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  • il y a 2 mois
Avec Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-06-08##

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News
Transcription
00:01Jean-François Aquili
00:02Sandrine Rousseau est députée de Paris, elle est l'invité de Jean-François Aquili, c'est à vous.
00:08Bonjour Sandrine Rousseau, il y a eu la marche blanche hier à Florence, plus de 6000 personnes y ont participé.
00:15Par-delà le recueillement, la tristesse, la colère après le meurtre de Liana, 11 ans.
00:19Il y a cette question ce matin dans tous les esprits, comment le prédateur, toujours considéré comme suspect, il faut
00:25le rappeler,
00:26a-t-il pu passer entre les mailles de la justice ? Qui, selon vous, est responsable à vos yeux
00:32dans ce drame ?
00:35J'ai envie de vous répondre, toute une société.
00:37Parce que ce qui apparaît dans l'affaire de Liana, c'est qu'il n'y a pas eu de
00:43signalement à la hauteur de la dangerosité de cet homme,
00:46qu'il n'y a pas eu d'instruction des plaintes à la hauteur de la dangerosité de cet homme,
00:50que probablement il y a même des faits qui n'ont pas fait l'objet de plaintes,
00:53parce qu'on a estimé que ça n'était pas nécessaire d'aller déposer plainte.
00:57Et en fait, la justice n'a pas compris la dangerosité de cet agresseur supposé à ce stade.
01:07Mais c'est toute la société qui affaiblit, qui minimise la gravité des violences sexuelles,
01:14et particulièrement sur les enfants.
01:15Vous pensez qu'il y a une forme de responsabilité collective ?
01:18Mais absolument, parce qu'à chaque fois, on est dans cette même situation.
01:21Je rappelle que pour des faits de viol sur enfants ou de violences sexuelles sur enfants,
01:26il n'y a que dans un cas sur dix où une plainte est déposée.
01:30Et quand la plainte est déposée, il y a près de sept plaintes sur dix
01:34qui sont classées sans suite, sans même avoir d'instruction.
01:37Donc en fait, c'est presque miraculeux qu'il y ait des condamnations.
01:41Quand on arrive à la condamnation, il y a presque eu un alignement d'étoiles miraculeux.
01:45Et c'est ça qui dysfonctionne profondément dans notre société.
01:48C'est qu'il nous faut ouvrir véritablement ce débat
01:51pour voir comment on rend justice aux enfants qui ont été violés et agressés
01:56et comment surtout, on protège la société des personnes qui sont dangereuses
02:01comme ce Jérôme Barré-là.
02:03Sandrine Rousseau, Gérald Darmanin qui a présenté au nom de la justice
02:07comme ministre des excuses à la famille, de la victime et aux français,
02:10réunit ce matin les 36 procureurs généraux de France
02:13pour pousser, si je puis dire, avant le 14 juillet,
02:15les 70 000 plaintes pour viol ou attouchement sexuel impliquant des enfants.
02:21C'est la bonne réaction ?
02:22Mais c'est une réaction classique de M. Darmanin qui fait des annonces.
02:27Derrière, il n'y a pas d'augmentation de budget
02:30dont je rappelle que nous avons un budget en France
02:32qui est très inférieur aux autres pays européens.
02:35On est à peu près à 77 euros par habitant de budget pour la justice
02:39quand l'Italie est à 100 par exemple,
02:42quand l'Allemagne est à 130, presque le double.
02:44Donc en fait, il n'y a pas de miracle.
02:46On ne peut pas faire mieux avec des moyens aussi faibles.
02:49Ça, c'est la première chose.
02:50Mais la deuxième chose, c'est que quand l'affaire Le Squarnec a éclaté,
02:55il y a eu une condamnation pour 300 viols et agressions
02:59sur une immense majorité d'enfants.
03:03C'est-à-dire qu'il y avait près de 300 enfants,
03:04il y avait quelques adultes dans l'eau,
03:06mais l'essentiel était des enfants.
03:07Viols et agressions, 300 victimes, 300.
03:10Nous avons auditionné à l'Assemblée nationale
03:12le ministère de la Justice.
03:13Parce qu'on fait partie d'une mission flash
03:14concernant le dossier Le Squarnec
03:16qui doit tirer des conclusions.
03:18Absolument. Nous avons auditionné à l'Assemblée nationale
03:20le ministère de la Justice.
03:22Nous avons auditionné à l'Assemblée nationale les ARS.
03:25Nous avons auditionné les gendarmes
03:27qui ont mené l'enquête, la police, etc.
03:29Forcés de constater qu'il y a eu des évolutions,
03:31mais qui ne sont pas du tout, du tout,
03:33à la mesure de l'ampleur du problème.
