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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfraise sur CNews et sur Europe 1.
00:04Bonjour Michel.
00:04Bonjour Laurence.
00:05Encore beaucoup de questions, beaucoup d'inquiétudes des Français autour de la situation au Moyen-Orient.
00:10On va essayer de décrypter cela avec vous aujourd'hui.
00:12Les bombardements se poursuivent dans toute la région, le conflit risque de durer.
00:16On va évoquer ce qui se passe à la fois en Iran mais aussi en Israël, au Liban et dans
00:21les pays du Golfe qui sont touchés par le conflit.
00:23La situation du détroit-Tormuz est un vrai sujet de préoccupation pour toutes les économies mondiales
00:29puisque non seulement le pétrole, le gaz mais aussi de nombreuses denrées comme les engrais transitent par ce passage large
00:35de 33 kilomètres
00:36qui est contrôlé pour l'instant en partie par la République islamique d'Iran.
00:40C'est donc le spectre d'une crise énergétique doublée d'une crise économique qui risque de nous impacter.
00:46On entendra les Français à ce sujet.
00:48Combien de temps Michel ce conflit peut-il durer ?
00:51Aujourd'hui rien ne permet de dire la durée des bombardements.
00:54Donald Trump a dit dans un premier temps que ça irait vite et puis finalement que ça durerait autant de
00:58temps qu'il le souhaiterait.
01:00Les objectifs de Donald Trump sont-ils les mêmes que ceux des Israéliens qui se battent eux contre la République
01:05islamique d'Iran
01:05qui représente une menace existentielle pour eux ?
01:09On va évoquer ce point-là aussi.
01:11Et puis bien sûr Emmanuel Macron, Michel, le président de la République s'est rendu à Chypre.
01:16Ensuite sur le porte-avions Charles de Gaulle qui est déployé en Méditerranée orientale.
01:20Il déploie une véritable armada française dans cette région, 8 frégates, 2 portes-hélicoptères et donc le Charles de Gaulle
01:26pour une position qu'il affirme être défensive et non offensive.
01:32On va voir ce que vous en pensez.
01:34Et puis aussi vous avez été interpellé, c'est plus anecdotique mais quand même il faut le mentionner,
01:37par un certain nombre d'influenceurs, d'influenceuses qui étaient parties dans le paradis fiscal qui est Dubaï
01:42et qui semblent redécouvrir les vertus de la France.
01:46Le Point Philo, Michel, vous nous conseillez cette semaine un livre de Karl Popper
01:50« La société ouverte et ses ennemis ».
01:53C'est un chef-d'oeuvre, c'est ce que vous nous dites, de la pensée anti-totalitaire paru en
01:571945.
01:58On essaiera de comprendre pourquoi cela peut nous éclairer sur ce qui se passe aujourd'hui.
02:03On va commencer, mon cher Michel, par ce conflit évidemment qui inquiète les Français
02:07avec les regards qui sont tournés vers l'eau d'étroit d'Hormuz
02:09parce qu'évidemment c'est le pétrole, le gaz, les matières premières, les engrais pour les agriculteurs
02:14qui leur servent pour les semis de printemps, qui est bloqué en tout cas en partie par l'Iran
02:19qui tire sur des tanqueurs, qui auraient disposé des mines navales dans le Détroit.
02:26Évidemment cela veut dire une hausse des prix à la pompe, ça a été immédiat.
02:29Il n'y a même pas eu besoin d'attendre une semaine.
02:32Et des Français qui s'inquiètent parce qu'ils se disent que leur pouvoir d'achat évidemment va être impacté.
02:36On les écoute juste et je vous passe la parole.
02:38Le problème c'est qu'on se dit jusqu'à quand, quelle est la prochaine étape, quel est le prochain
02:45niveau.
02:45Donc oui, ça devient un stress permanent qui se rajoute au stress du quotidien.
02:50Moi je prends avec légèreté, qu'est-ce que vous voulez, je ne sais pas.
02:56J'allais dire c'est la vie, non c'est pas la vie, mais bon, on fait avec, voilà.
03:00C'est un peu embêtant pour tout le monde, mais malheureusement on est obligé de travailler,
03:05d'aller travailler, de mettre l'essence et aller travailler.
03:08Pour l'instant on subit, on espère que l'État trouvera des solutions pour que le contribuable ne soit pas
03:14pénalisé.
03:16Mais après moi personnellement je suis commerciant terrain, donc j'ai besoin de mon véhicule tous les jours.
03:20Je n'ai pas le choix que ça augmente ou pas, je n'ai pas le choix, je dois aller
03:23pousser par exemple.
03:24Voilà Michel, enfin la quiétude des Français, alors non seulement sur le prix des carburants,
03:27mais sur la situation en général, ils ne sont pas idiots, ils comprennent très bien que la guerre c'est
03:31toujours une mauvaise nouvelle.
03:33Oui, d'abord la France est la reine des perceptions, des impôts, des taxes, etc.
03:39Et là pour le coup on voit bien que le prix de l'essence ce sont essentiellement des taxes.
03:4360% de taxes.
03:44Et voilà, donc on peut intervenir là-dessus.
03:46Je veux dire, l'État français peut très bien intervenir sur les taxes en disant on peut très bien bloquer,
03:51intervenir sur ce sujet-là,
03:52il n'y a pas que le produit lui-même.
03:53Donc je vois bien qu'il y a un cynisme des marchands, mais il y a un cynisme des boursiers,
03:58il y a aussi un cynisme de nos gouvernants.
04:00Ce n'est pas normal que, enfin si je vois bien pourquoi, il s'agit de taxer tout le temps.
04:04Et de remplir les caisses un petit peu.
04:06Voilà, donc on taxe de la cigarette à l'essence, d'où les gilets jaunes.
04:10Je vous rappelle quand même que quand les gilets jaunes se sont rebellés, ils ne l'ont pas fait au
04:14nom de Montesquieu ou de Rousseau,
04:16ils ne l'ont fait non plus pas au nom d'une idéologie, mais simplement au nom du bon sens,
04:19ce qui consiste à dire qu'on n'a pas les moyens de payer l'essence que nous mettons dans
04:23nos voitures,
04:24et on n'a pas les moyens de payer une augmentation du prix de l'essence.
04:27L'augmentation du prix de l'essence, il y a un ministre pour ça, ça n'a rien à voir,
04:31ou pas grand-chose à voir, avec ce qui se passe avec l'Iran.
04:34Ah non, parce que le baril de pétrole qu'on a fait aujourd'hui au Moyen-en-Roc, il met
04:37trois mois à rêver en France.
04:37Absolument.
04:38Donc là, c'est de la pure spéculation.
04:39C'est de la spéculation, c'est de l'économie, et c'est la fiscalité européiste,
04:43et donc on n'a pas à aller voir de ce côté-là en disant que c'est à cause
04:46de la guerre.
04:47Non, la guerre est un bon prétexte pour ces gens-là, qui se disent, de toute façon,
04:51il y avait encore des réserves de pétrole, que c'était déjà en augmentation, voire que c'était déjà augmenté.
04:55Donc qu'on n'aille pas nous dire, regardez, la guerre ça coûte toujours beaucoup,
04:59et ça coûte toujours aux contribuables.
05:00Non, non, l'usager, lui, il paye parce que les impôts se disent, on va profiter de ça pour aller...
05:07Ou les distributeurs.
05:08Oui, c'est tout le business de l'essence, parce que tout ce monde-là touche beaucoup d'argent,
05:13et je vous dis essentiellement en taxes.
05:15Allez voir autour de la France, le prix de l'essence n'est pas le même.
05:19Il y a le problème des taxes, mais les Français ne sont pas idiots, c'est ce que je disais
05:22tout à l'heure.
05:22Bien sûr.
05:23On voit bien que la situation va être extrêmement compliquée dans toute cette zone-là,
05:26et qu'il pourrait y avoir malheureusement un impact sur notre sol.
05:30On pense à des attentats terroristes, l'Iran a toujours menacé,
05:33et menace toujours ceux qui seraient tentés d'intervenir dans le conflit.
05:37Oui, mais ça c'est le problème des neurones de Trump.
05:40C'est-à-dire que la guerre, ça se fait avec un cerveau,
05:42ça ne se fait pas juste avec le cerveau d'un adulte,
05:45pas avec le cerveau d'un enfant qui joue aux jeux électroniques,
05:48ou qui joue aux jeux...
05:49Vous pensez vraiment qu'il n'y a pas de stratégie derrière cette opération ?
05:52Non, non, pas chez lui.
05:53Moi, je ne sais pas ce que je pense.
05:53Pas chez lui, non, non.
05:54Je pense qu'il y a une vraie stratégie.
05:55Et que lui, malgré ces sauts de puce qu'il peut faire,
06:00il a une vraie ligne directrice.
06:01Écoutez, vous lui prêtez une culture que peut-être il a.
06:04Moi, je pense que pour faire la guerre,
06:07il faut avoir fait l'école de guerre,
06:08et pour avoir fait l'école de guerre,
06:09il faut avoir lu de Pucydide jusqu'au stratège d'aujourd'hui,
06:14en passant par Clausewitz.
06:15Mais là, vous parlez du général de Gaulle, Michel.
06:17Non, oui, évidemment, il faudrait.
06:21Mais il y a ce qu'on appelle une grande guerre chez Clausewitz.
06:23Clausewitz écrit un très grand livre qui s'appelle De la guerre,
06:25et tout le monde est à moitié fixé et figé sur ce texte-là,
06:29qui finalement analyse les guerres napoléoniennes,
06:31et un peu les guerres hitlériennes par la suite,
06:33puisque finalement, même s'il meurt en 1830, Clausewitz,
06:36mais la guerre totale, c'était le modèle de la guerre telle qu'elle était pensée.
