Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Photo : DR - Musiques : François Clos, Audio Network.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Le 6 mai, le réalisateur Fabien Oteniente était interviewé dans Le Parisien.
00:17Fabien Oteniente a 68 ans, il a signé des comédies populaires comme Camping,
00:22mais aussi Jet Set, Disco ou encore 3-0 sur le milieu du foot.
00:26Il a grandi dans une cité du Val-de-Marne et il a fait des études d'optique,
00:30mais il a choisi de bifurquer vers le cinéma.
00:34Il raconte ce destin peu commun dans un livre qu'il vient de publier,
00:37ça s'appelle Alors, on n'attend pas Fabien, allusion à la réplique bien connue de Franck Dubosc dans Camping.
00:44Fabien Oteniente est dans Codesource aujourd'hui, Judith Perret l'a rencontrée.
00:58Au début des années 70, Fabien Oteniente a 12 ans.
01:02C'est là que le cinéma va débarquer dans sa vie.
01:05Il vit dans un HLM de Villiers-sur-Marne, à l'ouest de Paris.
01:08Un jour, une équipe de tournage pose ses caméras sur le terrain vague
01:12où se réunissent Fabien et ses copains pour jouer.
01:14Un terrain vague qui jouxte un bidonville où vivent des immigrés portugais.
01:18Ils ont installé une maison du type Louisiane dans ce bidonville en deux jours
01:22et ont débarqué Bernard Blier, Anne Girardot, Maurice Birault, Jean Carmé, plein d'acteurs.
01:29Et pour moi, ça fait une rencontre avec le cinéma.
01:34On est au printemps 1972 et le réalisateur Michel Audiard est venu tourner le film Elle cause plus, elle flingue.
01:41Il y avait une scène où Jean Carmé devait tendre une chaussette qui ne se voyait pas parce qu'elle
01:46était grise.
01:47Alors Michel Audiard s'est tourné vers moi, j'ai porté un short et des chaussettes rouges
01:51et il m'a proposé de prendre ma chaussette rouge pour figurer dans le film.
01:55Donc le cinéma a commencé pour moi à 12 ans dans ce bidonville de Villiers-sur-Marne.
02:00Fabien Antoniente est né le 27 avril 1958 à Paris.
02:05Son père Marcel est comptable.
02:07La mère de Fabien Alphonsine a longtemps été bonne à tout faire avant de s'occuper de ses enfants.
02:12Fabien a deux petits frères et une petite sœur.
02:14C'est deux personnalités tellement opposées.
02:17Un pied noir est mélancolique et ma mère est bretonne, au fort caractère et toujours enthousiaste.
02:27Très jeune, Fabien sait déjà qu'il fera du cinéma.
02:29Une vocation qui naît grâce à son père.
02:31C'est lui qui l'emmène voir des films.
02:34Quand j'allais au cinéma avec mon père, je vais aller voir Le Corneau.
02:37C'était le rire collectif.
02:38C'est une manière d'être ensemble dans une salle avec des gens qu'on ne connaît pas
02:42et qu'ils riaient ensemble de la même chose.
02:44Donc ça, ça m'avait beaucoup plu.
02:46Et puis c'était aussi le seul moyen que j'avais vu d'être heureux avec mon père
02:50parce que mon père riait dans les comédies.
02:52Donc lui qui ne riait jamais, ça me permettait d'être un peu avec lui.
02:56Mais Fabien doit patienter un peu.
02:58Le cinéma, ce n'est pas pour tout de suite.
03:00Avant, il doit faire des études.
03:02Son père veut que son fils ait une situation, autrement dit un emploi stable.
03:06Alors Fabien prépare un BTS en optique.
03:09Il travaille ensuite au commissariat à l'énergie atomique.
03:12On est à la fin des années 70.
03:14Je me suis aperçu qu'au bout de quelques semaines, quelques mois, que ce n'était pas ma vie.
