- il y a 4 mois
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.
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00:01Jean-Alphonse Richard sur RTL, c'est l'heure du crime, spécial auditeur.
00:07Et une heure du crime, vous l'avez compris, un peu différente aujourd'hui.
00:11Vous avez l'habitude, si vous écoutez l'heure du crime, de ce rendez-vous qui est assez régulier
00:15où c'est vous, les auditeurs, qui faites cette émission, c'est vous qui nous proposez des sujets,
00:20c'est vous qui discutez de ces sujets, j'essaie de vous répondre, on essaie de discuter, voilà, tout est
00:25ouvert.
00:25Évidemment, il n'y a pas de règles, on peut parler de tout, il n'y a pas de tabou
00:29dans l'heure du crime,
00:30vous nous appelez simplement au 3210, alors il y a beaucoup d'affaires qui se sont déroulées cette année,
00:36l'actualité judiciaire, elle a été très riche, Jubilard, Émile Soleil, Cambrillage du Louvre, pourquoi pas,
00:44Xavier Dupont de Ligonnès qui est revenu un petit peu à la surface aussi, décidément, lui, il est abonné à
00:50l'heure du crime.
00:50Donc voilà, voilà pour les sujets qu'on peut aborder, on a tout de suite une auditrice en ligne,
00:57je sais que c'est une auditrice fidèle.
01:00Bonjour Céline.
01:01Bonjour.
01:02Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui dans l'heure du crime, spécial auditeur, vous nous appelez de Belfort.
01:09Oui.
01:09Vous brûlez à Belfort, il fait très chaud ?
01:11Il fait super chaud, j'avais allé tendre mon linge dehors, je suis rentrée immédiatement.
01:16Ben voilà, et vous êtes rentrée pour l'heure du crime évidemment, parce qu'au frais on est mieux.
01:21Exactement.
01:23Céline, vous voulez parler de l'affaire Jubilard, je sais qu'on en a beaucoup parlé,
01:27on a fait beaucoup d'émissions dans l'heure du crime, mais là il y a une actualité effectivement,
01:31Cédric Jubilard en deux mots, il a été condamné à 30 ans de prison par la cour d'assises du
01:36Tarn,
01:36c'était en octobre 2025, et puis il y a ce procès, moi j'en attends beaucoup de ce procès,
01:42ça sera du 21 septembre au 16 octobre 2026, cour d'appel de Toulouse, on le sait aux assises
01:50que tout peut changer, tout peut être bousculé, les assises c'est ça qui est d'extraordinaire,
01:55il faut garder d'ailleurs la cour d'assises, c'est un combat aujourd'hui de certains magistrats,
01:59et d'avocats surtout, il faut garder les cours d'assises parce que tout peut se précipiter.
02:03Céline, dites-moi pourquoi vous vous intéressez à Jubilard ?
02:07Alors moi Jubilard, ça m'a toujours, alors les crimes en général m'ont toujours un peu intéressé,
02:13cependant Jubilard il m'intéresse d'autant plus parce qu'on n'a jamais retrouvé le corps de Delphine Jubilard,
02:19ça veut dire qu'actuellement il y a quelqu'un qui est en prison, qui clame son innocence,
02:24alors mon intime conviction me dit qu'il n'est pas innocent évidemment,
02:28cependant en fait on a quand même quelqu'un en prison avec très peu de preuves.
02:31Avec très peu de preuves, je suis d'accord avec vous, il y a eu une enquête qui a été
02:34très longue,
02:35très construite, très argumentée, on est allé très loin dans les expertises techniques, scientifiques,
02:42mais qu'est-ce qu'il manque dans cette affaire ? Vous l'avez dit, très bien.
02:44Il manque un corps.
02:46Voilà, il manque le corps, parce que quand on n'a pas de corps, c'est toujours très très compliqué,
02:49il y a eu plein de personnes qui ont été condamnées, même en l'absence de corps, c'est important,
02:53et voilà, il faut le souligner.
02:55Et puis Céline, j'ai envie de vous dire qu'il manque des aveux.
02:58Ah oui !
02:59Il manque des aveux, il manque des explications.
03:01C'est évident, il manque des aveux, et pour moi, alors il s'est un peu, il s'est mûré
03:06dans le silence,
03:07M. Jubilard, mais en même temps, est-ce qu'il pouvait faire autrement ?
03:13En fait, moi j'ai l'impression que le déferlement médiatique autour de ces affaires criminelles,
03:17ce qui est tout à fait normal, ça pèse énormément dans la balance des juges également,
03:23de l'enquête, des décisions, etc.
03:26Et des fois, je me dis, mais est-ce que finalement, on n'aurait peut-être pas mieux de ne
03:30plus en parler,
03:31afin qu'il n'y ait pas de pression médiatique ou des choses comme ça,
03:35et que l'enquête puisse se faire, et le jugement, surtout le jugement, puisse se faire avec que des faits
03:41?
03:41Alors, je comprends très très bien ce que vous dites, c'est un vrai débat, c'est un vrai débat
03:44quasiment de société,
03:46c'est presque un débat politique, je pense que c'est impossible, impossible de ne pas parler de ce qui
03:50se passe,
03:51impossible de ne pas parler des affaires, quand il y a un déferlement comme ça,
03:55c'est vrai que c'est compliqué aussi pour les enquêteurs, qui ont essayé du mieux possible à protéger leurs
04:02investigations,
04:03mais encore une fois, là, vous êtes dans une zone impossible,
04:07toutes les grandes affaires criminelles de ces, même du siècle dernier,
04:11elles ont toujours eu des échos médiatiques, on peut le regretter, je suis d'accord avec vous,
04:16parce qu'il y a toujours des excès, et on fait des excès, mais à coup de part,
04:20moi je suis le premier à dire que lorsqu'on fait des erreurs, il faut les reconnaître,
04:24mais ça paraît très compliqué quand même.
04:25Oui, oui, c'est sûr, ça c'est certain, mais je me dis quand même que la décision médiatique,
04:31le déferlement médiatique joue dans les jugements, ça c'est obligé, de toute façon,
04:36c'est une affaire de société, c'est obligatoire, mais par contre, je tiens aussi à souligner quelque chose,
04:42c'est que moi, l'autre coup, j'ai ouvert l'application que beaucoup connaissent, TikTok,
04:47et j'ai vu qu'il y avait des jeunes qui faisaient de, comment on appelle ça,
04:51quand ils vont visiter des lieux abandonnés.
04:53De la recherche, oui c'est ça, enfin.
04:55Voilà, en fait, ils rentraient dans la maison des Jubilards,
04:59donc je me dis que finalement, s'il doit y avoir des recherches de nouveau dans cette maison,
05:04des expertises, des choses comme ça, un peu pour peaufiner ou retrouver des preuves,
05:08ça va être très compliqué si l'accès est libre à tout le monde.
05:12Alors, je n'ai pas vu ça, pour tout vous dire, je sais qu'il y a des gens qui
05:15ont beaucoup cherché
05:16le corps, effectivement, de Delphine Jubilard dans cette région qui est très compliquée d'accès,
05:24avec des trous partout, des puits, etc.
05:27Ce n'est pas si simple.
05:28Mais je n'ai pas vu ça, mais au cas où ça se serait produit,
05:32un, d'abord c'est totalement interdit,
05:34et puis deux, il y a toujours une famille qui détient cette maison
05:36et qui a les clés de cette maison.
05:38Donc, ça m'étonne un petit peu.
05:39Mais bon, restez avec nous un petit moment, si vous pouvez, Céline.
05:43Je prends tout de suite Jean-Paul sur le même thème.
05:45Bonjour Jean-Paul.
05:46Oui, bonjour M. Richard.
05:48Merci beaucoup d'être avec nous dans cette heure du crime spécial auditeur.
05:52Jean-Paul Jubilard, vous pensez qu'il ne sera pas acquitté, c'est ça,
05:58d'après ce que je peux lire de votre petit message ?
06:00En effet.
06:01En effet, je rejoins bien sûr le témoignage ou la prestation de la précédente.
06:08Je suis tout à fait d'accord avec ce qu'elle a dit.
06:11L'absence de corps, en effet, pose un gros problème.
