00:00Même si depuis ce matin, au bout d'un moment, j'ai lâché l'affaire, puisque le téléphone sonnait toutes
00:05les 5 secondes.
00:07Donc merci, on avait besoin de faire cette conférence de presse, justement, pour faire passer les bons messages, la bonne
00:11information.
00:12A l'heure où je vous parle, tous les établissements concernés, que ce soit l'hôtellerie de plein air ou
00:17les structures de villages de vacances et résidents de tourisme, l'évacuation est terminée.
00:22Donc on avait un souci premier aussi, c'est d'identifier, et je remercie d'ailleurs les directeurs et les
00:27personnels de ces établissements, puisqu'ils ont joué parfaitement le jeu.
00:31On a évacué dans le plus grand calme, puisqu'on avait un peu de temps, on a préparé cette évacuation
00:35avant de faire l'alerte, donc on avait déjà prévenu tous ces établissements.
00:39On avait un souci premier, c'est les personnes, justement, en fragilité.
00:44La deuxième chose, c'était identifier les personnes qui étaient en résidence chez nous et qui n'avaient pas de
00:49moyens de transport pour repartir.
00:50Le message était très clair, c'était, peut-être que ça avait été dans l'urgence un peu ailleurs, parce
00:56que le feu avançait très vite.
00:57Là, ils ont eu le temps de préparer leurs affaires pour repartir définitivement de leurs établissements.
01:02C'est-à-dire qu'ils ne reviendront pas, donc on n'aura pas besoin de les ramener, comme on
01:08a pu le faire ailleurs, sur des campings où ça pressait un peu plus.
01:11Donc tous ces gens-là sont repartis.
01:13Certains ont choisi peut-être d'aller un peu plus au nord et de prolonger leurs vacances, puisque vous savez
01:17que les structures sont ouvertes.
01:19J'avais annoncé hier soir, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, mais Mme
01:23la préfète a pris son arrêté et a décidé.
01:25Donc vous savez que les maires, on est sous l'autorité quand même de nos préfets dans ces cas d
01:30'extrême urgence.
01:31J'avais annoncé un peu hier soir, c'est pour ça que je vois un micro ici, je risque d
01:35'avoir des questions par la suite,
01:36que le territoire de Médoc-Atlantique, on est aussi une économie touristique très très forte.
01:43Oui, mais je n'ai plus de voix déjà, donc je veux bien parler fort, mais ça fait six jours
01:47que je parle fort.
01:48Donc je disais que ces structures ont été évacuées complètement.
01:55On est un territoire touristique.
01:56J'avais fait des annonces comme quoi il y avait des itinéraires pour venir chez nous, que les structures étaient
02:02toujours ouvertes,
02:03et que ces itinéraires ne gênaient pas l'organisation des secours, puisque sur le nord du territoire, on avait possibilité
02:10de passer,
02:10même si Mme la préfète avait déconseillé de venir en Gironde.
02:14La Gironde, c'est le plus grand département de France en métropole, et on avait possibilité de passer sur plusieurs
02:19endroits.
02:20Donc ce matin, on fait la chose inverse, on évacue, on se plie à cette décision.
02:27Pourquoi ? Pour deux raisons.
02:28La première, c'est qu'on a quand même des conditions climatiques très très dures.
02:33On va rentrer dans une quatrième période de canicule.
02:35Nous, on observe depuis six jours, parce qu'on a beaucoup anticipé cette crise,
02:39parce qu'on s'y était préparé, avec mes équipes, au scénario du pire,
02:44parce qu'il faut toujours se préparer au scénario du pire.
02:46On ne pensait pas qu'il arrive aussi vite.
02:49Donc on s'est aperçu très très vite qu'à travers cette période de canicule qui arrive,
02:55et les vents qui vont changer toutes les deux heures.
02:58Par exemple, aujourd'hui, on est sur des vents d'Est qui nous ont un peu inquiétés.
03:01Faible, faible ce matin, faible jusqu'à 15 heures, c'est plutôt bien.