03:36Qu'est-ce qui dysfonctionne dans ces histoires-là ?
03:38Qu'est-ce qui ne marche pas ?
03:38C'est qu'en fait, pour le moment,
03:41ces violences n'étaient pas considérées comme graves.
03:43Ces violences n'étaient pas considérées comme prioritaires.
03:45Ces violences n'étaient pas considérées
03:47comme des troubles à l'ordre public,
03:48et donc des troubles à la stabilité de la société.
03:51C'est ça qui dysfonctionne.
03:53Mais ce que je veux aussi dire,
03:55c'est que si on ouvre ce sujet-là,
03:57alors la justice va être,
04:00d'ailleurs c'est déjà le cas,
04:03absolument débordée de plaintes.
04:04Et quelque part, nous sommes là
04:06à l'aboutissement du mouvement MeToo.
04:08Ce n'est pas un problème de moyens,
04:10a dit Emmanuel Macron.
04:11Si, c'est un problème de moyens.
04:12Il a tort ?
04:13Si, c'est absolument qu'il a tort.
04:15C'est un problème de moyens.
04:16On ne va pas pouvoir ouvrir la question
04:18des violences sexuelles dans la société
04:20et dire à tous les enfants qui ont été victimes,
04:23dire à tous les adultes,
04:24et particulièrement les femmes,
04:26qui ont été victimes d'aller déposer plainte,
04:28sans avoir une révolution dans la justice.
04:30Une révolution des moyens,
04:31une révolution des instructions,
04:33une révolution de la prise en compte
04:34de la parole des enfants.
04:35Parce qu'aujourd'hui, les enfants,
04:37et c'est affreux de le dire,
04:40la plupart des enfants ne sont pas crus.
04:42Ne sont pas crus.
04:44Leur parole n'est pas suffisamment entendue,
04:46n'est pas suffisamment instruite.
04:48Et comme on est dans un parole contre parole,
04:50que c'est un enfant contre un adulte,
04:52et bien ça explique qu'il y ait
04:53autant de classements sans suite.
04:54Et je le dis, c'est une honte,
04:56c'est un scandale national.
04:57Mais quelque part,
04:58tout le mouvement MeToo conduit aujourd'hui
05:01à ce qu'il y ait cet engorgement des tribunaux.
05:04Et s'il n'y a pas véritablement autre chose
05:07que des rappels à l'ordre des procureurs,
05:10alors nous allons dans le mur.
05:11Parce qu'il va y avoir une révolution
05:13dans la société là-dessus.
05:14Sandrine Rousseau,
05:15c'est une affaire d'État à vos yeux.
05:17Est-ce que comme Mathilde Panot,
05:18vous réclamez la démission du garde des Sceaux ?
05:21Je réclame la démission du garde des Sceaux,
05:22qui par ailleurs n'a pas été à la hauteur
05:26sur cet enjeu,
05:26mais comme sur bien d'autres.
05:29Mais ce serait trop facile.
05:30Vous voulez qu'il s'en aille ?
05:31Ça servirait à quoi ?
05:32Ce serait trop facile
05:32qu'on se contente de ça.
05:35Parce qu'on aurait eu une tête
05:37et alors on estimerait
05:38que le problème est réglé.
05:39Ça n'est pas du tout le sujet.
05:41Le sujet, c'est que
05:42est-ce que la société française
05:43est aujourd'hui en capacité
05:45de regarder avec sérénité,
05:47mais aussi avec objectivité,
05:50la récurrence des violences sexuelles ?
05:53Et si nous regardons cela,
05:55alors nous allons devoir faire un travail
05:57qui ne va pas être agréable,
05:58qui est de regarder dans chaque foyer,
06:00de regarder dans chaque rue,
06:01de regarder dans chaque village,
06:02de regarder dans chaque collectif de travail
06:05quelles sont les personnes
06:07qui regardent des images pédopornographiques,
06:10qui agressent des enfants,
06:12qui commettent des viols.
06:14Et ça, je vous dis,
06:16ça va être extrêmement difficile
06:18dans la société.
06:19Il faut aller faire cette démarche-là.
06:21Moi, je pense qu'on doit
06:22non seulement y aller maintenant,
06:24que ça va être extrêmement difficile
06:25et que ça va être un travail
06:26qui va s'approcher
06:29du travail extrêmement compliqué
06:31qu'on a pu voir post-ségrégation,
06:36même post-apartheid.
06:37C'est-à-dire,
06:37c'est un travail qui va aller chercher
06:41les fondements même d'une société
06:44et qui va aller chercher des culpabilités
06:46dans l'ensemble des familles de France.
