- il y a 2 mois
Pendant des décennies, les Etats-Unis ont organisé le monde autour de trois piliers : la puissance militaire, le dollar et le contrôle des grands équilibres stratégiques. Mais aujourd'hui, tout semble se dérégler en même temps.
En Ukraine, la guerre s'enlise malgré le soutien occidental. En Asie, la Chine poursuit son ascension économique, industrielle et technologique. Au Moyen-Orient, l'Iran s'impose comme un acteur incontournable capable d'influencer l'équilibre énergétique mondial.
Assistons-nous à la fin de l'hyperpuissance américaine ? Le monde est-il déjà devenu multipolaire ? Washington peut-il encore contenir simultanément Pékin, Moscou et Téhéran ?
Pour répondre à ces questions, Alexis Poulin et Nicolas Vidal reçoivent François Martin, spécialiste des rapports de force internationaux et auteur de l'ouvrage "Le chaos du monde", et l'essayiste Claude Janvier, auteur de "L'Etat profond français".
Au programme :
– L'empire américain est-il en surextension ?
– La Chine gagne-t-elle la bataille du XXIe siècle ?
– L'Iran est-elle devenue le verrou stratégique du Moyen-Orient ?
– L'Ukraine révèle-t-elle l'épuisement stratégique de l'Occident ?
– Les BRICS peuvent-ils remettre en cause l'ordre mondial dominé par Washington ?
– La France et l'Europe ont-elles encore une carte à jouer ?
Une émission consacrée au grand basculement géopolitique en cours et à la question qui traverse désormais toutes les capitales : les États-Unis peuvent-ils encore diriger seuls le monde ?
En Ukraine, la guerre s'enlise malgré le soutien occidental. En Asie, la Chine poursuit son ascension économique, industrielle et technologique. Au Moyen-Orient, l'Iran s'impose comme un acteur incontournable capable d'influencer l'équilibre énergétique mondial.
Assistons-nous à la fin de l'hyperpuissance américaine ? Le monde est-il déjà devenu multipolaire ? Washington peut-il encore contenir simultanément Pékin, Moscou et Téhéran ?
Pour répondre à ces questions, Alexis Poulin et Nicolas Vidal reçoivent François Martin, spécialiste des rapports de force internationaux et auteur de l'ouvrage "Le chaos du monde", et l'essayiste Claude Janvier, auteur de "L'Etat profond français".
Au programme :
– L'empire américain est-il en surextension ?
– La Chine gagne-t-elle la bataille du XXIe siècle ?
– L'Iran est-elle devenue le verrou stratégique du Moyen-Orient ?
– L'Ukraine révèle-t-elle l'épuisement stratégique de l'Occident ?
– Les BRICS peuvent-ils remettre en cause l'ordre mondial dominé par Washington ?
– La France et l'Europe ont-elles encore une carte à jouer ?
Une émission consacrée au grand basculement géopolitique en cours et à la question qui traverse désormais toutes les capitales : les États-Unis peuvent-ils encore diriger seuls le monde ?
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00:03Musique
00:21Ouais !
00:22Ouais !
00:23Ouais !
00:25Le PSG a gagné, on va tout péter sur ce plateau !
00:28C'est la fête !
00:29Non, pardon.
00:31Comme Carl Olive !
00:32Mais Carl Olive, on va monter sur le...
00:33On va monter sur le truc !
00:35Ouais, ouais, tiens, vas-y.
00:38Bonsoir ! Non, non, non, vous inquiétez pas, on ne va pas parler foot, ce soir on va parler géopolitique.
00:42C'est un peu plus chiant, mais c'est encore plus drôle.
00:44Parce que figurez-vous qu'on va parler de la Chine, de l'Iran, de l'Ukraine, de la France
00:47aussi.
00:48Un bilan diplomatique d'Emmanuel Macron.
00:51On va faire ça avec nos invités, Claude Janvier.
00:54Bonjour !
00:55Bonjour, bonjour !
00:56Auteur et spectateur du Monde, dernier livre, Pourquoi je suis devenu rebelle.
00:59On en parlera tout à l'heure.
01:01Et François Martin.
01:02Bonjour !
01:03Évidemment, spectateur curieux du Monde.
01:07Et justement, beaucoup de sujets, beaucoup de sujets qui ramènent toujours finalement un peu au même sujet.
01:12L'Empire américain, la Chine, la confrontation finale, et tout ça.
01:17Qu'est-ce que fait l'Europe là au milieu, et la France en particulier, avec son nouveau porte-avions
01:21qui s'appelle la France libre ?
01:23Bah oui.
01:23Oui ?
01:24Bon, bah ça, écoutez, on verra.
01:25Oui, oui !
01:26On verra, mais avant de parler...
01:27Il faut bien ça que Nemo, quand même !
01:28Oui, ça aurait pu s'appeler, vous voyez, Chercher Nemo, ou le JFK.
01:34Le JFK.
01:35En tout cas, avant de parler de la diplomatie...
01:38I'm sure.
01:39For sure.
01:40Emmanuel Macron, on va parler de Choose France.
01:44Exactement, et c'est l'heure de l'édite.
01:51Chers amis, vous êtes toujours et encore sur Alerte Générale, et ce soir, l'édite aubre, on va parler de
01:55Choose France.
01:57Choupiné Premier a sorti le tapis rouge et la vaseline à paillettes à Versailles lors de Choose France.
02:0393 milliards d'euros d'investissements étrangers et 150 000 emplois promis.
02:07La fine fleur du capital, de la tech déglinguée et de la bamboacherie de la start-up mondiale a fait
02:13le déplacement pour s'en mettre plein la lampe.
02:15Et Choupiné Premier, notre président jubile, mes croustillous, mes chers croustillous.
02:20Choose France, c'est une neuvième édition, et toujours le même refrain.
02:23C'est la France est aimée, la France est désirée, le monde entier veut la faire monter au rideau,
02:28mais la réalité, c'est que la France est un gros Tinder, bien gloque et sordide,
02:31dans lequel tu finis à chaque fois, seul à poil sur le lit, avec ta Red Bull, pas fraîche du
02:36tout.
02:36Car personne ne voulait de la France, mais Macron leur a promis de tout brader.
02:40Donc les mecs, ils ont fait quoi ? Ils ont débarqué à Paris.
02:42Alors les japonais de Softbank, ils vont par exemple investir 45 milliards d'euros dans les centres de données et
02:48l'intelligence artificielle.
02:49Une boîte américaine annonce 300 millions d'euros pour épandre l'IA dans nos entreprises.
02:54En même temps, à ce rythme-là, dans un an, mon ami, nos patrons vous remplaceront et nous remplaceront
03:00par un micro-ondes, mixeurs, photocopieuses, chat-GPT, et vous ne toucherez plus le chômage,
03:05car ces oseaux de politique vous l'auront sucré d'ici là.
03:08Alors voilà le succès dont parle Macron.
03:10Nos emplois bradés à des algorithmes et des technologies étrangères pendant une grosse chouille à Versailles.
03:16Et les labos pharmaceutiques débarquent aussi, et ça je sais que ça vous fait rêver, bien entendu,
03:21150 millions d'euros chacun, génial, génial, parce qu'à ce prix-là, on n'a pas fini de se
03:27faire piquouser la couenne, mes amis.
03:29Le clou du spectacle, c'est Roland Lescure, le ministre de la Caisse Vidé,
03:33qui nous explique doctement qu'en France, on a des cerveaux et des serveurs, d'accord ?
03:37Mais moi je vous dis qu'on a surtout des grosses tanches et des bourriques,
03:41et particulièrement au sommet de l'État, tellement qu'on pourrait les remplacer par des clones d'intelligence artificielle,
03:46qui nous coûterait moins cher et qui ferait moins de dégâts avec le mode, ferme ta gueule.
03:51Parce que moi, Roland Lescure, il me fait saigner les oreilles et rougir les yeux,
03:55car tellement d'inanité et de bêtises d'un seul coup, c'est trop pour mon petit cœur sensible.
03:59Alors pendant que les rapaces de la tech se gouinfrent au château, qui paient l'addition de la bamboche,
04:03et bien c'est nous, bien entendu, toujours nous, le contribuable sans passer chaque cadeau fiscal offert aux multinationales étrangères,
04:10pour qu'elles veuillent bien venir tondre ce qu'il reste de la laine rêche sur le dos des Français.
04:15Mais le plus beau, mes bons amis, le voilà.
04:18Notre choupiné s'agit de la mandarine sur les investisseurs, fait le pan devant les milliardaires,
04:23et pendant ce temps, il y a une chose qu'il refuse obstinément d'annoncer, c'est quoi ?
04:27C'est les dates des deux tours de la présidentielle de 2027.
04:31Très, très étrange, je trouve.
04:32L'homme qui s'est organisé une grande messe pour 200 patrons étrangers n'arrive pas à poser une date
04:37sur un calendrier.