03:19Et donc j'ai choisi d'emprunter un chemin beaucoup plus escarpé,
03:22qui est le chemin de l'aventure.
03:24Si l'aventure est dangereuse, la routine est mortelle.
03:27Je conseille à tous ceux qui sentent que leur routine est mortelle
03:31de prendre le chemin de l'aventure dangereuse.
03:34Pour Fabien, l'aventure, c'est le cinéma.
03:37Avec un bon copain rencontré au service militaire, Jean-Luc Gaget,
03:41il produit son premier court-métrage, Le perroquet des îles.
03:44C'est un film poético-comique.
03:47C'est par là que j'ai commencé,
03:49qui avait obtenu le prix du public au Festival de Clermont-Ferrand,
03:52qui est notamment un festival le plus important d'Europe.
03:55Mais j'ai commencé par ce chemin-là,
03:58et parce que j'écrivais avec ce garçon,
04:00qui a un ton particulier, qui s'appelle Jean-Luc Gaget,
04:03qui a notamment été primé au César, comme meilleur scénario,
04:08pour un film de Solveig en SPAC.
04:10Au début des années 80, Fabien vit à Paris.
04:13Un Paris populaire, bouillonnant et frénétique.
04:16Il y avait moyen de fréquenter d'autres gens,
04:19alors que c'est beaucoup plus difficile aujourd'hui.
04:22Et donc, dans cette folie, dans ce manège,
04:25tout tournait assez vite.
04:26Les looks se mélangeaient.
04:28C'était aussi la France de Mitterrand.
04:30Mitterrand venait d'être élu.
04:32Il avait fait monter les minorités,
04:33donc il y avait toutes les minorités.
04:35Moi, j'ai fréquenté Cosmaïn,
04:37qui était le premier rebeu comique.
04:39Ma femme, Souadamidou, c'était la première actrice rebeu.
04:42Il y avait aussi le mouvement Touche pas à mon pote,
04:44avec Rachida, avec Téléphone, avec Jacques Higelin,
04:47où là, vraiment, il y avait toutes les minorités qui étaient unies.
04:51Il y avait des concerts qui étaient organisés,
04:53Place de la Bastille, Place de la République, un peu partout.
04:56Il y avait un sentiment de libération, de fête, dans ces années 80.
05:00Et donc, j'ai profité de ce sillage pour suivre des artistes.
05:04Et au contact de ces artistes, j'ai moi-même construit ma personnalité.
05:09Dans les années 80, Fabien écrit beaucoup,
05:11notamment en tant que scénariste.
05:13Des années de débrouillardise et de rencontres, essentielles pour lui.
05:16En 1992, Fabien réalise son premier long-métrage
05:20à la vitesse d'un cheval au galop.
05:22Il se souvient très bien de la veille de son premier jour de tournage.
05:26C'était comme si c'était la rentrée des classes.
05:29C'était un truc un peu intimidant.
05:32J'avais moi-même des problèmes de couple.
05:33Parce que, savoir si j'allais être présent,
05:37j'ai vite compris que je ne serais pas quelqu'un de présent dans un couple,
05:41alors que ma vraie passion, c'était le Sinoche.
05:43Dans les années 90, Fabien réalise deux comédies,
05:47Greffe Party et Jet Set.
05:49Ces deux comédies sont des succès.
05:51Jet Set, avec Lambert Wilson et Samuel Lebihan,
05:54raconte l'histoire d'un patron de bar en faillite
05:56qui utilise des combines pour faire venir des célébrités dans son établissement.
06:00Le film fait plus de 2 millions d'entrées.
06:02Moi, je le vis moyen.
06:04Parce que, bon, le succès, pour moi, fige les choses.
06:07Donc, à la fois, c'est sympa, mais à la fois, on vous fixe.
06:12Et moi, je n'aime pas être fixé, c'est comme une punaise.
06:14Je n'aime pas être punaisé sur un mur.
06:16Je m'échappe.
06:17À chaque fois, je me suis échappé de ça pour continuer ma route.
