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  • il y a 20 heures
Mardi 10 mars 2026, retrouvez Gaëlle Ouari (Directrice RSE - communication et stratégie des marques, Labeyrie Fine Foods), Cyrille Gerhardt (directeur général France, Belgique et Luxembourg, Aquabion), Xavier Leflaive (doyen, Terra Academia), David Prud'homme (Directeur, Digital Campus Paris) et Myriam Bouchouit (Fondatrice, MZ Pâtisserie) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:13Voici notre sommaire du jour, c'est David Prudhomme, le directeur du Digital Campus de Paris,
00:18qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour découvrir notamment
00:23comment l'école a intégré la RSE dans ses cursus et développe aussi des projets à impact positif.
00:29Auparavant, je reçois Gaëlle Wari, qui est la directrice RSE Communication et Stratégie des marques de l'Aberie Fine Foods.
00:36On fera le point sur deux productions souvent critiquées par les ONG, le saumon et le canard gras.
00:42Le débat de ce Smart Impact, il portera sur le traitement de l'eau, comment éviter ou réduire l'usage
00:46de produits chimiques.
00:48On va découvrir les innovations du système Aquabion et puis parler aussi des solutions de réutilisation des eaux usées.
00:54Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups, je vous présenterai MZ Pâtisserie,
00:58lauréate du concours Créatrice d'Avenir du Réseau Initiative.
01:01Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:10L'invité de ce Smart Impact, c'est Gaëlle Wari.
01:13Bonjour, bienvenue.
01:14Bonjour, merci de m'accueillir.
01:16La directrice RSE Communication et Stratégie des marques de l'Aberie Fine Foods que vous allez, tiens, pour démarrer, nous
01:22présenter en quelques mots.
01:24Alors le groupe l'Aberie Fine Foods, c'est un groupe qui est, c'est une ETI française qui fait
01:30à peu près 900 millions d'euros de chiffre d'affaires.
01:33Ces 900 millions d'euros de chiffre d'affaires sont faits sur différentes catégories de produits.
01:37À peu près 40% sur les poissons, on a ensuite à peu près 20% sur les crustacés et
01:45puis 15% sur les produits du canard gras et du canard et toute cette partie-là.
01:50On peut voir ces chiffres s'afficher d'ailleurs.
01:52Ah ben super, et 15% pardon, sur tout ce qui est blini, tarama, tartinable et toute la gamme apéritif
01:59et végétale.
02:00Oui, alors ce qui peut déjà surprendre parce que quand on se dit l'Aberie, on va penser foie gras
02:04forcément.
02:04Bien sûr, c'est notre produit iconique, emblématique.
02:08Robert L'Aberie en 1946 a créé L'Aberie autour de ce produit typique de la gastronomie française, le foie
02:17gras.
02:17Et effectivement c'est normal quand on pense L'Aberie, on pense foie gras, mais c'est, oui je dirais
02:23que c'est même moins de 10% du chiffre d'affaires en réalité du groupe L'Aberie.
02:27Les sites de production, ils sont toujours dans le sud-ouest ?
02:29Oui, les sites de production de saumon fumé pour la marque L'Aberie, de foie gras, sont toujours dans le
02:37sud-ouest, dans les Landes même,
02:38et même encore sur le site historique qui avait été créé par Robert L'Aberie en 1946.
02:44Et alors dans ce groupe, il y a différentes marques, c'est ça ?
02:48On a plusieurs marques. L'idée pour nous, avec ce groupe L'Aberie Fine Foods, c'est vraiment de promouvoir
02:56les produits plaisir et des produits autour desquels on va se retrouver.
03:01Et pour ça, on va proposer des produits autour de la marque L'Aberie, donc saumon fumé, foie gras, des
03:07produits très festifs,
03:09mais que de plus en plus, on met sur nos tables quand on a vraiment envie de recevoir et de
03:15partager ces moments-là.
03:16Donc avec la marque L'Aberie.
03:17On a une autre marque qui est la marque Delpierre.
03:20La marque Delpierre, c'est la marque vraiment experte des produits de la mer frais.
03:24Vous allez retrouver beaucoup de crevettes.
03:26On a d'ailleurs à peu près, je dirais, une crevette sur deux qu'on trouve en France,
03:30qui est faite dans notre site de production à Saint-Aignan, à côté de Nantes.
03:36Donc la marque Delpierre, on va proposer aussi du cabillaud.
03:39Voilà, c'est vraiment les produits de la mer qu'on a légèrement travaillés
03:43et on fait de plus en plus d'ailleurs de plats cuisinés à base de produits de la mer.
03:47On a deux autres marques que vous connaissez peut-être qui sont la marque Bligny et l'Atelier Bligny.
03:53Donc là, c'est tout ce qui est apéritif et beaucoup plus à base de produits végétaux.
03:57La marque Bligny, c'est la marque qui a vraiment créé l'apéritif frais en France,
04:03qui a proposé une vraie nouvelle façon de déguster l'apéritif en alternative aux chips, aux saucissons.
04:12Et puis on a une autre marque qui est l'Atelier Bligny,
04:14qui propose la même catégorie de produits avec des recettes un peu plus sophistiquées et un peu plus élaborées.
04:21Alors je vais revenir sur les produits qui sont les plus emblématiques.
04:25Le foie gras, même si on a bien compris qu'en termes de chiffre d'affaires, il était moins stratégique
04:29aujourd'hui pour l'abéritif.
04:31Et puis le saumon.
04:32Déjà sur le foie gras, j'ai vu que vous aviez obtenu une labellisation, la labellisation Agri-Éthique France.
04:38De quoi il s'agit ? Comment on l'obtient ?
04:39Alors comment on l'obtient ? C'est un long travail.
04:42Je pense qu'on a mis à peu près, on a eu cinq ans d'échanges et de discussions avec
04:47Agri-Éthique France.
04:49Parce que c'est un label qui est extrêmement sérieux, qui garantit plusieurs choses.
04:54D'abord un engagement très fort qui est la garantie de la juste rémunération des agriculteurs.
04:59Et ça c'est essentiel, on est très implantés.
05:02Nous, localement, régionalement, on travaille par exemple sur le Canard avec 200 producteurs
05:08qui sont tous à moins de 100 km de notre site de production.
05:11Et puis on vit le terroir du Sud-Ouest et le terroir français.
05:16Donc la juste rémunération c'est extrêmement important pour nous.
05:19Donc ça c'est une garantie.
05:20C'est aussi la garantie d'un engagement pluriannuel.
05:24C'est-à-dire qu'on n'achète pas ce qu'on appelle au spot.
05:27C'est-à-dire tiens j'ai besoin de produits, je les achète.
05:29C'est qu'on s'engage sur plusieurs années.
05:31Ce qui est extrêmement intéressant pour aussi les agriculteurs
05:34parce que ça leur permet de voir venir et d'anticiper des revenus qu'ils auront.
05:38Et puis enfin, il y a eu des audits extrêmement précis faits avec les membres de Agrééthique
05:45sur la façon dont on élevait nos canards,
05:48sur la façon dont les agriculteurs et les éleveurs étaient formés aux enjeux environnementaux
05:54mais aussi aux enjeux de bien-être animal.
05:57C'est là-dessus que vous êtes le plus attaqué, le bien-être animal ?