04:38Le départ approche pour le temps, d'ailleurs le sien est celui de BriBri, la styliste qui a repeint l
04:42'Elysée avec un talent certain pour le mauvais goût.
04:44Et lui, il traîne, il tergiverse, il gagne du temps.
04:47Choupiné, premier, sait recevoir le monde entier à Versailles et refuse, refuse donc de fixer la date de son départ.
04:53En fait, ce type fera tout pour retarder ce fameux départ, et il est prêt à raconter n'importe quoi.
04:59En tout cas, en espérant que l'année prochaine, nous passions pour de Macron, choose France,
05:04à choose de te tirer vite d'ici, et choose de partir très loin.
05:07Force et honneur, mes croustillots.
05:14Et c'est l'alerte rouge maintenant.
05:17Alors, je ne sais pas s'il va choisir de partir.
05:19Il va falloir un peu le forcer, je pense.
05:21Ça me paraît compliqué, justement, on va parler de tout ça.
05:24Mais avant tout ça, dans l'alerte rouge, je vais revenir sur cet empire américain,
05:28quand même, qui est au cœur de l'organisation du monde post-Seconde Guerre mondiale,
05:32qui avait réussi à contrôler ce monde-là sur trois piliers, la force militaire,
05:38le dollar et les marchés financiers, et le contrôle des routes stratégiques,
05:42et donc des matières premières.
05:43Et on a l'impression que là, ça commence un peu à s'enrayer,
05:46malgré les vidéos en IA de Donald Trump, les déclarations guerrières,
05:51ils se sont un peu cassés la dent sur l'Iran, non ?
05:54– Ils se sont tout à fait cassés les dents sur l'Iran, pas seulement les dents.
05:58Je trouve à ce titre, d'ailleurs, pour faire une petite digression,
06:01que le titre de l'émission Alerte Générale s'adapte bien au temps présent.
06:08Et le rouge aussi, d'ailleurs.
06:11Alors, pour revenir à Trump, moi ce qui me frappe, ce n'est pas Trump,
06:18c'est ce qu'ont fait ses prédécesseurs.
06:21Ils ont bradé l'industrie du monde entier qui est passée chez les Chinois,
06:27ils ont bradé les terres rares dont les Chinois, comment dire, affinent 85%.
06:34On a laissé un pays avoir 85% d'un marché.
06:41Comment c'est possible ?
06:42– Un marché stratégique en plus.
06:43– Totalement stratégique, qui est tel que les Américains
06:46ne peuvent plus construire une arme aujourd'hui, ni construire un avion,
06:50sans que les Chinois acceptent, ce qui explique l'attitude de Trump
06:56totalement servile, en fait, lors de ce sommet.
06:59Donc ils ont ça, ils ont le commerce, ils tiennent le commerce du monde entier,
07:04ils tiennent l'Amérique latine, en particulier le Brésil,
07:09cet immense pays qui fait 19 fois la France,
07:11ils tiennent l'Afrique, on le sait très bien, ils tiennent l'Amérique latine,
07:16ils sont en passe, avec la guerre d'Iran,
07:20de ramasser, en fait, l'Arabie saoudite et l'ensemble des autres pays
07:26au nez à la barbe des Américains, puisqu'on sait maintenant
07:30qu'il existe un pacte irano-saoudien qui est négocié
07:36et sur lequel les Chinois ont passé,
07:41Wang Yi, qui est le ministre des Affaires étrangères,
07:44il a passé un voyage par mois, par mois, depuis trois ans.
07:49Il a fait 36 voyages en trois ans, en Arabie saoudite et en Iran,
07:53pour consolider ça. Donc, ils ont, dans tous les domaines,
07:58sur le plan militaire maintenant, leur objectif était de se dé...
08:03de se dé... d'écramponner, en fait, de la situation du Pacifique.
08:08Je pense qu'avec tout ce qu'ils ont construit comme bateau,
08:10ils y sont arrivés. Donc, en fait, la question qu'il faut se poser,
08:14c'est où y a-t-il un domaine où l'Occident américain ou européen
08:18sont encore premiers et forts pour négocier quelque chose
08:24contre les Chinois ? Il n'y en a pas, en fait.
08:27– Y compris les marchés financiers ?
08:28– Alors, dans les marchés financiers, qui c'est qui tient
08:32les marchés financiers aujourd'hui ?
08:35Les Chinois sont en train de vendre petit à petit les bons du trésor,
08:40ils le font doucement parce que le système américain est encore,
08:44encore, on peut dire, too big, too fail, comme on dit.
08:48Donc, ils sont en train de les déshabiller petit à petit.
08:53Mais si on regarde le reste, et je trouve que ce sommet avec Trump
08:58était totalement extraordinaire dans le fait qu'il ne s'est rien passé.
09:03C'est peut-être le sommet le plus inutile de toute l'histoire.
09:07– Pourtant, on a fait des caisses.
09:09– Ils ont soigné la forme, mais quand on regarde, comme je dis,
09:13quand on regarde Trump sortir de là, on a l'impression d'une grosse baguette
09:18de pain enfarinée, et c'est Xi qui a les bras pleins de farine
09:22et qu'il a roulé dans la farine pendant les deux jours.
09:25Mais il ne s'est rien passé.
09:26– Avec quand même cerise sur le gâteau, Poutine qui est reçu quelques jours après.
09:30– Une semaine après et qui vient avec les bras chargés de contrats,
09:34dont le contrat de force de Sibérie 2, qui double la capacité de la livraison de gaz à la Chine.
09:45– Bien sûr.
09:45– Donc, si on fait le bilan de tout ça, ce sommet, en fait, pour moi,
09:50par le fait qu'on a tellement soigné la forme qu'on n'a rien discuté sur le fond,
09:54donc ça veut dire que Xi, en fait, l'a promené pendant tout le temps et Trump…
10:00Parce que quand il y a un Yalta, on se partage quelque chose.
10:05Toi, je te donne ça, moi, je prends ça, là, on se met d'accord, là, on ne se met
10:08pas d'accord.
10:09Quand il y a un Yalta, il sort quelque chose d'un Yalta.
10:12Là, il n'y a pas eu d'Yalta. Il n'y a pas eu d'Yalta.
10:15C'est une passation.
10:16C'est un qui se noie et un autre qui le regarde se noyer, en fait.
10:22– Et qui peut lui mettre la tête sous l'eau, notamment avec ses bons nuits de trésor ?
10:25– Bien sûr, progressivement, mais c'est tout à fait ça.
10:29Donc, c'est véritablement une passation.
10:32Mais, et pour finir, tous ces points des Chinois, d'abord, étaient présents
10:38dans un plan qui avait été édicté par les Chinois il y a de cela dix ans,
10:44où ils avaient déterminé sur huit points, pour tout le Parti communiste,
10:49la façon dont ils allaient prendre le pouvoir aux Américains.
10:52Donc, quand ils disent, on va être l'harmonie, enfin, l'empire du milieu,
11:01ça veut dire qu'on est au milieu.
11:03Ça veut dire, si on est au milieu, ça veut dire qu'on est les meilleurs.
11:06Si on est les meilleurs et qu'on a tous les instruments de la puissance,
11:09on ne va pas se départir des instruments de la puissance
11:12pour faire plaisir aux uns ou aux autres.
11:14Ça veut dire, on a vocation à être les maîtres du monde, ça veut dire ça.
11:18Donc, ça veut dire qu'on est en train de passer d'une domination américaine finissante
11:25et vraiment finissante, à une domination chinoise qui grandit à toute vitesse.
11:32Et, encore une fois, Trump, dans ce contexte-là, est venu, parce qu'on lui a dit,
11:37prends ton casque et ton extincteur et essaye d'éteindre les feux,
11:42mais c'est bien avant qu'il aurait fallu réagir.
11:45On a perdu un temps fou.
11:47– Il y a cet aspect de la rapidité, quand même,
11:50parce que les États-Unis dominent avec la Pax Americana,
11:54la presse de la Seconde Guerre mondiale,
11:55la guerre froide leur a permis d'asseoir ce pouvoir.
11:58Les Chinois, en 50 ans, ce n'est pas du tout le même pays.
12:00C'est incroyable la rapidité avec laquelle la Chine est devenue cette superpuissance.
12:05– Ils ont fait ça en 20 ans. Pardon, Claude.
12:07Non, mais je suis un peu plus mesuré avec les propos de François,
12:12parce qu'en réalité, la Chine, depuis toujours, ce sont des commerçants.
12:17Donc, leur but, c'est de commercer.
12:20Après, la Chine, c'est un État fédéral.
12:21On l'oublie un peu, parce qu'il y a une méconnaissance de la Chine.
12:24Et la Chine, donc, en tant qu'État fédéral,
12:26il y a des provinces qui sont plus occidentalisées, entre guillemets,
12:29que d'autres, et d'autres moins.
