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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-08-04##

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News
Transcription
00:00... en ligne, procédure PDP, PA engagée, PEPOL certifiée, présente.
00:05Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-19h, Judith Belair.
00:09Merci de votre fidélité à Sud Radio, Vraies Voix de l'été, puisque Les Vraies Voix de l'été, vous
00:14le savez, elle continue.
00:15Place à la suite de votre émission. Un petit rappel de Vraies Voix du jour.
00:18Les Vraies Voix Sud Radio.
00:20Nous sommes avec Bernard Kouenadad, qui est président de la CPME Paris, président du think tank Etienne Marcel.
00:25Et puis Sébastien Ménard, éditorialiste et entrepreneur dans la foodtech.
00:28Et champion du blind test.
00:30Et champion du blind test, ça c'est vrai, vous avez éclaté le blind test.
00:33C'est ça que vous aviez envie de dire Sébastien Ménard.
00:35C'est ça, exactement.
00:36Et puis Florence Rouas, avocate pénaliste, spécialiste du droit de la famille et de la protection de l'enfance.
00:40Ça va vous en être sorti quand même, l'honneur est sauf, Florence, sur le blind test.
00:44Allez, c'est parti pour le Grand Débat.
00:46Les Vraies Voix Sud Radio.
00:48Partir quelques jours, louer un logement, payer le transport, les repas, les activités.
00:52Pour de nombreux Français, l'addition est devenue trop lourde.
00:55Cet été, 27% des Français ne devraient pas partir.
00:59Une proportion qui a atteint 38% chez les ouvriers.
01:02Le budget moyen prévu recule à 1530 euros, soit 150 euros de moins qu'en 2025.
01:07Donc quoi ?
01:07Séjour plus court, destination plus proche, hébergement chez des proches, restaurant sacrifié.
01:12Chacun cherche à réduire sa facture.
01:14Alors que les congés payés étaient une conquête sociale,
01:16le départ en vacances est-il devenu un privilège réservé à ceux qui en ont les moyens ?
01:20Du coup, on vous pose la question sur Youtube, vous n'hésitez pas à aller commenter.
01:24Les vacances sont-elles devenues un luxe ?
01:27Vous n'hésitez pas non plus à nous appeler au 0800 26 300 300.
01:33Bernard Cohen Haddad, quand on y pense à ces congés payés durement acquis,
01:38et à ce combat que ça a été dans les années 30,
01:41c'est 36 quoi ?
01:4236, c'est Léon Blum.
01:44Voilà, exactement.
01:45Et qu'on voit qu'effectivement, aujourd'hui,
01:47il y a quand même une majorité de Français qui ne peut plus partir en vacances,
01:50en tout cas pas ailleurs qu'en France, et avec un budget réduit.
01:53On est à même de se demander si ce n'est pas réservé à certains privilégiés aujourd'hui.
01:57Alors les congés payés à l'origine, c'était s'arrêter de travailler,
01:59ce n'était pas partir en vacances.
02:00C'est ça aussi, c'est important, parce qu'on faisait les 3-8,
02:04et le travail était un esclavage et un asservissement.
02:07Donc fort heureusement, depuis un certain nombre de lois et d'actions sociétales,
02:11on n'est plus dans cette situation-là.
02:13J'allais dire Dieu merci, mais comme je suis un laïc, je ne veux pas dire Dieu merci.
02:16Mais ceci étant, c'est vrai qu'aujourd'hui, le problème, c'est le panier repas, le pouvoir d'achat.
02:23C'est la première préoccupation des Français.
02:27Et on a aussi ce souci de capacité d'économiser.
02:32Et puis, il y a ce deuxième problème, qui est la désmicardisation de la France.
02:37On en reste encore, ma chère Judith Bélair, avec des salaires qui restent trop bas.
02:41Moi, je suis un entrepreneur, donc je ne vais peut-être pas plaire à tout le monde.
02:43Parce que les patrons sont trop taxés, quoi.
02:46Parce qu'il y a trop de charges, il n'y a pas assez de charges, il y a peu
02:48de charges sur les bas salaires,
02:50et trop de charges sur la gamme supérieure, notamment les plus de 3 fois le SMIC.
02:54On a un vrai enjeu aujourd'hui de désmicardisation de la France, mais ce n'est pas normal.
