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##SEUL_CONTRE_TOUS-2026-03-13##

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News
Transcription
00:00C'est un plaisir de vous accueillir tous les jours sur Sud Radio, on est ravis, je sais que Philippe
00:05David en direct de Bordeaux est avec nous,
00:08qui nous remonte des informations en disant que vous êtes très nombreux à écouter Sud Radio et que vous aimez
00:12en tout cas cette prise de parole
00:14et la possibilité de parler vrai et ça pour nous ça nous fait plaisir et chaud au cœur, donc merci
00:19beaucoup.
00:20Avec Philippe Bilger aujourd'hui, Bruno Pommard qui est avec nous, ancien membre du RAID, Samuel Botton, expert en communication
00:25chez Step Conseil,
00:26il y a René Chiche, rédacteur en chef adjoint du site idbooks.com, journaliste, enfin bon tout ça, tout ça
00:31quoi.
00:32Un cumulard, on a tout fait, un cumulard ça s'appelle.
00:34Il fait trop de choses.
00:35Ouais il fait trop de choses parce que du coup il le fait mal.
00:39J'ai pas entendu, j'ai pas entendu, j'ai pas entendu.
00:42C'est un très bon journaliste, sachez-le, et un très bon critique de cinéma.
00:47Tout de suite.
00:48Elle est sympa.
00:48Je le pense, seul contre tous.
00:51Les vraies voix Sud Radio, seul contre tous.
00:55Et on commence par Samuel Botton.
00:56Alors, comme on va être sur un sujet assez délicat, permettez-moi de lire les quelques lignes que j'ai
01:01écrites,
01:01afin de rester dans des faits, et purement des faits.
01:04Je voulais vous parler de Nemesis, donc sur le papier, un collectif qui se présente comme un mouvement féministe,
01:08qui défend les femmes face aux violences.
01:10Discours très séduisant sur le papier, dans un contexte où le combat contre les violences sexistes reste crucial.
01:15Mais les enquêtes et les faits racontent une toute autre histoire.
01:18Et car je parle d'enquêtes et de faits, je parle de journaux type Le Figaro, Mediapart,
01:22ou encore l'Humanité, qui ont révélé bien des choses ces dernières semaines.
01:24Alors, depuis sa création en 2019, Nemesis gravite dans un univers politique qui est marqué à l'extrême droite de
01:30fait.
01:30Des liens qui sont établis avec Génération Identitaire, avec le syndicat étudiant nationaliste La Cocarde,
01:35et avec le mouvement royaliste Action Française.
01:38Rien que ça.
01:39Son service d'ordre a parfois été assuré par des militants des Oif Paris,
01:42un groupuscule néo-nazi dissous pour violence.
01:44Alors, le groupuscule dissous, évidemment, ça a tendance à connaître des périodes de revivals ou des autres noms.
01:51Nemesis, ça s'inspire aussi des mouvements européens comme Casa Pond,
01:54et des membres de son réseau sont proches de personnalités de la droite radicale française,
01:58à commencer par, ironie de l'histoire, la belle-sœur de Marion Maréchal-Le Pen,
02:02qui reste très engagée dans le collectif.
02:04Mais il y a un élément qui est encore plus inquiétant pour moi,
02:06et finalement qui me posait question déjà il y a quelques semaines.
02:09Une enquête, on attend d'avoir des conclusions avant de pouvoir se prononcer sur ce qui s'est passé.
02:14Et visiblement, certaines actions du collectif auraient été organisées pour servir d'appât.
02:17Alors, d'appât à quoi ?
02:18D'appât à des bagarres de rue entre groupuscules d'extrême droite, d'extrême gauche,
02:22créer une présence militante visible, attirer des opposants,
02:26et permettre ensuite à ces militants d'ultra-droite d'intervenir physiquement.
02:30Derrière le vernis féministe, il y a une logique de provocation,
02:33et de confrontation.
02:34Ces tensions, elles ne sont pas anecdotiques dans les chiffres.
02:38Depuis la fin des années 80, la quasi-totalité des morts liées à la violence politique en France,
02:42eh bien, elle est attribuée à l'extrême droite dans 90% des cas et des recensements disponibles.
02:46Alors la question, c'est pas de savoir si un groupe revendique féministe ou féminisme ou identitarisme.
02:51Elle est de constater l'environnement dans lequel il évolue,
02:53les alliances qu'il tisse et les pratiques qu'il tolère.