05:59Oui, bien sûr, c'est une vraie question.
06:01Et d'ailleurs c'est un sujet qui est central quand on parle nous de responsabilité d'entreprise.
06:05Les enjeux sur le bien-être animal sont extrêmement importants et on doit les adresser.
06:12Qu'est-ce que vous avez fait évoluer ?
06:13Si on regarde un peu dans le temps.
06:16L'entreprise, elle a 46, elle a 80 ans cette année.
06:1980 ans cette année, exactement.
06:21En fait, c'est 81.
06:22Oui, aujourd'hui, on n'élève plus du tout les canards comme on les élevait il y a 80 ans.
06:27Il y a une conscience qui est vraiment différente.
06:29Et il y a des outils qui sont vraiment différents.
06:33Donc oui, bien sûr, c'est un sujet qu'on fait évoluer.
06:36Et on n'a pas fini de le faire évoluer.
06:38C'est un travail qu'on fait en permanence.
06:40Il y a des nouvelles prises de conscience aussi.
06:43On travaille avec un cabinet d'éthologie.
06:45Le cabinet d'éthologie, c'est des experts du comportement animal.
06:49Et donc, on a d'ailleurs une station expérimentale dans le sud-ouest
06:52où on va tester plein de choses
06:55pour voir comment on peut encore améliorer les conditions d'élevage du canard.
07:00Par exemple, on sait que le canard, c'est un animal qui a un petit bec.
07:05Et puis, comme tout animal, ils peuvent un peu s'embêter les uns les autres.
07:10Donc du coup, on va mettre par exemple des balotins de paille pour faire diversion
07:13et pour voir si du coup, en faisant ça, ils ne s'attaquent plus les uns les autres.
07:18Donc en fait, on va tester beaucoup de choses.
07:20On va tester des jeux d'eau.
07:21On va tester pas mal de choses avec les canards.
07:26Et oui, ça a évolu.
07:27Comment vous conciliez ces impératifs-là
07:32avec les impératifs de rentabilité et d'efficacité ?
07:35Parce que la critique qui va être faite, c'est ce qu'on fait par exemple pour d'autres élevages.
07:41Il faut que le poulet soit engraissé le plus vite possible, qu'il arrive.
07:46Et donc, voilà, parce que ça va coûter moins cher à l'entreprise.
07:49Comment vous conciliez ces deux impératifs ?
07:50C'est une très bonne question.
07:52Comment on concilie les deux ?
07:53En fait, nous, on a la chance d'être sur des produits premium,
07:57sur des produits à valeur ajoutée,
07:59sur lesquels on sait qu'il y a une véritable implication.
08:01Nos produits, quels qu'ils soient, le saumon fumé, le foie gras,
08:05et même les blignites arama tartinables dont je vous parlais tout à l'heure,
08:08ce ne sont pas des produits qu'on consomme tous les jours, tous les matins.
08:10Donc, on sait qu'il y a une implication du consommateur.
08:15Et si on lui explique pourquoi notre produit est un produit premium,
08:20il est prêt à accepter le premium prix qui peut exister dans cette catégorie de produits.
08:26Donc, nous, notre impératif, on est beaucoup plus sur un enjeu
08:31d'être juste par rapport au prix qu'on propose,
08:35plus qu'être dans une logique où on va tirer absolument les prix et les coûts.
08:39Sur le saumon, c'est du saumon d'élevage, principalement ?
08:43Principalement, on a du saumon d'élevage de Norvège,
08:45mais on a aussi du saumon sauvage.
08:47On a les deux catégories de produits qui sont proposés.
08:49Aujourd'hui, sur le marché, il y a une grande majorité de saumons d'élevage.
08:52Il y a une grande majorité de saumons d'élevage.
08:54Avec là aussi des questions de médicaments,
08:58de nombre de saumons de densité, etc.
09:02Et merci de me poser cette question.
09:04Il y a des critiques qui sont légitimes,
09:06parce que comme la consommation a beaucoup augmenté...
09:08Et qu'elle va continuer à augmenter.
09:10Il y a un business qui fait qu'on a peut-être un peu dépassé les limites pour certains.
09:13Alors, je ne crois pas qu'on ait dépassé les limites,
09:16et c'est un sujet sur lequel on est extrêmement vigilant.
09:19Vous parlez de la densité, c'est un point qui est extrêmement important.
09:22Donc, dans les élevages en Norvège,
09:24la réalité de la densité, c'est 97% d'eau pour 3% de matière de poisson.
09:32Donc, en fait, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d'espace pour les poissons.
09:37Donc, il n'y a pas de sujet de densité.
09:38En revanche, et je comprends, quand on peut filmer,
09:42le poisson, le saumon, c'est un animal grégaire.
09:44Donc, en fait, il reste en banc.
09:47Et quand on filme, effectivement, ils sont tous serrés les uns aux autres.
09:50Ce qu'on ne montre pas, c'est les 97% d'eau dans lesquelles,
09:54en réalité, ils ont la possibilité de se mouvoir.
09:57Donc, la densité, c'est réglementaire.
09:58Nous, on a d'ailleurs un cahier des charges extrêmement spécifique
10:01sur lequel on va surveiller de façon très précise
10:04la densité dont je viens de vous parler.
10:06Nos poissons et nos saumons à Marc Labéry, à Marc Dalpierre,
10:09sont garantis sans antibiotiques.
10:11Ça, c'est un point qui est extrêmement important.
10:13On va aussi vérifier l'alimentation du saumon.
10:17Et d'ailleurs, c'est un gros travail qu'on fait.
10:20Vous parlez de ça se développe.
10:22Oui, ça se développe.
10:23Et il faut que ça se développe dans des bonnes conditions.
10:25Aujourd'hui, l'impact, les émissions carbone d'un saumon élevé en Norvège,
10:31c'est à plus de 70% lié à son alimentation.
10:34Parce qu'en fait, on va lui donner à manger notamment de la farine de poisson
10:41qui aura été pêchée sur des côtes africaines.
10:43Donc nous, on travaille pour faire évoluer l'alimentation du saumon,
10:49pour réduire largement l'impact carbone de cette alimentation du saumon,
10:53pour diminuer l'impact global du saumon.
10:56Donc c'est un enjeu extrêmement important sur lequel on est super vigilant.
11:00Et puis on parlait tout à l'heure de bien-être animal.
11:02Le bien-être animal du saumon, même si c'est un animal qu'on ne voit pas
11:05parce qu'il est dans l'eau,
11:06ces conditions d'élevage, ces conditions d'alimentation,
11:09ces conditions d'abattage sont extrêmement importantes.
11:11Nous, on a créé un collectif qui s'appelle Kersalmon,
11:15où on a rassemblé plein d'acteurs français
11:18et on a mis en place une lettre pour les éleveurs de saumon,
11:24notamment en Norvège,
11:25en leur rappelant quelles étaient les conditions qu'on acceptait
11:29et qui étaient pour nous les meilleures conditions d'élevage du saumon.
11:32Donc le bien-être du saumon, c'est un vrai sujet aussi.
11:35Merci beaucoup Gaël Ouari et à bientôt sur Bsmart for Change.
11:39On passe tout de suite au débat de ce Smart Impact.
11:42On va parler traitement de l'eau, réutilisation des eaux usées.
11:52C'est le débat de ce Smart Impact.
