00:00La France dans tous ses états, les perles du jour.
00:04Sophia Chikirou n'a pas fait dans la dentelle, est-ce bien surprenant ce week-end lors de son meeting
00:08à Paris ?
00:09Oui, c'était un meeting enflammé, elle était d'ailleurs flanquée de Jean-Luc Mélenchon qui est venu la soutenir,
00:16parce qu'elle a besoin de soutien, et elle a lancé une invective en disant,
00:19vous savez que le ministre de l'Intérieur a classé la France Insoumise à l'extrême gauche,
00:23et ils ont pris le parti de dire, c'est très bien, on est très fiers d'extrême gauche,
00:26à un moment donné, pendant les discours, il y a une phrase qui est sortie en disant,
00:31eh bien on est très fiers d'extrême gauche, parce que l'extrême gauche, elle défend la liberté,
00:35elle se bat pour les opprimer, alors que l'extrême droite, elle, elle tue,
00:39et c'est elle qui à un moment donné a collaboré avec le régime des Vichy,
00:43et a livré les juifs aux nazis.
00:46Je voudrais juste rappeler que l'extrême droite, effectivement, à un moment de l'histoire,
00:51on peut remonter très loin, elle a été à l'origine de tragédies et qu'elle a tué,
00:55mais que dans l'histoire plus récente, si on respecte le calendrier,
00:59l'extrême gauche a été plus virulente que l'extrême droite, en tout cas, en Europe et en France,
01:04avec trois mouvements, notamment les Brigades Rouges en Italie,
01:08qui ont perpétré les attentats absolument épouvantables,
01:11la Borde à Bader, en Allemagne,
01:13et Action Directe, en France, qui étaient des maoïstes d'extrême gauche,
01:18dont, j'allais dire, les amis, aujourd'hui, ils reconnaissent qu'ils s'étaient trompés,
01:21mais voilà, ils disent qu'on a cru à un moment donné que c'était le maoïsme,
01:24qu'il fallait passer à l'action violente, à l'action armée, quand ils disaient contre le capitalisme,
01:28et ils ont assassiné l'inspecteur général des armées, Audran,
01:31et surtout, Georges Besse, qui était le PDG de la régie Renault,
01:35qui a été abattu comme un chien,
01:36en sortant de chez lui, dans le 7ème arrondissement,
01:39à Paris.
01:40Voilà l'extrême gauche.
01:42Alors, avant de faire des comparaisons hasardeuses,
01:44c'est bien de prendre un livre d'histoire,
01:46ou tout simplement de compiler.
01:48Et aujourd'hui, sur Internet, on peut remonter, avec les titres des journaux,
01:51voilà, et puis on s'assure que ce que l'on dit n'est pas excessif,
01:53ou à côté de la plaque,
01:55tout ce qui est exagéré et sans valeur, disait Talleyrand,
01:58quand on fait une campagne électorale,
02:00c'est sûr qu'extrême gauche, extrême droite, c'est une réalité,
02:04et comme je disais, dans une humeur, il y a quelques jours,
02:06il n'y a pas, il n'y a pas, pour l'instant, au ministère de l'Intérieur,
02:10ni dans l'inventaire des partis politiques,
02:12quelqu'un qui se soit révélé,
02:14ni du fascisme qui a tué,
02:16ni du stalinisme, voilà.
02:17Quantons-nous déjà du débat politique actuel,
02:19qui est assez violent,
02:20sans aller chercher, dans l'histoire de France,
02:22les épisodes les plus tragiques et sanglants,
02:24qui ont abîmé l'image de ce pays.
02:26Merci.
02:28À Paris, 14 esthéticiennes et coiffeuses
02:31sont en grève depuis plusieurs jours.
02:33Oui, alors, ça se révèle,
02:34j'habite, voyez, hier j'habitais pas loin de Saint-Lençant-de-Paul,
02:36Vous habitez partout, en fait.
