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  • il y a 4 mois
Vendredi 19 juin 2026, retrouvez Luc Barnaud (Group Chief Data and IA Officer, Groupe BPCE) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:07Luc Barnot, bonjour.
00:09Bonjour.
00:09Quelle est la priorité absolue aujourd'hui du groupe BPCE en matière d'IA ?
00:15Alors c'est difficile de résumer l'IA en un seul sujet.
00:18Nous, on a vraiment voulu mettre l'accent sur deux grands enjeux.
00:21Le premier enjeu, c'est de considérer que finalement l'IA et l'IA générative
00:24devient un nouveau standard de nos sociétés numériques, de nos vies personnelles, professionnelles.
00:29Il était pour nous crucial d'amener ce nouveau standard au sein de l'entreprise,
00:33certes de manière sécurisée, mais de manière très volontariste.
00:36Ce qu'on appelait l'IA pour tous, avec un enjeu très simple,
00:39qui est le taux d'adoption de cette technologie en interne.
00:42On avait annoncé au moins 50% des collaborateurs en 2026,
00:45et on l'a atteint dès 2025, et aujourd'hui on est très au-delà.
00:48Et puis deuxième priorité, c'est de prendre totalement en compte
00:51le caractère transformant de l'IA, et de manière très sélective,
00:55de voir comment l'IA peut transformer des métiers, des personnages
00:59au sein de l'entreprise ou des processus.
01:01Et on a fait un choix très sélectif autour de cinq priorités,
01:04trois autour de la relation client d'ailleurs,
01:06l'IA pour les clients, donc l'IA dans l'application mobile,
01:09l'IA pour les conseillers bancaires, l'IA pour nos centres de relations,
01:12et puis deux sujets très prégnants dans la banque,
01:15l'IA au service de la lutte contre la fraude,
01:17et l'IA pour nos métiers informatiques,
01:18puisque la banque est une industrie qui est très consommatrice
01:21et utilisatrice d'informatique.
01:23Oui, bien sûr.
01:24J'ai vu que vous travaillez avec OpenAI, avec Google,
01:28Anthropik, Mistral, pourquoi ne pas avoir choisi un seul fournisseur ?
01:31Pour nous, c'est vraiment un enjeu de souveraineté,
01:34souveraineté au sens où on souhaite maîtriser nos choix,
01:37maîtriser notre destin, maîtriser l'évolution de nos coûts,
01:39et pour nous, c'était extrêmement important d'être LLM agnostique,
01:43ouvert à plusieurs modèles, et donc on a effectivement choisi
01:48de travailler avec les quatre acteurs que vous citez,
01:50et ça nous permet finalement, service par service,
01:53de voir quel est le modèle le plus adapté.
01:54Il y a aussi un enjeu de frugalité, de consommation des modèles
01:58que l'on utilise, et au sein d'un service, d'ailleurs,
02:01on peut combiner plusieurs modèles de sources différentes.
02:04Et donc, on a mis en place une infrastructure
02:06qui permet de router les requêtes, les promptes,
02:09vers des LLM différents en fonction de l'usage
02:11et de l'évolution des LLM, puisqu'il faut faire aussi
02:14face à l'obsolescence des modèles,
02:16puisque les modèles deviennent obsolètes
02:17et il faut les remplacer par des modèles de nouvelle génération,
02:20et pour nous, c'était important de garder cette maîtrise
02:22des LLM qu'on utilise à travers le cloud,
02:26de manière sécurisée, mais aussi qu'on installe
02:29sur nos propres équipements, nos propres data centers,
02:31puisqu'un certain nombre de documents très sensibles
02:33ou de data sensibles, on ne souhaite pas les traiter
02:35à travers le cloud, et donc on a aussi une capacité
02:38d'inférer des modèles, alors plutôt des modèles petits,
02:41aussi en jeu de frugalité, sur nos propres data centers
02:44pour les cas d'usage qui nécessitent de traiter
02:47des données les plus sensibles et les plus confidentielles de la banque.
02:50Et si on se projette un petit peu,
02:53d'ici 2030, quels métiers au sein de BPCE seront profondément transformés,
02:58voire même réduits par l'IA ?
03:00Alors, c'est vrai que la première phase qu'on a eue sur l'IA,
03:04en 25-26, c'était une IA qui finalement informe les collaborateurs,
03:09donc comment en tant que conseiller bancaire,
03:10je peux facilement accéder à des documents,
03:14des processus, etc. au sein de l'entreprise,
03:16donc c'est toute la partie IA qui m'informe et qui me permet d'accéder plus simplement
03:19et rapidement à de la connaissance,
03:21ou l'IA qui m'assiste sur des tâches.
03:22Avec la montée en puissance de l'agentique,
03:24on rentre finalement dans une troisième phase du déploiement de l'IA générative
03:29avec une IA qui agit.
03:30Alors, je dis bien une IA qui agit et pas une IA qui décide,
03:32parce qu'évidemment, il est important que cette IA agisse
03:35dans un cadre de délégation ou de mandat
03:37que lui confie, entre guillemets, l'entreprise.
03:40Et la montée en puissance de cette IA agentique,
03:42par rapport aux différentes priorités que j'ai évoquées pour notre plan stratégique
03:46et la première partie de ce plan stratégique,
03:48ouvre un nouveau champ de, finalement,
03:50comment l'IA peut plus profondément changer des processus,
03:53des opérations et de les rendre plus automatiques.
03:56Donc là, le champ est très vaste.
03:57Ça peut aller de sujets qu'on appellerait très régalien dans la banque.
04:00On exerce beaucoup de contrôle dans la banque.
04:02Comment l'IA avec l'IA agentique peut automatiser ces traitements
04:07qui, jusqu'à présent, ne pouvaient pas avec les technologies informatiques classiques
04:10qu'à être automatisées, mais c'est aussi tous nos grands processus
04:13qu'on appelle front to back,
04:15donc de la partie commerciale jusqu'à la partie activation et provisionnement
04:19de ces services sur nos grands métiers,
04:21que ce soit l'octroi, l'épargne.
04:23Donc, effectivement, un nouveau champ s'ouvre pour les prochains mois
04:26avec un impact de l'IA beaucoup plus au cœur de nos processus,
04:30nos grands processus d'épargne ou de crédit.
04:33Merci, Luc Bardin.
04:35Merci beaucoup.

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