00:01Lightspeed, la caisse enregistreuse pour les restaurateurs présente
00:05Salut l'Ancien, Michel Lavigne
00:08Il est le quatrième invité de Salut l'Ancien sur Sud Radio, la radio du rugby
00:14et c'est un ancien joueur du 15 de France.
00:18Il a joué à Tyros puis à Bègue-le-Bordeaux et a joué 19 fois à une équipe de France.
00:24Il a été dans cette extraordinaire équipe de France qui a marqué l'essai du bout du monde.
00:54Pour s'envoyer ça, l'essai de l'équipe de France, l'essai de 4 d'un mètre qui permet
01:00l'essai du bout du monde.
01:00Extraordinaire essai et j'aimerais saluer, vous l'avez reconnu, monsieur Guy Akosébéry.
01:05Salut Guy.
01:06Bonjour à tous, bonjour Michel.
01:09Évidemment c'est un essai extraordinaire.
01:12Est-ce que tu pourrais nous en dire plus, comment tu l'as vécu, tu t'en souviens évidemment.
01:18Mais est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ?
01:21Oui, alors comme je disais, j'en ai parlé d'Omène de CC et comme tu le disais très bien,
01:27il est toujours en mémoire et il sera jusqu'au bout.
01:30Après pour l'action en elle-même, sur le premier regroupement, j'arrive, je suis un peu en retard
01:36et c'est Jean-Michel Gonzales qui est devant moi.
01:39Et Jean-Michel qui 9 fois sur 10 aura pris le ballon et sera allé péter dans la meule.
01:43Ça fait partie de ce qu'on lui demandait.
01:45Là, il joue comme un demi-mêlé, il fait une passe de demi-mêlé à Christophe Delos.
01:50Donc voilà, il prend ma place sur l'action.
01:52Et donc moi après, je reste dans l'axe du terrain.
01:55Je suis l'action, on va dire, d'assez loin, mais surtout en restant dans l'axe
01:59parce que je suis persuadé que si ça doit rebondir, ça va revenir à cet endroit-là.
02:03C'est ce qui se passe avec Lolo Cabane, il y a Abdel, il y a une succession de passes
02:11un peu magiques
02:13avec Milou et Yann Delegue.
02:15Et c'est Yann qui me décale à l'entrée, on va dire pratiquement à l'entrée des 22 mètres.
02:19Et au moment où je prends le ballon, dans ma tête, je ne vois plus personne.
02:23Je pense que l'essai pour moi, que j'ai un boulevard, les Champs-Elysées, que je vais aller marquer.
02:29Et le problème, c'est qu'on est à septième semaine de tournée, c'est le dernier match,
02:34les dernières minutes, un peu plein les pattes.
02:37Et puis surtout, ces 25 derniers mètres, ils sont interminables.
02:40C'est-à-dire que je ne vois jamais la ligne arriver.
02:43Et comme j'aime le raconter, alors après, le fait de l'avoir raconté tant de fois,
02:47m'a permis un peu d'enjoliver les choses.
02:49Et comme je dis, ne voyant pas la ligne, je regarde à droite,
02:52et je vois arriver deux tâches noires, qui me font rappeler deux vaches landaises,
02:56qui arrivent bien lancées.
02:58Et tu sais que les vaches landaises, quand elles te prennent bien lancées, ça fait mal.
03:02Et donc voilà, il y a un petit moment de doute.
03:05En fait, les deux vaches landaises, c'est l'arrière Néo-Zélandais,
03:07Timou et l'éliet de John Kirwan, qui reviennent comme des flèches.
03:11Et donc, à partir du moment où je les vois revenir comme des flèches,
03:14je ne regarde plus du tout où est la ligne.
03:17Et je regarde à gauche ce qui se passe.
03:19C'est à gauche que je vois arriver Jean-Luc Sadorli,
03:21je vois qu'il y a encore Philippe Saint-André aussi qui est au large.
03:25Donc je pense que même si j'avais été sur la ligne ou dans la butte,
03:27j'aurais fait la passe à Jean-Luc tellement je voulais assurer la continuité
03:31et assurer l'essai surtout.
03:32– Et tu me parles, alors, merci pour ta réponse,
03:37écoute, tu me parles de vaches landaises, la liaison va être assez vite faite,
03:42puisque j'aimerais que tu nous racontes comment, quand on est né à Vittel,
03:47tu es né à Vittel, on atteint Tyros, donc les Landes, puis on arrive à Bordeaux.
03:53– Alors, Vittel, c'était, j'ai vécu de mai 67 à, j'ai vécu deux mois,
04:00mai-juin et je suis redescendu de suite dans les Landes.
04:05Ma maman, enfin, mes parents qui sont en poste,
04:08ainsi, t'es dans l'armée, là, sur Vittel.
