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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News. C'est encore un mardi d'hyper-violence en France.
00:00:05À Marseille, un policier blessé après un refus d'obtempéré est dans un état grave.
00:00:11La France en compte 28 000 par an, un chiffre constamment en hausse dans ce Midi News.
00:00:17Un témoignage exceptionnel, celui d'une policière victime d'un refus d'obtempéré en début d'année.
00:00:22Le traumatisme qu'elle a subi persiste encore aujourd'hui.
00:00:25Elle ne comprend pas comment l'État lui a refusé la protection fonctionnelle,
00:00:28procédure qui permet de prendre en charge les frais de justice.
00:00:31Elle témoigne dans quelques instants dans Midi News.
00:00:35À Alès, le maire Christophe Rivain a dû être exfiltré par le RAID cette nuit de chez lui.
00:00:40Ce nouveau maire LR, très engagé contre le narcotrafic, a reçu des menaces de mort.
00:00:44Des balles de 9 mm reçues par courrier signé de la DZNG, la DZMafia.
00:00:50Déposé à son domicile, d'autres menaces depuis, nous ferons le point.
00:00:53Et puis nous suivrons dès 14h le nouveau vote sur la protection de l'enfance.
00:00:57L'Assemblée a rejeté la perpétuité pour viol en série sur mineurs de moins de 15 ans.
00:01:03Un nouveau vote a lieu ce mardi à la demande de la ministre Aurore Berger.
00:01:07Comment comprendre qu'on refuse la perpétuité à des individus qui s'en prennent à des enfants qui parfois sont
00:01:12encore des bébés ?
00:01:13On en parle dans ce Midi News juste après les dernières infos avec Somaïa Labidi.
00:01:17Bonjour Somaïa.
00:01:17Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:19On commence ce journal par cette bonne nouvelle pour des millions d'automobilistes.
00:01:22Les aides ciblées de l'État en matière de carburant sont maintenues au moins jusqu'à la rentrée.
00:01:27Annonce ce matin de Serge, le Premier ministre du Commerce et du Pouvoir d'Achat,
00:01:31qui en a profité pour saluer les opérations à prix coûtant lancées par Total.
00:01:36Elle a eu également jour de vote pour l'interdiction des réseaux sociaux.
00:01:39Au moins de 15 ans réunis en commission mixte paritaire ce lundi,
00:01:43les 7 députés et 7 sénateurs se sont mis d'accord sur cette mesure qui s'appliquera à toutes les
00:01:47plateformes
00:01:48et qui entrera en vigueur dès la rentrée conformément aux souhaits d'Emmanuel Macron.
00:01:52Toutefois, sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.
00:01:59Et puis 5 départements en alerte rouge pour feu de forêt.
00:02:02La France reste en état d'alerte avec, je vous le disais,
00:02:06ces départements principalement concentrés sur le sud de la France.
00:02:10Néanmoins, la situation devrait s'améliorer dès demain avec la fin du niveau d'alerte le plus élevé
00:02:15et surtout le passage de 6 à 4 départements en vigilance orange canicule, Pierre.
00:02:20Merci beaucoup Somaïa, à tout à l'heure dans une demi-heure pour d'autres informations.
00:02:24Sont à table dans ce Midi News.
00:02:26Mémona Interman, bonjour Mémona.
00:02:28Bonjour Pierre.
00:02:29Tanguy Hamon est avec nous du service police-justice de CNews.
00:02:32Médier Raich, bonjour Médier.
00:02:34Eric Henry, bonjour.
00:02:35Bonjour.
00:02:36Vous êtes délégué national Alliance Police Nationale.
00:02:39Philippe Degestas est avec nous également.
00:02:41Bonjour, ancien officier, sous-préfet, dirigeant d'un cabinet de conseil pour commenter l'actualité.
00:02:48Alexandre Devecchio va nous rejoindre dans un instant.
00:02:51On commence par l'exfiltration, par le raid du maire d'Alès pour le protéger contre des gangs de narcotrafiquants.
00:02:58Qu'est-ce qui s'est passé exactement, Tanguy Hamon ?
00:02:59Eh bien, on se souvient que la semaine dernière, le maire d'Alès avait déjà reçu plusieurs menaces
00:03:03avec une lettre avec des menaces et des insultes à son domicile
00:03:06et une enveloppe dans laquelle on avait découvert deux cartouches de calibre 9 mm.
00:03:11Des tags également avaient été inscrits sur les murs de sa maison.
00:03:15Et on a également appris que de nouvelles menaces avaient eu lieu,
00:03:20notamment des informations qui étaient remontées de la DGSI,
00:03:23qui parlaient d'un véhicule piégé qui aurait été placé à proximité de son domicile.
00:03:28Donc, le raid est venu exfiltrer le maire de son domicile.
00:03:33Sa femme également a été exfiltrée.
00:03:36Et Laurent Nunez a indiqué, évidemment, que la protection du maire avait été mise en place
00:03:41avec notamment un bouton d'alerte qui lui permettrait de prévenir les forces de sécurité en cas de besoin.
00:03:48Et voilà. Et écoutons ce que disait Bruno Bartocetti sur ce sujet du maire d'Alès.
00:03:57On a des policiers qui sont, et à Alès, qui sont menacés.
00:04:00Et aujourd'hui, on parle de cette situation parce que le maire est menacé.
00:04:04Et vous avez régulièrement des policiers qui sont menacés avec nom, adresse, dans les réseaux sociaux.
00:04:08Et c'est vrai qu'on en parle moins.
00:04:10Et qu'est-ce qu'on doit faire ? On doit les protéger, ces policiers.
00:04:12On doit les déplacer. Ils changent de domicile. Ils changent de lieu de travail.
00:04:15Et c'est ce qu'on est en train aujourd'hui de vivre dans notre société.
00:04:18Et malgré tout, et je reviens sur Alès, c'est malgré tout, ces policiers qui sont menacés
00:04:21continuent à faire leur travail parce que je peux vous assurer que le travail est fait
00:04:25dans des conditions difficiles par manque de moyens.
00:04:27Et sur la présence de la DZ Mafia et ses actions dans le sud de la France,
00:04:33je vous propose également d'écouter Bruno Bartocetti.
00:04:36Alors, est-ce que la DZ Mafia perd un petit peu de substance
00:04:39avec justement la création de ces DZ nouvelle génération ?
00:04:43On peut les qualifier, on va dire, presque de franchise, de sous-groupe.
00:04:46Tout est possible dans l'analyse.
00:04:48Et c'est vrai que dans la menace, à qui profite le crime
00:04:51et pour quelle raison on menace le maire ?
00:04:53Tout ceci, ça doit être exploité.
00:04:54En revanche, ce qui est à retenir, c'est que de toute façon,
00:04:57que ce soit la DZ Mafia ou DZ Mafia nouvelle génération
00:04:59ou l'implantation en tout cas de ces gangs structurés
00:05:03ou moins bien structurés, on les retrouve partout,
00:05:05dans les petites villes et dans le monde rural.
00:05:08Éric Henry, qu'est-ce qui pousse à un moment donné le RAID
00:05:10d'exfiltrer un élu parce qu'il n'est plus en sécurité ?
00:05:14Alors, déjà, je voudrais rebondir sur le phénomène d'exfiltration
00:05:17parce que nous, policiers, on connaît très bien ça.
00:05:19J'ai des exemples en tête de collègues qui ont été exfiltrés
00:05:22parce qu'ils ont été menacés.
00:05:23Soit eux, directement, soit leur famille, leur voiture incendiée,
00:05:26leur deux-roues, d'ailleurs, il n'y a pas très longtemps dans les Yvelines.
00:05:29Donc, c'est plus fréquent qu'on ne le croit.
00:05:30Ou leur maison.
00:05:31Mais nous, on connaît malheureusement ça depuis très longtemps.
00:05:33Et là où je rejoins le collègue, même si on n'est pas du même syndicat,
00:05:35il faut quand même savoir dire les choses,
00:05:37c'est qu'effectivement, c'est malheureusement quelque chose,
00:05:40une constance qu'on connaît depuis de nombreuses années
00:05:42au sein de la police nationale.
00:05:43Et c'est l'un de nos axes de combat.
00:05:46Nous, Alliance Police Nationale, c'est la protection fonctionnelle,
00:05:48c'est la protection familiale, justement,
00:05:50parce qu'il y a des dommages collatéraux,
00:05:51et la protection financière quand les collègues sont justement mis en cause.
00:05:55Alors, qu'est-ce qui a poussé le RAID à intervenir ?
00:05:56C'est parce que, ça a été dit par votre journaliste en guillemont,
00:05:59très bien dit, c'est que le maire était gravement menacé,
00:06:02ainsi que sa famille.
00:06:03Et il y a un protocole, je dirais, de suivi, d'évaluation de la menace,
00:06:06qui est notamment réalisé par l'UCLAT,
00:06:08l'Uté de concours à la lutte antiterroriste, de 1 à 4.
00:06:10Et là, évidemment,
00:06:12eu égard aux menaces de la DZ-NG,
00:06:16satellite de la DZ,
00:06:17enfin, on en peut en parler,
00:06:18il a fallu d'urgence,
00:06:19exfiltrer le maire et sa famille pour les mettre en protection.
00:06:22Oui. Et M. Gestas,
00:06:24quand vous voyez ces exfiltrations d'élus,
00:06:26c'est quand même quelque chose d'assez particulier.
00:06:28Enfin, en tout cas, le collègue d'Allianz Police a l'air de dire
00:06:34que ça se passe plus souvent que prévu.
00:06:36Mais pour le vulgum PQ, ce que moi, je suis,
00:06:39c'est vrai qu'un élu exfiltré,
00:06:41parce que justement, il a voulu faire de son mieux contre le narcotrafic,
00:06:44c'est quand même assez...
00:06:45C'est une forme de défaite des pouvoirs publics, en quelque sorte.
00:06:49Et il en est la première victime.
00:06:52Effectivement, quand on exfiltre un élu dans ces conditions-là,
00:06:55c'est parce qu'on n'est plus capable d'assurer de manière habituelle sa sécurité.
00:06:59Ça veut dire que, globalement,
00:07:01il s'est développé un espèce de cancer menaçant à l'intérieur de cette commune.
00:07:06Et on est obligé de mettre à l'abri.
00:07:08Sauf que, évidemment, c'est très inquiétant pour la population.
00:07:11Si le premier magistrat de la commune doit être sorti de cette commune
00:07:14pour pouvoir présenter sa sécurité,
00:07:16c'est aussi une forme d'abandon que le maire lui-même déplore.
00:07:18Les maires, ils sont en première ligne.
00:07:20Il l'a dit lui-même à plusieurs reprises.
00:07:21Mais là, visiblement, on est dépassé par ce cancer
00:07:25qui ronge les petites villes françaises, ce cancer de la drogue.
00:07:28En tout cas, sur ces menaces contre le maire d'Alès,
00:07:30on apprend en guillemont à l'instant que le parquet anticriminalité organisée
00:07:35se saisit de cette enquête.
00:07:36Qu'est-ce que ça va changer, concrètement ?
00:07:38Plus de moyens.
00:07:40On ouvre officiellement une enquête.
00:07:41Il va y avoir, effectivement, tous les actes d'enquête.
00:07:44On va recueillir sur l'enveloppe que le couple avait reçue la semaine dernière,
00:07:49évidemment, tout ce qui est empreinte, savoir d'où s'en vient.
00:07:52Parce que c'est vrai que c'est signé DZENG.
00:07:55Finalement, ce n'est qu'une signature.
00:07:56Est-ce qu'on est sûr et certain que ça vient de cette DZENG ?
00:07:59Est-ce que ça vient de la DZMafia, on va dire, originelle ?
00:08:01Est-ce que ça vient d'un autre clan rival ?
00:08:04On peut tout imaginer.
00:08:05Manifestement, ça a quand même l'air d'être lié au trafic de drogue.
00:08:09Et puis, il y a aussi le fait que, désormais, le maire, comme on l'a dit,
00:08:12va vraiment être sous protection.
00:08:14Parce qu'au début, ce n'était que des menaces écrites, voire via ce calibre.
00:08:20Là, si l'information selon laquelle l'information de la DGSI,
00:08:23qui avait ses renseignements d'une voiture piégée à l'Est,
00:08:27là, on passe vraiment sur une dimension supérieure,
00:08:30avec une volance encore plus importante.
00:08:33Donc, ça semblait évident que le parquet spécialisé allait ouvrir cette enquête.
00:08:40Le fait que ce soit le parquet spécialisé anticriminalité organisée,
00:08:44ça montre aussi qu'on se dirige bel et bien vers le narcotrafic.
00:08:47On parle de narcotrafic, on parle de DZMafia, on parle de cartélisation.
00:08:52Me vient à l'esprit le mot de Bruno Retailleau, la mexicanisation.
00:08:57D'autant que nos confrères d'Europe 1, ce matin, ou plutôt hier matin,
00:09:01disaient à propos de cette mexicanisation que la production de drogue est tellement grande en France
00:09:07qu'on est devenu un pays exportateur.
00:09:09C'est totalement fou ce qui se passe en ce moment.
00:09:13Oui, moi, ça me rappelle vraiment ce que nous avons vu,
00:09:15mais en reportage au Mexique ou même en Afghanistan,
00:09:18cette guerre du territoire des cartels.
00:09:20Mais là, c'est la France.
00:09:21Donc voilà, un homme, un maire élu tout récemment, au mois de mars,
00:09:26et qui se trouve dans l'incapacité d'assurer proprement sa mission.
00:09:30C'est ça qui est en jeu maintenant.
00:09:31Alors, comment pourra-t-il continuer à administrer sa ville ?
00:09:34Comment continuera-t-il à porter la dragée haute à ces gens
00:09:39qui veulent en effet installer un véritable cancer chez lui et dans sa commune ?
00:09:44Est-ce que l'État peut encore tolérer ce genre de menaces ?
00:09:49Tous ces sujets-là sont sur la table.
00:09:51Ce n'est pas une question de tolérance.
00:09:51Le parquet ouvre, effectivement, se saisit.
00:09:54Le parquet de criminalité organisée.
00:09:55Admettre cette existence-là, déjà, c'est la réalité.
00:09:59Elle est là sous les yeux.
