:24beaucoup de personnes ici
35:26qui sont fascinées
35:27par cette opération
35:28cette opération
35:29millimétrée
35:29Jean-Emmanuel
35:30qu'est-ce que vous ressentez
35:32vous lorsque vous voyez
35:32justement
35:33Sophie Adnaud
35:34ici dans l'espace
35:35en train de réaliser
35:36cette opération ?
35:37Surtout beaucoup de fierté
35:38je pense que
35:39c'est ce qu'on ressent tous
35:40en tant que français
35:41ça fait toujours plaisir
35:42de voir
35:42quand notre pays
35:43peut être un peu mis en avant
35:44et surtout
35:45je pense dans un monde
35:46aussi misogyne qu'aujourd'hui
35:47voir une femme
35:48qui puisse aussi porter
35:49nos couleurs
35:49ça fait plaisir
35:50je pense aussi
35:51que ça nous appelle
35:52à l'humilité
35:53c'est clair qu'on voit
35:54que notre monde
35:55est si vaste
35:55et qu'on puisse enfin
35:56faire front
35:57on s'en fiche de savoir
35:58d'où on vient
35:59mais on se met ensemble
35:59on met toutes les technologies
36:00qu'on a
36:01pour pouvoir communiquer
36:02en plus
36:02c'est excellent
36:03qu'elle soit
36:04sur cette mission-là
36:05moi c'est une immense fierté
36:06que je ressens
36:06Qu'est-ce qui vous impressionne
36:08le plus ?
36:08Quand on voit ces images
36:09juste derrière vous
36:11on voyait parfois
36:12sur certains plans
36:12la terre toute petite
36:14derrière elle
36:14qu'est-ce qui vous impressionne
36:16le plus ?
36:18C'est magnifique
36:19c'est juste que je me rends compte
36:20qu'on est dans
36:21j'ai une super planète
36:22qu'on a surtout
36:23beaucoup d'opportunités
36:24je trouve
36:25et qu'on arrive à les saisir
36:26quand on se donne comme ça
36:29moi je suis éducateur spécialisé
36:30de formation
36:31donc j'ai juste envie
36:31de rappeler que
36:32je pense que
36:33lorsqu'on s'accroche à ses rêves
36:34qu'on travaille
36:35j'ai lu son parcours tout à l'heure
36:37qu'on se donne les moyens
36:38on peut accomplir ses rêves
36:39et ça ça fait plaisir
36:40de savoir qu'on est dans un pays
36:41où on peut le faire
36:42voilà tout simplement
36:43On a vu d'ailleurs
36:44tout à l'heure
36:44par rapport à ce que vous êtes
36:45en train de dire
36:45beaucoup de jeunes
36:46qui justement sont inspirés
36:48par son parcours
36:48Dernière petite question
36:49Si jamais vous deviez choisir
36:51entre être ici
36:52sur Terre
36:53ou à la place de Sophie
36:54dans les airs
36:55et même dans l'espace
36:56qu'est-ce que vous choisiriez ?