02:55Dans une démocratie, les groupuscules qui basculent dans la violence
02:58ou qui instrumentalisent la rue pour provoquer des affrontements,
03:01ils doivent être dissous.
03:02Moi, tout ce que j'ai vu ces dernières semaines, finalement,
03:05c'est un collectif qui a fait le tour des plateaux télé
03:07pour nous raconter une histoire avant même qu'elle soit écrite
03:09et qui s'est servi du décès d'un jeune homme pour faire de la communication.
03:12Et ça, ça me pose problème au-delà, finalement, de toute la violence
03:15que je trouve inhérente à Némésis.
03:17Donc oui, il faut le dissoudre le plus vite possible,
03:20au même titre que la jeune garde.
03:21– Je trouve que vous avez de l'audace, mon cher…
03:26– C'est ma principale qualité.
03:27– Parce que, au moment même où, depuis plusieurs semaines,
03:32on dénonce à juste titre les violences de l'extrême-gauche,
03:36votre démarche, d'une certaine manière, est classique.
03:39Il est normal, comme la cible principale et désignée, identifiée,
03:44qu'on aille vers une périphérie dont, me semble-t-il,
03:48mais peut-être, est-ce tort, vous n'êtes pas parvenu à démontrer
03:51l'inocuité qui nécessiterait la dissolution.
03:56Lorsque vous évoquez des liens, il faudrait encore démontrer
04:00que ces liens sont nocifs et malfaisants.
04:03– Je vous ai fait quand même une liste de nombre de groupuscules
04:06qui ont été dissous parce qu'ils sont ultra-violents
04:08et qui continuent d'exercer dans leur service d'ordre.
04:10– Et ensuite, et je termine là-dessus, Samuel,
04:14il y a quelque chose de troublant dans votre volonté
04:17de faire de Némésis, au fond, une complice des agressions
04:22dont elle est victime.
04:23Autrement dit, non seulement Némésis a été victime,
04:27mais en réalité, c'est elle qui cherche les affrontements
04:31et les massacres dont elle est victime.
04:36– Je trouve que là, vous poussez loin.
04:38– Je n'ai fait que relater des faits.
04:41– Oui, mais d'où vous les avez tirés ?
04:43– Je les ai tirés du Figaro, de l'humanité,
04:45de tous les journaux que je vous ai cités,
04:47que je considère quand même comme des journaux
04:48qui se redisent un peu dans la pensée,
04:51mais qui permettent de s'accorder sur un discours.
04:53– Il y a dit le Figaro, vous-y.
04:54– Oui, mais le Figaro, vous ne l'avez pas.
04:58On n'en parle pas de la manière dont vous l'évoquez.
05:01– Oui, mais le Figaro, on vous relâche.
05:03– Le Figaro, on sait qu'ils sont obsédés là-dessus.
05:06– Moi, ce qui m'inquiète chez mon ami Samuel Bauton,
05:09c'est un homme de communication, donc il lit la presse, évidemment,
05:11et on s'appuie toujours sur des faits de journalistes.
05:14Aussi doués soient-ils, ça ne reste que des faits de journalistes.
05:17Ce ne sont pas des faits établis par la justice.
05:22Eh oui, ce qu'on attend, c'est des conclusions de la justice
05:24pour pouvoir dissoudre ce groupe.
05:26Mon cher Samuel, c'est bien de lire les journaux
05:28et puis de se faire des conclusions,
05:30parce que vous en avez les capacités, c'est certain,
05:32et de vous dire, ces gens-là sont dangereux.
05:34Moi, j'attends simplement que la justice se passe.
05:36On en rediscutera quand la justice se rend dissous.
05:38– Sur la justice, il n'y a pas de problème.
05:39Par contre, Bruno, je suis très étonné de votre discours
05:41sur les vérités de journaliste.
05:43Le travail d'un journaliste, c'est précisément de creuser la vérité.
05:47– Et de creuser la vérité ?
05:49– Non, de creuser, d'aller chercher des éléments.
05:52– Je suis un peu mitigé, moi, sur ce que vient de dire Samuel.
05:54– Non, mais c'est le principe de seul contre tout.
05:56– Oui, mais c'est bien ma chronique, ça.
05:57– Non, non, non, je vais expliquer pourquoi.
06:00C'est vrai que tout ce qui concerne Némésis n'est pas très clair.
06:05Moi, je suis un peu, quand même, un petit peu...
06:08Je suis un peu, comment dire, suspicieux
06:09quand j'entends les porte-paroles d'Éménésis, etc.
06:12Maintenant, il y a un problème, mon cher Samuel,
06:14c'est que sur les...
