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  • il y a 2 jours
Accusé de violences conjugales par au moins trois ex-compagnes, le chef cuisinier Jean Imbert a été placé sous le statut de témoin assisté dans le cadre de l'information judiciaire qui a été ouverte contre lui. Yseline Fourtic-Dutarde, avocate au barreau de paris et co-présidente d'Ensemble contre le sexisme.

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Transcription
00:00– Naturellement, il y a un sujet d'Omerta
00:02et il y a un sujet d'entrave finalement à la libération de la parole.
00:06Je m'explique, on parle évidemment beaucoup depuis le mouvement MeToo
00:10de la libération de la parole, du caractère massif des violences sexuelles et sexistes,
00:16du caractère massif des violences conjugales, du nombre de victimes.
00:19On sait que c'est un contentieux qui est extrêmement répandu,
00:22si déjà ça arrive au contentieux,
00:23mais que ce sont des violences qui sont extrêmement massives.
00:26Et là, effectivement, d'après vos informations,
00:28on se rend compte qu'il y a des faits qui ont été commis
00:30sur la décennie 2010-2020, mais également postérieurement à 2020,
00:35c'est-à-dire postérieurement au début de ce mouvement MeToo.
00:38Donc je pense qu'il faut aussi considérer les choses de cette manière,
00:41c'est qu'on ne peut plus aujourd'hui dans la société dans laquelle nous vivons
00:44ignorer le caractère massif des violences faites aux femmes,
00:47ignorer la dimension extrêmement violente et extrêmement intime aussi de ces violences,
00:52et que Jean-Himbert, quand il est placé sous statut de témoin assisté
00:57pour des faits qui relèvent de ce type de catégorie,
01:00il savait très bien ce qu'il commettait,
01:01il ne pourra pas indiquer qu'il ignorait la gravité de ses actes.
01:05Et donc moi aussi, ça m'interroge aujourd'hui sur, d'une part,
01:08la libération de la parole, mais également sur les conséquences
01:11dans les comportements sociaux, dans les comportements des hommes,
01:14leur capacité à ne pas finalement se remettre en question
01:18sur les violences dont ils sont capables d'être les auteurs.
01:21Et puis bien sûr, il y a une libération de la parole, d'une part,
01:24mais quid des moyens du service public de la justice ?
01:27Nous, on est effectivement extrêmement inquiètes des moyens
01:29qui sont conférés au service public de la justice
01:31pour effectivement protéger les femmes,
01:33et c'est pour cette raison qu'on les accompagne au quotidien,
01:36au sein des associations, et avec tout ce qu'on porte
01:38autour de la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes.
01:41Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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