06:41À cette époque-là, Raymond Aron a écrit des très belles,
06:43pas seulement des pages, un livre sur Clausewitz qui est formidable.
06:47Vous avez la grosse guerre.
06:48La grosse guerre, c'est les avions, les aillons furtifs,
06:52un dispositif incroyable.
06:53Les drones, les missiles ?
06:55Non, justement, pas les drones, mais les missiles, oui.
06:58C'est-à-dire, la grande guerre, c'est la guerre des riches.
07:00Vous avez mis des milliards et des milliards et des milliards
07:03dans des dispositifs hyper techniques
07:05qui vous permettent le brouillage au sol, par exemple,
07:07des radars iraniens,
07:10de sorte qu'il n'y a plus de couverture possible
07:12et vous arrivez et vous mettez un tapis de bombe et vous repartez.
07:15Souvenez-vous, autour de ce plateau,
07:17moi je vous ai dit que je ne croyais pas à la version cinématographique
07:20donnée par Trump du premier passage
07:22quand il nous avait dit « on a détruit l'arsenal nucléaire iranien ».
07:26Vous m'avez dit, complotisme, etc.
07:28Je vous avais dit non, je vois simplement...
07:30Je n'ai pas dit ça, je vous avais dit qu'on n'avait pas d'informations.
07:32Non, il n'y avait pas traité de complotisme.
07:33Non, jamais.
07:34Mais je vis vite en disant juste « attention,
07:36on pourrait vous traiter de complotiste, etc. »
07:38Je dis « mais moi je juge, ce que je vois,
07:39ce que je vois ce sont des images de synthèse,
07:41des images d'intelligence artificielle,
07:43des images des studios d'Hollywood
07:45et ça ne suffit pas pour nous... »
07:47On voit la bombe, elle arrive, elle perfore,
07:49on voit les flammes, elle arrive.
07:50Je dis « ça, c'est du cinéma ».
07:51Ce n'est pas vraiment comme ça que les choses se passent.
07:54Simplement, on nous joue le coup de la grande guerre
07:56en oubliant que...
07:57Clausewitz a écrit aussi un tout petit livre
07:58qui s'appelle « La petite guerre ».
08:00La petite guerre, c'est la question de la guérilla.
08:02Et il a été montré depuis Clausewitz,
08:04depuis le début du 19e siècle,
08:06que des peuples avec la volonté
08:08et des petits armements
08:10étaient capables de mettre à genoux
08:12les États-Unis avec leur business militaire.
08:17Et vous voyez ce qui s'est passé,
08:18par exemple, au Vietnam.
08:20Et là, justement, je vous disais non tout à l'heure
08:21sur la question des drones.
08:23Parce que les drones, ça ne coûte pas cher.
08:24Donc c'est la petite guerre.
08:25Et cette petite guerre, elle met en péril
08:27l'armement militaire américain.
08:29Et on se dit « On a tout ça aux États-Unis ».
08:31Et ils menacent le détroit d'Hormuz.
08:33Enfin, ils contrôlent le détroit d'Hormuz
08:34avec quelques trottinettes,
08:37quelques mobilettes,
08:38quelques tondeuses à gazon.
08:39Des mines navales éventuellement.
08:40Ce sont des choses qui se fabriquent chez soi.
08:42Et donc, qu'est-ce que vous faites
08:43quand vous êtes en face de ce genre de choses ?
08:46C'est pour ça que je vous dis
08:47que la guerre n'est pas pensée chez ces gens-là.
08:49Qu'est-ce que vous faites quand vous...
08:50Alors donc, quand vous avez des drones.
08:51Qu'est-ce que vous faites
08:52quand vous avez du terrorisme international ?
08:54Le terrorisme, c'est la guerre des pauvres.
08:55C'est la guerre des petits.
08:59Conduites par des puissants,
09:00car l'Iran est puissant.
09:01Qu'est-ce que vous allez faire ?
09:02On parlait il y a quelque temps
09:03de drones susceptibles
09:05d'attaquer les États-Unis
09:06sur leur propre sol.
09:07Vous avez la possibilité aujourd'hui
09:09de déplacer dans des camions,
09:10des camions civils,
09:11voire des voitures,
09:12dans des malles de voiture.
09:12Ça a été fait en Russie d'ailleurs.
09:13Mais bien sûr.
09:14Des drones.
09:15Et puis de les lancer
09:16sur des usines d'armement,
09:18sur des centrales nucléaires,
09:19etc.
09:20C'est cette guerre-là
09:21qu'il faut penser.
09:21Et je pense que Trump ne la pense pas.
09:24Et donc, quand il dit
09:25« J'arrive, je détruis,
09:26je fais une démonstration de puissance,
09:29je cinématographie tout ça
09:30et je vous fais voir
09:31des images planétaires,
09:33je vous dis
09:34la guerre est presque terminée,
09:35etc. »
09:36Je n'y crois pas.
09:36Je dis simplement
09:37que penser cette guerre-là
09:38sans attaque au sol
09:39n'est pas possible
09:40ou n'est pas pensable.
09:41Cette guerre aujourd'hui
09:43qui est présentée
09:43comme une guerre hypertechnologique,
09:45une cyberguerre, etc.
09:46suppose qu'à des milliers
09:48de kilomètres,
09:48vous puissiez appuyer sur un bouton
09:49et détruire des Iraniens
09:5110 000 kilomètres plus tard
09:52en disant
09:53« J'ai explosé tout le quartier,
09:54j'ai détruit. »
09:55D'accord, très bien.
09:56Zéro mort du côté américain.
09:58Mais on ne fait pas la guerre
10:00sans morts.
10:01Il y en a.
10:02Quand je dis zéro,
10:03c'est l'objectif.
10:05Vous avez raison.
10:05Je pense que pour l'heure,
10:06c'est huit,
10:07quelque chose comme ça.
10:08Donc c'est de toute façon
10:09toujours de part et d'autre.
10:11Mais simplement,
10:12cette guerre n'est pas pensée
10:13parce qu'on a tout détruit.
10:14On a dit
10:14« Vous avez vu notre démonstration
10:15de puissance et après. »
10:16Après, ça continue.
10:17Michel Onfray,
10:18on est sur CNews et Européens
10:19dans votre émission.
10:20On va parler d'abord de l'Iran,
10:21puis d'Israël et du Liman
10:23parce que ce sont les trois
10:24les pays les plus impactés.
10:25On voit que malgré
10:26les frappes intensives,
10:27l'Iran continue de résister.
10:29Il y a toujours des missiles,
10:30toujours des drones à envoyer.
10:32La République islamique,
10:33en plus,
10:33a dit qu'elle considérerait
10:34tous les manifestants
10:36qui oseraient sortir
10:36dans la rue
10:37comme des ennemis,
10:38c'est-à-dire qu'ils se feraient
10:39abattre en pleine rue.
10:40On va écouter le témoignage
10:42de Mayar Monshipour,
10:43qui est un Iranien,
10:44un champion de boxe,
10:45qui dit que lui,
10:47la seule chose que demande
10:49le peuple iranien,
10:50c'est la chute
10:50du régime des mollahs.
10:51Écoutons-le.
10:51On a un slogan en Iran
10:53ni razé,
10:54ni l'opnone,
10:56mais je donnerai ma vie
10:58pour l'Iran.
10:58Depuis des années,
10:59avec le programme nucléaire,
11:01avec l'aide au Hezbollah,
11:03au Hamas,
11:04l'aide,
11:04le financement
11:05par des centaines
11:06de millions de dollars
11:07en fournissant des armes,
11:09les Iraniens
11:10n'ont fait que subir
11:11leur argent
11:12et partit à l'extérieur
11:13et ils ont subi
11:14les restrictions
11:16dues aux restrictions américaines.
11:18Ils en ont marre.
11:19Évidemment que ça les touche.
11:20Quand vous n'avez même pas
11:22de quoi habiller vos enfants,
11:25les envoyer à l'université,
11:27les amener en vacances,
11:28c'est l'avis de tous les jours
11:29de beaucoup d'Iraniens,
11:30vraiment d'une grande masse d'Iraniens.
11:32Et là,
11:32ils n'en peuvent plus.
11:33Seul,
11:34je redis,
11:35on est nombreux à le dire,
11:36seul un changement de régime
11:39changera les choses en Iran
11:40parce que les restrictions
11:41ne seront jamais enlevées.
11:43S'ils ne vont pas au bout,
11:44dans dix ans,
11:45on reviendra au même point.
11:46Ils auront reconstruit les missiles.
11:47Il faut qu'ils aillent au bout,
11:49dit-il.
11:50Il fait bien la distinction
11:51entre les Iraniens
11:51et la République islamique.
11:54Oui,
11:54mais cette façon de parler
11:56en disant faire tomber,
11:57faire chuter le gouvernement,
11:59c'est une jolie métaphore.
12:00On a une espèce de statue monstrueuse
12:03et puis on fait tomber la statue
12:04et puis c'est réglé.
12:05Ça,
12:05c'est l'erreur
12:06qu'ont commise
12:07un certain nombre de gens
12:08qui pensaient
12:09qu'en faisant tomber
12:09Saddam Hussein,
12:12on abolirait le régime
12:13et qu'en même temps,
12:14on ferait surgir
12:14d'un seul coup
12:15la démocratie.
12:16Ça ne marche pas comme ça.
