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  • il y a 6 semaines
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, prenait la parole ce lundi 29 juin, après avoir convoqué une nouvelle cellule interministérielle de crise. Il a notamment évoqué la possibilité d'"une reprise d’un épisode caniculaire". 

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Transcription
00:00On va écouter le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:02Sur le terrain météorologique, moi enfin évidemment, je le fais devant les médias, avoir une pensée particulière pour les victimes,
00:10non seulement d'ailleurs en France, mais aussi dans désormais beaucoup de pays en Europe, de cette canicule, leurs familles,
00:16et celles et ceux qui sont évidemment éprouvés par cette crise climatique et de chaleurs extrêmes sur lesquelles on va
00:25revenir dans un instant.
00:25Je pense que pour cette CIC, je vous propose de regarder de la manière la plus rationnelle possible, globalement, la
00:33liste de ce qui a fonctionné,
00:34et beaucoup de choses ont fonctionné, et d'ailleurs ce qui a fonctionné globalement et ce qui a été anticipé,
00:39puis les éléments, à mon avis, qui méritent une attention particulière, et je le dis clairement, des choses qui ont
00:44moins bien fonctionné,
00:46et sur lesquelles je souhaite qu'on puisse trouver un certain nombre de réponses.
00:49Certaines ont déjà été documentées par les équipes et les ministères, et je vous en remercie, et ça a été
00:54remonté,
00:55et qu'on puisse prendre un certain nombre de décisions dans les jours qui viennent,
00:58étant entendu que la perspective d'une reprise d'un épisode caniculaire est possible,
01:03avec la prudence évidemment qu'il convient d'avoir.
01:06Sur ce qui a bien fonctionné, je le dis vraiment pour les équipes de Météo France,
01:10la directrice générale Virginie Schwartz est là-bas,
01:13je veux le dire parce que globalement, l'ensemble de la chaîne de prévision,
01:18et ensuite de réaction, au fond des agents de Météo France,
01:22jusqu'aux agents hospitaliers à l'entrée des urgences de nos hôpitaux,
01:26en passant par les forces de sécurité civile,
01:28l'ensemble de la chaîne a tenu, et notamment sur la qualité des prévisions.
01:32Je me rappelle qu'à quelques années, parfois Météo France faisait l'objet de procès un peu faciles,
01:37et on voit bien que les différents investissements, la qualité des équipes,
01:40nous a quand même permis d'avoir des modèles qui sont solides,
01:42et qui nous permettent en plus d'avoir des partenariats avec les différents pays qui nous entourent.
01:46Donc ça, évidemment, cette réactivité-là, nous a permis de notamment traiter aussi
01:50la question de la fête de la musique, dans des temps records,
01:53puisque entre le moment où les alertes ont été données,
01:55le moment où on est rentré en discussion avec l'ensemble des préfets,
01:57des forces de sécurité civile, forces de sécurité intérieure,
02:00on a eu une organisation qui a bien fonctionné.
02:02La deuxième des choses, c'est évidemment la solidité et la réactivité des capacités hospitalières.
02:07Heureusement qu'on a pris les décisions d'Orsan II, Madame la ministre de la Santé,
02:10et d'Orsan III dans les temps, avec beaucoup de subsidiarité,
02:13qui ont permis de déclencher les différents plans, blanc ou bleu aussi,
02:17pour les établissements médico-sociaux.
02:20Enfin, on va y revenir, parce qu'il y a de l'inertie, évidemment, sur la tension hospitalière,
02:23et si les températures sont meilleures, c'est pas pour autant que la situation n'est pas tendue
02:27dans les différents hôpitaux, on va y revenir.
02:29La troisième des choses, évidemment, monsieur le ministre de l'Intérieur,
02:31la réactivité des forces de sécurité civile.
02:33Les chiffres sont impressionnants, je le dis pour le directeur général.
02:36L'ensemble de la chaîne, que ce soit les militaires sur, évidemment, Paris et Marseille,
02:42mais c'est vrai aussi l'ensemble des 10 du pays, l'activité opérationnelle a été très très forte,
02:46et donc évidemment, ça pose des questions aussi d'endurance sur les semaines à venir,
02:50avec la question des risques des feux de forêt.
