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  • il y a 3 mois
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 27 juin, Olivier Girard, président d’Accenture France et BeLux, s’est penché sur les enjeux économiques et géopolitiques auxquels fait face l’IA, sur son impact en matière de productivité et de création de valeur, ainsi que sur l’accélération européenne dans ce domaine, dans l'émission Hors-Série Les Dossiers BFM Business présentée par Frédéric Simottel. Hors-Série Les Dossiers BFM Business est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business. Cette émission a été réalisée en partenariat avec ACCENTURE.

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00:00BFM Business Partenaires
00:03Hors série, les dossiers BFM Business, liés aux défis de la compétitivité et de la création de valeur.
00:09Frédéric Simotel
00:12Bienvenue sur BFM Business dans ce programme lié aux défis de la compétitivité, de la création de valeur.
00:17On va parler de tous ces sujets avec notre invité Olivier Girard. Bonjour.
00:21Bonjour cher Frédéric.
00:22Merci d'être avec nous, président d'Accenture France et Bellux.
00:26Alors on va parler de beaucoup de sujets. Vous savez qu'il y a encore deux ans, l'IA a
00:30été perçue comme un outil technologique.
00:31Et puis aujourd'hui, ça devient un enjeu de puissance politique, de puissance économique.
00:35Et on va en parler justement, Olivier, avec tout ce qui s'est passé ces jours derniers.
00:39Les Etats-Unis qui bloquent carrément l'accès à cette IA Mythos 5, Fable 5.
00:45Qu'est-ce que ça veut dire pour nous, Européens ?
00:49Alors d'abord, c'est la confirmation de ce que vous venez de dire qui sera notre sujet d'après.
00:52C'est-à-dire que l'IA est devenue un sujet de géopolitique, la tech est devenue autre chose que
00:56faire des clôtures comptables.
00:57Et c'est un sujet d'ampleur nationale, continentale.
01:00Mais je trouve que la vraie nouvelle du week-end, c'est pas tant ce qui a été annoncé et
01:04qui a été perçu comme brutal.
01:05Parce que malheureusement, ça c'est plutôt un point de confirmation d'une tendance d'écartement entre les Etats-Unis
01:12et l'Europe.
01:13Et on peut le déplorer.
01:14Mais ça n'est qu'un point de confirmation.
01:15Moi je trouve que la vraie nouvelle de ces derniers jours, c'est que l'Europe a lutté contre ses
01:19démons.
01:19Et on a mis en place, en Europe, enfin, une ambition, une impulsion, une ambition industrielle, un cadre européen.
01:26L'Europe, son défaut traditionnel, c'est de fragmenter et c'est d'être un peu lente.
01:30Et cette fois-ci, on est dans les délais.
01:32On a créé CAIDA, une norme sur quatre niveaux qui permet de mieux définir pour tout le monde en Europe
01:38qu'est-ce que ça veut dire que d'être souverain sur ces données, sur ces traitements, etc.
01:42Et je trouve qu'il faut le mettre davantage en avant.
01:45Et on voit bien justement que l'IA, c'est plus un souci, enfin, c'est plus une question d
01:50'innovation technologique.
01:51On le voit au sommet G7 où il y avait bien entendu tous les chefs d'État.
01:55Mais les chefs d'État ont aussi rencontré tous les plus grands patrons de l'IA.
01:59Donc aujourd'hui, c'est un enjeu géopolitique majeur, c'est ça ?
02:02Absolument. Il y a trois raisons pour moi qui font ça.
02:04La première, c'est que ça permet de redéfinir complètement la compétitivité d'un pays.
02:08Pas uniquement la compétitivité, productivité d'une entreprise.
02:12C'est bien aux deux niveaux, microéconomique, microéconomique.
02:14Il y a un nouveau coût du travail, on en parlera peut-être après, qui est en train d'arriver.
02:18La deuxième chose, c'est que c'est un levier incroyable pour l'innovation, pour la R&D.
02:22C'est un accélérateur d'innovation.