06:49Et en fait, je vais vous dire,
06:49je pense qu'il n'y aura pas une famille en France
06:51qui sera épargnée par ce travail.
06:52Et en fait, ça va être très, très, très dur.
06:55Très dur.
06:56Très dur.
06:57Encore un mot,
06:57et on parle de politique de la présidentielle,
07:00encore un mot là-dessus.
07:03L'indépendance des magistrats,
07:04ce n'est pas l'irresponsabilité,
07:06a dit Gérald Darmanin.
07:07Est-ce qu'il faut des sanctions
07:09éventuelles, contre les juges ?
07:12Mais c'est trop facile
07:13de se voiler la face
07:15et de dire juste,
07:16on va sanctionner des juges.
07:19Je pense qu'il faut qu'il y ait des sanctions
07:21puisque manifestement,
07:23il y a eu des dysfonctionnements particuliers
07:24dans cette affaire-là.
07:25Mais ce sera trop facile
07:27que de s'en arrêter là.
07:28Moi, je suis effarée,
07:29je vous le dis,
07:30de ce que je découvre
07:31dans l'affaire Le Square Neck,
07:33du fait qu'après 300 victimes,
07:35il n'y ait pas de remise en cause
07:37en profondeur,
07:38il n'y a même pas, en fait,
07:39de procédure établie
07:42pour éviter que cela puisse se reproduire.
07:45Et en fait, on est encore une fois,
07:46aujourd'hui,
07:47je le redis,
07:48mais il y a quelque chose
07:49presque du miracle
07:50quand une affaire arrive
07:53finalement au jugement
07:54et à la culpabilité.
07:56Et je voudrais juste
07:56vous reprendre sur une chose
07:57parce que, pardon,
07:58c'est important pour nos auditeurs
07:59et auditrices,
08:00c'est que vous avez parlé
08:00de prédateurs.
08:01Quand on parle de prédateurs,
08:03ça renvoie à des espèces de lions
08:04dans la savane
08:05qui mangent des bichettes
08:07ou des gazelles.
08:08En fait, le lion a besoin
08:10de manger la gazelle pour vivre
08:11alors qu'un agresseur sexuel
08:13n'a pas besoin de cela.
08:14Donc, le terme prédateur
08:16minimise encore une fois
08:17la violence de l'acte.
08:19Sandrine Rousseau,
08:19la présidentielle.
08:21Jean-Luc Mélenchon
08:21a fait le plein hier à Saint-Denis.
08:23On est chez nous,
08:24a dit le candidat.
08:25A-t-il plié le match
08:28à gauche,
08:28à vos yeux ?
08:29Non, mais il n'y a pas de...
08:30Ce n'est pas en ces termes
08:31qu'il faut se poser la question.
08:32Ce que révèle
08:33l'incroyable succès
08:35du meeting
08:36de Jean-Luc Mélenchon hier...
08:37Vous y étiez au fait ?
08:38Non, je n'y étais pas.
08:39J'étais dans le Conseil fédéral
08:40des écologistes.
08:41Oui, on va en parler aussi.
08:43Non, non, je n'étais pas au meeting.
08:45Mais ce que révèle ce meeting
08:46et l'ampleur
08:48du nombre de personnes présentes,
08:50c'est qu'il y a un besoin,
08:51et j'appelle vraiment
08:53les gens de gauche
08:53à entendre cela,
08:54il y a un besoin
08:55d'une rupture
08:56avec le modèle économique
08:57et social
08:57que nous connaissons actuellement.
08:58Il y a besoin
08:59de quelque chose
09:00de radicalement différent,
09:02d'avoir véritablement
09:03l'arrêt d'un libéralisme
09:05qui fait du mal
09:05à tout le monde
09:06depuis la ruralité
09:08jusqu'au cœur des villes.
09:09et que la disparition
09:11de nos services publics,
09:13l'affaiblissement
09:13de nos liens sociaux,
09:15l'incroyable effondrement
09:17du tissu associatif
09:18auquel nous nous assistons
09:19de manière totalement
09:20silencieuse aujourd'hui.
09:21Tout le programme
09:21qu'il a commencé
09:22à créer son programme,
09:23en réalité,
09:23il a dessiné la société
09:24qu'il imagine pour demain.
09:26Jean-Luc Mélenchon,
09:26vous y adhérez.
09:27Vous qui prenez
09:28l'union de la gauche,
09:29vous pourriez faire campagne
09:31en faveur de Jean-Luc Mélenchon
09:33parce que vous semblez
09:34être assez proche
09:34des idées qu'il développe.