36:58J'ai fait l'expérience
37:00tout à l'heure
37:00de me prendre 2G dans la tête
37:02pour voir ce que ça fait
37:02de rentrer dans une fusée
37:06Non je suis très bien sur Terre
37:07franchement je suis content
37:07je pense qu'il faut être formé
37:08il ne faut pas trop rêver
37:10non plus
37:10le mérite
37:11et je suis content pour elle
37:12mais je préfère rester ici
37:13et m'occuper des miens
37:15Merci beaucoup
37:15Jean-Emmanuel
37:16des personnes fascinées ici
37:18par cette opération
37:19qui doit durer au total
37:21un petit peu plus de 6 heures
37:22on le rappelle
37:23remplacer une antenne
37:24de communication
37:25pour justement échanger
37:26notamment certaines données
37:27avec le centre de contrôle
37:29à Houston
37:29Merci Théo Bassilana
37:31enfin
37:32on peut être que fasciné quoi
37:34fasciné par la netteté
37:36des images
37:37ce que l'on voit
37:38on les voit
37:38enfin c'est fou quand même
37:39on les voit travailler
37:40ils ont leur micro
37:41on a le son
37:43on a l'image
37:44on voit la Terre
37:45et on suit tout ça
37:46tout ça en direct
37:47est-ce qu'on peut arriver
37:48parce que
37:49est-ce qu'on pourrait arriver
37:50à savoir où on est
37:51au-dessus de quoi on est
37:53on sait très précisément
37:55ils sont là
37:55juste au-dessus
37:56de la côte est
37:57des Etats-Unis
37:58à peu près au niveau
37:59de Seattle
37:59ils sont en train
38:01de franchir
38:01voilà
38:03on la voit
38:04sur cette image
38:05c'est là où on voit
38:06le petit triangle jaune
38:08non non non
38:09c'est le
38:09voyez le rond vert
38:11ah oui pardon
38:12vous avez raison
38:13et donc la station
38:14c'est ces espèces
38:15de petits haches
38:18superposées
38:19voilà
38:19et donc
38:20ils viennent de rentrer
38:21dans le jour
38:22et ils ont
38:23à peu près
38:24pour 45 minutes
38:25de jour
38:26avant de voir
38:27de nouveau
38:27le soleil se coucher
38:28en fait c'est bien sûr
38:29eux qui
38:30par leur mouvement
38:32accélèrent
38:32cette séquence
38:33est-ce qu'il y a une différence
38:34de température ou pas ?
38:36gigantesque
38:36combien ?
38:37gigantesque
38:38et bien on passe
38:38de moins 120
38:39à plus 120
38:40à peu près
38:40donc vous imaginez
38:42un peu le choc thermique
38:43évidemment tout est prêt
38:44en compte
38:44mais cela dit
38:45il y a des matériaux
38:47le métal
38:48ça se dilate
38:50en fonction
38:50de la température
38:52donc tout ça
38:53a une incidence
38:54sur le déroulement
38:55de la mission
38:56et puis surtout
38:56évidemment
38:57dans leur scaphandre
38:58il faut mettre
38:59le réchauffage
39:00ou la clim
39:02voilà
39:03il y a une clim
39:03ah oui là
39:04il n'y a pas de débat
39:05il faut une clim
39:06non mais c'est intéressant
39:07c'est quoi cette clim
39:08alors en fin
39:09en fait disons
39:09ils font une espèce
39:10de juste corps
39:11de pyjama
39:11avec énormément
39:13de tuyaux
39:15donc ils font circuler
39:16de l'eau
39:16à une certaine température
39:17pour équilibrer
39:18alors c'est pas seulement
39:19le jour et la nuit
39:20c'est
39:21on peut être
39:22le dos au soleil
39:23et avoir plus 130 degrés
39:25dans le dos
39:25et du côté ombre
39:27puisqu'il n'y a pas
39:28d'atmosphère
39:28donc il n'y a pas
39:28de convection
39:29le côté ombre
39:30donc devant
39:30devant soi
39:31on est à moins 120
39:33donc il faut équilibrer
39:34en permanence
39:35et c'est l'astronaute
39:37lui-même
39:38qui équilibre
39:38ou on le fait
39:39de la station
39:40ou du centre de contrôle
39:41comment ça se fait
39:41non ça se fait
39:43automatiquement
39:43ils ont des régulateurs
39:45ils peuvent ajuster
39:45aussi pour les gants
39:46parce que les gants
39:47c'est la partie
39:47la plus sensible
39:48c'est là qu'on peut
39:49le moins réguler
39:50et c'est la partie
39:51qui est la plus fragile
39:52on le sait très bien
39:52quand on fait du ski
39:53ils ont des chaufferettes
39:55il y a à la fois
39:55du liquide
39:57qui circule
39:57à l'intérieur
40:00du scaphandre
40:01donc il y a
40:01je crois
40:0214 couches
40:02enfin c'est quelque chose
40:03d'énorme
40:04et il y a des chaufferettes
40:05pour justement
40:06réchauffer à des endroits
40:07c'est un petit peu
40:08c'est un vaisseau spatial
40:09en miniature
40:09voilà
40:10alors vous disiez
40:11on voit la Terre
40:12en dessous là
40:13tout à fait
40:13oui
40:15c'est incroyable
40:15donc en 6h30
40:16ils vont voir
40:17à peu près 4 couchers
40:18et levés de soleil
40:19c'est ça ?
