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  • il y a 17 heures
Factures en hausse, démantèlement absurde de nos infrastructures, diktats de Bruxelles... La France subit-elle un véritable sabotage de sa souveraineté énergétique ? Pour répondre à ces questions cruciales, TVL reçoit Fabien Bouglé, expert en politique énergétique et directeur de la publication de la revue Énergies.
Alors que le gouvernement accélère le déploiement des éoliennes avec la nouvelle feuille de route énergétique (PPE3), la filière nucléaire française peine à se relever des décisions passées. De la fermeture dogmatique de Fessenheim à l'offensive menée dans les couloirs de la Commission européenne par Ursula von der Leyen, Fabien Bouglé dresse un constat alarmant : la France est attaquée de l'intérieur.
Qui sont les acteurs de cette guerre de l'énergie ? Quel est l'impact réel des subventions massives aux véhicules électriques ? Et surtout, comment sortir de cette impasse pour retrouver notre indépendance ? Un entretien choc et sans concession sur le plus grand scandale d'État de ces dernières décennies.

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Transcription
00:03Générique
00:12– Bonjour à tous, bienvenue dans ce Zoom d'été en préparation
00:17de cette fameuse élection présidentielle de 2027.
00:21Notre invité du jour, Fabien Bouglet. Bonjour, monsieur.
00:24– Bonjour. – Bonjour, bonjour.
00:26– Fabien Bouglet, vous êtes expert en politique énergétique.
00:29Vous êtes le directeur de publication de la revue Transition et énergie,
00:33dont la une est consacrée à la guerre de l'énergie, les ennemis de l'intérieur.
00:38On va en parler dans un instant.
00:40Et l'auteur de plusieurs ouvrages sur les éoliennes et le nucléaire,
00:44le dernier s'appelant « Guerre mondiale de l'énergie ».
00:48Alors, abordons l'actualité avec vous.
00:51Je rappelle que nous enregistrons ce Zoom au mois de juin,
00:56que les choses bougent très vite.
00:59Nous parlons donc au présent, cher Fabien Bouglet.
01:01Le président Trump a signé un accord de cesser le feu avec l'Iran à Versailles le 17 juin dernier.
01:08Le prix du baril de pétrole est redescendu après cette date sous la barre des 80 dollars.
01:15Les Français pourront-ils bénéficier d'une baisse durable du prix des carburants et du gaz ?
01:20Je crois que cette guerre qu'on a en Iran, qu'on a vécue en Iran,
01:24comme la guerre qu'on a vécue en Ukraine,
01:27rappelle avec une forte actualité sur le long terme
01:31à quel point la maîtrise de l'énergie est essentielle
01:34et à quel point, en fait, finalement, il y a eu deux agendas dans cette guerre en Iran.
01:39La guerre États-Unis-Israël contre l'Iran, la guerre militaire,
01:43et la guerre mondiale de l'énergie développée par Donald Trump,
01:47dont on a tort de mésestimer l'importance,
01:50puisque en février 2025, il a créé le Conseil national de la domination énergétique,
01:56qui explique d'ailleurs toute la politique de Donald Trump au Groenland ou au Venezuela.
02:00Et tout cela, ça a des conséquences directes sur la facture d'essence
02:05et sur la facture d'électricité, dans une moindre mesure, des Français.
02:09Et on l'a vu, comme on l'avait vu lors de la guerre du Kipour,
02:13qui avait vu le cours de l'essence être multiplié par 4.
02:17Et aujourd'hui, l'essence a fortement augmenté lors de la guerre en Iran.
02:22Et tout de suite, la libération, entre guillemets, du détroit d'Harmouz
02:26a eu un effet minimisant sur le marché du pétrole et du gaz.
02:32Mais on aurait tort d'imaginer que c'est la panacée pour les Français,
02:37parce qu'en réalité, il faut le rappeler, la plus grande marge sur un kWh d'électricité
02:44ou sur un litre d'essence, ce n'est pas le pétrolier qui le fait, c'est l'État français.
02:51Et comme il y a un des impôts sur le litre d'essence qui est forfaitaire au litre,
02:56de l'ordre de 70 centimes, si vous baissez le litre d'essence,
03:01cette taxe ne baisse pas, c'est la TIPCE.
03:03Et donc, bon an, mal an, si le pétrole baisse, il n'y a pas de baisse corrélative
03:10de la facture d'essence des Français.
03:12Et donc, globalement, il n'y a pas de raison que la facture,
03:17ça baisse plus qu'à 1 euro, 1 euro 50,
03:19puisqu'on a au minimum 1 euro de taxe sur un litre d'essence.
03:23Et l'État ne compte absolument pas revenir sur les taxations
03:28qu'il met en œuvre sur le litre d'essence.