02:37Et j'habite pas loin, voilà, de cette rue,
02:39rue du Château d'Eau,
02:41où il y a des coiffeurs afro,
02:42et voilà, ils sont là,
02:45et elles attendent quelquefois,
02:46il y a des qui vont, à la sortie du métro,
02:48recueillir un peu, faire un démarchage,
02:49c'est tout à fait autorisé,
02:52c'est un petit peu insolite,
02:53et ces jeunes femmes sont là,
02:56elles font donc les tresses africaines,
02:58la coiffure afro,
02:59qui est très belle,
03:00quelquefois c'est quelquefois des œuvres d'art,
03:01sauf que là, on apprend,
03:02elles sont 15,
03:03elles n'ont pas été payées depuis 6 mois,
03:04et surtout, leur employeur disait,
03:07si tu me reverses 250 euros de ton salaire,
03:09qui à mon avis,
03:09ne doit pas être mis au volant,
03:11eh bien, ça me permettra
03:12de faire la démarche administrative
03:13pour que tu aies tes papiers,
03:15un titre de séjour,
03:17voire éventuellement une naturelisation.
03:18Évidemment, elles y ont cru,
03:20et donc finalement,
03:21elles ne sont pas payées,
03:23elles ont donné l'argent
03:23qu'elles ne récupéreront pas,
03:24qui ne sera évidemment pas utilisé
03:26à des fins administratives,
03:28et là, elles sont en état,
03:29j'allais dire,
03:30d'esclavage, quasiment,
03:31et donc, elles occupent
03:32les salons de coiffure,
03:34en espérant que ça se passe bien.
03:36Évidemment, des associations
03:37s'en sont emparées,
03:38les médias communiquent,
03:39voilà, j'espère que les pouvoirs publics
03:41trouveront une solution,
03:42et surtout, à mon avis,
03:44ça c'est la partie émergée de l'iceberg,
03:46je pense qu'il doit y avoir
03:47d'autres cas d'abus de ce genre,
03:48d'abus de protection sociale,
03:50de traitement de salaire,
03:52d'habitation, enfin voilà,
03:54ces immigrés qui viennent en France
03:56chercher le salut, l'espoir,
03:58sont exploités souvent par des gens
04:00qui sont du même pays,
04:01c'est terrible,
04:03et évidemment,
04:04ça serait bien que ça s'arrête,
04:05parce que la France est une terre d'accueil,
04:07c'est pas une terre de honte
04:09où on traite les gens de cette façon.
04:12Gisèle Pellicot vient de publier
04:14un livre sur son histoire,
04:15sur cette affaire qui a secoué la France
04:17pendant plusieurs mois,
04:17mais tant qu'on y est,
04:18son fils a décidé lui aussi
04:19d'en tirer profit.
04:20qui ?
04:20Oui, le fils,
04:22je ne me rappelais plus de son prénom.
04:23Je ne l'ai pas non plus.
04:24Bon, bon,
04:25je suis désolé.
04:27Le fils de Gisèle Pellicot,
04:29qui est cinéaste,
04:30a décidé d'en faire un film,
04:32de relater la tragédie,
04:34son père, sa mère,
04:37et évidemment,
04:38ça suscite un petit peu l'émoi,
04:39parce que,
04:39autant que Gisèle Pellicot,
04:41dont le comportement a été exemplaire,
04:42Gisèle Pellicot,
04:43c'est un symbole aujourd'hui,
04:45d'une femme,
04:45voilà,
04:46qui a subi,
04:46qui a subi des tourments inqualifiables,
04:49et auxquelles elle a fait face,
04:50la dignité dont elle a fait face
04:51durant son procès,
04:52l'admiration qu'elle a suscité
04:53au Pédio public,
04:55et voilà,
04:55merci Julien,
04:56il me donne le prénom,
04:57c'est Florian,
04:58Florian,
04:58le fils de Gisèle Pellicot,
04:59qui va décider de mettre en scène
05:01la tragédie de ses parents.
05:03On ne préjuge pas,
05:04mais c'est vrai qu'on est toujours
05:05vu le succès,
05:06vu le succès médiatique
05:08de l'affaire Pellicot,
05:09et le livre qu'elle a écrit,
05:11évidemment,
05:12des gens lui disent
05:12est-ce que tu es sûr
05:13que c'est bien une démarche désintéressée,
05:15ou est-ce qu'il n'y a pas un risque
05:16que tu profites
05:17de la notoriété
05:18de cet événement,
05:19qui est une tragédie familiale,
05:21pour évidemment
05:22tirer profit
05:23de cette situation.
05:25On verra bien,
05:26ne présente Jean de rien,
05:27je pense qu'il respecte sa mère,
05:28qu'il aime ses parents,
05:29et puis,
05:31c'est peut-être un peu prématur,
05:32j'aurais aussi peut-être
05:32de mettre en scène tout de suite,
05:35mais aujourd'hui,
05:35on va très très vite.