02:24C'est très intéressant de voir comme les États-Unis qu'on prend pour une économie très libérale
02:28et finalement plus planificatrice et plus organisée quelquefois que nous.
02:32Parce qu'ils rassemblent des acteurs et ils disent, je prends les grands pharmaciens,
02:36je prends des grands technologues et je réserve de la puissance de calcul pour les trois années à venir.
02:40Changer l'industrie du médicament, ça c'est organisé.
02:43Et enfin, le dernier point, compétitivité, R&D, innovation,
02:46le dernier point, c'est que c'est dans le champ régalien, quelque chose de majeur,
02:49dans la santé, dans la sécurité intérieure, dans le militaire.
02:52Donc on comprend bien pourquoi l'IA est bien plus qu'une technologie.
02:55On parle justement de ce levier de compétitivité pour les entreprises, les pays.
02:59Les entreprises, vous les rencontrez, elles comprennent tout ça, cet enjeu-là ?
03:05Absolument. Les CEOs, les conseils d'administration se sont...
03:07Parce que parfois, on se dit, c'est un peu loin, ces milliards investis,
03:10cette décision de Donald Trump, on se dit, je suis loin de tout ça.
03:13Pour moi, au quotidien, dans ma relation client, etc.
03:16Je vous donne un exemple d'un des leviers fondamentaux de l'économie,
03:20de l'entreprise et du pays qui va changer la compétitivité du travail.
03:23Pendant longtemps, l'Europe a eu un coût du travail élevé.
03:26Le monde économique s'est longtemps battu contre ce sujet-là
03:29pour baisser le coût du travail, pour développer la compétitivité.
03:32Aujourd'hui, il y a un nouveau coût du travail qui arrive.
03:34C'est celui des hommes et des femmes, avec les charges qui sont au-dessus
03:37et qui ne sont pas optimales en Europe, on va dire ça comme ça.
03:40Et vous avez le coût des agents.
03:41Il y a un nouveau coût du travail complet.
03:43Et le coût des agents, c'est quoi ?
03:45C'est l'énergie, le compute power,
03:47le fait que les modèles soient petits, spécialisés, moins gourmands.
03:50Donc là, se dessine une nouvelle compétitivité du travail
03:54qui est l'assemblage des deux.
03:56Et le coût de formation aussi, parce qu'il faut apprendre à travailler avec ses agents.
04:00Bien sûr, absolument.
04:01Et je pense que c'est une occasion de rebrasser les leaders
04:04de la compétitivité du travail dans le monde.
04:07Alors, on voit beaucoup d'entreprises qui sont en train,
04:10certaines plus rapidement que d'autres,
04:11de passer de cette phase d'expérimentation à ce déploiement à l'échelle.
04:15Et c'est là qu'il va y avoir la création de valeurs.
04:18C'est quoi les facteurs de succès, les conditions indispensables,
04:21justement, pour réussir son passage à l'échelle ?
04:24Au moins sur les premiers cas d'usage.
04:26Je fais la différence entre ce que j'appelle l'IA pour tous
04:29et l'IA qui transforme.
04:30L'IA pour tous, c'est celle qu'on met dans notre poste de travail,
04:33sur la bureautique et qui permet de faire tout un tas de choses qu'on fait déjà,
04:36résumer des choses, accélérer notre prise de connaissances,
04:39organiser le travail, lire des mails, etc.
04:42Ça se déploie partout, cette IA-là.
04:44Cette IA-là ne fait pas de productivité, ne transforme pas l'entreprise.
04:47Et l'entreprise accepte ça.
04:49Elle voit ça plutôt comme un levier d'acculturation de l'entreprise.
04:52Et après, à côté, vous avez l'IA qui transforme.
04:54Le premier ingrédient de l'IA qui transforme, c'est l'ambition.
04:59Il y a des patrons aujourd'hui qui me disent
05:01qu'on a l'opportunité de repartir de la page blanche.
05:05Le premier ingrédient, c'est ça.
05:06Parce que si on est un peu modeste, mais avec mes 35 ans de service,
05:08j'ai quand même davantage passé de temps à optimiser des choses
05:12qu'à réellement réinventer quelque chose.