03:30– Mais non, parce que vous avez dans le litre d'essence
03:32les certificats d'économie d'énergie, qui sont là pour financer,
03:36ça pèse à peu près 8 milliards d'euros,
03:38l'électrification des usages, les voitures électriques et compagnie.
03:42Et puis, vous avez toutes les taxes qui servent à la transition énergétique.
03:47Et quand on parle de transition énergétique,
03:49c'est le subventionnement des éoliennes, des panneaux solaires,
03:53de toute la politique issue du Green Deal européen,
03:56c'est-à-dire toute la déstabilisation de notre économie
03:59sous prétexte de réchauffement climatique.
04:01Donc, tout cela pèse des milliards.
04:04Moi, j'avais évalué que le coût total de la politique climatique de la France,
04:08si on prenait tout petit bout par petit bout,
04:11pesait 40 milliards d'euros par an.
04:13On dilapide 40 milliards d'euros par an.
04:174 milliards pour l'ADEME,
04:1810 à 15 milliards pour les éoliennes et les panneaux solaires,
04:23les fonds verts,
04:25les subventions pour les voitures électriques,
04:28les collectivités territoriales et la politique verte.
04:31– Ça n'est que du gaspillage pour vous, ces 40 milliards par an ?
04:34– Il n'y a rien à récupérer.
04:36Allez, peut-être, on pourra peut-être récupérer 2, 3 milliards
04:40et au lieu de le consacrer aux éoliennes et aux panneaux solaires,
04:44on le consacrera, on fera faire des économies aux Français
04:46et on prendra un petit peu pour financer le nucléaire français
04:50quand on a bien besoin.
04:50– Alors, on a cette nouvelle feuille de route énergétique de la France,
04:55cette fameuse PPE 3 qui a été présentée et adoptée par décret
04:59par le Premier ministre Lecornu.
05:02Elle prévoit une accélération importante du développement
05:04des énergies renouvelables, notamment de l'éolien.
05:08Pourquoi vous dites que cela va porter atteinte
05:13aux intérêts fondamentaux de la nation ?
05:15C'est ce que vous écrivez dans votre revue.
05:16– Tout à fait, d'abord, c'est un guise d'avertissement
05:20puisque l'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation
05:23n'est pas une expression anodine.
05:24C'est une véritable infraction pénale
05:27qui est dans le chapitre du Code pénal sur la haute trahison
05:30lorsqu'il y a une atteinte aux intérêts économiques
05:32et énergétiques du pays sous domination et sous contrôle étranger.
05:37Et donc, comme on sait, et on a des éléments d'ingérence étrangères
05:41qui sont documentés et sourcés au sein même du ministère de l'Écologie,
05:44il est évident que ceux qui adoptent une mesure et des mesures
05:48qui vont à l'encontre de notre politique énergétique
05:51et de nos intérêts économiques,
05:53eh bien, participent aux atteintes, aux intérêts fondamentaux de la nation.
05:56C'est juste en guise d'avertissement.
05:58Mais pourquoi cette PPE 3 pose des difficultés ?
06:01La PPE 3, Programmation pluriannuelle de l'énergie.
06:04C'est le troisième volet.
06:05Il établit la politique pour les dix années qui viennent.
06:08Parce qu'il fait la part belle aux énergies intermittentes,
06:11éoliennes en mer, panneaux solaires,
06:13alors qu'un rapport d'EDF,
06:16qui a été rendu en février-mars,
06:19au moment de la promulgation de la PPE 3,
06:22nous évoque les risques fondamentaux pour les centrales nucléaires
06:26de développer la modulation liée à l'intégration dans le réseau électrique
06:32d'énergie intermittente.
06:33En quelque sorte, on est obligé de baisser la production d'électricité nucléaire
06:37pour faire rentrer l'éolienne et les panneaux solaires dans le réseau.
06:41Et donc, ça, c'est une véritable difficulté.
06:43Et ça abîme les machines.
06:45Et ça a un coût économique majeur.
06:46Et donc, la PPE 3 a été prise
06:49alors qu'il y avait des alertes de spécialistes, d'experts,
06:52qui disent que la programmation pluriannuelle de l'énergie
06:55fait courir un risque majeur pour la pérennité de notre système électrique
06:59et un risque économique majeur pour la déstabilisation
07:02de notre filière nucléaire française.
07:05– Oui, parce que ces réacteurs, il faut le savoir,
07:08ont besoin de fonctionner de manière constante.
07:11– Et linéaire.
07:12– Si on intègre l'éolien, cela fait faire des modulations aux réacteurs
07:17et c'est ce qui provoque de la corrosion dans leur système.
07:22– Sans compter que ça crée aussi un surcroît d'électricité
07:25et ça crée dans le marché des prix négatifs.