02:52La quatrième des choses, c'est évidemment, et à la fois ça a fonctionné,
02:57mais on va y revenir, c'est pour moi le sujet de préoccupation numéro un,
03:00c'est les dispositifs locaux de protection des personnes.
03:04Globalement, toute personne fragile confie un établissement spécialisé,
03:08je pense très fort aux EHPAD, ça a fonctionné.
03:11Je pense aussi à l'hébergement d'urgence, ici ou là, il y a évidemment toujours des difficultés,
03:16mon propos est national, donc il peut souffrir d'exceptions locales.
03:19Ces publics sont connus, il existe des plans, ils ont été déclenchés,
03:23la chaîne de commandement, si j'ose dire, a bien fonctionné.
03:26Sur les populations de concitoyens et de concitoyens fragiles à domicile,
03:30à la fois les plans ont bien été déclenchés,
03:33l'exécution de ces plans, j'en dirai un mot dans un instant,
03:35a été beaucoup plus difficile, ce qui explique la décision que nous avons prise avec les ministres
03:38de cette activation du réseau des facteurs,
03:41pour permettre de venir ici ou là, venir supplier les différentes difficultés locales,
03:47parce que des mairies parfois ayant un manque de moyens,
03:50des centres communaux d'action sociale qui ont pu être débordés,
03:52un réseau associatif qui avait besoin de suppléances,
03:54en tout cas, on voit que c'est perfectible, j'en dirai un mot dans un instant.
03:57Enfin, de manière plus générique, le système énergétique a tenu,
04:00je le dis parce que parfois beaucoup de contre-vérités circulent ici ou là,
04:04je vous rappelle quand même que globalement, avec la climatisation,
04:06on est à 25% de consommation en plus par rapport à la période ordinaire,
04:10quelque chose comme globalement 58 gigawatts,
04:13on est loin des 80 gigawatts des pics de l'hiver,
04:15mais enfin, globalement, la tension était là et le réseau était non seulement de qualité,
04:20mais en plus, on a continué à exporter de l'électricité pendant toutes ces périodes.
04:23J'en parle maintenant parce que c'est un des défis qu'il va falloir relever aussi,
04:26sur la résilience de ces réseaux dans la durée.
04:29Et enfin, un mot pour les transports et la SNCF,
04:32dans lequel il y a eu des situations un peu chaotiques au début,
04:35mais il y a une réactivité très importante du ministère des Transports
04:37et des équipes de la SNCF, il faudra le dire,
04:39à ces équipes, parce que s'il y a eu vraiment des situations très pénibles,
04:43il y a aussi un principe de précaution qui s'est évidemment très vite installé,
04:47retrait des rames qui ne sont pas encore climatisées,
04:49moyennant quoi, ça a créé évidemment des perturbations réelles,
04:52mais la capacité à protéger les voyageurs est largement ce qui a dominé,
04:56et je crois pouvoir dire que ça a fonctionné.
04:58Si j'avance, toute comparaison mécanique, si j'ose dire,
05:02et la ministre de la Santé l'a dit,
05:03et je pense que les chiffres de Santé publique France
05:06viendront encore le démontrer dans les heures qui viennent,
05:08toute comparaison mécanique avec 2003 serait assez mal à propos.
05:13Je le dis prudemment, c'est un peu tôt,
05:15mais on le voit bien, le nombre de victimes à domicile
05:18est bien plus important que sur tous les épisodes précédents.
05:22En clair, la surmortalité à domicile,
05:25c'est-à-dire quand les forces de secours arrivent,
05:28malheureusement, les personnes sont déjà décédées.
05:31Et à l'inverse, les EHPAD ont tenu,
05:33avec une pression qui est forte, un engagement important,
05:36évidemment, des équipes,
05:37enfin aussi beaucoup d'argent qui ont été mis ces dernières années.
05:41Le fameux Ségur du médico-social aussi est passé par là.
05:45Enfin, je le dis comme ancien président de département.
05:47On a donc quelque chose qui a bien tenu,
05:49mais sur lequel il va falloir y revenir.
05:51Et puis évidemment, le point d'intention particulier,
05:53c'est l'hôpital.
05:54Si j'avance maintenant sur les fragilités,
05:56sur lesquelles ensuite, dans le clos de cette CIC,
06:01je souhaite que nous avancions,
06:02mais en transparence, je les mets ici sur la table.