06:14Par contre, si vous voulez, aujourd'hui, je crois que M. Jubilard a changé d'avocat.
06:19Exactement, vous êtes bien informé.
06:21Parce qu'il n'a pas été satisfait de la plaidoirie de celui qu'il a défendu une première fois
06:25?
06:26Alors, ça lui appartient, c'est une décision.
06:29Eh oui, bien sûr, mais je pose la question.
06:31Bien sûr, je ne suis pas du tout dans la tête de Cédric Jubilard.
06:37Tout ce que je peux vous dire, c'est que lorsqu'on change comme ça de monture
06:41en cours d'instruction, en cours évidemment d'enquête,
06:47c'est qu'on a été déçus par ce qui a pu se passer.
06:51On a en tout cas été déçus par le résultat.
06:53Ce que je veux vous préciser, Jean-Paul, c'est important,
06:57c'est que les deux avocats qu'il avait avant,
07:00Emmanuel Franck et Alexandre Martin, se sont vraiment battus pour lui.
07:04Ils ont vraiment, comme on dit, mouillé la chemise.
07:06C'est-à-dire qu'ils ont amené plein de choses, ils ont essayé de faire basculer cette enquête.
07:11Bon, ça n'a pas suffi, il a été condamné.
07:12Donc, je pense que c'est une espèce de carte qu'il abat.
07:17L'actuel avocat qui va le défendre, c'est Pierre Dubuisson.
07:20Pierre Dubuisson, vous ne le connaissez peut-être pas,
07:23mais c'est une pointure du barreau tougousain.
07:26C'est quelqu'un qui a beaucoup, beaucoup d'expérience.
07:30Donc, voilà, on verra, on verra, Jean-Paul.
07:32Mais effectivement, il espère que ça va peut-être débloquer la situation.
07:37Mais vous, vous pensez que ça ne sera pas suffisant.
07:39Non, parce que, écoutez, j'ai eu la chance et j'ai eu l'expérience.
07:43J'ai été juré d'assise par deux fois, d'ailleurs.
07:46Ah, intéressant.
07:46Dans deux sessions différentes.
07:48C'est d'ailleurs très éprouvant, je dois le dire aux gens qui sont là.
07:51Il faut beaucoup écouter, il faut beaucoup réfléchir, il faut beaucoup répondre, il faut s'engager.
07:55Bien sûr.
07:56De toute façon, il faut bien savoir que lorsque les jurés se réunissent, et vous le savez très bien,
08:01il y a des paramètres de principe, qui est le bénéfice du doute, qui doit aller vers l'accusé.
08:07Tout à fait.
08:08Mais également l'intime conviction des jurés.
08:10Exact.
08:11Et donc, là, les jurés qui sont guidés, et je n'en dirai pas plus, ils sont vraiment simplement guidés,
08:17en tout cas, moi, j'ai eu cette chance-là dans les jurés par les magistrats professionnels.
08:23On va en toute platitude pour d'abord discuter entre eux, échanger leur point de vue,
08:28et refaire un peu, je dirais, le procès comme ils l'ont suivi.
08:33En plus, les jurés ont souvent trois questions.
08:36Un, sur la culpabilité.
08:39Deuxièmement, sur les circonstances certainement éventuelles.
08:41Et troisièmement, sur le quantum de la peine.
08:44Ce qui veut bien dire que le jugement qui est rendu, au nom du peuple français,
08:49par des citoyens français, a une très grande importance.
08:53Pour moi, aujourd'hui, dans cette affaire, comme j'ai pu la suivre,
08:57je pense que, et on parlait, en effet, du rôle des médias,
09:01qu'il y a eu beaucoup d'éléments, et que l'attitude même de M. Jubilard
09:04est tellement troublante, et sans vraiment d'avocat, ici, aussi, il participe,
09:11c'est qu'en fait, il tire une dernière carte.
09:13De toute façon, qu'est-ce qu'il a d'autre à faire ?
09:16Bien sûr.
09:16Je serai à sa place, qu'est-ce que je ferai d'autre ?
09:19Je me dis, tiens, j'ai tenté encore une chance,
09:21de toute façon, je pense que les frais d'avocat,
09:25ce n'est pas lui qui va pouvoir les payer.
09:26En conséquence de quoi, pourquoi ne risquerait-il pas le tout pour le tout ?
09:30Je suis d'accord avec vous, Cédric Jubilard, il est très difficile à défendre,
09:33très difficile.
09:34Moi, j'ai discuté beaucoup avec beaucoup d'avocats.
09:37C'est très compliqué, c'est une espèce de bloc de granit.
09:40On n'en tire pas grand-chose, et ça, c'est compliqué.
09:42Je voudrais prendre Serge.
09:43Serge, vous êtes avec nous ?
09:45Oui, bonjour.
09:46Serge, merci d'être avec nous dans cette heure du crime spécial auditeur.
09:49Vous nous avez appelé au 3210, Serge, Jubilard aussi ?
09:54Ça continue à vous intéresser ?
09:56Complètement, parce que comme les deux personnes sont intervenues avant moi,
10:00effectivement, il y a le fait que le corps de Delphine n'ait jamais été retrouvé.
10:04Oui, c'est la grande question.
10:05Et ça s'appelle un sérieux problème.
10:08Et je me suis vraiment passionné.
10:10Et à un moment, j'ai eu une idée, mais je ne sais pas ce qu'elle vaut.
10:15Ça s'appelle Cagnac-les-Mines.
10:17Et comme vous le disiez, il y a beaucoup d'endroits où on peut cacher un corps en réalité.
10:21Bien sûr.
10:21Ce que je vous propose, Serge, on marque une petite pause,
10:24parce qu'on a beaucoup parlé déjà.
10:26Mais on vous reprend tout de suite sur Jubilard.
10:283210, l'heure du crime spécial auditeur aujourd'hui.
10:47Vous nous appelez au 3210, évidemment.
10:51On vous répond sur les dossiers criminels passés récemment.
10:55On a parlé de Cédric Jubilard.
10:57Et on va rester un petit peu encore sur Cédric Jubilard avec notre auditeur Serge.
11:02Je vous ai un petit peu coupé la parole sur Cédric Jubilard.
11:04Mais pour vous, pourquoi c'est important cette affaire ?
11:06Et pourquoi ? Vous en parlez encore ?
11:08Alors, on a fait tellement de choses sur Cédric Jubilard.
11:11Eh bien, c'est important pour les enfants de Delphine et Cédric Jubilard.
11:14Parce qu'il est quand même très important qu'un jour...
11:18Alors, moi, je pense franchement qu'il est coupable.
11:20Ça, c'est bon.
11:21Il y a quand même de fortes présomptions.
11:23Mais ce qui est dramatique, c'est que les enfants, eux, n'ont pas d'endroit pour se recueillir sur
11:29le tombe pour leur loin.
11:31Et ça, c'est quelque chose de dramatique.
11:32Et je crois qu'il y a quelque chose à faire.
11:34Il faut vraiment, vraiment, à un moment, je ne sais pas comment, lui dire, mais au moins, parler.
11:41Voilà, il faut parler, il faut dire la vérité.
11:42Alors là, vous touchez un point extrêmement sensible, Serge.
11:46Effectivement, nous, on parle beaucoup des victimes dans l'ordre du crime.
11:48On pense aux enfants, évidemment.
11:50Voilà, les deux enfants de Cédric Jubilard.
11:54Non seulement, ils n'ont pas de lieu pour se recueillir sur la tombe de leur mère ou bien sur
11:58une dépouille quelconque.
12:00Le fait est, c'est qu'ils ont aussi un père qui est accusé de la pire des choses.
12:06Et moi, je me souviens qu'au procès, là, qui est passé il y a quelques mois, où il a
12:12été condamné, je vous cite simplement une phrase du petit Louis.
12:15Il a aujourd'hui 12 ans.
12:17Et il va dire, il n'appelle pas son père papa, il l'appelle Cédric.
12:22Et il dit, Cédric ne s'est pas occupé de moi ni de ma sœur.
12:26Cédric m'insultait beaucoup.
12:28Lorsque vous avez ce genre de témoignage devant une cour d'assises, c'est catastrophique.
