- il y a 4 mois
- #facealinfo
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver en direct sur CNews, face à l'info, ce soir jusqu'à
00:0520h, sans Christine Kelly, qu'on embrasse mais avec les mousquetaires qui sont fidèles au poste, Marc Menand, Charlotte Dornelas,
00:12Mathieu Bocoté et Michel Fayad, bonsoir à tous les quatre, tout le monde va bien ?
00:16Oui, toujours, alors allons-y au sommaire de face à l'info ce soir, dans un an, Emmanuel Macron aura
00:22laissé sa place à son successeur, le président de la République a entamé sa tournée d'adieu qui doit le
00:27conduire jusqu'en mai 2027,
00:28Après dix ans d'exercice au sommet de l'État, une seule question désormais, quel est le bilan d'Emmanuel
00:35Macron ? Le macronisme est-il le dernier sursaut de la mondialisation heureuse ?
00:40Et si le seul bilan du président était de laisser la France dans une situation pré-insurrectionnelle ? L'édito
00:47de Mathieu Bocoté a suivi.
00:48Donald Trump a été reçu avec faste au monumental palais du peuple à Pékin, deuxième et avant-dernier jour du
00:54voyage officiel du président américain en Chine, dans un contexte de très haute tension.
00:59Il a d'ores et déjà été question des terres rares, des tarifs douaniers, mais aussi et surtout du détroit
01:05d'Hormuz et de Taïwan.
01:07Qu'est-ce qui a vraiment été conclu entre Donald Trump et Xi Jinping ? Michel Fayad nous dira tout.
01:12Il y a 78 ans, le 14 mai 1948, David Ben-Gourion proclamait l'indépendance de l'État d'Israël.
01:20Mais le 14 mai est aussi une autre date pour les Français de confession juive,
01:25qui en 1941 vont commencer à connaître les abominations de la Seconde Guerre mondiale.
01:31Marc Menon nous raconte.
01:32Il était fiché pour des agressions sexuelles et continuait à exercer comme baby-sitter.
01:39Résultat, cet homme de 36 ans est soupçonné d'avoir violé ou agressé sexuellement 18 enfants âgés de 2 mois
01:46à 5 ans.
01:48Les faits se sont déroulés dans la métropole lilloise entre mars 2023 et décembre dernier.
01:53Une question posée ce soir à Charlotte Dornelas.
01:56Comment est-il possible que cet homme déjà condamné se soit retrouvé à travailler avec des enfants ?
02:02Et puis, il est la cible de l'extrême-gauche et de la gauche extrémisée.
02:07Nouvelle cible.
02:07Nicolas Pouvromonti, à la tête de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie,
02:12se distingue par son travail rigoureux et sa capacité à débusquer les mensonges des immigrationnistes.
02:18Ils nous disent que l'immigration enrichit la France.
02:21Lui répond que le coût net de l'immigration est de 41 milliards d'euros chaque année pour notre pays.
02:27Pas étonnant dès lors qu'il soit l'objet d'une campagne de dénigrement
02:30sur laquelle reviendra Mathieu Bock-Côté.
02:47Et nous commençons donc cette émission avec ce fait politique.
02:51Dans un an, Emmanuel Macron ne sera plus président de la République.
02:55Et que la question pouvait sembler un peu précipitée, elle est désormais sur toutes les lèvres.
03:00Quel sera le bilan d'Emmanuel Macron et le bilan du macronisme ?
03:04D'ailleurs, le bilan de l'un est-il aussi le bilan de l'autre ?
03:08À l'heure où se multiplient les successeurs possibles du président,
03:12que cela nous dit-il, Mathieu Bock-Côté ?
03:14Alors, nous sommes dans une étrange ambiance en ce moment,
03:17de fin de règne, assurément, crépusculaire.
03:20Vous avez évoqué plutôt une forme de tournée d'adieu du président,
03:23tournée d'adieu à travers le monde,
03:24où il goûte les plaisirs de la popularité extérieure,
03:28puisque la popularité intérieure lui manque peut-être un peu.
03:32Donc, on est dans ce moment où une partie aussi du commentariat,
03:35et de plus en plus, en fait, de commentateurs, d'analystes,
03:37se pose la question de l'héritage, du bilan.
03:40Que s'est-il passé depuis dix ans ?
03:42De quelle manière Emmanuel Macron a-t-il transformé la France ?
03:46Il l'a pris dans quel état ? Il la laisse dans quel état ?
03:48On voit aussi s'agiter tant et tant de candidats
03:52dans cette espèce de primaire éparpillée du bloc central.
03:56Ils sont très nombreux quand même à vouloir, aujourd'hui,
03:59prendre le relais du bloc central,
04:00mais sans pour autant revendiquer l'héritage macroniste.
04:03C'est assez particulier.
04:05Donc, dans cette séquence-là,
04:06je pense que pour comprendre ce qui s'est passé sur dix ans,
04:08il faut d'abord comprendre, revenir sur le contexte d'émergence d'Emmanuel Macron,
04:13revenir sur le projet qui était le sien,
04:15revenir sur les grandes orientations idéologiques
04:17et revenir avec le rapport qu'il a entretenu depuis dix ans avec le peuple français.
04:21Le point de départ du macronisme, nous le savons,
04:24c'est la présidence épuisée de François Hollande.
04:26François Hollande qui, par ailleurs, aujourd'hui, se verrait revenir, ne l'oublions pas.
04:29François Hollande qui est dans une posture à ce point malheureuse
04:34ou misérable, dirait ses adversaires,
04:37qu'il est incapable de se représenter lui-même.
04:39Il est, en quelque sorte, vaincu.
04:41Il ne peut pas se présenter.
04:42Il est balayé par l'histoire.
04:44Et on voit, à travers la chute annoncée de François Hollande,
04:46on entend déjà la question de ce qu'on appelle pas encore nécessairement
04:49les extrêmes au pluriel,
04:50mais on voit un sentiment insurrectionnel se développer en France
04:53et un système paniqué.
04:54Que se passe-t-il si on laisse Hollande se représenter ?
04:57Les méchants, les extrêmes, les gens terrifiants risquent de l'emporter.
05:02Dès lors, il nous faut renouveler le système de l'intérieur,
05:05donner l'impression que le système peut engendrer
05:07sa propre révolution transformatrice.
05:10Ça sera d'ailleurs, ne l'oublions pas,
05:11le titre de l'ouvrage d'Emmanuel Macron, « Révolution ».
05:14Donc, le système ou le régime dit
05:15« Nous sommes capables de nous ripolliner la façade,
05:18nous pouvons nous transformer,
05:20nous pouvons nous transformer de l'intérieur,
05:22nous avons notre homme, Emmanuel Macron ».
05:24Et là, on est dans un moment où il y a d'un côté le récit
05:26et de l'autre côté, on pourrait dire, le régime.
05:28Le récit, c'est celui d'une forme de jeune Bonaparte,
05:33version années 2000.
05:34Donc, inattendu, il surgit de nulle part,
05:36mais il est tellement talentueux, époustouflant,
05:39brillant, exceptionnel, lumineux,
05:41qu'il réussit tel un jeune Bonaparte des années 2000
05:43à surprendre tout le monde,
05:45à s'emparer de la vie politique française
05:47et à gagner la présidence de la République.
05:49Au même moment, on peut se dire aussi,
05:51sans être exagérément conspirationniste,
05:53on peut dire qu'il est soutenu quand même
05:55par de puissants réseaux,
05:56il est soutenu par de puissantes,
05:57non pas organisations,
05:59mais une mouvance qui se dit,
06:00voilà notre homme pour rester en place.
06:02Il est porté, soutenu par des intellectuels
06:05qui comptent dans l'histoire française
06:07du début des années,
06:07des années 90 à aujourd'hui,
06:09Jacques Attali, Alain Minc,
06:11des gens qui auront compté pour porter le macronisme,
06:13pour le définir, pour le penser.
06:15Il est porté aussi par toute une élite
06:16qui voit en lui le jeune président fringant,
06:20capable justement de donner un nouveau cycle
06:22à un régime qui sinon pourrait s'effacer,
06:25sinon s'effondrer.
06:26Mais, dans l'histoire,
06:28et c'est toujours comme ça,
06:29la créature s'émancipe inévitablement du créateur.
06:32Et Emmanuel Macron va très rapidement
06:34donner le programme qui est le sien.
06:37Donc, on passe de Macron,
06:38l'homme qui surprend tout le monde,
06:40l'homme qui, rappelez-vous à l'époque,
06:42peut à la fois tendre la main à Philippe de Villiers,
06:45tend la main aussi à gauche.
06:46Voilà un homme qui parlait de manière nostalgique
06:49du roi de France,
06:50allait au Puy du Fou,
06:51au même moment parlait d'une très grande,
06:53nécessaire modernité en France,
06:55savait le culte de l'Europe,
06:56mais donnait l'impression d'incarner
06:58une forme de président philosophe,
06:59à tout le moins chez ceux qui voulaient l'aimer.
07:02Et là, il précise sa doctrine assez rapidement,
07:04on y verra, c'était le dernier spasme,
07:07ou le nouvel élan,
07:08selon la préférence des uns des autres,
07:10de la pensée unique,
07:11de la mondialisation heureuse,
07:13donc le mondialisme,
07:14hostilité manifeste un enracinement,
07:16l'européisme,
07:17hostilité manifeste à la souveraineté nationale,
07:20le multiculturalisme,
07:21hostilité manifeste à l'identité nationale.
07:23Rappelez-vous son discours de Marseille,
07:25où il fait la liste de toutes les nationalités
07:27présentes dans la salle.
07:28On avait l'impression qu'on était dans la séquence
07:30du nationalisme dit civique,
07:31mais non, toutes les communautés étaient invitées
07:33en tant que communauté à soutenir le macronisme.
07:36Donc, c'est une forme de post-nationalisme
07:39multiculturaliste décomplexé et militant,
07:41qui s'écompagnera par ailleurs
07:42d'un discours très critique sur l'histoire française.
07:45Mais, en politique, il y a la doctrine,
07:47il y a l'idéologie,
07:48et il y a aussi le désir profond
07:50de conserver le pouvoir à tout prix.
07:53De ce point de vue, on a vu,
07:54au fil de ces dix ans,
07:55que le macronisme est capable de dire
07:57tout et son contraire.
07:58En fait, le bloc central,
08:00on commencera à l'appeler ainsi,
08:01pour se maintenir au pouvoir.
08:02Donc, il faut donner un coup à gauche,
08:04Papandiaï.
08:05Un coup à droite, Jean-Michel Blanquer,
08:06ou plutôt, on s'en s'en s'en verse d'ailleurs.
08:08On peut envoyer tous les signaux nécessaires.
08:10On peut faire une campagne à l'achevènement
08:11s'il le faut.
08:13Promettre, on a déjà oublié ça,
08:14au printemps républicain
08:15des postes de ministres importants.
08:17Et ensuite, faire un virage diversitaire,
08:19multiculturaliste.
08:20En fait, l'idée était la suivante.
08:21Nous sommes le seul parti légitime.
08:24Et ça, je pense que c'est un élément central
08:25du macronisme,
08:26la prétention à être le seul parti légitime en France.
08:29Vous pouvez être en désaccord
08:31à l'intérieur du macronisme.
08:32Donc, il y avait un macronisme de gauche,
08:34un macronisme de droite,
08:35un macronisme de centre.
08:36Mais il n'était pas possible
08:37d'être extérieur au macronisme.
