00:00Alors oui, effectivement, les troupes sont fatiguées pour plusieurs raisons.
00:03La première, c'est qu'on a une saison qui a commencé très tôt,
00:07puisque depuis début juin, en lien avec le niveau de sécheresse du massif,
00:14nous sommes très sollicités.
00:15Ce n'est pas parce que les feux n'ont fait que quelques hectares
00:18que derrière, ça n'a pas nécessité un travail,
00:22notamment un travail de prévention et de déploiement des effectifs dans le massif.
00:28Et puis surtout, mardi, nous avons payé un lourd tribut en perdant deux de nos camarades.
00:35Et malgré ça, les effectifs girondins ont répondu présents et se sont engagés.
00:42Et vous vous engagez avec un tel niveau de risque, puisque je peux en attester,
00:51dans la nuit de jeudi à vendredi, j'étais à leur côté,
00:53c'était une bataille, on avait déjà livré une bataille maison par maison pendant la journée
01:00sur la limite de périphérie urbaine de l'Aige.
01:06C'était pire la nuit, puisque nous avions des feux qui se projetaient en centre-bourg,
01:14qui se propageaient de première ligne de maison en deuxième ligne de maison,
01:21avec des risques énormes.
01:22On a un sapeur-pompier de Seine-et-Marne qui a été blessé avec une fracture ouverte de la cheville
01:30suite à une explosion de gaz.
01:32J'ai un de mes cadres qui, en fait, de fatigue, a eu un accident également.
01:38Heureusement, il est blessé léger.
01:40Donc, je peux vous dire que, oui, effectivement, comme tout être humain,
01:44on peut avoir des coups de mou, mais en tout cas, au niveau de l'attaque,
01:49et quand cette nuit, il fallait retourner au charbon parce qu'on avait une fenêtre de tir,
01:54on y a été. Voilà.
01:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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