05:36Je n'en aurais pas mon avis.
05:37Autrefois,
05:37on attendait souvent
05:38que les gens soient morts,
05:40ou que l'affaire soit classée
05:41définitivement
05:42pour mettre en scène,
05:43c'était un document,
05:44et aujourd'hui,
05:44on est dans l'immédiat,
05:45dans la précipitation,
05:46bon,
05:47ça fait partie des phénomènes
05:48de notre époque.
05:51Des antifas,
05:53encore,
05:53mais les antifas,
05:54j'avais déjà dit,
05:54mais montrez-moi
05:55où il y a des fascistes.
05:57Moi,
05:57je n'aime pas les fascistes,
05:58mais je veux savoir où ils sont,
05:59parce que les antifas,
06:00il y en a beaucoup,
06:01mais il y a beaucoup plus d'antifas
06:02que de fascistes,
06:03si on fait le décompte.
06:05C'est comme l'arme mexicienne.
06:06Plus d'officiers que de soldats.
06:08On tentonnait des chants,
06:09alors des antifas
06:09ont tentonné des chants scandaleux,
06:11faisant littéralement
06:11l'apologie du terrorisme,
06:13avec une allusion
06:14à Arnaud Beltrame,
06:17qui me...
06:17ce n'est pas qu'elle me révolte,
06:20c'est qu'elle...
06:22elle m'indigne, quoi.
06:23Allez-y, expliquez-le.
06:24On n'entend plus chanter Arnaud Beltrame.
06:27Voilà ce que scanda
06:27des militants antifas
06:28le week-end dernier à Rennes,
06:29lors d'une manifestation organisée
06:31contre la démolition
06:32d'un bâtiment associatif.
06:33Ce devait être
06:34une manifestation bon enfant.
06:35Elle s'est terminée
06:36par le pillage d'un supermarché.
06:37Mais c'est au moment
06:38de passer devant
06:38les forces de l'ordre,
06:39dans le cortège,
06:40que des antifas ont tentonné.
06:41On n'entend plus chanter
06:42Arnaud Beltrame.
06:43Arnaud Beltrame,
06:44vous le savez,
06:44c'est ce colonel de gendarmerie
06:46mort en héros
06:46après avoir pris la place
06:47d'une jeune femme
06:48otage d'un djihadiste
06:49à Trèbes,
06:50le 24 mars 2018.
06:51A l'issue de cette manifestation,
06:534 militants ont été arrêtés
06:54par la police
06:55pour des faits de vol
06:56en réunion,
06:56port d'armes,
06:57apologie du terrorisme
06:58et outrage.
06:58Ils portent tous
06:59des prénoms parfaitement français
07:01parce que vous savez,
07:02les antifas revendiquent
07:02le mélange,
07:03la diversité,
07:03le multiculturalisme,
07:04mais ne se mélangent
07:05surtout pas.
07:07Basile,
07:07Lucas,
07:08Antoine et Henri,
07:08de bons fils à papa
07:09qui se sont donc,
07:10ce week-end,
07:11rangés du côté des djihadistes.
07:13Alors moi,
07:13vous voyez Perico,
07:14ça me rend malade
07:15lorsqu'Arnaud Beltrame
07:15a accompli son devoir
07:16de gendarme,
07:17de serviteur de la nation,
07:18lorsqu'il s'est substitué
07:19à cet otage
07:20parce qu'il ne supportait
07:21pas l'idée
07:21qu'il y ait une autre victime,
07:23il y est allé
07:23en sachant probablement
07:24qu'il n'en ressortirait
07:25pas vivant.
07:26Mais lui,
07:26Arnaud Beltrame,
07:27il avait la foi,
07:28il avait foi en Dieu,
07:29en la France
07:29et en son institution.
07:31Lorsqu'Arnaud Beltrame
07:32est mort,
07:32égorgé,
07:33la France a redécouvert
07:34ce que signifiait
07:34le mot martyr.
07:36Il ne faut pas parler
07:36de sacrifice,
07:37sa maman avec qui
07:38j'ai eu l'honneur
07:38d'échanger,
07:38ne veut pas entendre
07:39parler de sacrifice
07:40parce que c'est un mot
07:41qui dit
07:41je te donne ma vie.