12:30Par exemple, la province de Wuhan, en Chine,
12:34qui a fait beaucoup parler d'elle à l'époque de la plandémie.
12:38– C'est un produit du pangolin.
12:39– De la plandémie, tu sais, les histoires de pangolins, de chauve-souris, enfin bon, bref.
12:44Et donc, voilà, la province de Wuhan, c'est très occidentalisée.
12:50D'autres provinces chinoises ne le sont moins.
12:52Alors, effectivement, diriger un pays avec des États
12:56qui sont plus ou moins occidentalisés, ce n'est pas si simple que cela.
13:00Après, je suis un peu plus mesuré, c'est vrai, dans les propos,
13:04parce que qu'est-ce que cherchent les USA ?
13:08Et les USA cherchent de toute façon et chercheront toujours
13:10à conserver l'hégémonie de leurs dollars.
13:13Il est hors de question pour les Américains
13:15de perdre l'hégémonie planétaire.
13:17Et là, je parle au niveau des transactions internationales,
13:20puisqu'aujourd'hui, quand même, toujours,
13:22les transactions internationales se font toujours en dollars.
13:25Sauf qu'effectivement, depuis quelque temps,
13:28la Russie et la Chine commencent à avoir des relations
13:31au niveau commercial en yuan et en rouble,
13:35et avec l'Inde aussi.
13:38Mais quand même, de toute façon, l'Empire américain,
13:42le fauve blessé, ne se laissera pas démonter comme ça.
13:46Alors, c'est vrai qu'ils ont besoin de la Chine,
13:48parce que la Chine produit effectivement tout ce qu'a dit François,
13:54mais en réalité, la Chine ne va pas arrêter de commercer
13:57avec l'Empire américain.
13:59Ce sont des commerçants avant tout, les Chinois.
14:01Il ne faut quand même pas l'oublier.
14:02C'est le business.
14:02Du business, il se business quand même.
14:04Comme Trump.
14:05C'est comme Trump, c'est du business.
14:08– Quand ils ont besoin de faire la géopolitique
14:10et qu'ils ont sauté sur le Tibet, ce n'était pas du business.
14:12C'était de la véritable géopolitique
14:14et c'était le fait de se prendre une position dominante.
14:19– Presque plus une affaire interne.
14:21– On va demander aux Tibétains s'ils se sentent.
14:24– Oui, mais enfin, le Tibet a été chinois, moins chinois.
14:28Enfin, bon, bref, c'est un peu compliqué.
14:30Taïwan, maintenant, la question, c'est Taïwan.
14:31– Ah, ben, c'est Taïwan.
14:32Mais de toute façon, Taïwan.
14:33– Taïwan, justement, de ce sommet Trump-XI,
14:37rien n'est sorti sur Taïwan.
14:38– Non, rien n'est sorti.
14:39– Alors, si Olivier Faure est allé à Taïwan.
14:41– Ah oui, oui, ben oui.
14:42– J'ai une position un peu particulière sur Taïwan,
14:47c'est que ce n'est pas au moment précis aujourd'hui
14:51où les Chinois veulent apparaître comme le nouveau chef sage du nouveau monde
14:57et qu'on attire tous les petits et les moyens autour de soi
15:01et on se montre juste, dans une certaine mesure,
15:05mesuré dans ses propos diplomatiques, dans ses actions, etc.
15:10même si on est aussi durs sur le fond qu'on fait la façon dont ils ont construit les routes
15:15de la soie,
15:16par exemple, avec Sri Lanka, etc.
15:19C'est les rois du monde pour tordre la main et le bras et le reste.
15:24mais toujours est-il que ce n'est pas aujourd'hui où ils cherchent à donner cette image qu'ils
15:32vont bombarder Taïwan
15:35et faire des dizaines de milliers de morts et faire couler le sang.
15:38– Par ailleurs, plus de 30% du commerce de Taïwan est fait avec la Chine, 30%, c'est énorme,
15:47c'est le premier partenaire.
15:50Donc, il suffit qu'ils fassent le blocus économique de Taïwan,
15:54dans la semaine, le gouvernement tombe et c'est la révolution.
15:57– Pourquoi ils ne le font pas ?
15:59Parce qu'il y a une part de cinéma pour la population en interne.
16:03Oui, nous, le Parti communiste, blablabla, Taïwan, Taïwan.
16:07Mais par derrière, le soir, quand les avions sont entrés, on fait du business.
16:12Et ils font du business.
16:13Et ils savent très bien qu'un jour, ils vont le récupérer, où ils pensent,
16:17mais ils le récupéreront en achetant les dirigeants, en faisant du commerce.
16:23Ce qu'ils veulent aujourd'hui, c'est ne pas dépendre simplement des puces taïwanaises.
16:30Le jour où ils auront terminé de compenser leur retard,
16:35et je pense que ce n'est pas loin d'être fait,
16:37ce jour-là, ils feront pression sur Taïwan et puis ça s'arrangera comme ça.
16:43Donc, c'est une fausse, à mon avis, c'est un faux épouvantail
16:50qui sert la politique étrangère, parce que ça permet de dire aux Américains,
16:55et c'est la première chose que Xi lui a dit quand il est arrivé,
16:58histoire de le malaxer un peu avant de le mettre au four,
17:01il a dit, fais gaffe, tu ne touches pas Taïwan.
17:04Bon, alors, c'est un peu calmé, je dirais.
17:07– Allez, après avoir parlé de la baguette Xi, on va parler des nans.
17:12– Des nains, des nains, et c'est l'heure, c'est le moment du grand déballage.
17:18– Chers amis, vous êtes toujours sur Alerte Générale et partagez cette émission
17:26et faites-la connaître au plus grand nombre d'entre vous.
17:28Merci beaucoup, on est toujours avec nos invités, notamment François Martin.
17:33François, là-dessus, on va parler, bien entendu, de l'actualité brûlante,
17:36on va essayer de décrypter tout ça, ce qui se passe en Iran.
17:38Le détroit d'Hormuz, parce qu'il y a quand même énormément d'annonces,
17:41de contre-annonces, de réannonces, de re-reannonces, de cesser le feu,
17:46de cesser le feu qui ne sont pas des cesser le feu.
17:48Aujourd'hui, concrètement, le détroit d'Hormuz, l'Iran, où en est-on ?
17:51Essayons d'y voir un peu plus clair.
17:52– Alors, je dirais d'abord, il y a une phrase de, comment ça s'appelle ?
17:58Jeffrey Sachs, qui dit, règle numéro 1, quand t'es dans un trou, t'arrêtes de creuser.
18:02– D'accord.
18:03– Déjà, il dit ça.
18:04Alors, la position de Trump, je pense, est assez claire.
18:07Plus il creuse, plus il s'enfonce, et il n'arrête pas de creuser.
18:11Bon, quelle solution il a dans ce cas-là ?
18:14Il a une solution qui consiste à prendre la pelle,
18:17à sortir du trou et à rentrer chez lui, il perd la face.
18:20Bon.
18:20Et il a une autre solution, une deuxième solution,
18:24qui consiste à taper sur l'Iran.
18:27Ce qui fait, pour essayer plus de sauver la face qu'autre chose,
18:31parce qu'il ne tape pas vraiment, c'est un peu des escarmouches,
18:33il tape un petit peu, mais il n'y va pas carrément,
18:35parce que s'il le fait, les Iraniens lui ont déjà dit,
18:38si tu fais ça, on tape sur les otages qui sont en face.
18:42Nous, on est dans la banque, on a pris la caisse,
18:45on veut la bagnole pour aller à l'aéroport.
18:47Si tu ne nous amènes pas la bagnole, on tue les otages.
18:49Et le premier, il s'appelle Ahmed,
18:51et c'est le mec des Émirats Arabes Unis,
18:55et on va lui faire sauter le caisson,
18:57et tu vas voir que tu nous amèneras la voiture.
18:59C'est à peu près ça, le discours qui est tenu.
19:01Donc, Trump ne fera pas, Trump ne tapera pas sur l'Iran,
19:06parce que l'économie mondiale explose à ce moment-là.
19:10– On a bien compris, mais pourquoi, dans un premier temps,
19:12il est allé en Iran ?
19:14La question, c'est tous ces programmes,
19:15ces promesses de campagne sur le Maghà,
19:18c'est la paix, la non-intervention,
19:21Tulsi Gabbard qui vient de quitter le gouvernement,
19:23qui lui a dit non,
19:25Joe Kent qui lui a dit non, etc.
19:26– Tout le monde explique, c'était le tombeau américain.
19:30– Je vais répondre, mais avant, je voudrais…
19:32– Il s'est fait bananer.
19:34– Je veux simplement dire, pour finir ma petite démonstration,
19:38c'est qu'une solution, c'est donc de sortir et de dire
19:43ok, j'accepte, il ne peut pas, enfin, il pense qu'il ne peut pas.
