00:00Alors on voit une nuit de drones et de flammes. Les drones, on n'en parle.
00:04Philomène, vous allez venir avec moi juste devant le grand écran.
00:08Pourquoi ? Parce que l'on a appris aussi aujourd'hui que cette nuit est pour la première fois
00:12des drones qui n'avaient pas été utilisés jusque-là ont été utilisés
00:16et ce ne sont pas n'importe quel drone puisque ce sont des drones de fabrication britannique.
00:22Exactement, c'est le drone Nian.
00:24Donc cet appareil est relativement petit, 2,90 m d'envergure, environ 220 km heure
00:31jusqu'à 20 kg de charge utile et surtout ce sont des drones à usage unique.
00:35Il est lancé par catapulte, vol vers une cible, n'est pas destiné à revenir.
00:41Alors là il y a quelques détails techniques également conçus pour être lancé vers une cible donc sans pilote
00:45mais surtout ce qui est très important dans ses particularités c'est qu'il peut continuer à opérer
00:50dans un environnement où la navigation satellite est brouillée.
00:53Et ce où on sait justement que Moscou par ses moyens de brouillage tente de neutraliser les drones
00:59ça c'est une particularité qui est extrêmement importante.
01:02Autre précision selon le Times, il y aurait eu environ 700 missions de frappe en profondeur
01:09impliquant des drones britanniques qui auraient été menés au cours des 6 derniers mois
01:13dans 52 des 83 régions russes.
01:17Donc si c'est la première fois qu'on l'apprend, ce n'est pas la première fois.
01:19Ce n'est sans doute pas la première fois qu'il a été utilisé.
01:22Il y avait aussi un autre aspect qui était intéressant et on va revenir avec le reste du plateau.
01:29C'est que sur ce que vous nous disiez, ce sont des drones qui ne peuvent pas non plus être
01:33récupérés.
01:34Donc ça veut dire aussi qu'on ne peut pas récupérer la technologie qui est prêtée par les alliés de
01:40l'Ukraine.
01:40Oui, en tout cas par ce moyen-là, puisqu'effectivement si l'objet, le drone, se détruit,
01:46c'est difficile de récupérer des choses.
01:48Pour l'espionnage en amont, il est tout à fait possible d'en monter une filière et d'obtenir des
01:52technologies, etc.
01:53Parce que d'ailleurs la Russie s'opère, en tout cas fait énormément,
01:57en infiltrant beaucoup l'Europe occidentale, otanienne, etc.
02:01Notamment les industries de défense, si elles ne cherchent pas d'ailleurs à les détruire ou à les perturber.
02:06Donc oui, cette technologie montre bien quoi ?
02:08Je pense qu'il y a le sujet du soutien relativement discret d'une partie de l'Europe de l
02:14'Ouest,
02:14une partie des pays otaniens qui connaissent bien la guerre, qui font la guerre,
02:19notamment les Britanniques qui ont été un peu aux avant-postes du soutien discret,
02:22j'insiste sur le mot, aux forces ukrainiennes, dans la conception,
02:27dans le renseignement le plus essentiel, etc.
02:32Très rapidement aussi, si ce n'est tout de suite.
02:34Et ça, ce type de programme montre bien cette complémentarité qu'il y a,
02:38ce soutien, finalement cet arrière.
02:40L'arrière pour l'Ukraine constituerait partie de l'OTAN, de l'Union Européenne, des États-Unis,
02:46même si on sait que le soutien états-unien a quand même largement décru ces derniers mois,
02:51voire ces dernières années.
02:53Pour autant, demeure le sujet de l'intensité de ce soutien dans cet arrière.
02:58C'est-à-dire, est-ce que les Britanniques, financièrement comme la France,
03:01ne sont pas au top niveau, si je puis dire malheureusement,
03:04est-ce qu'on a la capacité d'avoir cette continuité industrielle,
03:09cette capacité de production industrielle suffisante ?
03:11La réponse, modestement, c'est non, ce n'est pas encore suffisant.
03:14Mais il existe ces échanges depuis le début,
03:17et ils sont assez significatifs.
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