06:15Et là, je rejoins un peu Bruno,
06:16c'est que je ne rejoins pas du tout
06:18sur sa diatrime anti-journaliste.
06:20Parce qu'effectivement, souvent, on a les informations graves
06:22pour aller par la presse.
06:24– Non, mais Bruno, on a les informations...
06:26– Ça n'est pas grave, il n'y a quand même.
06:27– Ça n'est pas arrivé, toi.
06:29– Pour dissoudre un mouvement,
06:33en l'occurrence, Némésis,
06:34est-ce que les bases juridiques existent réellement ?
06:37Je ne pense pas.
06:38Parce qu'il n'y a pas vraiment,
06:39comme a dit Bruno,
06:40et bon, même je le pensais depuis le début,
06:41j'ai pas attendu Bruno pour...
06:43– Il n'y a pas vraiment d'acte concret,
06:46d'acte concret qui pourrait entraîner
06:48la dissolution de Némésis.
06:50C'est pour ça que,
06:51même si je ne partage pas vraiment
06:52toutes les idées de Némésis,
06:53même pas beaucoup,
06:54mais enfin, je pense qu'elles ont quand même
06:55le droit à l'expression,
06:57c'est quand même en un pays démocratique,
06:58et tant qu'elles ne sont pas remises en cause
07:00vraiment juridiquement, légalement,
07:02ça serait vraiment quand même
07:03un abus de pouvoir, à mon avis,
07:05de dissoudre ce mouvement.
07:06Maintenant, peut-être que vous avez
07:06d'autres informations.
07:08– Sur ça, je pense que je peux
07:11vous donner rendez-vous dans quelques semaines,
07:13à mesure que nous avancerons
07:15forcément dans une enquête,
07:16des questions vont se poser
07:17sur les responsabilités de chacun.
07:19Et à un moment,
07:20je n'imagine pas un seul monde
07:21où une enquête ne s'ouvre pas sur Némésis,
07:23la question de la dissolution
07:24n'est pas misé à table,
07:25parce qu'aujourd'hui,
07:26il y a des faits qui sont là,
07:27il n'y a plus qu'à aller s'examiner.
07:28– Oui, mais possible !
07:30– Vous étiez en train de marteler
07:32quand même la dissolution d'office.
07:34– À moi, le problème, il est réglé.
07:36– C'est normal, c'est l'homme de gauche,
07:39c'est normal, c'est ce que je trouve ça.
07:40– C'est ce qu'on trouve, c'est la raison.
07:41– Eh bien, nous prendrons ce rendez-vous,
07:44bien entendu,
07:45avec les mêmes personnes autour de cette table.
07:48Et Philippe Bilger, c'est votre tour,
07:49les abstentionnistes ne sont pas de mauvais Français.
07:52– En effet, devant l'appelé démocratique
07:56représente le fort taux d'abstention,
07:58et on va voir ce qu'il représente bientôt,
08:01dimanche prochain,
08:02est-ce que le taux d'abstention
08:03va être encore plus préoccupant ?
08:05On a tendance à dire que ces gens
08:08qui ne vont pas dans les urnes
08:10sont forcément de mauvais citoyens,
08:12parce qu'en réalité,
08:13ils se désintéresseraient
08:15de ce qui devrait les regarder au premier chef.
08:18Eh bien, moi-même,
08:20j'ai pu le penser,
08:21mais heureusement,
08:23je me suis ravisé,
08:24et derrière l'abstention
08:26d'un certain nombre de Français,
08:28il y a des réflexions lucides
08:31et parfois amères
08:33sur la situation politique d'aujourd'hui,
08:36sur le caractère médiocre
08:38de notre classe politique,
08:41sur le fait qu'on ne peut plus espérer,
08:43par la voie traditionnelle,
08:45changer les choses,
08:46et que parfois d'autres, d'ailleurs,
08:49vont se lancer dans des processus associatifs
08:52qui relèvent d'une autre forme de politique.
08:55Donc, je me suis repenti,
08:57en quelque sorte,
08:58le jour où j'étais tellement exaspéré
09:01par les abstentionnistes
09:03que je les qualifiais
09:04un peu trop vigoureusement
09:07de mauvais Français.
09:09Oui, alors moi,
09:10je suis un peu d'accord avec lui.
09:11Désolé, mais ça, c'est vrai.
09:13Mais pourquoi ?
09:13Il n'y a pas honte de dire...
09:15Parce que je ne m'en ai pas d'accord.