19:47La deuxième, c'est de taper, il ne peut pas,
19:49parce que les autres vont allumer le champignon de la bombe nucléaire économique
19:56et ils font exploser la planète.
19:58Et la troisième, qui consiste à ne rien faire et à continuer à creuser,
20:02et s'il fait ça, il en a à peu près pour un mois,
20:04avant que les pénuries ne commencent sur le marché américain,
20:07et il est ramené, à ce moment-là, à la deuxième solution.
20:11C'est-à-dire que l'économie américaine implose.
20:14Je rappelle à ce titre que Warren Buffett dit que le bal de Cendrillon,
20:20la bourse est le bal de Cendrillon, sauf qu'il n'y a pas de pendule.
20:24Donc, on ne sait pas quand il est minuit.
20:26Il est sûr qu'à un moment donné, ça sera minuit.
20:29À un moment donné, plaf, ça va tomber.
20:33Donc, il ne peut pas.
20:34Donc, qu'est-ce qu'il fait en ce moment ?
20:36– Pourquoi il y a-t-il ?
20:36– Qu'est-ce qu'il fait ? Il attend.
20:38Je pense qu'il attend jusqu'à ce qu'il voit
20:41que les signes d'implosion du marché soient tellement manifestes
20:45qu'il n'aura pas moyen de faire autrement.
20:47Et à ce moment-là, je pense qu'il aura les arguments pour dire aux sionistes,
20:51vous voyez, si je ne le fais pas, c'est toute la planète qui explose,
20:54donc je suis obligé.
20:55– Donc, vous voulez dire le mot, donc il y est allé parce que…
20:58– Mais il obéit à l'État.
20:59– Alors, pourquoi il y est allé ?
21:01Je ne pense pas.
21:02Moi, je pense que tactiquement, il a fait un très mauvais calcul,
21:07mais que stratégiquement, ce n'était pas totalement idiot pour deux raisons.
21:12La première raison, c'est qu'il est tellement coincé vis-à-vis des Chinois
21:17et en particulier vis-à-vis des terres rares,
21:20parce que cette guerre n'est pas une guerre irano-américaine,
21:23c'est une guerre sino-américaine par l'intermédiaire de l'Iran.
21:27– Il y a Israël dans l'État.
21:29– Il y a Israël, quand même.
21:30– Il y a Israël, il y a Israël.
21:30– Ah oui, une guerre sino-américaine par l'intermédiaire de l'Iran.
21:35– Si ce que dit Mohamed Marandi à propos du pacte saoudo-iranien est vrai,
21:44et je lui ai demandé de me le confirmer, il m'a confirmé que c'était vrai,
21:47sauf qu'il n'est pas médiatisé aujourd'hui,
21:49parce que je pense que les Américains n'ont pas du tout envie qu'il le soit,
21:53et les Saoudiens ne veulent pas mettre les Américains en disant
21:56« on vous a trahi depuis trois ans », donc ça ne se dit pas aujourd'hui,
22:01mais que c'est manifeste que c'est vrai.
22:03– Rien que ça, rien que ça, je ne sais pas ce que Trump pouvait faire d'autre
22:08que d'essayer d'écrabouiller l'Iran pour empêcher qu'une catastrophe comme ça se fasse.
22:13– Enfin, il y avait un…
22:13– Donc je pense que ça a du sens sur le plan stratégique.
22:17Et l'autre raison, c'est qu'il est tellement coincé par les terres rares,
22:20quand on pense qu'il ne peut pas fabriquer un avion pour se défendre contre les Chinois,
22:26sans demander aux Chinois de lui vendre les terres rares pour fabriquer l'avion.
22:29C'est quand même énorme.
22:30– Il même informe les Iraniens des positions américaines via les satellites.
22:35– Pardon ?
22:35– Sans compter que les Chinois rencardent les Iraniens sur les positions stratégiques.
22:40– Ce n'est pas sans compter, c'est que cette guerre, elle est montée.
22:43À mon avis, c'est une provocation chinoise.
22:46Dans le plan de 10 ans dont j'ai parlé, qui était prévu,
22:52l'un des points de 10 ans, c'était de multiplier le nombre d'ennemis des États-Unis
22:57parce que les Chinois avaient théorisé le fait que les Américains
23:01ne pourraient pas se battre sur quatre fronts à la fois.
23:04– Ce n'est pas du tout ce que dit le patron de Palantir,
23:07qui expliquait qu'à terme, les États-Unis seraient amenés de toute façon
23:10à ouvrir des fronts contre la Russie, la Chine et l'Iran.
23:13– Alors, en tout cas, c'était dans le plan.
23:16– Simultané, oui.
23:17– Et ils avaient choisi à l'époque le Brésil.
23:20– Il y a eu une Venezuela ou il y a eu ?
23:22– Et ils ont pensé après qu'en fait, ils s'étaient trompés
23:24parce que le Brésil, ils n'étaient pas assez couillus pour le dire,
23:28pour être véritablement des ennemis des Américains.
23:30En d'autres termes, ils ont investi, investi au Brésil.
23:34Après, le Brésil leur a dit,
23:37« Vaya embora, meu amigo, on préfère continuer à travailler avec les Américains. »
23:42Donc, ils ont choisi la Chine, ils ont choisi l'Iran.
23:45Et ils ont travaillé, si cette affaire dont je parlais vraie,
23:49ils ont travaillé véritablement l'Iran et l'Arabie saoudite
23:52pour créer un casus belli, je pense que c'est ça.
23:55Donc, derrière, elle est préparée, cette guerre.
23:58Dès le premier jour, ils ont tapé toutes les bases américaines.
24:01C'était près depuis des mois et des années.
24:04– Sans compter les infrastructures qui étaient déjà à l'abri.
24:06– Oui, il y a aussi quand même le fait que les Américains,
24:09ils vont avec la promesse d'un changement de régime,
24:12d'une révolution de couleur, en pensant qu'en tapant quelques mots-là,
24:17tout tomberait très rapidement.
24:18En fait, le régime est radicaliste.
24:20– C'est sur ce plan-là qu'ils sont complètement nuls.
24:22– Il faut avoir des neurones quand même pour attaquer l'Iran.
24:25Et là, autant Benjamin Netanyahou que Donald Trump,
24:27ils ont manqué de neurones quand même.
24:29D'une part, ils ont attaqué les Perses.
24:31Les Perses, quand même, ils ont toujours résisté à qui ?
24:36À n'importe qui.
24:38Donc, l'Iran, c'est quand même 90 millions d'habitants.
24:41C'est un pouvoir militaire décentralisé.
24:42C'est-à-dire, il n'y a pas un commandement.
24:44Il y a plusieurs commandements,
24:45ce qui les rend encore plus invulnérables.
24:48Et eux, ils sont prêts à en découdre de toute façon.
24:51– Mais tu penses qu'ils étaient mal informés, Claude, finalement ?
24:54Les services israéliens, les services américains.
24:56Est-ce que tu penses qu'ils avaient des 40 d'informations ?
24:58– Il y a forcément une carence,
25:00parce que la plus grosse erreur qu'ils ont fait,
25:02c'est d'assassiner l'ayatollah Raménaï.
25:05Alors ça, ça a été la plus grande bêtise
25:07que Netanyahou et Trump ont fait,
25:09puisqu'ils en ont fait un martyr.
25:12– Je ne partage pas ça.
25:13– Moi aussi, quand même.
25:15Parce qu'il y a quand même 375 millions de musulmans chiites aujourd'hui
25:19qui ne leur pardonneront jamais d'avoir assassiné leur leader religieux.
25:23Jamais, jamais.
25:24Et en réalité, c'est complètement stupide,
25:26parce qu'il était malade, l'ayatollah Raménaï,
25:29et il allait de toute façon, ce que Dame Nature allait faire,
25:31enfin, ce qu'ils ont fait, Dame Nature allait le faire dans les prochains mois.
25:36Mais ceci étant, donc ça, ça a été la majeure, la grosse erreur.
25:41Et quand même, le clan Trump pendant ce temps-là,
25:43le clan familial Trump s'est enrichi,
25:45puisqu'en 3 mois, ils ont fait 3600 opérations boursières quand même.
25:49Sur 21 jours ouvrables de bourse,
25:52ça fait quand même 60 à peu près opérations boursières tous les jours.
25:56Et je crois que le clan Trump s'est enrichi entre 250 et 700 millions de dollars quand même.
26:01Entre moins, ce n'est pas perdu pour tout le monde.
26:02– Les deux filles ont décuplé leur patrimoine dans l'espace d'un an.
26:05– Ils avaient 40 millions de dollars chacun, ils en ont 400 millions aujourd'hui.
26:09– Il y a aussi cette donnée, François, il y a aussi cette donnée,
26:12dont parle le clan, justement, l'arrégissement de ces annonces.
26:15Il y avait toujours une bonne nouvelle lundi matin, c'est formidable quand même.