12:33Effectivement, ça explique aussi la peine très lourde qu'il a eue.
12:36Je vous remercie beaucoup, Serge, pour votre intervention.
12:39C'était vraiment très bien.
12:40Continuez à écouter l'heure du crime.
12:41Et vous nous appelez aussi au 3210.
12:43On est aujourd'hui avec les auditeurs.
12:45On a la parole, les auditeurs de l'heure du crime.
12:48Bonjour, Evelyne.
12:49Bonjour.
12:50Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui dans l'heure du crime.
12:53Alors, on change complètement de sujet avec vous.
12:55L'affaire Pellico.
12:56Alors, l'affaire Pellico, elle est vaste.
12:58Effectivement, il y a eu Mme Pellico qui a beaucoup souffert de cette affaire.
13:04Il a été condamné pour cela, Dominique Pellico.
13:07Mais on en parle toujours de Dominique Pellico parce qu'effectivement, il y a autour de lui
13:12des soupçons de meurtre, des soupçons de viol.
13:16C'est bien ça, Evelyne.
13:18Tout à fait.
13:19Et puis, je pense que l'affaire Pellico.
13:23Alors, je rends hommage à Mme Pellico parce que son histoire m'a émue au-delà du raisonnable.
13:32Je pense qu'aujourd'hui, il y aura une affaire après Pellico.
13:38Mme Pellico a été un exemple.
13:41Et enfin, alors tout à l'heure, une auditrice parlait de suremballement médiatique.
13:45Oui.
13:46Alors, peut-être, mais je pense qu'aussi grâce au suremballement médiatique, nos politiques,
13:55nos responsables prennent conscience qu'il y a des choses à faire.
14:00De même, pour la petite Liana, il y aura avant Liana et il y aura après Liana.
14:06Et c'est pour ça que je rends hommage à Mme Pellico pour tout le courage qu'elle a eu.
14:12Parce qu'elle a eu le courage de dire les choses, de les expliquer.
14:18Elle a fait comprendre aux autres femmes qu'elles étaient victimes.
14:25Donc, elles pouvaient parler.
14:26Parce que maintenant, on va les entendre.
14:29On va surtout les écouter.
14:30Ce qui n'était pas le cas avant, à une époque.
14:33Et je suis complètement d'accord avec vous, Evelyne.
14:36Je partage totalement ce que vous dites, effectivement, aujourd'hui.
14:39Il y a un auditeur qui disait tout à l'heure que la justice était rendue au nom du peuple
14:42français.
14:43Le peuple français est en droit de savoir ce qui se passe.
14:47Aujourd'hui, il y a des manifestations devant des palais de justice, devant la chancellerie.
14:51Mais on comprend aussi cette émotion populaire après l'affaire de la petite Liana.
14:56Vous parlez de l'affaire Pellico.
14:58L'affaire Pellico qui n'est pas terminée, effectivement, Evelyne.
15:00Puisqu'il y a des choses en cours sur lui, sur Dominique Pellico.
15:05Il y a lui, mais il y a tous les prédateurs.
15:07Écoutez, quand on voit, parce qu'il n'y avait pas que des abrutis dans les gars qui ont agressé
15:12Mme Pellico.
15:14Il y avait quand même des gens sensés.
15:16Et ces gars qui vous disent, on ne savait pas qu'elle était droguée.
15:19Et on ne se rendait pas compte.
15:22Alors, bon, ce sont des grands délinquants.
15:26Y compris des délinquants en col blanc.
15:29Ce n'était pas que des abrutis, quand même.
15:33Ce que vous dites, c'est que Dominique Pellico, là, il est mis en examen.
15:37Il faut bien le savoir.
15:38Dans l'affaire Sophie Narme.
15:40Alors, je le dis en deux mots.
15:41C'est une agente immobilière.
15:42Elle avait 23 ans.
15:43On l'a retrouvé violée, tuée, évidemment.
15:48Étranglée avec sa ceinture et sa jupe.
15:50C'était en décembre 1991.
15:53Et puis, il a également été mis à examen, pardon, dans ce qu'on appelle l'affaire Marion.
15:57C'est un pseudo, Marion.
15:58C'est une jeune femme qui avait été violée à l'âge de 19 ans.
16:02Elle avait été droguée à l'éther.
16:04Et on soupçonne, effectivement, Dominique Pellico d'être impliquée dans ces deux cas.
16:08Ça voudrait dire, Evelyne, si je vous suis, qu'effectivement, ça ne s'arrête jamais, finalement.
16:14Quand ce genre de personne, de pervers, d'être haqué, commence quelque chose, il continue à violer.
16:23Mais c'est ce qui permet aux enquêteurs, parce qu'il y a un mode opératoire.
16:27Parce que ces gens se sentent invincibles.
16:31Et ils ont un mode opératoire qui a réussi une fois.
16:34Et c'est ce qui permet aux enquêteurs, en reliant les modes opératoires, d'arriver à les pister et à
16:40les suivre.
16:41Donc aujourd'hui, je me dis qu'avec l'intelligence artificielle, parce qu'à une époque, vous et moi, nous
16:47savions que les services de police, de gendarmerie, la magistrature, ne faisaient pas vraiment de connexion ensemble.
16:55On l'a vu pour Diana, avec le tribunal d'Ausse.
17:01Bon, voilà.
17:02Moi, j'ose espérer que toutes ces nouvelles technologies permettront à toutes les instances concernées de pouvoir relever des liens
17:12grâce à des modes opératoires identiques.
17:15Et on l'espère, évidemment, Evelyne, ça c'est très important.
17:18On va marquer une petite pause et puis on se retrouve dans un instant, toujours, sur l'affaire Pellico, qui
17:23vous passionne, parce qu'il y a beaucoup d'appels là-dessus, au 3210.
17:27Aujourd'hui, les auditeurs de l'heure du crime ont la parole, tout de suite.
17:50Les auditeurs de l'heure du crime ont la parole aujourd'hui.
17:52Vous nous appelez au 3210 et on parle crime ensemble.
17:54J'essaie de répondre à vos questions.
17:56S'il y en a, je vous écoute, évidemment.
17:57C'est une discussion.
17:59Il n'y a rien de formel dans tout ça.
18:00Alors, on a beaucoup parlé, à l'instant, avec Evelyne, de l'affaire Pellico.
18:06Bonjour, Katia.
18:08Bonjour, bonjour à tous.
18:11Merci beaucoup d'être avec nous dans cette heure du crime.
18:15L'affaire Pellico, vous aussi, ça c'est quelque chose qui vous marque et qui vous poursuit un petit peu,
18:20Katia.
18:20C'est quelque chose qui est extrêmement choquant, comme toutes les affaires qui sont liées à des viols.
18:28Mais là, un viol commis par son propre mari, avec la complicité d'autres hommes.
18:36Moi, j'avoue, je trouve qu'aujourd'hui, on vit dans un monde, mais je suis dépassée.
18:41Tout ce qu'on entend, c'est choquant.
18:44C'est choquant, je suis d'accord avec vous.
18:46Mais est-ce que, pour autant, c'est des choses qu'il faut raconter ?
18:49Vous êtes d'accord, Katia ?
18:51Parce que s'il n'y avait pas la parole, finalement, on ne serait pas au courant de tout ce
18:56qui se passe.
18:57Je pense que cette femme, elle a été très très digne et très courageuse, avec l'amour aussi de ses
19:03enfants.
19:04Parce que, grâce à, malheureusement, son expérience douloureuse,
19:09elle a fait ouvrir les yeux, j'espère, nos politiciens,
19:14la justice, pour prendre conscience de la gravité des faits.
19:18Exactement, et il faut savoir qu'on en parlait aussi,
19:21que Dominique Pellicot, il est encore soupçonné.
19:23Il y a des poursuites qui sont toujours ouvertes contre lui.
19:27Vous avez juste un petit mot avec vous, encore, Katia.
19:30Vous avez été surprise qu'on l'accuse, cet homme, de meurtre, Pellicot ?
19:37Surprise ?
19:39Parce que là, on passe à un autre stade.
19:41Il y avait les viols, mais là, maintenant, il y a un meurtre.