11:56On parle d'eau, de solutions de traitement,
11:59de solutions de réutilisation avec mes invités Cyril Guérard.
12:02Bonjour, bienvenue.
12:03Vous êtes directeur général France-Belgique-Luxembourg
12:05d'entreprise Aquabion.
12:07Xavier Leflèvre, bonjour.
12:08Bonjour.
12:09Bienvenue à vous aussi.
12:09Économiste, sociologue.
12:11Vous êtes le doyen de l'école et accélérateur Terra Academia.
12:14On va prendre quelques minutes pour présenter vos organisations entreprises respectives.
12:20Aquabion, en quelques mots.
12:22Entreprise allemande qui existe depuis 30 ans
12:24dans la fabrication de solutions pour traiter de manière écologique et durable
12:29le calcaire et la corrosion.
12:31Donc c'est à la base un système industriel
12:34qui a été créé pour traiter les problèmes de corrosion au départ.
12:38Et ensuite, c'est une gamme qui a été réduite
12:41pour pouvoir répondre aujourd'hui aux besoins domestiques.
12:45Donc ça peut être une résidence,
12:48ça peut être une maison unifamiliale, des appartements.
12:50C'est une alternative écologique aux adoucisseurs au sel.
12:54Et on rentrera dans le détail de cette solution technique.
12:57J'ai dit école et accélérateur.
12:59C'est quoi Terra Academia ?
13:01Terra Academia, c'est une jeune école qui a été créée il y a trois ans,
13:04qui est vraiment spécialisée, focalisée sur la transformation écologique.
13:08On forme tous les publics.
13:09On commence avec les collégiens et les lycéens
13:11sur des parcours de découverte sur les métiers de la transformation.
13:14Des professionnels, des formations initiales, des élus aussi,
13:18parce qu'il y a un rôle des collectivités locales
13:20dans l'accélération de la transformation.
13:22On est convaincus que la transformation passe par des compétences.
13:26Pas juste des savoirs, c'est aussi mettre en pratique.
13:30Et c'est vraiment l'axe qui structure les formations Terra Academia.
13:34L'eau, d'une manière générale, quand l'entreprise s'est créée,
13:40c'était peut-être moins un sujet qui était dans le spectre des enjeux politiques,
13:46des enjeux municipaux.
13:47On est en pleine campagne des élections municipales.
13:49À quel point ça l'est devenu ?
13:51C'est devenu un enjeu majeur,
13:53puisque aujourd'hui on parle énormément de pollution de l'eau.
13:57On parle rarement des solutions existantes.
14:00Donc on est dans un cas de figure où, si vous voulez,
14:03le marché est dominé par des produits chimiques.
14:06Et la volonté, déjà par le fondateur à l'époque, M. Flattner,
14:10a été de fabriquer un dispositif qui permet de répondre différemment
14:14aujourd'hui aux problématiques techniques en bâtiment.
14:18Et voilà, c'est une très longue histoire familiale,
14:21puisque l'oncle de l'inventeur a été un monsieur
14:25qui a déposé plus de 1000 brevets.
14:27Et donc cette solution technique, c'est quoi ? De quoi on parle ?
14:30Alors, cette solution technique, c'est une solution
14:33qui se base sur un principe galvanique,
14:35avec une anode en zinc pur.
14:37Donc ce n'est pas un processus où on va injecter quelque chose
14:41pour faire une transformation.
14:42On va utiliser un procédé physique
14:45pour générer une transformation naturelle du calcaire.
14:49Donc en gros, on va transformer un calcaire
14:51qui est à l'origine incrustant,
14:52en un calcaire poudreux et facilement entretenable.
14:55D'accord. Et donc c'est une alternative à des produits chimiques, c'est ça ?
14:58C'est ce que je comprends ?
14:59Oui, absolument.
15:00Aujourd'hui, vous avez le marché qui est dominé
15:03par les adoucisseurs au sel.
15:06C'est un procédé qui initialement avait été inventé
15:09pour les réseaux de chauffage.
15:11Aujourd'hui, on les retrouve sur les arrivées d'eau générale,
15:14d'eau froide en bâtiment.
15:17Et si vous voulez, le consommateur aujourd'hui
15:20est contraint à consommer une eau qui est chimiquement modifiée.
15:24Alors que nous, on s'est penchés sur un dispositif
15:27qui, lui, va permettre de garder l'eau
15:29et la composition physico-chimique
15:31pour garder une eau naturelle.
15:33Alors c'est devenu, Xavier Leflèvre,
15:35un enjeu pour les consommateurs
15:37sur la qualité de l'eau,
15:38sur les craintes qu'on peut avoir liées à l'eau.
15:41Et puis c'est devenu un enjeu
15:45de collectivité en général,
15:46collectivité locale ou État,
15:50presque géopolitique même,
15:52quand on parle d'eau aujourd'hui.
15:53Oui, ça fait 20 ans que je travaille sur l'eau.
15:55Et ce qui est intéressant,
15:56c'est qu'on n'a jamais autant parlé d'eau.
15:58Ce que vous dites est très juste,
15:58c'est-à-dire que l'eau est pertinente
15:59à beaucoup d'échelles.
16:01Très localement, l'eau,
16:02les usages domestiques,
16:03les usages agricoles,
16:04donc chacun a un rapport très intime,
16:06très particulier à l'eau,
16:08à l'échelle de la collectivité.
16:10Il y a des initiatives qui peuvent être prises
16:11et il y a des enjeux qui se gèrent
16:12à ce niveau-là.
16:15Il y a aussi des enjeux qui se gèrent
16:16au niveau national.
16:17On a besoin de politiques nationales,
16:18de standards de qualité,
16:20par exemple,
16:20et d'investissements dans certaines infrastructures.
16:22Mais vous avez aussi raison de dire
16:24qu'il y a des enjeux géopolitiques,
16:27géostratégiques sur la rareté de l'eau
16:28qui va mettre des territoires en compétition,
16:31par exemple, pour l'accès à l'eau.
16:32Ce qui est un peu paradoxal,
16:33alors qu'on sort, pardon,
16:34vous interrompte,
16:35mais en France,
16:36d'un trimestre particulièrement pluvieux,
16:39arrosé, d'inondations,
16:41donc j'imagine qu'il y a pas mal
16:42de téléspectateurs,
16:42ils sont bien gentils,
16:44mais est-ce qu'on manque vraiment d'eau ?
16:46Vous voyez ce que je veux dire ?
16:46C'est quoi ?
16:47C'est le cycle de l'eau qui est perturbé ?
16:49Oui, ce qu'il faut comprendre,
16:50c'est que c'est exactement ça,
16:51c'est que le cycle d'évapotranspiration
16:53qui fait que l'eau s'évapore des sols
16:55et de la végétation,
16:56il retombe en pluie sur le territoire.
16:58Ce cycle-là, il est perturbé.
16:59Il est perturbé par trois raisons
17:00qui sont d'une part le changement climatique,
17:02d'autre part le changement dans l'usage des sols.
17:05Lorsqu'on détruit des tourbières,
17:06lorsqu'on détruit des forêts,
17:07on perturbe le cycle d'évapotranspiration
17:09et ça va avoir un impact sur le régime des pluies.
17:11Et la troisième cause,
17:12c'est une mauvaise gestion de la ressource en elle-même.