40:20c'est ça
40:20c'est 90 minutes
40:21une orbite
40:22à peu près
40:22à 420 km
40:23alors là on reste
40:25dans ce qu'on habite
40:25dans ce qu'on appelle
40:26l'orbite basse
40:27c'est à dire
40:28l'orbite basse
40:28c'est les orbites
40:29qui vont jusqu'à peu près
40:312000 km
40:32en général
40:33on va pas beaucoup plus haut
40:33parce qu'au-delà
40:34de 2000 km
40:35on aime pas y aller
40:36à cause des ceintures
40:37de radiation
40:37qui sont extrêmement agressives
40:39donc on reste
40:40là on est à 400 km
40:41c'est l'approche banlieue
40:42mais pardon
40:43c'est une question naïve
40:45parce que je suis vraiment
40:45fasciné par
40:47par ce que je vois
40:49et c'est presque
40:49une question de gosse
40:50est-ce qu'à un moment
40:50quand on travaille là
40:52on s'arrête 10 secondes
40:54et on se dit
40:54attends je profite
40:55quand même un peu
40:56je profite de la vue
40:57je profite du paysage
40:59est-ce qu'elle pourrait dire
41:01à Anil Mennon
41:02ou Anil Mennon
41:03peut lui dire
41:04Sophie deux secondes
41:05regarde là où on est
41:06regarde ce qui se passe
41:07regarde ce qu'on voit
41:08j'ai une crampe
41:08donne moi deux minutes
41:10non mais vous voyez
41:11non mais évidemment
41:12évidemment
41:13après il y aura
41:14j'imagine qu'ils sont
41:14toujours fascinés
41:15il y aura des pauses
41:16alors évidemment
41:17au début
41:18quand ils sont sortis
41:19tous les deux
41:20elle c'était sa première sortie
41:23donc Mennon devait aller
41:24au bras robotique
41:26donc elle a eu le temps
41:28bien 5-10 minutes
41:29au début
41:30pour apprécier
41:31effectivement
41:32le spectacle
41:32là on retire la vis
41:33regardez
41:33retire la vis
41:35il faut surtout
41:36pas la perdre
41:38parce qu'elle va aussi
41:39à 8 km par seconde
41:40et ça devient un projectile
41:42qui est plus rapide
41:42qu'une balle de fusil
41:43combien par seconde ?
41:458 km par seconde
41:468 km par seconde
41:47et donc
41:47si à la prochaine
41:48ou dans 10 ans
41:49ou dans 5 ans
41:50ce projectile
41:51sera toujours là
41:54il est plus rapide
41:55qu'une balle de fusil
41:56donc ça peut pénétrer
41:57n'importe quelle structure
42:00lorsqu'il y a une vis
42:01qui est retirée
42:02ou un boulon
42:03comment est-ce qu'il est récupéré
42:04comment est-ce qu'il est rangé ?
42:05il y a une poubelle
42:06portable
42:08ils ont un outil
42:09où il est rangé
42:09un par an
42:10on l'a vu tout à l'heure
42:11qui se fixe autour
42:13qui est tout à fait adapté
42:14à l'objet
42:16qu'il manipule
42:17et donc il est fixé
42:18et chacune est numérotée
42:19enfin il y a des lettres
42:20on va un peu écouter
42:22le son ambiant
42:33d'accord
42:34Sophie
42:36je vais demander
42:38de passer à l'étape fluente
42:41voir le câble de l'antenne
42:43il faut que tu sois prudent
42:50voilà là on revient
42:51au centre de commande
42:52combien de personnes
42:53au centre de commande
42:54en ce moment
42:54qui supervisent
42:55toute l'opération ?