07:28Et donc, on vend à prix négatif, ça veut dire qu'on donne l'électricité
07:31et on paye pour la liquider.
07:34Et ce surcroît d'électricité contribue à un surcoût sur la facture des Français
07:40puisque les subventions des éoliennes et des panneaux solaires sont fixes,
07:45sont à prix garantie.
07:46Donc, quand EDF vend son électricité à prix négatif sur le marché
07:52et doit acheter à prix garantie l'électricité d'origine éolienne et le panneau solaire,
07:57eh bien, c'est le Français qui trinque sur sa facture d'électricité.
08:01Tout cela est répercuté sur la facture d'électricité.
08:03– Est-ce que vous savez dans quelle mesure les Français vont payer plus cher
08:06leur facture d'électricité à cause de cette PPE 3 ?
08:09– Oui, on a évalué à 300 milliards d'euros pour les prochaines années,
08:12soit d'ici 10 ans, un doublement de la facture d'électricité.
08:16Sachant que si on prend la base 2026, entre 2014 et 2025, c'est-à-dire en 10 ans,
08:25on a eu déjà une multiplication par deux de la facture d'électricité.
08:28Je n'invente rien, ce sont les datas et les bases de données du ministère de l'Écologie
08:33qui ont fait un graphique très clair.
08:34L'électricité des Français a doublé entre 2014 et 2025.
08:38Et si la PPE 3 continue dans cette direction, elle a encore doublé.
08:43C'est-à-dire un quadruplement en 20 ans.
08:46Ce qui est une honte absolue, parce que derrière, on a bien compris,
08:50l'électricité, c'est le pouvoir d'achat des Français,
08:52c'est la compétitivité industrielle et c'est le coût pour nos artisans,
08:57pour nos commerçants.
08:59Parfois, l'électricité joue un rôle très important sur les bénéfices de l'entreprise.
09:03– Est-ce que vous pouvez nous rappeler au passage, Fabien Bouglet,
09:06où sont fabriquées ces éoliennes, ces panneaux photovoltaïques
09:09qu'on installe sur le territoire français ?
09:11– Alors, les panneaux solaires, ils sont essentiellement construits en Chine.
09:14D'ailleurs, ça m'amuse beaucoup, parce qu'il y avait l'évêché de Nantes
09:17qui s'était réjoui qu'on installe des éoliennes près du Vatican.
09:22Le Vatican avait installé, pardon, pas des éoliennes, des panneaux solaires.
09:25Et je leur avais rappelé que c'était vraiment pas gentil
09:29de cautionner l'esclavage des Ouïghours, parce que c'est documenté.
09:34Les panneaux solaires sont réalisés avec la mise en esclavage des Ouïghours.
09:38Donc, quand le Vatican met des panneaux solaires dans ses propriétés,
09:43en fait, il cautionne l'esclavage des Ouïghours.
09:47Pour ce qui est des éoliennes, la Chine a pris le leadership.
09:51Auparavant, c'était plutôt l'Allemagne et le Danemark.
09:55Et désormais, la Chine, notamment parce que la Chine contrôle les terres rares
10:01et la construction des aimants permanents,
10:03eh bien, la Chine est en train de prendre le leadership mondial des éoliennes.
10:07Donc, ce qui s'est passé dans le panneau solaire
10:10est en train de se passer aujourd'hui dans l'éolien.
10:13Et donc, l'importation de ces matériaux très écologiques d'un point de vue du transport,
10:18s'il y en doit les importer, depuis le territoire chinois.
10:22– Et je ne vous raconte pas pour les terres rares qui sont dans les éoliennes,
10:25dans les aimants permanents, c'est tellement peu écologique.
10:28On avait des usines près de, comment dire, de la Rochelle.
10:32C'est tellement peu écologique que tous les pays occidentaux ont délocalisé.
10:36J'ai écrit mon livre d'éoliennes, La face noire de la transition écologique.
10:40J'ai un chapitre complet sur les conditions absolument épouvantables
10:43des usines à terres rares en Mongolie, à Baoutou.
10:46Vous avez sur Internet des images absolument désastreuses, du lac toxique,
10:51parce que pour faire ces aimants permanents et ces terres rares,
10:54il faut faire des bains d'acide oxalique et sulfurique.
10:56Et vous avez à Baoutou un immense lac avec des fumées d'acide.
11:04Donc, c'est toute l'hypocrisie.
11:06C'est-à-dire que quand Mme Tondelier et Mme Rousseau
11:09vantent les vertus des éoliennes chinoises,
11:14ils vantent en réalité un drame écologique et humain absolument épouvantable.
11:18Ce sont les premières pollueuses, ces dames,
11:21qui nous vantent les éoliennes et les panneaux solaires.