12:19J'ai été très critique
12:19en tant que normand
12:20du débarquement du 6 juin 1944
12:22en disant
12:22il a eu lieu
12:23et heureusement qu'il a eu lieu
12:24parce que sinon
12:25ça ne se serait pas passé
12:26et comme ça s'est passé.
12:27Mais ça ne s'est pas fait
12:28au nom de la liberté,
12:28ça s'est fait au nom
12:29des intérêts des Américains
12:30parce que les nazis
12:32leur avaient déclaré la guerre
12:33et ils travaillaient
12:34à une bombe atomique,
12:34eux aussi.
12:35Et d'ailleurs,
12:36Werner von Braun
12:36qui y travaillait
12:37a été un ingénieur
12:38qui a travaillé par la suite
12:39à la conquête spatiale
12:40des États-Unis
12:41et donc ils sont venus
12:42peu importe,
12:43on ne va pas faire
12:43l'histoire du 6 juin 1944.
12:45Mais on ne peut pas dire
12:46il faut faire chuter le régime.
12:47Mais c'est intéressant,
12:48on pourrait le faire un jour
12:48l'histoire du 6 juin 1944.
12:49Ah mais avec plaisir.
12:50On prend une émission spécialisée.
12:51Beaucoup de choses à vous dire
12:51et on conclurait
12:52avec un éloge du général de Gaulle.
12:54C'est le général de Gaulle
12:55qui dit non à l'AMGOT,
12:56à M-G-O-T,
12:57administration militaire
12:58des territoires occupés.
12:59Les Américains avaient décidé,
13:00ils ont battu monnaie.
13:02Moi j'ai chez moi
13:02un billet que je pourrais vous apporter
13:03qui était le billet
13:04que mon père m'avait donné
13:06quand j'étais jeune homme
13:07et c'était un désir impérialiste
13:10d'installer les États-Unis
13:11pour mener une guerre
13:12jusqu'à Moscou,
13:13pas seulement jusqu'à Berchtesgaden.
13:15Donc il a fallu des alliés.
13:17Il faudrait aujourd'hui des alliés.
13:18Et je pense que l'Iran chiite
13:21est en train de bombarder
13:22ceux qui seraient susceptibles
13:23de fabriquer des alliés.
13:24Il y a eu quelque chose
13:25d'extrêmement important
13:25dont on ne parle pas.
13:26Ce sont les accords d'Abraham
13:27qui ont permis
13:28à un certain nombre
13:29de pays arabes
13:29d'engager des discussions
13:31pour que ça puisse bien
13:32se passer avec Israël.
13:34C'était formidable.
13:35Et je pense que ce qui a eu lieu
13:36le 7 octobre,
13:37parce qu'il faut revenir
13:37au 7 octobre...
13:38Les accords qui réunissent
13:40les Émirats arabes unis,
13:42Bahreïn et Israël.
13:43Et avec le Maroc
13:44qui les a rejoints.
13:45Évidemment, le Maroc
13:46qui les a rejoints.
13:46C'est important le Maroc.
13:47Absolument.
13:47Ce serait important
13:48que le Rouen puisse tenir
13:50un rôle plus important.
13:51Aujourd'hui, il en tient peut-être
13:52un discrètement ou secrètement,
13:53mais je ne sais pas.
13:54Mais toujours est-il
13:55qu'il y avait le désir
13:56de régler pacifiquement
13:57le problème israélo-palestinien
13:59et le Hamas,
14:00le Hezbollah et l'Iran
14:01ont dit non.
14:02Donc, ils ont préparé
14:03ce 7 octobre.
14:04Et ce 7 octobre,
14:05aujourd'hui,
14:06il a la riposte que nous voyons,
14:07c'est-à-dire la guerre
14:08que les Américains
14:09et les Israéliens
14:10mènent à l'Iran.
14:11C'est-à-dire qu'il aurait fallu
14:12qu'on puisse reprendre
14:14ces alliés-là
14:15en leur disant
14:16qu'est-ce qu'on fait ensemble ?
14:17Regardez,
14:17vous êtes aujourd'hui bombardés.
14:18Alors, on dit,
14:19oui, on bombarde Dubaï,
14:20on bombarde les Émirats,
14:22les jeunes filles
14:23qui ont des bouches
14:25en poissons,
14:26qui se disent d'un seul coup,
14:27ramenez-moi,
14:27etc.
14:28Les influenceuses.
14:29Et on se dit,
14:30mais est-ce qu'on ne pourrait pas imaginer
14:33le général de Gaulle
14:34eu fait, je pense,
14:36aurait fait peut-être
14:37appel à ces peuples-là
14:39pour dire,
14:39faisons une coalition
14:40et soyons derrière Israël
14:42pour que l'islam
14:43ne rime pas avec terrorisme.
14:45Il n'y a pas que ça
14:45dans l'islam.
14:47Il n'y a pas que l'islam chiite
14:48et terroriste et planétaire.
14:49Il y a aussi un islam
14:50qui a envie
14:50de vivre avec Israël
14:52et en paix.
14:53Vous avez bien fait
14:54de nommer les pays en question.
14:56Les pays des accords d'Abraham
14:57seraient susceptibles
14:58de fabriquer des troupes alliées
15:00et ces troupes alliées
15:02seraient susceptibles
15:02de fabriquer,
15:03hélas,
15:03une guerre classique
15:04qui supposerait
15:05qu'on ne se contente pas
15:06de dire,
15:07il faut faire chuter
15:07le gouvernement.
15:09Oui, mais comment ?
15:09D'accord, on fait chuter,
15:10mais comment ?
15:11Pas en bombardant,
15:12en faisant le tapis de bombe,
15:13ce qu'ont fait justement
15:13les Américains en Normandie.
15:1520 000 morts quand même,
15:16quand les Américains
15:17débarquent en Normandie
15:18et puis on détruit
15:21Caen, on détruit Argentan,
15:22on détruit un certain nombre
15:23de villes.
15:24Ce n'est pas ça la solution.
15:26C'est juste de dire,
15:27vous avez là des gens armés
15:28et on dit d'ailleurs
15:30si vous descendez dans la rue
15:30juste pour descendre
15:31dans la rue,
15:32vous pouvez vous faire tirer dessus.
15:33Eh bien, ça se fait
15:34avec des armes la guerre
15:35et ça se fait avec des gens
15:36qui meurent
15:36et pas seulement avec des gens
15:38qui invitent à faire tomber
15:39le régime.
15:40Oui, comment ?
15:40La vraie question,
15:41et c'est la vraie question
15:42philosophique que posait
15:43Raymond Aron
15:44quand il disait
15:44allez-y Sartre,
15:45il n'y a qu'à,
15:46il faut, on devrait.
15:46Oui, d'accord, comment ?
15:47Et on fait quoi ?
15:48Et la vraie question aujourd'hui
15:49ce n'est pas juste de dire
15:50il faut faire tomber le régime.
15:52J'allais dire,
15:53tout le monde est d'accord.
15:53Pas tout le monde
15:54à la France insoumise
15:54et pas tout le monde
15:55chez ceux qui soutiennent
15:58ces gens-là.
15:59Mais il faut poser la guerre
16:00en termes de guerre
16:01et pas du tout
16:02en termes de jeux vidéo
16:05ou de cinéma hollywoodien.
16:06Il faut envoyer des gens
16:07sur place
16:07et il faut aller chercher
16:08dans les casernes
16:09les gens qui aujourd'hui
16:10font le régime.
16:11Le régime,
16:12ce n'est pas un homme,
16:12la preuve,
16:13on le tue,
16:13il y en a un autre.
16:14D'ailleurs,
16:14son fils a l'air
16:15en très mauvais état.
16:17Certains disent même
16:18qu'il est subclinquant
16:19et qu'il est...
16:20Donc, et puis,
16:21quand il va mourir,
16:22s'il meurt,
16:22il y en aura un autre
16:23et on fera quoi ?
16:24Et on fera comment ?
16:25C'est pourquoi je dis
16:25que cette guerre
16:26n'est pas pensée aux Etats-Unis.
16:27Elle est pensée en Israël.
16:29Alors, justement,
16:29on va venir à la position d'Israël
16:31qui est différente,
16:32évidemment,
16:33de la position américaine
16:34puisqu'Israël,
16:34c'est une menace existentielle.
16:36Depuis 1979,
16:38l'Ayotala,
16:40Khomeini,
16:40Khomeini,
16:41on dit qu'il voulait
16:42l'éradication de l'État hébreu.
16:44Vraiment, littéralement,
16:45c'est écrit.
16:46Écoutons donc
16:47Benjamin Netanyahou,
16:48le premier ministre israélien
16:49qui, lui, pareil,
16:50dit qu'il faut aller jusqu'au bout
16:52et donc cette chute du régime
16:53qu'il souhaite.
16:56Notre aspiration
16:56est de libérer
16:57le peuple iranien
16:58du joug de la tyrannie.
16:59Cela dépend de lui.
17:00Il ne fait aucun doute
17:02qu'avec les actions
17:03menées jusqu'à présent,
17:04nous sommes en train
17:05de leur briser les os.
17:06Et nous n'en avons pas
17:07encore fini.
17:09Voilà, nous n'en avons pas
17:10encore fini
17:11parce que lui,
17:11évidemment,
17:12c'est ce que vous dites
17:12qu'un régime
17:13ne chute pas comme ça,
17:15ne chute pas comme ça.
17:15Mais voilà.
17:16C'est-à-dire,
17:16vous avez Trump
17:17qui dit
17:18c'est à peine commencé
17:19et que c'est déjà terminé
17:20et puis lui qui sait très bien
17:21que ça commence
17:22et que ça n'est pas fini.