02:58Que le 20 du mois, un certain nombre de nos collaborateurs, voire un certain nombre de nos entrepreneurs,
03:02on évoquait tout à l'heure les commerçants, les artisans, les indépendants,
03:11le 20 à 25 du mois, aujourd'hui, il n'y a plus d'argent, il n'y a plus
03:14de...
03:14Si on n'a pas d'autorisation de découvert ou de trésorerie, on ne peut pas s'en sortir.
03:18C'est une réalité.
03:19Et donc, on ne peut que regretter qu'on a plus de temps libre et beaucoup moins d'argent pour
03:24en profiter,
03:24y compris pour aller au théâtre, y compris pour aller au cinéma.
03:27Tout ça reste aujourd'hui peut-être le fait d'une certaine élite, et moi je le déplore.
03:33Sébastien Ménard, il y a 40% des personnes qui vivent dans un ménage gagnant moins de 1500 euros par
03:38mois
03:39qui ne partent pas du tout, contre seulement 10% pour les ménages à plus de 3800 euros par mois.
03:44Donc en fait, les chiffres parlent d'eux-mêmes, j'ai envie de dire.
03:46Oui, mais enfin, à un moment donné, c'est l'entrepreneur qui vous parle.
03:54L'économie, c'est une science presque exacte.
03:58C'est-à-dire qu'il y a une somme d'argent...
04:01Je ne dirais pas pourtant comme ça, je ne dis pas ça, mais c'est pas l'argent.
04:03Si, vous avez une somme globale, et quand vous consacrez 100 euros à votre salarié,
04:14quand il touche dans sa poche en vrai, une fois qu'il a tout payé,
04:19qu'on a payé les charges patronales, les charges salariales, les différentes taxes, directes, indirectes, la TVA, etc.,
04:25il lui reste 25 balles dans la poche.
04:28Le reste, les 75 balles, il part dans les poches de l'État.
04:33Je ne dis pas que c'est mal, je dis que c'est nos écoles, c'est nos routes,
04:38c'est nos politiques intérieures, extérieures, c'est évidemment la dette,
04:43mais la réalité, est-ce que finalement, pour faire fonctionner notre pays,
04:49on ne pourrait pas faire des économies,
04:51et donc faire peser moins lourdement le poids de ce fonctionnement collectif
04:57sur les épaules des Françaises et des Français ?
05:00La réponse est oui, il faut juste en avoir la volonté politique,
05:02il faut être capable, effectivement, de mettre l'administration française à la diète,
05:06il faut être capable de faire des choix politiques drastiques,
05:11extrêmement courageux,
05:12et vous verrez que les Français gagneront du pouvoir d'achat.
05:15Soit les patrons comme moi, on pourra augmenter les salaires,
05:18voilà, très clairement, on peut augmenter les salaires,
05:20mais encore faut-il, il ne faut pas être essoré.
05:22On est essoré de partout, on est essoré sur la fiche de paye,
05:27on est essoré dans le fonctionnement de nos boîtes,
05:29on est essoré à la fin de l'année,
05:30on est essoré, quand on se fait contrôler fiscalement,
05:32on est essoré en permanence, en permanence.
05:36Évidemment que ça ne peut pas fonctionner.
05:37Donc, et au bout de la chaîne, il y a quoi ?
05:39Il y a effectivement plein de petites gens,
05:42qui ne sont pas des grands patrons,
05:44qui ne sont pas de grands capitalistes, etc.,
05:47et qu'on pue, et désolé d'être grossier et vulgaire,
05:50mais qu'on pue un flèche, qu'on pue une thune
05:52pour partir en vacances.
05:53C'est ça la réalité.
05:55Mais c'est vraiment une histoire de revenu,
05:56Florence Roy, comme le dit Sébastien, finalement,
05:59puisqu'il y a quand même 4 Français sur 10
06:01qui ne se partent pas en vacances,
06:02parfois même sur plusieurs années.
06:03Le facteur déterminant, c'est le revenu.
06:05Oui, mais bon, après, moi je ne suis pas une économiste,
06:09donc je ne sais pas, moi je vais vous parler
06:10comme une citoyenne.
06:12Est-ce que vous attesterez, vous, déjà ?
