00:00Oui c'est ça, la navigation est perturbée ici sur la vilaine.
00:03Depuis hier, les bateaux ne peuvent plus circuler sur le barrage d'Arzal aux heures de pleine mer.
00:09Donc en fait, c'est deux à trois éclusages qui sont supprimés par jour sur une dizaine habituellement.
00:14L'objectif derrière cela, c'est surtout de protéger l'eau potable, car avec le niveau de la vilaine qui
00:19baisse,
00:19l'eau de mer peut remonter dans le fleuve et en fait ça menace l'eau potable qui est produite
00:23à l'usine de Ferrel,
00:24située juste en amont du barrage.
00:26Le niveau de la vilaine est actuellement à 22 cm en dessous de la normale et diminue encore d'un
00:31centimètre par jour en moyenne.
00:32Les prévisions sont assez inquiétantes puisqu'il n'y a pas de pluie significative prévue et il y a plus
00:38de 30 degrés prévus toute la semaine ici.
00:41L'eau est vilaine, l'établissement chargé de la gestion durable de l'eau prévient même que des restrictions plus
00:46drastiques pourront être prises dans la semaine prochaine.
00:49– Beaucoup Saskia, Yamina Saeb, on en est quand même là, c'est-à-dire que là, ça menace l
00:55'eau potable et c'est pour ça qu'il faut prendre des mesures.
01:00– Oui, on en est au tout début parce que quand ça menace l'eau potable, ça veut dire que
01:05ça va menacer, ça doit menacer déjà la production agricole.
01:08Donc qui dit production agricole dit aussi capacité de nous nourrir et pour cela, il faut prendre des mesures très
01:18ambitieuses d'atténuation.
01:19Ce qu'on n'a pas aujourd'hui, c'est ça qui nous manque en fait, c'est ça qui
01:22nous manque depuis qu'on reconnaît, depuis que les gouvernements reconnaissent l'existence du changement climatique.
01:29On peut faire remonter ça à 1992, 1992, quand nos gouvernements, les chefs d'État et de gouvernement ont signé
01:36la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
01:41– Depuis, ce qui a été fait, ce sont plutôt des mesures qui visent les symptômes et on n'a
01:48jamais eu de mesures qui visent les causes.
01:50Et c'est un peu comme si vous mettiez une personne qui a une tumeur de la peau, c'est
01:55comme si le cancérologue lui prescrivait de la pommade pour cacher la tumeur,
02:00mais rien du tout pour tuer les cellules cancéreuses.
02:04Et ce qu'il faudrait faire aujourd'hui, c'est vraiment passer à l'action, faire de vraies mesures d
02:09'atténuation.
02:09Et les vraies mesures d'atténuation, il n'y en a pas 36 000.
02:12Il faut arrêter de subventionner l'économie du fossile.
02:17L'économie du fossile va bien au-delà des énergies fossiles parce que tout est basé sur les énergies fossiles.
02:22Beaucoup, beaucoup de choses sont basées sur les énergies fossiles.
02:25Et aujourd'hui, cette économie-là, elle tient et elle nous tient en otage grâce aux subventions, grâce à l
02:30'argent public.
02:31Et cet argent-là, au lieu de le mettre dans l'économie des fossiles,
02:33il faudra le mettre dans l'économie des fossiles émergentes, mais qui n'arrive pas à être à l'échelle
02:40parce que c'est l'autre économie, l'économie qui détruit, qui est subventionnée avec de l'argent public.
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