42:58alors il y a plusieurs salles
42:58c'est la salle principale
43:00ça peut aller jusqu'à 100 personnes
43:01donc une activité extravéhiculaire
43:03c'est quand même
43:04le summum d'une mission
43:05ils sont bien plus nombreux
43:06que quand ils travaillent
43:07à l'intérieur
43:09et il y a les backrooms
43:11donc avec des spécialités
43:12si jamais il y avait un souci
43:14quel qu'il soit
43:15il y a des gens qui connaissent
43:16les systèmes par cœur
43:18donc ils vont intervenir
43:20et quand tout est nominal
43:21chacun reste à sa place
43:23à 400 km heure
43:24à 27 000 km à l'heure
43:26puisqu'on revoit
43:26on revoit les données
43:28qui sont juste en dessous
43:29de l'écran
43:30la speed
43:31voilà
43:32on donne la date
43:33l'heure
43:34et tout ça se déroule
43:35en direct au-dessus de nos têtes
43:36oui
43:37et vous avez entendu
43:38Alain Marchal
43:38on entendait
43:39Sophie Adnaud
43:40un peu essouffler
43:41donc on voit que là
43:42quand il y a eu la liaison
43:44tout à l'heure
43:44elle était en plein effort physique
43:47on a avec nous
43:49en direct
43:49Gilles Davidovitz
43:50qui est vice-président
43:51de la Société Astronomique de France
43:53comment vous vivez ce spectacle
43:55Gilles Davidovitz ?
43:57écoutez
43:58bonjour à toutes et à tous
43:59c'est magnifique
44:00c'est exceptionnel
44:01effectivement
44:02je rejoins ce que vient de dire
44:04notre ami Franck
44:05Sophie était essoufflée
44:07il y a quelques instants
44:09quelques minutes
44:10on l'entend parler
44:12on perçoit
44:13l'effort
44:14extrêmement intense
44:15et physique
44:16et psychologique
44:17et mental
44:18l'hyperconcentration
44:20que cela demande
44:21donc
44:22non non
44:22pas du tout
44:23le temps
44:23pour elle
44:24de contempler le paysage
44:26on voit bien
44:27que c'est très
44:28très très intense
44:29mais
44:30il faut rappeler
44:31qu'on regarde
44:34dans l'impression
44:35que c'est immobile
44:36or non
44:37ça bouge
44:38à pleine vitesse
44:39à super vitesse
44:40en fait Gilles
44:42absolument
44:43tout ça
44:43est extrêmement dynamique
44:44bon évidemment
44:45nous
44:46les caméras sont fixes
44:47donc elles bougent
44:47à la même vitesse
44:48que Sophie
44:49et que le reste
44:50de la Station Spatiale Internationale
44:51donc ils sont tous
44:53à 28 000 km heure
44:54voilà
44:55donc on ne s'en rend pas compte
44:56mais ça va très très vite
44:57effectivement
44:58et ça fait déjà
44:593 heures
44:59on vient de passer
45:00les 3 heures
45:01de travail
45:02absolument intense
45:03j'insiste vraiment
45:04là-dessus
45:04parce que
45:05bon ben nous
45:06on suit ça
45:06assez décontracté
45:08même s'il y a un peu
45:09de tension pour elle
45:10et pour l'ensemble
45:11de l'équipage
45:12un peu de suspense
45:13quand même
45:14mais c'est véritablement
45:17une épreuve de force
45:19et bon
45:20évidemment
45:21ils se sont beaucoup
45:22entraînés
45:22elle fait quand même
45:23énormément de sport
45:24tous les jours
45:25à bord de la Station Spatiale
45:26on l'a beaucoup vu
45:27sur les réseaux sociaux
45:28en train de faire du sport
45:29elle maintient une condition physique
45:31exceptionnelle
45:32et quand bien même
45:34c'est très très intense
45:35c'est très très dur
45:37souvenez-vous aussi
45:38que nos autres amis astronautes
45:40on parle souvent de Thomas Pesquet
45:42mais Philippe Perrin aussi
45:44qui a réalisé
45:46trois EVA
45:48similaires
45:49ils ont dû
45:50enchaîner à leur époque
45:51trois EVA
45:52en quelques jours
45:53il n'y a pas beaucoup de temps
45:54de récupération
45:55et Thomas en avait fait quatre
45:57lors de sa mission Alpha
46:00dont les trois premières EVA
46:04ont quelques jours
46:04enchaîné les unes
46:05après les autres
46:06c'est extrêmement intense
46:07on les voit manipuler
46:09l'antenne
46:09au moment où on se parle
46:11parce que vous voyez
46:12on voit revenir
46:12la perceuse
46:14enfin la perceuse
46:15ou la visseuse
46:15plutôt la visseuse
46:17ça va être compliqué de percer
46:18mais là
46:19ils sont en train
46:19de manipuler l'antenne
46:22c'est l'ancienne
46:23ou la nouvelle
46:23que l'on voit ?