11:24– Sur le nucléaire, Emmanuel Macron semble vouloir relancer la filière française
11:30depuis le discours qu'il avait prononcé à Belfort en 2022,
11:34après avoir toutefois demandé la fermeture en 2018 de 14 réacteurs.
11:40On sait aujourd'hui que les réacteurs de la centrale de Fessenheim
11:45sont en train d'être démantelés
11:47et que cela aura un coût 1,4 milliard d'euros
11:51pour 20 années de démantèlement.
11:55Quelle est la politique nucléaire au juste
11:57parce qu'on s'y perd un petit peu avec le fameux
11:59« en même temps » macronien ?
12:00– Il faut revenir à la base.
12:02J'en parlais tout à l'heure.
12:03Le plan Mesmer 1974.
12:06Avant 1974, on produisait notre électricité
12:09avec des centrales au pétrole.
12:11Et Mesmer, qui est le Premier ministre,
12:13qui est un grand résistant,
12:15qui a connu les questions de souveraineté,
12:16décide de créer un plan de construction
12:20de 13 réacteurs nucléaires pour la France.
12:23Et ça va aboutir à ce qu'en 20 ans,
12:27on construit 58 réacteurs nucléaires, dont Fessenheim.
12:31Avec ces 58 réacteurs nucléaires,
12:34pour produire notre électricité,
12:35la France n'avait plus besoin d'apporter
12:37ni charbon, ni gaz, ni pétrole.
12:41On est un des pays qui ne dépendons pas
12:44pour produire l'électricité
12:45d'importation d'énergie fossile.
12:48Ça fait de la France un des plus grands pays
12:50dans le monde en maîtrise du nucléaire.
12:53Et tout ça a été sabordé à partir de la gauche plurielle.
12:57Rappelez-vous, Dominique Voinet, Lionel Jospin,
12:59Dominique Voinet, Superphénix.
13:01Et avoue dans une vidéo absolument épouvantable
13:05qu'elle a trahi son pays en outrepassant la feuille de route
13:09qui lui avait été fixée par Lionel Jospin
13:11d'intégrer le nucléaire dans les énergies d'avenir
13:14au niveau européen.
13:15Et donc elle avoue qu'elle a outrepassé,
13:17qu'elle a fait tout à fait le nucléaire.
13:31Les molécules nucléaires de la liberté,
13:34c'est-à-dire qu'une maîtrise de l'électricité en Europe
13:38fait que la France acquiert un leadership extraordinaire.
13:41Et donc depuis 20 ans,
13:42c'est ce qu'on évoque dans le magazine
13:44Gare de l'énergie,
13:45les ennemis de l'intérieur,
13:47depuis 20 ans,
13:47il y a des véritables opérations
13:49de déstabilisation depuis 1997
13:52avec Dominique Gouanet.
13:54Et ces opérations de déstabilisation
13:56ont abouti quand même
13:57à des opérations antinucléaires
13:58très fortes sur François Hollande
14:00jusqu'à la fin du mandat de François Hollande.
14:02Et la crise gazière de 2021,
14:06plein d'éléments différents
14:08où politiquement,
14:09Éric Zemmour, Valérie Pécresse
14:12ou Marine Le Pen,
14:14lors de la dernière élection présidentielle,
14:16ont dit on va relancer le nucléaire.
14:18Et ça a contraint tous ces éléments,
14:20éléments géopolitiques,
14:22éléments politiques intérieurs,
14:23ont contraint à Emmanuel Macron
14:26de relancer le nucléaire,
14:28d'abord par les petits réacteurs modulaires
14:30en octobre 21,
14:32c'est-à-dire le déploiement
14:34des small modular reactors
14:35qu'on appelle petits réacteurs modulaires
14:37en français,
14:38et ensuite les annonces de Belfort,
14:40mais qui restent des annonces
14:41en même temps,
14:42c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
14:45est en même temps l'homme
14:46qui a participé à la destruction du nucléaire,
14:48et en même temps l'homme qui l'a relancé.
14:51Emmanuel Macron est aussi l'homme
14:53du en même temps
14:53où on met du nucléaire,
14:56mais aussi des énergies intermittentes
14:58qui déstabilisent le réseau.
14:59Donc c'est un véritable problème,
15:01il faut dans ce sens
15:02revoir totalement cette stratégie énergétique,
15:05parce qu'on le voit,
15:06c'est vraiment un problème pour les Français.
15:10Facture d'électricité, facture d'essence.
15:12Et vous expliquez dans votre revue
15:14Transition énergique,
15:15l'idéologie anti-nucléaire
15:17est toujours omniprésente
15:18dans les couloirs de la Commission européenne.
15:20Est-ce qu'on est susceptible
15:21de voir dans les mois,
15:23années à venir,
15:24Ursula von der Leyen
15:25mettre des bâtons dans les roues
15:27de cette relance du nucléaire français ?