17:24Trump a la pression
17:24de son opinion publique aussi
17:25qui n'est pas majoritairement
17:27Trump et Trump
17:27indépendant de l'opinion publique.
17:29Oui, mais qui n'est pas
17:29derrière ces frappes-là.
17:30Alors qu'en Israël,
17:31ils savent tous
17:31que les missiles
17:32qu'ils prennent sur la tête,
17:37non pas les Etats-Unis.
17:38Vous avez des gens
17:39qui sont agents mobiliers
17:40qui du jour au lendemain
17:41décident de la stratégie
17:42militaire et guerrière
17:43des Etats-Unis.
17:44Vous avez en Israël
17:47des philosophes
17:48qui sont actifs,
17:49pas des philosophes
17:50qui pensent
17:50ce qu'Heidegger a dit
17:51de Leibniz
17:52et de ce que Leibniz
17:53pensait de Platon.
17:55Il y a des philosophes
17:56dans ce genre-là.
17:56Là, vous avez des philosophes
17:57qui pensent par exemple
17:58à la question
17:59de l'engagement des militaires.
18:00Moi, j'en ai rencontré
18:00en Israël.
18:01Ils m'ont expliqué
18:02comment les choses se passaient.
18:04On était juste au bord de Gaza.
18:06Il y avait un mur
18:06et derrière, j'ai vu les charges,
18:08j'ai entendu, etc.
18:09Et on a parlé philosophie
18:10avec des gens
18:11qui me disaient
18:11voilà ce qu'on a le droit
18:12de faire quand on engage le tir,
18:14quand on ne l'engage pas,
18:15etc.
18:15Vous avez une femme
18:16qui arrive avec un enfant
18:16qui n'a pas le droit
18:17de tirer dessus,
18:17sauf que ce n'est pas une femme,
18:18que c'est un homme déguisé en femme
18:19qui n'a pas d'enfant
18:20et que quand il arrive à 100 mètres,
18:22ils sortent les fusils,
18:24etc.
18:24Vous avez un Ben Israël,
18:26un philosophe qui s'appelle Ben Israël
18:27qui a pensé
18:27la question du renseignement
18:30et eux, ils ont 4000 ans
18:31de civilisation derrière eux
18:32et ils pensent
18:34et ils ont des stratèges,
18:37des militaires,
18:37mais les militaires
18:38sont en relation,
18:39je ne vais pas faire de hiérarchie,
18:40mais en relation
18:40avec des gens
18:42qui pensent en termes existentiels.
18:44Quand on dit existentiels,
18:46il faut savoir
18:46que c'est la vie ou la mort
18:47pour Israël
18:48qui est en jeu.
18:49Pour Trump,
18:50c'est la maîtrise du pétrole
18:52et éventuellement
18:52la possibilité
18:53de faire du business.
18:54Ce n'est pas du tout
18:55la même téléologie
18:56comme on dit en philosophie,
18:57c'est-à-dire
18:57le même objectif final
18:59que l'objectif final
19:00d'Israël
19:01qui veut être
19:02et persévérer dans son être,
19:03qui veut durer,
19:04qui veut exister.
19:04Il dit juste,
19:05mais vous aviez
19:06Armani Nedjad
19:06qui a été président,
19:07il est mort d'ailleurs
19:08dans les frappes,
19:08mais Armani Nedjad
19:09qui à une époque
19:10disait qu'il fallait
19:10rayer Israël de la carte.
19:12Donc quand vous avez
19:12en face de vous
19:13des gens qui pendant 40 ans
19:14vous disent
19:14on est en train
19:15de prévoir
19:16les moyens
19:17de vous détruire
19:18et de vous rayer de la carte,
19:19ça s'appelle
19:19une bombe atomique
19:19et on y travaille.
19:20Vous aviez des Obama
19:21qui disent
19:21il a bien le droit,
19:22enfin pour tout,
19:23pourquoi pas, etc.
19:24Et puis des gens
19:24qui disent
19:25ben non,
19:25parce que le jour
19:25où ça va être utilisable
19:26ce sera utilisé,
19:27si c'est utilisé
19:28c'est la fin d'Israël,
19:29c'est terminé,
19:29le problème est résolu
19:31militairement
19:31et on répond comment
19:32et on fait quoi ?
19:33Donc vous avez là
19:34un djihad nucléaire,
19:38vous avez une solution
19:39finale nucléaire
19:40qui n'était pas prévue
19:42par Clausewitz,
19:42qui n'est pas prévue
19:43par les stratèges
19:44qui lisent aujourd'hui
19:45Thucydide
19:45et pour cause
19:46et il faut le penser
19:47ce problème-là.
19:48Je ne suis pas sûr
19:49que ce soit vraiment pensé
19:50par des gens
19:50dont le boulot était
19:51il y a 6 mois
19:52d'être agent immobilier,
19:53et je parle des Etats-Unis.
19:54Et vous parlez
19:55de la menace nucléaire,
19:56elle est bien réelle,
19:57elle était bien réelle.
19:58Trois semaines avant les frappes,
19:59je précise,
20:00le patron de l'AIEA,
20:01l'Agence internationale
20:02de l'énergie atomique,
20:04alertait sur le fait
20:05que l'Iran possédait
20:05assez d'uranium
20:06pour fabriquer
20:0712 armes nucléaires,
20:08il y avait 400 kilos
20:09d'uranium enrichis
20:10à plus de 60 degrés
20:11stockés dans les sites
20:12souterrains Natanz,
20:13Fordo et Ispao,
20:14auxquels évidemment
20:15les inspecteurs
20:15n'avaient pas d'accès,
20:17donc cette menace-là,
20:18elle est là.
20:18On ne dit pas que là
20:23ça c'est la propagande,
20:24la propagande c'était
20:24si nous n'étions pas intervenus
20:26huit jours plus tard,
20:27etc.
20:28Non mais il y avait
20:29l'uranium pour moi.
20:30La menace elle est là
20:31depuis 40 ans
20:32et le travail
20:33pour que la menace
20:34devienne une réalité,
20:35il était là,
20:36il était incontestable
20:37et je vous rappelle
20:38que les redondes montades
20:39de Trump
20:40n'ont pas fait
20:41que l'uranium
20:43soit entre les mains
20:43des Américains.
20:44Pour l'instant,
20:45on ne sait pas si
20:45il a été détruit.
20:46Quelque part,
20:46ça ne prend pas grand place,
20:48vraiment,
20:48ça rentre dans une camionnette
20:49et ils ont la possibilité,
20:52c'est un uranium
20:52qui a été enrichi
20:53pour faire une bombe atomique,
20:54ce n'est pas un uranium
20:55qui a été enrichi
20:55pour un usage domestique,
20:57voire pour un usage médical.
20:58Il est à 60% enrichi,
20:59au-delà de 10%
21:00c'est pour fabriquer le bon.
21:01Eh bien voilà,
21:01donc les choses sont clairement dites.
21:03On n'est plus dans la configuration
21:04de Powell
21:05avec sa petite fiole
21:06en disant
21:06vous avez vu,
21:07ils ont ça,
21:07il y avait peut-être
21:08un peu de vin blanc
21:09dans son truc
21:09mais il n'y avait évidemment rien.
21:11Là on sait très bien
21:12que ce n'est pas la même chose.
21:12Voilà pourquoi moi
21:13j'étais contre les guerres
21:15qui ont été menées en Irak,
21:16qui ont été menées en Libye
21:18et voilà pourquoi je pense
21:19que là on a véritablement
21:20autre chose
21:21comparaison n'étant pas raison.
21:22Vous avez des pays
21:23qui disent
21:23nous voulons détruire
21:24un autre pays
21:25et nous travaillons
21:26au moyen nucléaire
21:27de le détruire.
21:28On ne peut pas rester 40 ans
21:29comme ça,
21:29les bras ballants
21:30en disant
21:30on attendra que ça se passe
21:31et puis on sera dans la riposte.
21:33Michel,
21:33on va faire une petite pause
21:34et on se retrouve
21:34pour la seconde partie
21:35de notre émission.
21:36On évoquera la question du Liban
21:37évidemment
21:38qui est très impactée aussi.
21:39Pauvre Liban.
21:40Eh oui,
21:40pauvre Liban
21:41que nous aimons beaucoup
21:42parce que c'est un pays merveilleux.
21:44Et puis évidemment
21:48et on se questionnera
21:49sur cette notion
21:50de position défensive
21:52qu'aurait l'armada française
21:53en Méditerranée orientale.
21:55A tout de suite
21:55sur CNews et Europe 1.
21:58On se retrouve
21:58pour la seconde partie
21:59de Face à Michel Onfray
22:00sur CNews et sur Europe 1.
22:01Michel,
22:02on évoque ce conflit
22:03au Moyen-Orient.
22:03On a évoqué
22:04ce qui se passe en Iran,
22:05ce qui se passe en Israël aussi.
22:07On ne peut pas ne pas évoquer
22:08évidemment la situation du Liban
22:09mon cher Michel
22:10qui est pris en étant
22:11entre les terroristes du Hezbollah
22:13qui ont les premiers
22:13enclenché des frappes
22:14contre Israël
22:15au lendemain de la mort
22:16de Rameney
22:16et l'armée israélienne
22:18qui a décidé de répliquer
22:19et de venir à bout du Hezbollah
22:20qui gangrène le pays
22:21et qui menace la vie
22:23des habitants du nord d'Israël.
22:24Oui, oui.
22:25Il faut savoir
22:25que le sud d'Israël
22:27était piloté par le Hezbollah,
22:29c'est-à-dire par l'Iran,
22:30occupé,
22:30comme la France a été occupée
22:31par les Basis.