09:35Moi je suis sur une gauche radicale
09:38en effet,
09:38et sur une écologie
09:40qui prend vraiment
09:41la mesure de l'impact
09:42d'une croissance libérale
09:44sur notre planète
09:45et sur notre capacité
09:46à vivre sur cette planète.
09:48Donc évidemment
09:48que philosophiquement
09:49je me trouve plus proche
09:51des idées de LFI
09:54que par exemple
09:55de Raphaël Glucksmann.
09:57Ceci étant dit,
09:58moi je voudrais
09:59que ça soit une discussion
10:00que nous ayons
10:01à l'intérieur du parti
10:02Les Écologistes.
10:03C'est-à-dire que je voudrais
10:04que Les Écologistes
10:05enfin est une discussion
10:07sur la stratégie pour 2027.
10:09L'extrême droite
10:10est aux portes du pouvoir
10:11et nous ne pouvons pas
10:12passer toute cette séquence
10:14sans jamais,
10:15jamais nous questionner
10:16ni sur nos échecs
10:17parce que nous n'avons
10:18jamais eu véritablement
10:19de débat
10:20sur les échecs électoraux
10:21successifs que nous avons
10:22ni sur la stratégie
10:24pour 2027.
10:25Et je pense que là
10:25la direction actuelle
10:26nous enferme
10:27dans une impasse totale
10:29dont il n'y a pas
10:30de sortie véritable
10:31pour le mouvement
10:32Les Écologistes
10:33et je vous dis aujourd'hui
10:34je suis extrêmement inquiète
10:36sur notre avenir.
10:36Alors le Conseil fédéral
10:38c'est ça des écologistes ?
10:39Ce qui est l'équivalent
10:40du Conseil national
10:40des socialistes.
10:41Oui, merci Sandrine Rousseau.
10:44Il y avait une motion
10:45des opposants.
10:46Tout le monde ne connaît pas
10:47le Conseil fédéral des écologistes.
10:48Sans rentrer trop dans le détail
10:49il y a une motion
10:50des opposants
10:51pour demander grosso modo
10:52à Marine Tondelier
10:53de renoncer
10:54à sa candidature
10:55à la présidentielle.
10:56Cette motion
10:57j'imagine que vous étiez
10:58dans cette motion.
10:59Ça n'était pas pour renoncer
11:01c'était pour avoir un débat.
11:02C'est-à-dire que si la primaire
11:03n'existait pas
11:04il nous fallait
11:05avoir un débat.
11:06Pourquoi l'avoir retiré
11:07cette motion ?
11:08Mais parce qu'il y a eu
11:09des manœuvres
11:12véritablement
11:12de la direction
11:13qui
11:14je ne veux pas rentrer
11:15dans le détail
11:16mais ils avaient soumis
11:16des amendements
11:17qu'ils ont retirés
11:17etc.
11:18Tout ça pour dire
11:19qu'à la fin
11:20cette motion a été retirée
11:21parce qu'il n'y avait pas
11:23des conditions sereines
11:24de débat.
11:24Mais c'est dommage
11:26parce que
11:26Vous ne souhaitez pas
11:27que Marine Tondelier
11:28se présente
11:29à l'élection présidentielle
11:29via
11:30si elle existe
11:31cette primaire ?
11:33Moi je pense qu'il y a
11:34une question d'union
11:35de la gauche
11:36qui doit être posée
11:37et qu'en fait
11:38on ne peut pas supposer
11:39que s'il n'y a pas
11:40de primaire
11:41il y a une candidature
11:43écologiste
11:43autonome
11:44qui se présente.
11:45C'est pas possible
11:45de poser ça
11:46et de ne jamais avoir
11:47le débat là-dessus.
11:48Pour vous il ne faut pas
11:48qu'il y ait une Marine Tondelier
11:50toute seule
11:50qui se présente
11:51pour les écologistes
11:52au premier tour
11:53de l'exemple présidentielle ?
11:54Oui ou non ?
11:55Pour moi non.
11:56Non.
11:56Pour vous c'est non.
11:57Pour moi non.
11:58Et la primaire
11:58est-ce qu'elle aura lieu
11:59cette primaire ?
12:00Vous savez
12:01celle dont les socialistes
12:02disent qu'elle serait précédée
12:03d'une primaire
12:05PS Glucksmann
12:06on va dire
12:06une première
12:07puis la primaire
12:08entre les forces de gauche
12:09qui ne sont pas
12:10chez Jean-Luc Mélenchon.
12:11C'est compliqué
12:11cette histoire
12:12mais est-ce qu'elle aura lieu
12:14cette primaire
12:15ou est-ce que vous souhaitez
12:16qu'elle ait lieu ?