08:38Alors là, on basculait dans les extrêmes.
08:41Qu'est-ce qui caractérise aussi cette période ?
08:43C'est une période où prend forme
08:45une espèce de moment insurrectionnel en France.
08:47Les Gilets jaunes,
08:48on pourrait dire que c'est l'acte de naissance
08:50ou c'est la révélation aux yeux de tous
08:53d'un nouvel esprit de jacquy en France.
08:56Des Français, de plus en plus nombreux,
08:57les oubliés de la mondialisation,
08:59les indélogeables,
09:00ceux qui disaient
09:00« Vous nous aviez oubliés,
09:01mais on cherche à rappeler notre existence »
09:04se manifestent au moment des Gilets jaunes.
09:05Des Français invisibilisés de l'ancienne France
09:07qui réclament néanmoins
09:09ont quelques considérations de la part du pouvoir.
09:13Et on a oublié,
09:14cette révolte porte déjà tout ce qui vient aujourd'hui.
09:17Révolte fiscale,
09:18contre la hausse du prix de l'énergie,
09:20contre l'abandon de la France périphérique,
09:22sacrifiée pour ce qu'on appellerait aujourd'hui
09:23la Nouvelle-France.
09:24Et on n'oubliera pas non plus
09:26que ça nous rappelle la séquence des Gilets jaunes
09:28à quel point la gauche est toute puissante
09:29dans sa capacité à détourner
09:30des mouvements populaires à son avantage.
09:33Révolte quasi-néopoujadiste,
09:35transformée en quelques semaines
09:36en insurrection encagoulée de gauche radicale.
09:39On connaît ça par cœur.
09:41Autre moment du macronisme inaugural,
09:43la loi Avia.
09:44Alors, on l'a oubliée aujourd'hui.
09:46Mais la loi Avia, c'était quoi?
09:47C'était la volonté d'étendre les lois de censure
09:50en matière de liberté d'expression.
09:52Notamment, il y avait dans la loi Avia
09:53l'idée qu'il fallait frapper d'inéligibilité
09:56tout homme, ou toute femme,
10:00qui aurait été reconnu coupable
10:02de propos d'appel à la haine raciale.
10:04Donc, de frapper,
10:05parce que quand on sait ce qui se cache
10:06derrière ces concepts,
10:07c'est-à-dire critique de l'immigration massive aujourd'hui,
10:09l'appel à la haine frappe presque immédiatement.
10:11Dès le début du macronisme,
10:13il y a une volonté d'étendre les lois de censure.
10:16De la même manière, il y avait la volonté
10:17de ne l'oublier pas.
10:18C'est presque il y a une dizaine d'années
10:20de faire une loi anti-fake news.
10:22Donc, l'idée d'avoir une forme d'organisation centralisée
10:24qui distinguerait entre les vraies infos
10:26et les fausses infos.
10:27Le problème qu'on a vu avec la séquence Hanoï,
10:29qu'est-ce qu'une vraie ou une fausse info
10:31du point de vue de l'Élysée.
10:33Donc, une volonté très nette
10:35de détendre le domaine de la censure
10:38parce qu'on sent naître un discours
10:39qui conteste le régime.
10:41Autre élément qui marque la séquence macroniste,
10:43c'est une forme de mépris peut-être
10:45pour le commun des mortels insurgés,
10:47les gaulois réfractaires,
10:49la lèpre nationaliste,
10:50la lèpre populiste.
10:52Et cette idée, donc,
10:53on doit avoir une politique
10:53pour mater les insurgés.
10:56Et à l'échelle de l'histoire,
10:57c'est toujours comme ça que ça se passe.
10:58Vous avez une insurrection,
10:59l'idée, c'est de la mater,
11:00d'être assez dur avec elle,
11:01de la casser,
11:02de briser ses reins,
11:03de briser ses ressorts
11:04pour passer ensuite à autre chose
11:05avec un peuple déprimé
11:06qui rentre chez lui
11:07et le pouvoir reste dans les mains
11:09de ceux qui l'exercent.
11:10Et le macroniste,
11:11c'est aussi une séquence
11:12où, paradoxalement,
11:13le président de la République
11:14cherchera véritablement
11:14à se déployer
11:15sur la scène internationale
11:16dans une série de crises
11:18qui vont accélérer
11:19la dépossession
11:19de la souveraineté française.
11:21Je laisse de côté
11:22la question de la COVID
11:23qui est une crise mondiale,
11:24mais ça, ça va être
11:25un accélérateur
11:25de la compression des libertés.
11:28L'Ukraine, Gaza, l'Iran,
11:30le Groenland,
11:31à travers tout ça,
11:31Emmanuel Macron
11:32et l'environnement
11:33qui est le sien
11:33verront chaque fois l'occasion
11:35de pousser plus loin l'Europe.
11:38Dix ans plus tard,
11:39quand on fait la séquence du bilan,
11:41on peut dire que jamais, jamais,
11:43l'adhésion populaire
11:43a été aussi faible
11:44aux institutions dans le pays
11:46ce pourquoi les institutions
11:47tendent à se radicaliser
11:49dans leur dimension autoritaire
11:50pour se verrouiller
11:51au cas où il y aurait
11:52une nouvelle insurrection électorale
11:54dangereuse
11:54qui l'emporterait, celle-là.
11:56Alors, pour l'instant,
11:57les candidatures
11:58issues du Bloc central
12:01semblent laisser croire
12:02que le macronisme
12:03n'est pas univoque.
12:05Comment est-ce qu'on explique cela ?
12:07Il y a un Bloc central.
12:08Ce Bloc central,
12:09donc c'est celui
12:10qui contrôle le pouvoir,
12:11c'est qu'il y a
12:11le monopole de la légitimité
12:13à certains égards.
12:14Mais voilà qu'ils sont nombreux
12:15à s'en réclamer
12:16et à ne pas dire la même chose.
12:17Édouard Philippe,
12:18qui est vu comme le candidat
12:19qui représentait,
12:21d'autant que c'était
12:22un homme des débuts du macronisme,
12:23on le voit comme celui
12:24qui poursuivrait
12:25cette entreprise.
12:26Tout récemment,
12:27vous avez vu,
12:27il s'est revendiqué
12:28les premières années
12:29du macronisme
12:29pour se placer
12:30dans la continuité du président
12:31tout en marquant sa rupture.
12:33Gabriel Attal aussi
12:34le fait sans le moindre doute.
12:36Mais chacun
12:37avec une forme
12:38de rejet adhésion.
12:39Nous étions solidaires,
12:41nous ne le sommes plus,
12:42nous sommes la prochaine étape,
12:43mais nous sommes néanmoins
12:43les héritiers.
12:44Il y a aussi
12:45les héritiers maximalistes
12:47qui revendiquent clairement
12:48le macronisme.
12:49Je pense à Aurore Berger
12:50qui n'a pas caché
12:51son intérêt
12:51pour la présidentielle
12:52un jour.
12:53Donc, je ne dis pas
12:54qu'elle va gagner.
12:54Je dis que voilà
12:55quelqu'un qui est fier
12:56de porter l'étendard
12:57du macronisme décomplexé.
12:59Mais ce qu'on voit aussi,
13:00c'est que le Bloc central,
13:01la vraie force
13:01du Bloc central,
13:02c'est que ce n'était pas
13:03que le petit centre.
13:04Le Bloc central avait agrégé
13:05tous les partis
13:06à prétention de gouvernement.
13:07Le centre-gauche,
13:09le centre-droit,
13:10tout ça était rassemblé.
13:11Mais qu'est-ce qu'on voit
13:12aujourd'hui?
13:13Chacun veut s'autonomiser.
13:14Donc, imaginons
13:15que François Hollande
13:15réussisse par exemple
13:16sa candidature
13:17de la gauche non-mélenchoniste.
13:18Imaginons que Bruno Retailleau
13:20ou David Lissinard,
13:20conseil,
13:21réussissent à dégager
13:22un espace clairement
13:23pour la droite classique.
13:24Mais l'espace
13:25qui va rester au Bloc central
13:27sera tout à fait mineur
13:29et résiduel
13:29dans de telles circonstances.
13:31Voilà pourquoi
13:31il y a une nouvelle industrie
13:32de gens qui apparaissent
13:33dans le commentariat
13:34et la vie politique.
13:35En ce moment,
13:35ce sont les rapièceurs.
13:36Donc, je pense par exemple
13:37à M. Copé,
13:38homme de talent
13:39sans le moindre doute,
13:40mais qui cherche à tout prix
13:41à réamarrer
13:42la droite classique
13:43au macronisme
13:44en disant
13:44« Nous sommes le bloc dominant
13:46demain si nous le voulons vraiment.
13:47Certes, je ne serai pas
13:48premier ministre ni président,
13:49mais je peux vous réconcilier
13:51si vous me confiez cette tâche. »
13:53Il se propose
13:54comme candidat à la tâche.
13:54Je ne suis pas certain
13:55qu'il soit reconnu
13:56dans ce rôle pour l'instant.
13:59Clivage qui se multiplie,
14:01qui se brouille
14:01et qui se brouille
14:02tout à la fois.
14:03Donc, multiplie
14:04le fameux clivage
14:05gauche-droite,
14:06mais le fameux clivage
14:07aussi populiste
14:08et on pourrait dire
14:09le parti de la raison
14:11comme ils disent aujourd'hui.
14:12Il y a aussi
14:12les vieilles familles.
14:13Comment vont-ils s'agréger ?
14:14Est-ce que par exemple
14:15demain la droite classique
14:16version Retailleau
14:17ou la version LR,
14:18est-ce que ces gens-là
14:19pourraient dire
14:19plutôt que d'être
14:19le surmoi conservateur
14:20du bloc central,
14:21on pourrait demain
14:22devenir le greffon
14:23gouvernemental du bloc national ?
14:25Est-ce que de l'autre côté
14:26on va assister
14:26une forme de Bad Godesberg
14:27à l'envers,
14:28à gauche,
14:29c'est-à-dire,
14:29à l'échelle de l'histoire
14:30de Bad Godesberg,
14:31c'est la gauche radicale
14:31qui abandonne sa radicalité
14:32pour faire le pari
14:33de la culture de gouvernement.
14:34Est-ce qu'une partie
14:35de la gauche finalement
14:36déciderait de se rallier
14:37à Jean-Luc Mélenchon ?
14:38Moi j'annonce,
14:38j'en suis absolument certain,
14:39si Mélenchon est au deuxième tour
14:41et même en ça,
14:41une bonne partie de la gauche
14:42va se rallier à lui
14:44inévitablement,
14:44ils font semblant que non
14:45en ce moment
14:45et à la fin,
14:46ils diront bien évidemment
14:47nous y allons.
14:47Donc qu'est-ce qu'on voit ?
14:48La France est politiquement
14:50moins lisible qu'auparavant.
14:52Elle est moins lisible
14:53qu'auparavant
14:53parce que tout
14:54dans cet éclatement
14:54peut surgir.
14:56Dernière réflexion
14:56sur ce thème.
14:58On le voit partout
14:58en Occident,
14:59je l'ai dit,
14:59il y a une forme
14:59de poussée
15:00dite populiste
15:01identitaire conservatrice.
15:02L'originalité de la France
15:04et de l'Allemagne
15:04en ce moment,
15:05c'est probablement
15:05d'être le pays
15:06qui pousse le plus loin
15:07son appareillage institutionnel
15:09et juridique
15:09pour verrouiller
15:10les institutions,
15:11pour faire en sorte
15:11que s'il y avait
15:12un grand balayage électoral,
15:14le pouvoir en partillerait
15:15encore au bloc central
15:17au-delà des élections.