06:13Moi, je suis écrasée de charge.
06:14Nous, les avocats, nous sommes écrasés de charge.
06:17Oui, mais du moment qu'on est entrepreneur,
06:19on paye les charges.
06:20Nous, nous sommes écrasés de charge.
06:22Les avocats en particulier ?
06:22Oui, oui, c'est une réalité.
06:24En plus, on doit travailler quasiment toute notre vie
06:27parce qu'on a des retraites minables.
06:29Non, mais...
06:30Donc, moi je pense que l'enjeu
06:32du prochain président de la République,
06:34voilà, on va rentrer en campagne, là, en septembre.
06:38Je crois que là, il faut vraiment
06:39qu'il propose quelque chose de nouveau.
06:42Il y a bien quelque chose à faire
06:43pour permettre aux gens
06:45d'être beaucoup moins écrasés de charge.
06:48Parce que la fiscalité française,
06:49c'est quand même une des fiscalités
06:50les plus importantes.
06:51On parlait de l'Europe,
06:52mais même du monde.
06:53Donc, il y a bien des raisons.
06:54On est champion du monde.
06:55Alors, on va nous dire,
06:57oui, l'école, l'hôpital, ceci.
06:58Ok, ok.
06:59Mais enfin, d'abord,
07:00il y a beaucoup de services publics
07:01qui sont extrêmement détériorés.
07:02Donc, on est obligé, finalement,
07:04de recourir à des services privés.
07:07La retraite,
07:08si on ne cotise pas en supplémentaire
07:10pour sa retraite,
07:11si on ne prépare pas sa retraite,
07:12eh bien, on va crever la faim.
07:14Non, mais vous voyez,
07:15c'est un peu ça.
07:16Donc, en réalité,
07:17moi, je crois que le véritable enjeu,
07:18moi, si j'avais les prochains candidats
07:21aux présidentielles,
07:22moi, c'est la première question
07:23que je pose.
07:23Voilà, comment allez-vous faire
07:25pour nous alléger de ces charges
07:27qui nous écrasent
07:28et qui font qu'en fait,
07:29finalement, on a l'impression
07:30qu'on travaille pour payer.
07:32Voilà, on travaille pour payer,
07:33pour survivre.
07:35Et ça, c'est une vraie question.
07:36Je pense que c'est vraiment
07:37le dénominateur commun
07:39de tous les Français,
07:39quelles que soient
07:40les tranches d'imposition.
07:42Moi, je m'en fous
07:43de savoir si c'est un grand patron,
07:44un petit patron,
07:45un ouvrier.
07:46Ce n'est pas le sujet.
07:47Il faut arrêter de mettre
07:47les gens les uns contre les autres.
07:49D'ailleurs, on a besoin
07:50des grands patrons.
07:51Voilà, et on est une chaîne.
07:53Vous voyez,
07:53il y a une espèce de maillage social
07:55qui est essentiel et fondamental.
07:57En revanche,
07:58c'est vrai qu'il faut
07:58qu'on nous explique
07:59comment on va faire
08:00pour justement
08:00nous alléger tout ça
08:02pour que ce soit plus vivable.
08:04On vous entend bien,
08:05chère Florence Rouas.
08:07Et d'ailleurs, vous aussi.
08:08Vous nous écoutez.
08:09Il est 18h11 sur Sud Radio.
08:11Dans un instant,
08:11c'est la suite de ce grand débat
08:13justement autour de ces vacances
08:14qui, a priori,
08:15sont devenues un luxe
08:16pour pas mal de Français.
08:17D'ailleurs,
08:18on accueillera des auditeurs.
08:19Donc, vous n'hésitez pas
08:20à réagir à nous appeler
08:21au 0800 26 300 300.
08:23On vous attend
08:24et puis commentez sur YouTube.
08:25Allez, à tout de suite.
08:2717h20,
08:28les vraies voix Sud Radio.
08:29Les vraies voix Sud Radio.
08:3217h19,
08:33Judith Belair.
08:34Et un petit rappel
08:34de nos vraies voix du jour
08:35sur Sud Radio.
08:36Vous êtes avec
08:37Bernard Cohen Haddad
08:38qui est président
08:38de la CPME Paris
08:39et président du think tank
08:40Étienne Marcel.
