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  • il y a 2 jours
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va parler de cette journée d'aujourd'hui, cette journée de jeudi, parce que dans cette canicule qui s
00:06'est installée dans le pays maintenant depuis plusieurs semaines,
00:08cette cinquième canicule, c'est la journée la plus chaude. On va regarder ça avec vous, Anthony Ferry.
00:14Donc, c'était prévu, c'est aujourd'hui. Alors, qu'est-ce qu'on a comme température ? Quels sont
00:19les relevés ?
00:19Et on a 80 départements qui restent en vigilance, qui sont aujourd'hui et qui le resteront demain.
00:24Voilà, pas de changement quasiment sur la carte, effectivement, des vigilances. On aura toujours 80 demain matin.
00:28On a relevé, je suis en train de le regarder en direct, 132 records aujourd'hui.
00:34115 records mensuels ont été battus, 2 d'ailleurs records absolus. Il a fait jusqu'à 42 degrés dans le
00:41pays.
00:41Je vous donne une valeur par exemple, 41,7, c'est à Saint-Laurent-du-Pape en Ardèche.
00:46Voilà, donc aujourd'hui, effectivement, c'est la journée la plus chaude à l'échelle nationale.
00:50C'est important de préciser cela. Demain, il va faire encore très chaud.
00:54Mais pourquoi ce sera un tout petit peu moins chaud ?
00:56Parce qu'à partir de demain, on a un air plus frais, plus humide, qui arrive justement par la pointe
01:01de la Bretagne.
01:02Et donc cet air frais, à l'échelle nationale, va faire baisser l'indicateur thermique.
01:06Mais demain, il fera encore très chaud.
01:09On sera sur les 40 encore demain ou pas ?
01:10On sera encore sur les 40, sur une large partie du territoire, globalement du centre, en passant jusqu'à l
01:15'Île-de-France.
01:15Demain, il pourrait faire plus chaud qu'aujourd'hui en Île-de-France, ainsi que sur le centre-est.
01:20Donc à l'échelle nationale, certes, c'était aujourd'hui la journée la plus chaude.
01:24Mais pour certaines régions, notamment le centre, l'Île-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté et même peut-être les
01:29Ardennes,
01:29ce sera sans doute demain que malheureusement, on atteindra encore des records, Alain, sur ces départements.
01:35Emma Aziza, bonsoir.
01:35Vous êtes hydrologue.
01:36Le grand public vous connaît maintenant.
01:38L'irrigation, l'irrigation des terrains, la manière dont on va acheminer l'eau, ça va être l'enjeu des
01:43prochaines années ?
01:44Oui, de plus en plus, on le voit très bien avec la viticulture.
01:47Tout le pourtour méditerranéen n'était habituellement pas habitué à être irrigué dans ces phases estivales
01:54parce que, tout simplement, les vignes allaient chercher en profondeur dans leurs racines.
01:58On voit très bien que tout ça change.
02:00Aujourd'hui, les canaux qui sont récupérés par le Rhône et un ensemble de réseaux permettent l'irrigation
02:07et ça devient presque obligatoire.
02:09Le problème, c'est que ça rend aussi les vignes feignantes parce que les racines remontent
02:13et que ces territoires n'étaient pas habitués à irriguer.
02:16Donc, en fait, il y a des nouvelles formes d'irrigation, des nouveaux usages qui sont nécessaires.
02:20Il va falloir faire des choix dans une période où on voit très bien à quel point
02:24ce sont tous les hydrosystèmes qui sont en train de s'enclencher les uns après les autres.
02:28On a ces assecs sur ces petits cours d'eau.
02:31On voit très bien que même la Loire, quand vous voyez encore un débit sur la Loire,
02:35en réalité, il est complètement quelque part artificiel parce que ce sont des lâchers de barrages à l'amont
02:41qui permettent de maintenir un débit minimal.
02:43Sinon, la situation serait bien pire.
02:44Donc, on est vraiment dans une situation extrême.
02:47Et puis, une situation engendre une autre.
02:50C'est-à-dire que la sécheresse des sols va engendrer une augmentation des températures
02:54et une intensification de la canicule.
02:57Et la canicule va elle-même réengendrer une intensification de la sécheresse.
03:01Et il faut comprendre que la France, c'est l'entrée du cycle de l'eau en Europe.
03:04C'est-à-dire que quand on a des entrées pluvieuses,
03:07eh bien, ça nous permet non seulement d'avoir des pluies chez nous, sur Brest,
03:11mais ensuite, ces pluies, elles se recyclent et elles amènent ensuite de l'humidité partout.