06:05Oui, je le fais devant la presse pour l'instant,
06:06et ensuite, on y reviendra sur les réponses sans la presse et entre nous.
06:11La première fragilité, c'est évidemment la fragilité hospitalière
06:14et l'inertie sur les hôpitaux.
06:16Je remercie les organisateurs de nombreux événements
06:18qui ont accepté les décisions des préfets,
06:20de gré à gré, ou en tout cas souvent de gré à gré.
06:23Mais si on les a prises, ces décisions,
06:24c'était pour éviter d'avoir une tension hospitalière
06:27plus forte que ce que nous avons connu.
06:28Je le dis en revanche tout de suite,
06:31sans attendre la CIC,
06:32il va sans dire que Orsan 2 et 3
06:34doivent être maintenus dans les jours qui viennent
06:36pour laisser la capacité aux différents hôpitaux
06:39de maintenir les plans blancs,
06:41l'ensemble des scénarios de déprogrammation
06:43sur lesquels on viendra dans le détail,
06:45les rappels évidemment de personnels soignants
06:47avec un message de gratitude particulier,
06:49là aussi on en reparlera,
06:50pour qu'elles ne soient pas oubliées évidemment
06:52dans cette période particulière.
06:54La deuxième fragilité
06:56qui a largement occupé des débats publics,
06:58voire politiques,
06:59pour ne pas dire parfois politiciens,
07:01c'est la capacité de rafraîchissement
07:03des établissements de santé.
07:05Donc la ministre m'a fait une proposition
07:07qu'on a tout de suite validée avant le week-end
07:09de l'acquisition de 30 000 climatiseurs.
07:12Les premiers milliers de ces climatiseurs
07:14sous l'autorité de la ministre
07:15vont être livrés en fin de semaine,
07:17début de semaine prochaine.
07:18Et un défi logistique est de priorisation important,
07:20mais c'est une priorité pour nous absolue,
07:22en cas de reprise du phénomène,
07:23d'avoir une situation hospitalière
07:25qui soit beaucoup plus douce,
07:26beaucoup plus amortie.
07:27Et ensuite,
07:28les ministres de la Transition écologique
07:29et ministres de l'Énergie
07:30et ministres de la Santé
07:31auront à réfléchir
07:32sur des solutions
07:33beaucoup plus structurées.
07:35Après, je le redis,
07:36ces dernières années,
07:37c'est sûr,
07:37quand on a remis 100 euros
07:38sur l'hôpital,
07:39c'est davantage la revalorisation
07:40des soignants
07:41ou le matériel médical
07:42qui a été priorisé.
07:43Le bâtimentaire faisait partie
07:45aussi de ces 100 euros,
07:46mais de manière plus résiduelle.
07:47En tout cas,
07:47on ne peut pas rattraper
07:48tous les retards
07:49en seulement quelques années.
07:50En tout cas,
07:50la commande des 30 000 climatiseurs
07:52est bien validée
07:52et les premières livraisons,
07:54en quelque sorte,
07:55vont intervenir rapidement.
07:57La troisième fragilité,
07:58je le disais en introduction,
07:59pour moi,
08:00c'est la plus préoccupante.
08:02Elle dit aussi quelque chose
08:03de notre société
08:03sur la question de la solitude,
08:05la question des personnes
08:06qui vivent seules,
08:07des personnes qui vivent seules
08:09parce qu'elles n'ont plus de proches.
08:11Parfois aussi,
08:12je l'ai vu chez moi à Vernon,
08:14des personnes qui vivent seules
08:15et qui ont des proches
08:16qui ne s'occupent plus d'eux.
08:18Ce qui pose aussi la question
08:19du rôle de la puissance publique
08:20dans cette affaire.
08:21Là, clairement,
08:22on a quelque chose
08:23qui théoriquement fonctionne bien
08:24mais sur lequel
08:26on a vu cette semaine
08:27que c'était perfectible.
08:28La tenue des registres communaux
08:30des personnes vulnérables.
08:31Parfois,
08:31les fichiers sont de mauvaise qualité.
08:33À l'heure du numérique,
08:34de l'intelligence artificielle,
08:35on a du mal à comprendre.
08:36En tout cas,
08:36c'est un défi,
08:37ça impose à nous.
08:38Et ça, évidemment,
08:38il va falloir le traiter.
