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  • il y a 19 heures
Sébastien Lecornu a annoncé ce lundi17 août une série de mesure pour aider les sinistrés en Gironde et dans les Landes. Le Premier ministre est revenu sur les assurances, les aides fiscales ou encore sur le tourisme.

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Transcription
00:00Bon, nous avons tenu une longue réunion avec l'ensemble des acteurs socio-économiques et politiques de la Gironde, mais
00:05aussi des Landes.
00:07Et au-delà d'ailleurs de la Gironde et des Landes, tout ce que nous allons vous annoncer dans quelques
00:11instants
00:13emmène aussi d'autres territoires qui ont pu être touchés ces dernières semaines par des incendies importants.
00:18Je pense notamment au Var, à la Corse, avec des enjeux de reconstruction, des enjeux de relogement,
00:24d'accompagnement en matière de solidarité d'un certain nombre de nos compatriotes.
00:27Mais enfin aussi des enjeux sur la résilience, comme on le dit, en tout cas l'adaptation de ces constructions
00:33à l'avenir aux risques incendies,
00:35aux différents risques aussi climatiques d'ailleurs qui peuvent découler de cela, à la relance des territoires en question.
00:41C'est vrai pour les finances des collectivités locales, singulièrement d'ailleurs les finances communales.
00:46Mais enfin aussi le monde économique, surtout qu'à chaque fois nous sommes en général dans des départements touristiques
00:51qui sont largement impactés évidemment par la rupture que nous avons connue dans la saison.
00:56Je veux quand même démarrer en ayant évidemment un message non seulement de reconnaissance,
01:01mais aussi de confiance dans les services de l'État ici en Gironde.
01:04La préfète de région évidemment, Sophie Broca, le contrôleur général, directeur départemental du service d'incendie et de secours,
01:11parce qu'on parle beaucoup de ce qui n'a pas été sauvé, c'est d'ailleurs bien légitime et
01:15bien naturel,
01:16mais enfin il y a aussi tout ce qui a été sauvé dans la lutte contre ces incendies,
01:20les vies humaines, qui étaient quand même évidemment le vrai sujet, la vraie préoccupation majeure pour nous.
01:26La mise en protection des sites Céveso ou les sites industriels dangereux,
01:30parce que l'actualité passe, mais on finit par oublier qu'il y a quelques semaines,
01:33nous nous posions quand même des questions qui étaient roudre-tablement complexes.
01:37Limiter évidemment les évacuations pour ce qui était nécessaire.
01:40Je rappelle aussi qu'il y a seulement quelques semaines, nous nous posions la question d'une évacuation
01:43tout simplement de la ville de Bordeaux, en tout cas jusqu'à la Garonne,
01:47et que tout a été fait avec l'ensemble des moyens qui étaient à la disposition de l'État
01:52pour mettre en protection avant tout les personnes.
01:55Ça n'a pas suffi, vous le savez, le ministre de l'Intérieur le sait mieux que quiconque,
02:00pour préserver la vie de deux sapeurs-pompiers qui ont perdu la vie ici en Gironde,
02:05qui sont morts au feu, qui ont rejoint malheureusement la liste d'autres sapeurs morts au feu cette année en
02:11France,
02:12et malheureusement la liste de celles et ceux qui ont déjà perdu la vie ces dernières années.
02:16Et puis bien sûr l'ensemble des biens qui ont été protégés,
02:18et donc ce qui nous amène aujourd'hui à nous projeter un tout petit peu plutôt vers l'avenir,
02:23et en disant comment on retrouve une vie normale ici dans les territoires concernés,
02:28et comment on est capable de déclencher la solidarité nationale,
02:32et c'est pour ça qu'on a choisi de le faire très vite ce 17 août,
02:35parce que la saison touristique n'est pas complètement terminée,
02:38parce que la rentrée scolaire constitue une angoisse importante pour les populations qui ont été évacuées,
02:43et surtout sinistrées, qui ont tout perdu dans ces incendies,
02:47et sur lesquelles il convient désormais de donner des outils, des moyens,
02:51débloquer des sommes d'argent importantes pour permettre au territoire de se projeter vers l'avenir,
02:55de réussir la rentrée autant que faire se peut,
02:57et surtout de préparer déjà les saisons qui viendront, notamment sur le risque incendie.