15:18La question qui est posée
15:20désormais est la suivante.
15:21La France est-elle,
15:22comme le disent certains,
15:24on l'entend beaucoup
15:24en ce moment,
15:25dans une séquence
15:26pré-insurrectionnelle ?
15:27À l'échelle de l'histoire,
15:28ce ne serait pas si surprenant.
15:29C'est-à-dire que voilà
15:30un pays plus explosif
15:32politiquement que d'autres.
15:33Les Français,
15:33et c'est une de leurs
15:34plus grandes qualités,
15:34ne sont pas les Anglais.
15:36Donc voilà un pays
15:38qui peut exploser,
15:38qui a un rapport,
15:39je ne dirais même pas
15:40à la violence politique,
15:41mais qui aime les grands
15:42élans politiques,
15:42qui aime les grands
15:43chocs politiques,
15:44dans les circonstances,
15:45il y a une colère profonde.
15:47Il y a une colère profonde
15:48qui pourrait se traduire.
15:49Les Gilets jaunes,
15:50je l'ai dit,
15:50ce n'était pas un mouvement
15:51de gauche au début,
15:51on l'a oublié.
15:52Donc il y a une colère légitime
15:54qui se fait sentir.
15:56Par ailleurs,
15:56on voit qu'il y a
15:57un parti insurrectionnel,
15:58révolutionnaire,
15:59qui ne correspond pas
16:00à cette colère populaire,
16:01mais qui voudrait bien
16:01la détourner.
16:02C'est LFI,
16:03on a eu l'occasion
16:03d'en dire un mot.
16:04Mais au terme
16:05de cette séquence historique,
16:07qu'est-ce qu'on peut voir
16:07d'Emmanuel Macron?
16:08Parce que oui,
16:08il y a cette espèce
16:09de climat insurrectionnel,
16:10il y a cette idée
16:11que tout pourrait se désagréger,
16:13les banlieues pourraient se lever,
16:14les Français désertent
16:15la vie publique,
16:15ils se replient dans la vie privée,
16:17dans la vie intime
16:17parce qu'ils ne croient plus
16:18à l'État,
16:18ils en veulent à leurs dirigeants
16:20d'avoir presque sacrifié le pays.
16:22Au terme de cela,
16:23que nous dit Emmanuel Macron?
16:24Ce sera mon dernier mot.
16:25Emmanuel Macron,
16:26en fin de parcours,
16:26que dit-il dans sa tournée notamment,
16:28on l'a vu tout récemment,
16:29on peut être 100 % français,
16:30100 % africain,
16:31100 % français,
16:32100 % algérien.
16:34Alors,
16:34alors que le pays
16:34semble se disloquer,
16:36être dans un climat insurrectionnel,
16:38le président de la République
16:39renoue avec ses anciens
16:40amours idéologiques
16:41lorsqu'il nous dit
16:42que finalement,
16:43y a-t-il une culture française?
16:45Il nous disait ça il y a 10 ans.
16:46Aujourd'hui,
16:46il nous dit
16:46qu'on peut être 100 % français,
16:47100 % autre chose
16:49tout à la fois,
16:49ce qui veut dire
16:50qu'on ne comprend pas exactement
16:51qu'on peut réconcilier,
16:52me semble-t-il,
16:53ces deux appartenances totales
16:54qui, par votre définition,
16:55se contredisent.
16:56Emmanuel Macron,
16:57j'ai l'impression,
16:57au terme de son parcours politique,
16:59nous explique
17:00qu'il demeure fidèle
17:01à ses idéaux post-nationaux
17:03du début,
17:04comme si,
17:05en forme de...
17:05il s'accrochait à des croyances
17:06par tous abandonnés aujourd'hui,
17:08mais il s'y accrochait absolument
17:09parce qu'il ne voulait pas les renier.
17:11Merci beaucoup, Mathieu.
17:12Un mot avec vous,
17:13peut-être Charlotte Dornelas.
17:13Est-ce que vous avez le sentiment
17:15que nous sommes effectivement
17:16dans une séquence
17:18pré-insurrectionnelle,
17:19ce qui est en train
17:20d'organiser quelque part
17:21ou en tout cas
17:22que souhaite
17:22la France insoumise?
17:24La France insoumise
17:25souhaite un moment révolutionnaire
17:27mais je pense que
17:28le climat pré-insurrectionnel
17:30dont parle Mathieu
17:31et qui existe en France
17:32dépasse de loin
17:33la volonté de canalisation
17:35on va dire
17:35de la France insoumise.
17:37Il y a,
17:37et je pense que
17:38le mouvement des Gilets jaunes
17:39à cette zone-là
17:40n'a pas du tout
17:41été analysé correctement,
17:43il y avait en effet
17:45un cri de détresse réelle
17:47qui s'est joué
17:48en effet sur les 80 km heure
17:50et sur le prix de l'essence,
17:51mais qui était
17:52un cri existentiel
17:53en fait d'une France
17:53qui ne voulait pas mourir
17:54et qui essayait
17:55désespérément de le dire.
17:56ça a été maté,
17:58l'instrumentalisation
17:59par la France insoumise
18:00cette fois-ci
18:01a été très largement
18:02alimentée par un régime
18:03qui ne voulait pas
18:04voir exactement
18:05ce qui se passait
18:06et cette colère-là
18:07elle existe toujours
18:08dans le pays
18:08donc il n'y a aucune raison
18:09évidemment qu'elle passe
18:10puisqu'elle a toutes les raisons
18:12d'être nourrie
18:12quasiment quotidiennement.
18:14Michel Fayyad
18:15je me tourne vers vous désormais
18:16pour évoquer
18:17cette visite historique
18:18visite du président Trump
18:20à son homologue chinois
18:21Xi Jinping
18:22visite de trois jours
18:24nous sommes là
18:25au deuxième jour
18:26de cette visite
18:27deux jours à Pékin
18:28avec une délégation
18:29de 15 PDG américains
18:32dans un premier temps
18:33dites-nous
18:34ce qui a vraiment été dit
18:35et conclu
18:36entre le président américain
18:38et le président chinois
18:39au terme de ces 48 heures
18:40de visite
18:41visite qui va se poursuivre demain.
18:42Tout à fait
18:43déjà ce n'est pas
18:44un sommet comme les autres
18:45c'est un marchandage global
18:46qui a eu lieu
18:47ce n'est pas une réconciliation
18:50telle que certains médias
18:51l'attendaient
18:51vous savez que
18:53le président chinois Xi
18:54lui a parlé
18:55de réconciliation constructive
18:56et stratégiquement stable
18:58et Donald Trump
18:59a invité
19:00son homologue chinois
19:02à la Maison Blanche
19:03le 24 septembre prochain
19:05sur les tarifs douaniers
19:07les américains
19:08ont décidé de diminuer
19:10les tarifs douaniers
19:11de 57 à 47%
19:12les chinois ont maintenu
19:14à 10%
19:15leur rétorsion
19:19donc en fait
19:19la trêve de Busan
19:21elle est maintenue
19:22pour le moment
19:23ce qui a un peu changé
19:25c'est plutôt
19:25sur les terres rares
19:27le gallium
19:28et le germanium
19:29parce que vous savez
19:29que les chinois
19:30avaient fait
19:30un blocus
19:31contre les américains
19:33pour le gallium
19:33et le germanium
19:34qui sont pourtant essentiels
19:35pour une grande partie
19:36de l'industrie américaine
19:37et les chinois
19:39cette fois-ci
19:40ont décidé
19:40de suspendre
19:41les quotas
19:43et le blocus
19:45qu'ils avaient imposé
19:46aux américains
19:46donc ça c'est quand même
19:47quelque chose
19:48que Donald Trump
19:48a obtenu
19:49et notamment
19:50en fait
19:52tout ce qui est
19:53les 17 éléments
19:54des terres rares
19:54qui sont essentiels
19:56pour la fabrication
19:57d'armes
19:58notamment américaines
19:59quand on sait
20:00qu'aujourd'hui
20:01les stocks d'armes
20:02américains
20:02dans la guerre
20:03en Irak
20:03sont en voie
20:04d'épuisement
20:05il était primordial
20:06d'obtenir des chinois
20:07la livraison
20:09de ces terres rares
20:09nécessaires
20:10à la fabrication
20:11de ces armes
20:12qui prennent parfois
20:13jusqu'à deux ans
20:13donc même par rapport
20:14aux conflits en Iran
20:15il y a d'autres problématiques
20:16qui rentrent en jeu
20:18ensuite les américains
20:19eux de leur côté
20:20ont décidé
20:21d'assouplir
20:21leur blocus
20:23de rétorsion
20:24contre les chinois
20:25qui concernait
20:25les aimants permanents
20:28et aussi les visas
20:30pour les étudiants chinois
20:32concernant les semi-conducteurs
20:33pareil
20:34les américains
20:35ont décidé
20:36d'assouplir
20:39par rapport
20:40aux semi-conducteurs
20:41et les chinois
20:42eux ont décidé
20:43de lever
20:46le blocus
20:47sur les terres rares
20:47qui sont nécessaires
20:48à ces semi-conducteurs
20:49donc en fait
20:49c'est du donnant-donnant
20:51qui est en train
20:51d'être fait
20:51entre les deux
20:52la grande victoire
20:53de Donald Trump
20:54elle est sur les Boeing
20:55parce que vous savez
20:56que l'année dernière
20:57la Chine n'a acheté
20:58aucun avion Boeing
20:59auprès des américains
21:00et on se rappelle
21:01qu'il y a quelques années
21:02Boeing était au bord
21:03de la faillite
21:03et là cette fois-ci
21:05les chinois ont promis
21:06des milliards
21:07d'achats
21:08auprès des américains
21:10donc ça c'est une victoire
21:11pour Trump
21:11Donald Trump
21:12qui annonce
21:12il y a quelques minutes
21:13que les chinois
21:14vont acheter
21:15effectivement
21:15200 Boeing
21:17voilà
21:17donc des 737 Max
21:19et des 787 Dreamliner
21:21et donc effectivement
21:22vis-à-vis de ces électeurs
21:24c'est quand même
21:24une grande victoire
21:25qui est obtenue
21:25et au-delà des Boeing
21:27parce qu'on pourrait dire
21:28oui les Boeing
21:28c'est quand même
21:29une industrie particulière
21:30aux Etats-Unis
21:30il y a l'agriculture américaine
21:33qui en sort victorieuse
21:34puisque les chinois
21:36ont promis
21:37d'acheter 12 millions
21:37de tonnes de soja
21:38d'ici la fin de l'année
21:39et ensuite 25 millions
21:41de tonnes de soja
21:41chaque année
21:42auprès des américains
21:44donc c'est quand même
21:45une victoire pour Trump
21:46et même par rapport
21:47à l'agriculture en tant que telle
21:48les licences de bœuf américains
21:50ont été renouvelées en Chine
21:51donc vous voyez
21:52il y a quand même
21:53des victoires
21:53que Trump peut
21:54se prémir d'avoir obtenues
21:56et notamment aussi
21:57pour l'énergie
21:58puisque avec ce qui se passe
21:59dans le golfe Persique
22:01au Moyen-Orient
22:02et bien les chinois
22:03ont accepté
22:04d'acheter du pétrole
22:05et du gaz américain
22:06du gaz naturel
22:07équifiant américain
22:08bon ça c'est plus
22:10de l'annonce
22:10qu'encore du réel
22:12parce qu'on sait quand même
22:13que le prix du gaz naturel
22:14équifiant américain
22:15est beaucoup plus cher
22:16que ce que les chinois