03:15Quand on est dans des situations comme celle-ci,
03:17où on a des anticyclones qui s'enclenchent les uns après les autres,
03:20eh bien, c'est l'inverse, on perd notre eau.
03:22C'est-à-dire que toute l'eau qui est sur nos sols, sur nos territoires,
03:26elle repart sur l'océan et elle est perdue pour nos territoires.
03:29Alors, sans faire de scénario catastrophe, la question que l'on pose, c'est
03:32« Faudra-t-il vivre avec moins d'eau ? »
03:34Donc, je vous la pose, oui ou non ?
03:35Oui et non.
03:36C'est-à-dire qu'on va avoir des switches extrêmement violents,
03:39ce que l'on avait vu avec des bascules.
03:41Janvier-février, un extrême pluvieux, des pluies exceptionnelles, jamais enregistrées.
03:46Et là, on est sur le record inverse.
03:48En huit semaines, on a basculé dans la situation totalement opposée.
03:52C'était des signaux qu'on avait déjà depuis 2018.
03:56Rappelez-vous, janvier-février 2018, on avait eu des crues de la Seine,
03:59on avait eu des pluies, des excédents dans nos nappes.
04:02Et puis, en quelques semaines, on avait vu une bascule
04:04parce que le mois de juillet avait été extrêmement sec.
04:07C'est exactement la même configuration que l'on a aujourd'hui.
04:10Donc, il faut s'inspirer de ces dix dernières années
04:12qui nous racontent une nouvelle France.
04:14Et à partir de là, il va falloir repenser notre urbanisme,
04:18notre manière de gérer l'eau.
04:20Donc, il va falloir économiser l'eau ?
04:21Alors, oui, bien sûr, il faut économiser l'eau.
04:23Parce qu'on n'est pas avare sur l'eau du robinet.
04:27Des fois, on oublie de fermer le robinet.
04:28Oui, mais ça, à la limite, c'est de l'eau domestique
04:30et on ne peut pas tout mettre non plus sur l'individualité.
04:32On est vraiment sur un enjeu global.
04:35C'est-à-dire, l'eau, c'est l'énergie, l'eau, c'est l'alimentation,
04:37l'eau, c'est l'industrie.
04:39L'eau, c'est tout, en fait.
04:40Donc, il va falloir des industries avec des circuits fermés.
04:42Il faudra absolument changer nos modèles agricoles
04:45pour que la moindre goutte, quand elle tombe, elle s'infiltre.
04:48Donc, en fait, il faut revoir et repenser l'intégralité
04:52de notre manière de gérer la France.
04:55Et on n'est pas prêts parce que, quand vous regardez...
04:57Il faut planifier, c'est-à-dire que c'est une question politique.
04:59Oui, mais quand vous regardez les appels d'offres aujourd'hui,
05:01quand on refait une ville, on ne pense pas à une ville
05:04avec le climat actuel.
05:05On pense encore comme il y a 20 ans.
05:07On a un peu toujours ces mêmes logiques.
05:10Et c'est ça qu'il faut complètement disrupter dans nos cerveaux
05:13parce qu'en fait, ça ne fonctionne tout simplement plus pareil.
05:15Tout notre conduite ne fonctionne plus.
05:17On voit très bien que, ne serait-ce que les conduites d'adduction
05:20en eau potable sont trop chaudes.
05:22Elles sont à moins 80 centimètres sous terre
05:23quand vous avez de l'asphalte qui est à 60 degrés.
05:26D'ailleurs, maintenant, l'eau du robinet,
05:27parfois, elle sort à quasiment à 30 degrés dans certains endroits.
05:30Exactement.
05:30Et surtout, ça efface l'effet du flore.
05:31Et alors, avant qu'elle se remette à température,
05:33on la gaspille, on la laisse passer.
05:34Donc, il vaut mieux la laisser, au contraire, s'écouler
05:36dans un premier temps pour laisser cette eau
05:38qui est restée bloquée dans les canalisations
05:41avant de la récupérer.
05:42Donc, en fait, il y a plein de risques
05:43qui sont en train d'émerger, qu'on n'avait pas vu venir.
05:46On n'a jamais imaginé qu'on pourrait partager cette ressource
05:50et qu'il faudrait la confronter
05:52entre nos différents usages économiques.
05:54Parce que c'est ça qui se joue.
05:56Est-ce que des communes vont se retrouver à sec ?