03:01La première chose que je veux redire, je l'ai dit tout à l'heure,
03:04mais je le dis parce que je vois bien ce qui a pu être dit ici ou là,
03:08soit par les polémiques politiciennes menées par les uns et les autres,
03:11surtout par les réseaux sociaux, par certaines sphères complotistes,
03:14nous n'avons rien à cacher sur le déroulé des opérations.
03:17La directrice générale adjointe de la Sécurité civile est ici,
03:22nous avons demandé avec Laurent Nunez à ce que des réunions puissent se tenir assez rapidement,
03:26avec l'ensemble des communes concernées,
03:28tout simplement pour montrer, comme on le fait d'ailleurs dans les opérations militaires avec le pouvoir politique,
03:34ça m'est déjà arrivé de le faire comme ministre des Armées,
03:37qu'est-ce qui s'est passé minute par minute, comment les décisions ont été prises,
03:40ce sont souvent des décisions qui n'ont pas été prises à Paris, ça coule sous le sens,
03:44en généralement pas non plus à Bordeaux d'ailleurs,
03:46parce qu'on est sur des décisions tactiques de terrain,
03:48et je pense qu'au fond, au moment où tout le monde a parfois dit un peu tout ou n
03:52'importe quoi,
03:52il n'est pas inutile de remettre un tout petit peu de rationalité, de vérité,
03:55et en tout cas on n'a rien à cacher, et donc cette opération de transparence rationnelle, clinique, si j
04:01'ose dire,
04:02elle a beaucoup de sens, elle permettra aussi à tout un chacun de comprendre la difficulté
04:06dans laquelle se sont retrouvés les services de l'État et les pompiers,
04:08avec une multitude de départs de feux et un phénomène climatique, je vous rappelle,
04:12tout à fait particulier ce jour-là, puisque d'un feu conventionnel, il est devenu convectif,
04:16avec donc un embrasement tout à fait particulier que nous n'avions pas connu jusqu'à présent.
04:21De cette vérité nous permettra, et cette transparence nous permettra aussi d'accompagner quand même un territoire
04:26qui est profondément bouleversé, dans lequel, on le voit bien, ça m'a été rapporté,
04:31y compris hier après-midi, où j'ai décidé de me déplacer sans caméra, sans protocole,
04:34j'ai passé plus de deux heures avec le maire des Porges, et ça m'a permis d'avoir un
04:37contact particulier
04:38avec la population, pardon de le dire devant les journalistes, mais sans caméra, évidemment, ça change tout,
04:43et un enjeu psychologique majeur, un enjeu de suivi des individus, des personnes fragiles,
04:50parfois des personnes moins fragiles, mais qui commencent à découvrir des fragilités,
04:53des gens ont tout perdu, et donc là aussi, il y a une approche profondément psychologique, sanitaire même,
04:58quelque part, qui va nous falloir muscler, beaucoup de choses ont déjà été mises en œuvre,
05:02mais je commence par là, parce que c'est ce qui m'a le plus frappé dans les rencontres que
05:06j'ai pu avoir ce matin,
05:07mais surtout hier après-midi, sur la commune du Porche.
05:09Ensuite, évidemment, un certain nombre d'annonces que le gouvernement met sur la table ce matin,
05:14pour permettre de déclencher la solidarité nationale.
05:17Clairement, on assume de sortir l'artillerie lourde, parce que c'est cette artillerie lourde qui crée la rupture
05:22et qui permet à tout le monde de se projeter localement.
05:25La première des choses, évidemment, c'est la question du relogement.
05:29Beaucoup de relogements d'urgence, on va augmenter les fonds d'accompagnement des collectivités locales
05:34pour ces relogements d'urgence, parce que parfois ce sont des solutions qui sont complètement temporaires,
05:38des mobilhomes, des meublés qui pouvaient être occupés par des touristes,
05:42mais comme il n'y a plus de touristes, ça permet d'accueillir des populations sinistrées.
05:46Tout ça, en tout cas, c'est le mieux que l'on pouvait faire dans les moments que nous connaissons.
05:50Enfin, un jour viendra l'hiver.
05:52Il faut donc trouver désormais des solutions de temps moyen et de temps long.
05:56Et donc ça, c'est évidemment un enjeu qui est clé.
05:57Je citais la rentrée scolaire.
05:59Et puis bien sûr, le relogement n'a deux sens que si on ne donne pas une perspective de reconstruction.