17:17Le vrai sujet,
17:17ce n'est pas tellement plus d'eau ou moins d'eau,
17:19le vrai sujet, c'est l'incertitude.
17:20C'est-à-dire que les régimes de pluie
17:21qui avaient tendance à être considérés
17:23comme stables, récurrents, etc.,
17:25aujourd'hui sont perturbés.
17:26Et donc, je ne sais pas demain
17:27si j'aurais autant d'eau
17:28que j'avais l'année dernière à la même époque.
17:30Je peux en avoir plus, je peux en avoir moins.
17:32Ça va dépendre des territoires.
17:34C'est cette incertitude
17:36auxquelles maintenant nous devons nous préparer.
17:38Et ça a des impacts sur les usages de l'eau.
17:41Ça a des impacts sur les choix d'infrastructures.
17:43Ça a des impacts sur le fonctionnement
17:44des infrastructures existantes.
17:48Est-ce que cette question de la qualité de l'eau,
17:51de l'inquiétude des consommateurs
17:53face à la qualité de leur eau,
17:55alors forcément, ça porte des solutions
17:57comme les vôtres,
17:59mais à quel point vous les avez vues grandir
18:02depuis une dizaine d'années ?
18:03On est en croissance constante.
18:06Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui,
18:07il y a clairement un intérêt du consommateur
18:11de s'intéresser aux alternatives écologiques.
18:15On est dans une niche aujourd'hui
18:17puisque le marché est dominé
18:19par des procédés conventionnels chimiques.
18:23On s'aperçoit que les habitudes sur le marché aujourd'hui
18:27ont fait qu'il y a des réflexes,
18:30des automatismes par rapport au traitement d'eau
18:32qu'on cherche à changer.
18:34On cherche à dire aujourd'hui
18:35qu'il existe une solution différente,
18:37il existe des solutions plus durables,
18:39il existe des solutions plus douces
18:41pour traiter l'eau.
18:43Et donc, on accompagne aujourd'hui
18:46les clients avec lesquels on travaille
18:48dans cette transition
18:49pour passer à une transformation durable
18:53et en douceur.
18:54– Vous avez, Xavier Leflève,
18:56contribué à la réalisation d'un rapport
18:59de l'Institut Terram
19:01sur la réutilisation des eaux usées.
19:03Alors, on en a assez souvent parlé dans cette émission.
19:06On sait que la France est très en retard.
19:08Est-ce qu'elle est en train de rattraper un peu ce retard ?
19:11– Alors, en retard, ça dépend en fait
19:13comment on se positionne.
19:15– Disons que…
19:15– Si je parle, si je pense aux pays du sud de l'Europe…
19:18– Disons que ça n'a pas été une priorité
19:20jusqu'à maintenant.
19:20Et on comprend mieux aujourd'hui
19:22que la réutilisation des eaux usées
19:23peut être un élément de réponse
19:24dans des situations de rareté.
19:28Donc, il faut comprendre le concept.
19:30On collecte les eaux usées, on les traite.
19:32On les traite à un certain standard de qualité
19:34qui va répondre aux spécificités des usages
19:37pour lesquels ces eaux vont être réutilisées.
19:42Et donc, les technologies existent.
19:44Je pense que ce n'est vraiment pas un enjeu technique.
19:47Il peut y avoir des enjeux de financement,
19:50des enjeux de coûts,
19:51des enjeux d'acceptabilité sociale.
19:53Et ce que montre cette étude de l'Institut Terram,
19:56c'est que l'opinion publique change.
19:59Je pense que nos compatriotes
20:01sont de plus en plus à l'aise avec cette solution.
20:04On fait confiance aux offreurs de technologies
20:06sur le fait que l'eau qui va être réutilisée
20:09et elle va être assez standard.
20:11Si on vous la propose,
20:12c'est qu'elle est utilisable, c'est ça ?
20:14Exactement.
20:15Sachant qu'on ne réutilise pas cette eau
20:16pour des usages potables.
20:18On la réutilise pour laver des sols,
20:20laver la boirie ou pour des usages agricoles
20:22ou dans des processus industriels.
20:24Mais est-ce que ça suppose des coûts,
20:27des investissements en termes d'infrastructures
20:28ou pas forcément ?
20:29Ça suppose des investissements
20:31parce qu'il faut être capable de traiter l'eau
20:33à ces nouveaux standards.
20:35Donc ça peut amener un renforcement
20:37des capacités de traitement,
20:39donc à un coût.
20:40C'est une eau chère.
20:41C'est une eau qui sera plus chère
20:43que la collecte des eaux pluviales.
20:45Et c'est un des axes sur lesquels
20:47il faut continuer à réfléchir, à travailler.
20:49Quel est le modèle économique de cette eau ?
20:52Une eau chère, a priori,
20:53devrait être destinée à des usages
20:56à forte valeur ajoutée.
20:58Si on veut réutiliser cette eau,
21:00par exemple, sur des usages agricoles,
21:01ça a plus de sens si c'est pour irriguer
21:04des plantes type maraîchère, etc.,
21:06ou de la vigne, enfin des plantes
21:07à forte valeur ajoutée.
21:09Vous disiez qu'on est en retard,
21:10alors on est peut-être en retard
21:11en termes de taux sur nos voisins espagnols.
21:14Mais l'exemple de l'Espagne
21:15qui utilise de ces eaux traitées
21:22ou du dessalement,
21:23qui est une technologie similaire,
21:24pour irriguer des tomates
21:25à faible valeur ajoutée,
21:27économiquement, ça n'a pas de sens.
21:30Donc, de ce point de vue-là,
21:32j'espère que les progrès
21:34ou les développements qu'on verra en France
21:35seront plus pertinents
21:36d'un point de vue économique.
21:37Les solutions que vous proposez,
21:40Cyril Gart,
21:41elles sont adaptées aux particuliers
21:44et aux entreprises ?
21:45Vous avez beaucoup de clients industriels
21:47ou de grosses entreprises ?
21:49A l'origine, l'entreprise a commencé
21:51dans l'industrie,
21:53pour des papeteries, par exemple.
21:55Aujourd'hui, on peut servir
21:57aussi bien des communes
21:58sur des châteaux d'eau
22:00que des ministères.
22:01On a équipé récemment
22:02pas mal de ministères.
22:04Donc, il y a vraiment une conscience
22:06qui commence à s'instaurer
22:08pour comprendre qu'aujourd'hui,
22:10l'eau doit être traitée différemment.
22:12Et aujourd'hui, on n'a pas d'autre choix
22:14que de démontrer par des pilotes
22:16comment ça fonctionne,
22:17que ça fonctionne surtout,
22:18parce que si on est dans une démarche de niche,
22:21forcément, c'est le résultat qui compte.
22:25Donc, aujourd'hui, on passe par le processus
22:27d'identifier des sites à problème,
22:30de mettre en place le dispositif
22:32et de démontrer que, sur le long terme,
22:34la solution qu'on met en place
22:35est la plus durable.
22:36Pour une entreprise,
22:38c'est quel type d'installation ?
22:40Alors, en général, c'est une installation
22:41qui se fait directement
22:43à l'arrivée d'eau froide.
22:44En fonction des diamètres,
22:45on va mesurer les débits instantanés
22:47et on a toute une gamme
22:49de diamètres 500 jusqu'au diamètre 15
22:51qui peuvent aujourd'hui
22:54protéger les installations.