05:58Oui, de plus en plus.
06:01Sérieusement ?
06:01On arrive très bien à le définir
06:03et à dire exactement dans 5 ans, dans 10 ans,
06:05vers quelle trajectoire on va.
06:07Parce qu'on a des datas très claires sur cette situation.
06:10Quel département ?
06:11Est-ce qu'on le sait déjà ?
06:13Oui, on a le pourtour méditerranéen
06:15qui est particulièrement touché
06:16avec certaines collectivités.
06:19Par exemple, Nice l'est un peu moins.
06:20La région de Canoise l'est un petit peu plus
06:23parce que ce ne sont pas les mêmes hydrosystèmes.
06:25Donc, l'eau n'est pas récupérée au même endroit.
06:27Si vous regardez le pourtour atlantique,
06:29toute la zone de la Charente
06:31est de plus en plus soumise à des extrêmes.
06:34La Garonne, de la même manière.
06:36Ce qui est intéressant, c'est que là,
06:37on voit que la Garonne, qui était dos au mur
06:39dans une situation dramatique ces dernières années,
06:42fait des choix judicieux.
06:43C'est-à-dire qu'elle vient réalimenter ses nappes l'hiver
06:46et on a gagné vraiment des quantités de hauteur de nappes
06:50qui permettent de tenir plus longtemps.
06:52C'est vers ça qu'il faut qu'on aille
06:53et qu'on arrête de prendre un peu des coups d'effet magiques
06:57en imaginant qu'on va régler le problème
06:58par la dessanisation d'eau de mer et par les mégabaccines.
07:01Est-ce qu'on va payer l'eau plus chère ?
07:03Ou est-ce qu'il faut nous faire payer l'eau plus chère ?
07:06Pour nous pousser à l'économiser.
07:07Vous n'êtes pas responsable politique,
07:09mais vous regardez aussi ce qui se passe
07:11et vous étudiez les scénarios.
07:13J'ai été au conseil d'administration d'eau de Paris
07:14pendant trois ans.
07:15J'ai vu comment on gérait l'eau à Paris
07:17et je me rends bien compte
07:19qu'on a une quantité d'infrastructures à gérer.
07:24C'est beaucoup d'humains,
07:25donc c'est beaucoup de charges,
07:26de responsabilités.
07:27Il faut refaire parfois des tuyaux endommagés
07:30par ces sécheresses
07:31parce que les sols ne tiennent plus
07:33et donc on a de plus en plus besoin de moyens
07:36et ces moyens-là,
07:38il faut à un moment donné les financer.
07:39Et dans cette bascule-là,
07:41l'eau n'était pas chère jusque-là,
07:42elle valait de plus en plus
07:43avec des systèmes gradués.
07:45C'est-à-dire que les grands consommateurs
07:46payeront beaucoup plus,
07:47ceux qui ont une piscine,
07:49et en général,
07:50c'est plutôt assez bien accepté.
07:51Mais il y a des tarifications.
07:52Il y a déjà des communes
07:53où l'été,
07:54on fait payer l'eau plus chère
07:55en fonction de l'usage et du débit.
07:58Oui, mais est-ce que finalement,
07:59il ne faut pas faire payer l'eau plus chère
08:00à tout le monde ?
08:01Oui et non,
08:02parce qu'il y a une logique sociale aussi.
08:04Quand on regarde
08:06l'eau d'Azur, par exemple,
08:07sur la ville de Nice,
08:09à imposer le fait
08:10d'avoir une graduation
08:10quand vous avez
08:11des consommations d'eau
08:12qui sont extrêmement importantes,
08:14il faudra payer plus cher.
08:15Les gens payent
08:16et en fait,
08:17ça permet de réduire les fuites
08:18et donc de travailler sur le réseau.
08:20C'est des milliards de mètres cubes
08:22qui sont perdus chaque année
08:23aussi dans le réseau national,
08:24il faut le rappeler aussi.
08:25Exactement,
08:25et puis surtout,
08:26on parle toujours de 20%,
08:28mais en réalité,
08:28c'est extrêmement variable.
08:29Vous avez des endroits
08:30où c'est jusqu'à 80-90%
08:32et puis dans d'autres
08:33où on a eu des choix judicieux
08:34et on a justement
08:37retravaillé toutes ces conduites.
08:38Il faudra mettre
08:39énormément d'argent
08:40aujourd'hui pour l'adaptation
08:41et il y aura un gain immédiat
08:43dans les 4 à 5 prochaines années.