06:20En 2000, Fabien travaille sur une comédie, 3-0,
06:23qui se déroule dans l'univers du foot.
06:25Son autre passion, une réussite.
06:27Il réalise ensuite People, la suite de Jet Set,
06:30mais le film n'a pas le succès attendu.
06:32Pas terrible, mais en même temps, presque mérité.
06:36Parce que ce n'est pas le film que j'aurais rêvé de faire.
06:39Parce qu'on a été trop contrarié dans nos intentions.
06:42À l'époque, José Garcia voulait faire entièrement le film à Ibiza.
06:45Moi, je n'avais pas trop prévu ça.
06:47Je voulais que ça finisse dans un camping, dans un centre de déjetisation.
06:50Du coup, le camping, je l'ai mis un peu sous le coude.
06:53Et à toute chose, malheur est bon, dit-on.
06:56Car cette histoire de camping a ressurgi quelques années après,
07:00avec la rencontre avec Franck Dubosc.
07:02Donc, ce camping que j'avais mis sous le coude,
07:04finalement, ça a été profitable.
07:08Camping, il est né dans une boîte de nuit à Deauville,
07:13sous le casino,
07:14où un jour, Franck Dubosc vient me voir et me dit
07:17« Ah, j'aimerais bien qu'on fasse un film ensemble. »
07:19J'avais vu Jet Set, j'avais adoré.
07:21Et Franck était très enthousiaste.
07:23Il a fait beaucoup de camping.
07:24Il avait écrit des cahiers sur toutes ces histoires de camping.
07:28Moi, je venais de remballer mon propre sujet avec camping.
07:31Donc, on s'est vite entendus sur la façon de raconter ce film,
07:36qui est une histoire de gens simples,
07:38qui prennent leurs vacances chaque année dans un camping,
07:42le camping des Flos Bleus.
07:45Hop, hop, hop !
07:46Doucement, Jackie, c'est le premier.
07:47Tu t'aimes bien la couillette ?
07:48Je maîtrise la consommation.
07:51Parce que je te signale qu'année dernière,
07:52on a tapé dans les 30 bouteilles en 15 jours.
07:5425% du budget vacances, alors ça va.
07:59Pastis part en bleu !
08:01Pastis délicieux !
08:04Allez, santé !
08:06Alors ?
08:08On n'attend pas Patrick ?
08:10C'est l'histoire de gens qu'on connaissait.
08:13Que ce soit le personnage de Claude Brasseur,
08:15qui s'appelle Jackie Pic,
08:16une espèce de français râleur,
08:18qui est évidemment mécontent parce qu'il n'est pas à son bon emplacement.
08:21Et ça déroule toujours les gens quand on change leurs habitudes.
08:25L'histoire de Patrick Chirac,
08:26qui est un loser magnifique.
08:27L'histoire des Gatineaux,
08:28qui sont un couple de Français moyens,
08:30qui se disputent pendant les vacances, etc.
08:34Donc on a trouvé ce mode d'expression commun.
08:37Lui, Franck, il venait d'une banlieue de Rouen.
08:41Moi, je viens d'une banlieue parisienne.
08:42Et on connaissait tous ces gens-là.
08:45Fabien et l'équipe du film comprennent vite que camping sera un carton.
08:48En fait, on fait toujours des tournées d'avant-première dans toute la France
08:51pour faire connaître le film.
08:53Et là, on voit assez vite
08:56qu'à Clermont-Ferrand, ils ont ouvert deux salles de plus.
09:00On voit qu'à Lyon, ils ont ouvert deux salles de plus.
09:03On parcourt la France.
09:04Un jour, à Rouen, qui est la ville de Franck Dubosc,
09:08ils ont ouvert, je crois, une dizaine de salles.
09:11Donc c'est là qu'on comprend qu'il y a un phénomène.
09:13Donc de ville en ville, étape en étape,
09:16on se dit, c'est quoi ce délire ?