22:16achètent auprès des russes
22:17et même auprès des Qataris
22:19donc c'est à voir
22:20mais en tout cas
22:20il y a un effet d'annonce
22:21important
22:23sur lequel Trump va jouer
22:24vous savez
22:25dans la presse chinoise
22:27on dit que
22:28ce que le président chinois
22:29Xi a appris
22:30de Donald Trump
22:31lors du premier mandat
22:32c'est que la forme
22:33compte plus que le fond
22:34donc les annonces
22:36plutôt que la réalité
22:38donc on peut signer
22:39autant de documents
22:40d'entente
22:40qu'on veut
22:41mais les contrats
22:42on verra plus tard
22:44sur Taïwan par contre
22:45c'est beaucoup plus
22:47important
22:48puisque le président Xi
22:49a eu une position
22:50extrêmement ferme
22:51et dure
22:52par rapport à Taïwan
22:53il a dit que si jamais
22:54les Etats-Unis
22:57décidaient de mal gérer
22:58ce dossier
22:59et bien ça pourrait être
23:00un casus belli
23:01et la Chine
23:02pourrait rentrer
23:03en fait en conflit direct
23:05Trump est resté silencieux
23:06on lui a posé la question
23:07à plusieurs reprises
23:08sur Taïwan
23:09il n'en a pas parlé
23:10et il y a quand même
23:12quelque chose
23:12qui est assez intéressant
23:13vous savez que
23:14Donald Trump
23:15avait fait
23:15en fait avait signé
23:17des contrats de livraison
23:18d'armes
23:18auprès de Taïwan
23:19et il y a même eu
23:22comment dire
23:22on parle de 14 milliards
23:24de dollars
23:25d'achat d'armes
23:26de vente d'armes
23:28et bien ces armes
23:28pour le moment
23:29vont être suspendues
23:30donc on ne va pas
23:30les livrer
23:31on n'annule pas le contrat
23:32mais on suspend
23:33la livraison
23:34de ces armes
23:35donc c'est quelque chose
23:36que pour le coup
23:38le président chinois
23:39a obtenu comme victoire
23:40de son côté
23:40et Trump pour le moment
23:42n'a pas annulé
23:44cette livraison
23:45donc vis-à-vis
23:45du public américain
23:47de l'opinion publique américaine
23:49il n'a pas trahi Taïwan
23:50mais en même temps
23:51en suspendant
23:52la livraison
23:53de fait
23:54il a donné quelque chose
23:55au président chinois
23:56une victoire importante
23:57pour les chinois
23:57très importante
23:58bien entendu bien sûr
23:59et en fait
24:00les chinois ont appelé ça
24:02l'ambiguïté stratégique
24:04et en fait c'est vrai
24:06Trump n'a pas annulé
24:07il a suspendu
24:08une ambiguïté stratégique
24:10sur l'Iran
24:11et Hormuz
24:12c'est également
24:12très intéressant
24:13vous savez
24:14qu'ils se sont entendus
24:15sur deux points
24:16donc la non-militarisation
24:18du détroit d'Hormuz
24:19et également
24:20le non-payement
24:21d'une taxe
24:22par les Iraniens
24:24vous savez
24:25pour chaque passage
24:26et les chinois
24:27ont négocié
24:28au même moment
24:29au moment où Trump
24:30était en train
24:30d'arriver en Chine
24:32avec les Pakistanais
24:33et les Iraniens
24:34pour que les chinois
24:35puissent faire transiter
24:37des navires chinois
24:38à travers le détroit d'Hormuz
24:39c'est ce qu'on a vu
24:40aujourd'hui même
24:40donc des bateaux chinois
24:43ont transité
24:43et ces bateaux chinois
24:45pourraient être en fait
24:46la solution
24:46pour tout le monde
24:47c'est-à-dire que dorénavant
24:48si par exemple
24:49Total veut sortir
24:50son gaz
24:50du Golfe Persique
24:52et bien Total
24:52pourra engager
24:53une compagnie maritime chinoise
24:55pour sortir du Golfe Persique
24:57donc au lieu de payer
24:57une amende aux Iraniens
24:59maintenant on va payer
25:00les chinois
25:00pour se faire sortir
25:01ce qu'on veut sortir
25:02du Golfe Persique
25:03donc vous voulez
25:04des engrais en France
25:05et bien on devra
25:06recruter
25:07enfin payer
25:07une compagnie maritime chinoise
25:09pour nous faire sortir
25:10nos engrais
25:11du Golfe Persique
25:12donc en fait
25:13les chinois
25:13se sont très bien placés
25:15en termes de business
25:16sur l'Ukraine
25:17Trump en a apparemment
25:18parlé également
25:19il espère que la Chine
25:20pourra jouer un rôle
25:21de médiateur
25:22entre les Etats-Unis
25:24et la Russie
25:25bon ça reste à voir
25:27de ce côté-là
25:28et il y a également
25:31en fait par rapport à
25:32il y a un sujet
25:33dont on a en fait
25:34très peu parlé
25:35en tant que tel
25:36c'est entre les deux hommes
25:38c'est sur le fait
25:39que la Russie
25:40enfin quelle solution
25:41sur la Russie elle-même
25:42est-ce qu'il faut lever
25:43les sanctions
25:43contre la Russie
25:44ou pas lever
25:45les sanctions
25:45apparemment rien n'a été
25:47vraiment discuté directement
25:48bon ce que vous nous racontez
25:50est passionnant évidemment
25:51puisque c'est aussi
25:52notre avenir
25:53qui est en train
25:54de s'écrire
25:54en ce moment
25:55en Chine
25:56et ça aura nécessairement
25:57des répercussions
25:57pour nous européens
25:58pour nous français
25:59on va marquer une courte page
26:00de publicité
26:01et on poursuit
26:02votre chronique
26:03juste après
26:04à tout de suite
26:07De retour en direct
26:09sur CNews
26:09la suite de Face à l'info
26:11en direct jusqu'à 20h
26:12avec la suite
26:13de votre chronique
26:14Michel Fayad
26:15consacrée à cette rencontre
26:16déterminante
26:17en Chine
26:18visite d'état
26:18du président américain
26:19à son homologue chinois
26:21Xi Jinping
26:21nous évoquions avant
26:22la pause avec vous
26:24les négociations
26:25autour du détroit d'Hormuz
26:26les négociations
26:27autour du dossier capital
26:29de Taïwan
26:30et les négociations
26:31autour des terres rares
26:33vous nous avez dit
26:33qu'une trêve
26:34dans cette guerre
26:35des terres rares
26:35avait été décrétée
26:36entre Etats-Unis
26:37et Chine
26:38mais cette trêve
26:40tient-elle vraiment
26:41le silence de Trump
26:42sur Taïwan
26:44est-ce que ce silence
26:46signifie qu'il n'a rien cédé
26:47ou simplement
26:48qu'il a cédé
26:49sans le dire
26:50et la Chine médiatrice
26:51sur l'Iran
26:52est-ce crédible
26:53trois questions importantes
26:55auxquelles vous allez
26:56nous répondre
26:57D'accord
26:57je vais essayer
26:58la trêve
26:59elle est réelle
27:00mais c'est pas une paix
27:01c'est-à-dire que
27:02la Chine n'a pas
27:03abandonné son arme
27:04qui est donc
27:05la livraison
27:06des terres rares
27:07dont elle contrôle
27:0885 à 90%
27:09et du raffinage
27:10et de la transformation
27:11et donc en fait
27:12elle va conserver
27:14ce levier
27:15de manière permanente
27:16puisque en 24 heures
27:17elle pourrait rétablir
27:18ce blocus
27:19contre les Etats-Unis
27:20bien sûr
27:21les Etats-Unis
27:21réagiraient en faisant
27:22d'autres blocus
27:23en rétorsion
27:24mais le fait est que
27:25c'est vraiment une trêve
27:26pour le moment
27:27ils se sont entendus
27:29pour régler ce problème
27:30mais c'est vraiment
27:31très important
27:32comme je le disais
27:32tout à l'heure
27:33pour notamment
27:34l'armement américain
27:35parce qu'on a vu
27:37les stocks diminuer
27:38là avec la livraison
27:39des potentiels
27:40de ces métaux critiques
27:43et bien
27:43les Etats-Unis
27:44pourront à nouveau
27:45relancer
27:46leur production
27:47d'armes
27:49ensuite
27:49concernant Taïwan
27:50effectivement
27:51Donald Trump
27:51lui non plus
27:52n'a rien
27:53véritablement lâché
27:54il a suspendu
27:55la livraison
27:56mais à un moment donné
27:57il sera obligé
27:58d'honorer cette livraison
27:59puisque les Taïwanais
28:00ont payé
28:01donc en fait
28:01à un moment donné
28:02il est obligé
28:03de livrer
28:04mais vous voyez
28:05les deux se sont entendus
28:06un petit peu
28:07pour geler leurs problèmes
28:08entre eux
28:09essayer de calmer le jeu
28:11ça rappelle un peu
28:12si vous vous souvenez
28:13la fin de la guerre froide
28:15où les Etats-Unis
28:16et l'Union soviétique
28:17commençaient à calmer
28:19le jeu entre eux
28:19à s'envoyer
28:20quelques bonnes résolutions
28:22de part et d'autre
28:23tout en ne relançant pas
28:24à l'essentiel
28:25qui était par exemple
28:26l'arsenal nucléaire
28:27de chacun
28:29et on parle également
28:31en fait la manière
28:32dont Trump a décidé
28:33de suspendre
28:35la livraison d'armes
28:36à Taïwan concrètement
28:37c'est en ne notifiant
28:39pas le Congrès
28:40parce qu'avant
28:40de livrer les armes
28:43donc à Taïwan
28:44il y a une dernière étape
28:45qui est la notification
28:46au Congrès
28:46et c'était cette étape
28:47qu'il est en train
28:48de ralentir
28:48et qu'il pourrait ralentir
28:49pendant plusieurs mois
28:50peut-être plusieurs années
28:52en tout cas
28:52durant son mandat
28:54il y a une autre chose
28:55qui est importante
28:56effectivement
28:57c'est sur l'Iran
28:58puisqu'il y a eu
28:58les dernières déclarations
28:59de Marco Rubio
29:00donc le secrétaire d'Etat
29:01l'équivalent du ministre
29:03des Affaires étrangères
29:04chez nous
29:04qui a dit sur NBC
29:06donc la chaîne américaine
29:07que les deux pays
29:08se sont entendus
29:09sur des positions communes
29:10claires
29:11qui sont par exemple
29:12l'opposition à toute militarisation
29:14du détroit d'Ormuz
29:15comme on l'a dit
29:15puis le rejet du système
29:16de payage
29:17donc au détroit d'Ormuz
29:20pour la Chine
29:20c'est très bien
29:21puisqu'elle achète
29:23aujourd'hui
29:2490% du pétrole iranien
29:26elle achète 40%
29:28de son pétrole
29:28en provenant de cette région
29:30même de son gaz
29:31il y a également
29:32d'autres choses
29:34qu'elle achète
29:35de cette région
29:35notamment la luzerne
29:37pour produire du lait
29:37il y a des choses
29:38vous voyez
29:39essentielles pour la Chine
29:40qui passent par le détroit d'Ormuz
29:42et donc la Chine
29:43utilise le Pakistan
29:44ce qu'on a beaucoup parlé
29:45moi-même
29:46dans diverses chroniques
29:48sur l'Arabie Saoudite
29:49et le rôle
29:50qu'elle joue
29:50derrière les rideaux
29:51via le Pakistan
29:52mais on a oublié de dire
29:54justement
29:54que la Chine