15:29Oui, tout à fait.
15:31Alors ce n'est pas simplement
15:31von der Leyen,
15:32c'est l'ancienne vice-premier ministre espagnole,
15:36Mme Ribera,
15:37qui est une anti-nucléaire fairouche,
15:40qui est dans la commission chargée
15:42de la Commission de la concurrence.
15:43Vous avez un Danois également.
15:46Mais vous avez plusieurs cadres,
15:47parce que souvent on me dit
15:48mais comment se fait-il
15:49que tout montre que le nucléaire
15:51est l'énergie absolument incroyable
15:53pour la France,
15:54qui va relancer son économie,
15:56relancer son industrie,
15:58qui permet à la France
15:58d'être leader
15:59et de réassurer son rôle
16:01de moteur de l'Union européenne.
16:04Et pourtant,
16:05ça ne se déploie pas.
16:06En fait,
16:07il faut tout simplement voir
16:08ses ennemis de l'intérieur
16:09qui sont à Bruxelles.
16:11Mme von der Leyen,
16:12au mois de juin,
16:14voulait le paquet réseau.
16:15Le paquet réseau,
16:16ça ne dit pas grand-chose
16:17aux concitoyens,
16:18mais c'est tout simplement
16:19la volonté de la Commission européenne
16:21de maîtriser la gouvernance
16:23de la distribution d'électricité
16:25en Europe.
16:27Imaginez que demain,
16:28vous ayez un petit bureau
16:29à Bruxelles qui dit
16:30« Ah, je ne distribuerai pas
16:32d'électricité à la France »
16:33où il va falloir que la France
16:34déploie des éoliennes
16:35ou des panneaux solaires
16:36pour son réseau électrique.
16:38C'est l'EDF sous le contrôle
16:39de Bruxelles.
16:40Exactement.
16:40Si elle ne l'est pas déjà.
16:42Et comme le traité de Lisbonne
16:43avait quand même maintenu
16:44la souveraineté énergétique
16:46aux pays membres,
16:46en ouvrant un petit peu
16:49avec justement le fait
16:50que sur le cadre général,
16:52Bruxelles pouvait avoir
16:53les grandes lignes directrices
16:55de la politique énergétique
16:56des pays européens,
16:57eh bien là,
16:58on a le coup d'État énergétique
17:01de Bruxelles,
17:02souhaité par Mme van der Leyen
17:04de la maîtrise
17:04de nos réseaux énergétiques
17:06et électriques européens.
17:07Je ne sais pas
17:07si vous vous rendez compte.
17:08Et puis on a à l'Élysée,
17:11encore tout récemment,
17:12avant qu'il ne parte,
17:15parce qu'on l'avait dénoncé,
17:16j'avais eu l'occasion
17:16de le dénoncer,
17:17le conseiller énergie
17:19d'Emmanuel Macron
17:20à l'Élysée
17:21était l'ancien membre
17:23de la fondation
17:24Nicolas Hulot
17:25antinucléaire
17:26et membre de Réseau
17:27Action Climat,
17:28une officine
17:29qui a été financée
17:30par les Grunens
17:31et la fondation allemande
17:32Heinrich Boll.
17:33Les Grunens,
17:34les Verts allemands.
17:35Et les antinucléaires.
17:36Au ministère de l'Écologie,
17:38il y a un lobby
17:39qui s'appelle l'OFATEU,
17:40l'Office franco-allemand
17:41de la transition énergétique,
17:43officine pro-éolienne
17:44et pro-solaire,
17:45qui a ses bureaux
17:46dans les locaux
17:48de la Direction générale
17:49de l'énergie et du climat
17:50qui est chargé
17:51de la rédaction
17:52de cette PPE 3.
17:53Donc,
17:54à tous les stades
17:55de pouvoir,
17:56lors,
17:57après les élections
17:58présidentielles de 2027
18:00et les élections législatives,
18:02il n'y aura pas simplement
18:03un pouvoir politique
18:05à modifier.
18:06Il faudra faire
18:07une grande modification
18:10de gouvernance
18:11et de ressources humaines
18:13au sein des ministères,
18:15au sein des administrations.
18:17Il faudra aussi supprimer
18:18l'ADEME,
18:19par exemple,
18:19qui est une officine
18:20de militants
18:21et qui pèse
18:224 milliards d'euros
18:23de budget par an
18:24pour avoir
18:251000 personnes
18:26qui nous expliquent
18:27comment planter
18:27notre slip
18:28ou comment
18:29et à quel moment
18:30de la journée
18:31on doit faire
18:31des lavages
18:32de nos vêtements.