00:10:00C'est une vraie question de savoir qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui contre le narcotrafic.
00:10:03Alexandre Devecchio nous a rejoint.
00:10:04C'est vrai que c'est une question qu'on pose depuis combien de temps ?
00:10:08Quelques années maintenant ?
00:10:09Depuis quelques années maintenant, je pense qu'on a fini par prendre conscience
00:10:13de ce à quoi on avait affaire.
00:10:15Ce n'était pas le cas au début.
00:10:16Quand on interroge Roberto Saviano, il nous explique bien que le narcotrafic,
00:10:21ce n'est pas tout à fait pareil que le simple trafic de drogue
00:10:24ou le problème des voyous.
00:10:26C'est une question de lutte de territoire.
00:10:29C'est-à-dire qu'ils ne se contentent pas de faire du trafic.
00:10:31Ils installent un ordre nouveau, en réalité, dans les cités, dans les quartiers.
00:10:36Et là, on est parfaitement dans cette logique-là où l'État, d'une certaine manière, est remplacé.
00:10:43Donc face à une menace de partition de cette nature-là,
00:10:47je pense qu'il faut des moyens qui sont totalement nouveaux.
00:10:50Et après, moi, je crois plutôt, pour avoir discuté avec des policiers,
00:10:54aux moyens humains.
00:10:55Il y a certes des moyens de surveillance.
00:10:57Il y a une politique presque internationale à mener
00:11:01puisque la drogue arrive de pays étrangers.
00:11:05mais il y a aussi l'occupation du territoire.
00:11:07Comme c'est une lutte de territoire, moi, je crois que l'État doit occuper le terrain.
00:11:12À mal temps, il y a eu une hésitation depuis des années
00:11:14puisque cette drogue servait aussi à acheter la paix sociale.
00:11:18Et en réalité, on fait des opérations coup de poing d'une journée ou deux.
00:11:23On sait qu'il faudrait le faire sur un mois.
00:11:25Mais je crois qu'il y a aussi les pouvoirs publics.
00:11:26Si vous le faites sur un mois, vous asséchez le réseau qui est là.
00:11:33Mais vous créez aussi un problème puisque ça fait vivre aussi une partie de ces quartiers-là.
00:11:39Et le risque des meutes est là.
00:11:41Donc je crois qu'il y a aussi ça dans la tête des pouvoirs publics.
00:11:44C'est la peur d'une guerre de territoire, mais vraiment ouverte.
00:11:47J'évite d'utiliser le terme de mexicanisation dont on avait parlé ce week-end.
00:11:52J'utilise plus le terme de cartélisation.
00:11:54Mexicanisation, ça serait un point où l'État serait totalement corrompu.
00:11:57On aurait des exécutions sommaires dans la rue.
00:11:59On n'est pas encore à ce niveau-là, même si le niveau de dangerosité est extrême.
00:12:02Quand on parle de cartélisation, qu'on parle de la DZ-Mafia,
00:12:04ils sont capables de faire rentrer des armes de guerre sur le territoire.
00:12:08Il y a eu des exécutions.
00:12:09Il y a eu des exécutions, mais on ne prend pas non plus les gens dans la rue.
00:12:12J'entends bien, mais je ne suis pas sûr qu'au Mexique, il y a des exécutions.
00:12:15Aujourd'hui, en 2026, tous les jours,
00:12:17on ramasse à l'appel...
00:12:18Dans certaines villes, ici, vous allez à Roilès ou à Mexico,
00:12:21ça se passe quand même de cette manière.
00:12:23Encore aujourd'hui ?
00:12:23Oui, encore aujourd'hui.
00:12:24Parce que c'était un phénomène, je me souviens, dans les années 90, mais...
00:12:28Ah non, encore aujourd'hui.
00:12:29Encore aujourd'hui.
00:12:30Oui, c'est encore un phénomène assez présent.
00:12:31Par contre, là où je rejoins Alexandre,
00:12:34c'est que c'est aussi un phénomène, moi que j'analyse,
00:12:36plutôt un phénomène de culture.
00:12:38C'est-à-dire que les DZ-Mafia ou les organisations de ce type-là,
00:12:41effectivement, elles remplacent l'État.
00:12:42C'est pour ça qu'on parle de phénomène de territorialisation.
00:12:44Elles remplacent momentanément l'État et elles se substituent à l'État.
00:12:47C'est d'ailleurs le principe des économies parallèles.
00:12:49Oui, oui.
00:12:49Ils achètent les fournitures scolaires,
00:12:51ils achètent les cadeaux de Noël...
00:12:53Et donc, ils deviennent...
00:12:54Ils fidélisent, en fait, la population des cités.
00:12:55Ils fidélisent, ils deviennent les mains de référence
00:12:56et ils deviennent le ciment communautaire.
00:12:58Donc, c'est à la fois un sujet de communautarisme, quelque part aussi,
00:13:00qui se cache derrière.
00:13:01C'est à la fois un sujet...
00:13:02Et là, on parle du nombre de nouvelles molécules
00:13:05qui entrent sur le territoire.
00:13:06On parle de 7 milliards de chiffres d'affaires par an
00:13:07sur le territoire français, sur le commerce de la drogue.
00:13:10Donc, ce sont des multinationales.
00:13:12Ils sont très bien armés, ils sont très bien pensés,
00:13:14ils s'organisent tout le temps.
00:13:15Et en même temps, c'est un phénomène de culture
00:13:16qui rejoint un phénomène communautaire par la suite.
00:13:18Voilà.
00:13:18Et plus on attend, évidemment,
00:13:20et plus, évidemment, c'est comme la gangrène.
00:13:24Et plus ça se propage,
00:13:25et plus votre chiffre d'affaires, on sera là dans l'entrée.
00:13:27Ça sera 8 milliards ou 9 milliards.
00:13:29Exactement.
00:13:29Et je ne le souhaite pas, évidemment,
00:13:31en tout cas, il y aura peut-être des changements politiques
00:13:32qui permettront de le faire, ou pas, d'ailleurs,
00:13:34parce qu'effectivement, quand on interroge
00:13:36les responsables politiques, parfois,
00:13:37ils sont quand même beaucoup dans la continuité.
00:13:39Je voudrais qu'on parle de ce refus d'obtempérer à Marseille,
00:13:42avec effectivement ce policier
00:13:44qui est dans un état extrêmement grave,
00:13:48Tanguy Hamon,
00:13:49après avoir effectivement eu,
00:13:51je dis souvent, et je l'ai dit tout à l'heure en introduction,
00:13:54il y a 28 000 refus d'obtempérer par an.
00:13:56C'est le chiffre pour l'année 2025.
00:13:58C'est en constante augmentation.
00:14:00Alors, qu'est-ce qui s'est passé à Marseille ?
00:14:01Oui, c'était cette nuit, dans les quartiers sud de Marseille,
00:14:04un policier très gravement blessé.
00:14:06On a eu peur pour sa vie.
00:14:07Le parquet a indiqué même qu'il a été placé
00:14:09en coma artificiel pendant un temps.
00:14:11Triple fracture du fémur, fracture du péronné.
00:14:14Il a été percuté par une voiture,
00:14:16une voiture volée qui circulait sans plaque d'immatriculation.
00:14:20C'est pour cela, d'ailleurs,
00:14:21que des policiers de la BAC, dans un premier temps,
00:14:23l'ont poursuivi, mais de façon tranquille.
00:14:25Et dans une cité, le conducteur a soudainement
00:14:28accéléré pour essayer de leur faire perdre sa trace.
00:14:31Un policier, qui était en intervention,
00:14:34a essayé de mettre ce qu'on appelle un stick
00:14:36sous les roues du véhicule pour tenter de l'arrêter.
00:14:40Et c'est là que le conducteur a brusquement
00:14:43changé sa direction, changé sa trajectoire.
00:14:46Il est allé directement percuter ce policier.
00:14:48Ce policier qui a volé, nous dit-on, sur une vingtaine de mètres.
00:14:52Il a percuté des branches d'arbres.
00:14:54Il a fini sa course dans un grillage qui l'a fait écrouler.
00:14:57Le chauffard et les trois passagers ont tous été interpellés.
00:15:02La plupart sont connus déjà des services de police.
00:15:05Concernant le conducteur, je ne sais pas si on va le voir à l'écran,
00:15:09il s'agit de Mehdi L.
00:15:11On le voit.
00:15:12Il est âgé de 18 ans.
00:15:13Il conduisait alors qu'il n'avait pas de permis de conduire
00:15:16dans un véhicule volé et sans plaque d'immatriculation.
00:15:19Lui était déjà connu de la justice pour détention d'armes.
00:15:22Concernant ses passagers, deux ont 16 ans, l'un a 13 ans.
00:15:26Ryan M, 16 ans, sous contrôle judiciaire.
00:15:29C'est-à-dire qu'il était déjà connu de la justice.
00:15:31Il avait l'interdiction de quitter le département de la Côte d'Or.
00:15:34Et il se trouvait cette nuit à Marseille.
00:15:37Côte d'Or, Marseille, ce n'est pas la porte à côté.
00:15:38On se demande vraiment ce qu'il faisait là.
00:15:41Les deux autres passagers, donc Kylian, 16 ans, Wassim, 13 ans.
00:15:45Et pour les deux individus de 16 ans, ils étaient déjà connus
00:15:47pour trafic de stupéfiants et violences aggravées.
00:15:50Voilà donc cette violence qui se propage en France,
00:15:53qui est devenue quotidienne.
00:15:56Vous avez l'habitude effectivement que CNews vous en parle,
00:16:00mais on est là pour vous informer.
00:16:01C'est malheureusement ce climat d'hyperviolence
00:16:03qui est devenu quotidien dans notre pays en 2026.
00:16:07Merci Tanguy Hamon.
00:16:08Nous allons tout de suite partir à Marseille,
00:16:10rejoindre Stéphanie Rouquet.
00:16:11Stéphanie, vous avez justement rencontré des habitants du quartier
00:16:16qui, on l'imagine, sont encore sous le choc.
00:16:22Sont tous choqués par cet événement de la nuit.
00:16:25Ils sont nombreux à avoir vu hier soir des policiers sur place,
00:16:29des pompiers sur place.
00:16:30Mais ils sont aussi également nombreux à avoir vu le véhicule des individus
00:16:35encastrés dans ce grillage du garage automobile.
00:16:38Des habitants qui sont choqués, mais qui ne sont pas surpris.
00:16:42Tous nous ont expliqué que les jeunes aujourd'hui n'ont peur de rien.
00:16:46Ils font n'importe quoi, ils ne respectent plus rien et qu'ils craignent qu'un drame
00:16:50survienne à chaque instant.
00:16:51Je vous propose justement d'écouter certains de ces habitants.
00:16:55La jeunesse, maintenant, ça n'a plus de respect, il n'y a plus rien, plus rien du tout.
00:17:00On ne respecte plus rien du tout.
00:17:02On entend la nuit circuler un peu les voitures.
00:17:06Malheureusement pour lui, on exerce un métier très dangereux, j'imagine, pour eux.
00:17:12C'est la peur, c'est la tristesse pour la famille, pour lui-même, pour les collègues.
00:17:17Voilà, la peur d'aller au travail.
00:17:19Bien sûr, c'est triste, c'est des humains.
00:17:21C'est des humains.
00:17:22Les jeunes, maintenant, ils font n'importe quoi pour n'importe quoi.
00:17:26Et on devient comme des bestiaux.
00:17:28Même les bestiaux, ils sont mieux que nous.
00:17:30Les humains, maintenant, on n'est plus parfait.
00:17:32Regardez ce qui se passe.
00:17:33En trois secondes, il peut y avoir des morts pour rien du tout.
00:17:38Parce qu'il a refusé d'obtempérer, parce qu'il n'a pas voulu s'arrêter,
00:17:41parce qu'il n'a pas d'assurance, parce qu'il n'a pas de permis.
00:17:44Tout ça, c'est génération.
00:17:55On a entendu ces Marseillais.
00:17:57Mais ils sont malheureusement coutumiers du fait de ces refus d'obtempérer.
00:18:04Oui, effectivement, nous n'avons pas les chiffres des refus d'obtempérer à Marseille,
00:18:07car les autorités ne communiquent pas localement sur ces chiffres.
00:18:11Mais nous avons les chiffres au niveau national.
00:18:13Plus de 100 refus de contrôle routier par jour en France.
00:18:17Mais d'après des sources policières, ils sont extrêmement nombreux tous les jours.
00:18:22Notre policier m'a ajouté qu'ils sont même par dizaines chaque semaine, a précisé donc un syndicat de police.
00:18:27Et ils ont ajouté que c'est le reflet des mentalités.
00:18:31Alors il n'y a pas systématiquement des événements dramatiques comme cette nuit,
00:18:34mais il y a aussi régulièrement des personnes qui essaient de se soumettre à un contrôle
00:18:38pour un problème d'assurance de voiture ou bien un autre problème.
00:18:42Stéphanie, vous avez des exemples d'ailleurs de refus d'obtempérer récents.
00:18:47Oui, effectivement, quand on regarde dans le détail, les événements sont effectivement très nombreux à Marseille.
00:18:52Par exemple, le 18 juillet dernier, il y a donc trois jours dans le 14e arrondissement de Marseille.
00:18:57Un automobiliste refuse un contrôle de police.
00:19:00Il percute un véhicule de la BAC.
00:19:02L'homme est finalement interpellé.
00:19:04Aucun policier n'a été grièvement blessé.
00:19:06Début juillet, là, dans le 11e arrondissement de Marseille, un conducteur sans permis prend la fuite.
00:19:11Lors d'un contrôle, il grille des feux rouges et est interpellé plus tard après avoir abandonné son véhicule.
00:19:17Il était positif aux stupéfiants.
00:19:20Un dernier exemple, en juin dernier, un jeune homme se coup-ci en moto.
00:19:23Il refuse d'obtempérer.
00:19:25Il roule à vive allure.
00:19:26Il est interpellé juste après avoir chuté de sa moto.
00:19:31Deux policiers ont été blessés pendant l'intervention.
00:19:34Vous le voyez, la liste est longue.
00:19:36Merci beaucoup Stéphanie Rouquet pour ces news en direct de Marseille.