04:11Donc voilà, je n'y ai jamais remis les pieds.
04:13J'irai peut-être un jour, il faudrait d'ailleurs, un petit pèlerinage.
04:16Mais j'ai vécu deux mois à Vittel, après j'ai des origines basques 100%,
04:20père et mère, sous le temps.
04:22Et après, par contre, moi, de mon côté, j'ai toujours vécu dans les Landes,
04:26jusqu'à ce que je vienne étudiant à Bordeaux.
04:29– Alors justement, je voudrais, excuse-moi de te couper,
04:32mais je voudrais te poser cette question.
04:34D'abord, je voudrais rappeler aussi à nos auditeurs fans de rugby
04:37que tu as fait une Coupe du Monde en 1999,
04:41tu as gagné un grand en 1995,
04:44et tu as fait un grand slam que tu as remporté en 1997.
04:49– 97, tout à fait.
04:51– Alors, question, comment t'as pu associer à l'époque tes études de pharmacie,
04:59le rugby de haut niveau,
05:01puisque tu as une pharmacie à Mérignac ?
05:05Et aujourd'hui, on m'a dit que tu étais conseiller municipal.
05:09– Ah non, je ne le suis plus.
05:11Je l'ai été pendant deux mandats avec Alain Juppé, à Bordeaux,
05:17de 2008 à 2014, et de 2014 à 2000-hiver.
05:20Voilà, j'ai fait deux mandatures, j'ai appris beaucoup de choses,
05:24j'ai découvert un univers, je suis d'un tempérament assez curieux.
05:29Après, voilà, deux mandats, ça suffisait largement.
05:31– Oui, et les études, les études et le haut niveau ?
05:36– Les études et le haut niveau, c'était une autre époque.
05:39C'était une époque où il valait mieux prévoir autre chose que faire que jouer rubis,
05:43parce qu'on n'était pas professionnel, donc voilà, il fallait prévoir quelque chose.
05:49Je suis resté à Tyros, j'ai commencé le rugby à Tyros, à l'école de rugby,
05:52à 6 ans, 6-7 ans, et j'y suis resté jusqu'à 26 ans.
05:56C'est-à-dire que Tyros me permettait de jouer en première division,
06:00parce que Tyros, à l'époque, faisait partie des 30-32,
06:03c'était des championnats à 32-40 clubs,
06:05donc on jouait toutes les grosses équipes,
06:08clairement les Toulouse, les Grenoble, les Toulon,
06:11tous les week-ends, on jouait au plus haut niveau.
06:14– Justement, Guy, justement, tu fais,
06:17encore une fois, tu me passes le ballon.
06:19Petite question, est-ce que tu préférerais jouer aujourd'hui au rugby
06:24ou tu aurais préféré rester à ton époque
06:27et jouer comme tu l'as fait pendant des années ?
06:31– Moi, je suis très content d'avoir vécu ce que j'ai vécu.
06:34Comme je te dis, j'ai pu faire les deux,
06:36j'ai pu jouer au rugby et préparer moi l'avenir.
06:39Donc, voilà, j'ai eu plein de copains,
06:41j'ai connu le très haut niveau, voilà, donc aucun regret.
06:45Le rugby actuel, j'aime bien sur le côté stratégique,
06:50le jeu a complètement évolué, c'est plus du tout le même jeu.
06:52Je pense qu'il y a des choses qui m'auraient plu
06:54dans cette structuration du jeu, dans cette réflexion du jeu,
06:58même les longs temps de jeu,
07:00quand je vois des actions de 2, 3, 4 minutes, j'adore.
07:03J'ai mis à mon avis, ça va s'aider d'un côté ou de l'autre.
07:05Donc, j'aurais aimé vivre ça, oui,
07:07mais je pense que j'aurais eu du mal à le vivre,
07:10il fait 10 ans, quoi.
07:11Tu vois, faire que ça pendant une dizaine d'années,
07:14je pense que j'aurais eu du mal dans la continuité,
07:17tu vois, à être assidu pendant tant d'années,
07:20parce que là, il faut vraiment une grosse préparation physique.
07:23– Merci Guy, merci.
07:24– Beaucoup de sérieux.
07:25– Écoute, je te remercie Guy,
07:27parce que tu fais partie du quatrième invité sur Sud Radio,
07:32pour Salut l'Ancien, la radio du rugby.
07:34Et puis, je vais te saluer,
07:37et puis je te dis à bientôt sur le pré.
07:40– FFFC Paris,
07:42organisateur du trophée des restaurateurs de rugby à 5,
07:45vous a présenté
07:46Salut l'Ancien.
07:47– Sous-titrage Société Radio-Canada
07:48– Sous-titrage Société Radio-Canada
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