09:18C'est le public qui choisit, en fait.
09:20Le public, il a choisi d'aller voir ce film.
09:24Camping est une réussite.
09:25La comédie enregistre plus de 5 millions d'entrées.
09:28Un succès qui repose, entre autres,
09:30sur des répliques devenues cultes.
09:32D'abord, on ne pense pas qu'elles sont cultes.
09:34On pense qu'elles sont normales, déjà.
09:36Si on écrivait pour faire du culte,
09:38ça ne marcherait jamais.
09:39On est totalement sincères,
09:41on ne sait pas comment rester dans l'histoire.
09:43On sait que ça claque, c'est tout.
09:45Moi, ce que je veux, c'est que ça claque.
09:47Chasser le naturiste, il revient au Bangalow,
09:49ça claque.
09:51Et après, c'est les gens.
09:53Non, nous, on écrit ça tout à fait normal.
09:56Mais Camping, c'est aussi un film déconsidéré
09:58par une partie de la critique
09:59qui le trouve mauvais,
10:00en dépit du succès populaire.
10:02Je suis un peu étonné qu'il y ait ce mépris
10:04parce que ce que je fais, pour moi,
10:06est quelque chose de périssable.
10:08Je ne dis pas, quand j'écris un film,
10:10je vais rester dans l'histoire du cinéma,
10:11tout ça, pa, pa, pa.
10:13Je fais quelque chose d'efficace.
10:14C'est comme un chef cuisinier
10:16qui veut que son plat soit bon,
10:18mais il ne dit pas qu'il va rester pour l'éternité.
10:22Mais il se trouve que c'est là que l'histoire
10:25est quand même sympa.
10:26C'est que le mépris de classe est souvent changé.
10:31Après, vous devenez culte
10:32et c'est les mêmes qui viennent vous dire
10:34« Ah, mais vous êtes rentré dans l'histoire. »
10:36C'est pour ça que moi, je m'amuse.
10:38Après le succès de Camping,
10:39il faut se remettre en selle.
10:41Fabien aborde la suite avec Philosophie.
10:43C'est un peu comme les entraîneurs de foot.
10:45Vous savez,
10:46Didier Deschamps,
10:47quand il était champion du monde,
10:48il s'est remis en selle.
10:50C'est un sport de faire des entrées.
10:53C'est un sport d'être populaire.
10:55On vit avec.
10:56On vit avec.
10:58On apprivoise ça.
11:00C'est vrai que c'est stressant quand même,
11:02mais je préfère que ça soit dans ce sens-là.
11:05Je pense à tous les gens qui nous écoutent
11:07et pour qui la vie est pénible.
11:10Je ne vais pas quand même me plaindre
11:11que les films aient du succès.
11:14On va relativiser tout ça.
11:16On va se dire que c'est quand même sympa.
11:17Et si on peut faire rire les gens, tant mieux.
11:19Moi, je préfère être réalisateur
11:21qui ferait les gens qui détendent,
11:22qui enlèvent un peu de leurs problèmes,
11:24ne serait-ce que le temps d'une projection.
11:26Mais je ne vais pas me plaindre de quoi que ce soit.
11:29Le film suivant, Disco,
11:31sort en 2008.
11:32Cette comédie dans laquelle joue Franck Dubosc
11:34est un succès.
11:35Mais la comédie suivante,
11:37Turf,
11:37ne marche pas.
11:38Le film,
11:39qui se déroule dans l'univers des courses hippiques,
11:41est un échec,
11:42tant pour le public
11:43que pour la critique.
11:45Seules 380 000 personnes
11:46se déplacent pour le voir.
11:47On est en 2013.
11:49Je le voyais plus haut.
11:51En fait,
11:52la production misait beaucoup sur les turfistes.
11:55Un turfiste,
11:56même s'il lui reste deux balles,
11:58il va les jouer.
11:59Donc, il ne va pas aller au cinéma.
12:00C'était déjà un mauvais calcul.