00:19:40Éric Henry, quand vous voyez cet état des lieux, on pense bien sûr à vos collègues qui interviennent au quotidien
00:19:46sur ces refus d'obtempérer,
00:19:47qui non plus sont devenus un sport national, je dirais qu'en réalité c'est une habitude.
00:19:53C'est quelque chose qui est aussi commun que des feux tricolores, d'ailleurs, justement, par opposition.
00:19:58C'est un fait de société.
00:19:59C'est un fléau national.
00:20:02Déjà, permettez-moi d'adresser notre soutien à nos collègues marseillais et puis nos promptes rétablissements aux collègues blessés,
00:20:09qui étaient quand même grièvement blessés, qui est à l'hôpital, à la Timone, avec fracture des jambes, traumatisme crânien.
00:20:16Au moment où je vous parle, on attend des nouvelles.
00:20:18Sa femme est à l'hôpital, elle attend d'avoir des informations par le médecin.
00:20:22Donc, espérons qu'ils s'en sortent bien et sans séquelles.
00:20:24Alors, 28 000 refus d'obtempéré, oui, vous savez, ce chiffre a augmenté de 30% entre 2012 et 2025.
00:20:31On était à peu près à 19 000 en 2012.
00:20:342024-2025, il y a déjà 10%.
00:20:36Oui, on est à 30% sur une période, je vous dis, de 14 ans.
00:20:4019 000 à 28 000.
00:20:45Mais ce qui est grave à l'intérieur de cette catégorie-là, c'est une sous-catégorie qu'on appelle
00:20:49refus d'obtempéré aggravée.
00:20:51On expose directement la vie ou l'intégrité physique de mes collègues.
00:20:54Et ça, ça a augmenté de quasiment 100%.
00:20:57Mais pourquoi aussi on en est arrivé là ?
00:20:59Encore une fois, c'est une impunité totale.
00:21:01Nous, on a fait une communication en parlant de là, et c'est le cas, de tentatives de meurtre.
00:21:04Parce qu'on n'est pas dans un refus d'obtempéré.
00:21:06D'un refus d'obtempéré, qu'est-ce qui en découle régulièrement ?
00:21:08Ce sont des tentatives de meurtre qui sont requalifiées par le parquet, souvent par la justice, en violence pour que
00:21:13ce soit correctionnalisé.
00:21:15Et là, on est dans une impunité XXL.
00:21:17Et si, encore une fois, on ne change pas de braquet, on continuera encore à faire en sorte que ces
00:21:24individus puissent faire n'importe quoi en toute impunité.
00:21:27Philippe de Gestas, c'est là aussi un abandon du politique sur ces sujets-là ?
00:21:32Pardon, ce qui me frappe déjà, c'est que ce sont des récidivistes pour une partie d'entre eux.
00:21:36Et je trouve ça très intéressant de voir la proportion grandissante de récidivistes.
00:21:40C'est-à-dire qu'en réalité, on a aujourd'hui une justice qui, ne sanctionnant pas de manière sérieuse
00:21:45à la première infraction,
00:21:47finalement donne une sorte de blanc-seing au délinquant potentiel de continuer.
00:21:51Mais celui qui a 13 ans n'est pas récidiviste, on va dire que c'est parce qu'il est
00:21:54jeune, mais les autres sont déjà des récidivistes alors que l'un est à peine majeur.
00:21:58Et donc là, il y a vraiment une question qui a déjà été abordée à nombreuses reprises sur l'efficacité
00:22:02des peines
00:22:03et sur le fait qu'on a en permanence cette excuse de minorité ou cette excuse à l'égard du
00:22:08coupable au dépend à chaque fois des victimes.
00:22:10Donc moi, je pense que c'est vraiment un point qui nous interroge, ce plan de la justice, c'est
00:22:16sur le nombre de récidivistes.
00:22:17Qui interroge, mais qui aussi soulève quelque chose qui appelle à une réforme.
00:22:22On a les candidats à la présidentielle qui commencent maintenant à venir en interview et qui disent, voilà,
00:22:28certains disent qu'il faut un référendum sur la justice parce que c'est le seul moyen de bouger les
00:22:32choses.
00:22:32Il y a des chaussins, des courtes peines, de très courtes peines qui soient exécutées dès le premier jour
00:22:37et éventuellement à la sortie de l'audience, par exemple, auraient certainement, on le sait bien, une vertu à la
00:22:42fois éducative.
00:22:43Pourquoi on ne le fait pas ?
00:22:43On ne le fait pas parce qu'en fait, vous avez, on en a peut-être que l'on va
00:22:46reparler plus tard,
00:22:46mais vous avez aussi dans la magistrature cette fameuse excuse que l'on met en avant,
00:22:52l'excuse à l'égard des coupables, qui fait qu'on considère que ce sont d'abord des victimes avant
00:22:57des coupables,
00:22:57au mépris d'ailleurs des droits des vraies victimes, que ce soit d'ailleurs des policiers,
00:23:01des dépositaires d'autorité publique ou simplement de citoyens.
00:23:05Et donc, il y a un vrai sujet, je dirais, de culture au sein de la justice
00:23:09parce que déjà, appliquer la loi serait déjà un bon moyen d'empêcher cette situation.
00:23:14Oui, c'est ça, parce qu'en fait, on superpose les lois, on en fait des nouvelles,
00:23:18alors qu'en fait, il y a des lois qui sont déjà existantes.
00:23:20Et comme vous dites, il y a un système judiciaire, c'est le système de l'excuse,
00:23:24mais il y a aussi le législateur qui excuse, on verra tout à l'heure à partir de 14h,
00:23:28puisque Aurore Berger a demandé le vote d'une nouvelle loi sur justement les enfants.
00:23:34Et parce qu'il y a eu 41 députés qui s'opposent à la perpétuité.
00:23:38Pourquoi ? Pour les pédocriminels, récidivistes, pourquoi ?
00:23:42Parce qu'ils disent, mais il y a quand même une façon d'améliorer les gens.
00:23:46C'est-à-dire que c'est ce que vous dites, c'est-à-dire qu'il y a une
00:23:48culture, en fait,
00:23:52de, comment dirais-je, de, on peut améliorer quelqu'un ou pas.
00:23:55Et ça, c'est au cœur de la justice, on aura l'occasion d'en reparler.
00:23:59Et je vous donne la parole dans un instant à Éric Henry, on va marquer une pause.
00:24:02Et surtout, juste après la pause, restez avec nous,
00:24:04puisque vous allez avoir le témoignage exclusif d'une policière
00:24:09qui a vécu un refus d'obtempérer.
00:24:11Elle a vu la voiture foncer sur elle, le traumatisme est encore significatif.
00:24:16Restez avec nous sur ces choses.
00:24:21Dans quelques instants, le témoignage exceptionnel d'une policière
00:24:24qui a vécu un refus d'obtempérer avec cette voiture,
00:24:27ce traumatisme encore aujourd'hui de cette voiture qui lui fonce dessus.
00:24:30Après les dernières informations, Sommayel Abiti.
00:24:32Des images apocalyptiques.
00:24:34Pour commencer, l'Espagne toujours en preu aux flammes.
00:24:36Le pays fait face depuis jeudi à l'un des plus complexes incendies de son histoire.
00:24:41Incendie qui s'est déclaré à une centaine de kilomètres au nord de Madrid,
00:24:44qui a déjà ravagé 29 000 hectares
00:24:46et qui a nécessité la mobilisation de 600 pompiers et militaires sur place.
00:24:51A la une également, une violente tempête fait 10 morts
00:24:53et laisse 100 000 personnes isolées au Chili.
00:24:55L'état de catastrophe a été décrété
00:24:57et l'armée a été mobilisée pour assurer les opérations de sauvetage.
00:25:01Tempête qui a débuté le 15 juillet
00:25:03et qui touche particulièrement les régions de Koukambou et d'Atatakama,
00:25:06où les précipitations extrêmes sont rares.
00:25:09Et puis, deux semaines après la reprise des hostilités entre Téhéran et Washington,
00:25:13le Koweït et Bahreïn, particulièrement ciblés par l'Iran,
00:25:16Manama essuie encore de nouvelles attaques.
00:25:18Les défenses aériennes ont intercepté et contré plusieurs agressions aériennes.
00:25:22Déclaration de l'armée dans un communiqué publié sur X
00:25:25et que vous découvrez à l'écran.
00:25:28Merci beaucoup Somaïa Labidi.
00:25:30A tout à l'heure pour d'autres informations sont à table.
00:25:32Mémona Interman, Philippe de Gestas, Alexandre de Vecchio,
00:25:35Mehdi Raich, Éric Henry,
00:25:37pour commenter cette actualité très sombre
00:25:40avec ce refus d'obtempérer à Marseille
00:25:43qui a fait une victime, un policier qui est toujours grièvement blessé.
00:25:49sujet qui nous est raconté, pour ceux qui viennent de nous rejoindre,
00:25:53par Anaïs Bauché.
00:25:55Des traces de sang sur la chaussée, une barrière éventrée.
00:25:59Ce matin, les Marseillais ont découvert les traces de l'attaque d'hier soir.
00:26:02Ils sont encore très marqués par la violence de cette agression.
00:26:05C'est la peur, c'est la tristesse pour la famille,
00:26:07pour lui-même, pour les collègues.
00:26:10Voilà, la peur d'aller au travail.
00:26:11Bien sûr, c'est triste, c'est des humains.
00:26:13Les jeunes, maintenant, ils font n'importe quoi pour n'importe quoi.
00:26:16Et on devient comme des bestiaux.
00:26:18Même les bestiaux, je crois qu'ils sont mieux que nous.
00:26:20Hier soir, dans le 10e arrondissement de Marseille,
00:26:22des policiers de la compagnie d'intervention ont tenté de contrôler un véhicule.
00:26:26Le conducteur refuse d'obtempérer et percute violemment un policier,
00:26:29puis une barrière.
00:26:30Projeté sur une vingtaine de mètres,
00:26:32il est pris en charge par les secours.
00:26:33Son pronostic vital n'est aujourd'hui plus engagé.
00:26:36Selon plusieurs sources policières,
00:26:38le véhicule était volé et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.
00:26:41Face à cette violence,
00:26:42les syndicats de police sont inquiets
00:26:44et réclament plus de fermeté dans le traitement des refus d'obtempérer.
00:26:47Respecter l'eau en France, aujourd'hui, c'est un risque.
00:26:49Tous les jours, je rappellerai qu'il y a, en moyenne,
00:26:52quatre refus d'obtempérer par heure en France.
00:26:55Ce n'est plus possible.
00:26:56Il va falloir que le politique et le législateur
00:26:58prennent des décisions structurelles
00:27:00et des réponses structurelles pour qu'on sorte de ce dilemme,
00:27:02parce qu'aujourd'hui, ça ne fonctionne pas.
00:27:04Laurent Nunez a indiqué que les quatre occupants du véhicule
00:27:07avaient été interpellés et placés en garde à vue.
00:27:09Selon un rapport du ministère de l'Intérieur,
00:27:11plus de 28 000 refus d'obtempérer ont été recensés l'année dernière,
00:27:14sur une augmentation de 10%.
00:27:17Voilà, et on l'a dit, c'est une augmentation de 30%
00:27:19sur une quatorzaine d'années, Eric Henry.
00:27:22Je rebondis sur ce que disait Anaïs.
00:27:24En effet, le pronostic vital n'est pas engagé,
00:27:27mais il est dans un état grave.
00:27:28Il est toujours à l'hôpital, ce collègue.
00:27:30Tout à fait, oui, il est à l'hôpital.
00:27:32Mais quand on parle de 28 000 refus d'obtempérer,
00:27:34quand même que vos téléspectateurs se rendent compte,
00:27:36c'est 1 toutes les 19 minutes.
00:27:38Et ça, c'est le chiffre réel.
00:27:41Enfin, le chiffre...
00:27:42Voilà, ça, c'est le chiffre officiel.
00:27:43Il y a le chiffre noir.
00:27:44Mais pour en venir au drame qui touche mes collègues marseillais
00:27:48et mon collègue qui est à l'hôpital,
00:27:49on est au-delà d'un refus d'obtempérer.
00:27:51Au départ, c'est un refus d'obtempérer.
00:27:53Mais qu'est-ce qui découle derrière ?
00:27:54C'est une tentative d'homicide aggravée, à minima.
00:27:57Voir, peut-être, une tentative d'assassinat.
00:28:00Puisque cette notion de préméditation
00:28:02sera plus ou peut-être retenue par la justice
00:28:05au moment du procès.
00:28:07Ça sera la justice d'en décider.
00:28:08Voilà, il faut vraiment avoir ça en tête.
00:28:10C'est que de ces refus d'obtempérer,
00:28:13en découlent généralement, très souvent,
00:28:16mais quasiment systématiquement, des faits criminels.
00:28:19Comme des tentatives d'homicide.
00:28:22Et ça, il faut l'avoir en tête.
00:28:24Alors, ce matin, avec la rédaction de CNews,
00:28:26on s'est évidemment intéressé à un cas très précis
00:28:29d'une victime d'un refus d'obtempérer.
00:28:32Et vous allez entendre le témoignage sidérant
00:28:35de cette policière.
00:28:37Refus d'obtempérer qui a eu lieu en début d'année.
00:28:39Les équipes de la policière interviennent
00:28:42dans le cadre d'un appel au 17.
00:28:44Le véhicule qui a refusé d'obtempérer
00:28:46a été impliqué dans cet appel.
00:28:48L'homme a finalement été interpellé.
00:28:49Il était très défarablement connu des services de police.
00:28:53La policière et ses collègues n'ont pas été blessés,
00:28:55mais elle est aujourd'hui traumatisée.
00:28:57Et elle s'est vue mourir ce jour-là.
00:29:01Écoutez-la.
00:29:02D'abord, premier extrait,
00:29:03où elle dit qu'elle est encore traumatisée par ce choc.
00:29:06Je revenais tout juste de congé maternité.
00:29:08J'avais mon petit bébé de quelques mois
00:29:11qui était à la maison.
00:29:13Et là, à ce moment-là,
00:29:15j'ai vu le capot droit sur moi, vraiment.
00:29:18J'ai eu que quelques secondes pour l'éviter.
00:29:23Et je me suis retrouvée bloquée
00:29:24entre cette voiture-là
00:29:25qui m'a refusé d'obtempérer
00:29:28et le véhicule police.