26:18– Il y a conflit d'intérêts, point d'interrogation,
26:20ou délit d'initié, point d'interrogation, on ne sait plus là.
26:23– Je pense que c'est simplement, on découvre aujourd'hui
26:27que ce qu'on appelle l'économie casino, ça n'existe pas,
26:30c'est du truc pour les gogos,
26:32que l'économie, c'est simplement de l'économie d'initié
26:35et de l'économie du vol, de la triche et du mensonge.
26:39L'affaire Epstein, l'affaire Epstein le prouve.
26:45Ploquin, dans le livre qui vient de sortir sur l'affaire Epstein,
26:48a dit dans la présentation que lorsqu'on a été perquisitionné
26:53l'appartement d'Epstein de l'avenue Foch en 2019,
26:56et après on a planqué le dossier et on s'est bien gardé de le rouvrir,
27:01on a trouvé des milliers de photos de jeunes mannequins nus
27:08et des milliers de photos d'Epstein avec des grands de ce monde.
27:13Président, etc.
27:14Ça veut dire quoi ?
27:15Ça veut dire que si on a compromis les grands de ce monde,
27:19c'est parce qu'ils sont près du pouvoir,
27:24qu'ils sont capables de tricher,
27:26qu'ils sont capables de donner des secrets, etc.
27:30La conséquence de ça, il y a deux façons.
27:32La première, c'est la corruption.
27:34Tu vas me donner ça, tu vas me payer, etc.
27:36Et l'autre, c'est 10 mois, un quart d'heure avant,
27:40qu'est-ce que va dire tel Premier ministre,
27:42ou ce que Trump va dire, etc.
27:44Puis moi, j'irai mettre un peu d'argent dans le juge de boxe
27:46pour faire fructifier ça.
27:48– Justement, on parle de corruption.
27:50– Je voudrais revenir sur Kamenei.
27:53– Alors, rapidement, oui.
27:54– Je pense que les Israéliens…
27:57Que Trump a fait la connerie, c'est tout à fait possible.
27:59Mais je pense que les Israéliens ne l'ont pas fait du tout.
28:01Parce que quand on dit ce que tu dis,
28:04à mon avis, on ne comprend pas la psychologie de Netanyahou.
28:08Netanyahou ne cherche jamais à faire en sorte
28:12qu'un conflit soit moins fort.
28:14Mais il cherche toujours à faire en sorte
28:17qu'il soit le plus grave possible.
28:20Donc, tuer précisément celui qui va devenir un martyr,
28:23celui qui va être le plus modéré de la bande, etc.,
28:27c'est exactement la stratégie de Netanyahou
28:29qu'il a toujours appliquée partout où il est,
28:31qui a financé le Hamas dès le début, etc.
28:35– Et maintenant, c'est Al-Shara.
28:36– Plus ça pète, plus c'est bon.
28:39– Alors, on va changer de latitude,
28:41parce qu'on parlait de corruption,
28:42il y a quand même un boss final de la corruption,
28:44c'est l'Ukraine, où là, on avait le fils Biden
28:47qui était payé 70 000 dollars par mois par Burisma,
28:51à ne rien faire, une firme d'énergie ukrainienne.
28:55Les dossiers, d'ailleurs, les Twitter files
28:56étaient là pour enterrer ce fait.
28:58Joe Biden, vice-président des États-Unis,
29:00était intervenu pour changer d'ailleurs
29:02un procureur ukrainien à l'époque
29:03qui commençait à trop s'intéresser…
29:04– En disant, virez-moi ce fils de pute,
29:07sinon vous n'aurez pas votre milliard.
29:09– Voilà.
29:09– Et Poroshenko lui a dit,
29:11gloups, il a fait gloups,
29:13et il lui a dit, tu ne me crois pas,
29:15prends le téléphone et appelle Obama,
29:18tu vas voir ce qu'il va te dire.
29:19Et Poroshenko, il a dit,
29:20ok, je vais virer le fils de pute,
29:22donne-moi mon milliard et prends ton avion.
29:23– Et il raconte ça à la télé américaine.
29:26– Avant d'être un peu gaga d'ailleurs,
29:28il a encore toute sa tête,
29:30il raconte ça avec le sourire.
29:31C'était super.
29:33Alors l'Ukraine, c'est nos valeurs,
29:34c'est cette guerre que veulent nous imposer
29:36tous les candidats à la présidentielle,
29:38quasiment, c'est le programme de Raphaël Glucksmann,
29:40c'est le programme de Gabriel Attal,
29:42c'est le programme d'Edouard Philippe.
29:45Pourquoi l'Ukraine aussi, on en est arrivé là,
29:47et est-ce que les États-Unis se désengagent,
29:50ou est-ce qu'ils font semblant,
29:51parce qu'aujourd'hui, Palantir quand même
29:53est l'atout principal de l'armée ukrainienne ?
29:56– Alors, moi je pense qu'il y a,
30:00Trump est un type bizarre,
30:02parce qu'il arrive à ouvrir beaucoup de portes,
30:05il a ouvert la porte du dialogue avec les Russes,
30:09à Riyad, et puis ensuite à Anchorage,
30:12il ouvre la porte d'une possible réconciliation,
30:15si je puis appeler ça comme ça,
30:17avec les Iraniens,
30:21il ouvre la porte d'une solution au problème palestinien
30:25avec Sharm el-Sheikh,
30:28il ouvre toutes les portes,
30:29mais il ne passe jamais,
30:31il ne passe pas de l'autre côté.
30:32Donc, il ne crée pas véritablement de changement,
30:36dans la mesure où il ne prend pas la décision
30:39d'aller jusqu'au bout de ce qu'il propose, je dirais.
30:42Et là, je pense qu'on est dans le même genre de choses,
30:46parce qu'il propose, il sort d'Enchorage,
30:52avec des perspectives, il n'y a qu'à voir le communiqué final,
30:55ce que dit Trump et ce que répond Poutine,
31:01en disant, on a plein de choses à faire ensemble,
31:03je me suis dit, bon, Zélinski est mort, c'est fini.
31:07Et après, il reçoit Zélinski,
31:10alors qu'il aurait dû le mettre au placard définitivement,
31:12il reçoit tous les Européens, etc., etc.
31:15Donc, le problème de Trump spécifique à l'Ukraine,
31:20et ça, j'en ai eu confirmation par des gens
31:23qui connaissent très bien l'entourage de Trump,
31:26l'entourage américain,
31:28et en particulier des militaires,
31:30m'ont dit que le problème, c'est que
31:32l'opinion américaine reste très largement anti-Russes,
31:37pour des raisons historiques.
31:38Les Russes n'ont pas fait ce qu'ont été capables de faire
31:42les Palestiniens d'une façon totalement magistrale,
31:45c'est de retourner l'opinion américaine dans un...
31:48Ils n'ont pas assez travaillé l'opinion américaine
31:51pour en rendre une partie pro-russe.
31:53Donc, Trump, il aimerait bien,
31:55parce que lui, il va faire du pognon avec ça,
31:57lui, sa famille,
31:59Kirill Dimitriev de l'autre côté, etc.,
32:02qui est un ami de Jared depuis 2015,
32:05il ne faut pas oublier ça.
32:07C'est pour ça que Poutine l'a nommé
32:09en février de l'année dernière,
32:11dès que Trump a été nommé,
32:12il a nommé Kirill Dimitriev,
32:14le 25 février, je crois,
32:16ou le 26 de l'année dernière.
32:18Donc, il voudrait bien,
32:20mais il ne peut pas,
32:20parce qu'il a un gros caillou dans sa chaussure,
32:23c'est les Européens qui bloquent,
32:25pour des raisons de politique interne,
32:27parce que ça leur permet d'essayer de maintenir
32:29un pacte de Varsovie à l'envers,
32:31bien fermé, sans liberté d'expression,
32:35et puis, parce que les Européens sont terrorisés,
32:39ça, j'ai du mal à comprendre.
32:40– Alors, justement, l'Europe…
32:42– Trump est coincé, en fait.
32:43– Et puis, parce que les actions, quand même,
32:45des complexes militaro-industriels européens
32:48sont au plus haut.
32:49D'Alès, en France, les actions sont comme ça,
32:51Rennes Métal, pareil, c'est l'Allemand,
32:55Leonardo, l'Italien, les actions sont comme ça,
32:58et le petit frère britannique, j'ai oublié le nom,
33:01pareil, donc les marchands de canons, en fait,
33:06fonctionnent à pleine puissance,
33:09donc au plus grand bonheur de leurs actionnaires,
33:12donc en fait, ils n'ont aucun intérêt,
33:14malheureusement, à ce que cette guerre insensée se termine,
33:17et je rappelle très vite quand même ici,
33:19que plus d'un million, deux cent mille victimes,
33:23c'est la guerre la plus meurtrière
33:25depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale,
33:27mais c'est l'OTAN qui est à la manœuvre,
33:30et l'OTAN, on le sait, on l'avait vu en 1999 avec la Serbie,
33:33l'OTAN a attaqué la Serbie sans aucune…
33:36– Population civile, qui a été bombardée.