29:55aussi joue
29:56derrière le Pakistan
29:57vous savez
29:58que c'est elle
29:58qui contrôle
29:59les principaux ports
30:00du Pakistan
30:00ils font partie
30:01de cette nouvelle route
30:03de la soie chinoise
30:04et donc le Pakistan
30:06est stratégique
30:06dans ce dispositif
30:08chinois
30:09et donc aujourd'hui
30:11les Chinois ont obtenu
30:12comme je le disais
30:13cette idée
30:14d'être le garant
30:15du transport maritime
30:18à travers le détroit d'Ormuz
30:20mais c'est un rôle
30:20que les Etats-Unis
30:21étaient censés jouer
30:22parce que
30:23en fait
30:23depuis la découverte
30:25du pétrole
30:26c'était plutôt
30:26les Américains
30:27avant les Britanniques
30:28puis les Américains
30:29qui avaient ce rôle
30:31et aujourd'hui
30:31que la Chine
30:32prenne ce rôle
30:33auprès des Américains
30:34des Américains
30:35c'est quand même
30:36un véritable tournant
30:37et pour continuer
30:38dans ce tournant
30:39il y a également
30:40la question du paiement
30:42parce qu'on parlait
30:43souvent de la force
30:45du dollar
30:45comme étant
30:45la monnaie
30:46du pétro-dollar
30:47le paiement
30:47du pétrole
30:49se faisant en dollars
30:49aujourd'hui
30:50avec une Chine
30:51qui contrôlerait
30:52le transport maritime
30:52de cette région
30:53et bien forcément
30:54elle pourra accentuer
30:55la domination
30:57enfin la domination
30:58en tout cas
30:58la prise de poids
31:00du yuan
31:01le yuan chinois
31:02face au dollar
31:03donc ça
31:04c'est quand même
31:05un tournant
31:05très important
31:06à ne pas négliger
31:07en revanche
31:08par rapport à Trump
31:09il a quand même
31:10des victoires
31:11vis-à-vis de son électorat
31:12à quelques mois
31:13des élections
31:13en demi-mandat
31:14donc comme je l'ai dit
31:15tout à l'heure
31:16le soja
31:16les boeing
31:17les licences de bœuf
31:20le gaz
31:21le pétrole américain
31:22donc il y a quand même
31:23beaucoup de choses
31:23qu'il ramène aux Etats-Unis
31:25auprès de son public
31:27chose que effectivement
31:28ses prédécesseurs
31:29n'ont pas obtenu
31:31et donc
31:32ce que je voudrais
31:33la manière dont je voudrais
31:34terminer cette chronique
31:35c'est de dire que
31:36le grand perdant
31:37de tout ça
31:38c'est l'Europe
31:38parce que l'Europe
31:39est absente
31:40de cette négociation
31:41il y a deux puissances
31:42qui se rencontrent
31:42et encore une fois
31:44l'Europe est absente
31:45tout à l'heure
31:45je vous disais
31:46de la guerre froide
31:46la guerre froide
31:47c'était les Etats-Unis
31:48et l'URSS
31:48et on a essayé
31:49de renforcer
31:50l'Union européenne
31:50pour vraiment peser
31:52dans de telles réunions
31:53et là on voit
31:54que
31:5736 ans après
31:58ou 35 ans après
31:59et bien
32:00on est au même stade
32:01l'Europe est hors jeu
32:02et mis en fait
32:03sur la touche
32:04et même
32:05on lui impose
32:06ce que les deux grands
32:07ont décidé
32:07parce que finalement
32:08cette décision
32:10sur le détroit d'Hormuz
32:11elle est imposée
32:11à l'Europe
32:12ces décisions
32:13sur Taïwan
32:13sont imposées
32:14également à l'Europe
32:15donc finalement
32:17nous n'avons pas
32:18la leçon la plus importante
32:20pour nous
32:20de ce sommet
32:21c'est qu'on n'a pas
32:21de notre mot à dire
32:22Merci beaucoup Michel
32:24arrêtons-nous
32:25peut-être un instant
32:25avec vous Mathieu
32:27sur la question
32:27cruciale de Taïwan
32:29puisque le président chinois
32:30menace
32:31il dit la chose suivante
32:33si la question de Taïwan
32:34est maltraitée
32:35Washington et Pékin
32:37risquent d'entrer
32:38en conflit
32:39est-ce que c'est une menace
32:41qu'il faut prendre au sérieux
32:42menace de risque
32:43de conflit
32:44entre la Chine
32:45et les Etats-Unis
32:46sur la question de Taïwan
32:47bien évidemment
32:48c'est-à-dire que
32:48la Chine considère
32:50que Taïwan a vocation
32:51à réintégrer
32:52tôt ou tard
32:53pleinement
32:54la république chinoise
32:55et de l'autre côté
32:56les Américains
32:57considèrent
32:58qu'ils acceptent
32:58une forme de statut quo
32:59c'est-à-dire
33:00certes théoriquement
33:01il y a une seule Chine
33:02mais dans les faits
33:02Taïwan conserve
33:03une indépendance de fait
33:04qui n'est pas reconnue
33:05néanmoins
33:06la manière d'un Etat
33:07indépendant dans le monde
33:07si la Chine
33:09décidait de s'emparer
33:10de Taïwan
33:10et les Américains
33:11décidaient de se porter
33:12à la défense de Taïwan
33:13on a un conflit global
33:14presque inévitablement
33:15mais
33:16si les Américains
33:17ne le font pas
33:17on dirait qu'ils ne sont
33:18pas capables
33:19de défendre leurs alliés
33:20et ils perdraient
33:20une position centrale
33:21dans ce coin du monde
33:22donc évidemment
33:23ça fait partie
33:23des lieux
33:24de fractures
33:25de tensions
33:26d'où pourraient naître
33:28dans les prochaines années
33:29les prochaines décennies
33:30un conflit à l'échelle mondiale
33:32et précisons
33:33que le président
33:34chinois
33:35sera à la Maison Blanche
33:37au mois de septembre prochain
33:38le 24 septembre
33:39puisque Donald Trump
33:40a invité Xi Jinping
33:42en visite officielle
33:43aux Etats-Unis
33:44Marc Menon
33:45je me tourne vers vous
33:46à présent
33:46pour évoquer
33:47cette date
33:48nous sommes aujourd'hui
33:49le 14 mai
33:50et il y a 78 ans
33:52le 14 mai 1948
33:54Ben Gurion
33:55David Ben Gurion
33:56proclamait
33:57l'indépendance
33:58de l'Etat d'Israël
33:59mais le 14 mai
34:00est aussi
34:01une autre date
34:02pour les français
34:03de confession juive
34:04qui en 1941
34:06vont commencer
34:07à connaître
34:08les abominations
34:09de la seconde guerre mondiale
34:11racontez-nous Marc
34:12bien
34:13les juifs français
34:14sont consternés
34:15en ce 14 mai
34:17que se passe-t-il
34:18ceux qui le protègent
34:20depuis quelques années
34:21maintenant
34:22qui ont fui
34:23les programmes
34:23dans les pays de l'Est
34:25se sont réfugiés
34:27en France
34:27et soudain
34:29et bien
34:30il y a une convocation
34:31qui est adressée
34:32à ceux
34:33qu'ils abritent
34:35ceux qu'ils protègent
34:36c'est un billet vert
34:38vous devez vous rendre
34:39au gymnase
34:41japi
34:41apparemment
34:42personne ne fait
34:43trop attention
34:44c'est
34:45des paperasseries
34:46sans doute
34:47mais
34:48ils auraient
34:49dû avoir
34:50une inquiétude
34:51car un an
34:52auparavant
34:53il y avait
34:53un recensement
34:54recensement
34:55des juifs
34:56étrangers
34:57et suite à cela
34:58soudain
34:59à nouveau
34:59on les vise
35:01et bien
35:02ils sont 7000
35:04à recevoir
35:05cette convocation
35:07et sur
35:08ces 7000
35:09vous aurez
35:113700
35:12juifs
35:13qui se rendront
35:14à ce
35:15ce
35:16comment ce lieu
35:17ce gymnase
35:18japi
35:20où là
35:21à peine
35:22arrivé
35:23on a
35:23précisé
35:24sur la convocation
35:25qu'ils
35:26devaient
35:27venir
35:28avec
35:29une sorte
35:30de parrain
35:31accompagnateur
35:32ça paraissait
35:33bizarre
35:33là encore
35:34et pour autant
35:35arriver
35:36sur place
35:37et bien
35:38on leur dit
35:39vous êtes en état
35:40d'arrestation
35:41et vous qui l'accompagnez
35:42vous allez vite
35:43chercher
35:44des affaires
35:45et
35:46également
35:47des éléments
35:48de subsistance
35:49c'est-à-dire
35:50un peu
35:50de nourriture
35:51de là
35:53on les embarque
35:54dans des autobus
35:56direction
35:57la gare
35:58de Sterlitz
35:59je suppose
36:00que tous ces hommes
36:02car ce sont les hommes
36:04qui vont partir
36:06dans deux camps
36:07à Pitivier
36:08et à Beaune
36:09et dans ces deux camps
36:11ils vont commencer
36:12à connaître
36:14un enfer
36:14reste que la transition
36:15se fera pas
36:17dans les
36:18terrifiants
36:19et un salubre
36:21wagon à bestiaux
36:23là ce sont
36:23des trains normaux
36:24si je puis dire
36:26les
36:27pauvres hommes
36:29voient
36:30leur famille
36:31leur retirer
36:32les femmes pleurent
36:33les enfants
36:34et les voilà
36:35qui cheminent
36:36et pendant un an
36:37dans des conditions
36:38qui ne seront pas
36:40aussi infectes
36:41que celles
36:41en Allemagne
36:42mais qui sont néanmoins
36:43extrêmement pénibles
36:45la souffrance
36:47et puis en
36:47juillet 42
36:49on les transfère
36:50ils se demandent
36:51bien où
36:51et là malheureusement
36:53c'est
36:54Auschwitz
36:55ils seront parmi
36:57les premiers
36:57à connaître
36:59l'enfer
37:00de ce camp
37:00notons que parmi
37:02ces victimes
37:04il y a
37:05le père
37:06du philosophe
37:07et ami de Mathieu
37:08le père
37:10d'Alain Finkielkraut
37:11voilà
37:13pour
37:14ce
37:1514 mai
37:151941
37:18je ne fais pas
37:20m'étendre
37:20sur ce que
37:21vont vivre
37:22les juifs
37:23français
37:23quelques mois
37:24plus tard
37:25donc à partir
37:25de juillet 42
37:28il y a
37:29cette abomination
37:30totale
37:31et à la fin
37:31de la guerre
37:32et bien
37:33une sorte de
37:33culpabilité
37:34générale
37:35et il nous faut
37:36revenir
37:36bien avant
37:38c'est à dire
37:39que
37:40les
37:42français
37:42et les britanniques
37:44quand ils ont
37:45compris
37:46durant la guerre
37:47de 14
37:47qu'ils allaient
37:49faire tomber
37:49l'empire ottoman
37:50qui s'était
37:52allié
37:52aux allemands
37:54durant cette
37:54première guerre mondiale
37:56cet empire
37:57qui tombe
37:57ils se le partageront
38:00et parmi les gens
38:01qui se trouvent
38:02dans le camp
38:03britannique
38:04qui ont participé
38:05à la guerre
38:06et puis ceux
38:06également
38:06qui intellectuellement
38:08jouent un grand rôle
38:09par exemple
38:09on a
38:10Shem Weizmann
38:11Shem Weizmann
38:12permettra
38:14aux britanniques
38:16d'avoir
38:16une capacité
38:18d'exécution
38:20grâce
38:21aux bombes
38:22qu'il fabriquera
38:24c'est
38:25avec de l'acétone
38:26et puis il y a
38:27Belgourion aussi
38:28qui agit
38:29et ils arrivent
38:30à obtenir
38:31quoi ?