00:29:30Aujourd'hui, je peux le dire,
00:29:32je suis traumatisée.
00:29:35Souvent, j'en règle.
00:29:38Je tiens à préciser quand même
00:29:39que sur ce refus-là,
00:29:41je n'étais pas toute seule.
00:29:41J'avais d'autres collègues.
00:29:43Ils ont eu peur pour leur vie
00:29:44et ils ont eu très, très peur pour la mienne.
00:29:47Ils m'ont vue passer sous les rues de la voiture.
00:29:50Je me suis dit, ça y est, c'est fini.
00:29:53Mon dernier et mon grand
00:29:56vont se retrouver sans maman.
00:29:59Et moi, ça m'a...
00:30:00Pendant très, très longtemps,
00:30:01je ne pensais qu'à ça.
00:30:04Voilà, c'est la réalité des refus d'obtempérer.
00:30:07Alexandre Devecchio.
00:30:08Oui, il y a une double responsabilité.
00:30:10Je pense que la réponse pénale
00:30:12qui n'est pas à la hauteur,
00:30:13mais je pense qu'il ne faut pas se le cacher,
00:30:15il y a eu une responsabilité politique.
00:30:18Lorsqu'au moment de la mort de Naël,
00:30:19le président de la République
00:30:23explique que le policier est coupable
00:30:26avant même qu'il y ait une enquête,
00:30:28le fait qu'aujourd'hui,
00:30:28ce même policier soit traduit en justice
00:30:31pour homicide volontaire,
00:30:34comme s'il y avait préméditation,
00:30:36je trouve que c'est un signal envoyé
00:30:38à tout le monde.
00:30:39En vérité, le signal qui est envoyé,
00:30:41c'est allez-y, vous ne courez aucun risque.
00:30:44Et je pense que le rôle du politique
00:30:46était de dire,
00:30:47si vous refusez d'obtempérer,
00:30:49c'est un délit très grave
00:30:51et c'est à vos risques et périls,
00:30:54même si bien sûr,
00:30:54il y a des règles
00:30:55que les policiers n'ont pas à tirer.
00:30:58On sait très bien
00:30:58qu'ils se servent de leur arme
00:31:01en dernier recours,
00:31:03mais il y a quand même un signal
00:31:04qui a été envoyé,
00:31:05en fait, c'est de allez-y.
00:31:06Donc à partir de ce moment-là,
00:31:08il ne faut pas s'étonner
00:31:10de la situation actuelle.
00:31:12Et je dirais même
00:31:12que les politiques,
00:31:14les responsables politiques
00:31:14ont peut-être du sang sur les mains,
00:31:15parce qu'il va y avoir
00:31:17des policiers morts,
00:31:19tués.
00:31:19Il y a déjà des gens
00:31:20qui sont tués
00:31:21parce qu'il y a des refus
00:31:23d'obtempérer.
00:31:25Et donc là,
00:31:26encore une fois,
00:31:27au lieu de protéger
00:31:28les victimes,
00:31:29on protège ceux
00:31:30qui sont en infraction,
00:31:32même plus que la raison
00:31:33qu'ils commettent des crimes.
00:31:34Est-ce que la loi
00:31:35qui vient de passer
00:31:35et qui a été tant décriée,
00:31:37j'ai vu encore
00:31:38le syndicat de la magistrature
00:31:39se poser,
00:31:40alors que ce n'est pas son rôle,
00:31:43sur la légitime,
00:31:44la protection
00:31:45de la légitime défense
00:31:46des policiers ?
00:31:46Est-ce que les policiers,
00:31:48vous, Éric Henry,
00:31:49est-ce que vous aurez
00:31:50la même peur
00:31:51de dégainer
00:31:52et de remplir
00:31:53accessoirement
00:31:5450 pages de paperasse
00:31:56parce que vous avez dégainé
00:31:57votre arme
00:31:57et que vous avez tiré ?
00:31:58Alors, plusieurs choses.
00:31:59Pour rebondir
00:32:00sur ce que disait
00:32:00M. Delvecchio,
00:32:02effectivement,
00:32:03il y a une responsabilité
00:32:04politique énorme
00:32:05mais elle ne date pas
00:32:05d'aujourd'hui.
00:32:07Quelques chiffres,
00:32:07mais rapides,
00:32:08en 2000,
00:32:09il s'est comptabilisé
00:32:1013 392 actes de violence
00:32:12envers les forces de l'ordre.
00:32:1313 392.
00:32:14En 2025,
00:32:1537 431.
00:32:17Ça encore,
00:32:18c'est le chiffre officiel.
00:32:19Plus 180 %,
00:32:20102 actes de violence
00:32:22par jour
00:32:22recensés
00:32:23à l'encontre
00:32:23de mes collègues,
00:32:24indépendamment
00:32:24à des refus d'obtempérer.
00:32:26Alors oui,
00:32:26il y a une véritable responsabilité
00:32:29politique
00:32:29mais après,
00:32:30pour répondre concrètement
00:32:31à votre question
00:32:31sur la présomption
00:32:32de légitime défense,
00:32:32c'est une vraie remodication
00:32:34d'alliance depuis 2012.
00:32:35Une remodication syndicale.
00:32:37On ne s'est pas du tout
00:32:38appuyé sur un quelconque parti.
00:32:4014 ans plus tard,
00:32:40ça intervient.
00:32:41Mais ça intervient
00:32:42mais c'est simplement
00:32:43l'inversion de la charge
00:32:44de la preuve
00:32:45parce que le 122-4
00:32:46du code pénal,
00:32:47la disposition législative
00:32:49de laquelle découlent
00:32:50des faits justificatifs,
00:32:51le 435-1
00:32:52de code de la sécurité intérieure,
00:32:54donc les 5 faits justificatifs
00:32:55n'ont pas évolué,
00:32:56n'ont pas changé.
00:32:57Donc mes collègues
00:32:58doivent toujours utiliser
00:32:59leur arme conformément
00:33:011-1.
00:33:01Mais qu'est-ce qui crée
00:33:02cette inhibition ?
00:33:03C'est justement la peur,
00:33:05cette fameuse présentation
00:33:06de culpabilité
00:33:07qu'on veut inverser
00:33:07notamment par cette loi
00:33:08pour qu'enfin
00:33:09on reconnaisse
00:33:10que quand le policier
00:33:11a utilisé son arme,
00:33:12il l'est fait selon
00:33:13le cadre légal
00:33:14et il faille prouver
00:33:16qu'il ne l'a pas fait
00:33:17selon le cadre légal.
00:33:17C'est quand même autre chose.
00:33:19Et quand on l'entend
00:33:20certains partis politiques,
00:33:22certaines associations
00:33:22parmi d'un permis
00:33:23de tuer XXL,
00:33:24d'ailleurs vous avez bien compris
00:33:25que c'est en résonance
00:33:26qu'on a fait ce tract
00:33:27en impunité XXL.
00:33:29C'est complètement faux
00:33:30et les juristes
00:33:31vous le diront,
00:33:32c'est que cette préemption
00:33:33d'innocence
00:33:34elle est toujours active,
00:33:35elle est valable.
00:33:36Maintenant ce qu'il faut
00:33:37c'est protéger
00:33:38celle de ceux qui protègent
00:33:38et évidemment aussi
00:33:40cette fameuse justice
00:33:41qui doit à un moment donné
00:33:42changer de braquet
00:33:43et puis arrêter d'être,
00:33:44en tout cas une partie
00:33:45de ces justices
00:33:46arrêter d'être politisée
00:33:47pour enfin rendre la justice
00:33:49au nom du peuple français
00:33:51et en toute égalité.
00:33:53Alors écoutons cette policière
00:33:55également sur un autre extrait
00:33:56où elle a tout simplement
00:33:57ce jour-là eu peur
00:33:59de ne plus jamais revoir
00:34:00ses enfants.
00:34:02Ça fait dix ans
00:34:04que maintenant
00:34:04je suis dans la police
00:34:07et je vois le comportement
00:34:10des conducteurs
00:34:11qui refusent de plus en plus
00:34:15de s'arrêter,
00:34:17qui prennent de plus en plus
00:34:17de dangers
00:34:18et c'est vrai qu'il y a
00:34:20dix ans de ça,
00:34:21mais je me voyais quand même
00:34:23plus sereine à rentrer
00:34:25à la maison au soir.
00:34:27Maintenant c'est vrai
00:34:28que je me dis
00:34:30un après-cadre-moi
00:34:31il peut y arriver
00:34:31quelque chose dans ma journée
00:34:32et je ne rentre pas au soir
00:34:34et mes enfants
00:34:35n'aient plus de maman.
00:34:36Voilà, ça c'est une peur
00:34:37quotidienne qu'elle a encore
00:34:39aujourd'hui en voyant
00:34:40les comportements changer,
00:34:42c'est-à-dire les comportements
00:34:43de tous les jours.
00:34:44Lédi.
00:34:45Oui, je voulais revenir
00:34:47parce que pour moi
00:34:48le point il est
00:34:48dans ce que vient de dire Eric
00:34:50sur le permis de tuer
00:34:51qui a été évoqué
00:34:52à l'Assemblée nationale.
00:34:53Il faut bien comprendre
00:34:54que la nouvelle législation,
00:34:56du moins l'amendement
00:34:57qui a été ajouté
00:34:59par le gouvernement
00:35:00suite à la proposition
00:35:01des LR
00:35:01sur la présomption
00:35:02du tir de l'égalité,
00:35:03sur la présomption
00:35:04de l'égalité du tir,
00:35:05ça ne change pas la procédure,
00:35:06enfin elle change uniquement
00:35:06le début de procédure
00:35:07mais un tir légal
00:35:08restera un tir légal.
00:35:09Donc c'est uniquement
00:35:10de la communication politique
00:35:12la manière d'Alicie
00:35:13de présenter la chose
00:35:14et là on voit
00:35:14que le problème
00:35:15il est fondamentalement politique,
00:35:16qu'il y a un problème judiciaire
00:35:17et là on tombe
00:35:18sur une conception
00:35:19de la justice
00:35:19qui va séparer
00:35:20finalement l'éducation
00:35:21de la sanction
00:35:22ce qui est déjà
00:35:22un problème en soi
00:35:23donc normalement
00:35:24une sanction
00:35:24c'est déjà de l'éducation
00:35:25la fermeté c'est de l'éducation
00:35:27et là on a un problème judiciaire
00:35:28et de l'idéologie
00:35:29de la justice
00:35:30notamment sur la politique
00:35:31des jeunes
00:35:32ou du moins sur la justice
00:35:32sur les jeunes
00:35:33mais le problème politique
00:35:34et la manière
00:35:34dont il a été amené.