19:44Il est accusé d'un meurtre.
19:44Mais jusqu'où l'homme est capable d'aller ?
19:49Je trouve que c'est carrément extrême.
19:52L'être humain, aujourd'hui, on viole, on tue des femmes, des enfants.
20:00Rien ne bouge.
20:01Rien ne bouge.
20:02Alors, rien ne bouge, je ne suis pas sûr.
20:03Je suis un peu moins pessimiste que vous,
20:04parce qu'il y a des enquêtes qui avancent,
20:06il y a des enquêtes qui se débloquent, etc.
20:08Tout ça n'est pas, effectivement, gravé dans le marbre.
20:13Mais voilà.
20:14Donc, je vous remercie beaucoup, Katia.
20:16Merci à vous.
20:16Merci à votre équipe.
20:18Merci à vous d'être fidèle à l'heure du crime.
20:21Bonjour, Didier.
20:23Bonjour, Alfonso.
20:24J'espère que vous allez bien.
20:25Moi, je vous connais parce que je vous ai déjà vus à plusieurs reprises à RTL,
20:29parce que c'est moi qui a mené les gâteaux et tout ça.
20:32Donc, à chaque fois, je suis content de voir à fond.
20:34Vous êtes notre fournisseur de gâteaux, on ne va pas rentrer dans les secrets.
20:38Mon cher Didier, il y a le casse du Louvre.
20:42Alors, on en a énormément parlé, puis on n'en parle plus aujourd'hui.
20:46C'est exact.
20:48Mais moi, sincèrement, Alfonso,
20:50je ne comprends pas qu'un site aussi précieux
20:55ne soit pas sécurisé de fond en comble.
20:59Aujourd'hui, il existe des caméras.
21:02Même si on coupe le fil,
21:04il y a des batteries comme des piles.
21:07Donc, on peut faire ce qu'on veut.
21:09Comme par hasard, moi, je vais te dire sincèrement,
21:11elle pense pour moi.
21:13Pour moi, je pense qu'il y avait une complicité dedans.
21:16Ce n'est pas possible.
21:17On vienne avec une nacelle,
21:20on défonce les carreaux du dessus,
21:22on descend, on prend les bijoux et on s'en va.
21:25Alors, mon cher Didier, juste un mot là-dessus,
21:27parce qu'effectivement, ils sont restés 7 minutes dans le Louvre.
21:30Il y a les images, etc.
21:31On voit, c'est très spectaculaire.
21:32Il y a cette facilité d'accès.
21:34Tout ça a été relevé.
21:36Le fait est, c'est que les policiers qui travaillent là-dessus,
21:40ils sont des policiers très spécialisés, très pointus.
21:42Il y a eu beaucoup d'arrestations.
21:45En tout cas, il y a eu beaucoup d'auditions et d'interrogateurs.
21:47Il y a 4 mises à l'examen dans ce commando.
21:50Alors, évidemment, ce ne sont pas des personnes qui vont parler.
21:52Je vous le dis tout de suite.
21:53Ce sont des demi-celles.
21:56Ce sont vraiment des petits artisans de ce qui a pu se passer
22:01lors de ce casse étonnant.
22:03Mais, effectivement, pour l'instant,
22:06la police n'a pas trouvé de complicité à l'intérieur.
22:09Donc, voilà.
22:10Peut-être que ça viendra un jour,
22:11mais ces enquêtes, il faut le savoir,
22:12elles sont toujours très très longues.
22:15En tout cas, merci Didier d'avoir été...
22:17Je t'en prie Alphonse, à bientôt.
22:19A très bientôt, mon cher Didier.
22:23A très très bientôt.
22:24Alors, tout de suite, on va continuer avec le Louvre.
22:28Oui, puisque je vois que ça appelle sur le Louvre.
22:30Nicolas, bonjour.
22:31Bien, bonjour.
22:32Alors, vous nous appelez de Saint-Valérien,
22:36où je pense que la canicule règne aussi.
22:39Oui.
22:39Mon cher Nicolas,
22:41pourquoi vous vous intéressez à cette histoire
22:45avec des braqueurs qui sont très très bien organisés, c'est ça ?
22:48Oui, si cette histoire m'intéresse,
22:50parce que je suis professeur d'histoire-géographie,
22:52donc forcément, quand on touche au Louvre,
22:54on touche un peu à ma matière première.
22:56Oui.
22:57Et finalement, à ce qu'il fait notre patrimoine, notre âme,
23:00c'est vraiment la partie visible de quelque chose
23:03qui traverse les siècles
23:04et qui nous rend profondément français.
23:07Et malheureusement, on voit que ces bijoux-là
23:10et cette âme-là,
23:12les laisser comme peau de chagrin
23:13à la vindicité, à la merci de tout le monde.
23:17Et c'est malheureux qu'un site comme le Louvre,
23:20comme l'a rappelé l'auditaire précédent,
23:21qu'il ne soit pas protégé.
23:22Et malheureusement, les bijoux, pour moi,
23:24ils sont totalement perdus.
23:25Oui, c'est un trésor national qui a disparu.
23:28Totalement.
23:29Et on peut se poser des questions pour la suite.
23:31Quels sont les autres joyaux en péril ?
23:33Est-ce que ça ne va pas donner à d'autres
23:35l'envie de faire la même chose,
23:37de façon organisée ?
23:38Je suis d'accord avec vous, Nicolas.
23:39Il faut savoir que les vols dans des musées,
23:41c'est vraiment...
23:43Ça remonte dans la nuit des temps.
23:45Donc voilà.
23:46Effectivement, là, je lisais récemment
23:49un petit ouvrage consacré au vol dans les musées.
23:52On le mettra sur le site, d'ailleurs,
23:54de l'heure du crime,
23:55parce que c'est un petit ouvrage très intéressant.
23:57Il parlait notamment de la Joconde.
24:00Le vol de la Joconde, à une époque,
24:02dans les années 1900,
24:04c'est tout à fait passionnant.
24:05Donc, ce n'est pas nouveau.
24:06Et ce qui n'est pas nouveau non plus,
24:07c'est que les musées soient très mal protégés.
24:09Hélas, on peut le déplorer,
24:10mais là, c'est vraiment une démonstration
24:12la plus absolue.
24:14Mais c'est ça,
24:14plus tout l'état de notre patrimoine en France.
24:16On se rend compte qu'il y a un laissé-aller,
24:19mais qu'il y a au manque de moyens, surtout.
24:21Oui, bien sûr.
24:22On est un peu comme une espèce de carcasse
24:24sur laquelle toutes les charognes
24:25viennent se livrer.
24:26Moi, c'est vraiment cette impression peut-être extrême
24:28que ça me laisse, à un moment donné.
24:29Comment est-ce qu'on fait pour protéger
24:31ce qu'il nous reste
24:32et ce qu'on peut transmettre ?
24:33C'est une très, très grande question.
24:35Très vaste question financière, d'abord, politique aussi.
24:38Mais effectivement, les musées,
24:40ils ont toujours été un peu les parents pauvres
24:42de ces attaques.
24:44En musée, ce n'est pas fait pour ça.
24:45Ce n'est pas une forteresse, en musée.
24:46On doit pouvoir y entrer librement, etc.
24:49Mais ce n'est pas le cas.
24:49Aujourd'hui, ça devient très compliqué.
24:51Et c'est le site le plus visité de France.
24:53Bien sûr.
24:54Et bien sûr.
24:55Eh bien oui.
24:55C'est très fou.
24:56Vous enlevez le Versailles, vous enlevez le Louvre.
24:58Il n'y a plus personne en France.
24:59Et puis, c'est un site international.
25:01Effectivement, c'est un des miroirs français.
25:04Merci beaucoup, Nicolas.
25:06Jean-Pierre, un petit mot, vous aussi, sur le Louvre.
25:08Quelle est votre question ?
25:10Ah ben écoutez, ma question, elle est toute simple.
25:12Est-ce que vraiment, on va retrouver ces fameux bijoux ?
25:16Parce que, je me souviens, c'était Mme Rachida Dati
25:19qui était ministre de la Culture à l'époque.