08:41Sébastien Ménard,
08:42éditorialiste,
08:43entrepreneur dans la foodtech
08:43et Florence Rouas,
08:45avocate pénaliste,
08:45spécialiste du droit de la famille
08:46et de la protection de l'enfance.
08:48Le grand débat continue.
08:50Les vraies voix Sud Radio.
08:52Transport, carburant,
08:53billets,
08:53train, hébergement,
08:54restauration, loisirs.
08:55Pour partir,
08:55les Français doivent désormais
08:56surveiller chaque dépense.
08:57Cet été,
08:5827% d'entre eux
08:59ne devraient pas prendre de vacances.
09:00Cette proportion
09:01atteint 38%
09:02chez les ouvriers.
09:03Le budget moyen
09:03s'établit à 1530 euros
09:05soit 150 euros de moins
09:06qu'en 2025.
09:07Les séjours raccourcissent,
09:08les destinations se rapprochent.
09:10Les vacances restent pourtant essentielles,
09:12on le sait.
09:1390 ans après l'instauration
09:14des congés payés,
09:15ce droit est-il encore accessible à tous ?
09:17C'est une vraie question.
09:18D'ailleurs,
09:18on vous pose une question
09:19sur YouTube.
09:20Vous allez y répondre.
09:22Les vacances sont-elles devenues un luxe ?
09:240826 300 300,
09:26on part au standard
09:26et on reçoit notre auditeur Loïc
09:29qui nous appelle de Toulouse.
09:30Bonjour Loïc.
09:31Bonjour.
09:32Alors Loïc,
09:34comment ça va déjà ?
09:35Vous êtes parti en vacances ?
09:36Je reviens de vacances.
09:37Ah, voilà.
09:38Alors vous avez réussi
09:39à partir en vacances
09:40mais qu'est-ce que vous en pensez du coup ?
09:42Est-ce que c'est un luxe
09:43que vous vous êtes permis ?
09:44Alors,
09:45je ne vais pas rentrer
09:46dans le terme de luxe
09:47parce que ça sous-entend
09:48quelque chose d'inatteignable
09:50mais il est clair aujourd'hui
09:52que réfléchir au congé,
09:53réfléchir aux vacances,
09:55notamment avec ses enfants,
09:57c'est quelque chose
09:57que pour ma part,
09:58un,
09:58j'anticipe de plus en plus
10:00et deux,
10:02il faut être très très clair aussi,
10:04tout a augmenté
10:06sauf nos salaires.
10:07Donc,
10:07il y a un moment,
10:08on va peut-être moins loin
10:10où on va peut-être
10:10dans des secteurs
10:11qui sont moins prisés
10:12et où on est un peu plus au palme,
10:14etc., etc.
10:16Alors,
10:16je crois qu'on a aussi
10:18Loïc,
10:19pardon,
10:20Lionel,
10:20qui nous appelle de grâce.
10:21Lionel,
10:22vous êtes là ?
10:23Oui,
10:23bonjour.
10:24Vous,
10:24Lionel,
10:24vous n'êtes pas trop d'accord
10:25avec Loïc,
10:26a priori ?
10:27Non.
10:27Allez-y,
10:28on vous écoute.
10:29Ce n'est pas la question.
10:30C'est d'ailleurs,
10:30les vrais voix,
10:31vous avez complètement
10:31chanté le sujet.
10:32Vous êtes parti sur vos taxations.
10:34Alors,
10:34moi qui suis taxé aussi
10:35à 70% comme vous,
10:37je comprends.
10:38Je comprends pourquoi
10:39vous êtes parti.
10:39C'est un cul du cœur.
10:41Exactement,
10:42je le comprends tout à fait.
10:43Oui,
10:43mais 70% d'impôt perso pro,
10:45ça va.
10:4670% ?
10:47Oui,
10:4870% perso pro,
10:4970%,
10:50mais ça correspond finalement
10:51aux taxes qu'on se prend
10:52dans la tête partout.
10:53Mais ce n'est pas trop le sujet.
10:54Moi,
10:54j'ai changé,
10:55en fait,
10:55si vous voulez,
10:56j'ai largement augmenté
10:58mon niveau de vie
10:59en passant déjà pas trop,
11:00déjà pour commencer,
11:01en montant ma propre boîte
11:02et du coup,
11:03en pouvant travailler 80 heures.