18:33Il y a tout un état
18:34d'esprit décroissant
18:35qui s'est infiltré
18:37au cœur
18:37de nos institutions
18:38et ça,
18:39c'est un enjeu
18:40majeur
18:40du prochain président
18:42ou de la prochaine
18:43présidente
18:44aux élections
18:45présidentielles.
18:46Autre sujet,
18:47l'État s'est lancé
18:47dans une politique
18:48de subvention
18:49aux véhicules électriques
18:51pour près de 12 milliards
18:53d'euros
18:53entre 2018
18:55et 2025.
18:55Quel est le résultat
18:56aujourd'hui
18:57de cette politique
18:58et que prévoit-on
18:59pour l'avenir ?
19:00Déjà,
19:01la Cour des comptes
19:02vient de faire
19:03un rapport
19:04tout à fait intéressant
19:05qui explique
19:06que si on remplace
19:07des véhicules fossiles
19:10par des véhicules électriques,
19:12il va y avoir
19:13une perte de recette fiscale
19:14très importante
19:15avec les véhicules fossiles
19:16puisqu'on n'utilisera
19:17plus de véhicules fossiles
19:18et donc les taxes
19:19sur l'essence,
19:19on les prélèvera plus.
19:21Et donc,
19:21le piège terrible
19:23dans lequel
19:23on va partir,
19:25c'est que les personnes
19:26qui ont pris
19:27des voitures électriques
19:28à court terme
19:29compte tenu
19:30de cet enjeu
19:31de la guerre en Iran,
19:33eh bien à un moment,
19:34ils auront un véhicule
19:34électrique
19:35et en fait,
19:36l'électricité
19:37continuera à augmenter
19:39et un jour,
19:39on taxera
19:40l'électricité
19:41des véhicules électriques.
19:42Donc,
19:42c'est une illusion
19:43de croire
19:44que ça va faire baisser
19:45la facture
19:46du kilomètre parcouru.
19:49Donc,
19:50c'est véritablement
19:52un souci
19:53et d'autant qu'en plus,
19:54ça détruit
19:55une filière industrielle
19:56majeure de l'Europe,
19:57française,
19:58allemande
19:58et de tous les pays européens
19:59au profit
20:00de filières chinoises.
20:01Il y a là
20:02un suicide collectif
20:04économique
20:04absolument désastreux
20:07qui est un suicide énergétique,
20:08qui est un suicide agricole,
20:10qui est un suicide industriel.
20:11On voit les mêmes phénomènes
20:13d'ingérence
20:13dans tous ces secteurs
20:14d'activité.
20:15Je suis maintenant
20:16de plus en plus
20:17interpellé
20:18par d'autres responsables
20:19de d'autres secteurs
20:20d'activité
20:21qui me disent
20:21« Mais monsieur Bouglet,
20:22on voit les phénomènes
20:24que vous décrivez
20:25exactement dans l'agriculture,
20:27on le voit dans l'industrie,
20:28et puis,
20:29il y a une sorte
20:30de naïveté confondante,
20:31de bisounours
20:33qui est assez confondante,
20:35je trouve.
20:36Et puis,
20:37moi je le dis,
20:38il faut une commission
20:38d'enquête
20:39sur les ingérences étrangères.
20:41Que fait le Sénat ?
20:42Que fait l'Assemblée nationale ?
20:43Il est urgent d'agir.
20:45Je n'arrive pas
20:46à comprendre…
20:47– L'ingérence venant d'où ?
20:48– De plein de pays.
20:50Je ne les citerai pas,
20:51mais moi,
20:52en tout cas,
20:52venant d'Allemagne
20:53pour l'énergie,
20:54ça c'est une évidence.
20:55Je l'ai écrit dans mes livres,
20:56mais il y a d'autres ingérences
20:58très importantes.
20:59Vous savez,
21:00on dit pro-russe,
21:01pro-américain,
21:02etc.
21:02Ce n'est pas le sujet.
21:03Nous sommes tout seuls.
21:04La France est toute seule
21:05dans le concert des nations.
21:07Elle n'a pas d'amis.
21:08Elle a des partenaires,
21:09mais elle n'a pas d'amis.
21:11Il faut qu'on retrouve
21:12notre souveraineté,
21:13notre souveraineté industrielle,
21:15notre souveraineté agricole
21:16et notre souveraineté énergétique.
21:18Et cela,
21:18ça passe par un grand plan souveraineté.
21:20Je ne vois pas comment
21:23le prochain président
21:24ou la prochaine présidente
21:25de la République française
21:26ne pourra pas faire
21:27de l'axe de la souveraineté,
21:29de la souveraineté démographique également,
21:32qui est un autre enjeu.
21:33Le B.A.B. de sa politique,
21:35je trouve que ça devrait être
21:36le thème principal
21:37des prochaines élections présidentielles.