00:35:36Les partis politiques
00:35:36un parti comme LFI
00:35:37qui commence à dire publiquement
00:35:38que les policiers
00:35:39finalement leur donnent
00:35:40un permis de tuer
00:35:40désolé mais c'est un scandale
00:35:42vous ne pouvez pas le dire
00:35:43d'autant plus que
00:35:44c'est une demande
00:35:45et une revendication
00:35:46de la police depuis longtemps
00:35:46et le fait que ce soit
00:35:47au départ une proposition
00:35:49des LR
00:35:49puis ensuite un amendement
00:35:51du gouvernement
00:35:51montre bien que le gouvernement
00:35:52veut soutenir sa police
00:35:54c'est-à-dire qu'on dit
00:35:55on comprend qu'il y a une situation
00:35:56qui est grave
00:35:57on comprend que les policiers
00:35:58sont mis dans des situations
00:35:59et en fait finalement
00:36:00ils sont tout le temps
00:36:01mis en danger
00:36:01il faut absolument légiférer
00:36:02sur le sujet
00:36:03sauf que la manière
00:36:04dont il a été présenté
00:36:05la manière dont ça a été discuté
00:36:06fait qu'on montre la police
00:36:08et là c'est une inversion
00:36:08de la charge de la prêve
00:36:09et c'est une inclusion
00:36:10envers la police
00:36:10et qu'on part du principe
00:36:11que les policiers
00:36:12sont forcément des tueurs
00:36:13ou des cow-boys
00:36:13le problème politique
00:36:15il est précisément ici
00:36:16on veut les présumer coupables
00:36:17on veut les présumer coupables
00:36:19cette qualification
00:36:20sous un anathème
00:36:21permis de tuer
00:36:23est véritablement un scandale
00:36:24c'est une véritable injustice
00:36:25en plus
00:36:26en fait les policiers
00:36:27notamment le cas du policier
00:36:29qui s'est fait percuter
00:36:30cette nuit
00:36:31c'est permis de se faire tuer
00:36:34c'est ça le problème
00:36:35c'est permis de se faire tuer
00:36:37si les français
00:36:39ne prennent pas conscience
00:36:40de ce problème
00:36:41c'est véritablement
00:36:42la démocratie
00:36:43mais au sens le plus littéral
00:36:44qui est mise en cause
00:36:45c'est pas le problème
00:36:45de la police tout ça
00:36:46c'est notre problème
00:36:48à nous citoyens
00:36:49si nous considérons
00:36:51qu'il s'agit d'un problème
00:36:51de face à face
00:36:52entre les délinquants
00:36:54et vous les policiers
00:36:55on va droit dans le mur
00:36:56c'est notre problème
00:36:58et si nous ne rendons pas compte
00:36:59que ce problème
00:37:01n'est pas qu'un problème
00:37:02de responsable politique
00:37:03parce qu'on parle beaucoup
00:37:04de politique
00:37:04c'est un problème du citoyen
00:37:05quand il y aura une élection majeure
00:37:07il faudra se déterminer
00:37:09par rapport à une question
00:37:10majeure
00:37:11il y a une crise de conscience
00:37:12vous avez raison
00:37:14en fait
00:37:14il ne faut pas que la société
00:37:15la société s'exonère
00:37:17de ses responsabilités
00:37:18parce qu'avant
00:37:19qu'on en soit à ce face à face
00:37:20il y a aussi un déficit
00:37:21d'éducation
00:37:22il y a un déficit d'éducation
00:37:24et l'éducation
00:37:24ce n'est pas que
00:37:25l'éducation nationale
00:37:26c'est globalement
00:37:27notre société
00:37:28qui laisse
00:37:29qui est devenue
00:37:30hyper violente
00:37:30elle est devenue hyper violente
00:37:32parce qu'elle s'est tout simplement
00:37:34décivilisée
00:37:34qu'est-ce que c'est
00:37:35qu'une civilisation
00:37:36sinon la capacité
00:37:37à poser des limites
00:37:38aux barbares
00:37:39qui sommeillent
00:37:39au sein de chacun d'entre nous
00:37:41aujourd'hui
00:37:41on a rejeté
00:37:43toute forme de limite
00:37:43c'est pas nouveau
00:37:44ça date de mai 68
00:37:46pas de limite
00:37:46pas de règle
00:37:47on fait ce qu'on veut
00:37:47on fait ce qu'on veut
00:37:48interdit d'interdire
00:37:50on en arrive
00:37:51à ce qu'on connait aujourd'hui
00:37:52et moi
00:37:53tout à l'heure
00:37:54je voulais aussi réagir
00:37:55deux ou trois personnes
00:37:56mais vous êtes libre de réagir
00:37:57vous n'êtes pas obligé
00:37:58d'attendre la main levée
00:37:59du maître d'école
00:38:01c'est pas le but
00:38:02c'est de renseigner
00:38:03les téléspectateurs
00:38:04avec votre savoir
00:38:05il y a des gens qui disaient
00:38:06les jeunes d'aujourd'hui
00:38:07que c'est rare
00:38:07bon d'abord les jeunes
00:38:08les vieux ont toujours dit
00:38:09que les jeunes
00:38:09étaient moins bien qu'eux
00:38:10ça c'est classique
00:38:11mais il faut aussi dire
00:38:12que tous les jeunes
00:38:13ne sont pas comme ça
00:38:13il y a aussi des jeunes
00:38:14qui travaillent
00:38:15qui font leur étude
00:38:16etc
00:38:16et il y en a qui s'engagent
00:38:17non mais on n'essentialise
00:38:18rien du tout
00:38:18c'est trop facile
00:38:19c'est vraiment très important
00:38:20de le dire
00:38:21mais par ailleurs
00:38:21je pense qu'il y a vraiment
00:38:22une question civilisationnelle
00:38:24c'est qu'est-ce qu'on fait
00:38:25de notre société
00:38:26et là pour le coup
00:38:27c'est pas que l'état
00:38:28c'est pas que la police
00:38:29ou la gendarmerie
00:38:29ce n'est pas que la loi
00:38:30c'est chacun d'entre nous
00:38:31c'est tout le monde
00:38:32il y a un côté presque un peu
00:38:34aujourd'hui idéaliste
00:38:36si je puis me permettre
00:38:37alors que ça devrait être
00:38:39non non
00:38:39là c'est très réaliste
00:38:40parce que ça gêne notre sécurité
00:38:41ça devrait être
00:38:42je connais des pays
00:38:43où il n'y a plus de police
00:38:44où il n'y a plus d'état
00:38:44je sais très bien
00:38:45ce qu'il se passe
00:38:46parce qu'il n'y a plus de policiers
00:38:47moi
00:38:48Afghanistan, Irak, etc
00:38:50je sais très bien
00:38:51la réalité que ça représente
00:38:52et qu'on ne peut plus sortir
00:38:53du tout dans la rue
00:38:54donc c'est pas votre problème
00:38:55c'est notre problème
00:38:56c'est pas le problème
00:38:57de monsieur
00:38:58un tel ou tel
00:38:59de la politique
00:38:59en revanche
00:38:59je peux vous dire
00:39:00c'est que LFI dispose
00:39:03dans les médias
00:39:03de très très forts relais
00:39:05j'ai regardé
00:39:06comment cette histoire
00:39:06de policiers
00:39:07avait été répercutée
00:39:08dans la presse ce matin
00:39:09jusqu'à midi par exemple
00:39:10après peut-être
00:39:11il n'y avait pas un mot
00:39:13sur le site d'être très grand
00:39:14c'est un classique
00:39:15c'est un grand classique
00:39:15oui
00:39:16j'aimerais bien voir
00:39:17un peu comment ce sujet est traité
00:39:18c'est un sujet majeur
00:39:19c'est pas un sujet
00:39:20de l'extrême droite
00:39:20contre l'extrême gauche
00:39:22le citoyen
00:39:23n'est pas à l'extrême
00:39:24il est juste dans la rue
00:39:25c'est un sujet universel
00:39:26on est d'accord
00:39:27Alexandre
00:39:27sur la perte d'autorité
00:39:29ça me fait penser
00:39:29à quelque chose
00:39:30vous allez sourire
00:39:31mais à Hamza
00:39:33vous vous souvenez
00:39:34le petit caïd
00:39:35du scénario Saint-Martin
00:39:37qui ressemblait à rien
00:39:37entre nous
00:39:39personne n'a osé le dire
00:39:40mais il y a encore 15 ans
00:39:42peut-être que ça se réglait
00:39:43avec deux baffes
00:39:44et aujourd'hui
00:39:45la population a intégré
00:39:47de par la justice
00:39:48de par le politiquement correct
00:39:50que toute réaction
00:39:52d'autorité
00:39:53mais qui est parfaitement légitime
00:39:54avec un gamin
00:39:55qui bordélise comme ça
00:39:57et plus une réaction
00:39:59illégitime
00:40:00est devenue intolérable
00:40:01pour la société
00:40:01donc à partir de là
00:40:02il y a deux solutions
00:40:03effectivement
00:40:04la disparition
00:40:06de toute autorité
00:40:07la décivilisation
00:40:09il y a trois solutions
00:40:10la reprise en main
00:40:11quand même de l'État
00:40:12parce que je pense
00:40:13que les citoyens
00:40:13attendent que l'État
00:40:14envoie justement
00:40:15des signaux d'autorité
00:40:16et la troisième
00:40:17c'est au contraire
00:40:18c'est le retour de bateau
00:40:20où les gens vont vouloir
00:40:21se faire justice
00:40:21eux-mêmes
00:40:22et avoir des réactions
00:40:23violentes
00:40:24disproportionnelles
00:40:25la restauration
00:40:25de l'autorité de l'État
00:40:27c'est infondamental
00:40:28c'est clair et net
00:40:29vous savez moi
00:40:30dans le débat
00:40:30ça me fait penser
00:40:31à la phrase
00:40:32de mon secrétaire général
00:40:33Fabien Vendelméric
00:40:33le 21 mai 2021
00:40:35devant l'Assemblée nationale
00:40:36quand il dit
00:40:37le problème de la police
00:40:37et la justice
00:40:38à l'époque
00:40:39ça avait créé un tollé
00:40:40c'était le grand Satan
00:40:41excusez-moi l'expression
00:40:42oh là là
00:40:43c'était un scandale
00:40:43et puis
00:40:44vous voyez
00:40:45quelques années après
00:40:45tout le monde
00:40:47convient quand même
00:40:47il y a un problème
00:40:48il y a un problème
00:40:49d'autorité de l'État
00:40:49il y a un problème de justice
00:40:50en tout cas
00:40:51d'une certaine justice
00:40:52vous parliez tout à l'heure
00:40:53de mai 68
00:40:54monsieur
00:40:54le syndicat de la magistrature
00:40:55a été créé
00:40:56sur les décomptes
00:40:57de mai 68
00:40:58bien sûr
00:40:59et donc
00:41:01sa politique
00:41:02c'est déconstruire
00:41:03en partie
00:41:04l'autorité de l'État
00:41:05il faut rappeler
00:41:05qu'ils sont faits 30%
00:41:06aux élections professionnelles
00:41:07de 2022
00:41:08la politique est rentrée
00:41:09dans le prétoire
00:41:09donc avec tous les travers
00:41:11qu'on connaît
00:41:12et qu'on a un petit peu
00:41:12évoqué tout à l'heure
00:41:13donc là
00:41:13nous aussi
00:41:14quand on parle
00:41:15des policiers
00:41:16de cette présomption
00:41:18de culpabilité
00:41:18qu'on veut justement
00:41:19inverser
00:41:19et la présomption
00:41:21du usage légitime
00:41:22des armes
00:41:22c'est aussi pour ça
00:41:23c'est parce qu'aussi
00:41:23on doit se protéger
00:41:24de nous-mêmes
00:41:25d'une certaine branche
00:41:26des juges
00:41:27qui ne jugent pas
00:41:29en toute égalité
00:41:31en relation
00:41:32les principes
00:41:32constitutionnels
00:41:33et on fait cette émission
00:41:34aussi pour qu'il y ait
00:41:35puisqu'on parle à tout le monde
00:41:37on fait cette émission
00:41:38pour qu'il y ait des juges
00:41:38qui regardent
00:41:39et qui regardent
00:41:40cette policière
00:41:41et qui regardent aussi
00:41:42cette policière dire
00:41:43moi aujourd'hui
00:41:44j'ai peur
00:41:45j'ai peur de ne plus
00:41:46revoir mes enfants
00:41:46et qu'est-ce que font
00:41:47les juges après
00:41:48effectivement
00:41:48sur des individus
00:41:50comme ça
00:41:50qui ont foncé
00:41:51sur cette femme
00:41:52au même titre
00:41:53qu'ils ont foncé
00:41:54sur le policier
00:41:55à Marseille-Médi
00:41:56on parlait
00:41:57d'idéalisme
00:41:58et de réalisme
00:41:59l'idéalisme
00:41:59ça serait de penser
00:42:00et d'ailleurs
00:42:00on le voit
00:42:01à l'Assemblée Nationale
00:42:02et d'ailleurs
00:42:03ça se retrouve
00:42:03dans la manière
00:42:03dont votait l'IFI
00:42:04mais pas que sur
00:42:05la question
00:42:06sur la police
00:42:08c'est que
00:42:09dès qu'il y a un sujet
00:42:11de police
00:42:11ou de fermeté
00:42:12ils sont tout de suite
00:42:13en opposition
00:42:14ce n'est même pas
00:42:15c'est dogmatique
00:42:16c'est dogmatique
00:42:17on le voit d'ailleurs
00:42:18sur les pesticides
00:42:19dès que vous avez
00:42:19une proposition
00:42:20qui est soit
00:42:21ou l'on sait parler
00:42:21à l'air
00:42:21soit parler à l'ARN
00:42:22c'est automatique
00:42:23c'est dogmatique
00:42:23en votre compte
00:42:24et c'est la même chose
00:42:25sur la pédocriminalité
00:42:27c'est exactement la même chose
00:42:27on verra tout à l'heure
00:42:29ils ont tout de suite bondi
00:42:31en disant
00:42:31il faut quand même
00:42:31réinsérer ces gens-là
00:42:32le fond politique
00:42:33c'est que toute opposition
00:42:34doit être dogmatique
00:42:35alors que M. Darmanin
00:42:35avait dit que
00:42:37ces pédocriminels
00:42:37étaient pour certains
00:42:39incurables
00:42:40on en reviendra
00:42:42tout à l'heure
00:42:42le sujet est dingue
00:42:43mais c'est exactement ça
00:42:44c'est du dogmatique
00:42:45le réalisme
00:42:45et on parlait
00:42:46des refus d'octempérer
00:42:47ça veut dire que
00:42:48vous partez
00:42:48et on pense
00:42:49à un problème
00:42:50de culture
00:42:50de civilisation
00:42:51ça veut dire que
00:42:51le refus d'octempérer