11:05Parce que ce qui nous tue,
11:06en fait,
11:06finalement,
11:06ce n'est pas tant,
11:07ce n'est pas tant,
11:08c'est qu'on n'arrive pas à produire.
11:09La gauche,
11:10elle a voulu les 35 heures.
11:11C'est très mignon,
11:11les 35 heures,
11:12je trouve ça extrêmement mignon.
11:14Il n'empêche que 35 heures de travail,
11:16c'est sûr que vous ne produisez pas beaucoup.
11:19Voilà,
11:19alors on se gargarisait
11:20d'être un pays
11:22avec une productivité
11:24énorme,
11:24maximale,
11:25mais ce n'est pas une réalité
11:26non plus stricte.
11:27Moi, je suis désolé,
11:28mais les pays autour de nous
11:29produisent aussi
11:30et ils travaillent plus.
11:31Moi, je propose,
11:32en fait,
11:32juste,
11:33alors d'ailleurs,
11:33une de vos vrais voix
11:34à demander
11:35qui,
11:36dans les personnes
11:37qui se présentent
11:38à la présidentielle,
11:39a un discours
11:39qui tienne un peu la route
11:40et qui nous permettrait,
11:42Florence,
11:42pour nous faire faire
11:43des économies,
11:44il y en a un,
11:45figurez-vous.
11:45Il y en a un qui a un discours
11:47qui tient à peu près la route
11:48et qui a réussi,
11:48en tous les cas,
11:49au niveau local,
11:49c'est l'ISNAR.
11:50L'ISNAR,
11:51quand vous écoutez bien,
11:52déjà,
11:52c'est des réductions
11:52drastiques de l'État
11:53et de toutes nos,
11:55et de toutes ces fates
11:56qui nous coûtent une blinde
11:57et je pense que
11:58si on réduisait un peu
11:59le train de vie de l'État,
12:00parce que moi,
12:00la dernière fois,
12:00je suis allé à l'hôpital,
12:01vous voyez,
12:02j'ai dû faire une heure
12:03de voiture.
12:03Alors,
12:03je suis sur la Côte d'Azur,
12:04on était en pleine période estivale,
12:06il y a 5 millions de personnes
12:07aujourd'hui sur la Côte d'Azur
12:08avec les touristes,
12:09il y avait un ophtalmo
12:11de garde
12:12pour tout le bassin.
12:14Donc,
12:14on voit bien
12:14qu'on a un problème,
12:15c'est-à-dire qu'on ne peut plus
12:16nous vendre
12:17que, en fait,
12:18nos impôts
12:18servent à financer le système
12:20et qu'il est magnifique.
12:21Le système,
12:22il n'est pas magnifique du tout,
12:23le système,
12:23il est à bout de souffle,
12:24malgré des taxes
12:25complètement démentes.
12:26On vous entend, Lionel.
12:27On vous entend.
12:29Si les gens veulent gagner plus,
12:31il y a un truc à faire,
12:32c'est bosser plus.
12:33Alors,
12:34Sébastien Ménard,
12:34vous avez une petite réponse.
12:36Je vais répondre à Lionel,
12:37je ne suis pas d'accord du tout
12:39sur le fait que l'État
12:42est dispendieux,
12:43mal géré,
12:44que nos services publics
12:45sont dans un état
12:46de déliquescence.
12:47Ce n'est pas vrai partout,
12:48ce n'est pas vrai pour tout,
12:50mais c'est relativement vrai.
12:52Non,
12:52le sujet n'est pas de dire
12:54que celui qui tient
12:55le marteau-piqueur,
12:57qui,
12:59pendant 35 à 39 heures
13:00par semaine,
13:01que celui qui nettoie
13:02vos assiettes
13:02dans des arrières-salles
13:03de restaurant
13:04non climatisées
13:05à 40 degrés,
13:06etc.,
13:06doit travailler
13:0745 heures par semaine,
13:08je pense que ce n'est pas
13:09la bonne solution.
13:10Il y a des gens
13:11qui, effectivement,
13:12ont ce confort de vie
13:13comme vous,
13:13peut-être comme moi,
13:14où on peut travailler
13:1560,
13:1670 heures,
13:1680 heures,
13:1790 heures,
13:18120 heures par semaine.