06:03Alors là, ça pose des questions qui sont à la fois simples et redoutables.
06:06La question simple, c'est toutes les reconstructions d'habitations qui peuvent être faites,
06:11je ne dirais pas à l'identique, parce que les Françaises et les Français,
06:14nos compatriotes qui sont concernés par ça,
06:16n'auront peut-être pas envie de reproduire à l'identique la maison qu'ils avaient.
06:19C'est leur droit le plus strict.
06:20En tout cas, s'ils veulent reconstruire quelque chose d'équivalent,
06:23il faut que ce soit possible et possible très rapidement.
06:26Il y a un enjeu avec les assurances, j'en dirais un mot.
06:28Mais en tout cas, moi, je ne veux pas que la puissance publique,
06:30c'est-à-dire les communes et l'État, soit montrée du doigt ou qu'on leur reproche une bureaucratie
06:35excessive
06:36qui retarderait justement ce retour à la normale et qui retarderait le deuil
06:41et qui retarderait au fond la capacité à retrouver une vie normale.
06:44Ce que nous allons donc faire, c'est que nous allons, pour les reconstructions en équivalence,
06:51faire en sorte que ces permis de construire puissent être délivrés globalement sous un délai d'un mois.
06:55Un mois, c'est rapide.
06:57Ça peut être moins d'un mois.
06:59Je sais qu'un certain nombre d'habitants, qui me l'ont dit en tout cas,
07:02sont prêts pratiquement à les déposer rapidement.
07:05Tout le monde n'est pas non plus à égalité en fonction de si vous avez déjà votre architecte
07:09ou est-ce que vous en êtes avec votre assurance, etc.
07:11Mais en tout cas, on veut pouvoir aller très très vite.
07:14Et pour les reconstructions qui seraient plus délicates au regard de l'environnement,
07:19notamment liées à la forêt ou à des risques naturels,
07:21là aussi, on va demander à la mission d'appui d'élaborer une doctrine très rapide
07:26qui va permettre à la préfecture et aux maires de pouvoir délivrer des permis de construire
07:31qui soient un tout petit peu différents.
07:32On sait qu'il peut y avoir des obstacles légaux importants.
07:35Loi littoral, loi sur l'eau, on est dans un environnement qui est contraint.
07:39Donc là, il y a un point d'équilibre à trouver entre rapidité et pas refaire ou faire n'importe
07:44quoi dans la construction.
07:45Parce que les mêmes qui veulent que ça aille très vite aujourd'hui
07:48seront les mêmes qui, dans deux ou trois ans, diront « mais pourquoi vous avez laissé faire ? »
07:51Un grand classique.
07:52Donc là, on va travailler très rapidement
07:54et on va reprendre ce qui avait fonctionné pour Notre-Dame de Paris.
07:57On a un texte sur le logement porté par le ministre Vincent Jean-Brun en ce moment, ici même.
08:02Et donc, nous allons injecter un article dans cette loi,
08:05de type Notre-Dame de Paris,
08:07sur les zones dans lesquelles nous avons eu un sinistre,
08:10qui va nous permettre justement d'avoir un véhicule législatif
08:12qui permettra au maire, responsable de délivrer les permis de construire,
08:17et à la préfecture d'avoir une base légale particulière,
08:21extraordinaire, en quelque sorte,
08:23qui permettra d'aller vite.
08:25Alors, la vitesse passera aussi par les assurances.
08:27Je ne vous cache pas que c'est le point le plus aigu
08:29de ce que j'ai pu entendre hier et ce matin.
08:33Je pense même pouvoir dire que nous nous sommes faits engueuler à la place des assureurs.
08:37Donc, nous ne manquerons pas, évidemment, de restituer aux assureurs
08:40ce que nous avons entendu.
08:42J'ai demandé à l'État et au service de l'État de jouer les interfaces.
08:45Beaucoup trop de gens, et je passerai un message personnel
08:47au grand patron des compagnies d'assurance,
08:50on a vraiment trop d'habitants qui sont complètement bouleversés
08:54par ce qui s'est passé.
08:55Et le méandre même de la relecture d'un contrat d'assurance,
08:59des petites polices, de savoir si on était à 150 mètres du feu
09:01ou pas à 150 mètres du feu,
09:03tout ça, déjà, c'est très compliqué,
09:05mais en fait, ça devient un obstacle quasiment insurmontable.