00:42:52pour une partie
00:42:53de la population
00:42:53pas tous les jeunes
00:42:54est optionnel
00:42:56c'est-à-dire que
00:42:56le contrôle de police
00:42:57devient optionnel
00:42:58à partir du moment
00:42:59où vous pensez
00:42:59que le contrôle de police
00:43:00est optionnel
00:43:01soit vous avez échoué
00:43:03dans la mission
00:43:03de l'autorité de l'État
00:43:04soit c'est un manque
00:43:05de politique
00:43:06un manque de législatif
00:43:07soit c'est effectivement
00:43:08l'éducation des parents
00:43:09qui a échoué quelque part
00:43:09mais vous ne pouvez pas penser
00:43:10que l'autorité est optionnelle
00:43:11l'autorité de l'État
00:43:13où est-elle
00:43:13et où est-elle aussi
00:43:14dans la protection
00:43:15de ces policiers
00:43:17qui a écouté
00:43:17un dernier extrait
00:43:18de cette policière
00:43:19et qui parle justement
00:43:20de la protection fonctionnelle
00:43:23cette disposition
00:43:24qui permet effectivement
00:43:26pour les policiers
00:43:27d'avoir une protection financière
00:43:30actuellement
00:43:32on se sent malheureusement
00:43:34sain
00:43:34on va dire
00:43:35tout ce qui est
00:43:36niveau hiérarchie
00:43:38État
00:43:39tout ça
00:43:40on est littéralement
00:43:41abandonné
00:43:42on a
00:43:43je ne sais pas
00:43:43si vous connaissez
00:43:44la protection fonctionnelle
00:43:45qui existe
00:43:46ou lorsqu'il nous arrive
00:43:48quelque chose
00:43:49lors d'une intervention
00:43:50l'État doit prendre
00:43:52en charge
00:43:53la procédure
00:43:56tout ce qui est
00:43:57avocat
00:43:58tout ça
00:43:59malheureusement
00:44:00le refus d'obtempérer
00:44:02ne rentre pas
00:44:03dans la protection fonctionnelle
00:44:06puisqu'il considère
00:44:09qu'il n'y a pas
00:44:09d'intention
00:44:11du conducteur
00:44:16de nos blessés
00:44:18voilà
00:44:18ça c'est la triste réalité
00:44:19alors c'est la triste réalité
00:44:21justement je voulais en parler
00:44:22elle vient de l'évoquer
00:44:23alors on travaille
00:44:24on travaille dessus
00:44:25vous vous en doutez bien
00:44:27moi même je fais partie
00:44:27groupe de travail
00:44:28au niveau de la DGFP
00:44:29direction générale
00:44:30de l'administration
00:44:30de la fonction publique
00:44:31c'est pour ça aussi
00:44:33que les syndicats
00:44:34et Allianz Police Nationale
00:44:35on est là
00:44:36pour mettre à disposition
00:44:37aussi des avocats
00:44:38pour nos collègues
00:44:39qui sont victimes
00:44:39d'actes graves
00:44:40d'actes de délits aggravés
00:44:42ou d'actes criminels
00:44:43comme là en l'espèce
00:44:44le collègue de Marseille
00:44:45qui est
00:44:46c'est l'exemple emblématique
00:44:47mais ce témoignage
00:44:48est tout à fait réel
00:44:49il y a un vrai problème
00:44:50au niveau de l'administration
00:44:51au niveau de cette protection fonctionnelle
00:44:53parce que l'administration
00:44:54la jurisprudence administrative
00:44:55entre guillemets
00:44:57considère que ce n'est pas
00:44:57un acte de violence directe
00:44:58donc ce n'est pas un acte positif
00:45:00et que le ou les auteurs
00:45:01ont voulu se soustraire
00:45:02et non pas
00:45:03directement blessés
00:45:04chez Maty
00:45:05je résume pour vos téléspectateurs également
00:45:07et ce qui est totalement inacceptable
00:45:08donc forcément
00:45:09il n'y a pas de prise en compte
00:45:11de cette protection fonctionnelle
00:45:13ce qui est un vrai scandale
00:45:15et on se bat
00:45:16ce n'est pas facile
00:45:17vous en doutez bien
00:45:18par le but aussi d'avocats
00:45:19on prend aussi des conseils
00:45:20pour nous aider
00:45:21dans ces démarches-là
00:45:22pour faire reconnaître
00:45:23justement
00:45:23que
00:45:26les refus de tempéré
00:45:28soient pris en charge
00:45:29au titre de la protection fonctionnelle
00:45:30est-ce que je peux vous poser
00:45:31une question monsieur
00:45:32pour subir de tels dégâts
00:45:35psy et physique
00:45:36elle gagne combien
00:45:38cette policière
00:45:39et celui qui s'est fait renverser
00:45:40cette nuit
00:45:40vous gagnez combien
00:45:41des gens comme ça
00:45:42gagnent combien
00:45:42alors un gardien de la paix
00:45:43premier échelon
00:45:45sorti d'école
00:45:45en province
00:45:46ça avait 2100 euros net
00:45:48en Ile-de-France
00:45:492300 euros net
00:45:51sans les primes
00:45:52et les primes
00:45:53en début de carrière
00:45:54sont quasiment existants
00:45:54mais avec ça
00:45:55vous n'avez pas de protection
00:45:55ok
00:45:56bien dit
00:45:57et même pour des infractions
00:45:59pardon monsieur
00:46:00pour les infractions
00:46:00pour lesquelles la protection fonctionnelle
00:46:02est prévue
00:46:02c'est pas toujours évident de l'avoir
00:46:04c'est souvent le parcours du combattant
00:46:05et je peux vous assurer
00:46:06que des dossiers comme ça
00:46:07je prends Alliance Police Nationale
00:46:08on a
00:46:09une division
00:46:10ce qu'on appelle
00:46:10enfin une délégation spécifique
00:46:13qui gère la protection fonctionnelle
00:46:14et tout l'aspect médical
00:46:15mes collègues sont
00:46:16débordés
00:46:17de dossiers
00:46:18ça peut pas dire ça
00:46:19débordés de dossiers
00:46:19et pour essayer de suppléer
00:46:21justement
00:46:21et vous travaillez dessus
00:46:22au manquement d'administration
00:46:23vous travaillez dessus
00:46:24et vous allez avoir des réponses
00:46:25bientôt
00:46:25c'est qui votre interlocuteur
00:46:28mais votre petit sourire
00:46:29trahit la réponse
00:46:30allez Eric
00:46:31qu'est-ce qu'on vous dit
00:46:32au ministère de l'Intérieur
00:46:34vous savez ça suit son cours
00:46:35on vous dit
00:46:36c'est l'administration
00:46:37j'entends
00:46:37c'est ça
00:46:38j'entends
00:46:38ça suit son cours
00:46:39je t'entends
00:46:39je t'entends
00:46:40je t'entends
00:46:41je note son point
00:46:42il faut voir
00:46:43il faut changer
00:46:43il faut changer tel article de loi
00:46:45il faut la linéa
00:46:45enfin bref c'est compliqué
00:46:47c'est insupportable
00:46:49c'est un exemple
00:46:50de la France de 2026
00:46:52malheureusement
00:46:53et un autre exemple
00:46:54ce sont ces 41 députés
00:46:56massivement de gauche
00:46:57qui ont voté contre
00:46:58contre la perpétuité
00:46:59pour viol en série
00:47:00sur mineurs
00:47:01la ministre
00:47:01Fort Berger a demandé un nouveau vote
00:47:03ça intervient tout à l'heure
00:47:04dans l'après-midi
00:47:05et nous on en parle dans un instant
00:47:06dans Midi News
00:47:07à tout de suite
00:47:09dans un instant
00:47:10un nouveau vote
00:47:11à l'Assemblée nationale
00:47:12après le rejet
00:47:13de la perpétuité
00:47:14pour les pédocriminels
00:47:16sur les mineurs
00:47:17après les dernières informations
00:47:18de Sommeil à l'Abidi
00:47:19à la une de l'actualité
00:47:21menacée de mort
00:47:21par la DZ Mafia
00:47:22le Mardalès
00:47:23a dû être exfiltré
00:47:24de son domicile
00:47:25en pleine nuit
00:47:26par le RAID
00:47:26Lady Lellert
00:47:28qui avait déjà reçu
00:47:28deux balles de 9mm
00:47:29dans un coup
00:47:30il est signé
00:47:30de la DZNG
00:47:32et déposé
00:47:33à son domicile
00:47:34jeudi dernier
00:47:34a fait l'objet
00:47:35de menaces réitériles
00:47:36il a donc été exfiltré
00:47:37comme je vous le disais
00:47:37de chez lui
00:47:38cette nuit
00:47:39par l'unité d'élite
00:47:40à la une également
00:47:41un policier
00:47:42grièvement blessé
00:47:43après avoir été
00:47:44violemment percuté
00:47:45lors d'un refus
00:47:46d'obtempérer
00:47:46hier soir à Marseille
00:47:47l'agent projeté
00:47:48sur une vingtaine de mètres
00:47:49a été opéré
00:47:50dans la matinée
00:47:51ses jours
00:47:51ne sont plus en danger
00:47:52le chauffard
00:47:53quant à lui
00:47:54un jeune de 18 ans
00:47:55a été interpellé
00:47:55et ses trois passagers
00:47:57mineurs
00:47:57ont finalement été arrêtés
00:47:58après avoir tenté de fuir
00:48:00précision du porte-parole
00:48:01d'unité police
00:48:03Marseille
00:48:04hier soir
00:48:05on a tour
00:48:0523h30
00:48:06on a eu un véhicule
00:48:06qui a été repéré
00:48:08en train de circuler
00:48:09non plaqué
00:48:10donc mes collègues
00:48:11ont décidé de procéder
00:48:12de contrôle
00:48:12parce que c'est une infraction
00:48:13effectivement
00:48:13dans le code de la route
00:48:14avérée
00:48:14il s'avère qu'il a refusé
00:48:16le contrôle
00:48:16un peu plus loin
00:48:18des collègues
00:48:19en patrouille
00:48:20ont remarqué le véhicule
00:48:21ont envié pied à terre
00:48:22pour l'immobiliser
00:48:24il a refusé le contrôle
00:48:25et volontairement
00:48:26effectivement
00:48:27il n'a pas hésité
00:48:27à foncer
00:48:29il s'avère
00:48:30qu'à l'issue
00:48:31de cette accélération
00:48:32pour éviter le contrôle
00:48:33de police
00:48:34un collègue à moi
00:48:35a été propulsé
00:48:35sur percuté
00:48:36sur plus de 21 mètres
00:48:39et puis l'autre information
00:48:41à retenir
00:48:41c'est ce feu dans le Var
00:48:42qui est officiellement fixé
00:48:44les opérations de voyage
00:48:45et de traitement des lisières
00:48:46qui ont duré toute la nuit
00:48:47se poursuivent encore aujourd'hui
00:48:49c'est ce qu'indique
00:48:50le préfet du Var Surix
00:48:51qui précise
00:48:52que 150 personnes
00:48:53ont dû être évacuées
00:48:54les dégâts matériels
00:48:55le sont nombreux
00:48:56avec 4 maisons
00:48:57entièrement brûlées
00:48:58et de nombreuses autres
00:48:59impactées par ces feux
00:49:00merci
00:49:01Somaïa
00:49:02Somaïa Labidi
00:49:03qui revient tout à l'heure
00:49:04pour d'autres informations
00:49:05sont à table
00:49:06dans ce Medi News
00:49:06Memona Interman
00:49:08Alexandre Devecchio
00:49:09Philippe Degestas
00:49:10Mehdi Raich
00:49:11pour commenter
00:49:11cette actualité
00:49:12aussi brûlante
00:49:13puisque 41 députés
00:49:15de gauche
00:49:15ont voté contre
00:49:16contre la perpétuité
00:49:18pour viol en série
00:49:19sur mineurs
00:49:20la ministre
00:49:20Aurore Berger
00:49:21a demandé un nouveau vote
00:49:22qui interviendra
00:49:23tout à l'heure
00:49:24à 17h
00:49:25alors qui sont
00:49:26ces grandes figures
00:49:28de la gauche
00:49:28qui ont voté contre
00:49:30Félix Pérolas
00:49:31et Valentin Polidori
00:49:33Ils sont 41 députés
00:49:36de gauche
00:49:36à avoir voté contre
00:49:3741
00:49:38qui ont supprimé
00:49:40l'article
00:49:40qui voulait instaurer
00:49:41une peine de perpétuité
00:49:43en cas de viol en série
00:49:44sur mineurs
00:49:45de moins de 15 ans
00:49:45Les responsables
00:49:47sont les 24 députés
00:49:48insoumis
00:49:49présents dans l'hémicycle
00:49:508 députés
00:49:51écologistes et sociales
00:49:522 députés
00:49:53gauche
00:49:54démocrate
00:49:54et républicaine
00:49:55et 7 socialistes
00:49:57et apparentés
00:49:57dans le détail
00:49:59des ténors de LFI
00:50:00comme Eric Coquerel
00:50:01Mathilde Panot
00:50:03Antoine Léaumant
00:50:04ou encore
00:50:04Manuel Bompard
00:50:05ont voté contre
00:50:06dans le groupe
00:50:07écologiste et social
00:50:08c'est notamment
00:50:09Léa Balagé-Elmariki
00:50:11qui s'est opposée
00:50:12à l'article
00:50:12chez les socialistes
00:50:14Jérôme Gage
00:50:15candidat à l'élection
00:50:16présidentielle
00:50:17a voté contre
00:50:18Stéphane Peux
00:50:20président du groupe
00:50:21gauche démocrate
00:50:22et républicaine
00:50:22à l'Assemblée nationale
00:50:23a également voté contre
00:50:26par cette mobilisation
00:50:27de la gauche
00:50:28contre le texte
00:50:28il a été rejeté
00:50:30à 4 voix près
00:50:31la ministre
00:50:32Aurore Berger
00:50:33a demandé un nouveau vote
00:50:34sur l'article
00:50:35aujourd'hui
00:50:35avant celui
00:50:36sur l'ensemble du texte
00:50:39avec effectivement
00:50:40des interrogations
00:50:42sur Jérôme Gage
00:50:43par exemple
00:50:43qui pourtant
00:50:45est candidat
00:50:46à l'élection présidentielle
00:50:48Jérôme Gage
00:50:49c'est assez surprenant
00:50:50quoique
00:50:51mais en tout cas
00:50:53cette gauche là
00:50:54de la gauche
00:50:55sociale démocrate
00:50:56disons
00:50:57jusqu'aux frontières
00:50:58les plus extrêmes
00:50:59de la gauche
00:50:59elle s'est quand même
00:51:01bien éloignée
00:51:02de ce qu'on avait pu
00:51:03croire possible
00:51:03en 1981
00:51:05il reste une fraction
00:51:07très radicale
00:51:08ces gens là
00:51:08sont véritablement
00:51:10complices
00:51:11des violeurs
00:51:12à cause d'eux
00:51:13ces violeurs
00:51:14reviennent