38:32l'espoir
38:33d'un foyer juif
38:35de retour
38:36là-bas
38:37en Israël
38:38qui a eu l'idée
38:40de ce foyer juif
38:41et là encore
38:42il faut remonter
38:42encore un peu avant
38:45le 19ème siècle
38:46est sinistre
38:47puisqu'il y a
38:48tous ces pogroms
38:49en Pologne
38:49en Tchèque-Sovakie
38:50et plus tard
38:51en Russie
38:52et on a
38:53Théodore Hetzel
38:54qui est un journaliste
38:56il est né
38:56lui
38:57à Budapest
38:59il fait partie
39:00de ces juifs
39:02qui se sentent
39:03je dirais
39:04dans la modernité
39:05bien qu'étant
39:06croyants
39:07et son journal
39:08le mandate
39:09pour venir
39:10à Paris
39:10assister
39:11au procès
39:12du capitaine
39:14Dreyfus
39:16là il
39:17comprend
39:18que ce pays
39:19des droits de l'homme
39:20ce pays
39:21qui a été le premier
39:22à reconnaître
39:23la citoyenneté
39:24aux juifs
39:25bien ce n'est pas
39:27le pays
39:28de l'idéal
39:30humain
39:31car
39:32il voit bien
39:33que contre
39:33le capitaine
39:34Dreyfus
39:35la grogne
39:37la rogne
39:37la haine
39:38se manifeste
39:39et il assiste
39:41à cette scène
39:42épouvantable
39:44de la dégradation
39:45du capitaine
39:47dans la cour
39:48des invalides
39:50et à ce qu'il a
39:51écrit
39:52ensuite
39:53il dit
39:53c'est ce jour-là
39:54que j'ai compris
39:55qu'il fallait à tout prix
39:57qu'il y ait cet état juif
39:58et cet état juif
40:00et bien
40:01on s'y accroche
40:02là encore
40:03en 1947
40:05il y a l'espoir
40:07le mandat britannique
40:09sur ce territoire
40:11s'arrête
40:11c'était la protection
40:13le 15 mai
40:151948
40:17et là
40:18et bien
40:19Ben-Gurion
40:20Théodore Hetzel
40:21est mort depuis longtemps
40:22et Weizmann
40:23vont
40:24en ce 14 mai
40:26se présenter
40:27dans l'un des premières
40:28d'une des premières
40:29maison de
40:31de Tel Aviv
40:33ils
40:34signeront
40:35à 38
40:37la déclaration
40:39de l'indépendance
40:40d'Israël
40:41Israël
40:42ils l'ont décidé
40:42presque au dernier moment
40:44ils avaient envisagé
40:45de l'appeler
40:46Palestine
40:47et
40:48l'hymne national
40:50joué par
40:50l'orchestre
40:51philharmonique
40:52le
40:53qui doit
40:54résonne
40:55Israël existe
40:57mais dès le lendemain
40:58les pays arabes
40:59entrent en guerre
41:00merci beaucoup Marc
41:02évidemment
41:02ce que vous nous racontez
41:04sur ce 14 mai
41:051941
41:06résonne douloureusement
41:07puisque l'antisémitisme
41:09a explosé
41:10dans le pays
41:11depuis notamment
41:12le 7 octobre
41:142023
41:14Charlotte Dornelas
41:15je me tourne vers vous
41:16à présent
41:17pour évoquer
41:17cette affaire
41:18disons-le
41:18qui est une affaire
41:19absolument effroyable
41:20puisque le procureur
41:22de Lille
41:22a communiqué
41:23sur cette histoire
41:25sordide
41:26de viol d'enfant
41:27commis cette fois-ci
41:28par un
41:29babysitter
41:30que sait-on
41:31précisément
41:32de cette affaire
41:33alors que
41:34les français
41:34notamment les parisiens
41:35sont déjà choqués
41:36après les affaires
41:37d'agression sexuelle
41:38dans le périscolaire
41:39parisien
41:40cette fois ça se passe
41:41à Lille
41:41donc
41:41absolument
41:42et c'est vrai
41:43que ces histoires
41:44particulièrement ignobles
41:45se répètent
41:46et nous sommes tous
41:48un peu sidérés
41:48par le nombre
41:49déjà d'affaires
41:50qui touchent
41:51très directement
41:51des enfants
41:53qui sont les petites
41:54victimes
41:54parfaitement innocentes
41:55de personnes
41:56détraquées sexuellement
41:57pour les cas
41:59en effet
41:59d'atteinte sexuelle
42:01mais c'est vrai
42:01que les enfants
42:02sont les victimes
42:03insupportables
42:03dans toutes les affaires
42:05et particulièrement
42:06quand elles sont souillées
42:07de cette manière
42:07c'est encore le cas
42:09dans cette affaire
42:10qui nous intéresse
42:12journalistiquement
42:12en termes d'informations
42:14essentiellement
42:15parce qu'elle pose
42:15une nouvelle fois
42:16la question
42:16de ce que nous pourrions
42:17collectivement mieux faire
42:19pour protéger
42:20nos enfants
42:20il y a évidemment
42:21l'horreur des faits
42:22qui sont commis
42:23mais elle interroge
42:24aussi nos propres
42:25processus de protection
42:27on va dire
42:27en décembre
42:28ça commence
42:28avec une mère
42:29d'un tout jeune enfant
42:30qui porte plainte
42:31pour viol
42:32en l'occurrence
42:33dans la foulée
42:34il y a l'ouverture
42:35d'une enquête
42:35une enquête
42:36qui a été faite
42:37auprès de 44 familles
42:38avec qui il a été
42:40en contact
42:40parce qu'il a gardé
42:41leurs enfants
42:42c'est un homme
42:43de 37 ans
42:44qui est désormais
42:44suspecté
42:45donc quelques mois
42:45après l'ouverture
42:46de cette enquête
42:47d'avoir violé
42:47trois enfants
42:48et où agressaient
42:49sexuellement
42:5018 enfants âgés
42:51vous l'avez dit
42:51tout à l'heure
42:52de deux mois
42:53à cinq ans
42:54dans la métropole
42:55lilloise
42:55pendant un peu plus
42:56de deux ans
42:57deux enfants
42:58deux de ces enfants
42:59sont par ailleurs
42:59concernés pour des faits
43:00de corruption de mineurs
43:01par cet homme
43:02toujours
43:03il est également
43:04mis en examen
43:05et c'est ce qui a été
43:06trouvé pendant les perquisitions
43:07qui ont été faites
43:08à son domicile
43:09pour détention d'images
43:10d'atteinte sexuelle
43:10sur animal domestique
43:11cette fois-ci
43:12donc on voit
43:13qu'on a affaire
43:13à un homme
43:14qui est parti loin
43:15dans l'abjection
43:16qui ont été découverts
43:17donc je vous le disais
43:17en janvier dernier
43:19l'homme
43:19alors on a appris
43:20aujourd'hui
43:21on dit
43:21il a été placé
43:22en détention provisoire
43:23et on se demande
43:24ce qui s'était passé
43:24depuis le mois de janvier
43:25il avait été incarcéré
43:27il est incarcéré
43:28depuis 9 janvier
43:29pour une durée de deux ans
43:30en raison du non-respect
43:31de son suivi
43:32socio-judiciaire
43:33mais il a été là
43:34cette fois-ci
43:35dans le cadre de cette enquête
43:36placé en détention provisoire
43:37donc il n'est pas sorti de prison
43:39c'est simplement
43:39qu'il n'est plus
43:40sous le même statut
43:41parce qu'en effet
43:43cet homme était déjà
43:44fiché pour des agressions sexuelles
43:45il était déjà
43:47délinquants sexuels
43:48or il exerçait malgré tout
43:49comme babysitter
43:50non pas parce que des familles
43:52il avait choisi
43:52très directement
43:53mais parce qu'il avait été
43:56choisi par les familles
43:57via un site de mise en relation
43:59pour la garde d'enfants
44:00c'est évidemment ça
44:01qui nous sidère
44:02encore une fois
44:03dans cette affaire
44:04et précisons que lui
44:05dans cette affaire en particulier
44:06a gardé le silence
44:07et nié la commission des faits
44:09dans le volet
44:11qui nous occupe aujourd'hui
44:12mais alors justement Charlotte
44:13comment est-il possible
44:15que cet homme
44:15vous l'avez dit
44:16déjà condamné
44:17se soit retrouvé
44:19à travailler avec des enfants
44:20c'est incompréhensible
44:21évidemment le sujet
44:22qui nous intéresse
44:23à travers cette histoire
44:24c'est toujours la question
44:25de la protection des mineurs
44:26de très jeunes mineurs
44:27en plus en l'occurrence
44:28et nos failles dans ce domaine
44:30sont nombreuses
44:31et elles le sont nombreuses
44:32dans à peu près tous les pans
44:34de la protection de l'enfance
44:35c'est ce qui nous heurte
44:36évidemment
44:37vous l'avez parlé
44:38des personnes engagées
44:39dans le périscolaire
44:40et on découvre
44:40des réseaux entiers
44:43de personnes
44:44qui sont violents
44:45et parfois violents
44:46sexuellement avec les enfants
44:47les personnes chargées
44:48de l'accueil
44:48les éducateurs
44:49les familles d'accueil
44:50ce sont évidemment
44:51des scandales
44:51qui nous choquent
44:53d'autant plus
44:53que ce sont des personnes
44:54qui auraient dû
44:55évidemment être scannées
44:57on va dire
44:57sur le terrain
44:57de la délinquance sexuelle
44:59parce qu'on ne peut pas
45:00deviner que quelqu'un
45:01va devenir délinquant sexuel
45:02criminel
45:03et on le dit souvent ici
45:04mais quand on avait
45:05le moyen de le savoir
45:06et quand on le savait
45:07en l'occurrence
45:08en ce qui concerne cet homme
45:09cela remet nécessairement
45:11en cause notre organisation
45:12à moins d'un laisser-aller
45:13criminel
45:14c'est-à-dire que si on laisse
45:15passer en se disant
45:16bon bah c'est pas un drame
45:17il y a eu une faille
45:18là ça devient criminel
45:19évidemment vu ce qu'il a été
45:20capable de faire
45:21cette fois-ci
45:22les familles en effet
45:23ont découvert avec angoisse
45:24la réalité
45:24parce qu'elles ont toutes
45:25eu recours
45:26au service du suspect
45:28via je vous le disais
45:29une plateforme de mise en relation
45:30dédiée à la garde d'enfants
45:32c'était pas une plateforme
45:33de mise en relation
45:34pour X métiers
45:35non c'était dédié
45:36à la garde d'enfants
45:37et il avait été condamné
45:38à Nice en 2020
45:40à 5 ans d'emprisonnement
45:41pour une agression sexuelle
45:42imposée à un mineur
45:43et un suivi socio-judiciaire
45:45de 5 ans
45:46qui incluait notamment
45:47l'interdiction d'exercer
45:48une activité
45:49impliquant un contact habituel
45:50avec des mineurs
45:52or nous sommes aujourd'hui
45:52en 2026
45:53c'est-à-dire 6 ans après
45:54mais les agressions
45:55elles ont commencé
45:56en 2023
45:58donc on se demande évidemment
45:59ce qui était devenue
45:59cette peine