21:40Vous consacrez donc
21:41la une de votre revue
21:44pour juin à août
21:46à cette guerre de l'énergie
21:48et à ses ennemis de l'intérieur.
21:51Alors,
21:51qui sont les ennemis de la France
21:53à l'intérieur du territoire ?
21:55Quels sont leurs objectifs ultimes ?
21:57Vous avez des ennemis de l'intérieur,
22:00je ne vais pas tous les citer,
22:01mais qui sont des politiques
22:03et parfois qui sont même
22:04des idiots utiles.
22:05Vous avez des personnes
22:07qui ont été véritablement corrompues
22:10par une idéologie décroissante.
22:12Parce que, disons-le,
22:14quand vous avez une personne
22:15qui vous dit
22:15il ne faut pas faire de douche,
22:17il ne faut pas se voyager en avion,
22:18il faut...
22:19M. Jancovici, par exemple.
22:21Non, mais Jean-Marc Jancovici
22:23n'est pas un ennemi,
22:24c'est quelqu'un
22:24qui a une pensée nucléaire,
22:27qui a une pensée stricte,
22:28mais qui n'est pas fondamentalement
22:29un ennemi.
22:30Mais il est décroissant.
22:31Il y a des véritables décroissants ennemis.
22:34Sandrine Rousseau,
22:36Marine Tondelier.
22:37Quand vous dites décroissance,
22:39vous dites pauvreté.
22:41C'est ça qu'il faut dire.
22:43Il faut dire, par exemple,
22:45si on n'a pas d'électricité
22:47ou beaucoup moins,
22:48ou que l'énergie coûte cher,
22:50ça veut dire baisse des soins,
22:52baisse de la qualité d'accueil
22:53dans les hôpitaux.
22:53– Fermeture des entreprises.
22:55– Fermeture des entreprises.
22:56La décroissance,
22:57c'est la tiers-mondisation du pays.
22:59Alors moi,
23:00quand j'entends décroissance,
23:02je pense à Milléi.
23:03Je dis cette extrême-gauche
23:07qui est un cancer pour notre pays.
23:10Et je dirais ça,
23:12ce sont des ennemis.
23:12Et d'ailleurs,
23:13la politique…
23:14– Est-ce que pour résumer,
23:15pour caricaturer un petit peu
23:16les ennemis de l'intérieur,
23:18ce sont les Bruxellois,
23:19les Maastrichtiens ?
23:20– Vous avez les Maastrichtiens,
23:23ceux qui ont agi en France,
23:26je pense à Dominique Voinet,
23:28Nicolas Hulot,
23:29sous domination allemande.
23:30On a des relations
23:32entre les Grunen
23:33et le parti Europe Écologie-Les Verts
23:34qui sont édifiantes.
23:37C'est-à-dire que l'Allemagne
23:37a un intérêt
23:38à voir la France décliner
23:39et n'a surtout pas intérêt
23:42à voir la France
23:42développer son nucléaire
23:43qui est sa voie de sortie.
23:45Alors évidemment,
23:46l'Allemagne est sortie
23:47du nucléaire en 2023.
23:49Aujourd'hui,
23:50elle émet 20 fois plus
23:51de gaz à effet de serre
23:52que la France
23:53pour son électricité.
23:54Bravo, c'est super,
23:55c'est vraiment réussi.
23:56Mais derrière,
23:57vous avez des gens
23:57qui vont saboter l'énergie,
24:00saboter l'agriculture,
24:01saboter l'industrie.
24:02Eh bien,
24:03ça fait 20 ans.
24:04Ça fait 20 ans
24:05à Bruxelles,
24:06en France
24:06et dans nos ministères.
24:07Et tout ça,
24:08c'est dans le dossier
24:09de 10 pages du magazine.
24:11On aurait un Fabien Bouglet,
24:13ministre de l'Énergie,
24:15en 2027.
24:16Quelles seraient
24:17ses trois premières
24:19réformes d'urgence ?
24:20La première réforme d'urgence,
24:22d'abord,
24:22c'est gentil
24:23de m'attribuer
24:25cette potentialité,
24:26mais la politique
24:27est un petit peu
24:28plus compliquée
24:29et préfère parfois
24:30des personnes plus en vue.
24:32mais je dirais
24:33que la première urgence,
24:35c'est de supprimer
24:36d'urgence les subventions
24:37aux énergies intermittentes.
24:39Ça,
24:39ça fait 10 milliards
24:40d'euros d'économies.
24:41Si ce n'est pas encore supprimé,
24:42mais c'est en cours
24:43de suppression,
24:44j'intègre dans tout cela
24:45la suppression de l'ADEME,
24:464 milliards d'euros d'économies.
24:48Donc déjà,
24:48avec ces économies,
24:50ça fait 10 milliards
24:50entre 10 et 15 milliards
24:52d'euros par an.