00:51:15un jour ou l'autre
00:51:15dans l'espace public
00:51:16si le texte
00:51:17n'est pas à changer
00:51:18tout à l'heure
00:51:18Alexandre Vécoe
00:51:19je vous donne la parole
00:51:20juste dans un instant
00:51:20mais d'abord je voudrais
00:51:21qu'on rejoigne
00:51:22Dounya Tengour
00:51:23à l'Assemblée Nationale
00:51:23avec Olivier Campan
00:51:25on l'a dit
00:51:26Aurore Berger
00:51:27a demandé un nouveau vote
00:51:27qu'est-ce qui va se passer
00:51:28du coup cet après-midi
00:51:32Oui vous l'avez dit
00:51:33Pierre Nouveau
00:51:34vote très attendu
00:51:35ici à l'Assemblée Nationale
00:51:37sur le projet
00:51:38de loi de protection
00:51:38d'enfance
00:51:39alors en jeu
00:51:40cet article 11
00:51:41dont vous avez parlé
00:51:42rejeté vendredi dernier
00:51:43à quelques voix près
00:51:44seulement
00:51:45ce qu'on va scruter
00:51:46bien sûr
00:51:46c'est le vote
00:51:47de certains députés
00:51:48issus de la gauche
00:51:49notamment
00:51:50de la gauche socialiste
00:51:52puisque en fait
00:51:53cet article
00:51:54n'est pas passé
00:51:55à quelques voix
00:51:56je vous le dis bien
00:51:56parce que les bancs
00:51:57il faut le dire
00:51:58du côté de la
00:51:59la droite du Rassemblement
00:52:00National
00:52:00n'était pas plein
00:52:01c'est pour ça
00:52:02qu'il y a
00:52:02une seconde délibération
00:52:05et donc
00:52:05le gouvernement
00:52:06veut tenter
00:52:07de renverser
00:52:08le résultat
00:52:09avec un hémicycle
00:52:10bien plus plein
00:52:11que vendredi dernier
00:52:13donc on table
00:52:14sur la présence
00:52:15de beaucoup plus
00:52:16de députés
00:52:16aujourd'hui
00:52:17alors lors du premier scrutin
00:52:18vous l'avez dit
00:52:18les députés
00:52:19de la France Insoumise
00:52:20aux côtés d'élus
00:52:21de gauche
00:52:21ont voté
00:52:22contre cet article
00:52:23estimant qu'il ne s'agissait
00:52:25que d'une mesure
00:52:27de populisme
00:52:28pénal
00:52:29effectivement
00:52:29qu'il ne s'agit
00:52:31que d'apparence
00:52:32c'est ce que nous a dit
00:52:33ce matin
00:52:33Mathilde Panot
00:52:34l'exécutif lui
00:52:35assume un signal
00:52:36de fermeté
00:52:37face à ces crimes
00:52:39très graves
00:52:40qui sont les plus graves
00:52:41bien sûr
00:52:41donc le vote de ce mardi
00:52:42sera un test politique
00:52:43pour le gouvernement
00:52:44pour ce projet de loi
00:52:45porté
00:52:46on le rappelle
00:52:46par Giral Darbanin
00:52:48un marqueur
00:52:48de la capacité
00:52:49de l'Assemblée
00:52:50à durcir
00:52:51l'arsenal pénal
00:52:52en matière de protection
00:52:53des enfants
00:52:54Merci beaucoup
00:52:55Donia Tengour
00:52:55avec Olivier Campan
00:52:56à l'Assemblée Nationale
00:52:57vous parliez de
00:52:58Mathilde Panot
00:52:59la chef de file
00:52:59des députés
00:53:00LFI
00:53:01voilà justement
00:53:02ce qu'elle disait
00:53:03ce matin
00:53:04Les peines de perpétuité
00:53:06ces mesures d'affichage
00:53:07qui visent à montrer
00:53:08qu'on fait des choses
00:53:09sans mettre un euro
00:53:10d'argent public
00:53:10visent en fait
00:53:12à faire en sorte
00:53:13que ce soit encore plus difficile
00:53:14pour les enfants de parler
00:53:15car je rappelle
00:53:16que l'inceste
00:53:17et les violences sexuelles
00:53:18reposent notamment
00:53:18sur la question du chantage
00:53:20et du secret
00:53:21et que lorsque vous faites peser
00:53:23un poids supplémentaire
00:53:24sur la parole de l'enfant
00:53:25avec une responsabilité
00:53:26qu'il ne devrait pas avoir
00:53:27et bien vous empêchez
00:53:29là aussi
00:53:29les enfants de parler
00:53:31et je rappelle surtout
00:53:32que c'est une mesure
00:53:33complètement d'affichage
00:53:35puisque dans les cas d'inceste
00:53:36il y a seulement 1%
00:53:37des agresseurs
00:53:38qui sont condamnés
00:53:39et dans les cas
00:53:40de violences sexuelles
00:53:40c'est 3% seulement
00:53:43Alexandre Devecchio
00:53:45expliquer l'inexplicable
00:53:48Oui
00:53:48l'expliquer
00:53:49alors il y a la France insoumise
00:53:50qu'on peut critiquer
00:53:52très forcément
00:53:52mais moi ce que j'apprécie
00:53:53avec la France insoumise
00:53:54c'est qu'au moins
00:53:55ils jouent carte sur table
00:53:56ils assument leur idée
00:53:58leur idéologie
00:53:58et là où j'ai un petit désaccord
00:54:00avec ce qui a été dit avant
00:54:02c'est que je crois
00:54:03que la gauche de 81
00:54:04n'est pas si loin
00:54:06en fait
00:54:06idéologiquement
00:54:07pas surtout
00:54:08mais sur la question
00:54:09en tout cas
00:54:09de la réponse pénale
00:54:11en réalité
00:54:13Badater
00:54:14pour faire passer
00:54:15la loi
00:54:16interdisant
00:54:17la peine de mort
00:54:18avait expliqué
00:54:19que ça devrait
00:54:21s'accompagner
00:54:22de la perpétuité
00:54:24réelle
00:54:24or elle n'a jamais
00:54:25été mise en place
00:54:26je ne suis pas sûr
00:54:26que Badater lui-même
00:54:27y était favorable
00:54:28parce qu'il y a une peine de sûreté
00:54:29mais il n'y a pas de perpétuité
00:54:30il y a cette idée
00:54:31rousseauiste à gauche
00:54:32justement de la rédemption
00:54:33que la rédemption
00:54:35de l'homme
00:54:36doit être
00:54:36toujours
00:54:38possible
00:54:38et c'est ce qui explique
00:54:39le vote de Gedge
00:54:40qui moi me
00:54:41qui est nédée chrétienne
00:54:42en fait
00:54:42qui est nédée chrétienne
00:54:43devenue folle
00:54:44je veux dire
00:54:47je ne suis pas d'accord
00:54:48avec vous
00:54:49parce que la gauche
00:54:49en 81
00:54:50j'ai voté
00:54:51Mitterrand
00:54:52je ne suis pas contre
00:54:53l'abolition de la peine de mort
00:54:54mais je dis que
00:54:54on n'est pas responsable
00:54:55si vous avez voté
00:54:56Mitterrand
00:54:57mais j'assure
00:54:59mais ce n'est plus la gauche
00:55:00qui est en éteinte
00:55:00de fait vous avez voté
00:55:02et vous avez peut-être voté
00:55:03en pensant
00:55:04qu'à côté
00:55:04qu'à côté de l'abolition
00:55:06de la peine de mort
00:55:07ce qui de mon point de vue
00:55:07est une bonne chose
00:55:08il y aurait la perpétuité
00:55:09réelle
00:55:09de fait François Mitterrand
00:55:10n'a jamais mis en place
00:55:12la perpétuité réelle
00:55:13au contraire
00:55:13on a été de peine de sûreté
00:55:15en peine de sûreté
00:55:16donc ils n'ont pas respecté
00:55:17leur ville
00:55:17et ils ne l'ont pas fait
00:55:18parce que justement
00:55:19ils ont cette idée-là
00:55:20qui est peut-être
00:55:21une idée chrétienne
00:55:22devenue folle
00:55:23comme le dirait
00:55:24Chesterton
00:55:24qui est aussi une idée
00:55:25rousseauisse
00:55:26que l'homme est bon
00:55:27par nature
00:55:28et que c'est la société
00:55:29qui le rend mauvais
00:55:30et donc on va toujours
00:55:31pouvoir le réhabiliter
00:55:32je crois malheureusement
00:55:33qu'il y a certains crimes
00:55:34qui ne peuvent pas être réhabilités
00:55:36donc on a abolé
00:55:36la peine de mort très bien
00:55:37on est une civilisation
00:55:39mais en même temps
00:55:40il y a des crimes
00:55:40qui ne peuvent pas être pardonnés
00:55:42et le premier rôle
00:55:43de la prison
00:55:43c'est de mettre à l'abri
00:55:44de la société
00:55:44ce n'est pas de réinsérer
00:55:46si elle peut réinsérer
00:55:47tant mieux
00:55:47et donc oui
00:55:49il devrait y avoir
00:55:49la perpétuité réelle
00:55:51et justement
00:55:52il va y avoir
00:55:53cette revendication
00:55:54qui va monter
00:55:54de rétablir la peine de mort
00:55:56si justement
00:55:57la justice n'est pas ferme
00:55:58de même que les gens
00:55:59vont finir par faire
00:56:00la justice humaine
00:56:00donc c'est très important
00:56:02d'aller jusqu'au bout
00:56:03c'est très important ce que vous dites
00:56:03sur le rôle de la prison
00:56:04c'est-à-dire que c'est
00:56:06avant de réinsérer
00:56:07c'est protéger la société
00:56:09merci de le dire
00:56:10parce qu'on ne le dit pas
00:56:11pas assez souvent
00:56:12je crois que sur ce paramètre là
00:56:13aujourd'hui dans le pays
00:56:14il n'y a même plus de discussion
00:56:16sur ce sujet là
00:56:17qu'il faut mettre les gens
00:56:19sur quoi ?
00:56:20de mettre des gens
00:56:21notamment des violeurs
00:56:23derrière des barreaux
00:56:24pour qu'ils ne puissent plus
00:56:26nuire
00:56:27pour qu'ils ne puissent plus
00:56:28nuire et recommencer
00:56:29c'est un sujet sur lequel
00:56:30nous sommes presque tous d'accord
00:56:31sauf le Parlement
00:56:33vous seriez étonné
00:56:34vous seriez étonné
00:56:35Mémona
00:56:36ce Parlement là
00:56:37dans l'opinion publique
00:56:38je suis d'accord
00:56:39malheureusement
00:56:39c'est encore
00:56:40on disait que j'étais idéaliste
00:56:41mais alors Mémona
00:56:42là vous êtes
00:56:42est-ce que vous avez vu
00:56:44le glissement c'est
00:56:45de Mathilde Panot
00:56:46on parle de pédocriminalité
00:56:48on parle d'inceste
00:56:49on retrouve en plus
00:56:50cette vieille haine
00:56:51de l'extrême-rouge
00:56:52pour la famille
00:56:53c'est du lard de noyer
00:56:54du poisson aussi
00:56:55donc on parle d'inceste
00:56:56c'est pas du tout le sujet
00:56:58et puis deuxièmement
00:56:59vous voyez elle prend
00:57:00en fait elle se prévaut
00:57:01de turpitude
00:57:02en fait elle dit
00:57:02qu'il y a peu de gens
00:57:03qui sont condamnés
00:57:04donc faut pas les condamner
00:57:05c'est absurde
00:57:06et je voudrais ajouter
00:57:07une autre citation
00:57:08une certaine
00:57:09Marie-Charlotte Garin
00:57:10qui doit être députée
00:57:12écologiste
00:57:12qui explique
00:57:13qu'il faut plus de programmes
00:57:14et vars
00:57:15pour éviter
00:57:16la pédocriminalité
00:57:17alors on va expliquer
00:57:18que plus on va apprendre
00:57:20aux enfants
00:57:20la masturbation
00:57:21le plus tôt possible
00:57:22et plus ça va probablement
00:57:23les protéger
00:57:23des pédocriminels
00:57:26le père que je suis
00:57:27m'est révolté
00:57:29que des gens
00:57:30qui soient nos représentants
00:57:32à l'Assemblée nationale
00:57:33puissent dire
00:57:34des abominations
00:57:35aussi énormes
00:57:36c'est Mehdi
00:57:37vous avez quelque chose
00:57:38à rajouter
00:57:38je pense que là dessus
00:57:39alors je reviens
00:57:40sur le propos de la prison
00:57:41la prison est effectivement
00:57:42là pour protéger la société
00:57:43et pour empêcher
00:57:44les récidives
00:57:45là quand on parle
00:57:46de violeurs en série
00:57:47sur des enfants
00:57:47c'est censé protéger
00:57:48les enfants
00:57:49et pour empêcher
00:57:50que ces personnes-là
00:57:50ressortent
00:57:51pour qu'ils recommencent
00:57:51sur des enfants
00:57:52je reviens sur le concept
00:57:53un peu rousseauiste
00:57:54et des personnes
00:57:55qui sont naturellement violentes
00:57:56ou qui sont naturellement
00:57:57tirées par ça
00:57:57vous ne les changerez
00:57:58jamais
00:57:59c'est leur nature profonde
00:58:00il y a des gens
00:58:01qui sont naturellement
00:58:02tirés par la violence
00:58:03ils ne changeront jamais
00:58:04donc déjà
00:58:05il faudrait quand même
00:58:06qu'on discute un peu
00:58:06de ce point-là
00:58:07politiquement
00:58:07parce que quand on voit
00:58:08ce qui se dit
00:58:09à l'Assemblée nationale
00:58:09sur le fait de faire
00:58:11de la prévoyance
00:58:12ou du moins
00:58:13de l'éducation
00:58:14mais on parle
00:58:15de crimes sexuels
00:58:15est-ce qu'on se rend compte
00:58:16que les crimes sexuels
00:58:17sont d'augmentation considérable
00:58:18c'est les chiffres
00:58:19du ministère de l'Intérieur
00:58:20qui sont sortis cette année
00:58:21on sait que ça détruit
00:58:22des jeunes
00:58:22et ça détruit des gens
00:58:23toute leur vie
00:58:24c'est peut-être des crimes
00:58:25qui sont hors normes
00:58:25qui sont à part
00:58:26donc là vraiment
00:58:27la position des les filles
00:58:28est complètement absurde
00:58:29sur le sujet
00:58:30de manière générale
00:58:31la gauche est absurde
00:58:32mais quelque part
00:58:33je n'en veux même pas
00:58:34au parti socialiste
00:58:35parce que le parti socialiste
00:58:36n'existe même plus
00:58:36sans les les filles aujourd'hui
00:58:38donc ils sont obligés
00:58:39de suivre le parti
00:58:39je pense que sur ce sujet-là
00:58:41je maintiens
00:58:42qu'il y a une porosité idéologique
00:58:43entre les deux
00:58:43jusqu'à Jérôme Guelch
00:58:45qui n'est pas le moins
00:58:46autoritaire des socialistes
00:58:47normalement
00:58:47mais là on parlerait même
00:58:48d'ADN politique
00:58:49d'ADN politique