22:32Et donc,
22:33pour le Liban,
22:34c'était catastrophique,
22:35c'est toujours catastrophique
22:36et c'est tout de suite
22:37le moment
22:38d'aider le Liban
22:39franchement, réellement.
22:41Vous avez prévu
22:41que nous parlions
22:42d'Emmanuel Macron
22:43par exemple
22:43qui vient à Chypre.
22:44Juste après.
22:44Juste après.
22:45Eh bien, commençons
22:46et on sera dedans
22:47si vous permettez
22:48parce que quand il choisit
22:49Emmanuel Macron
22:49d'aller à Chypre,
22:51il va très précisément
22:52sur une base anglaise
22:53en nous disant
22:54qu'il s'en vient
22:55de défendre l'Europe.
22:56Je rappelle que...
22:56L'Union européenne, voilà.
22:57Oui, mais je rappelle
22:58qu'il y a eu un Brexit
23:00et que le Brexit
23:01a permis aux Anglais
23:04de quitter l'Union européenne.
23:05Donc, quand il dit
23:06moi, je suis l'Europe
23:07et je suis en train
23:08de venir vous dire
23:09que l'Europe est à vos côtés
23:11quand on attaque Chypre,
23:12on attaque l'Europe,
23:13c'est un peu compliqué.
23:14D'abord, quand on a attaqué Chypre,
23:15c'était au nord
23:16et c'était les Turcs
23:18et ça ne gêne personne.
23:19Il n'y a pas de désir
23:21d'aller libérer
23:22Chypre et les Chypriotes.
23:23Après, il ne faut pas oublier
23:24qu'il met un petit coin
23:25quand même dans le jardin
23:26des Anglais
23:27dont toute la flotte
23:28est à quai
23:28qui n'ont pas une seule frégate,
23:30pas un seul portavion
23:31qui est capable
23:32de se déplacer
23:32parce qu'ils sont tous
23:33en réparation.
23:34Donc, la Royal Navy
23:35a quand même un petit problème.
23:37Donc, évidemment,
23:37ce n'est pas innocent
23:38cette visite à Chypre.
23:39Et la présence
23:39d'Emmanuel Macron
23:40a résolu le problème.
23:41Non, non, non,
23:41je vous dis qu'il met
23:42un coin dans la...
23:43Oui, non, non,
23:44il continue à faire
23:45son trajet personnel européiste.
23:47C'est ce que je veux dire.
23:48C'est-à-dire qu'en choisissant
23:49d'aller dans cet endroit,
23:50il fait la promotion
23:51de l'Europe
23:51de Mme Ursula von der Leyen.
23:53Il fait la promotion
23:54de son statut
23:55d'après président de la République
23:57en disant
23:57je prends date, etc.
23:59Il lui fallut
24:00prendre l'avion
24:01pour aller au Liban.
24:03C'est là qu'il fallait être.
24:04Ou aux Émirats arabes.
24:05En rappelant
24:06ce que nous avons rappelé
24:07tout à l'heure,
24:07c'est-à-dire les accords d'Abraham,
24:08la possibilité de fédérer
24:10des alliés
24:10autour de ces accords d'Abraham
24:12et la possibilité
24:13pour la France
24:13d'exister de manière gaullienne
24:15en disant
24:15voilà ce que nous pourrions faire,
24:16voilà comment nous pourrions
24:17vous aider.
24:18Mais là,
24:19de dire l'Europe, l'Europe, l'Europe
24:20parce que je suis à Chypre,
24:22on va faire un petit peu de pub
24:23pour l'Europe de Maastricht,
24:25tout ça a été formidable.
24:26Mais c'est...
24:26Non, mais il fait de la communication.
24:27On va revenir à Macron
24:27mais je voudrais juste
24:28revenir sur le Liban.
24:29Ce pauvre Liban
24:30qui est pris en étau
24:31par le Hezbollah
24:33et avec Israël
24:34qui évidemment
24:34veut décapiter maintenant le Hezbollah
24:36et il dit
24:36ça suffit maintenant,
24:37il faut aller au bout là aussi.
24:38Eh bien voilà,
24:39c'est-à-dire que quand je disais
24:40il y a deux secondes
24:41qu'il fallait fabriquer des alliés,
24:43eh bien ces alliés-là
24:44pourraient être utiles
24:45justement dans le sud Liban.
24:46Pas seulement Israël,
24:47c'est toujours Israël
24:47qui fait le boulot.
24:48Alors bien sûr,
24:49c'est ceux qui s'en prennent
24:50sur les figures
24:50mais personne n'est d'Israël,
24:52personne,
24:52sauf les États-Unis.
24:54Alors que là,
24:54avec les accords d'Abraham,
24:55il y avait un début
24:56de solution
24:57et j'en appelle au roi du Maroc
24:59qui lui a joué
24:59un rôle important
25:02et qui devrait pouvoir
25:03jouer un rôle important.
25:04Je n'ai pas de conseil
25:04à lui donner
25:05mais je veux dire,
25:06il y a quelque chose à faire
25:06sur ce terrain-là
25:07pour que la France
25:08puisse continuer à être la France
25:09et qu'elle puisse être
25:10justement présente au Liban
25:11et puis même physiquement.
25:13Ça a de la gueule
25:13d'être quelque part...
25:14On a des soldats français
25:15déployés dans le cadre
25:16de la finule au Liban.
25:16je veux dire,
25:17d'être au Liban
25:17quand on est chef de l'État,
25:18c'est autre chose
25:19que d'arriver en disant
25:20je suis habillé en top gun
25:22avec derrière un plan
25:23qu'il va me montrer
25:24avec du matériel de guerre
25:25ou ce genre de...
25:25On va le voir.
25:26On va le voir.
25:27Il était apprécié
25:28effectivement...
25:29Voyons toutes ces belles images.
25:30Oui, mais c'est des belles images
25:31quand même
25:31pour notre cœur de français.
25:34Non, les Français...
25:35Je sais qu'on n'est jamais d'accord
25:36sur ce sujet.
25:37On n'a pas besoin
25:37d'images faites à Hollywood
25:39avec Trump.
25:39On n'a pas besoin
25:40d'un top gun
25:41de quelqu'un
25:41qui se met en scène
25:42sur le principe...
25:43Moi, je dis qu'aller voir
25:43les militaires français
25:44sur le port-avion
25:45sur Charles de Gaulle
25:45et les remercier
25:46de leur engagement,
25:47c'est nécessaire.
25:48On va juste écouter
25:48ce qu'a dit Emmanuel Macron
25:49sur ce port-avion
25:50avant de m'interromper
25:52parce qu'il a évoqué...
25:54Il a remercié les militaires
25:55parce qu'ils étaient déployés
25:56vers Malmö,
25:57donc plutôt dans le nord
25:58qu'en Méditerranée.
26:01Et il a évoqué
26:02cette notion
26:02de posture défensive.
26:04Donc, je récapitule.
26:05On a le port-avion
26:06Charles de Gaulle,
26:07des frégates
26:08et deux port-hélicoptères
26:09mais tout dans une posture
26:10défensive.
26:11On écoute le chef de l'État.
26:14Aujourd'hui,
26:15je peux dire aux Français
26:16c'est que la France,
26:18dans ce grand désordre
26:20de la région,
26:21opère avec calme,
26:23méthode,
26:24au service
26:25de la protection
26:26de ses ressortissants
26:28en partenariat
26:29avec ses alliés
26:30et de manière
26:31strictement défensive
26:32et au service
26:33de la liberté
26:34de circulation
26:35pour défendre au fond
26:36nos intérêts propres,
26:38nos ressortissants,
26:39notre sécurité
26:39et l'accès aux ressources
26:41dont on a besoin
26:42et l'économie mondiale
26:43et puis pour être
26:44à la hauteur
26:45de nos responsabilités
26:47Pour Emmanuel Macron,
26:48Michel Onfray,
26:49posture défensive,
26:50c'est possible
26:50quand on déploie
26:51une telle armada
26:51ou pas ?
26:52Alors écoutez,
26:52il me fait penser
26:53au petit chien de ma femme
26:54qui était un chien au roi
26:55et qui a inventé...
26:56On parle de l'art de la guerre.
26:57Non mais moi,
26:57je vous ai expliqué,
26:58vous allez voir,
26:58tout le monde va comprendre.
26:59Et alors,
26:59c'est gros comme ça
27:00et il a inventé
27:02quelque chose
27:02qui est extraordinaire,
27:03il avance en reculant,
27:04mon petit chien.
27:05C'est-à-dire que
27:06quand il a un Doberman
27:07gros comme ça devant lui,
27:08il avance,
27:08il recule,
27:09il avance,
27:09il recule,
27:16qu'on prenne qui voudra.
27:17Mais ceci dit,
27:18les gens qui n'ont pas compris
27:19le fonctionnement
27:19d'Emmanuel Macron
27:20depuis tant d'années,
27:21voilà.
27:21C'est-à-dire,
27:22ils parlent.
27:23Ça, il sait le faire.
27:23Il y a des images, etc.
27:24Non, je n'ai pas que parlé,
27:25ils déploient des porte-avions.
27:26Un porte-avions,
27:26un autre porte-avions.
27:27Mais pour quoi faire ?
27:28Pour assurer ?
27:29Non, mais un porte-avions,
27:30ça porte des avions
27:31et les avions,
27:32ils ne sont pas faits.
27:33Et venir en secours
27:33à nos alliés.
27:34On va aller chercher Nabila
27:35et puis la ramener en France.
27:36Non, il y a 400 000 Français
27:37dans le golfe militaire.
27:38Oui, mais on a la possibilité
27:39de les rapatrier autrement.