46:26je crois qu'ils n'ont pas
46:27encore déposé
46:28ils sont en train
46:29de démonter
46:30l'ancienne
46:32me semble-t-il
46:33je pense qu'ils n'ont pas
46:34encore terminé
46:35de démonter
46:36la grosse antenne
46:38parabolique
46:39qui sert de liaison
46:41entre la Terre
46:42et la station spatiale
46:43ce qui ne va pas être
46:44une mince affaire
46:44d'ailleurs
46:45parce qu'au moment
46:45où ils vont
46:46avoir complètement
46:48désarrimé
46:49l'ancienne
46:51qui est un bel objet
46:53comment ça se passe
46:54ensuite
46:54avec la nouvelle
46:55elle va être connectée
46:56sur le bras articulé
46:57donc le canne d'arme
46:59pour pouvoir la déplacer
47:01et ensuite
47:01on va la sécuriser
47:03on va quasiment
47:05la reboulonner
47:05et ensuite
47:06on va prendre
47:07la nouvelle
47:08qui n'est pas si nouvelle
47:08que ça
47:09parce que ça fait
47:1015 ans
47:11qu'elle est là-haut
47:12et ils vont la repositionner
47:14alors pourquoi
47:14est-ce que Sophie
47:15est essoufflée ?
47:16c'est très simple
47:17parce qu'elle fait
47:18plus de travail physique
47:19que son collègue américain
47:21elle, elle n'a pas
47:21les pieds fixés
47:22imaginez de travailler
47:23sur une planche de surf
47:25en permanence
47:26donc vous avez
47:27les jambes qui travaillent
47:28vous avez
47:29tout le corps
47:30qui travaille
47:30elle ne peut pas
47:31s'accrocher
47:32donc au niveau
47:33des bras
47:34c'est beaucoup plus dur
47:35que si vous êtes fixé
47:36sur le bras robotique
47:37où vous êtes stable
47:39et vous pouvez travailler
47:40avec les épaules fixes
47:41ce qui est
47:42on l'a vécu en direct
47:43on a entendu un petit dialogue
47:45et on a entendu Houston
47:46Gilles Davidoviz
47:48féliciter Sophie Adnaud
47:49en live
47:50en lui disant
47:50beau travail
47:51là ça avance bien
47:52félicitations
47:54oui absolument
47:55c'est très important
47:56d'encourager
47:57en fait
47:58les deux astronautes
48:00de les rassurer aussi
48:01sur l'ensemble
48:03de ce qu'ils font
48:04de leurs gestes
48:04de la précision
48:05de leurs gestes
48:06de leur état
48:06aussi physique
48:08ils sont monitorés
48:10donc
48:10les médecins
48:12suivent en temps réel
48:13la pression
48:15sanguine
48:16le rythme cardiaque
48:17la respiration
48:18la consommation
48:19d'oxygène
48:19etc etc
48:21donc on voit bien
48:23qu'il faut
48:24il faut supporter
48:25en fait
48:26les efforts
48:27il faut rassurer
48:28il faut piloter
48:29aider
48:31voilà
48:32c'est aussi
48:33le rôle
48:34psychologique
48:35qui est très important
48:36encore une fois
48:37il n'est pas question
48:38de lâcher l'affaire
48:40donc
48:41il faut aller au bout
48:42On regardait en bas
48:43à droite de l'écran
48:44on voit le bras
48:45de Sophie
48:45qui est en train
48:46de travailler
48:46juste sous le 400 km
48:48d'altitude
48:49on l'entend
48:50et on la voit
48:50avec son drapeau français
48:52sur le bras
48:53c'est elle qui échange
48:54en ce moment
48:55elle est sur la droite
48:56de l'écran
49:07et puis il a une poignée
49:10avec laquelle
49:10tu vas t'accrocher
49:11je pense que