00:58:50on revient sur le réglementaire
00:58:51que j'ai avancé tout à l'heure
00:58:52c'est le fait que ce soit proposé
00:58:53par la droite
00:58:54par le gouvernement
00:58:54par le Rassemblement National
00:58:55fait que l'opposition est dogmatique
00:58:56peu importe la teneur
00:58:58ou la réalité du propos
00:58:59en tout cas écoutez
00:59:00ce qu'on disait
00:59:02Laurence Brunet-Jambu
00:59:03elle est la tante
00:59:04de Karine Jambu
00:59:05on se souvient effectivement
00:59:07que c'est cette tante
00:59:07qui a sauvé
00:59:10cette nièce
00:59:10des mains
00:59:12des parents incestueux
00:59:14de cette jeune fille
00:59:16qui était littéralement
00:59:17prostituée
00:59:18par ses parents
00:59:19écoutez ce qu'elle disait
00:59:20de cette fronde
00:59:24des 41
00:59:24qui ont refusé
00:59:26de voter la perpétuité
00:59:27je vais suivre les débats
00:59:29comme j'ai suivi
00:59:29les trois jours
00:59:32de la semaine dernière
00:59:33moi j'appelle ça
00:59:34les trois jours
00:59:35de la honte
00:59:35en fait
00:59:36parce que
00:59:36ce qui s'y est passé
00:59:37est abominable
00:59:38on a l'impression
00:59:39qu'un viol d'enfant
00:59:40ça vaut rien
00:59:42que c'est finalement
00:59:43c'est peanuts
00:59:44qu'il faut s'habituer à ça
00:59:45parce que
00:59:48le nombre
00:59:48d'enfants abusés
00:59:50est en train
00:59:51de proliférer
00:59:51d'une manière
00:59:52alarmante
00:59:53et que finalement
00:59:54s'il y a 160 000
00:59:55enfants abusés
00:59:57par an
00:59:57il y a 160 000
00:59:58auteurs
00:59:58à peu près
01:00:00j'enlève
01:00:01les sériels
01:00:03et que finalement
01:00:04qu'est-ce qu'on va faire
01:00:05de tous ces gens-là
01:00:05puisqu'ils sont
01:00:06ils représentent
01:00:07un nombre considérable
01:00:08dans la société
01:00:09c'est ça que ça veut dire
01:00:10en fait
01:00:10un viol d'enfant
01:00:11ça vaut rien
01:00:12et elle sait de quoi
01:00:13elle parle
01:00:14Laurence Jambu
01:00:14vous vous souvenez
01:00:15de cette affaire
01:00:16c'est-à-dire que
01:00:18par la confusion
01:00:19des peines
01:00:20le violeur
01:00:21de Karine Jambu
01:00:22est sorti
01:00:23de prison
01:00:24dans la même ville
01:00:25en l'occurrence
01:00:26à Rennes
01:00:26où Karine Jambu
01:00:28habite aujourd'hui
01:00:29où elle a grandi
01:00:29elle s'est
01:00:30plus ou moins
01:00:31et encore
01:00:32c'est difficile à dire
01:00:33d'effet de son traumatisme
01:00:34elle a appris à grandir
01:00:36elle a eu des enfants
01:00:37elle est devenue maman
01:00:38et là
01:00:38elle apprend que
01:00:39son violeur
01:00:40pour des paquets de clopes
01:00:42et pour des bouteilles
01:00:43de pastis
01:00:44ses parents
01:00:44la mettaient justement
01:00:46à la donner aux voisins
01:00:47voilà
01:00:48c'était ça
01:00:48l'enfance
01:00:49de Karine Jambu
01:00:50donc Laurence Jambu
01:00:51elle sait de quoi
01:00:52elle parle
01:00:52voilà ce qui se passe
01:00:53aujourd'hui
01:00:53dans la société
01:00:55vous voulez rajouter
01:00:55une petite chose
01:00:56non je rajouterai
01:00:57hors antenne
01:00:58bon
01:00:58et bien écoutez
01:00:59on en parlera tout à l'heure
01:01:00moi je voudrais parler
01:01:01de cette mobilisation
01:01:02hier soir
01:01:02qui fait suite
01:01:03à l'interruption
01:01:04du concert
01:01:05de Barbara Butch
01:01:07c'était le 18 juillet
01:01:09il y a trois jours
01:01:09à Grenoble
01:01:10par ses militants
01:01:11pro-palestiniens
01:01:12appel au boycott
01:01:13relayé par la France insoumise
01:01:15et bien
01:01:16hier
01:01:16devant le QG de LFI
01:01:18dans une ambiance festive
01:01:19une manifestation
01:01:22en soutien
01:01:23à l'artiste
01:01:24récit de Célia Judas
01:01:26avec les images
01:01:26de Malo Steiner
01:01:27et Astrid Yalik
01:01:33ses chansons
01:01:34résonnaient hier soir
01:01:36sous les fenêtres
01:01:37du siège
01:01:37de la France insoumise
01:01:39à partir de 18h30
01:01:41l'union des étudiants
01:01:42juifs de France
01:01:43avait organisé
01:01:44un concert sauvage
01:01:46dans le 10ème arrondissement
01:01:47de Paris
01:01:48en soutien
01:01:49à la DJ
01:01:50Barbara Butch
01:01:51on est venu soutenir
01:01:52l'artiste
01:01:52et on le fait précisément
01:01:54devant le QG
01:01:55de la France insoumise
01:01:56car c'est un élu
01:01:57de la France insoumise
01:01:58qui a appelé
01:01:59à censurer l'artiste
01:02:00et appelé
01:02:00à cette manifestation
01:02:01il s'en est ensuite
01:02:02félicité
01:02:03c'est la stratégie
01:02:04de LFI
01:02:04censurer les artistes
01:02:06juifs
01:02:06étudiants comme retraités
01:02:08une centaine
01:02:09de participants
01:02:10ont ainsi manifesté
01:02:11leur soutien
01:02:12à l'artiste
01:02:12et leur opposition
01:02:14à toute forme
01:02:15d'antisémitisme
01:02:16je proteste
01:02:17contre l'infiltration
01:02:19du milieu
01:02:20de la culture
01:02:20par la haine
01:02:22anti-juive
01:02:23nous avons dépassé
01:02:25absolument
01:02:25toutes les limites
01:02:26qui sont tolérables
01:02:28sur république
01:02:29démocratique
01:02:30et laïque
01:02:31comme la France
01:02:31à la suite
01:02:32de ces événements
01:02:33Barbara Butch
01:02:34a reçu
01:02:35de nombreux soutiens
01:02:36elle devrait être
01:02:37reçue
01:02:38au sein du ministère
01:02:39de la culture
01:02:40dans les prochains jours
01:02:44cette manifestation
01:02:44sous les fenêtres
01:02:46de LFI
01:02:46ce qui était quand même
01:02:47assez culotté
01:02:47et plutôt bien joué
01:02:50de provocation
01:02:51comment dirais-je
01:02:52on répond à une provocation
01:02:53par une autre provocation
01:02:54oui mais ça illustre aussi
01:02:56peut-être une incohérence
01:02:57ou une naïveté
01:02:58du camp progressiste
01:03:00ou je dirais
01:03:00du camp
01:03:01qu'on appelait
01:03:03Wookiee
01:03:03c'est-à-dire
01:03:04qu'il y a chez eux
01:03:05l'idée
01:03:05de l'intersectionnalité
01:03:07des luttes
01:03:08c'est-à-dire
01:03:08qu'on va accumuler
01:03:10les discriminations
01:03:11et que finalement
01:03:14il y a des victimes
01:03:15et la victime
01:03:17des victimes
01:03:18presque aujourd'hui
01:03:18et le palestinien
01:03:21et quand je dis
01:03:22c'est pas seulement
01:03:23le palestinien
01:03:23dans leur tête
01:03:24c'est même le Hamas
01:03:25c'est dans une revendication
01:03:26légitime
01:03:27puisqu'il lutte
01:03:27contre un état
01:03:29oppresseur
01:03:30et une forme de résistance
01:03:31ce qui est incohérent
01:03:33c'est que effectivement
01:03:34le Hamas
01:03:35c'est une idéologie
01:03:36islamiste
01:03:37qui est rigoureusement
01:03:39incompatible
01:03:39avec
01:03:40la lutte
01:03:41pour les droits
01:03:42des homosexuels
01:03:43des minorités
01:03:45etc
01:03:45et qu'en réalité
01:03:47si demain
01:03:48les islamistes
01:03:49prennent le pouvoir
01:03:49les premières victimes
01:03:51seront les homosexuels
01:03:53les minorités
01:03:54etc
01:03:55donc c'est ce que révèle
01:03:56l'histoire
01:03:57de Barbara Butch
01:03:58parce qu'il faut rappeler
01:03:58que c'est avant
01:03:59d'être là
01:04:00une victime
01:04:01du sectarisme
01:04:02de la gauche
01:04:03c'est une icône
01:04:04progressiste
01:04:05une icône
01:04:06de la lutte
01:04:07LGBT
01:04:07du progressisme
01:04:08woke
01:04:09et là on voit bien
01:04:10que ça ne fonctionne pas
01:04:12et que ces gens-là
01:04:14finalement
01:04:15défendent
01:04:16ceux qui demain
01:04:17seront leurs pires oppresseurs
01:04:19on aurait bien aimé
01:04:20entendre un peu
01:04:21des artistes
01:04:22des collectifs
01:04:23de producteurs
01:04:24de chanteurs
01:04:25des rappeurs
01:04:26pour venir
01:04:27il n'y en a pas beaucoup
01:04:28c'est une affaire très grave
01:04:29c'est une affaire très grave
01:04:31parce que
01:04:32lors de la préparation
01:04:34de la venue
01:04:35de Barbara Butch
01:04:36sur place
01:04:36Elle a fait
01:04:37à littéralement
01:04:38organiser
01:04:40l'interdiction
01:04:41de son spectacle
01:04:42et sur la base
01:04:43de deux ou trois faits
01:04:44qu'elle ait signé
01:04:45une tribune
01:04:45notamment
01:04:48sur ce projet
01:04:49de loi Yadam
01:04:50et deuxièmement
01:04:51qu'elle avait fait
01:04:52un concert
01:04:52à Tel Aviv
01:04:53à l'ambassade de France
01:04:54à Tel Aviv
01:04:55donc c'est simplement
01:04:56le fait
01:04:56de s'être produite
01:04:58à l'ambassade de France
01:04:59à Tel Aviv
01:04:59qui a aussi allumé
01:05:01le feu
01:05:01et au fond
01:05:02LFI
01:05:03moi je connais assez bien
01:05:04le problème palestinien
01:05:05et tout le monde sait
01:05:06depuis 40 ans
01:05:07que j'ai suivi
01:05:07la première antifada
01:05:08la deuxième
01:05:08la troisième
01:05:09si LFI
01:05:10et la gauche radicale
01:05:11s'intéressaient vraiment
01:05:12au problème palestinien
01:05:13et à soulager les gens
01:05:15ils se seraient pris
01:05:15autrement
01:05:16là c'est très pratique
01:05:17d'avoir ce sujet là
01:05:19et ils en font
01:05:19une boule très puante
01:05:21et dont ils peuvent
01:05:21se servir pour se justifier
01:05:23moralement
01:05:23si ils s'intéressaient
01:05:24vraiment à la cause palestinienne
01:05:25c'est pas comme ça
01:05:26qu'ils allaient s'y prendre
01:05:27Barbara Butch
01:05:28et son avocate
01:05:28Audrey M.Cellati
01:05:30a effectivement
01:05:31communiqué
01:05:32sur les réseaux sociaux
01:05:33en disant
01:05:33l'antisionisme invoqué
01:05:35n'a été à Grenoble
01:05:36que le vêtement
01:05:36de l'antisémitisme
01:05:38tout à fait
01:05:39là est le nœud du problème
01:05:40et justement
01:05:41je parlais des artistes
01:05:43on n'en a pas vu
01:05:43beaucoup soutenir
01:05:45Barbara Butch
01:05:46il y en a un quand même
01:05:46qui a pris la parole
01:05:47sur les réseaux sociaux aussi
01:05:49c'est un autre DJ
01:05:50bien connu
01:05:51et c'est Bob Sinclair
01:05:53salut les amis
01:05:55vous savez que je suis
01:05:56toujours d'un naturel
01:05:56très optimiste
01:05:57et très joyeux
01:05:59et aujourd'hui
01:06:00je suis un peu triste
01:06:00je suis un peu triste
01:06:01parce que
01:06:03vous savez
01:06:03le clubbing
01:06:05vous savez en général
01:06:06festival, club, etc
01:06:07c'est un lieu pour moi
01:06:08communautaire
01:06:10sacré
01:06:10dans lequel
01:06:11ni racisme
01:06:13ni homophobie
01:06:13ni antisémitisme
01:06:15ni aucune forme
01:06:16de discrimination
01:06:16n'a sa place
01:06:18on vient ensemble
01:06:19dans ce lieu
01:06:19pour écouter de la musique
01:06:20un point
01:06:21c'est tout
01:06:22aucun jugement
01:06:23de rien
01:06:24et ce qui est arrivé
01:06:25à Barbara Butch
01:06:26ce week-end
01:06:28c'est inadmissible
01:06:29inadmissible
01:06:30voilà
01:06:31et ça me rend triste
01:06:32voilà
01:06:32je voulais partager ça
01:06:33avec vous
01:06:36voilà ce que dit
01:06:37Bob Sinclair
01:06:37et on aurait bien aimé
01:06:39effectivement
01:06:39que quelques
01:06:40quelques personnes
01:06:42soutiennent
01:06:42effectivement
01:06:44Barbara Butch
01:06:45qui
01:06:45comme vous pouvez le voir
01:06:47à l'écran
01:06:47sur les réseaux sociaux
01:06:49avec son avocate
01:06:50public
01:06:50quelle position politique
01:06:51justifie qu'on jette
01:06:52des bouteilles en verre
01:06:53à la figure d'une artiste
01:06:54quelle idée combattons
01:06:56en l'empêchant
01:06:57de passer de la musique
01:06:58la critique ici
01:06:59n'est plus un but
01:06:59elle est un alibi
01:07:01et puis à cette autre phrase
01:07:02terrible
01:07:02lorsque le visage
01:07:04d'une femme juive
01:07:05est barré d'une croix
01:07:06ou maculée de sang
01:07:07devant un drapeau
01:07:08arc-en-ciel
01:07:09frappé de l'étoile de David
01:07:10on ne connaisse plus
01:07:11on essentialise
01:07:13voilà
01:07:13c'est voilà
01:07:15ce qui se passe aujourd'hui
01:07:16alors qu'on essaye
01:07:17de faire un concert
01:07:18et comme le dit
01:07:18Bob Sinclair
01:07:19du clubbing
01:07:20à un lieu
01:07:20où ça devrait être
01:07:22la fête
01:07:23merci beaucoup à tous
01:07:24merci à toutes
01:07:24les équipes de Midi News
01:07:26dans un instant
01:07:27rendez-vous avec
01:07:28Naïma Mouchou
01:07:29ministre des Outre-mer
01:07:30qui était mon invité
01:07:31ce matin sur CNews
01:07:32et sur Europe
01:07:32podcast de l'étoile de la Foucault
01:07:33et sur le site de l'étoile de la Foucault
01:07:33et sur le site de l'étoile de la Foucault
01:07:33– Sous-titrage FR 2021
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