09:15Je ne m'en ai pas d'accord.
09:17Il n'est pas d'accord,
09:18mais il est d'accord.
09:19Oui, René, il est un peu...
09:20On ne sait pas où il est exactement.
09:21C'est un peu sympa aujourd'hui.
09:22Excusez-moi, René.
09:23Ce que je veux dire,
09:23c'est que, effectivement,
09:24l'abstention, pour moi, c'est un choix.
09:26C'est un vrai choix politique.
09:27On peut s'abstenir
09:28quand on ne trouve pas
09:31la solution politique qui est proposée.
09:33Donc, moi, par exemple,
09:35je peux vous dire,
09:35à titre personnel,
09:36si au second tour de la présidentielle,
09:38je m'implique,
09:39je le touche particulièrement...
09:40Je sens qu'on va faire la même chose.
09:41Oui, si, par exemple,
09:43Jordan Bardella
09:43face à Jean-Luc Mélenchon,
09:45personnellement...
09:46Je vais à la pêche.
09:47Eh bien oui.
09:49Soit je vais à la pêche,
09:50et je vais à la pêche.
09:52Mais voilà !
09:53Mais il n'est pas comptabilisé,
09:55c'est ça ?
09:55Oui, mais le geste était...
09:57Non, mais c'est comme de l'abstention
09:58pour moi.
09:59C'est de l'acheter, moi, les amis.
10:02On peut, en s'abstenant
10:04ou en votant blanc,
10:05faire un acte d'un choix politique.
10:08Donc, effectivement,
10:09les abstentionnistes
10:09ne sont pas des mauvais Français.
10:11Pas du tout.
10:11Par contre, ceux qui ne s'intéressent
10:12pas du tout...
10:13Par exemple, j'ai vu,
10:13excusez-moi, en deux minutes,
10:15j'ai vu ce matin...
10:16Ah, beaucoup moins que ça.
10:18J'ai vu ce matin,
10:20sur TF1 d'ailleurs,
10:21à la Métinale,
10:22il n'y avait pas la vôtre.
10:24Excusez-moi,
10:24je n'ai jamais un rendez-vous.
10:25Mais je...
10:26Excusez-moi.
10:27Excusez-moi.
10:28Il y a un rendez-vous après.
10:29Je ne pouvais pas.
10:29Comment il m'a zagé ce matin ?
10:31Les élections municipales à Dijon,
10:32on interviewait quand même
10:33des gens dans les rues de Dijon,
10:35et il y avait des personnes
10:35qui disaient
10:36« Ah, je ne sais pas
10:36qu'il y a une élection municipale
10:37dimanche à Dijon. »
10:39Alors là, non.
10:40Franchement, là, c'est ridicule.
10:42Je préfère...
10:42Non, franchement, là, c'est ridicule.
10:43Mais sache tenir.
10:44Allez-y, mon cher Bruno.
10:45Il y a beaucoup de gens
10:45qui ne regardent pas les infos,
10:46vous savez.
10:46Oui, c'est vrai.
10:47Vous considérez ça
10:48comme l'expression démocratique,
10:49quelque part.
10:50Moi, je trouve que c'est
10:51une véritable défaillance
10:53citoyenne.
10:53Oui, oui, tout à fait.
10:54Je suis sûr que vous êtes
10:55pour le vote obligatoire.
10:57Oui, bien sûr, bien sûr.
10:58Voir le vote blanc,
10:59c'est le fait de faire la démarche
11:01d'aller dans un bureau de vote.
11:03L'abstentionniste,
11:04pour moi, c'est un lâche.
11:06Voilà, c'est tout ce que j'ai à dire.
11:07Parce qu'encore une fois,
11:08ces mêmes personnes,
11:09vous allez les entendre
11:11les premiers gueuler
11:11après ceux qui seront,
11:13évidemment, élus
11:13par la minorité.
11:15Puisque je crois aux Européennes,
11:16par exemple,
11:17on gueule après les...
11:18Oui, aux Européennes,
11:19après les députés européens,
11:2048% d'abstentionnistes.
11:22Ces 48% doivent gueuler
11:23après les députés européens.
11:24Donc, je trouve que c'est
11:25d'une lâcheté.
11:26Il faut aller voter,
11:27même si on vote blanc.
11:28Point.
11:29Je suis évidemment d'accord
11:31avec Philippe,
11:33en tout point.
11:33Et encore plus,
11:34parce que je me reconnais
11:35un peu dans ce processus.