25:22Et tout le monde, nos gouvernants, nous avaient dit
25:24qu'il n'y a pas de problème, on est dessus, on va trouver ça.
25:26On a eu quand même des vidéos qui montraient ces gars-là en moto
25:30dans un garage, ils redonnaient les bijoux, je crois,
25:33à un gars qui avait une camionnette.
25:35C'est pas mal de choses.
25:36Et pour l'instant, permettez-moi de vous dire,
25:38on ne trouve rien.
25:39Et ça, c'est quand même inquiétant, quoi.
25:42Oui, effectivement, je suis tout à fait d'accord avec vous.
25:44C'est inquiétant, c'est compliqué,
25:46les affaires de cambriolage et tout.
25:48Je vous conseille, Jean-Pierre,
25:51si cet été, vous avez envie de lire un bouquin intéressant,
25:54si vous vous intéressez au cambriolage dans les musées,
25:56il faut absolument lire un petit livre
25:58qui s'appelle « Cambriolage au musée.
26:0010 vols, 10 pays », c'est signé Philippe Devant, je crois.
26:06Donc, effectivement, voilà.
26:07C'est un petit livre qui est très instructif là-dessus,
26:11sur ce qui peut se passer dans les musées.
26:14Bonjour, Hervé.
26:17C'est Philippe, parle le prénom.
26:19Hervé, Hervé.
26:21Est-ce qu'il est avec nous, Hervé ?
26:22Oui, enfin, le prénom, c'est Philippe, c'est mon nom de famille.
26:25Ah, le prénom, c'est Philippe.
26:26J'avais Hervé, excusez-moi.
26:29Philippe, vous nous appelez sur l'affaire Gilles Andrué.
26:34Alors, je vais vous en dire juste un petit mot.
26:36Parce que je connais très bien Jean-Claude Andrué,
26:38on l'avait reçu dans notre émission,
26:41dans l'heure du crime, qui est consacrée à la mort de son fils.
26:44On salue Jean-Claude Andrué.
26:46C'est un homme qui a beaucoup souffert.
26:48C'est un type formidable.
26:49Je pense.
26:50Et voilà, on lui envoie tout notre bonjour et notre amitié.
26:54Gilles Andrué, c'était le petit prince des échecs,
26:56champion surdoué.
26:57On va le retrouver battu à mort.
26:59Il avait 37 ans.
27:00On va le retrouver dans une espèce de ruisseau
27:02près de Saul et Chartreux.
27:04C'était dans l'Essonne.
27:06Pourquoi elle vous a marqué, cette histoire ?
27:08Je vais vous mettre le dire.
27:09Parce qu'il a été retrouvé dans le ruisseau,
27:12dans le Saul et Chartreux.
27:14Et c'est la proximité géographique,
27:15puisque j'habite à côté.
27:17À côté, d'accord.
27:19Ça m'a fait penser à ça.
27:20Et puis, je me souvenais de Jean-Claude Andrué,
27:25quand il était venu chez vous, je suppose.
27:26Oui, oui, tout à fait.
27:27Et il était très touchant, vous vous souvenez ?
27:29Absolument.
27:30Absolument.
27:31C'était quelque chose d'assez dur à entendre, d'ailleurs.
27:35On avait passé, effectivement, un moment de beaucoup d'émotions
27:38avec Jean-Claude Andrué, effectivement, sur cette affaire.
27:43Alors, ça a été une très longue histoire.
27:44Il y a eu des suspects.
27:45On ne va pas revenir là-dessus.
27:46Au final, les personnes ont été...
27:48Moi, je vous pose juste la question.
27:50Allez-y.
27:51De savoir si, justement, l'affaire n'a pas été plus loin.
27:53On n'a jamais su, en fait, qui vraiment avait agressé Gilles.
27:58Et je me suis posé la question de savoir si,
28:01du fait du caractère de la victime,
28:05l'affaire ne s'est pas arrêtée, justement,
28:07du fait de l'état civil de la victime.
28:12On s'est dit, c'est un triste...
28:13C'est un triste...
28:16Voilà, et on arrête là, quoi.
28:18Oui, je rejoins un peu ce que vous dites.
28:20Parce qu'effectivement, on s'en est un peu, entre guillemets,
28:22foutu de cette histoire.
28:24C'est-à-dire qu'elle n'a pas eu l'attention qu'elle aurait dû avoir.
28:27Après tout, on s'est dit, bon,
28:28il avait des mauvaises fréquentations.
28:31Voilà, c'est un fils à papa, etc.
28:34Il cherchait de l'argent.
28:36C'est un pauvre gars, etc.
28:38Puis on a laissé un peu tomber l'affaire, effectivement.
28:40Alors que l'affaire, elle a en contenu
28:42une dimension dramatique terrifiante.
28:45Et puis finalement,
28:46également d'accord avec vous, Hervé,
28:48on n'a pas la vérité.
28:49Et ça, en matière criminelle, c'est toujours terrible.
28:52On a abordé des affaires qui étaient importantes, certes.
28:56Mais celle-ci me paraissait justement
28:59avoir ce caractère d'enquête,
29:04on ne va pas dire bâclé.
29:06Oui, une enquête tout simplement malmenée.
29:09Mais du fait de l'état de la victime.
29:12Pas du fait des éléments qu'ils avaient.
29:14Bien sûr, bien sûr.
29:15Je suis d'accord avec vous.
29:17Écoutez, Hervé, merci beaucoup
29:18de nous avoir parlé de l'affaire André.
29:20Ce n'était pas au programme, vraiment.
29:21Je vous avoue que là, vous nous surprenez.
29:23Mais c'est comme ça, les auditeurs nous écoutent
29:26et il y a des affaires qui les marquent.
29:27C'est très, très bien de nous avoir appelés au 3210.
29:30Mon cher Hervé, on se retrouve tout de suite
29:33dans les auditeurs de l'heure du crime.
29:35On a la parole au 3210.
29:37Je vous dis ça tout de suite.
29:52Les auditeurs de l'heure du crime ont la parole.
29:53Vous nous appelez au 3210
29:54et puis on parle évidemment de crime.
29:56On parle des affaires qui vous ont marquées
29:58ou des affaires peut-être même anciennes
30:00qui vous ont marquées.
30:02Vous avez envie d'échanger là-dessus.
30:03Je vous écoute et puis on en parle.
30:05On est ensemble dans cette heure du crime.
30:08Bonjour Farah.
30:10Bonjour.
30:10Merci beaucoup Farah d'être avec nous aujourd'hui
30:13dans l'heure du crime, auditrice de l'heure du crime.
30:16Alors, c'est une affaire un peu particulière
30:18dont vous avez envie de parler, Farah.
30:22C'est l'affaire Finitzi.
30:23Alors, Finitzi, pour ceux qui ne connaissent pas,
30:25c'est un streamer de 21 ans.
30:28Et puis, on se souvient, ça a fait beaucoup de bruit.
30:31Il a piégé sur Twitch, c'est un réseau.
30:34Il a piégé un pédophile
30:36parce qu'il a réussi à transformer son apparence
30:39en un avatar d'adolescente.
30:41C'est-à-dire que la personne, le pédophile
30:44qui était au bout du fil, pensait qu'il parlait
30:46à une jeune fille, une adolescente de 14 ans.
30:49Et en fait, c'était Finitzi qui avait piégé cet homme.
30:53C'est bien ça, Farah ?
30:55C'est bien ça, oui.
30:57Qu'est-ce qui vous a interpellé dans cette histoire ?
30:59Qu'est-ce qui vous a marqué ?
31:01Est-ce que vous en tirez une leçon ?
31:02Parce qu'on est un peu à la limite de la légalité
31:04avec cette histoire.
31:06Je précise que le pédophile,
31:07il a fini par se rendre
31:08parce que son visage circulait sur tous les réseaux
31:12et il a fini par se rendre.
31:13Effectivement, il a été, entre guillemets, neutralisé.
31:16C'est bien ça.
31:17En fait, moi, ce qui m'interpelle,
31:18c'est tout l'engouement médiatique qu'il y a eu après
31:21et aussi toutes les questions qui se sont posées
31:23parce que, certes, c'est une façon de faire
31:26qui n'est pas commune.