22:56Donc, en fait, c'est un seul dispositif
22:58indépendant et passif
22:59qui est placé
23:00et qui permet donc d'avoir
23:01une consistance de caquers
23:03qui devient entretenable.
23:04Est-ce que c'est un secteur
23:06où on innove en permanence,
23:09Xavier Leflèvre ?
23:10Parce qu'en vous écoutant,
23:11je me dis que ce n'est pas
23:12le thème de notre débat,
23:13mais je pense aux Peulements éternels,
23:15aux PIFAS qui commencent
23:15à vraiment faire irruption
23:19dans le débat public.
23:20À quel point il faut trouver
23:22de nouvelles solutions ?
23:23Vous posiez tout à l'heure
23:24la question de la qualité
23:26et de la perception qu'on en a.
23:27Un des enjeux,
23:28c'est que nos capacités d'analyse
23:30de la qualité de notre eau
23:32s'améliorent.
23:33Donc, plus on regarde
23:33ce qui se passe dans l'eau,
23:34plus on va trouver des substances
23:36dont on ne savait pas
23:37qu'elles étaient là
23:38ou on ne savait pas
23:41quels risques étaient générés
23:42par ces substances.
23:44Donc, au fur et à mesure
23:44que nos capacités d'analyse
23:45s'améliorent,
23:47ça crée une demande
23:48pour de nouvelles solutions.
23:51Alors, il y a évidemment
23:51des solutions technologiques
23:53et moi, je suis fasciné
23:54par voir,
23:55il y a vraiment un bourgeonnement
23:57d'innovation en France,
23:58mais dans le reste du monde aussi.
23:59Il y a un certain nombre de pays
24:00qui sont très en pointe
24:02sur ces questions-là.
24:03Donc, de ce point de vue-là,
24:04je suis assez confiant
24:05sur la capacité de l'innovation
24:08à répondre à ces questions.
24:12Mais la technologie ne fait pas tout.
24:14Il y a un énorme travail,
24:16enfin, il y a des solutions
24:17complémentaires à prendre en compte,
24:19par exemple,
24:20réduction des pollutions
24:21à la source.
24:22La solution que vous proposez,
24:23de ce point de vue-là,
24:24me paraît très intéressante
24:24parce que comme vous utilisez
24:25moins de produits chimiques,
24:26en l'occurrence,
24:27pas de produits chimiques,
24:28on récupère moins
24:29de pollution chimique
24:30à la sortie des tuyaux.
24:32C'est typiquement un cas
24:33de réduction à la source,
24:34donc on aura moins besoin
24:34de traiter les eaux usées
24:37qui seront passées
24:39par ces systèmes.
24:41Donc, réduction à la source,
24:43solutions fondées sur la nature,
24:45il n'y a pas que les solutions
24:48technologiques
24:48et c'est important
24:49que les décideurs,
24:51que ce soit des opérateurs d'eau,
24:53des collectivités locales,
24:54aient en tête l'ensemble
24:55de cette palette de solutions.
24:59Merci beaucoup
25:00à tous les deux
25:00et à bientôt sur
25:01BeSmart for Change.
25:03C'est l'heure du grand entretien
25:04de ce Smart Impact
25:05avec le directeur
25:07de Digital Campus Paris.
25:13Êtes-vous prêt pour l'impact ?
25:15C'est la question que je pose
25:16chaque jour
25:16à une personnalité qui compte
25:17dans notre économie.
25:19Je reçois aujourd'hui
25:19David Prudhomme.
25:20Bonjour.
25:21Bonjour Thomas.
25:21Bienvenue.
25:22Vous êtes le directeur
25:23de l'école Digital Campus Paris.
25:25Elle existe depuis quand ?
25:27C'est quoi Digital Campus ?
25:28Digital Campus,
25:29c'est une trentaine d'années
25:30d'existence déjà
25:31au sein d'une autre école
25:33qui s'appelait USA Multimédia
25:34créée au cœur de Paris
25:35et qui s'est diffusée
25:36dans toute la France aujourd'hui.
25:38Donc on compte plus de 1400 élèves
25:40sur 9 sites en tout,
25:42dont la moitié à Paris.
25:43On forme à une soixantaine
25:45de métiers du digital
25:46à travers la filière design,
25:48tech, communication.
25:51et aujourd'hui,
25:52on aide les entreprises
25:53à intégrer les compétences digitales
25:56dont elles ont besoin
25:56pour leur transformation,
25:58leur mise à niveau
25:59en termes de services digitaux
26:01en formant des jeunes,
26:03des adultes aussi,
26:04en reconversion,
26:06en prenant des jeunes
26:07juste après le bac
26:07ou un peu plus tard
26:09quand ils se réorientent,
26:11notamment sur les filières master.
26:13Et puis on propose
26:14beaucoup de programmes
26:14en alternance aussi,
26:15ce qui permet à de nombreux jeunes
26:17d'accéder à des études supérieures
26:18jusqu'à Bac plus 5.
26:19On estime que 30 à 50% d'entre eux
26:21n'auraient pas fait ces études
26:23s'il n'y avait pas eu l'alternance.
26:24Avec quelques chiffres,
26:25vous parliez du chiffre global
26:27des étudiants.
26:28Si on regarde sur le campus parisien,
26:29c'est environ 650 étudiants,
26:3190% de taux de placement
26:32environ deux ans
26:33après les études.
26:34Et puis le salaire moyen de sortie
26:36est affiché entre 35 et 45 000 euros
26:38par an.
26:40Alors des étudiants,
26:41j'ai vu ça en préparant l'émission
26:42et je veux bien qu'on s'y attarde un peu,
26:43qu'il faut former
26:44mais qu'il faut aussi rassurer.
26:46Pourquoi ?
26:48Absolument.
26:48Et aujourd'hui,
26:49nos jeunes,
26:50ils sont pris entre
26:52deux forts pôles d'angoisse,
26:55d'anxiété.
26:55L'éco-anxiété,
26:56dont on parle sur ce plateau.
26:58Oui, évidemment,
26:59l'émission sur l'impact environnemental,
27:01entre autres.
27:02Exactement.
27:02Et l'éco-anxiété,
27:03ça dit quoi ?
27:03Ça dit que,
27:04quoi qu'on fasse,
27:05aucun geste n'est innocent.
27:08Donc on est responsable
27:09de chaque micro-geste
27:11qu'on peut produire
27:12en tant que consommateur,
27:13etc.
27:14Et l'autre pôle d'angoisse,
27:16c'est ce que j'appellerais
27:18la techno-anxiété,
27:19pour faire le pendant de l'éco-anxiété,
27:21qui est qu'on vit dans des interfaces,
27:24des écrans en permanence.
27:26Donc petit à petit,
27:27on s'enferme,
27:28malgré soi,
27:29dans des bulles.
27:30Et quand on se retrouve seul dans sa bulle,
27:32ça peut être un peu inquiétant.
27:35Et donc je pense que nos jeunes
27:37vivent entre ces deux pôles,
27:38donc qui sont diffus,
27:40mais qui sont constamment
27:44rehaussés par le sentiment aussi
27:46de guerre,
27:48d'incertitude économique
27:49qui plane en permanence.