11:36Moi, la première fois que j'ai voté,
11:37c'était il y a 17 ans.
11:39Et aujourd'hui,
11:40j'ai l'impression
11:40que j'arrive un peu
11:41au bout du chemin de la passion
11:42parce qu'aucun candidat ne m'emballe.
11:45Parce que j'ai l'impression
11:46que j'ai beaucoup plus voté
11:47contraint et forcé
11:48pour faire barrage à quelque chose
11:50que par réelle conviction.
11:52Et l'abstentionniste,
11:53et j'ai envie de dire une chose,
11:54dans 80% des cas,
11:55c'est quelqu'un qui s'estime trahi
11:57ou abandonné
11:58par les institutions
11:59et par la République.
12:00Et comme Philippe,
12:01je ne peux pas en vouloir
12:02à ces gens-là.
12:02C'est-à-dire,
12:02à un moment,
12:03c'est aussi leur droit,
12:04c'est aussi le droit
12:05qu'on a d'abandonner
12:06parce que, en fait,
12:07moi, je le prends à mon niveau.
12:0917 ans de vie politique
12:11que j'ai connue de très près,
12:13que j'ai regardé de l'extérieur,
12:14que j'ai vécu aussi comme électeur,
12:16aujourd'hui,
12:17je ne crois plus en rien
12:17parce que j'ai des institutions
12:19et des parlementaires
12:20qui ne sont plus au niveau
12:21et je n'ai pas envie
12:22de continuer
12:23à aller entretenir ce cirque.
12:24D'où le point
12:25que je rejoins chez René.
12:26C'est-à-dire,
12:27à un moment,
12:27si on veut vraiment
12:28me prendre pour un imbécile
12:29et me forcer à choisir
12:30entre la France Insoumise
12:31et le Rassemblement National,
12:34débrouillez-vous.
12:35Débrouillez-vous.
12:35Faites ce que vous avez à faire.
12:36Vous n'êtes pas à moi.
12:37Je ne m'étonnerai de rien, Bruno.
12:39Moi, comme bon français,
12:40je subirai,
12:40je resterai là,
12:41je ne bougerai pas
12:42et on verra ce qui se passera.
12:44Je ne partage pas
12:45votre pessimisme
12:45sur la politique politique.
12:47Vous ne considérez pas
12:48que l'acte de voter
12:49est plus fort
12:50que les personnalités
12:52qui peuvent susciter.
12:54Bien sûr.
12:54Mais après,
12:55quand on en arrive
12:55à un état d'épuisement
12:56que vous avez très bien restitué,
12:57Philippe,
12:57c'est-à-dire aujourd'hui,
12:59trouvez-moi
13:00dans l'échec qui est politique
13:01une offre
13:02qui puisse nous donner envie
13:03d'y aller de bon cœur
13:04et non pas par dépit
13:05parce que,
13:05comme vous dites souvent,
13:06les mecs ne sont pas trop mauvais
13:07ou parce qu'ils essayent.
13:09Je ne suis pas d'accord là.
13:10Je ne suis pas
13:10votre pessimisme.
13:11Allez,
13:12votez blanc,
13:12les amis.
13:13Oui,
13:13mais le jour où il sera
13:14comptabilisé,
13:15le jour où on vote blanc,
13:16je pars d'être à côté
13:17du visage du président
13:18avec le 30% de vote blanc.
13:20Avant l'hypothèse
13:20Bardella-Mélenchon,
13:21on a un choix politique
13:23qui peut permettre
13:23de voter.
13:26Merci beaucoup,
13:28messieurs,
13:28merci beaucoup.
13:29Vous restez avec nous
13:30dans un instant,
13:31l'info en plus.
13:32On va revenir
13:32sur ces élections municipales
13:34qui se tiendront
13:36dimanche prochain.
13:37Ce soir,
13:38à minuit,
13:39silence électoral,
13:39les amis.
13:40On a encore la possibilité
13:42de traiter le sujet.
13:44Jean-Marie Bordry
13:44sera avec nous
13:45dans quelques instants
13:46et on fera un tour
13:46des villes
13:48qui sont un peu
13:50en balotage,
13:50c'est-à-dire qu'il y a
13:51des ténors aujourd'hui
13:52qui doivent souffrir.
13:54auront-ils une mairie
13:55ou pas dans deux semaines ?
13:57On en parle dans un instant.
13:59Sud Radio.
14:00Sud Radio.
14:00Parlons vrai.
14:01Parlons vrai.
14:02Sud Radio.
14:02Parlons vrai.
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