03:04Et derrière, on va passer sur un vent de Sud, mais ça ne va durer pas plus de deux heures.
03:10Pour de suite, après deux heures, après, passer sur les vents de Nord.
03:13Donc on s'aperçoit que les météorologues n'ont pas beaucoup d'indications,
03:19parce que je pense que le feu lui-même et sa superficie génèrent des difficultés à anticiper ces vents sur
03:28le territoire.
03:29Donc ça, c'est la première raison.
03:31Et la deuxième raison, finalement, c'est que le feu n'est pas fixé.
03:37Même si depuis quatre jours, on bloque le feu à la canot sur deux éléments en particulier,
03:42sur la partie départementale 6, puisqu'on sait très bien que si on ne défend pas cette partie-là,
03:47le feu peut prendre sur le Médoc et jusqu'à 20h, il se monte à l'Ivée sur le Massif.
03:52C'est important de préciser que cette départementale est défendue depuis quatre jours,
03:56et que nous avons su prendre des décisions.
03:59Je poursuivrai aussi en disant qu'à travers ces évacuations,
04:05ça nous amène un petit choc de plus quand même, parce qu'on n'était pas préparé.
04:09Moi, j'avais traversé le port, je ne m'étais pas imaginé qu'une ville déserte et dévastée,
04:13ça pouvait être un choc psychologique aussi fort.
04:15Mais nous, nous avons la mission de tenir.
04:17Tenir pourquoi ? Parce que M. le sous-préfet a précisé que nous étions un centre quand même navalgique de
04:22cette organisation.
04:24Au-delà des 1 200 repas, on loge beaucoup de monde, il y a beaucoup de tournovers sur notre centre,
04:29et je salue tous ceux qui se sont mobilisés, et c'est tout à fait incroyable.
04:35On tient aussi la partie sud, parce que dans ces vents qui peuvent tourner, vous avez vu qu'on a
04:39fait des grands pare-feux autour de la ville.
04:41D'autres travaux sont en cours, qui sont pilotés par l'État et par les SDIS,
04:46pour encore augmenter la résilience sur ce territoire.
04:50Mais depuis trois jours, nous ne bougeons pas trop, et on est plutôt sur des bons résultats.
04:54Autant hier, j'étais un peu pessimiste, parce qu'il y avait beaucoup de reprises,
04:56que là, ce matin, on s'est réveillé avec un peu plus d'optimisme.
05:00On marche comme ça, et on voit ça au quotidien.
05:02On ne doit jamais lâcher, et nous, élus encore plus que les autres, on a montré l'exemple,
05:06mais surtout garder notre sang-froid.
05:09Et bien sûr que cette relation, qui s'améliore de jour en jour, M. le préfet,
05:13au départ, on a un peu balbutié les interactions entre les SDIS et les communes.
05:17Il a fallu pousser un peu et se parler pour que ça aille beaucoup mieux.
05:22Aujourd'hui, on est capables, nous, communes, d'apporter des forces supplémentaires et conséquentes.
05:27Vous voyez, on a un groupe, nous, on les appelle les chicanos, ça va vous faire un peu rire.
05:31Ils sont 500, aujourd'hui, à nos côtés, pilotés par la DFCI et par nos équipes et par nos élus,
05:36qui sont sur le terrain, avec des moyens tout à fait modernes.
05:39Je vois l'entreprise parallèle 45 avec ses drones,
05:41mais on est capables d'intervenir très, très vite et on est en appui.
05:44Nous, les pompiers combattent le feu, nous, on éteint les flamèches et on combat les reprises,
05:49avec 170 véhicules dont 50 sont élevés de pompes et de lances, tout à fait incroyables.
05:54Avec une mission pour moi, et là, le maire est en responsabilité directe,
05:57c'est d'assurer la sécurité de ces gens-là, de les briefer,
06:00qu'ils ne se promènent pas debout en chantant sur les citernes,
06:04qu'ils n'attaquent pas le feu, qu'ils fassent des choses et qu'ils soient raisonnables.
06:07Sous-titrage Société Radio-Canada
06:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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