12:02Mais ce n'est pas que ça.
12:03C'est peut-être que
12:04ce que dégage l'univers du turf
12:07n'est peut-être pas si solaire
12:10que les vacances de camping.
12:12C'est peut-être un peu sombre.
12:15De toute façon,
12:16je pars du principe
12:17que quand un film marche
12:19ou quand un film ne marche pas,
12:21c'est toujours le public qui a raison.
12:22Pas nous qui disons
12:24qu'ils n'ont pas compris.
12:25Non, non.
12:26Moi,
12:28je sais que la sanction du public,
12:30positive comme négative,
12:32est la bonne.
12:33Les gens,
12:34ils savent très bien reconnaître
12:36ce qui leur plaît.
12:38Et ils ont,
12:39Dieu merci,
12:40encore le choix.
12:40Il y a une suite à Camping.
12:42Camping 2 et Camping 3.
12:44Au début des années 2020,
12:45Fabien se tourne vers la télévision.
12:47Parce que la télévision
12:48me permet de faire des films
12:49que le cinéma ne me permet pas.
12:51Parce que
12:51je suis quand même étiqueté
12:53comme un réalisateur de comédie.
12:55Et le service public
12:56m'a permis
12:57de faire des films,
12:59par exemple
12:59Les Enfants des Justes
13:01qui a fait plus de 6 millions
13:02sur France Télévisions.
13:04C'est l'histoire
13:05de Français ordinaires
13:07qui ont fait des choses
13:08extraordinaires pendant la guerre,
13:10interprétées par Mathilde Seynier
13:11et Gérard Lombin.
13:12C'est tout sauf une comédie.
13:14Mais c'est un film
13:15où les gens ont pleuré.
13:17Aussi,
13:17j'aime bien faire ça.
13:19Et je voulais faire un film,
13:21entre guillemets,
13:22un film de guerre.
13:23Mon film de guerre.
13:24Et donc,
13:24c'est un exercice.
13:26Comme j'en regarde beaucoup,
13:27je regarde beaucoup de dogs,
13:28je regarde beaucoup de films
13:29sur une autre époque.
13:31la télévision me permet
13:32de faire ça.
13:33Alors qu'au cinéma,
13:35on m'appelle souvent
13:36pour faire des comédies.
13:37Mais s'il y a bien
13:38un projet
13:39sur lequel Fabien
13:40a aimé travailler
13:40à la fin des années 2010,
13:42c'est celui
13:43avec Jean-Paul Belmondo.
13:44Fabien rencontre l'acteur
13:46par l'entremise
13:46du comédien
13:47Antoine Dulerie.
13:48Il me dit,
13:49« Ben,
13:49elle voudrait faire un film. »
13:51J'étais impressionné
13:51parce que c'est un monstre
13:53que j'ai rencontré,
13:55la vedette,
13:57la star.
13:57Et c'est un homme
14:00assez affectueux
14:01où il avait un peu
14:01peint de santé.
14:02On avait écrit un film
14:04avec Jérôme Tonnerre
14:05qui est un grand scénariste
14:07qui s'appelle
14:07« Le coup du chapeau ».
14:08Et il était diminué.
14:11Il avait quand même
14:12fait sa visite médicale
14:13où il pouvait tourner
14:15six heures par jour.
14:16On avait fait
14:17tous les repérages.
14:19Mais la question finale,
14:21est-ce que j'en avais
14:22vraiment envie ?
14:24Est-ce qu'il en avait
14:25vraiment envie ?
14:25Toujours est-il
14:26que pendant six mois
14:27de ma vie,
14:28je me suis bien marré
14:29avec Bebel.
14:30C'est peut-être
14:31le plus beau cadeau.
14:54Je dite ce film
14:55avec Jean-Paul Belmondo
14:57sur lequel il a travaillé
14:58à la fin des années 2010,
15:00avant sa mort évidemment.
15:01Jean-Paul Belmondo
15:02est mort en septembre 2021.