31:28Et on a beaucoup, du coup, questionné la forme,
31:33mais moins le fond.
31:34Et du coup, en fait, je voulais en parler
31:36parce qu'aussi, ça rejoint l'affaire Liana
31:38où il n'y avait pas assez d'agents
31:41pour pouvoir gérer toutes ces affaires.
31:43L'Offmin dit qu'ils ont enregistré
31:45181 700 signalements en 2025.
31:49Et aujourd'hui, en fait, on n'a pas assez d'agents,
31:50malheureusement, pour pouvoir gérer
31:51toutes ces affaires-là.
31:52Et donc, cette nouvelle branche, on va dire,
31:56de personnes qui travaillent avec des associations
31:57et en étroite collaboration
31:59avec les forces de l'Ordre,
32:00c'est peut-être une nouvelle façon aussi
32:02de faire de la présomption
32:03et aussi de montrer aussi aux jeunes
32:05qui consomment beaucoup ces contenus
32:06de faire attention avec qui ils parlent sur Internet.
32:09Bien sûr.
32:10Voilà, c'est toute une nouvelle façon,
32:12c'est toute une nouvelle type, on va dire, de justice,
32:14même si beaucoup de choses
32:16ne sont pas dans la légalité.
32:17Il a été reproché pour, en tout cas,
32:19le streamer, le fait qu'il montre les visages,
32:22alors que d'autres streamers
32:23qui font la même chose,
32:26comme M. Fox, lui, ne montre pas les visages,
32:28fait bien attention à tout ça
32:30et recoupe le maximum de données.
32:32Et du coup, voilà, c'est cette affaire-là
32:33qui m'intéressait parce que, voilà,
32:35c'est une nouvelle façon de faire.
32:36Alors, il y a plein de choses dans ce que vous dites
32:38et c'est extrêmement intéressant
32:40parce que là, effectivement,
32:40on bascule un petit peu dans une dimension actuelle
32:44avec, effectivement, de nouveaux réflexes,
32:46une nouvelle attitude face au crime.
32:49Il y a plein de choses.
32:50Vous dites, c'est bien que ce soit encadré
32:52par des associations.
32:53Je suis d'accord avec vous.
32:55Je pense que c'est des choses
32:56qu'il faut que ce soit encadré.
32:57On ne peut pas, comme ça,
32:58ouvrir des chasses à l'homme, entre guillemets,
33:01comme ça, sur les réseaux,
33:02de manière trop, trop libérée, j'ai envie de dire.
33:06Donc, ça, c'est très bien que ce soit encadré.
33:08Ensuite, il faut savoir que cette méthode,
33:10cette méthode de piège,
33:12elle existe avec les forces de l'ordre.
33:15Voilà, les gendarmes, les policiers,
33:17ils ont des services spécialisés
33:20où on essaie de piéger, entre guillemets,
33:24des pédophiles.
33:25Donc, effectivement, on se fait passer
33:26pour une jeune fille, un petit garçon, etc.
33:29Et il y a eu beaucoup d'arrestations
33:31dans ce sens-là.
33:32Je suis d'accord avec vous.
33:33Il faut que ce soit encadré, Farah.
33:35Vous êtes d'accord avec ça ?
33:36Oui, oui, il faut que ce soit encadré.
33:37C'est pour ça que les associations
33:39n'embauchent pas tout et n'importe quoi.
33:41Ils font des formations.
33:43Il y a bien surtout l'aspect judiciaire
33:44que les gens ne comprennent pas.
33:45Bien sûr.
33:46C'est facile de faire un live,
33:47de trouver des pédophiles
33:48et de se dire, c'est bon, on peut l'arrêter.
33:50Mais non, derrière, il y a une justice.
33:51Il faut des preuves qui soient recevables.
33:53Et pour qu'elles soient recevables,
33:54il y a plein de choses.
33:55Et d'ailleurs, l'association pour laquelle
33:57Finizi travaille, qui est 211 organisations,
34:00dit bien qu'ils vont documenter,
34:04ils vont alerter, transmettre les éléments étiles
34:06dans le cadre de la protection de l'enfance,
34:09signaler en coopération avec les forces de l'ordre
34:10et qu'eux, jamais, ils vont inciter.
34:12Il y a tout un discours,
34:13et ça, on le voit dans les lives,
34:15le discours qu'il ne faut jamais inciter, en fait.
34:17Bien sûr.
34:18Et de toute façon, c'est interdit.
34:20Lorsque vous incitez, effectivement,
34:21c'est une provocation
34:22et c'est interdit par la loi.
34:24Mais je suis d'accord avec vous,
34:25il faut encadrer tout ça.
34:27Et vous avez cité l'association 211 organisations.
34:31C'est une association qui est récente.
34:32Elle est active depuis avril 2025.
34:34Et ils font un bon boulot.
34:36Ils font un bon travail.
34:38Donc, il faut saluer ce genre d'initiative,
34:40à condition, encore une fois,
34:42de faire attention
34:44et que tout ça soit vraiment encadré
34:46et que ce soit fait avec des personnes
34:48tout à fait responsables.
34:49Merci beaucoup, Farah, pour votre appel.
34:50Avec plaisir. Merci à vous.
34:51C'est très gentil à vous d'avoir appelé, Farah.
34:54On retrouve notre auditeur aujourd'hui
34:56dans l'heure du crime
34:57et on change de sujet.
34:58Bonjour, Florian.
34:59Bonjour, Jean-Alphonse.
35:00Comment allez-vous ?
35:01Ça va bien et vous, mon cher Florian ?
35:03Ça va très bien.
35:04Voilà.
35:04Alors, je voulais nous parler de Martin Ney.
35:07Alors, Martin Ney, pour ceux qui ne le connaissent pas,
35:10il a été condamné devant la cour d'assises à Nantes.
35:16C'était le 19 mai au 4 juin 2026.
35:19C'est tout récent.
35:20Il a été condamné à la perpétuité
35:22avec une peine de sûreté de 22 ans
35:24pour la mort du petit Jonathan Coulon.
35:27C'était un petit garçon
35:28qui a été enlevé dans un centre de vacances
35:30à Saint-Brévin-les-Pins.
35:32Il avait 10 ans.
35:33Et effectivement, on va retrouver son corps
35:34un peu plus loin dans les marées de Guérande.
35:37Pourquoi, Florian ?
35:39Pourquoi cette histoire aujourd'hui ?
35:41Alors, il y a deux raisons.
35:42D'une part, pour une histoire, je dirais,
35:45demi-personnelle.
35:46Alors, moi, je suis sensiblement plus jeune
35:48que le petit Jonathan Coulon,
35:49en tout cas à l'époque.
35:50J'ai trois ans de moins.
35:51J'ai été en vacances de mer
35:52à Saint-Michel-Chêchef en 2005.
35:55Donc, je pense que vous voyez où ça se situe.
35:57On n'est pas très loin des lieux dits.
35:59Pas très loin, effectivement.
36:00Et quand j'en ai entendu parler plus tard,
36:02bon, ça m'a fait un peu un électrochoc
36:03parce que je me suis dit,
36:04bon, j'avais la même bouille.
36:06Voilà, j'aurais pu être comme cet enfant.
36:10Enlevé.
36:11Tout à fait, exactement.
36:12C'est d'ailleurs, vous avez raison
36:14de parler de cette histoire, Florian,
36:15parce que c'est un cauchemar, cette histoire.
36:17C'est un cauchemar pour tous les parents.
36:19C'est-à-dire que le petit garçon,
36:21il se couche dans cette...
36:22Ce n'est pas une colonie de vacances,
36:23mais c'est un centre aéré,
36:25une espèce de centre aéré
36:26où les gamins viennent comme ça
36:27prendre l'air près de la mer.
36:29Et puis, le matin, il n'est plus dans son lit.
36:32Donc, c'est une épouvante.
36:34C'est une horreur.
36:35Et moi, ce qui me touche, Jean-Alphonse,
36:37d'autant plus dans cette histoire,
36:38on a vu...
36:39On ne pourrait pas appeler ça une satisfaction
36:41parce que...
36:42Bon, là, les parents, voilà,
36:43ils ont appris qu'ils étaient condamnés.