13:19Des fois,
13:19c'est mon cas
13:19et je mérite ce que je gagne.
13:21La réalité,
13:21ce n'est pas ça.
13:22C'est que la réalité,
13:23vous avez dans ce pays
13:23effectivement un pays
13:24qui coûte trop cher
13:25dans son fonctionnement,
13:26dans son modèle social,
13:27dans son fonctionnariat,
13:29mais vous avez aussi
13:30uniquement 28 millions
13:31de personnes
13:32qui travaillent
13:33pour,
13:34selon l'INSEE,
13:35et on sait qu'on est
13:35beaucoup plus nombreux,
13:3769 millions d'habitants.
13:38C'est ça le vrai sujet.
13:39Alors évidemment,
13:40je ne stigmatise pas
13:40nos anciens
13:41qui ont une retraite
13:42bien méritée,
13:43nos enfants,
13:43etc.
13:44Il n'y a pas de problème.
13:45Mais vous avez
13:4628 millions de personnes
13:48qui bossent
13:49pour faire fonctionner
13:50un système
13:51qui est censé
13:52nourrir,
13:53protéger,
13:54soigner
13:55plus de 70 millions
13:56de personnes.
13:57La réalité,
13:58c'est qu'il faut
13:58remettre des gens
13:59au boulot.
13:59Les gens qui travaillent
14:0035 heures,
14:01ils travaillent peut-être
14:01suffisamment,
14:02peut-être pas suffisamment,
14:03mais c'est un faux débat.
14:04Le débat,
14:05c'est le poids de la dette,
14:07le poids,
14:07quelque part,
14:08du fonctionnement
14:09de l'État français
14:10et surtout,
14:11notre incapacité
14:11à remettre des gens
14:12au boulot.
14:13Pour revenir un petit peu
14:14sur le sujet
14:14qui est quand même
14:15les vacances,
14:16Bernard Cohen Haddad,
14:17le tourisme français
14:17se porte quand même
14:18plutôt bien.
14:18Il y a une fréquentation
14:19d'hébergement touristique
14:20qui a augmenté
14:20de 3,7%
14:22il y a un an
14:24par, évidemment,
14:24la hausse portée
14:26notamment par les visiteurs
14:27étrangers
14:27et puis la hausse des prix.
14:29Mais bon,
14:29ça va quand même mieux
14:30dans certains secteurs
14:31qu'il y a quelques temps.
14:32Non, mais ce qui a été
14:33dit jusqu'à présent
14:33est très juste.
14:35Il y a un poids de la dette,
14:36un poids de la charge
14:36et puis on a des budgets
14:38qui sont contraints
14:38surtout quand on a
14:39plus de vacances.
14:40C'est vrai qu'il y a
14:41plus de vacances.
14:42Parce qu'aujourd'hui,
14:42on a un environnement social
14:43qui privilégie
14:44un certain nombre de congés
14:46et il y a une attente
14:47aussi des familles.
14:48Une attente sociale,
14:50une attente environnementale,
14:52une attente de qualité de vie.
14:54Et dans cette attente,
14:56il y a une contrainte
14:57qui est la contrainte
14:58du budget des ménages
14:59puisque un certain nombre
15:00de dépenses,
15:02plus de 50% des dépenses,
15:03voire 70%
15:04chez certains ménages,
15:05surtout les plus fragiles,
15:06sont déjà engagés
15:07avec des abonnements téléphoniques,
15:08avec un loyer,
15:11avec des assurances,
15:13avec un certain nombre
15:13de dépenses,
15:14la voiture.
15:15Tout ça fait partie
15:16qu'à la fin du mois,
15:17il ne reste pas beaucoup.
15:18Mais il y a aujourd'hui,
15:20fort heureusement,
15:20et moi je vous rends hommage
15:21à nos acteurs du tourisme,
15:23il y a aussi une capacité
15:25d'aller dans des campings,
15:27dans des lieux
15:28où il y a une qualité de vie
15:29et des prix attractifs.
15:30Ils sont pleins Bernard,
15:31je sais bien,
15:32mais justement,
15:32tant mieux.