05:14Et c'est ça qui est sur la table.
05:15Donc je dirais que le premier ingrédient, c'est l'ambition de l'entreprise.
05:18Et il y en a.
05:18Les CEOs, les conseils d'administration ont parfaitement compris ce qui se jouait.
05:22Après, il y a d'autres conditions.
05:23Il y a ce que j'appelle en-dessous de l'IA et au-dessus de l'IA.
05:25En-dessous de l'IA, c'est toutes les conditions technologiques.
05:28La data est prête, elle est organisée,
05:31elle est logée dans des endroits souverains si on en a besoin, etc.
05:35Il y a les bonnes gouvernances, la bonne compliance.
05:37Et au-dessus, c'est l'organisation du travail,
05:40c'est les processus, c'est la culturation, c'est la formation,
05:44c'est les sujets RH et c'est l'homme qui reste au centre de tout ça.
05:48Donc au-dessus et en-dessous sont presque plus importants qu'au milieu.
05:51Et alors comment on fait ?
05:51Parce qu'on parle de cette innovation galopante,
05:54de ces décisions, de ces milliards d'investis et tout ça.
05:56On sent qu'il faut aller vite,
05:57mais comment vous conseillez ces patrons
06:00à ne pas confondre justement, à se précipiter ?
06:02Parce qu'on en a vu, qu'ils se sont dit
06:03« Oh là, allez, on sonne l'alerte générale,
06:06il faut tous se mettre sur chaque GPT,
06:07il faut tous se mettre sur ces outils-là. »
06:09Et puis après, ils prennent du recul,
06:11ils disent finalement « Qu'est-ce qu'on a gagné ? »
06:13Comment réussir à dire aux patrons « Attendez, réfléchissez,
06:16mais en même temps, il faut avancer vite. »
06:18Je pense qu'ils ont bien compris ce que j'appelais l'IA pour tous,
06:21qui ne fera pas de productivité,
06:22qui ne transformera pas l'entreprise,
06:24et l'IA qui transforme.
06:25Et elle transforme dans trois domaines.
06:27Elle va chercher de la productivité.
06:29Accenture donne 50% de productivité en trois ans,
06:3370% de productivité en cinq ans dans certains secteurs,
06:35dans les domaines, par exemple, très régulés,
06:37où le pas-à-pas et les process sont souvent très bien décrits,
06:40qui sont des bons champs.
06:41Donc, pardon, je vous interromps,
06:42à la fois de la productivité individuelle,
06:44mais qui va se répercuter sur l'ensemble de l'équipe et de l'entreprise ?
06:49Là, on est à l'échelle.
06:49On n'est pas dans un cas d'usage.
06:51On touche des périmètres en milliers de personnes.
06:53Et cette productivité, elle est là, elle existe,
06:55elle est donnée par contrat.
06:56Et donc, l'entreprise sait s'organiser pour aller chercher ça.
06:59Ça, c'est le premier champ.
07:00C'est la pure productivité.
07:02Le deuxième champ, c'est inventer plus vite.
07:05Et inventer différemment.
07:07On connaît l'expérience de la santé qui dit aujourd'hui,
07:09on peut faire des médicaments en deux à trois fois moins de temps qu'aujourd'hui,
07:13et en baissant la note très lourde de conception et de mise sur le marché
07:16d'un médicament par deux ou trois, c'est très significatif.
07:18Ça change en profondeur la R&D.
07:21L'autre jour, au sommet Mistral,
07:22les exemples qui étaient donnés par les grands patrons
07:24étaient un troisième catégorie d'exemples que je trouve très intéressant.
07:27C'est l'accélération du retour sur les actifs.
07:30Le patron de Total disait, avec de l'IA,
07:32je peux faire des choses que je ne savais pas faire avant.
07:35Oui, c'est ça.
07:35Je peux connecter plusieurs milliers de composants techniques
07:39qui existent sur une plateforme, dans une raffinerie,
07:42et optimiser mes plages de maintenance,
07:44ma maintenance prédictive.