36:44Mais ce genre d'individus,
36:45on les connaît assez bien.
36:46Tant qu'ils ne sont pas acculés
36:47par des preuves, on va dire,
36:48physiques ou matérielles,
36:49ne diront rien.
36:51C'est exactement le cas pour Martine Né.
36:54Continuez, mon chat Florian.
36:56Allez-y.
36:56Merci beaucoup, Jean-Alphonse.
36:58Ce qui me touche vraiment,
36:59c'est de voir, en fait,
37:02qu'ils n'auront pas de réponse.
37:03Et moi, j'aurais voulu,
37:04comme chacun, qu'ils soient un peu,
37:06je ne dirais pas apaisés, mais...
37:08Oui, mais Martine Né, voilà,
37:10encore une fois,
37:11on parlait de Jubilard tout à l'heure.
37:13Martine Né, il ne dit rien.
37:16Il ne dit rien.
37:17Il va simplement dire à son procès,
37:19il dit, je vois des ressemblances.
37:21Quand on lui dit, mais quand même,
37:22c'est le même mot d'opérateur.
37:23Parce que Martine Né,
37:24ce n'est pas un seul meurtre qu'il a fait.
37:26Il y en a trois, déjà, en Allemagne,
37:28à son actif,
37:28et toujours dans les mêmes situations,
37:30dans des centres de vacances, etc.
37:32Donc, le mot d'opérateur,
37:33il est identique.
37:34Il va dire, je vois des ressemblances,
37:36mais je maintiens que je n'ai rien à voir.
37:38Et comme ça, jusqu'au bout,
37:39il va dire, je maintiens que je n'ai rien à voir.
37:41J'avais lu les procès-verbaux
37:43devant le juge d'instruction.
37:45Je peux vous dire qu'effectivement,
37:46c'est un chemin de croix
37:48pour le magistrat instructeur.
37:50Parce que la personne ne lâche absolument rien.
37:53Merci beaucoup, Florian.
37:54On se retrouve, évidemment,
37:55dans l'heure du crime.
37:56Je sais que vous êtes un auditeur fidèle.
37:58Et puis, nous, on se retrouve
37:59dans les auditeurs de l'heure du crime.
38:02On a la parole au 30 du 10,
38:04tout de suite.
38:04Toute la journée,
38:06RTL vous accompagne.
38:13RTL.
38:15Votre radio.
38:1714h-15h.
38:19Jean-Alphonse Richard sur RTL.
38:21Une heure du crime.
38:23Et on se retrouve
38:24dans cette heure du crime
38:26spécial auditeur en la parole.
38:28Les auditeurs de l'heure du crime,
38:29vous nous appelez au 30 du 10.
38:30Vous êtes très nombreux
38:30aujourd'hui à nous appeler.
38:32Et je vous en remercie
38:33parce qu'il me fait vraiment
38:34très plaisir de parler avec vous.
38:36Vous écoutez souvent
38:37tout au long de l'année
38:38et souvent en podcast,
38:40ce qui est une bonne chose.
38:41On a des très bons résultats
38:42et on est content.
38:43Mais je suis très, très heureux
38:45effectivement d'être avec vous,
38:46en direct avec nous
38:47pour échanger.
38:50Bonjour Stéphanie.
38:51Oui, bonjour.
38:53Stéphanie,
38:53vous nous appelez de Paris,
38:55je crois d'ailleurs.
38:56Voilà, c'est ça.
38:56C'est bien ça.
38:58Stéphanie, alors,
38:59je suis très heureux
39:00de l'affaire
39:01dont on va parler
39:02tout de suite avec vous.
39:04C'est l'affaire Méchino.
39:06L'affaire Méchino,
39:07je ne suis d'ailleurs
39:08pas surpris
39:09que ça vous intéresse
39:10parce qu'elle nous intéresse,
39:11nous, dans l'heure du crime,
39:11au plus haut point.
39:13Oui, vous avez d'ailleurs
39:14souvent évoqué cette affaire
39:17qui est vraiment
39:18avec une atmosphère
39:19qui a inspiré Chabrol.
39:21C'est impressionnant.
39:23C'est exactement ça.
39:24En deux mots,
39:25puis je vous donne la parole
39:25évidemment tout de suite.
39:26Dans la nuit du 24 au 25 décembre 1972,
39:30la nuit de Noël évidemment,
39:31toute la famille Méchino,
39:32Jacques, il a 31 ans,
39:34son épouse Pierrette,
39:35elle a 29 ans,
39:36leurs deux fils,
39:377 ans, Eric,
39:38et Bruno, 4 ans,
39:39ils disparaissent.
39:40On ne va plus jamais
39:41les retrouver.
39:42Ils avaient fêté le réveillon
39:44chez des amis à Cognac.
39:46Ce n'est pas très loin
39:47de l'endroit du village
39:48où ils vivaient.
39:50Et effectivement,
39:50ils ont disparu.
39:51Ça, c'est très frappant
39:53parce qu'une disparition,
39:54une personne qui disparaît
39:55toute seule,
39:56c'est déjà très inquiétant
39:58et ça fait beaucoup.
39:59Mais là, toute une famille,
40:01c'est rarissime, Stéphanie.
40:03C'est unique en France,
40:04je crois.
40:04Exactement.
40:06C'est donc une famille entière.
40:07Donc, le Colcaise,
40:10vous nous avez annoncé
40:10qu'il reprenait l'affaire.
40:12Exact.
40:13Et est-ce que vous pensez
40:15que finalement,
40:17ça va aboutir ?
40:18Parce qu'il y a eu
40:18quelques pistes.
40:19Vous aviez expliqué
40:20Claude,
40:21après Momo,
40:24le voisin.
40:25Oui, il y a eu
40:26beaucoup de pistes.
40:27Il y a eu un amant,
40:28un amant de l'épouse.
40:30Il y a eu quelqu'un
40:31qui habite pas très loin
40:32de la maison.
40:34On s'est beaucoup interrogé
40:36sur les uns et les autres,
40:38effectivement,
40:39mais sans jamais trouver
40:41quoi que ce soit.
40:42Alors, quand vous vous dites
40:43est-ce qu'on va trouver ?
40:44Ce qu'il faut trouver absolument,
40:45évidemment, les corps,
40:47je ne suis pas sûr
40:48qu'on les découvre un jour,
40:49etc.
40:51Peut-être la voiture,
40:52parce que la Simca 1000...
40:54Voilà, c'était une Simca.
40:56Ce n'est pas une Simca 1000,
40:57c'est un modèle un peu différent,
40:58mais c'est une Simca 1100.
41:00Mais la Simca,
41:02effectivement,
41:03elle a disparu,
41:05corps et bien,
41:06j'ai envie de dire.
41:07Alors, on a beaucoup fouillé
41:09dans la Charente,
41:10dans cette rivière
41:11qui est très tumultueuse.
41:13C'est une rivière
41:14qui est très puissante.
41:15On sait qu'elle peut bloquer
41:16comme ça des véhicules
41:18au fond du courant.
41:20On n'a absolument rien trouvé.
41:22Moi, je pense qu'avec
41:23les méthodes modernes,
41:24aujourd'hui,
41:25on va peut-être
41:26se rapprocher d'une vérité.
41:28Je ne dis pas la vérité,
41:29mais on va se rapprocher
41:30d'une vérité.
41:30Il faut faire confiance
41:32au pôle des cold cases.
41:33On avait reçu,
41:34avec nous,
41:35qui nous avait beaucoup parlé
41:36de cette histoire,
41:37Marie-Céline Lavris,
41:38qui est une des procureurs
41:40de la République
41:41au pôle des cold cases,
41:42procureur de la République
41:43adjoint.
41:44Et effectivement,
41:45il y a beaucoup
41:47de volonté
41:47de la part du pôle des cold cases
41:49de trouver.
41:49Est-ce que ça suffira ?
41:50Je ne sais pas, Stéphanie,
41:51mais en tout cas,
41:52il y a peut-être
41:53une vérité qui se dessinera.
41:54Oui,
41:55l'espoir de percer
41:55le mystère,
41:57oui,
41:58parce que,
41:59ne serait-ce que pour
41:59les enfants,
42:01parce que,
42:02c'est quand même un fou
42:03que ces deux petits bouts de chou
42:05ont disparu.