33:38– Voilà, ça a été sans aucune approbation de l'ONU,
33:40l'OTAN s'est permis de bombarder Belgrade, etc., etc.
33:43– Et sur la question de la diplomatie,
33:44la fausse diplomatie européenne, Claude, là-dessus ?
33:47– Est-ce qu'on a quand même Nathalie Kikui,
33:49on a tous ces gens-là,
33:50on reçoit le fond de l'artexto-layon,
33:52qui nous explique que c'est formidable,
33:53c'est nos valeurs, etc., etc., là-dessus.
33:56– De toute façon, la diplomatie européenne n'existe pas,
34:00puisqu'ils sont à fond derrière Zelensky,
34:02qui, je le rappelle, il y a quand même trois jours,
34:04a fait rapatrier en Ukraine le héros national,
34:07dont les restes étaient au Luxembourg,
34:11Andrei Melchnik.
34:13– Ce n'est pas un hasard s'il était au Luxembourg aussi.
34:16– Ça, c'est possible, oui, c'est ça.
34:20– Il était Luxembourgeois, il avait un compte Lamar.
34:24– Il a eu une assurance-ville.
34:24– Et ce fameux héros national, quand même,
34:27il a massacré des Polonais avec le Troisième Reich,
34:31il a massacré des Juifs,
34:32donc Zelensky le traite en héros national,
34:35fait rapatrier sa dépouille en Ukraine,
34:37et on a entendu nos dirigeants européens dire quelque chose ?
34:41Non.
34:41On a entendu les médias mainstream dire quelque chose ?
34:44Non plus.
34:44– Il y a l'ambassadeur quand même israélien qui a montré sa désapprobation.
34:50– Voilà, c'est ça.
34:50– C'était un peu trop loin quand même.
34:52– Voilà, ça a été trop loin.
34:54– Les Polonais aussi ont gueulé,
34:55puisqu'il a nommé un bataillon du nom d'un bataillon néo-nazi
34:58qui avait massacré des Polonais.
35:00– Sauf que le président du Memorial en Ukraine,
35:03je crois, je ne me rappelais plus son nom,
35:06a protesté, et du coup, il s'est fait ficher
35:10par le site ukrainien Mirovoretz,
35:11qui recense quand même tous les ennemis du pays ukrainien,
35:16enfin de l'Ukraine, à abattre quand même.
35:18Il faut savoir qu'il y a un certain nombre de gens,
35:21français d'ailleurs, qui sont sur ce site,
35:23et donc c'est wanted, la tête est mise à prise,
35:26c'est ouvert aux chasseurs de primes quand même.
35:29Donc ils vont loin quand même.
35:30– Alors, donc la diplomatie européenne,
35:33pour répondre à ta question, Nicolas…
35:34– Je voudrais rajouter un point,
35:36c'est que quand on discute avec des militaires de très haut rang,
35:40et ça m'est arrivé très récemment,
35:43ils vous disent, nous avons la certitude,
35:46la certitude que les Russes nous attaqueront dans trois ans.
35:50– Pourquoi ils disent ça ?
35:51– Ils disent, mais sur quoi tu te bases ?
35:53– C'est comme ça.
35:54– D'accord, une certitude.
35:56– Je suis moi-même sidéré que des gens dans une situation
36:01aussi changeante qu'aujourd'hui,
36:03avec ce qui va se passer en Iran ou plus tard dans un mois, etc.,
36:07puissent dire, mais nous savons et nous nous préparons aujourd'hui
36:11pour une guerre dans trois ans contre les Russes.
36:13– C'est ça la guérison ?
36:14– Je suis absolument…
36:15– Est-ce que c'est pas justement donné ?
36:16– Que les politiques le disent, parce que ça les arrange aujourd'hui,
36:19parce qu'ils sont aux abois, parce qu'ils se rendent compte
36:21que si les Américains et les Russes se mettent d'accord,
36:25l'Europe disparaît, elle explose du jour au lendemain,
36:28parce que si mon parrain, au sens mafia,
36:32s'en va discuter avec Lucky Luciano en face,
36:35moi je suis le numéro deux,
36:37j'ai intérêt à être copain avec les copains de Lucky Luciano,
36:41sinon je vais me faire zigouiller.
36:43C'est ça la situation aujourd'hui.
36:45– C'est bien ces parallèles,
36:46parce qu'on est vraiment dans l'ère des États mafias.
36:49Il n'y a plus du tout d'État régaliens,
36:52mais pourquoi est-ce que les militaires eux-mêmes…
36:55– Oui, pourquoi ?
36:56Moi j'aimerais savoir pourquoi on a des militaires
36:58qui sont aussi obtus idéologiquement.
37:00– Je pense que j'ai une explication,
37:02c'est la phrase du général de Gaulle,
37:04qui disait en 1963,
37:07nous avons, après avoir décolonisé nos colonies,
37:10nous allons nous décoloniser nous-mêmes,
37:13mais le problème des colonisés,
37:15c'est qu'ils n'ont pas envie d'être décolonisés.
37:17Il disait ça.
37:18– Et je pense que tous nos militaires de cette génération,
37:22dans leur tête, sont colonisés par l'OTAN,
37:26ils sont dans un référentiel américain.
37:29– Clairement.
37:30– Voilà.
37:30Et le fait de sortir de la boîte pour dire,
37:33attends, il y a une autre explication du monde,
37:35aujourd'hui c'est fini,
37:36on est dans un monde multipolaire,
37:39c'est les Russes qui ont les cartes,
37:40c'est plus les Américains,
37:41donc il faut aller voir les Russes.
37:44Certains hommes politiques sont capables
37:46de faire ce raisonnement-là,
37:47mais en fait, il y a très très peu de militaires
37:49qui sont capables,
37:50parce qu'ils ont été biberonnés à l'OTAN.
37:52– D'ailleurs, on le voit sur le plateau télémainstream,
37:55on voit qu'ils sont tous, effectivement, sur l'OTAN.
37:57Pardon, il faut appeler vous.
37:59– C'est Macron.
37:59– Bonsoir, monsieur le conseiller, oui, bonsoir.
38:09– Oui, ce soir, c'est un peu sérieux,
38:10on parle géopolitique, oui,
38:12Terran, Chine, Ukraine,
38:14on n'a pas encore tout à fait abordé
38:15le bilan diplomatique du président, du PR.
38:18– Oui.
38:18– Oui.
38:20– Ah ben, je lui ai posé la question,
38:22très bonne, bien sûr, bien sûr.
38:24C'est complotiste, ça ?
38:26– Écoutez, on va en parler.
38:28– Oui, écoutez, très bien.
38:30Bonne soirée, bien sûr.
38:31Ah, il y a encore la septième compagnie sur T8 ?
38:33Très bien.
38:35– C'est colère, non ?
38:36Comment vont ces bateaux ?
38:38– Ils vont très bien.
38:39Alors, c'est plus colère, il n'est plus à l'Élysée,
38:41c'est un conseiller, on ne doit pas donner son nom,
38:43parce que sinon, il aurait des ennuis, évidemment.
38:44Il serait vu comme la voix de Poutine.
38:47Mais il me disait quand même,
38:48est-ce que la Russie pourrait avoir la gentillesse
38:51de s'effondrer rapidement ?
38:53Bruno Le Maire avait dit que l'économie russe
38:55devait être à jour quand même.
38:56– Mais vous savez que quand vous discutez
38:57avec les militaires, ils vous disent presque ça.
39:00Ils vous disent, mais tu ne te rends pas compte
39:02de la résistance extraordinaire des Ukrainiens
39:06qui aujourd'hui, elle dit, attends,
39:07ils sont un million d'un côté, voire un million et demi,
39:10pratiquement, puisqu'ils ont un million de types sur le front,
39:13ils sont en train d'en recruter 500 000.
39:15Et de l'autre côté, quand les recruteurs s'en vont à Odessa ou ailleurs
39:21pour aller chercher des types, ils se font taper dessus par la population
39:26qui brûle leur bagnole.
39:27Alors, est-ce qu'il n'y a pas un problème là ?
39:29Il dit non, non, mais ils sont capables de se battre à 1 contre 10,
39:32même à 1 contre 100.
39:34– Oui, enfin…
39:34– Et on est tellement dronisés que maintenant ça marche.
39:37– Comment vous voyez la fatwa républicaine actuelle
39:42sur la tête de Xenia Fedorova, l'ancienne patronne de RT France,
39:46au Château des Frances, comme étant la voix de son maître,
39:49du Kremlin, propagandiste russe, simplement parce qu'elle n'utilise pas
39:52le narratif otanien.