08:44Mais c'est une logique,
08:46une sorte de mindset
08:46que l'on n'a pas encore.
08:47Il faut un grand plan de planification
08:50de l'eau et de réflexion
08:51sur l'eau aujourd'hui.
08:52Ça va être pratique
08:52avec l'élection présidentielle,
08:53remarquez,
08:54ça va être un enjeu.
08:55Il faut que les candidats
08:56s'en emparent
08:57et posent ça sur la table.
08:59Justement,
08:59on a parlé de la chaleur,
09:01la canicule,
09:02l'eau.
09:03Est-ce qu'on a une idée
09:04avec vous,
09:05Alexis Cuvillier,
09:06maintenant,
09:06de ce qui a coûté
09:07cette canicule ?
09:08Est-ce que du côté du gouvernement,
09:09on commence à avancher des chiffres ?
09:11Je crois qu'il y a une dame
09:11qui l'a fait,
09:12Mme Barbu.
09:12Depuis hier,
09:14on a une idée
09:14du coût de cette canicule.
09:16En tout cas,
09:16c'est la ministre
09:17de la Transition écologique
09:18qui a avancé un chiffre.
09:19Elle a expliqué
09:21qu'elle estimait
09:22que le coût
09:22de cette canicule,
09:23plutôt de ces canicules
09:25qui se sont succédées
09:25tout au long de l'été,
09:27eh bien,
09:27pouvait représenter
09:28jusqu'à 15 milliards d'euros.
09:31C'est un chiffre
09:32qui a fait l'objet
09:32de beaucoup de commentaires
09:34depuis qu'il a été évoqué hier,
09:36y compris au sein même
09:38de certaines administrations
09:39au sein du gouvernement
09:40qui nous disent
09:41attention,
09:41c'est un peu tôt.
09:43On ne sait pas
09:44s'il n'y aura pas
09:44un nouvel épisode
09:45d'ici la fin du mois
09:47de septembre.
09:48Il est trop tôt
09:48pour estimer ce coût,
09:49je cite.
09:50Pas de chiffre consolidé.
09:51Les estimations sont en cours.
09:53Mais du côté
09:53de l'entourage
09:54de Monique Barbu,
09:55on assume plutôt
09:56en expliquant
09:57que dans l'administration,
09:59dans l'entourage
09:59de la ministre,
10:01eh bien,
10:01à partir des chiffrages
10:02de l'INSEE
10:03sur les années précédentes,
10:04ils étaient arrivés
10:05finalement à cette estimation.
10:07Mais l'épisode
10:08étant toujours en cours,
10:09dit-on tout de même
10:10de ce côté-là,
10:11il n'est pas encore possible
10:12d'avoir des chiffres
10:13construits.
10:13C'est encore un peu avancé,
10:14Mme Barbu.
10:14C'est pour cela
10:15que la ministre
10:16elle-même l'a dit,
10:17il faut le reconnaître,
10:17il faut prendre
10:18cette estimation
10:20avec prudence.
10:2115 à 30 milliards d'euros,
10:22Alain,
10:22c'était le coût
10:23de cette canicule,
10:25j'allais dire un peu étalon,
10:26qu'est la canicule
10:27de 2003 en France.
10:2815 à 30 milliards d'euros,
10:290,1 point
10:31de produits intérieurs bruts
10:32à l'époque.
10:33Est-ce qu'on sera
10:34à nouveau
10:35dans cette échelle-là
10:37cette fois ?
10:37Vous l'avez dit,
10:38c'est un peu tôt.
10:39On a Franck Delvaux
10:40qui est avec nous,
10:41il est président de l'UMI,
10:42l'Union des métiers
10:43et de l'industrie
10:44de l'hôtellerie,
10:44de la restauration,
10:45Paris,
10:45Île-de-France.
10:47Bonsoir Franck Delvaux.
10:48Vous-même,
10:48dans votre secteur d'activité,
10:51cette chaleur,
10:52on a vu des bars,
10:55des restaurants rooftop
10:56accueillir beaucoup moins
10:57de monde,
10:57les terrasses être désertées.
10:59Vous allez avoir
11:00un manque à gagner ?
11:02Oui, tout à fait.
11:03Comme tout à chacun,
11:04ce n'est pas très agréable
11:05de déjeuner,
11:06de dîner en terrasse
11:07quand il fait 40 degrés.
11:10Donc oui,
11:10il y a beaucoup moins de monde
11:12sur les terrasses aujourd'hui.