42:06En tout cas,
42:07merci beaucoup,
42:08parce que justement,
42:08ce sont des histoires
42:10qu'on ne connaissait pas,
42:11et grâce à votre émission,
42:12grâce à vous,
42:14on les découvre.
42:15Ah bah écoutez,
42:16on est là pour ça,
42:17on est là pour servir
42:18les auditeurs,
42:18et vous êtes avec nous,
42:19et vous nous écoutez,
42:20c'est très sympa
42:21d'avoir appelé Stéphanie,
42:22restez fidèle
42:23à l'émission
42:24à l'heure du crime.
42:25Bonjour Alain.
42:27Bonjour.
42:27Merci beaucoup,
42:28un petit mot avec vous.
42:30Bah alors,
42:31c'est incontournable,
42:31j'ai envie de dire.
42:32Xavier Dupont de Ligonnès,
42:34encore lui,
42:34j'ai envie de dire,
42:35et toujours lui.
42:37Pourquoi ?
42:38Vous n'en avez pas
42:39un petit peu marre,
42:39Alain,
42:40de Xavier Dupont de Ligonnès ?
42:42Bah pas du tout,
42:43non,
42:43je trouve que c'est une intrigue
42:44quand même assez,
42:45c'est quand même
42:46quelque chose de très bizarre.
42:47Moi,
42:47je me suis posé
42:47beaucoup de questions,
42:48et je m'en pose encore.
42:49Il y a des choses
42:50qui ont été relevées
42:50sur des points,
42:52enfin voilà,
42:52je suis très terre-à-terre,
42:53donc quand vous voyez
42:55qu'un monsieur
42:55qui est ruiné,
42:57qui demande de l'argent
42:57à sa maîtresse,
42:59qui tue normalement,
43:00voilà,
43:01qui tue tout le monde
43:01et qui se barre comme ça
43:03et on pense qu'il est mort,
43:04moi je pense pas,
43:05je pense que c'est
43:05un machiavillissement intelligent,
43:07il a bien prévu son coup,
43:09d'abord pour faire,
43:10pour disparaître,
43:11il faut beaucoup d'argent
43:12et je pense qu'il avait
43:13de l'argent
43:13qu'il a mis de côté
43:14parce que quand vous allez
43:15manger dans un restaurant
43:16étoilé alors que vous avez
43:18assassiné toute votre famille
43:19et que moi,
43:20moi,
43:20mon banquier,
43:21en tant que commerçant,
43:23si demain je travaille pas,
43:24il faut plaider vive,
43:25comment il a fait ?
43:26Alors écoutez,
43:27là on peut s'interroger,
43:28on peut se dire,
43:29c'était peut-être aussi
43:29les dernières cartouches
43:30en quelque sorte,
43:31sans mauvais jeu de mots.
43:34Effectivement,
43:34il a dîné ce soir-là
43:35dans des restaurants,
43:37il a mené un petit peu
43:38la grande vie
43:39pendant quelques jours,
43:40mais après tout,
43:40peut-être après,
43:41il n'y avait plus du tout
43:42d'argent.
43:43Je vous rappelle quand même,
43:44Alain,
43:45que lorsqu'on le voit
43:47disparaître,
43:48il est dans un hôtel
43:48des plus modestes
43:49et c'est un petit peu fini
43:52les grands restaurants,
43:52etc.
43:53Ah oui,
43:54à la fin,
43:54oui,
43:54à la dernière hôtel,
43:56oui.
43:56Oui,
43:56mais vous pensez,
43:57Alain,
43:58vous dites,
43:58c'est intéressant ce que vous dites,
44:00vous dites,
44:00c'est un plan machiavélique,
44:02c'est vrai qu'il a beaucoup
44:03organisé tout ça,
44:04il a beaucoup écrit,
44:05il en a beaucoup parlé
44:06à des amis proches
44:07qu'on n'a sans doute pas
44:08assez interrogé
44:09dans cette histoire,
44:10ça c'est une autre chose.
44:12Mais vous pensez
44:13qu'il est toujours vivant ?
44:15Je pense qu'il est toujours vivant,
44:16regardez le nombre de fois
44:17qu'il a changé de visage,
44:18avec barbe,
44:19sans barbe,
44:20rasé,
44:20pas rasé,
44:21avec lunettes,
44:21sans lunettes,
44:23il s'entraînait.
44:25Je ne sais pas comment
44:26on peut dire ça,
44:26mais il s'entraînait.
44:28Moi,
44:28je dis qu'il a prévu son coup
44:29et on parle des Etats-Unis,
44:31on parle de beaucoup
44:31de choses comme ça,
44:32mais vous savez,
44:34comme je vous ai dit,
44:34pour disparaître,
44:35il faut des gens
44:37autour de soi.
44:38je pense qu'il faut
44:39des aides,
44:41il faut,
44:42on ne peut pas disparaître
44:43comme ça,
44:43mais c'était un garçon
44:44intelligent,
44:45tout le monde le dit.
44:48Attendez,
44:48on n'a jamais retrouvé
44:49son corps,
44:50moi je ne sais pas,
44:50moi si je tue ma famille,
44:52je n'ai pas envie
44:53de passer pour un tueur
44:55à gage
44:55ou un tueur assis
44:56à ça,
44:57donc je mets un mot,
44:58je vais me retrouver
45:00à tel endroit,
45:00il n'a rien eu,
45:01il n'a rien,
45:02on ne sait pas où il est.
45:03Oui,
45:03c'est ça,
45:03c'est la grande question,
45:04effectivement,
45:05mais vous avez raison,
45:06sur l'intelligence
45:07du personnage,
45:08c'est vraiment
45:10très étonnant.
45:10Juste un petit mot
45:11avec vous,
45:12Nathalie,
45:13sur le même sujet,
45:14merci Alain,
45:15merci beaucoup
45:15d'avoir été avec nous.
45:16Merci,
45:17à très bientôt,
45:17restez fidèles
45:18à l'heure du crime.
45:19Nathalie,
45:19un petit mot,
45:20très court,
45:21on arrive au bout
45:21de l'émission,
45:22dites-moi.
45:23Xavier Dupont-Ligones.
45:24Ça va aller très vite,
45:25bonjour Jean-Alphonse.
45:26Bonjour.
45:26Moi je voulais simplement,
45:28je me pose la question,
45:31comment un homme
45:32a pu comme ça
45:35disparaître
45:35de la surface
45:36de la Terre ?
45:36C'est la question
45:37que je me pose
45:38tous les jours,
45:38je me dis,
45:39mais c'est pas possible.
45:40Il est parti
45:40dans un pays
45:42duquel il ne peut pas
45:43être extradé,
45:44il a fait de la chirurgie
45:46esthétique,
45:47il a changé de vie,
45:49c'est pas possible
45:50autrement.
45:51Ou alors il est mort.
45:52Ou alors il est mort.
45:53Moi je pense
45:54qu'il est mort,
45:54je vous le dis doucement
45:55comme ça,
45:55mais ça c'est juste
45:58mon avis.
45:59mais après les disparitions,
46:03effectivement ça fait
46:03fantasmer les disparitions,
46:05on se pose quand même
46:06beaucoup de questions,
46:07c'est toujours,
46:08et c'est évidemment le cas
46:09avec Xavier Dupont
46:10de Ligonesse.
46:11On voulait quand même
46:12en parler un petit peu
46:12de Xavier Dupont
46:13de Ligonesse.
46:14Merci beaucoup Nathalie
46:15et restez fidèles
46:17évidemment à l'heure du crime.
46:18Mais je le suis,
46:18je le suis.
46:19Voilà,
46:19merci à tous les auditeurs
46:21qui étaient aujourd'hui
46:22les invités
46:23de l'heure du crime.
46:23Merci aux standardistes
46:25et à l'équipe de l'émission,
46:27rédactrice en chef
46:28Justine Vigneault,
46:29préparation Ima Delbiade,
46:31Romain Divares,
46:32Valentin Bardet,
46:33réalisation en direct,
46:34Nicolas Godet.