15:04Ça a donné quoi finalement ?
15:05Le film ne s'est jamais fait.
15:07Pourtant,
15:07tous les voyants
15:08étaient au vert.
15:09Belmondo,
15:10qui n'avait pas tourné
15:10depuis dix ans,
15:11avait même eu
15:12les autorisations
15:12de ses médecins
15:13pour faire le film.
15:14Malgré tout,
15:15il y avait un doute
15:16qui planait sur sa voix
15:17car il avait un peu
15:18de mal à articuler.
15:20Fabien Antoniente
15:20avait réussi
15:21à trouver une solution
15:22pour résoudre ce problème.
15:24mais ça n'avait pas convaincu
15:25la production
15:26qui avait d'abord
15:27retardé le film
15:28avant de l'annuler.
15:29On sent que Fabien Antoniente
15:30a beaucoup de recul
15:32par rapport à ses succès
15:33ou même à ses échecs en salle.
15:35Oui, Fabien Antoniente,
15:36il le dit lui-même
15:37dans l'entretien,
15:38c'est un footeux.
15:38Il a donc une mentalité
15:39de sportif.
15:40Bien sûr,
15:41les échecs l'affectent,
15:42mais ça ne le paralyse pas
15:44et il ne reste pas dessus.
15:45Il rebondit.
15:46Et surtout,
15:47là où il a de la chance,
15:48c'est qu'il a toujours
15:48des idées
15:49de scénarios et d'histoire.
15:50Par exemple,
15:51là,
15:51il prépare un film
15:52sur des influenceurs
15:53qui vont faire
15:54de la randonnée
15:55tous ensemble.
15:55Tu le racontais au début,
15:56c'est son père
15:57qui lui a donné
15:58la vocation du cinéma.
15:59Son père qui riait
16:00devant les comédies
16:01quand Fabien Antoniente
16:02était petit à ses côtés.
16:04Il sait si son père
16:05a été fier de lui,
16:06fier de son parcours ?
16:07Non,
16:08il ne le sait pas.
16:09Marcel,
16:09le père de Fabien Antoniente,
16:11meurt en 2013.
16:12Le fils n'a jamais parlé
16:13de sa carrière
16:14ou de ses films
16:15avec son père.
16:16Il ne sait même pas
16:17s'il est allé voir
16:17ses productions.
16:18Le cinéma,
16:19c'était un sujet tabou
16:20entre les deux.
16:21Pourtant,
16:22on sait que
16:22Marcel Antoniente
16:23s'est intéressé au cinéma
16:24car un jour,
16:25la mère de Fabien
16:26a remis un cahier
16:27à son fils
16:27dans lequel
16:28Marcel Antoniente
16:29avait pris des notes
16:30sur les mouvements
16:30de caméra
16:31ou sur l'éclairage.
16:32Comme si le père
16:33s'était intéressé
16:34au choix de son fils
16:35de faire du cinéma
16:35mais sans jamais lui dire.
16:37Merci Judith Perret
16:39et merci à Catherine Ball
16:40pour son aide.
16:41Cet épisode de Codesource
16:42a été produit
16:43par Thibaut Lambert.
16:44Réalisation
16:44Julien Moncouquiole.
16:46Si vous voulez nous écrire,
16:47c'est possible.
16:48Codesource
16:49at leparisien.fr
16:50Une nouveauté
16:51qui vous intéresse
16:52si vous êtes des fidèles
16:53de Codesource.
16:54On vous propose maintenant
16:55depuis quelques semaines
16:56une version vidéo
16:57de certains épisodes.
16:59Ça s'appelle
17:00Codesource le talk
17:01à regarder et écouter
17:02sur leparisien.fr
17:04et sur Youtube notamment.
17:06Mais concernant l'audio,
17:08pas de changement.
17:08Codesource reste disponible
17:10chaque soir de la semaine
17:11du lundi au vendredi
17:12sur toutes les plateformes.
Commentaires

Recommandations