27:50Donc quand on est jeune aujourd'hui,
27:51on a peur,
27:52on est inquiet.
27:54C'est assez étonnant
27:55qu'on démarre notre entretien par ça,
27:57et en même temps,
27:58c'est très révélateur de notre époque.
28:00On parle énormément beaucoup
28:01de ces enjeux de santé mentale,
28:02notamment de santé mentale des jeunes.
28:03Est-ce que vous,
28:04vous les avez vus ?
28:05Ensuite, on va vraiment
28:06entrer dans le détail
28:07des formations,
28:08des enjeux d'un numérique
28:10à moindre impact,
28:12d'intelligence scientifique.
28:12Il y a beaucoup de thèmes à aborder,
28:13mais quand même,
28:15est-ce que vous avez senti monter
28:16comme ça cette question
28:18de la santé mentale des étudiants ?
28:20Je pense que la bascule,
28:21c'est le Covid.
28:23Ça a été une épreuve
28:24pour les jeunes étudiants,
28:26une vraie épreuve.
28:27Quand on écoute les récits
28:28dans le détail,
28:29c'est un moment particulier
28:30dans leur vie
28:31qui les a marqués,
28:32qui a une bascule.
28:34Juste après,
28:35il y a la guerre en Ukraine
28:37et puis tout ce que je viens d'expliquer.
28:41Nous, on a la chance
28:42de ne pas être une trop grosse école.
28:44Donc, on est proche des étudiants.
28:45Donc, on les reçoit,
28:46on les écoute.
28:47On fait appel à des professionnels
28:48quand c'est nécessaire.
28:49Donc, on les met en relation
28:50avec du soutien psychologique.
28:54L'écoute, c'est la première chose.
28:55La deuxième chose
28:57sur laquelle on est très vigilant,
28:58c'est de construire un cadre
28:59très fort,
29:00très rassurant.
29:02On donne de l'anticipation,
29:03de la vision.
29:05On fait ce qu'on dit,
29:06on dit ce qu'on fait.
29:07Voilà, pas de surprise.
29:08Il faut que le cadre soit fort.
29:09Et c'est le cadre
29:10qui permet aux étudiants
29:11de passer de l'angoisse
29:14à l'action,
29:16puisque notre pédagogie,
29:17elle est construite
29:18sur l'apprentissage
29:19par l'action,
29:20par l'agir.
29:22Et donc, là,
29:22ils essaient,
29:23ils testent des choses,
29:24ils voient qu'ils sont
29:24en capacité de faire des choses,
29:26de donner des réponses
29:26aux problèmes qu'ils rencontrent
29:28ou que les entreprises
29:29leur donnent.
29:30Et de cette manière-là,
29:32ils reprennent petit à petit
29:33confiance et autonomie.
29:35Qu'est-ce que ça doit être
29:36ou qu'est-ce qu'une école digitale
29:38aujourd'hui ?
29:39Et à quel point
29:41elle est différente
29:42d'une école digitale
29:44il y a 30 ans
29:44ou même une dizaine d'années,
29:47peut-être ?
29:48Oui.
29:48Une école digitale,
29:50ça doit d'abord répondre,
29:51c'est paradoxal,
29:52mais aux besoins des entreprises
29:53qui sont en constante recherche
29:55de compétences
29:56adaptées à l'actualité
29:58du marché
29:58et des besoins numériques.
30:00Voilà.
30:01Il suffit d'un petit peu
30:02d'observation.
30:03L'école existe depuis 30 ans.
30:04On change de techno
30:06clé
30:07très, très souvent.
30:08Tous les cinq ans,
30:09disons,
30:09il y a des cycles très importants.
30:11Le digital,
30:12pour donner quelques exemples,
30:13c'est Google.
30:14La recherche sur Google,
30:15c'est devenu
30:17des milliards de requêtes
30:18par jour
30:20pour tout le monde.
30:21C'est Instagram.
30:23Autre exemple,
30:24une boîte montée par 5,
30:2510 personnes
30:26qui s'est vendue
30:26un milliard et demi
30:27alors qu'elle existait à peine,
30:29c'est Chagipiti,
30:30on en parlait.
30:31C'est des milliards d'utilisateurs
30:33en quelques mois seulement
30:33après le lancement.
30:34Mais c'est quand même
30:35un sacré défi pour vous
30:36parce que vous formez
30:37des élèves
30:39à une...
30:40Enfin, vous voyez
30:41ce que je veux dire ?
30:41Des technologies
30:42qui existent déjà.
30:43Or, il y en a des nouvelles
30:44qui apparaissent
30:45aussi régulièrement
30:46que ce que vous venez
30:47de décrire.
30:48C'est donc comprendre
30:49l'entreprise et ses besoins,
30:51faire en sorte
30:52que les jeunes arrivent
30:52avec les compétences
30:53qui manquent à ce moment-là.
30:54Donc, dans les études,
30:56les entreprises
30:57attendent des écoles
30:58qu'elles forment
30:59des jeunes
30:59aux compétences digitales
31:00plus que dans n'importe
31:01quel autre secteur.
31:02C'est là que les attentes
31:03sont les plus fortes
31:04de la part des entreprises.
31:05Et nous,
31:06on doit s'inscrire
31:07dans une durée.
31:09et c'est-à-dire
31:10regarder le résultat
31:12plus que les outils.
31:13Donc, toute la question
31:14pour nous en tant qu'école,
31:15c'est de développer
31:17des modalités
31:18d'apprentissage
31:19dans lesquelles
31:19on regarde le résultat,
31:21le bénéfice,
31:22on va dire l'impact,
31:23voilà,
31:24davantage que la méthode
31:25qu'on a utilisée.
31:26Donc, ça,
31:27c'est l'avantage aussi
31:27de l'alternance,
31:28c'est que ça nous ouvre
31:29des portes
31:30sur la manière
31:31d'enseigner
31:32qui sont très différentes
31:33des enseignements
31:34académiques classiques
31:35où la modélisation,
31:37l'esprit,
31:37en tout cas,
31:38est plus standardisée
31:39sur la manière
31:40de produire les choses.
31:41D'ailleurs,
31:42à propos d'impact,
31:43vous dites la prise de conscience
31:45qu'une école
31:45est une organisation
31:47à impact au carré
31:49a été moteur
31:50dans l'organisation
31:50de notre stratégie.
31:51Déjà,
31:51qu'est-ce que vous voulez dire
31:52par là ?
31:53Une organisation
31:54à impact au carré ?
31:58Quand il y a quelques années,
31:59on s'est décidé
32:00à transformer l'école
32:01pour en faire l'école
32:02des responsables numériques
32:05qui deviennent,
32:06en fait,
32:06des chefs de projet
32:08responsables tout court
32:09au sens où
32:09ils ont une conscience
32:10de l'impact,
32:11donc le numérique responsable,
32:14on a cherché
32:15un positionnement
32:15et le positionnement,
32:16c'était de dire
32:16que toutes les personnes
32:17qu'on va former
32:17vont se retrouver
32:18dans les entreprises
32:18demain,
32:19après-demain,
32:20ils vont changer
32:21et chaque fois
32:22qu'ils seront en capacité
32:23de lever la main
32:23en disant
32:24« moi, je suis capable
32:25de faire ce prototype
32:27en prenant en compte
32:28en tout cas
32:28les impacts sociaux
32:29et environnementaux
32:30du dispositif digital
32:32que l'entreprise
32:33va lancer,
32:34donc chaque fois
32:35que quelqu'un
32:35est capable
32:36de lever la main
32:36en disant
32:36« je suis capable
32:37de le faire mieux
32:39avec plus de sens »,
32:40je me dis
32:41qu'on a marqué
32:42un point,
32:42qu'on a aidé
32:43les entreprises
32:43à bouger,
32:44à aller dans le bon sens.