15:33Ça tombe bien
15:33parce qu'on va aller
15:34prendre des nouvelles aussi
15:35parce qu'ils font des efforts,
15:36ils font des efforts
15:37sur leur marge.
15:38Voilà.
15:38Florence Rouas,
15:39vous vous partez en vacances,
15:40on imagine.
15:40C'est comment autour de vous ?
15:41Qu'est-ce que vous constatez ?
15:42Oui, j'ai l'impression,
15:43mais de toute façon,
15:44je crois que tout un chacun
15:45peut constater que nous sommes
15:46le 3 août
15:47ou le 4 août
15:48et Paris n'est pas vide
15:50comme il fut un temps,
15:51dès le 1er août,
15:52c'était vraiment le désert.
15:54Donc,
15:55il y a encore,
15:56nous sommes là,
15:56voilà,
15:58et je crois qu'il y a encore
16:00des places
16:00dans un certain nombre
16:01de lieux touristiques.
16:03En tout cas,
16:03les billets de train
16:03sont abordables
16:04et il y en a.
16:05Cette semaine,
16:06oui.
16:08Donc,
16:09c'est quand même
16:09assez révélateur.
16:10Moi,
16:10je vois quand même
16:11des gens qui m'appellent,
16:13qui viennent me voir,
16:13il y a encore une activité,
16:15donc c'est quand même,
16:16enfin,
16:17c'est nouveau,
16:17je trouve.
16:19On peut dire aussi
16:20que l'année a été difficile.
16:21Du coup,
16:22on va écouter
16:23un petit son,
16:24tiens,
16:24pour finir ce débat.
16:26Gilles Kerr,
16:26qui est sociologue
16:27et qui nous raconte
16:28justement le chiffre
16:29des Français
16:29qui partent en vacances.
16:30Il faut attendre 1974
16:31pour qu'on passe enfin
16:34la barre de 50%
16:35des Français
16:36qui partent en vacances.
16:37Et il se trouve
16:38que symboliquement,
16:39c'est aussi l'année
16:39du démarrage
16:40de la crise économique
16:42avec la crise pétrolière
16:43d'octobre 1973.
16:45Et donc,
16:45quand on regarde
16:46ce que disaient
16:47les sociologues
16:48des années 60,
16:48ils prédisaient
16:49qu'en l'an 2000,
16:51quasiment 90%
16:52des Français
16:53partiraient en vacances.
16:54Et en fait,
16:55à partir des années 90,
16:56on a commencé
16:56à stagner
16:57autour de 60%.
16:58Et c'est quelque chose
16:59qui évolue
17:00d'une année à l'autre
17:01en fonction
17:02de certaines circonstances,
17:03mais qui est relativement
17:04stable maintenant
17:05depuis une trentaine d'années.
17:08C'est pas tant que ça.
17:09Il n'y a pas tant
17:09de Français
17:10que ça qui partent
17:10en vacances,
17:11effectivement,
17:11comme on vient
17:12de l'entendre.
17:13On va faire
17:13un petit point
17:14sur les commentaires
17:15de nos auditeurs
17:16avec vous,
17:16Quentin Sonnier,
17:17sur YouTube.
17:20Les vacances
17:20sont-elles devenues
17:21un luxe ?
17:22Et le sondage
17:23est sans appel.
17:23Vous répondez
17:24oui à 94%.
17:25On a beaucoup
17:26de commentaires également.
17:28Eleonore qui nous dit
17:28je n'ai pu partir
17:29qu'une semaine
17:30en vacances
17:31avec mon fils
17:31en plus de 40 ans
17:32de travail.
17:33Et on a Karen
17:34qui nous dit
17:34nourrir sa famille
17:35est devenu un luxe.
17:36Le cinéma,
17:36le resto,
17:37aller boire un café,
17:38avoir une voiture.
17:39Bref,
17:39partir en vacances,
17:40j'en parle même pas.
17:41On pense à vous,
17:42les Français
17:43qui nous écoutent
17:43et qui ne partent pas
17:44en vacances.
17:44On est de tout cœur
17:45avec vous,
17:45on est au travail aussi.
17:47Donc voilà,
17:48on espère que
17:49cette situation
17:50va évoluer
17:51dans le bon sens.
17:51Merci Quentin Saunier.
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