09:09Donc, on ne va pas se substituer aux assureurs.
09:11Mais enfin, on va quand même se mêler de la relation
09:14entre les assurés et leurs assurances.
09:16Et on va le faire avec beaucoup de loyauté
09:18vis-à-vis des compagnies d'assurance.
09:20On n'est pas là pour taper sur elles.
09:22Mais enfin, je le dis quand même,
09:23celles et ceux qui joueront le jeu, on dira lesquelles.
09:25Et celles et ceux qui ne joueront pas le jeu,
09:27on dira lesquelles aussi,
09:28parce que c'est encore un univers concurrentiel
09:30dans lequel nous avons bien le droit de donner notre avis.
09:33Ensuite, il y a un enjeu de solidarité territoriale important.
09:37C'est un très grand département,
09:38les Landes aussi,
09:40le Var aussi,
09:41un département particulièrement peuplé.
09:43Là, on va avoir globalement
09:44plusieurs outils qu'on débloque maintenant.
09:47Le premier, c'est évidemment pour les collectivités locales.
09:50Françoise Gattal s'en est occupée.
09:52C'est au fond, on a des collectivités
09:53qui ont clairement été mises à l'épreuve.
09:55Les réseaux,
09:57pour avoir vu ça de près hier,
09:59la situation des voiries,
10:01certains bâtiments
10:01qui ont parfois dû être déconstruits rapidement.
10:04Bref.
10:04Et puis, pas que le curatif,
10:06pas que réparé,
10:07il y a aussi clairement dans ces communes
10:09un besoin de se reprojeter sur l'avenir.
10:11On est au début du mandat municipal en plus.
10:13On ne peut pas demander à un conseil municipal
10:15qui vient de se faire élire ou réélire
10:16que la seule feuille de route du mandat qui s'ouvre,
10:19c'est uniquement faire du poste incendie.
10:22Donc là, c'est le sens des 12 millions d'euros
10:24que nous débloquons,
10:25et pour les Landes, et pour la Gironde,
10:27qui va vraiment être déléguée
10:29à la préfète de région,
10:30donc échelon local.
10:32Je reviendrai, c'est très important.
10:33Moins on gère depuis Paris,
10:34plus on redonne des capacités
10:37aux acteurs locaux, mieux ce sera.
10:39En tout cas, c'est notre philosophie.
10:40Et on va s'y employer.
10:41Mais cette somme d'argent,
10:42elle va être disponible dès maintenant.
10:44Et donc, elle va permettre aux collectivités
10:46de lancer les travaux sans retard.
10:49Et au fond, aussi,
10:50de leur permettre de bâtir
10:52une forme de plan de relance.
10:54L'autre grand enjeu,
10:56c'est évidemment le soutien au monde économique.
10:58Alors là, au fond,
10:59vous avez deux zones.
11:00Les zones qui ont été évacuées
11:03slash sinistrées,
11:04enfin, d'abord sinistrées
11:06et donc évacuées,
11:07puis les zones évacuées
11:08sans être sinistrées,
11:09pour faire très vite.
11:10Première famille de territoires
11:11et de communes
11:12qui nous font impérativement
11:13traiter en urgence,
11:14j'en dis un mot tout de suite.
11:15Puis les territoires non évacués,
11:18dans lesquels, heureusement,
11:19il n'y a pas eu de sinistre,
11:20mais dans lesquels
11:20il y a quand même eu
11:20un choc économique.
11:21La ville de Bordeaux,
11:22la métropole de Bordeaux
11:23étant sans doute d'ailleurs
11:25le meilleur des exemples
11:26et pour autant,
11:27c'est quand même cette métropole
11:27qui a accueilli les personnes déplacées,
11:29qui a évidemment pris le choc
11:31sur le volet touristique.
11:32Là, on va donc adapter nos outils
11:34pour qu'on ait vraiment
11:35quelque chose de sur mesure.
11:37Pour l'ensemble du monde économique,
11:39plusieurs outils ont été mis sur la table
11:40par le conseil régional,
11:41par la métropole,
11:42on va les accompagner.
11:44Nous, l'État, Serge,
11:45nous mettons aussi en place
11:46un certain nombre de plans de soutien
11:48à l'économie
11:48qui va passer notamment
11:49par des exonérations
11:51de cotisations sociales.
11:52Exonération, c'est pas report.