39:54Et visiblement, alors le mot a été donné,
39:56tous les médias français reprennent cette thématique,
39:59les politiques également, Glucksmann demande qu'on lui retire
40:02le micro de CNews, Jean-Noël Barraud est gêné,
40:04puisque l'État français a renouvelé le permis de séjour
40:07de Xenia Fedorova.
40:08Comment vous expliquez cette hystérie par rapport à une chroniqueuse
40:12de CNews qui ne fait que dire des choses qui ne sont pas
40:15dans le narratif otanien et ukrainien et occidental ?
40:20– Moi j'explique ça par ce que j'ai dit tout à l'heure
40:22du pacte de Varsovie à l'envers.
40:26À l'époque du pacte de Varsovie, moi j'allais dans ces pays-là
40:29parce que j'achetais des produits, du lait en poudre
40:33que je vendais en Amérique latine, du vrai lait en poudre,
40:36que je vendais en Amérique latine, en Colombie.
40:40Donc si ça avait été du faux lait en poudre,
40:43je n'aurais pas vendu en Colombie.
40:45– Attention, c'est lui qui a fait ce qu'on a.
40:46– C'est lui qui a fait ce qu'on a.
40:49– On a compris, c'est bon.
40:50– C'est Narcos.
40:50– Narcos, je prouve la vérité de ce que je dis.
40:55– C'est la planche, la planche savonneuse.
40:58– Le commerce aurait été dans l'autre sens.
40:59Et à l'époque, il n'y avait que, en Pologne, en République tchèque,
41:05en Hongrie, dans les Pays-Bas, etc.
41:07Il n'y avait que les oligarques de très haut niveau
41:10qui parlaient de l'avenir radio du socialisme.
41:12Et tous les autres, ils disaient, mais arrêtez cette foutaise.
41:16Et ils disaient, on a prononcé le mot,
41:20parce qu'ils avaient commenté en Pologne,
41:22les grandes grèves de Gdansk, avec Lèche-Valaisin à l'époque.
41:26Et il me disait, on ne sait pas ce qui se passe,
41:29parce qu'on ne nous dit rien,
41:31mais on pense qu'il se passe quelque chose de grave dans notre pays,
41:34parce que c'est la première fois dans l'histoire du communisme
41:37qu'on prononce le mot de grève à la télévision.
41:40Il m'avait dit ça.
41:41Donc ça veut dire quoi ?
41:43Ça veut dire qu'il y a tout en haut des gens
41:45qui sont d'autant plus certains d'avoir raison
41:49que le truc se casse la gueule.
41:52C'est ça le problème, je pense.
41:54Donc là, c'est l'UE qui se casse la gueule et on en est là, quoi.
41:57Complètement.
41:58On va regarder.
41:58C'est l'heure des comptes.
42:05Chers amis, vous êtes toujours sur Alerte Générale.
42:06Merci de partager, de liker.
42:08C'est très, très important.
42:09C'est l'heure des comptes.
42:09Vous connaissez la rubrique.
42:10On va vous diffuser deux, trois ou trois séquences.
42:13La première, Jean-Noël sans livre.
42:15Vous allez voir, on va se régaler.
42:16Donc vous qualifiez ces actions d'inacceptables, c'est ça ?
42:19Bien sûr.
42:19Mais pourquoi on ne passe pas à l'étape des sanctions plus rapidement
42:22à l'encontre d'Israël si c'est parfaitement inacceptable
42:25sur le plan du droit international et des principes de la France notamment ?
42:28Mais ce que nous voulions, c'est qu'à partir du 17 avril,
42:31lorsqu'un accord de cessez-le-feu a été trouvé,
42:34et bien que…
42:38C'est pas facile, hein ?
42:39C'est pas facile, hein ?
42:40Pourquoi ?
42:41Jean-Noël Barro, hein ?
42:42Jean-Noël Barro…
42:43Barro.
42:44La Russie, il y a immédiatement des sanctions.
42:47Alors Israël, maintenant c'est le Liban qui subit le traitement à la Gaza.
42:52Mais à part condamner l'Europe, la France ne fait pas grand-chose.
42:55Oui, on n'a même pas suspendu l'accord de coopération israélo,
43:01mais que faudra-t-il ?
43:03Il faudra une bombe atomique sur le Liban pour qu'on dise
43:06peut-être qu'il faut suspendre, mais je ne comprends pas.
43:09Est-ce qu'il y a encore une diplomatie française quand on voit ça ?
43:12Non, il n'y en a pas.
43:14Ben non, il n'y en a pas.
43:15Quand la personne de Jean-Noël Barro, c'est clair,
43:19il l'a démontré plusieurs fois…
43:21Ah mais c'est pas Winston Churchill, manifestement, c'est ce que…
43:23Ah non, c'est pas Winston Churchill.
43:24Je ne sais pas, il a souvent un regard un peu halluciné, d'ailleurs.
43:28Oui.
43:29Je me suis toujours demandé s'il n'allait pas…
43:31Enfin bon, bref, de toute façon, je ne vais quand même pas le suggérer,
43:34mais vous voyez ce que je veux dire, tous les deux.
43:35Mais non, manifestement, Jean-Noël Barro,
43:39il n'est absolument pas à la hauteur,
43:41et il est vraiment afféodé.
43:42De toute façon, nous sommes dans une dictature,
43:44en France, une dictature policière.
43:45Je veux dire, on a de moins en moins le droit de s'exprimer,
43:48on ne peut de moins en moins s'exprimer,
43:51sauf TV Liberté dans des médias libres…
43:53Il résiste !
43:54Il résiste, il résiste !
43:55Bravo !
43:56Il résiste !
43:58Il faut quand même le souligner,
44:00parce que si vous n'étiez pas là,
44:01je ne sais pas où, franchement,
44:03je ne sais pas où l'information pourrait aller la trouver,
44:05parce que ça devient de plus en plus compliqué.
44:08Moi, je regarde souvent X, etc.,
44:10mais ce n'est que de la propagande,
44:12et de temps en temps, je me tape un JT,
44:14parce qu'il faut quand même que je me tienne à un concours.
44:16– T'es courageux, quand même.
44:17– Je suis courageux.
44:18– Non, t'es courageux.
44:18– Mais je prends un verre de…
44:19– Il y a une ordonnance du médecin,
44:21je prends un verre d'eau,
44:22de temps en temps.
44:23– Un verre d'eau !
44:24– Un verre d'eau, camarade.
44:26– Un verre d'eau à rebord.
44:27– Parce que sinon…
44:28Mais à part les cours de cuisine
44:31et les reportages touristiques,
44:34il y a des contre-vérités
44:35et des mensonges de partout, de partout.
44:38On est inondés, vraiment, de mensonges, quoi.
44:40– Il y a une autre explication, je pense.
44:43C'est que le mot de diplomatie,
44:46en fait, n'existe plus,
44:48en fait, n'a plus de sens dans la réalité.
44:51Parce que diplomatie, ça veut dire
44:53qu'on a un intérêt pour son pays
44:56et on trouve des moyens, je dirais, non-violents
45:00pour les défendre à l'extérieur.
45:02Or, aujourd'hui, tous les discours
45:05sont purement et simplement à usage interne.
45:09Donc, ça veut dire qu'on n'a pas besoin,
45:12il ne faut même surtout pas
45:13que ce soit des diplomates qui parlent
45:16pour votre compte,
45:17parce qu'ils peuvent dire des choses
45:19qui vont servir au pays
45:22mais qui vont vous desservir
45:25à titre personnel
45:26en tant que chef d'État
45:28ou en politique carriériste.
45:30Donc, il ne faut pas…
45:32C'est pour ça qu'on a flingué la diplomatie.
45:34On n'est plus du tout tourné vers…
45:37Quand Trump dit quelque chose,
45:39je vais les éradiquer,
45:40il ne parle pas pour le monde.
45:42Il parle uniquement à usage interne.
45:45Quand Macron parle,
45:46il parle uniquement à usage interne.
45:48La diplomatie ne sert plus à rien.
45:50Elle est même contre-productive.
45:51La diplomatie ne sert à rien
45:52mais on va regarder aussi
45:53la représentation nationale.
45:54– Carl Olive, député de la Nation,
46:06comment ça se passe ?
46:07– Je ne vois peut-être pas
46:08mais l'homme sur le capot,
46:09c'est un député.
46:09– Oui, c'est un député.
46:10– Un beauf quoi, un beauf.
46:12– Non mais là, on est quand même
46:14chez les dingues.
46:15– Qu'est-ce qui s'est passé là ?
46:18– Là, c'était la fameuse victoire
46:19du Paris Saint-Germain.
46:20– Ah oui, c'est ça.
46:21– Et c'est un député
46:22qui est monté sur le capot de la voiture
46:24et qui a enfoncé le capot de la voiture
46:26en disant qu'on a…
46:26– C'est ce que je dis.
46:27On ne fait plus que de l'activité
46:29à usage interne et à usage médiatique.