27:41La route, ça existe.
27:42Il y a des bus,
27:43il y a des cars,
27:43il y a la possibilité.
27:44Donc ça ne sert à rien
27:45d'envoyer le porte-avions ?
27:46Ça sert à faire de la communication.
27:48Il faut montrer que la France
27:49n'est pas absente complètement.
27:50Elle est présente.
27:50Elle est puissante.
27:51Elle a une puissance militaire.
27:53Il est présent aussi
27:54devant le Doberman
27:55ou le Danois qui fait, etc.
27:57Simplement, un porte-avions,
27:58ça porte des avions
27:59et les avions ne sont pas juste là
28:00pour aller faire un tour
28:01dans le bassin militaire.
28:02Ils sont là pour décoller
28:03et pour balancer des bombes.
28:04C'est leur métier
28:05pour faire de la reconnaissance.
28:07C'est pas du défensif,
28:08c'est de l'offensif.
28:09Voilà, c'est de l'offensif.
28:10Qui va-t-on bombarder ?
28:12Quand et comment ?
28:12De quelle manière ?
28:13Ça ne peut être que les Iraniens.
28:14Ça ne peut être
28:15que le régime iranien.
28:16Non, vous avez la possibilité
28:18en mettant 15...
28:22Comment appelle-t-on ça ?
28:23En mettant 15 mines
28:24dans le détroit d'Ormouz,
28:25vous avez la possibilité
28:26d'arrêter le commerce international.
28:27Vous allez faire quoi
28:28avec un porte-avions ?
28:29Ah, on aura un porte-avions.
28:30Mon petit chien avance.
28:31Et puis, qu'est-ce qu'il va faire ?
28:32Rien.
28:32Ah, mon petit chien recule.
28:34Mais donc, tout ça,
28:35c'est de la communication.
28:36Nous n'avons pas plus
28:37de stratégie militaire et guerrière
28:40qu'aux Etats-Unis.
28:41Je ne suis pas sûre.
28:42Oui, je...
28:43Non, non, mais je vous le dis.
28:44Je trouve que c'est important
28:45que la France démontre
28:46sa puissance militaire
28:47et qu'elle n'est pas complètement absente
28:48de ce qui se passe
28:49dans le monde entier.
28:50Mais pourquoi faire ?
28:50La question est pourquoi faire ?
28:51Demandons au chef d'état-major,
28:53il ne le dira pas
28:54puisqu'il est obligé
28:55de parler sous contrôle,
28:56c'est normal,
28:57du chef de l'État,
28:57c'est-à-dire du peuple français.
28:59Je le rappelle
28:59qu'il y a le chef d'état-major
29:00et au-dessus du chef de l'état-major,
29:01il y a le président de la République
29:02et qu'au-dessus du président de la République,
29:04il y a le peuple français.
29:05Ça s'appelle la démocratie.
29:06S'il n'y a plus le peuple français
29:07qui a juste le chef de l'État
29:08et en dessous le chef d'état-major,
29:10ça ne s'appelle plus une démocratie.
29:12C'est illibéral,
29:14c'est une dictature,
29:15une tyrannie,
29:16un nouveau modèle,
29:162.0 si l'on veut.
29:18Mais voilà.
29:19Communication.
29:19Moi, je veux qu'on nous dise
29:20nous allons bombarder,
29:26qu'il ait peur même
29:27des élections municipales
29:28et que tout ça soit en relation,
29:30des deux tours,
29:31et que tout ça soit en relation
29:32et qu'il y ait une extrême prudence.
29:33J'avance et je recule en même temps.
29:34C'est la posture traditionnelle
29:36de la France, non ?
29:36Non, non, non.
29:37Heureusement que le général de Gaulle
29:39n'a pas eu une posture traditionnelle
29:40en disant
29:40je reste derrière mon micro
29:42et je resterai derrière mon micro
29:43jusqu'à la fin.
29:44Il a fait le nécessaire
29:45pour qu'il y ait des alliés,
29:46pour qu'il y ait des troupes,
29:46pour qu'il y ait des soldats,
29:47pour qu'il y ait des avions.
29:48Il a fait le nécessaire
29:49pour dire
29:49on oublie le pacte germano-soviétique
29:51et on va s'associer
29:52avec les soviétiques
29:52et on va fabriquer
29:53de quoi faire un jour
29:54une libération
29:55qui mécaniquement...
29:56On est du Moyen-Orient,
29:57effectivement,
29:58mais ce n'est pas
29:59la même position.
29:59C'est l'histoire du monde
30:00qui se joue là-bas tout de suite.
30:01Tout ce qui se joue tout de suite là-bas
30:03c'est l'histoire de l'Europe,
30:04c'est l'histoire de l'Occident.
30:06Donc évidemment,
30:06on ne va pas faire le jeu
30:07du si le général de Gaulle aurait fait,
30:09le général de Gaulle aurait dit.
30:10Je dis juste que
30:10quand il a fait,
30:11il a montré une direction.
30:12Quand il a dit,
30:13il a fait
30:19l'anglais où ?
30:20Est-ce que derrière
30:21vous avez un bombardier ?
30:22Oui, je me déplace,
30:23là c'est mieux, etc.
30:24Communication.
30:24Je crois qu'on a compris.
30:26Si on a compris,
30:27on n'arrête pas.
30:27Non mais Michel,
30:28c'est important
30:29parce que je voudrais
30:30qu'on évoque aussi
30:31un autre sujet
30:31parce qu'Emmanuel Macron
30:32s'est démultiplié,
30:33vous avez raison,
30:33sur tous les fronts.
30:35Chypre,
30:36le porte-avions Charles de Gaulle,
30:37il a aussi réuni
30:38une vision conférence
30:39avec les dirigeants du G7
30:40pour parler d'énergie.
30:42Ils ont décidé
30:42de libérer 400 millions
30:43de barils de pétrole
30:44pour compenser
30:45l'approvisionnement.
30:46Et puis,
30:46il y a eu ce sommet
30:47sur le nucléaire civil à Paris.
30:49Ça, je sais que ça vous intéresse,
30:50Michel.
30:51Et il y a eu cet aveu stupéfiant
30:52d'Ursula von der Leyen,
30:54la présidente de la Commission,
30:55qui nous a dit
30:56à cette occasion,
30:58vraiment comme si
30:59on le veuille découvrir aujourd'hui,
31:00ce que c'était une erreur
31:01d'avoir réduit
31:02le nucléaire en Europe.
31:04On l'écoute
31:05et puis je vous passe la parole.
31:09Cette réduction
31:09de la part du nucléaire
31:13découle d'un choix.
31:14Avec le recul,
31:16il s'agissait là
31:17d'une erreur stratégique
31:18pour l'Europe
31:19de tourner le dos
31:21à une source
31:22fiable
31:23et abordable
31:24d'électricité
31:25à faible émission.
31:27C'est l'inverse
31:28de ce qu'ils nous ont dit
31:29à la Commission européenne,
31:30de ce que l'Allemagne
31:31nous a dit,
31:31qui s'est dérangagée
31:32du nucléaire
31:33avec le Green Deal.
31:34Il fallait absolument
31:35arrêter le nucléaire.
31:36Et maintenant,
31:37on se rend compte
31:37que c'est la seule énergie
31:39autonome qu'on a.
31:40Oui.
31:40Et moi,
31:41je défends le nucléaire
31:42quand j'avais 17 ans,
31:4418 ans,
31:44sur le campus
31:45de la fac de camp,
31:47j'étais déjà
31:48un salaud,
31:49etc.
31:49parce que je défendais
31:51le nucléaire.
31:52Elle a besoin du recul,
31:52madame.
31:53C'est formidable.
31:54Elle dit,
31:54avec le recul,
31:55pourquoi d'autres
31:56n'ont pas eu besoin
31:57du recul ?
31:57Pourquoi est-ce que
31:57les gens ont compris
31:58très vite et très tôt ?
31:59Pourquoi est-ce que
31:59cette dame a besoin
32:00d'aller dix fois
32:01dans le mur
32:01pour s'apercevoir
32:02qu'elle est finalement
32:03dans le mur ?
32:04Parce que c'est de l'idéologie.
32:05Qu'est-ce qu'il y a derrière ça ?
32:06Il n'y a pas juste
32:07l'intérêt national.
32:08Alors d'un seul coup,
32:09il y a un autre discours
32:09de cette dame
32:10qui nous dit
32:10il y a des problèmes
32:11d'approvisionnement,
32:13c'est un peu compliqué
32:14ce qui se passe
32:14au Moyen-Orient
32:15et comme on n'a pas
32:16d'autonomie
32:17et qu'on est dépendant.
32:18Ah,
32:18elle a découvert
32:19le souverainisme,
32:20madame Ursula von der Leyen.
32:21Elle a découvert
32:22effectivement que
32:22quand on dépendait
32:23d'autres,
32:23on n'était pas libre.
32:24Elle a découvert
32:25que si on avait besoin
32:26du pétrole,
32:26de machin,
32:27de bidule et d'intel,
32:28machin,
32:28de bidule et d'intel,
32:37on dit je me suis trompé
32:38et c'est majeur.
32:39Vous savez bien
32:40que ces gens-là
32:40ne démissionnent jamais.
32:41Qui sont ces gens-là ?
32:42Ils sont même présents
32:43aujourd'hui,
32:43ils font encore de la politique.
32:44Certains veulent même
32:44encore devenir
32:45chef de l'État
32:46mais tous ceux
32:46qui ont rendu possible...
32:48Là, vous pensez à ?
32:49Non, personne.