08:40Ce qui explique ce pourquoi,
08:41au fond,
08:41sur les publics EHPAD
08:42ou sans-abri,
08:44ça a été plus facile
08:44de les mettre en protection
08:45que sur des personnes
08:47qui sont tout simplement
08:48dans leur sphère privée.
08:49Et ça,
08:50je crois qu'il va nous falloir
08:52avancer dans la planification.
08:53Ce qui est une des grandes différences
08:54avec 2003.
08:56S'il y en a une,
08:57c'est bel et bien celle-ci.
08:59Elle va concerner
09:00la puissance publique.
09:00Elle va aussi concerner
09:01tout à chacun.
09:02Parce que, pardon,
09:03mais il y a aussi
09:03une géographie de cette affaire,
09:05davantage en milieu urbain,
09:06encore plus d'ailleurs
09:07en Ile-de-France
09:08que dans le reste du pays.
09:09Et donc aussi,
09:10c'est la question un peu
09:11de l'anonymat
09:12de cette société
09:14dans laquelle
09:14il y a moins de solidarité
09:15alors ça ne veut pas dire
09:16que l'État ne va pas faire des choses
09:17mais enfin,
09:18je le mets aussi là comme ça
09:19sur une dimension
09:20beaucoup plus culturelle peut-être
09:22auquel en tout cas
09:22je suis à titre personnel
09:23très attaché.
09:24La quatrième fragilité,
09:25et je le dis
09:26et avec le ministre de l'Intérieur
09:27on a fait notre maximum
09:28avec ses équipes,
09:29si ça dure,
09:30il faut qu'on ait
09:30une doctrine générale
09:31encore plus claire.
09:32Les manifestations sportives,
09:34les grands événements,
09:35etc.
09:36Tout le monde arrive
09:36à bien comprendre
09:37ce dont il s'agit
09:38sans abîmer
09:40la subsidiarité
09:40et la capacité
09:42au niveau local.
09:42Je pense que là,
09:43c'est un des grands
09:44retour d'expérience,
09:45moi en tout cas
09:45c'est ma culture
09:46d'élu local
09:47mais j'y suis très attaché,
09:48doctrine générale,
09:49à l'État de prendre
09:50les très grands événements,
09:51les questions se poseront
09:52s'il y avait une reprise
09:53évidemment sur un certain
09:54nombre de grands événements
09:55pour cet été,
09:56mais surtout ne pas abîmer
09:58l'intelligence locale
09:58et ce sont les ministres,
09:59j'ai parfois entendu dire
10:00le gouvernement se défaut
10:01sur les préfets.
10:02C'est le débat,
10:04c'est oui,
10:04les préfets sont les représentants
10:05du gouvernement,
10:06c'est pas grave.
10:07En tout cas,
10:08moi je ne peux pas dire
10:08que tout est centralisé
10:09tout le temps
10:10et je pense que les ministres
10:11délèguent leur pouvoir
10:12au corps préfectoral,
10:13c'est ce qu'on a appris
10:14des dernières crises
10:14et je pense qu'évidemment
10:16il faut le maintenir.
10:17Enfin, évidemment
10:17il nous faut préciser les choses
10:18et donner de la visibilité,
10:20c'est-à-dire qu'avant même
10:20une reprise d'une éventuelle canicule,
10:23d'un coup d'un seul,
10:24la plupart des acteurs du pays
10:25arrivent à comprendre globalement
10:27comment ça va s'organiser,
10:28qu'est-ce qui va se passer,
10:29qu'est-ce qui doit être supprimé,
10:30qu'est-ce qui ne l'est pas
10:31et je crois beaucoup évidemment
10:32à cette intelligence-là.
10:33Ensuite, il nous faudra avancer,
10:35mais je ne suis pas trop long,
10:35sur la question
10:36des remontées territoriales,
10:37on a encore des efforts à faire
10:38sur les remontées chiffrées,
10:40c'est un peu Paris-le-desert français,
10:42on a beaucoup,
10:42beaucoup d'informations
10:43qui ne reviennent
10:43de la PAC parisienne,
10:45beaucoup d'informations
10:46reviennent au système
10:47d'informations et de données,
10:48ont parfois un peu de décalage
10:49et si on se compare
10:50avec d'autres pays
10:50proches de nous
10:51comme l'Espagne,
10:52ce n'est pas complètement satisfaisant.