11:54C'est-à-dire, en clair,
11:55l'État,
11:55faire moratoire,
11:57efface les cotisations sociales
11:59période de trois mois
12:00dans lequel
12:01l'ensemble des entreprises
12:02et des acteurs économiques
12:04qui ont connu le sinistre
12:05ou qui sont dans une zone évacuée
12:06verront un accompagnement
12:08de cette nature.
12:09Ce qu'on va faire
12:10pour les cotisations sociales,
12:11comme nous l'avons déjà fait
12:12pour le chômage partiel,
12:13je vous le rappelle,
12:14qui est déjà lancé,
12:14le décret a été pris,
12:15il a été publié
12:15au journal officiel,
12:16on va le faire également
12:17sur la fiscalité,
12:18notamment sur la taxe foncière
12:20dans laquelle l'État
12:21acquittera la taxe foncière
12:22à la place de ses entreprises
12:23pour les collectivités locales
12:25et donc là,
12:26on a bien une relance
12:26et fiscale et sociale
12:27avec beaucoup de rapidité.
12:29Ce sont donc des dispositifs
12:30que vous retrouverez
12:31dans le projet de loi de finances
12:32pour 2027
12:33dans le texte initial
12:35du gouvernement.
12:35Ces exonérations
12:36les étaient demandées
12:37ou vous l'avez entendu sans doute
12:38qu'il y avait beaucoup de crainte
12:39que ce soit seulement
12:40un déport ou un report
12:41de paiement
12:42pour avoir fait mon petit tour
12:43y compris hier,
12:44j'ai bien vu
12:45que ça ne fonctionnerait pas
12:45et donc on va évidemment
12:47vers une mesure
12:49qui est assez radicale,
12:50un peu coûteuse
12:51pour les finances publiques
12:52mais bon,
12:53je l'assume
12:54dans la mesure
12:55où en plus vous avez
12:55beaucoup d'acteurs économiques
12:56qui sont saisonniers
12:57et dont, pardon,
12:59l'enfance est une porte ouverte
13:00mais ça veut dire aussi
13:01que l'hiver ne leur permettra pas
13:02de récupérer
13:03ce qu'ils ont perdu l'été
13:03et donc ça nous renvoie
13:04à l'année prochaine
13:05et le vrai risque
13:06c'est de voir des acteurs
13:07économiques touristiques
13:08disparaître
13:09et de voir au fond
13:10un restaurateur
13:11qui ne rouvre pas,
13:12un l'oeur
13:13de matériaux hypnotiques
13:14qui disparaît complètement,
13:15le risque est réel
13:16même si les chiffres
13:17de la saison
13:18à cette mi-août
13:19sont contrastés
13:20en fonction des communes
13:20soit ça va beaucoup mieux
13:21dans certains endroits
13:22soit ça ne va toujours pas bien
13:24dans d'autres
13:25donc en fait,
13:25on a aussi quelque chose
13:26qui n'est pas du tout
13:27à égalité territoriale
13:28et qu'il va nous falloir
13:29évidemment accompagner.
13:31Bon,
13:31d'autres mesures,
13:32je ne vais pas tous
13:32les présenter,
13:34on va vous les communiquer
13:36mais sont mises sur la table
13:37enfin vous le voyez,
13:38globalement,
13:38on a sorti,
13:40comme je le disais,
13:40l'artignerie de l'Europe.
13:41Ensuite,
13:42on va essayer
13:42quand même très rapidement
13:44d'avancer
13:45sur quelques sujets
13:47importants.
13:48La civiculture,
13:50l'ensemble de l'économie
13:50de la forêt
13:51qui draine
13:53évidemment
13:54une création de richesses
13:55locales
13:56extraordinairement importante,
13:57c'est vrai pour la Gironde,
13:57Mathieu,
13:58c'est vrai aussi
13:58pour les Landes,
14:00dans lequel là,
14:00je vous rappelle
14:01qu'il faut 30 ou 40 ans
14:02pour voir un arbre repousser,
14:04donc on a
14:05un énorme enjeu
14:06de valeur,
14:07là aussi,
14:07des mesures fiscales
14:08seront mises sur la table
14:09pour accompagner
14:10la filière.
14:12Il y a un enjeu
14:12de dialogue,
14:13on le sent bien
14:13avec les collectivités locales,
14:15avec les habitants,
14:17comment on repeuple
14:19ces forêts autour.