32:50Parce que ça fait
32:51beaucoup de monde
32:51à tout le monde
32:51si vous voulez que je vous réponde.
32:53Franchement, à tout le monde.
32:53Sur le nucléaire,
32:54pas tout le monde quand même.
32:56La gauche a quand même
32:58vraiment engagé...
32:58Elle a laissé faire
32:59quand il s'agit d'être élu.
33:01Engager le déclin
33:02du nucléaire français.
33:03Il faut arrêter
33:03cette idée
33:04que la gauche aurait bien fait
33:05ou mal fait,
33:06la droite aurait bien fait
33:07ou mal fait.
33:07Vous avez des gens
33:08qui sont engagés
33:09droite et gauche confondus
33:10dans des processus européistes
33:12qui supposent cette logique.
33:14Pas de souveraineté nationale,
33:16pas de souveraineté française,
33:17pas de souveraineté alimentaire,
33:18pas de souveraineté paysanne,
33:19pas de souveraineté de l'énergie,
33:20pas de souveraineté du nucléaire.
33:23Le nucléaire,
33:24c'était la souveraineté.
33:24C'est la souveraineté.
33:26Et on pouvait s'entendre
33:27et moi je défends le nucléaire
33:28depuis toujours.
33:29Je veux dire à côté de Caen,
33:30il y avait Flamanville dans la Manche
33:32et j'ai défendu les réacteurs,
33:34j'ai défendu en disant
33:36mais oui d'accord ça pollue
33:37mais les autres polluent aussi
33:38et donc il faut choisir
33:39sa pollution.
33:39On peut vitrifier,
33:41on peut envoyer ça
33:41dans des...
33:43Trouver de nouvelles techniques
33:44pour venir à bout
33:45de ces déchets nucléaires.
33:46Oui, mais on ne va pas
33:47rentrer dans ce détail-là
33:48mais pour quelle raison
33:50a-t-on donné ces gages
33:52aux antinucléaires ?
33:53Parce qu'ils pesaient politiquement.
33:55Électoralement.
33:55Électoralement.
33:56Vous avez raison.
33:56Donc les écologistes,
33:57c'est quoi ?
33:58C'est entre 2 et 13% globalement
33:59en suivant que vous avez...
34:00C'est la gauche qui leur a donné...
34:02Mais vous rigolez.
34:03Juppé, qu'est-ce qu'il a fait
34:04à courir après tous ces gens-là
34:06pendant des années ?
34:07Et Chirac, pendant des années,
34:09a essayé de croire
34:10qu'il ne fallait pas montrer
34:10qu'on était de droite
34:11mais que finalement
34:12la gauche sait très bien
34:13sur ce genre de sujet.
34:14On a donné des gages
34:15à tous ces gens-là
34:16parce que Mme Voinet à l'époque,
34:18qui d'ailleurs était très heureuse
34:20de dire qu'elle avait trahi
34:20la voix de la France
34:21en allant dans des forums
34:24et dans des discussions internationales
34:26en disant
34:26j'étais mandaté par la France
34:28pour dire ça
34:28mais quand je suis arrivé sur place
34:29la France n'a rien à faire
34:31et j'ai continué mon travail
34:32anti-nucléaire
34:34elle a démissionné cette dame
34:35elle est toujours en poste
34:36elle est même revenue récemment
34:37donc tout ça
34:38c'est un vaste jeu de dupes
34:40on dit
34:40ah la droite, la gauche
34:41arrêtons
34:41avec cette hémiplégie perpétuelle
34:43c'est une stratégie
34:45qui a été mise en place
34:46parce qu'il y a 3 points
34:474 points, 10 points
34:48et on va voir avec les municipales
34:49comment ça fonctionne
34:50quand il s'agit d'aller acheter
34:522 points, 3 points
34:53on est capable de dire
34:54on met la France à un zéro
34:56on va chercher des énergies
34:59susceptibles d'être remplacées
35:00avec les éoliennes
35:01etc.
35:01et on va enrichir la Chine
35:02c'est ça qu'on fait
35:03on appauvrit la France
35:04et on enrichit la Chine
35:05et tous ces gens-là
35:07nous disent
35:07qu'ils sont des écologistes
35:08Michel, on est sur CNews
35:10et sur Europe 1
35:11d'en face à Michel Enfray
35:12c'est vrai qu'il y a toute cette question
35:13de l'énergie
35:13qui est capitale
35:15le nucléaire
35:16l'éolien
35:17les Français qui voient
35:18leur facture augmenter
35:19on est piégé
35:20dans un système électrique
35:21européen
35:21qui est absolument insensé
35:23qui nous fait payer
35:24nos factures plus chères
35:24que ce qu'on devrait
35:25au nom de ce système
35:28Vous êtes devenue souverainiste
35:29Laurence ?
35:30Oui je suis devenue souverainiste
35:32à cause de vous
35:32mon cher Michel
35:33grâce à vous évidemment
35:34je cite le général de Gaulle
35:35à tout bout de sort désormais
35:37un tout petit mot
35:38des municipales
35:38alors je sais que vous avez
35:39envie de m'en parler
35:39mais vous n'avez pas le droit
35:40parce que nous sommes
35:41dans la période de réserve
35:42tout s'arrête les vendredi soir
35:44donc on n'aura pas le droit
35:45d'en parler
35:45mais il y a juste moi
35:46quelque chose
35:46qui m'a interpellée
35:47parce que j'ai vu
35:48que cette semaine
35:49il y avait un article
35:51dans le Figaro
35:51qui nous dit
35:52que dans 9 communes sur 10
35:54dès dimanche soir
35:54on connaîtra le nom du maire
35:56pourquoi ?
35:57parce qu'il n'y a que 2 listes
35:58donc évidemment
35:59c'est facile de départager
36:00le vainqueur et le perdant
36:01parfois il y a une seule liste
36:02et parfois il n'y en a pas
36:03qu'est-ce que ça veut dire ?
36:05c'est qu'il y a un désengagement
36:06des français
36:06par rapport à
36:07alors même leurs représentants
36:09ceux qu'ils aiment le plus
36:09c'est-à-dire les maires ?
36:12Non c'est que
36:12aujourd'hui
36:13mon village natal
36:14s'appelle Chamboy
36:15Chamboy a disparu
36:15ou profite d'une communauté
36:16de communes
36:17qui s'appelle
36:17Gouferne en Ouge
36:18Gouferne c'est d'un côté
36:19Longe c'est de l'autre côté
36:20c'est comme si vous disiez
36:20Dunkerque sur Méditerranée
36:21ça n'a aucun sens
36:23et donc
36:25les maires qui sont là
36:25sont obligés d'être
36:26agrégés de droit
36:27ils sont obligés
36:28de tout connaître
36:29sur tous les codes
36:30le code rural
36:31le code de la procédure
36:32ceci
36:32ou le code de la procédure
36:33et puis après
36:34quand ils sortent dans le village
36:36ils se font agresser
36:37parce qu'il y a quand même
36:38un papier de bonbon
36:39à la sortie de l'église
36:40parce que quand même
36:41il y a une tuile
36:41qui est partie sur l'école
36:42et puis à une époque
36:43on disait ça gentiment
36:44et on allait boire un coup
36:45et puis on en parlait
36:46puis etc
36:46aujourd'hui d'abord
36:47on met un pain
36:47dans la figure du maire
36:48et on l'insulte
36:49et puis éventuellement
36:50on fait des tags
36:51sur sa maison
36:52on tire en rafale
36:53sur son
36:53donc il y a de moins en moins
36:56de gens qui ont envie
36:57d'être des élus
36:58et puis après
36:59vous avez des strates
37:01vous avez des commissions
37:02de ceci
37:02vous avez des préfectures
37:04qui vous envoient des papiers
37:05auxquels vous ne comprenez rien
37:06il faut avoir fait Sciences Po
37:07enfin l'ENA
37:08il faut avoir fait Polytechnique
37:10quand vous êtes agriculteur
37:11et que vous acceptez
37:12de distraire du temps
37:13pour vos électeurs
37:16ou pour vous administrer plutôt
37:17et bien vous apercevez
37:19que finalement
37:20ça ne marche pas
37:21c'est pas possible
37:22on a une bureaucratie
37:23on a une administration
37:24on a une incapacité
37:25à donner du pouvoir
37:26aux communes
37:27moi je crois
37:28au niveau communal
37:29je suis un communaliste
37:31libertaire sur ce terrain là
37:32laissez faire
37:33les maires
37:33les élus
37:34parce qu'après vous avez
37:35des élus
37:35puis vous avez des conseils
37:36municipaux d'enfants
37:37puis vous avez des conseils
37:38de sages avec les anciens
37:39puis après vous avez
37:40des conseils de ceci
37:40et des conseils de cela
37:41vous travaillez
37:42puis après on vous dit
37:42ah mais non
37:42l'Europe ne le permet pas
37:44donc il faut évidemment
37:46détruire toute cette espèce
37:47de hiérarchie française
37:48extrêmement jacobine
37:50et redonner du pouvoir
37:51aussi bien aux entrepreneurs
37:52qu'aux maires
37:53qui sont d'ailleurs
37:53des entrepreneurs
37:54de leur propre commune
37:55ce sont vraiment
37:56des patrons de PME
37:57mais bien sûr
37:57et on leur tire un coup de chapeau
37:59parce qu'ils font
37:59un travail formidable
38:00mais oui
38:00allez le point philo Michel
38:02cette fois-ci
38:03vous nous emmenez
38:03du côté de Karl Popper
38:05La société ouverte
38:06et ses ennemis
38:07c'est un chef-d'oeuvre
38:07pour vous
38:08de la pensée antitotalitaire