10:54Et puis enfin,
10:54certaines réponses sont en cours,
10:55mais on a un enjeu
10:56sur les infrastructures,
10:58on a beaucoup parlé des écoles
10:59qui sont de la responsabilité
11:00des communes,
11:01j'ai parlé des réseaux
11:02de distribution d'électricité,
11:03de transport d'électricité
11:04et de distribution,
11:06on a une électrification
11:07de la France d'après-guerre
11:08qui a fait notre fierté,
11:09mais on voit bien aussi
11:10qu'on a des réseaux
11:11qui sont un tout petit peu vétustes,
11:12inversement les réseaux centraux
11:14qu'on a beaucoup entretenus
11:15sur lesquels on a mis
11:15beaucoup d'argent
11:16vont tenir,
11:17c'est moins vrai
11:18des petits réseaux de proximité
11:19sur lesquels on a un effort à faire,
11:21avec le ministre Tabarro
11:22on a déjà fait ce qu'il fallait
11:23sur la régénération
11:23des transports ferroviaires
11:24dont l'argent était mis sur la table,
11:26mais on parle d'adaptation
11:27au changement climatique,
11:28il n'y a pas que la climatisation,
11:30la question des réseaux
11:31de manière globale
11:31est un sujet très important
11:34et qui emporte d'ailleurs
11:35plusieurs chefs de file
11:36très différents
11:36dans la société civile ou privée.
11:39Dernier point,
11:40on va l'évoquer en CIC,
11:41il y a des impacts économiques,
11:42notamment beaucoup
11:43sur le monde agricole,
11:44sur lequel je souhaite
11:44qu'on retrouve,
11:46en tout cas qu'on arrive
11:47à prendre du temps ce soir
11:48pour prendre un certain nombre
11:49de décisions
11:50pour accompagner nos agriculteurs
11:51sans oublier la question
11:52des risques de feux de forêt
11:53qui cette semaine
11:54va être particulièrement prégnante
11:56et nous amènera aussi
11:57à prendre un certain nombre
11:58de décisions.
11:59Pour finir,
12:00moi j'ai demandé au ministre
12:01pour cette réunion
12:02et le travail va se poursuivre
12:04dans les 48 à 72 heures
12:05qu'on imagine
12:06une nouvelle planification
12:08pour les chaleurs extrêmes
12:09parce qu'on ne peut pas faire
12:11comme si ce qui s'était passé
12:12n'était pas extraordinaire,
12:14ça l'était,
12:14ça l'était.
12:15On ne peut pas faire non plus
12:16comme si ça ne peut pas
12:17se reproduire,
12:18ça va se reproduire.
12:19Et donc on va déclencher,
12:21construire
12:22et potentiellement déclencher
12:24si besoin en été
12:25un plan hors sec
12:26chaleurs extrêmes
12:27qui n'existe pas aujourd'hui
12:29qu'on va créer,
12:30qui va emporter
12:31les différents acteurs du pays,
12:32qui va créer de la subsidiarité
12:33et qui va pouvoir clarifier
12:35le rôle de chacun
12:36à la fois sur la gestion
12:37de crise de court terme
12:38mais aussi sur l'adaptation
12:39de plus long terme.
12:40Dernier message,
12:41sans langue de bois,
12:42je veux vraiment remercier
12:43l'ensemble des équipes
12:44de l'État
12:46pour avoir géré beaucoup de crises
12:47dans ma vie de ministre
12:48ou dans ma vie d'élu local.
12:50C'est jamais très agréable
12:51d'être sous le feu de la critique,
12:52qu'elle soit justifiée ou non.
12:54Souvent on l'est vécue
12:54de manière très injustifiée
12:56par celles et ceux
12:57qui n'ont pas beaucoup dormi
12:58ces jours derniers
12:59dans les différentes équipes.
13:00Mais comme on dit chez moi
13:01en Normandie,
13:01il y a les diseux,
13:02il y a les feuseux.
13:03Et donc je vous propose
13:04de continuer de gérer
13:05ces différentes crises
13:06avec beaucoup de sang-froid
13:06parce que c'est ce que
13:07les Françaises et les Français
13:08attendent de nous.
13:09Voilà.
13:10Merci beaucoup.
13:10Merci à la presse.
13:11Merci.
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