11:13On va avoir un manque à gagner.
11:15Il y a eu aussi à Paris
11:18le télétravail
11:18qui est revenu rapidement
11:19puisque certaines sociétés,
11:21à cause de la canicule,
11:23ont mis leur employé
11:23en télétravail.
11:24Donc ça,
11:24ça n'a pas été bon pour nous
11:25non plus.
11:26Mais effectivement,
11:27oui,
11:27avec ces fortes canicules,
11:29c'est une baisse importante
11:30de chiffre d'affaires
11:31de 20 à 40 %.
11:34Attendez,
11:3620 à 40 %,
11:36c'est énorme
11:37en période estivale
11:38comme ça
11:39où normalement,
11:40vous remplissez les caisses.
11:42Je dis ça
11:43au bon sens du terme.
11:44Oui,
11:45c'est énorme.
11:45Il y a eu moins de touristes
11:46en Ile-de-France également.
11:48Il y a eu,
11:48je crois,
11:49à fin juillet,
11:50moins 7 à moins 8 %
11:51de touristes étrangers
11:53en Ile-de-France.
11:54On voit bien
11:55quand on était dans Paris,
11:58les rues sont désertes,
11:59il n'y a pas grand monde.
12:00Et puis surtout,
12:01comme tout le monde,
12:03comme tout un chacun,
12:04dès qu'il fait très chaud,
12:05on mange moins.
12:06Et puis surtout,
12:07on entendait un vigneron
12:08et il y a une baisse
12:10de consommation d'alcool
12:11très forte
12:11puisque on boit
12:12moins d'alcool
12:13quand il fait très chaud.
12:15Ce qui veut dire,
12:16Franck Delvaux,
12:17que pour ces restaurateurs,
12:19la rentrée
12:20risque d'être compliquée
12:22parce que ce qui est perdu,
12:24on ne le rattrape pas
12:24dans le commerce.
12:26donc vous allez avoir
12:27dans votre secteur d'activité
12:29des entreprises
12:30qui vont être en difficulté ?
12:33Oui,
12:34alors on l'a vu,
12:34il y a déjà mes collègues,
12:35j'ai une pensée pour mes collègues
12:36de Gironde et dans les Landes
12:38avec les incendies
12:38où c'est très compliqué,
12:41avec des fortes baisses d'activité,
12:43tous les touristes
12:43ne sont pas revenus.
12:45Mais oui,
12:46évidemment,
12:46on s'ouvre
12:47dans la restauration traditionnelle,
12:48c'est compliqué
12:49et la rentrée
12:49sera compliquée.
12:50Mais à contrario,
12:51on voit qu'il y a
12:52des scores exceptionnels
12:53qui se font
12:54dans le nord de la France
12:57et en montagne également
12:58parce qu'on va chercher
13:00la fraîcheur.
13:01Mais comme je vous dis,
13:02manger à 40 degrés en terrasse,
13:03ça donne envie à personne.
13:05Et puis on voit aussi
13:06qu'il y a une recherche
13:07des restaurants climatisés
13:09s'en sortent mieux.
13:10Il y a une recherche,
13:10maintenant,
13:11c'est une question
13:12qu'on ne posait pas avant,
13:12mais des clients entrent
13:13et disent
13:13est-ce que vous voulez
13:14la climatisation ?
13:15Est-ce que la climatisation fonctionne ?
13:17Mais Franck Delvaux,
13:18on se souvient que l'hiver,
13:18certains restaurateurs
13:19ont mis en terrasse,
13:20vous savez,
13:21les chaufferettes,
13:23les torches,
13:24j'ai oublié le nom.
13:25Du coup,
13:26ça veut dire que maintenant,
13:26des restaurateurs
13:27vont mettre en terrasse
13:28des ventilateurs
13:29ou des brumisateurs ?
13:31Alors,
13:32on l'a fait.
13:34Il faut savoir
13:35que c'était interdit
13:37dans le règlement
13:38des étages,
13:38des terrasses
13:39par la ville de Paris
13:39et puis finalement,
13:40évidemment,
13:41c'était quand même aussi
13:42un bien social
13:43d'avoir des brumisateurs
13:44pour nos clients.
13:46Donc,
13:46ça a été accepté.
13:47Effectivement,
13:48on retrouve ça
13:48dans beaucoup d'établissements
13:49et finalement,
13:50en terrasse,
13:51quand on a un peu
13:52ces petits jets d'eau,
13:53c'est agréable.