14:21Là,
14:21il y a un équilibre
14:22à trouver
14:22entre rapidité
14:24et en même temps
14:25l'urgence de réfléchir
14:26pour être complètement transparent.
14:27Ça renvoie,
14:28et là,
14:28pour le coup,
14:29la mission y travaillera,
14:30ça renvoie à la question
14:31de ces fameuses ELD,
14:33ces obligations légales
14:34de débroussaillement,
14:36dont on ne peut pas dire
14:37que ce fut très respecté,
14:38je crois pouvoir le dire,
14:39et qui n'est pas du tout neutre,
14:41parce qu'y compris
14:42avec les pompiers
14:42qu'on a pu voir ce matin
14:43et que je reverrai
14:44cet après-midi,
14:45on le voit bien
14:45qu'intervenir
14:46dans des zones propres,
14:48nettoyées,
14:48ou dans des zones
14:49qui ne l'étaient pas,
14:50a tout changé,
14:50évidemment,
14:51pendant le traitement tactique
14:53du feu,
14:53et évidemment,
14:54là aussi,
14:55il nous faudra y revenir.
14:57Une catastrophe
14:58peut en annoncer une autre,
15:00l'ensemble
15:01de ces forêts
15:02et de ces arbres
15:05pompés énormément d'eau,
15:07dans des zones
15:07qui jadis étaient humides,
15:08comme vous le savez,
15:09et qui ont été asséchées
15:10justement par la civiculture,
15:13tout ça remonte
15:13à Napoléon III
15:14et depuis.
15:15Bon,
15:16désormais,
15:16on a donc un risque
15:17d'inondation
15:17qui peut être important
15:18pour l'hiver prochain
15:20et sur lequel
15:21les services de la préfecture
15:22ont déjà commencé
15:23à travailler
15:24avec évidemment
15:25l'ensemble des élus,
15:26des enjeux de biodiversité,
15:27je pense qu'on a tous
15:28été émus et bouleversés
15:30parce qu'on n'a pas réussi
15:31suffisamment à sauver
15:32pourquoi c'est la faune
15:34qui quand même
15:35paye un très lourd tribut
15:36dans ces incendies,
15:38donc là aussi
15:38c'est vraiment un sujet
15:39qu'il faut mettre sur la table.
15:40Agriculture,
15:41la ministre est là
15:41avec un bon échange
15:42ce matin
15:43avec les représentants
15:44de la Chambre d'agriculture
15:45parce qu'on aurait pu craindre
15:47plus de feux de culture
15:49au début,
15:50enfin l'impact quand même
15:51est réel,
15:52plus les filières pêche
15:53parce que les ostréiculteurs
15:54également,
15:55évidemment,
15:56portent aussi
15:56un impact important
15:58sur ce qui a été fait.
15:59Donc au fond,
16:00on aura un retour d'expérience
16:01comme on l'a fait à chaque fois.
16:02Le tout évidemment
16:03c'est d'en tenir compte
16:04puisqu'on voit bien
16:05que j'étais ministre des Armées
16:06en 2022
16:07quand j'avais mobilisé
16:08l'embryon d'Ephaistos
16:09à l'époque
16:10qu'on avait renforcé.
16:11J'ai regardé
16:12le retour d'expérience
16:13de 2022.
16:14Il faut être honnête,
16:15il y a toute une partie
16:16qui a bien été prise en compte,
16:18incontestablement,
16:19tous ceux qui disent
16:19c'est faux,
16:20etc.
16:20ne connaissent pas le dossier.
16:21Après,
16:22il y a un problème
16:23de rapidité.
16:24En fait,
16:25on ne peut pas dire
16:25qu'il n'y a rien de fait,
16:27on ne peut pas dire
16:27que l'expérience
16:28ou les mauvaises expériences
16:29du passé
16:29sont mis de côté,
16:31c'est-à-dire dans un tiroir
16:31on ne regarde pas,
16:32c'est faux.
16:33Il y a un problème
16:33de vitesse d'exécution.
16:36Il est certain
16:36que la manière
16:37dont on met ça en œuvre
16:38désormais
16:39doit être beaucoup plus rapide
16:40et fait avec beaucoup plus
16:41de radicalité peut-être
16:42et d'urgence
16:43que ce n'a été fait
16:43jusqu'à présent.
16:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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