49:12je peux y accéder
49:19ok on le fera
49:20à l'étape d'après
49:30on a pris un instant
49:32pour écouter le dialogue
49:33pour écouter
49:34Anil Ménon
49:34et Sophie Adnaud
49:36échanger
49:37sur les étapes
49:38de précision
49:39seconde par seconde
49:40ce qu'ils doivent faire
49:42avec Sophie Adnaud
49:43et vous voyez
49:44son drapeau
49:45on va essayer
49:46d'écouter
49:46de capter
49:46encore quelques secondes
49:47de conversation
49:51c'est bon Sophie
50:04comment ça se passe Sophie
50:16voilà j'ai pu le déstabiliser
50:21ça va être
50:23je vais retirer
50:24l'outil maintenant
50:26parce que
50:26ça le déstabilisait
50:29il était plus fixe
50:30il restait plus
50:31qu'un seul écrou
50:32alors voilà je l'ai là
50:33c'est beau travail d'équipe
50:47c'était pas comme ça
50:50parce que c'était prévu
50:52initialement
50:53mais on va quand même
50:54avancer sur l'objectif
50:56avancer sur l'approche
50:57métaphos
50:58c'est pas de manque possible
51:01donc on va traiter
51:02ce sur quoi on est
51:05et puis ensuite
51:05on passera à la suite
51:09ok merci pour la vue d'ensemble
51:10que vous nous donnez
51:12ok je descends
51:14le long du mât
51:17alors
51:18ça fait 3h17
51:19qu'ils sont partis
51:20vue d'ensemble
51:21des échanges
51:24donc les songes
51:26entre Jessica Mayer
51:27et Jack Hathaway
51:28et Sophie Adnaud
51:29et Anil Menon
51:30il s'agit de retirer
51:32le dernier
51:33boulon
51:34qui verrouille
51:35l'antenne défectueuse
51:37que vous voyez
51:37ici
51:38une fois que ce sera
51:39fait
51:39cette antenne
51:41sera retirée
51:42du mât
51:42sur laquelle elle est montée
51:44et elle ne sera pas
51:45transportée
51:47jusqu'à la plateforme
51:48d'arrimage
51:49numéro 3
51:49pour une installation
51:52permanente
51:54il y aura
51:55au lieu de cela
51:57un arrimage
51:58de longue durée
52:00avec des cordons
52:01et des fils
52:02et cela permettra
52:05de gagner du temps
52:06puisque l'équipe
52:07a accumulé
52:08du retard
52:09sur
52:11le planning
52:14l'équipe
52:15était
52:15dans les temps
52:16jusqu'à ce qu'il y ait
52:17une série
52:19de problèmes
52:20liés
52:21aux boulons
52:22des connecteurs
52:24un certain nombre
52:25de ces boulons
52:26ont été
52:27un peu têtus
52:28ils sont toujours
52:29un peu difficiles
52:30à desserrer
52:31en raison
52:32des conditions
52:34spatiales
52:35qui s'appliquent
52:36et des contraintes
52:37à la matière
52:38voilà
52:39vous avez entendu
52:40il y a eu
52:40des boulons
52:41têtus
52:42donc visiblement
52:43après un petit peu
52:44de retard
52:44il a fallu
52:46prendre un peu de temps
52:47moi ce que je vous propose
52:48c'est
52:49on garde
52:49Sophie Adnaud
52:50à Nilménon
52:51et la Station Spatiale
52:52Internationale
52:53en fil rouge
52:54on va revenir
52:55les voir
52:55dans quelques instants
52:56voir comment
52:57justement
52:57la réparation
52:58le changement
52:59de l'antenne
52:59se passe
53:00avec ces images
53:01incroyables
53:02de la Station Spatiale
53:02Internationale
53:03sur la Station Spatiale
53:03sur la Station Spatiale
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