46:32Et ça, c'est une des choses
46:33tout à fait intéressantes
46:34de Julia Mendel
46:36dans son interview avec Tucker Carlson.
46:39Elle dit qu'une des caractéristiques,
46:41en fait, il y en a trois,
46:43de Zelensky,
46:44c'est qu'il est totalement hors des réalités.
46:49Peu lui importe ce qui se passe pour son pays,
46:51ce qui l'intéresse,
46:52c'est ce qui dit dans le sens,
46:55je dirais, du logos politique
46:57qui est le sien
46:58et qui sert ses intérêts.
47:00– Ce monsieur, quand même,
47:01qui est sur le capot d'une voiture,
47:03a été ancien membre
47:03de la commission de défense
47:04à l'Assemblée nationale.
47:05– Au moins, on l'est bien défendu.
47:07– C'est rassurant.
47:10Quand on voit l'actuel ministre des Armées,
47:12on sait qu'on est bien défendu.
47:14– Si on lui avait dit
47:14que la meilleure façon
47:16de montrer qu'il adore le PSG,
47:17ce serait de défendre son pantalon
47:20et de montrer ses fesses,
47:21je pense qu'il l'aurait fait immédiatement.
47:23– Ce sera pour la troisième étoile.
47:24– Un communitant lui avait prévu
47:26que c'était une bonne façon.
47:28– En attendant, c'est quand même…
47:29– Mais François, il y a cette séquence-là,
47:32on voit toute l'inanité
47:33de ses députés de la nation
47:34qui ne se rend même pas compte
47:35de ce qu'il fait.
47:35Parce qu'il a essayé d'étouffer
47:36après la polémique
47:37en disant qu'il avait été puéril
47:38mais que c'était une polémique
47:40à deux balles.
47:40– C'est la fête, c'est la fête.
47:41– Il essaie de gagner des deux côtés.
47:43– Exactement.
47:44– Il ne renonce pas du tout
47:45à ce qu'il a dit.
47:45– Non, non, il ne renonce pas.
47:46– Il se dit, voilà,
47:46je vais récupérer les supporters
47:48et puis je vais récupérer
47:49ceux qui ne sont pas les supporters.
47:50– On ne parle pas de tous les…
47:51– Après, il faut se poser à l'Assemblée
47:52parce qu'il faut aller à l'Assemblée
47:54après quand même,
47:54après avoir fait ça.
47:55Je ne sais pas comment ils font
47:56mais je voulais revenir aussi rapidement,
47:58il nous reste avant de passer
48:00à une mainstream,
48:01notamment aussi sur Benjamin Haddad.
48:03Il a été interviewé il y a quelques jours
48:05ou quelques semaines,
48:06notamment sur l'émission quotidienne
48:08et il ne savait pas placer l'Iran
48:11sur une carte et c'était le seul.
48:12À un moment donné, ça nous dit quoi,
48:14François, de cette classe politique
48:16qui est censée à un moment donné
48:17avoir les mains dans le cambouis
48:19et c'est plutôt les mains dans la vaseline,
48:21les deux bras dans la vaseline.
48:22– Pour moi…
48:23– Et qui sont incapables
48:24de placer l'Iran sur une carte.
48:25– Oui, il n'y en a pas un qui l'a…
48:26– Non, il n'y a pas que lui,
48:27il y a toutes tripotées de gens là.
48:29– Il y en a une dizaine comme ça,
48:29oui, j'avais vu la vidéo,
48:30c'est extraordinaire.
48:31– Pour moi, on a voulu créer au départ
48:34une démocratie qui était en fait une…
48:38comment dire…
48:39une…
48:41une…
48:44une monarchie…
48:44une monarchie républicaine et démocratique.
48:48Ça a été le projet du général de Gaulle.
48:50On l'a cassé.
48:51Pourquoi ? Parce qu'on a voulu transformer ça
48:54en un système oligarchique.
48:56Les oligarques sont devenus tellement des voleurs
48:58que maintenant le problème,
48:59ce n'est pas les comportements des mafias,
49:01mais c'est les comportements mafieux
49:03des gens qui ne font pas partie des mafias.
49:05C'est ça le problème.
49:06Et ensuite, l'impunité est arrivée
49:09et aujourd'hui, l'idée,
49:10c'est de piquer tout ce qu'on peut,
49:12partout où on peut,
49:13le plus vite possible.
49:14Donc, le problème, à mon avis,
49:16de la compétence ne joue plus.
49:18Le problème de l'intelligence ne joue plus.
49:20Le seul truc qui compte,
49:22c'est est-ce que je suis assez copain
49:23avec le type pour avoir une louche
49:26pour pouvoir taper…
49:27C'est le grand braquage de 2017.
49:29C'est ça.
49:31Alors, on va passer à la Minute Mainstream.
49:38– Franchement, mon cher Alexis,
49:40on se régale.
49:41Tellement de jeux politiques,
49:43des heures et des heures de plateau.
49:44Franchement, on peut décrypter avec des experts,
49:46pas des pseudo-complotistes,
49:48pas des gens qui nous expliquent
49:49que la fin du monde est là,
49:50mais des gens qui savent de quoi ils parlent.
49:52Et ça, c'est intéressant.
49:52Heureusement que nous en vençons dans ce pays.
49:54– Heureusement qu'ici,
49:55sur notre chaîne Mainstream,
49:57nous n'avons pas des relais
49:58du narratif du Kremlin,
49:59mais des gens qui savent de quoi ils parlent,
50:02qui ont été guides touristiques
50:03dans des grandes villes françaises
50:05ou bien qui ont été artistes
50:06dans une autre vie,
50:07mais qui néanmoins ont des compétences
50:09à la fois géopolitiques et militaires
50:10qui nous permettent de nous éclairer
50:11sur les réalités du terrain,
50:14que ce soit au Liban ou bien en Ukraine.
50:17D'ailleurs, j'aimerais comprendre
50:19pourquoi les Français
50:22ne soutiennent pas plus l'effort de guerre.
50:24– Je ne sais pas, surtout…
50:26– Parce que nous sommes en guerre.
50:27– Oui, on est en guerre
50:27depuis un certain temps, oui.
50:28– Mais contre qui ?
50:29– Et ça, les Français…
50:29Je ne sais pas, mais on est en guerre, apparemment.
50:30– Ah oui, c'est ça, c'est ça.
50:31– Je ne sais pas contre qui
50:32parce que je m'y suis perdu
50:32dans mes fiches, d'ailleurs.
50:33Je vais chercher.
50:34Mais la réalité, c'est que c'est vrai
50:36que quand on voit quand même
50:36des gens comme…
50:37des hommes politiques,
50:38comme Édouard Philippe,
50:39appelle parce qu'on me sent
50:39en aura des infos
50:40parce que je n'ai aucune info.
50:41Édouard Philippe ou Bruno Retailleau
50:43allait à Kiev.
50:44On voit ces grands hommes
50:45qui vont à Kiev dans le train bleu
50:47qui descendent
50:47avec la petite mallette,
50:48la petite veste côtelée.
50:50Et là, on sent que ces gens
50:51sont vraiment intéressés
50:52par la valeur de la démocratie.
50:54Ou Nathalie Loiseau.
50:55Que ferons-nous sans Nathalie Loiseau ?
50:56– Nathalie Loiseau,
50:57c'est un peu une sorte
50:58de Lucio Braque.
50:59– Oui, oui, oui.
51:00– Et si Zelensky est Churchill,
51:02– C'est plutôt Lucio Bruch,
51:03mais c'est pas grave.
51:04– On peut voir évidemment
51:04l'ombre du général de Gaulle
51:05dans la figure de Gabriel Attal.
51:07– Oui, oui, oui.
51:07Il y a Gabriel Attal.
51:09Ah ben oui, oui, oui.
51:09Alors, c'est l'ombre solaire.
51:11C'est l'ombre solaire.
51:12– C'est l'ombre solaire,
51:13mais c'est très bien.
51:13– Voilà, c'est la minute de stream.
51:15Mais vous savez,
51:15il parle vraiment comme ça
51:16sur les plateaux là-bas.
51:17– Mais oui, il parle comme ça.
51:18– Alors, vous, vous regardez TVL
51:19et c'est l'alerte générale.
51:21– Oui, oui, mais c'est une difficulté à faire,
51:22je vous assure,
51:23mais on rigole bien quand même.
51:23– On rigole.
51:24– C'est incroyable.
51:25– C'est déjà fini.
51:26Merci à vous deux.
51:26Merci beaucoup.
51:28– Merci beaucoup.
51:28– Merci beaucoup.
51:29– N'oubliez pas de partager,
51:31de vous abonner,
51:31de commenter
51:33et de construire
51:34votre abri anti-atomique.
51:35À la prochaine.
51:35– Salut, bye bye, ciao.
51:40– Sous-titrage ST' 501
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