46:01deux fois d'ailleurs
46:02il était inscrit
46:03au fichier judiciaire national
46:05automatisé
46:05des auteurs
46:06d'infractions sexuelles
46:07le fameux FIJIS
46:08dont on entend parler
46:09ces dernières années
46:10et pire encore
46:10en mai 2025
46:11donc il y a un an
46:12cette fois-ci
46:13informé par un voisin
46:14que le jeune homme
46:15était babysitter
46:16la justice
46:17la justice avait renforcé
46:18le suivi
46:18en y ajoutant
46:20une interdiction totale
46:21d'entrer en contact
46:22avec les mineurs
46:23il n'empêche
46:23il le faisait
46:24via un site de mise en relation
46:25d'où son incarcération
46:27en janvier dernier
46:28parce qu'il ne respectait pas
46:30l'ordre émis
46:31par la justice elle-même
46:32donc ça signifie
46:34si je vous écoute bien
46:35qu'il n'y a pas eu
46:36d'opération
46:36de vérification
46:37des antécédents
46:38des personnes
46:39qui travaillent
46:40justement
46:41avec ces enfants
46:43pouvez-vous nous expliquer
46:44comment est-ce qu'ils sont
46:45vérifiés
46:46alors c'est un sujet
46:47qu'il y a eu
46:49beaucoup de travail
46:49qui a été fait
46:50ces dernières années
46:50sur ce sujet en particulier
46:52mais il se trouve
46:53qu'on découvre
46:54à l'aune de cette histoire
46:55que les sites de mise en relation
46:56ne sont pas concernés
46:57d'ailleurs on avait déjà
46:58eu cette question
46:59sur plusieurs autres
47:01sujets
47:01parce que comme il n'y a
47:02pas d'embauche directe
47:04c'est-à-dire le site
47:04n'embauche pas le babysitter
47:06c'est pas eux qui le payent
47:08en fait pour faire simple
47:09la personne paye
47:10pour être sur le site
47:11pour être référencé
47:12sur le site
47:13et les familles
47:13vont payer le site
47:14pour avoir accès
47:15aux différentes annonces
47:16mais le site
47:17n'est donc pas responsable
47:18de vérifier
47:19le casier judiciaire
47:20en l'occurrence
47:20des personnes
47:21qui sont dessus
47:22je vous explique légalement
47:23pourquoi est-ce qu'il n'y a pas
47:23eu vérification
47:24en l'occurrence
47:25pour cet homme
47:26il n'y a pas d'obligation
47:27de vérification
47:28le site peut le faire
47:30le particulier peut le faire aussi
47:31alors c'est pareil
47:32j'ai lu ça toute la journée
47:33le particulier peut demander
47:35un casier judiciaire
47:36au babysitter
47:37soyons honnêtes
47:38qui réclame un casier judiciaire
47:39à un babysitter
47:40a fortiori recruté
47:41sur un site
47:42de mise en relation
47:43de parents
47:44et de babysitter
47:45personne évidemment
47:47n'avait l'idée de le faire
47:48peut-être que ça va venir
47:49mais en tout cas
47:49c'est évidemment pas quelque chose
47:51qu'on fait naturellement
47:52c'est d'ailleurs pourquoi
47:52la haute commissaire
47:54à l'enfance
47:55donc Sarah El Haïry
47:56avait évoqué fin avril
47:58un accès à l'attestation
47:59d'honorabilité
48:00alors l'attestation
48:02d'honorabilité
48:02c'est un document
48:03qui certifie
48:04qu'une personne
48:05n'a pas de condamnation
48:06ni d'inscription
48:07justement au fige jaïs
48:08l'empêchant d'exercer
48:09auprès des mineurs
48:10qu'il n'y a pas en gros
48:10de décision judiciaire
48:12qui lui interdit
48:13de bosser auprès des mineurs
48:14par ailleurs
48:14là on se pose
48:15toutes ces questions
48:16moi j'ai été
48:16chef-tienne de guide
48:17pendant des années
48:17on m'a demandé
48:18mon casier judiciaire
48:18ça n'a choqué personne
48:19parce que j'étais
48:20justement responsable
48:22de dizaines de gamins
48:23et c'est le cas
48:24pour énormément de chefs
48:25engagés auprès des jeunes
48:26c'est obligatoire
48:27depuis deux ans
48:28mais ça se faisait déjà
48:29depuis très longtemps
48:30c'est une vérification
48:31je vous disais
48:32qui est obligatoire
48:33pour les gestionnaires
48:34de foyers
48:34qui accueillent des enfants
48:35ce qui n'empêche pas
48:37d'ailleurs des drames
48:38notamment de nature sexuelle
48:39dans ces foyers
48:40les pouponnières
48:41les crèches
48:41et depuis fin avril
48:42pour les établissements
48:43qui accueillent des enfants
48:44en situation de handicap
48:46et en effet
48:47depuis la généralisation
48:49de la vérification
48:50des antécédents judiciaires
48:51c'était en octobre 2025
48:53dans les secteurs
48:54de la protection
48:55de l'enfance
48:55et de l'accueil
48:56du jeune enfant
48:56on a 4800 personnes
48:58qui ont été écartées
48:59parce qu'en fait
49:00en vérifiant
49:01dans ces domaines-là
49:02il y a 4800 personnes
49:04qui avaient des antécédents
49:05sur le terrain
49:06de l'agression
49:07ou de la corruption
49:08de mineurs
49:094800 personnes
49:10c'est évidemment
49:10un chiffre
49:11qui donne le vertige
49:12alors évidemment
49:12ce sont des secteurs
49:13où les personnes
49:15délinquantes, sexuelles
49:16et notamment
49:18pédocriminelles
49:19sont évidemment attirées
49:20par les secteurs
49:20où il y a des enfants
49:21il n'empêche que
49:22cette vérification
49:23était objectivement nécessaire
49:25il s'agit du vertige
49:27je pense d'une époque
49:28qui revient de loin
49:29avec peu de moyens
49:30pourquoi est-ce qu'elle
49:31revient de loin
49:31parce que c'est des sujets
49:32sur lesquels
49:32on a vu pendant des années
49:33une relativisation
49:34de la gravité
49:35des faits qui étaient commis
49:36un aveuglement parfois
49:38et un déficit
49:38dans la prise au sérieux
49:39de nos propres décisions
49:40ça n'est pas la première fois
49:42qu'on voit par exemple
49:43la question d'un suivi
49:44d'une décision judiciaire
49:46qui n'est pas actée
49:48c'est pas
49:48c'est-à-dire que la décision
49:49elle est prise souvent
49:50par des personnes
49:50de bonne volonté
49:51elle est prise
49:52parce qu'elle est juste
49:52en raison des actes
49:53qui ont été posés
49:54mais personne ne se préoccupe
49:56de savoir qui va le suivre
49:57je me souviens évidemment
49:57c'est une question
50:01de la mort du petit Elias
50:02puisque les deux jeunes
50:03n'avaient pas le droit
50:03de se voir
50:04n'avaient pas le droit
50:04d'entrer en contact
50:05ils entraient en contact
50:07et évidemment
50:08il n'y avait personne
50:08pour réagir
50:09là c'est la même chose
50:10il avait interdiction
50:11d'abord d'entrer en contact
50:13puis de travailler
50:14auprès de mineurs
50:14il le faisait quand même
50:16et personne n'avait
50:17les moyens
50:18vraiment de ce suivi
50:19c'est là qu'est le problème
50:20qui mène par ailleurs
50:21à la surveillance généralisée
50:23qui est
50:24comment dire
50:25réclamée
50:25par des personnes
50:26qui de fait
50:28commencent à avoir
50:29une suspicion généralisée
50:30sur le terrain
50:31de la protection
50:31de l'enfance
50:32à force de scandales
50:33à répétition
50:34et de scandales
50:35en plus en réseau
50:35ce qui n'est pas le cas
50:36dans cette affaire
50:36mais c'est vrai
50:37vous évoquiez le périscolaire
50:38il y avait de quoi
50:39avoir le vertige
50:39merci beaucoup Charlotte
50:41il est vrai que le chiffre
50:42que vous nous donnez
50:43est absolument effroyable
50:44puisqu'il y a donc
50:45ce baby-sitter
50:46aujourd'hui incarcéré
50:48pour des viols
50:49sur des nourrissons
50:49de deux mois
50:50le scandale
50:51bien sûr
50:52il est en détention provisoire
50:53il est suspecté
50:54mais il y a ce scandale là
50:56il y a le scandale
50:57du périscolaire
50:58je voyais aujourd'hui
50:59que dans l'Oise
51:00des parents sont allés
51:01récupérer l'un de leurs enfants
51:02à la sortie de la crèche
51:03à la crèche
51:03l'enfant avait
51:05deux grammes d'alcool
51:05dans le sang
51:06donc il y a effectivement
51:08un problème
51:08et nous en reparlerons
51:10naturellement
51:10sur CNews
51:12Mathieu Bock-Côté
51:13je me tourne
51:14une nouvelle fois vers vous
51:15pour évoquer
51:16à présent
51:17celui qui fait beaucoup parler
51:18Nicolas Pouvromonti
51:20qui est à la tête
51:21de l'observatoire
51:22sur l'immigration
51:22et la démographie
51:23et qui s'est imposé
51:24il faut le dire
51:25en très peu de temps
51:26comme un institut essentiel
51:27pour analyser
51:28le fait migratoire
51:29en France
51:30et en Europe
51:30il se distingue
51:31et on le voit régulièrement
51:32sur nos plateaux
51:33par sa rigueur
51:34sa capacité à fouiller
51:35les angles morts
51:36de cette question
51:37dans le débat public
51:38peut-être est-ce pour cela
51:40qu'il est aujourd'hui
51:41la cible
51:41d'une énorme campagne
51:43de dénigrement
51:44sur laquelle
51:45vous avez souhaité
51:46revenir ce soir ?
51:47Oui
51:47parce qu'on connaît
51:48ces campagnes
51:49de dénigrement
51:49menées par
51:51la gauche universitaire
51:52la gauche médiatique
51:53lorsqu'on voit apparaître
51:55un contributeur nouveau
51:56à la vie publique
51:57qui remet en question
51:58le monopole au récit
52:00dans ce cas-là
52:01scientifique légitime
52:02sur l'immigration
52:02sur la démographie
52:04et bien on voit
52:05on a vu ça
52:05sur d'autres sujets
52:06sur l'identité
52:07en d'autres temps
52:07sur l'histoire
52:09une volonté très nette
52:10d'exécuter médiatiquement
52:12le trouble fait
52:13qui vient dire autre chose
52:15que le propos attendu
52:16et convenu
52:18sur le sujet migratoire
52:19donc oui
52:20on l'a vu
52:20un peu partout
52:21pour vous remonter
52:22et vous dites
52:23sur notre antenne
52:25mais on le voit partout
52:26on le voit
52:26il est pris au sérieux
52:27chez Marianne
52:28il est pris au sérieux
52:29dans le point
52:30donc on le voit partout
52:31pourquoi ?