07:43Or Arnaud Beltrame
07:44a d'abord sauvé une vie,
07:45celle de l'otage,
07:46avec pour objectif
07:47de neutraliser le terroriste.
07:48Les mots ont un sens,
07:49les actes aussi.
07:51Alors ce que je constate
07:51aujourd'hui,
07:52c'est que quand l'ultra-gauche
07:53ne tue pas,
07:53elle déterne aux martyrs
07:54pour leur cracher à la gueule,
07:55elle chante les louanges
07:56du djihadisme.
07:57Ce que je constate aujourd'hui,
07:58c'est qu'on peut devenir
07:59un traître à la nation
08:00sans que l'opinion publique
08:08une femme,
08:08il est mort pour la France
08:09et ça,
08:10les antifas
08:10ne le comprendront jamais.
08:11Oui,
08:12on a un énorme décalage
08:13historique,
08:14mental même tout simplement.
08:16Cette anecdote
08:17est absolument épouvantable,
08:19évidemment,
08:19hommage à la mémoire
08:20d'Arnaud Beltrame
08:22et on voudrait,
08:23on voudrait
08:24que la législation républicaine,
08:26que les pouvoirs publics
08:27prennent les mesures
08:28les plus dures
08:29contre les gens
08:30qui se permettent
08:31de cracher,
08:32de souiller,
08:32d'insulter
08:33la mémoire
08:34d'un héros
08:34de la nation.
08:36Voilà,
08:36le temps nous monte
08:37mais je prendrais
08:39presque une minute
08:40de silence
08:40pour Arnaud Beltrame.
08:42On ne peut pas le faire
08:42à la radio malheureusement ?
08:43Mais c'est comme si
08:43c'était fait,
08:44en tout cas pour lui
08:44rendre hommage
08:45et remercier
08:46et je crains,
08:47hélas,
08:48qu'il faille encore
08:48d'autres Arnaud Beltrame
08:49pour nous débarrasser
08:50des gens qui veulent
08:51détruire la France,
08:52la République,
08:52toutes nos valeurs
08:53et ce que nous représentons.
08:54Sa place,
08:55c'est dans un musée,
08:56la tienne aussi !
08:58Coup dur
08:58pour Stanislas Bellum,
09:00un antifa reconverti
09:01encore un antifa disons,
09:03en artiste incompris
09:04qui après avoir été accusé
09:05de ne pas payer ses factures
09:06à des artisans
09:07doit aujourd'hui
09:08fermer son musée.
09:09Oui,
09:10écoutez,
09:10neuf mois après l'ouverture,
09:12ça tourne au vinaigre
09:13et puis le musée est fermé.
09:15Vous avez l'air
09:16de le regretter ?
09:17Amèrement,
09:18vraiment,
09:18ça s'entend,
09:18je pense,
09:19à mon temps.
09:20Très triste pour l'art,
09:22en revanche.
09:22Oui,
09:23finalement.
09:24Alors,
09:24il ne faut peut-être pas
09:25confier des missions
09:25de musée,
09:26des missions artistiques
09:27aux gens qui ne sont
09:27peut-être pas dignes
09:28de les...
09:28Après,
09:29Stanislas Bellum,
09:29c'est celui
09:30qui revendiquait
09:31un art,
09:32en gros taguer
09:34de vieux remparts.
09:36Pour lui,
09:36c'était de l'art.
09:37Bien sûr.
09:37Ce n'est pas la même conception
09:38de chacun son truc.
09:41On regrette toujours
09:41la fermeture d'un musée,
09:42mais à condition
09:43que ce soit vraiment un musée,
09:44qu'il y ait un intérêt
09:45artistique et culturel.
09:46Et quand ce n'est pas le cas,
09:48en général,
09:49la Providence
09:50ou le destin
09:51font ce qu'il faut.
09:52On va continuer
09:53de parler de Providence,
09:53on va parler des églises,
09:55de notre patrimoine religieux
09:56qui,
09:57s'ils ne tombent pas en ruines,
09:58tombent parfois
09:59entre les mains
09:59de pilleurs.
10:00On en parle avec
10:01Macartic,
10:01Marty Roussant,
10:02dans un instant.
10:02N'hésitez pas à nous appeler
10:03au 0826 300 300.
10:06A tout de suite
10:06sur Sud Radio.
Commentaires