13:54Merci Franck Delvaux,
13:55président de l'Union des métiers
13:56et de l'industrie
13:56de l'hôtellerie Paris-Ile-de-France
13:58et Maziza.
13:58Ça aussi,
13:59ça va bouleverser
14:00nos habitudes de touristes.
14:01C'est-à-dire qu'on va aller
14:02dans des régions
14:03qui vont être plus fraîches,
14:04mieux irriguées aussi.
14:05Tout est en train
14:06d'être chamboulé.
14:07Et on voit très bien
14:08qu'on arrive à suivre
14:11exactement en fonction
14:13de la vente
14:13du nombre de nuités
14:15la quantité de personnes
14:17qui vont
14:18les migrations touristiques
14:20dans la France
14:21en temps réel.
14:22C'est quelque chose,
14:23c'est une donnée qu'on a
14:24et surtout,
14:25on sait exactement estimer
14:26la quantité d'eau
14:27consommée par un touriste.
14:29Lorsque cette quantité d'eau,
14:30elle vient se surimposer
14:32à l'eau
14:33qui est consommée
14:34par les locaux,
14:35c'est-à-dire que vous pouvez avoir
14:36un village en Corse
14:37qui peut avoir
14:38sa population
14:39qui va être multipliée
14:40et la consommation d'eau
14:41va se multiplier
14:42par 18, par 20,
14:44est-ce qu'on est capable
14:46de tenir
14:46quand on est déjà
14:47dans une période
14:48où la quantité d'eau
14:50est déjà
14:51à son plus bas niveau
14:52et déjà
14:54quelque part
14:55en danger
14:56avec des risques
14:57de citernage
14:57pour les habitants eux-mêmes,
14:59comment accueillir
15:00des touristes supplémentaires ?
15:01On a fait une étude
15:02très poussée
15:03qui nous a permis
15:04de comprendre
15:04exactement ce qui se passait
15:06et on se rend vraiment compte
15:07à quel point
15:08il y a des jeux de bascule,
15:09il y a des territoires
15:10qui sont beaucoup plus concernés
15:11que d'autres
15:12tout simplement
15:13parce que vous avez
15:14des états de souffrance
15:15des nappes récurrentes
15:16donc en fait
15:17les nappes se tarissent
15:18vous avez parfois
15:19les cours d'eau également
15:21et on le voit très bien
15:21avec le nombre
15:22de cours d'eau à sec
15:23et donc
15:23il faudrait absolument
15:25que la profession touristique
15:27puisse avoir les yeux
15:28pour observer,
15:30pour regarder
15:31la trajectoire
15:32qui est en train
15:33une commune
15:34ne va pas interdire
15:34aux touristes
15:35de venir ?
15:35Non, bien sûr.
15:36Sur les incendies,
15:39la manière dont le risque
15:41est toujours présent
15:42et d'ailleurs
15:43il y a des feux
15:44qui sont toujours en cours.
15:45En fait la situation
15:46s'est inversée
15:47par rapport au début
15:48de l'été
15:48puisque là vraiment
15:49à partir de demain
15:50le risque,
15:51alors il s'étale
15:51sur 57 départements,
15:534 d'ailleurs seront
15:53en rouge demain,
15:54les Deux-Sèvres,
15:55l'Indre,
15:56l'Indre-et-Loire
15:56et la Mayenne,
15:57on voit qu'en fait
15:58ces départements
15:59qui sont concernés
16:00ce vendredi
16:00par le risque d'incendie,
16:02eh bien il est
16:03totalement sur
16:04le nord du pays
16:05et fait
16:07assez remarquable
16:08aujourd'hui.
16:08On a un incendie
16:08dans le Pas-de-Calais
16:09en ce moment.
16:09On a un incendie
16:10dans le Pas-de-Calais
16:11et justement
16:11par rapport
16:11à cet incendie,
16:12eh bien à 11h30
16:13un dash
16:14est intervenu
16:156 fois
16:15dans le Pas-de-Calais.
16:17Un dash
16:17dans le Pas-de-Calais
16:18ça ne s'était
16:19jamais vu.
16:20Ça illustre encore
16:20effectivement
16:21cet été exceptionnel
16:22que l'on vit.
16:23180 hectares
16:23qui ont brûlé
16:24dans le Pas-de-Calais
16:25et incendie
16:25toujours en cours.
16:30de cette journée
16:31encore de canicule
16:32et de l'enjeu de l'eau.
16:33Merci Emma Aziza.
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