24:53Rien que là-dessus.
24:54On a d'autres marges
24:55d'économies.
24:56Immédiatement,
24:57un plan de relance
24:59du nucléaire français
24:59avec les petits réacteurs
25:01modulaires
25:01et surtout les réacteurs
25:03à neutrons rapides,
25:04un plan d'urgence,
25:05je mets tout de suite
25:06un milliard sur la table,
25:07pour relancer
25:08et mettre une équipe
25:09sous la houlette
25:10de personnalités
25:12comme Claire Carboule,
25:13ingénieur nucléaire,
25:14ancienne directrice...
25:14Dominique Grenech,
25:15Jean-Luc Serdant.
25:17Voilà,
25:17des personnalités,
25:18des sachants
25:19qui savent de quoi il parle.
25:20Vous avez raison de souiller.
25:21Il faut une équipe.
25:22D'ailleurs,
25:23je fais une petite parenthèse.
25:25Il y a un irrespect
25:27de nos vétérans
25:28de la filière énergétique
25:29qui est hallucinant
25:30sur les réseaux sociaux.
25:31Moi, je travaille
25:32avec des polytechniciens.
25:34D'ailleurs,
25:34on a un conseil scientifique
25:36composé de polytechniciens,
25:38de personnes
25:38du commissariat
25:39de l'énergie atomique,
25:40du CNRS,
25:43du CEA,
25:44des gens
25:45qui ont fait leur preuve
25:47des universitaires
25:48à transition énergie.
25:50Et on les voit,
25:51ces personnes,
25:51on leur dit
25:52qu'ils disent des fake news.
25:53C'est hallucinant.
25:54C'est le renversement complet.
25:56Donc,
25:56dans ce cadre
25:58de relance du nucléaire,
26:00évidemment,
26:00la mise en place
26:00d'un comité,
26:01comme ça avait été le cas
26:02au moment du plan Mesmer,
26:03un comité péon
26:04d'experts spécialistes,
26:06de sachants
26:07pour rétablir la pensée.
26:09Et puis,
26:10troisièmement,
26:11abrogation de la loi Hulot
26:12qui interdit
26:14la recherche
26:16sur nos ressources minérales.
26:18On vient de faire...
26:18Notamment en Guyane,
26:19le pétrole.
26:20Exactement.
26:21On interdit à total
26:22de faire de la recherche
26:23sur nos sous-sols.
26:24Vous vous rendez compte ?
26:25Donc, on a trois grands axes.
26:28Là,
26:29la supprétation
26:30et les subventions
26:30aux éoliennes,
26:31le développement du nucléaire
26:32et la recherche
26:33de nos sous-sols
26:35ultramarins
26:36et de nos sous-sols
26:37terrestres
26:38qui recèlent de trésors.
26:40Il faut qu'on puisse
26:40exploiter le gaz de schiste.
26:41Tout ça,
26:42c'est quoi l'élément ?
26:43C'est la souveraineté énergétique.
26:45Et on a
26:46un axe fort
26:47pour notre mix énergétique,
26:49nucléaire,
26:51barrage hydroélectrique,
26:52pour la pointe
26:53des centrales à gaz
26:55qui peuvent utiliser
26:56de l'hydrogène
26:57de manière alternée.
26:58On peut mettre
26:59du gaz et de l'air.
27:00Et puis,
27:00toutes les matières premières
27:02qu'on a dans nos sous-sols
27:03qui permettent à la France
27:04avec la géothermie
27:05et l'hydrogène blanc,
27:07ce fameux hydrogène naturel
27:09qui coûte cinq fois moins cher
27:10que l'hydrogène par électrolyse.
27:12Donc, il y a un grand chantier.
27:13Il faut se retrousser les manches.
27:14Et puis, surtout,
27:15il faudra aussi
27:16en termes de gouvernance
27:17de nos entreprises énergétiques,
27:19de DF,
27:20de RTE,
27:21d'Enedis,
27:22de GRDF
27:23et de tout l'écosystème.
27:24Eh bien, il faudra changer
27:25les équipes de gouvernance
27:27et les patrons.
27:28Il faudra demander
27:29la démission
27:29de ceux qui ont contribué
27:30à cette...
27:32Quand je vois
27:32Mme McGregor,
27:33la patronne d'Engie,
27:34elle n'a plus sa place
27:35quand on voit
27:36ce qu'elle a fait
27:36en Belgique en particulier.
27:38Transition et énergie,
27:40c'est donc la revue
27:41de Fabien Bouglet.
27:43Excellente revue
27:44à se fournir
27:45dans les kiosques
27:46ou par abonnement.
27:47Merci à vous, monsieur.
27:49Merci beaucoup.
27:52Sous-titrage Société Radio-Canada
27:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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