12:17La primaire aujourd'hui
12:18me semble être
12:20extrêmement menacée
12:21et on l'a fait vivre
12:23un peu sous respirateur
12:24artificiel
12:25pour maintenir
12:26une forme de suspense
12:27qui à mon avis
12:28n'est déjà plus
12:30véritablement existante.
12:32Enfin je veux dire
12:32on a d'un côté
12:33Jean-Luc Mélenchon
12:34qui est en ordre de bataille
12:36qui mène
12:36et nous on est là
12:37à faire
12:38première primaire
12:39deuxième primaire
12:39troisième primaire
12:41en fait
12:41je veux dire
12:43à un moment
12:44il va falloir décider
12:45Vous pensez
12:45qu'il faille rejoindre
12:48Jean-Luc Mélenchon
12:49plus directement
12:51Je pense qu'il faut
12:52ouvrir des discussions
12:53avec LFI
12:54je ne dis pas de rejoindre
12:55Il a dit
12:55le deuxième tour
12:56ceux qui n'ont aucune chance
12:57d'y accéder
12:57devraient se garder
12:58de nous empêcher
12:59de le gagner
13:00surtout en s'appuyant
13:01sur des calculs
13:02et des pronostics
13:03sur grosso modo
13:03s'il y a des multiplications
13:05de candidats de gauche
13:07c'est une disqualification
13:08pour le deuxième tour
13:09c'est ça l'idée
13:09que développe Jean-Luc Mélenchon
13:11C'est un peu l'erreur
13:11qui a été faite en 2022
13:12c'est un peu l'erreur
13:13qui a été faite
13:14dans notre histoire
13:15d'une manière générale
13:16soit on reproduit
13:18de manière un peu
13:21automatique
13:21toutes les erreurs du passé
13:22soit on est plus intelligent
13:24cette fois-ci
13:24et on se dit
13:25que l'extrême droite
13:26est en haut porte du pouvoir
13:28nous avons une responsabilité
13:29historique
13:29et oui je pousserai
13:30Vous dites discutons
13:31j'entends
13:32il faut discuter
13:33vous avez raison
13:33il faut discuter dans la vie
13:34mais est-ce que vous
13:35ne pouvez pas appeler
13:36peut-être
13:36est-ce que vous avez
13:37un avis à donner là-dessus
13:39vous personnellement
13:39peut-être aller directement
13:41rejoindre Jean-Luc Mélenchon
13:42Je voudrais que le parti
13:44les écologistes
13:46qui pour l'instant
13:46ne discutent qu'avec le PS
13:48puissent aussi ouvrir
13:49la voie des discussions
13:50avec LFI
13:51parce que sinon
13:52c'est une forme d'explosion
13:54et moi c'est un parti
13:57qui me tient à coeur
13:58je pense que l'écologie
14:00mérite mieux
14:01que cet enfermement
14:02dans une impasse
14:03dans laquelle nous sommes
14:04actuellement
14:05donc là je suis inquiète
14:06sur son avenir
14:07parce que je crois
14:07que les tensions
14:08qui se sont révélées
14:09ce week-end
14:09sont des tensions
14:10qui sont de nature
14:11à pouvoir même
14:13faire exploser le parti
14:14et je ne souhaite pas cela
14:15Merci Sandrine Rousseau
14:16Merci Sandrine Rousseau
14:17je rappelle des mots forts
14:19tout à l'heure
14:19que vous avez prononcés
14:21il s'agit d'un scandale national
14:22vous appelez à une révolution
14:24dans la justice
14:25et vous dites
14:26que la parole d'enfant
14:27doit être bien plus entendue
14:29est-ce que je peux me permettre
14:30de vous poser une question
14:31Sandrine Rousseau
14:32sur ce sujet
14:33précisément
14:34imaginons
14:34vous êtes aux responsabilités
14:36en matière d'agression sexuelle
14:38quelle serait la décision
14:39que vous pourriez prendre
14:40pour tenter de faire
14:41changer les choses
14:45déjà de doubler
14:46le budget de la justice
14:48et est-ce qu'il y aurait
14:49une autre disposition
14:50que vous pourriez prendre
14:51au-delà des moyens
14:52dont vous avez parlé déjà
14:53moi je voudrais
14:54qu'il y ait des condamnations
14:56beaucoup plus
14:57systématiques et fortes
14:58de gens qui ont su
14:59et qui n'ont pas dénoncé
15:00merci Sandrine Rousseau
15:02on va évidemment
15:02poursuivre ce débat
15:04tout au long de la matière
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