38:10par exemple en 1945
38:12expliquez-nous pourquoi
38:12c'est d'actualité
38:14d'abord il faut saluer
38:16les éditions des belles lettres
38:17qui pour la première fois
38:18font une édition intégrale
38:19parce que moi j'ai lu
38:20ce livre-là
38:21mais je pensais
38:22que c'était l'intégralité
38:23c'était paru
38:24jadis au seuil
38:24en deux volumes
38:25en fait c'est taillé
38:26coupé
38:27retraduit
38:27il y a des chapitres
38:30qui ont été
38:31resynthétisés
38:31il faut absolument
38:32oublier cette édition-là
38:33et prendre cette édition
38:34qui est formidable
38:36faite par les belles lettres
38:37et qui nous montre
38:37un chef-d'oeuvre
38:38de pensée antitotalitaire
38:40c'est un homme
38:41c'est un juif
38:42d'origine juive
38:43mais enfin
38:43qui est devenu un protestant
38:45et libéral
38:45mais au sens noble du terme
38:47c'est-à-dire aujourd'hui
38:47ça ne veut plus dire grand-chose
38:48mais qui met la liberté
38:49au-dessus de tout
38:50mais qui ne pense pas
38:51que la liberté
38:51puisse être totale et absolue
38:53il veut mettre des limites
38:54à la liberté
38:54on pourra d'ailleurs
38:55je pourrais parler un jour
38:56d'un autre texte de lui
38:58où il nous dit
38:58que les médias
38:59devraient disposer
39:00d'un instrument
39:01de régulation déontologique
39:02je ne parle pas de l'ARCOM
39:03mais si vraiment
39:05c'était le cas
39:06on en reparlera
39:06de ce petit texte d'ailleurs
39:07parce que ça
39:08c'est un gros livre
39:08et qui attaque
39:10trois philosophes
39:11qui sont Platon
39:11qui sont Hegel
39:13et qui sont Marx
39:13et il nous dit
39:14c'est la racine
39:15du totalitarisme
39:17il faut se battre contre ça
39:18il commence ce gros livre-là
39:19en 1938
39:21Hitler entre en Autriche
39:23il le travaille
39:24pendant la guerre
39:24donc il voit un peu
39:25le ravage
39:26et il le publie
39:27comme vous l'avez dit
39:28à la Libération
39:29donc c'est la première fois
39:30qu'on accède à ce livre
39:31en entier
39:31c'est un livre
39:32qui a influencé
39:33aussi bien la pensée
39:34de Raymond Aron
39:34que celle des nouveaux
39:35philosophes
39:35je pense que
39:36quand Bernard-Henri Lévy
39:37écrit
39:37La Bavarie à visage humain
39:39ou André Glucksmann
39:40quand il écrit
39:41Les maîtres-penseurs
39:42ils sont au courant
39:43de cette tasse-là
39:44il nous dit
39:44voilà on commence par Platon
39:45Platon c'est une société
39:47on en a parlé
39:47qui se présente
39:48comme une société juste
39:49c'est la dictature
39:50c'est la tyrannie
39:51c'est le modèle du communisme
39:52vous avez au sommet
39:53le philosophe roi
39:54à la base
39:55les gens qui travaillent
39:55et qui se taisent
39:56et qui produisent
39:57et puis au milieu
39:58les militaires
39:59qui empêchent
40:00que la société puisse bouger
40:01vous avez
40:01le guide suprême
40:02vous avez
40:03les gardiens de la révolution
40:05et vous avez
40:06le peuple iranien
40:06ça fonctionne comme ça
40:07vous avez
40:08une tyrannie totale
40:09chez Platon
40:10parce que
40:10c'est la dictature
40:12de la collectivité
40:12sur l'individu
40:13et l'individu
40:14il faut le défendre
40:15Hegel
40:15il nous dit
40:16Hegel
40:16il défend
40:17ce qu'il appelle
40:18l'historicisme
40:19l'historicisme
40:19enfin l'historisme
40:20ça dépend comment on traduit
40:21mais l'idée
40:22que l'histoire
40:22aurait un sens
40:23si l'histoire a un sens
40:24alors il faut travailler
40:26dans le sens de l'histoire
40:26c'est ce que les chrétiens
40:28appellent la parousie
40:29Jésus reviendra
40:30il réalisera
40:31le royaume des cieux
40:32sur terre
40:33et finalement
40:38on utilise
40:39c'est trop long
40:39à expliquer
40:40mais enfin
40:40on garde ce schéma
40:41et puis on dit
40:42l'histoire se réalisera
40:43un jour
40:43et ce sera une société
40:44sans classe
40:44ce sera le communisme
40:45réalisé
40:46ce sera le bonheur
40:47pour tous
40:47donc il faut aller
40:48dans ce sens là
40:49et la dialectique
40:50chez Hegel
40:50c'est la possibilité
40:51de dire
40:51même s'il y a
40:52de la négativité
40:53sous-entendu
40:53des camps de concentration
40:54des militaires
40:57etc
40:57ils sont nécessaires
40:58parce que ça réalise
40:59l'histoire
41:00qui va dans ce fameux sens
41:02et puis vous avez Marx
41:03dont il dit
41:04qu'il est quand même important
41:05parce qu'il y a une dimension
41:07humaniste chez lui
41:08soucieuse de justice
41:09et qu'on ne peut pas
41:09oublier ce genre de choses
41:10il était marxiste
41:11quand il avait 17 ans
41:12il a cessé de l'être
41:13et puis il dit
41:14après le marxisme
41:15c'est évidemment
41:16la société
41:17totalement tyrannique
41:19dictatoriale
41:20et il critique
41:21ces trois philosophes là
41:22qui sont des
41:23qui sont des maîtres
41:24à penser
41:24dans l'université française
41:25je veux dire
41:26que ce gros livre
41:27facile à lire
41:28c'est un
41:29c'est un brévière
41:30anti-walkiste
41:30le walkisme
41:31c'est tout ça
41:32c'est à dire
41:32que c'est
41:33c'est la synthèse
41:35du platonisme
41:36de l'hégalianisme
41:37du marxisme
41:37avec des philosophes
41:38français qui reprenaient
41:39un peu toutes ces choses là
41:40Badiou ne dit pas par hasard
41:42que la république
41:42est le plus grand des livres
41:45Sartre n'est pas par hasard
41:46marxiste et hégélien
41:48donc c'est un livre intéressant
41:49qu'on devrait faire lire
41:50à tous les étudiants de philosophie
41:51mais pas seulement
41:52à tous ces gens
41:53qui sont
41:55infestés
41:56de cette pensée
41:57communiste platonicienne
41:59idéaliste
41:59avec le sens de l'histoire
42:00chez Hegel
42:00et puis totalement utopique
42:02chez Marx
42:02revenir au réel
42:04et c'est ce que souhaitait
42:05Popper
42:06qui était un philosophe
42:07d'abord qu'on appelle
42:07un épistémologue
42:08c'est à dire un philosophe des sciences
42:09et lui pose la question
42:10de la vérité
42:11en matière de science
42:12quand vous avez aujourd'hui
42:13des théories du genre
42:14quand vous avez des platistes
42:15des gens qui pensent
42:16que la terre est plate
42:16et bien un épistémologue
42:18est quelqu'un qui dit
42:18comment construisez-vous
42:19ce genre de fiction
42:20si vous voulez dire
42:21d'une fake news
42:22que c'est effectivement
42:23une erreur
42:23qu'une post-vérité
42:24c'est une vérité
42:26et qui se présente
42:27comme telle
42:27et bien il faut faire
42:28un travail épistémologique
42:29ça ce sont les autres livres
42:30de Popper
42:30mais ce très gros livre
42:31peut se lire
42:32même comme un roman
42:33y compris par les gens
42:33qui ne sont pas
42:34des spécialistes de philo
42:35édition des belles lettres
42:36n'allez pas chercher
42:37les traductions précédentes
42:39et les éditions précédentes
42:40et puis on rappelle aussi
42:41votre Proudhon quand même
42:42mon cher Michel
42:43merci
42:43parce que c'est un ouvrage
42:44absolument incroyable
42:45anarchie positive
42:47aux éditions
42:47là aussi vous revenez
42:49sur toute l'histoire de Proudhon
42:50qui est passionnante
42:51c'est ça ?
42:52en un mot ?
42:52oui en un mot passionnant
42:55non mais c'est une oeuvre complète
42:57et immense
42:58aussi bien l'oeuvre complète
43:00que la correspondance
43:00les cahiers
43:01et j'ai voulu trouver
43:03un fil d'Ariane
43:03en disant
43:04dans tout ce fouillis
43:06car c'est un fouillis
43:06vous pouvez avoir
43:08un fil d'Ariane
43:08qui vous permet
43:09de sortir du labyrinthe
43:10c'est l'anarchie positive
43:11le contraire
43:11de l'anarchie négative
43:12qui n'est que destruction
43:14mais sur un certain
43:15nombre de plans
43:15je n'ai pas le temps
43:16de venir là-dessus
43:16mais la mutualisation
43:17la coopération
43:18l'autogestion
43:19ce qu'il appelle
43:19la démopédie
43:20c'est-à-dire
43:20l'éducation du peuple
43:21pour que la démocratie
43:22puisse être vraiment
43:23une démocratie
43:24en ce sens
43:24c'est très proche
43:25de Popper
43:26merci
43:27alors voilà
43:27c'est aussi notre lecture
43:28du week-end
43:29prodon chez Plon
43:30merci Michel Onfray
43:31merci à vous
43:31on se retrouve la semaine prochaine
43:32sur CNews et sur Europe
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