07:45Simplement, il y avait trop de données avant
07:47pour que l'informatique traditionnelle puisse le comprendre,
07:51le modéliser et concevoir quelle est la bonne plage de maintenance.
07:54Quand est-ce qu'il faut réparer cet appareil ou cet appareil ?
07:58Ça, j'imagine que c'est là où le regard des experts d'Accenture
08:02amène ce regard extérieur sur justement la gouvernance de données.
08:06Parce que là, c'est important ce que disait Patrick Pouyanné,
08:08effectivement, lors de ce sommet Mistral qui s'est déroulé à Paris
08:11il y a quelques semaines.
08:13C'est ça, on a beaucoup de données.
08:15On se dit qu'on est assis sur notre pétrole, un or noir,
08:20mais on ne sait pas comment les sortir, les raffiner.
08:23Ce qu'on dit chez Accenture,
08:24et c'est très compliqué de faire des prévisions,
08:26il faut rester très modeste,
08:27mais une grande partie des agents,
08:29on estime à peu près la moitié,
08:31viendront du paysage des softwares qu'ont tous nos clients.
08:34D'accord.
08:34Tous les softwares fabriquent des agents
08:36et mettent des agents dans leurs solutions
08:37et nos clients en profiteront également.
08:40Et l'autre moitié,
08:42je ne sais pas si ce sera 50-50,
08:43mais une autre partie viendra de ce que l'entreprise fera elle-même
08:47sur des modèles de précision,
08:49moins gourmands en entraînement,
08:51moins gourmands en données,
08:52qui adressent des problèmes spécifiques de l'entreprise
08:54comme ceux que citerait M. Pouyanné
08:56ou d'autres grands patrons d'ailleurs lors du sommet Mistral,
08:59qui viennent adresser des points spécifiques
09:02de leur chaîne de valeur.
09:03Ce qui est très intéressant,
09:04c'est que sur ces domaines-là,
09:05on est dans le cœur du business des entreprises.
09:07On parle de l'efficacité d'une raffinerie.
09:10Il y avait des exemples chez Airbus aussi
09:12sur faire de l'anticollision.
09:14Et donc là, l'outcome, le bénéfice, c'est la sécurité.
09:18Et aussi parce que l'IA a la capacité
09:20d'embrasser beaucoup plus de choses
09:22et de concevoir des modèles
09:23qui permettent de mieux prévoir,
09:24de réagir en temps réel sur un certain nombre d'événements.
09:27Olivier, vous parliez à l'instant de logiciels.
09:29Ça veut dire que les entreprises aujourd'hui avec l'IA,
09:31elles peuvent avoir une certaine autonomie
09:33par rapport aux grands éditeurs,
09:35que ce soit des grands éditeurs de logiciels SaaS
09:38ou des grands éditeurs de LLM.
09:41Aujourd'hui, elles peuvent y aller elles-mêmes ?
09:45Oui et non.
09:46Je pense qu'on a toujours besoin des grands éditeurs
09:48parce qu'eux, ils gèrent les données.
09:49C'est ce qu'on appelle en anglais
09:50les « systems of record ».
09:53Concevoir des agents, c'est faire des systèmes d'action.
09:55C'est tout à fait autre chose.
09:56On a toujours besoin des « systems of record »
09:58parce qu'on a un plan comptable,
10:00parce qu'on a des modèles de données
10:01qui modélisent notre manufacturing,
10:03nos clients, etc.
10:04On a toujours besoin de cette couche-là
10:06qui organise les données,
10:07qui donne une ontologie de la donnée.
10:09C'est très précieux.
10:10Mais au-dessus de ça, effectivement,
10:12l'entreprise va se prendre en main
10:13pour créer ses propres agents.
10:15Certains viendront du monde du projet de ciel.
10:16Certains viendront de eux.
10:18Vous avez parfaitement raison.
10:19Il faudra les entraîner sur leurs données à eux
10:22et tenir compte de leur évolution,
10:24de leur coût, etc.
10:25et de leur performance dans le futur.
10:27Mais oui, elles se prendront en main là-dessus.