32:45C'est ça l'impact au carré,
32:46c'est que c'est pas tout de suite,
32:47c'est quand les étudiants
32:48seront en poste,
32:49en position,
32:49qu'ils auront ce réflexe
32:51acquis à l'école,
32:52cette capacité
32:53à se dire
32:53« c'est faisable,
32:54je vais oser
32:56proposer quelque chose
32:56qui sort un petit peu
32:57des sentiers battus
32:58et qui permet
32:59d'aller plus loin ».
33:01Vous la datez de quand,
33:03cette prise de conscience ?
33:04Parce qu'on a d'abord
33:05vécu,
33:06tous ensemble d'ailleurs,
33:08sur ce développement,
33:11cette généralisation
33:12des usages numériques,
33:13en n'ayant aucune conscience
33:15de l'impact environnemental
33:17du secteur.
33:17Parce qu'il y a
33:18un côté virtuel,
33:19on avait l'impression
33:20que ça n'en allait pas.
33:21De quand vous datez
33:22la prise de conscience ?
33:25C'est une excellente question.
33:27Je pense que
33:28la première prise de conscience
33:30c'est celle
33:30des impacts sociaux.
33:31C'est l'enfermement
33:32sur soi,
33:33les bulles.
33:34Là, il y a eu
33:35des bouquins,
33:35notamment le bouquin
33:37d'Helie Pariser
33:37qui est sorti
33:38au début des années 2010
33:40qui a été clé aussi.
33:41Mais il y a eu
33:41des bouquins avant
33:42de chercheuses américaines
33:44notamment sur la construction
33:46du soi
33:46à travers l'interface
33:48avec le digital.
33:50Donc là, déjà,
33:50on avait pas mal d'indices
33:51sur cette dimension sociétale
33:53qui pouvait être préoccupante.
33:55Ensuite, il y a toujours
33:56eu la conscience
33:56chez pas mal
33:57de l'esprit à cœur,
33:59l'esprit bidouille
34:00qui a toujours été très présent
34:01dans ce domaine-là
34:02parce qu'il fait partie
34:02des pionniers
34:03dans lequel on est conscient
34:05du fait que
34:06si les technos
34:07nous enferment
34:08les boîtes noires
34:08on a des risques
34:10pour les libertés.
34:10Donc ça, c'était important.
34:11Alors, quand est-ce
34:12que c'est arrivé ?
34:14Bon, il suffit d'aller une fois
34:15dans un serveur de données
34:16dans sa vie
34:17pour voir le bruit,
34:19pour voir la matérialité
34:20de ce que ça représente.
34:22Donc c'est pas du tout virtuel.
34:23Il faut se représenter
34:24des câbles sous-marins
34:25qui traversent la planète.
34:26Il faut se représenter
34:27aujourd'hui
34:27les 14 000 satellites
34:29de Starlink
34:29qui tournent autour de la Terre.
34:31Le million espéré
34:32par Musk
34:33dans les années qui viennent.
34:35Voilà, donc c'est
34:36extrêmement concret.
34:39Ça, on tourne autour
34:40de 3-4%
34:42des besoins en énergie
34:43de la planète aujourd'hui.
34:44C'est énorme.
34:46Et ça va grandir.
34:48Voilà, donc on est
34:49dans une exponentielle,
34:51littéralement,
34:51une exponentielle
34:52un peu aveugle.
34:54On se pose pas trop
34:54la question, en fait,
34:55de la finalité.
34:57Et on évite
34:58de trop regarder
34:59les impacts aujourd'hui.
35:00Ce qui est d'ailleurs,
35:01on parlera évidemment
35:02d'intelligence artificielle
35:04dans un instant.
35:05Mais je voudrais
35:05qu'on prenne quelques minutes
35:06pour se concentrer
35:07sur vos méthodes pédagogiques.
35:11Vous dites
35:12apprendre en faisant,
35:14c'est ça ?
35:14Alors, je peux bien
35:16imaginer de quoi il s'agit,
35:18mais je voudrais
35:19que vous nous expliquiez
35:19en détail.
35:20C'est une approche,
35:22les anglo-saxons
35:23appellent ça
35:24learning by doing.
35:25C'est relativement répandu,
35:26mais nous,
35:27on a voulu donner
35:27une dimension supplémentaire,
35:29c'est-à-dire qu'on demande
35:29aux entreprises,
35:31on invite les entreprises
35:32à venir avec leurs cas réels,
35:34leurs cas concrets,
35:35ou les présenter,
35:36les présenter aux étudiants,
35:37les faire travailler dessus.
35:39Donc, on a une cinquantaine
35:40de projets chaque année
35:42avec des entreprises.
35:43Je vais vous donner
35:43quelques exemples.
35:47SOS Méditerranée,
35:48qui est une association
35:50qui s'occupe
35:50d'essayer de sauver
35:51les naufragés migrants
35:54à travers les Méditerranées.
35:55Nous vous arrivons en Europe.
35:56Nous vous arrivons en Europe,
35:57absolument.
35:59Et chaque mission
36:01menée par SOS Méditerranée,
36:02c'est des millions d'euros
36:03de coûts.
36:04Donc, ils ont des besoins
36:05constants.
36:07Voilà.
36:07Et là,
36:08leur problématique,
36:08c'était de faciliter
36:09les micro-dons
36:10de la part des jeunes.
36:12Donc, on a travaillé
36:14avec les étudiants
36:14sur comment
36:16on construit
36:17une application
36:17dans laquelle
36:18on matérialise mieux,
36:20on imagine mieux
36:21ce à quoi va servir
36:22les dons.
36:23Donc, l'application
36:23permet de visualiser
36:24le prix d'une couverture
36:25de survie,
36:26d'un repas, etc.
36:28Et donc,
36:28ils l'ont adopté.
36:29Enfin,
36:29on a bossé là-dessus.
36:31On a un autre exemple,
36:32toujours à impact,
36:33mais ça,
36:34c'est vraiment du concret.
36:35Donc,
36:35on part du concret.
36:36On est aux urgences
36:37de l'hôpital Saint-Antoine.
36:38Chaque matin,
36:39il y a un planning
36:40qui est fait en disant
36:40« Toi, tu fais ci,
36:41toi, tu fais ça. »
36:42Et une heure plus tard,
36:43il faut tout refaire
36:44parce que c'est les urgences.
36:47Et donc,
36:47refaire le planning
36:48et les attributions
36:49des postes
36:49en live et en direct,
36:50ça nécessitait aussi
36:51une petite application
36:52qu'on a bossé là-dessus.
36:55Qu'est-ce que j'ai comme exemple ?
36:56Est-ce que c'est aussi
36:58un moyen
37:00de préparer
37:00vos étudiants,
37:01le fait d'apprendre
37:02en faisant,
37:03justement,
37:03à l'évolution
37:04des technologies ?