52:31parce que sa contribution
52:32est essentielle
52:34pourquoi par ailleurs
52:35y a-t-il un tel appétit
52:37pour ce discours
52:37parce que le discours dominant
52:39qui est un discours
52:40fondé sur des fermes
52:41le discours dominant
52:42depuis 40 ans
52:43c'est à peu près
52:43la chose suivante
52:44rien ne se passe
52:45l'immigration massive
52:46n'a pas lieu
52:47ok d'accord
52:48il se passe quelque chose
52:49mais c'est mineur
52:50ça ne touche qu'à la marge
52:51nos sociétés
52:52donc c'est une immigration
52:53d'ailleurs il y en a toujours eu
52:54soit dit en passant
52:56la proportion d'étrangers
52:57n'a pas varié en France
52:58depuis 3 millénaires
53:00donc ne vous inquiétez pas
53:01ensuite on nous dit
53:02oui il se passe quelque chose
53:04mais ça s'est toujours passé
53:05la France est un pays
53:06d'immigration
53:06depuis le paléolithique
53:08ou le néolithique
53:09ou à tout le moins
53:10quand même depuis
53:11les Gaulois et les Romains
53:12donc franchement
53:13cessez
53:14l'immigration est un non-sujet
53:15parce qu'il n'y a jamais eu
53:16qu'immigration en ce pays
53:17la France ne serait
53:18qu'un flux identitaire
53:19permanent
53:21ok il se passe peut-être
53:22quelque chose
53:22c'est vrai
53:23mais vous êtes raciste
53:24probablement si ça vous inquiète
53:26étape suivante
53:27c'est vrai
53:27il se passe quelque chose
53:29ça se passe mal
53:30mais on ne peut rien y faire
53:31puis autre étape
53:32ensuite
53:33il se passe quelque chose
53:34ça se passe mal
53:35on ne peut rien y faire
53:36et par ailleurs
53:37je vous interdis
53:38de vous en désoler
53:38parce que si vous en désolez
53:39on retourne à la case raciste
53:41et là donc devant
53:42cette description du réel
53:45cadenassé
53:45devant cette mise en récit
53:47idéologique du régime
53:48et bien
53:49il y a la nécessité
53:50quelquefois
53:51de nommer le réel
53:52de nommer ce qu'on voit
53:52et c'est sur ce désir
53:54de nommer ce qu'on voit
53:55que s'est constitué
53:56l'OID
53:57l'Observatoire de l'immigration
53:58et de la démographie
53:59je note soit dit en passant
54:01petit détail d'actualité
54:02puisque le régime
54:03au sens large
54:04partout en Occident
54:06cherche à nous faire croire
54:07qu'il en a toujours été ainsi
54:08que depuis toujours
54:09l'Occident
54:09est terre d'immigration massive
54:10et bien on va réécrire
54:12le passé
54:12pour cela
54:13donc dans les oeuvres
54:14de grand public
54:15et là il y a une polémique
54:16en ce moment autour
54:16du
54:18comment s'appelle-t-il
54:20Christopher Nolan
54:21le réalisateur
54:22va se pencher sur l'histoire
54:23donc il va reprendre
54:24la question de la guerre
54:25de la guerre de 3
54:27donc la guerre de 3
54:28et dans cette
54:30mise en scène
54:31le personnage
54:32d'Hélène de 3
54:33sera un personnage
54:33joué par une actrice noire
54:35alors qu'on se comprenne bien
54:36il n'y a pas de soucis
54:36à ce qu'il y ait
54:37des actrices noires
54:38jaunes de mots
54:38avec des points verts
54:39tout ça
54:39mais le fait est
54:40quand on décide
54:41de présenter
54:41la Grèce antique
54:42comme un paysage
54:44démographique
54:45multiracial
54:45correspondant aux exigences
54:47aujourd'hui
54:47de New York
54:48ou de Bruxelles
54:49c'est simplement
54:50c'est le souci
54:50de l'exactitude historique
54:52qui disparaît
54:53donc tout comme
54:54inversement
54:54si on décidait
54:55de présenter
54:55Malcolm X
54:56comme un blanc
54:57il y aurait probablement
54:58un souci
54:59de description factuelle
55:00vous voyez un peu l'idée
55:01quoi qu'il en soit
55:03Pouvre Monti arrive
55:04et nous rappelle
55:05l'existence du réel
55:07et bien le réel
55:07ne passera pas
55:08de nos passarans
55:09donc il y a cette tribune
55:10qui est parue
55:11dans Le Monde
55:12je crois hier
55:12mais qui circule beaucoup
55:13des gens de
55:14en plan ça
55:15de la démographie organisée
55:17le lobby
55:18des démographes
55:19organisés
55:20et souvent
55:21lissinkistes
55:22et je vais citer
55:23les extraits
55:23de leurs lettres
55:24pour chercher
55:24à dégommer
55:25Pouvre Monti
55:25donc on nous dit
55:26notamment
55:28nous chercheuses
55:29et chercheurs
55:29spécialistes
55:30des questions migratoires
55:32membres de l'Institut
55:33Convergence
55:33Migration
55:34CNRS
55:35acteurs du monde
55:36académique
55:36ça comme je dis
55:37ce sont des gens
55:37qui se présentent
55:38dans l'espace public
55:38en affichant
55:39leurs médailles
55:39comme les généraux
55:40soviétiques
55:40autrefois
55:41regardez tous
55:42nos titres de gloire
55:43nous sommes
55:43à parole autorisée
55:45donc tenons
55:46à alerter
55:46sur les dangers
55:47d'une instrumentalisation
55:48croissante
55:48de la science
55:49à des fins idéologiques
55:50ça c'est les démographes
55:51officiels qui disent ça
55:52c'est comme hier
55:53le cinéma
55:53on s'inquiétait
55:54d'un cinéma idéologique
55:55en France
55:55quoi qu'il en soit
55:57et donc on décide
55:58de s'en prendre
55:59à l'observatoire
56:00de l'immigration
56:00et de la démographie
56:01dont le directeur
56:02Nicolas Pouvromonti
56:03publie Immigration
56:04Météréalité
56:04en son livre
56:05qui est un immense succès
56:06donc
56:07et avec cette idée
56:08que Pouvromonti
56:09est un acteur illégitime
56:10donc pourquoi
56:11parce qu'il ne s'inscrit pas
56:12dans le circuit
56:12de la validation
56:14universitaire officielle
56:15vous connaissez la validation
56:16par les pairs
56:16comme on dit
56:17mais quand tout un champ
56:18de la connaissance
56:19est idéologisé aujourd'hui
56:20est-ce qu'il n'est pas nécessaire
56:21de s'extraire
56:22de cette fausse validation
56:23par les pairs
56:23pour être capable de produire
56:24un savoir neuf
56:25qui ne soit pas idéologiquement
56:26estampillé
56:27ils vont plus loin
56:28nos amis
56:29qui attaquent
56:30le Pouvromonti
56:30la science n'est pas une opinion
56:32elle se construit
56:33par l'accumulation de données
56:34la confrontation
56:35des hypothèses
56:35et le respect des règles
56:36déontologiques
56:37blablabla
56:37et ça poursuit
56:39on dénonce le financement
56:40privé de son organisation
56:42et on s'inquiète
56:43du fait qu'il remet en question
56:44les conventions internationales
56:46sur l'asile
56:46et les droits humains
56:47parce que ça serait
56:47apparemment pas scientifique
56:48deux questions
56:49la première
56:50est-ce que la seule
56:51recherche légitime
56:52est une recherche
56:53financée par l'État
56:54est-ce que la recherche
56:55indépendante
56:56qui ne dépend pas
56:56des fonds étatiques
56:57est inévitablement
56:58une recherche non libre
57:00est-ce qu'on ne pourrait pas
57:00retourner la proposition
57:01quand il y a une confiscation
57:03de la recherche
57:03par des fonds publics
57:04idéologiquement orientés
57:05est-ce que la possibilité
57:06de chercher plus librement
57:07ne vient pas du privé
57:08et par ailleurs
57:09est-ce que nos amis
57:09pensent vraiment
57:10que lorsqu'ils défendent
57:11une perspective
57:12immigrationniste généralisée
57:13ils n'ont pas
57:13des priviligés idéologiques
57:15alors dites-nous Mathieu
57:16quel est selon vous
57:17l'objectif
57:18d'une telle charge
57:20rendre Pouvromonti
57:21ininvitable
57:21c'est aussi simple
57:22que ça
57:22il faut faire en sorte
57:23qu'il ne soit plus possible
57:24de l'inviter autrement
57:26qu'à la manière
57:27d'un acteur polémique
57:28donc on veut lui coller
57:30une étiquette
57:30pour faire en sorte
57:31que ceux qui
57:31donc en gros
57:32que les données de l'OID
57:33les analyses de l'OID
57:34ne soient plus légitimes
57:35dans le débat public
57:36qu'il ne soit plus possible
57:37de les citer
57:38de les mentionner
57:38d'en faire usage
57:40publiquement
57:40donc de bannir
57:42cet espace
57:43de production
57:43du savoir démographique
57:45de bannir aussi
57:46celui qui est son
57:47porte-parole
57:48le plus qualifié
57:49tout comme la gauche
57:50réclame généralement
57:50un monopole
57:51du récit médiatique légitime
57:52elle réclame
57:53un monopole
57:54de la description
57:54scientifique légitime
57:55comme aux grandes heures
57:56du marxisme scientifique
57:58donc c'est cette idée
57:59c'est fascinant
58:01la démographie
58:02les cinquistes
58:02ne voient pas
58:03qu'elle confond
58:03science et idéologie
58:04tout le temps
58:05mais c'est une constante
58:06dans l'histoire
58:06du progressisme académique
58:07quoi qu'il en soit
58:08on cherche à évacuer
58:10un acteur du débat public
58:11parce qu'on ne veut pas
58:12entendre ce qu'il a à dire
58:14parce qu'on ne veut pas
58:14avoir à lui répondre
58:15parce que s'il fallait
58:16lui répondre
58:17il fallait prendre au sérieux
58:18ce qu'il dit
58:18or quand vous voulez
58:19dominer au débat public
58:20vous ne devez pas avoir
58:21les meilleurs arguments
58:22ça c'est des méthodes libérales
58:24vieux monde
58:24ancien régime
58:25si vous voulez dominer
58:26un débat public
58:27vous devez chasser
58:28ceux qui ont les moyens
58:29intellectuellement
58:29de vous contredire
58:30en leur collant
58:31une sale étiquette
58:32pour ne plus les avoir
58:33avec vous
58:33sur les plateaux télé
58:34l'exécution du contradicteur
58:36pour le faire disparaître
58:37du paysage
58:38de la photo de famille
58:39c'est ainsi qu'on mène
58:40un débat d'idées progressistes
58:41c'est le mauvais sort
58:42qu'on veut réserver
58:43un pauvre Monty
58:43je crois qu'il est plus fort qu'eux
58:45Merci beaucoup
58:46cher Mathieu
58:46pour vos chroniques
58:47merci Marc
58:47merci Charlotte
58:48merci Michel
58:50cher mousquetaire
58:51d'être venu ce soir
58:52et de m'avoir accompagné
58:53face à l'info
58:53revient évidemment lundi
58:55avec Christine Kelly
58:56et moi je vous retrouve
58:57tout de suite
58:57avec Pascal Praud
58:58Merci à tous
Commentaires