10:28Ça permet de rebondir sur notre dernière question
10:30sur la maturité des entreprises.
10:32Dans quelques jours,
10:33Accenture va sortir un baromètre sur la maturité.
10:35Vous en avez déjà quelques lignes directrices ?
10:39Oui, bien sûr.
10:40Très heureux de vous en donner la primeur.
10:41L'étude sort la semaine prochaine.
10:43L'échantillon, c'est 3 000 entreprises dans le monde.
10:46Effectivement, c'est un baromètre
10:47qui mesure la maturité
10:48et l'adoption de l'IA à l'échelle
10:51par les différentes entreprises
10:53et par les différentes économies.
10:54Il y a trois conclusions qu'on peut partager
10:55en avance de phase.
10:56La première, c'est que l'Europe rattrape son retard.
10:58Il vaut mieux regarder les données dynamiques
11:00dans ces études-là
11:01que simplement les données statiques.
11:02Elles sont aussi intéressantes.
11:04Mais la donnée...
11:04Et c'est pour ça qu'on le fait tous les 6 mois, d'ailleurs.
11:06C'est parce que les choses vont assez vite.
11:08L'Europe rattrape son retard.
11:09C'est une très bonne chose.
11:10Ça, vous en êtes persuadé.
11:11On réduit l'écart peu à peu.
11:12Oui, les chiffres sont là.
11:14J'imagine que les chocs de souveraineté répétés,
11:17on en a parlé au début,
11:18contribuent à accélérer cette prise de conscience-là.
11:20La deuxième chose, c'est qu'en Europe,
11:22la France s'en sort très bien aussi.
11:24Et ça, c'est une très bonne chose.
11:26La troisième chose, c'est que si la France s'en sort très bien,
11:29c'est plutôt grâce à ces grands groupes
11:30que grâce au tiers-deux,
11:32ce que j'appelle le tiers-deux de l'économie.
11:33C'est un point d'attention connu dans l'économie française,
11:35mais qui se manifeste à nouveau
11:37dans cette situation de rupture technologique.
11:39Il faudra sûrement faire quelque chose ici.
11:40C'est-à-dire que pour vous,
11:41il ne faut pas s'inquiéter parfois
11:43de ne pas avoir de grands acteurs du cloud.
11:45Alors, on a un Mistral, certes, dans la partie LLM,
11:47mais se dire finalement, là où on va gagner,
11:49c'est quand on est ici à Vivatec,
11:51on aura un LVMH, on aura un Total,
11:53on aura un EDF, on aura ces grands groupes
11:55qui vont utiliser ça.
11:56Et c'est ça qui nous fera progresser ?
11:58L'Europe doit faire des paris.
11:59Je pense que le pari le plus évident pour l'Europe,
12:02c'est le pari industriel.
12:03C'est le pari B2B.
12:04Le monde du B2C,
12:06et quand même, cette bataille-là
12:07est déjà largement perdue
12:09avec les grands Américains.
12:12Et ce sont aussi à l'occasion
12:13des gens de confiance aussi.
12:15Il faut savoir travailler avec eux
12:16dans un modèle de confiance.
12:18En revanche, sur le B2B, sur l'industrie,
12:20on a des leaders en Europe.
12:22L'Europe est une plaque industrielle
12:24très importante.
12:25Et c'est là qu'on doit prendre
12:26du leadership dans les high.
12:28Donc, vous êtes confiant, pour conclure,
12:30sur cette accélération européenne-française ?
12:32Oui, je pense que c'est une opportunité.
12:34Eh bien, merci d'être venu nous parler
12:36de tout ça dans le cadre de Vivatec.
12:37Olivier Girard, président d'Accenture
12:39français et Bélux.
12:41Et puis, on attend impatiemment
12:42ce baromètre, découvrir tous ces chiffres.
12:43Et merci encore de nous avoir accompagnés
12:46sur ce programme lié au défi
12:47de la compétitivité,
12:49de la création de valeur.
12:50À très bientôt pour un nouveau hors-série
12:51sur BFM Business.
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