37:05C'est-à-dire,
37:06à acquérir finalement
37:07cette capacité,
37:09cette souplesse ?
37:11Absolument.
37:12C'est très,
37:13très juste
37:14comme remarque.
37:16En fait,
37:17on ne voudrait pas
37:17qu'ils soient
37:18prisonniers d'une techno
37:19ou d'un métier en particulier.
37:20Il faut qu'ils aient
37:21cette souplesse.
37:21Donc,
37:22toujours regarder
37:22l'objectif,
37:23l'impact
37:23et se demander
37:24quelle est la techno
37:25ou l'outil
37:26qui est le plus adapté
37:27pour ça.
37:27Chaque année,
37:28on organise
37:29avec tous les élèves
37:31de 4e et 5e année
37:32une grande fête.
37:33Donc,
37:34on appelle
37:34la fête du digital utile
37:36en anglais,
37:37la Maker Week.
37:39Et on invite
37:40une dizaine,
37:41une douzaine
37:42de projets à impact
37:43et avec des partenaires
37:45en éditeur,
37:46Adobe,
37:46Autodesk,
37:47etc.
37:48On crée
37:49des petits ateliers
37:493D,
37:51vidéo,
37:52etc.
37:53Et les élèves
37:53sont invités
37:53à changer
37:54de spécialité
37:55et travailler
37:56sur un projet à impact
37:57qui vient d'une assoce
37:58du quartier en général.
37:59On n'est pas loin,
38:00on est dans le 11e,
38:01donc voilà,
38:01on a plein d'assoce
38:02autour de nous.
38:04Et une semaine plus tard,
38:05il rentre ça,
38:06il le présente
38:06dans une grande fête
38:07où on ouvre l'école
38:08à tout le monde.
38:09Donc,
38:09vous êtes invités
38:11le 5 juin prochain
38:12à découvrir
38:14les travaux des élèves
38:15au bénéfice.
38:16Alors,
38:16il ne reste pas mal
38:17de thèmes à aborder,
38:18on parle d'IA dans un instant,
38:19mais d'abord,
38:20la question de celui
38:21qui était à votre place
38:21la semaine dernière,
38:23Jean-Thomas Schmitt,
38:24le patron d'Epner.
38:26question sur le rapport
38:28des jeunes
38:28au monde du travail.
38:30On écoute.
38:30Bonjour David,
38:32je sais que vous formez
38:33de nombreux jeunes
38:34au sein de votre campus.
38:37Moi,
38:37j'aurais été très intéressé
38:38par savoir
38:39quel est leur regard
38:41aujourd'hui
38:42sur le monde du travail.
38:43On en parle beaucoup
38:44entre nous.
38:45J'aimerais aussi avoir
38:46ce feedback
38:46de la part des jeunes
38:47qui sont formés
38:48sur votre campus.
38:50Waouh,
38:51belle question.
38:51Est-ce que le travail
38:52prend,
38:53c'est peut-être un cliché,
38:54mais moins de place
38:57potentiellement
38:57dans leur vie ?
38:58Est-ce qu'ils vous expriment ça
38:59ou alors est-ce qu'ils disent
39:00je veux bien
39:01que ça prenne autant de place
39:02mais que ça ait du sens ?
39:03C'est à peu près ça.
39:05On pourrait le dire aussi
39:05en des termes
39:06un petit peu différents.
39:07Je pense que
39:08la première chose
39:09qui ressort
39:09c'est la fragilité.
39:11Moi,
39:11je les ressens
39:11comme fragiles.
39:13On les reçoit beaucoup,
39:14on les écoute
39:14comme je le disais tout à l'heure.
39:15Donc,
39:15cette fragilité,
39:18elle implique
39:19de repenser
39:20la relation
39:21que les jeunes
39:22vont avoir
39:22avec l'entreprise,
39:23le travail.
39:24Donc,
39:24ils sont très
39:26suspicieux,
39:28sourcilleux
39:28sur les conditions
39:29de travail.
39:29Ce n'est pas...
39:30Voilà.
39:31Et donc,
39:32le deal doit être clair.
39:34Ça,
39:34c'est très important.
39:35Ils sont jeunes,
39:36c'est normal,
39:36ils ont une approche
39:37un peu méfiante.
39:38Mais ce qui est clair
39:40et qui revient souvent,
39:42c'est
39:42OK,
39:43à un certain moment,
39:44ça s'arrête.
39:44Et moi,
39:45j'ai un besoin
39:46d'épanouissement,
39:47de construction personnelle,
39:49de retrouver sens.
39:50Je ne suis pas certain
39:51que l'entreprise
39:51va me donner
39:52ce sens-là.
39:54Effectivement,
39:54c'est une question
39:54qu'ils peuvent se poser.
39:56Mais ils ont besoin
39:57de se retourner
39:57vers le sport,
39:58de se retrouver ensemble,
39:59de se socialiser,
40:01beaucoup.
40:01Donc là,
40:02nous,
40:02on essaie aussi
40:03de leur proposer
40:03des activités sociales
40:04en dehors de l'école
40:05ou en dehors du travail.
40:07Et je pense
40:08qu'effectivement,
40:09pour eux,
40:10la clé,
40:10l'épanouissement,
40:11c'est plus immédiatement,
40:13en tout cas,
40:13l'entreprise,
40:14le travail,
40:14le métier,
40:15c'est d'abord
40:15la vie sociale
40:16en dehors de ça.
40:17Alors,
40:18on parle de l'IA
40:19comme promis
40:19avec une autre citation
40:22où vous dites
40:22« l'intelligence artificielle
40:23n'est pas une menace
40:24si l'on se forme
40:25et que l'on repense
40:26son poste de travail
40:28pour l'augmenter ».
40:29Alors,
40:30j'entends cet argument,
40:33mais il y a quand même,
40:35on ne peut pas gommer
40:36les signaux négatifs
40:37qui sortent en ce moment
40:39sur le marché de l'emploi,
40:41notamment pour les juniors
40:42que vous formez
40:44dans le cabinet de conseil,
40:45il y a des métiers
40:46où on s'est dit
40:47« est-ce qu'on continue
40:48d'embaucher des juniors
40:49et pour leur faire,
40:50faire quoi ? »
40:51Alors,
40:51moi,
40:51je ne veux pas diminuer
40:53ou masquer
40:54la tension
40:55et la pression énorme
40:57qu'il y a.
40:58En deux mots,
40:58c'est une bulle
40:59comme on n'en a jamais vu
41:00en termes d'investissement financier.
41:03La bulle Internet
41:03était conséquente,
41:04mais alors là,
41:05on est dans des proportions
41:06qui sont de 10 à 20 fois plus
41:07en termes d'argent investi
41:09sur le secteur.
41:10Donc,
41:11qui dit bulle financière
41:12dit attente
41:12de la part de l'économie
41:14en général,
41:15de la part des marchés.
41:17Attente
41:18auxquelles les entreprises répondent
41:19très souvent en disant
41:20« ben voilà,
41:21on va décider
41:22de se séparer
41:23de la moitié
41:23de nos effectifs
41:25en deux jours ».
41:27Donc,
41:27c'est une vraie pression.
41:28C'est un peu angoissant.
41:31Notre rôle
41:31à l'école,
41:32c'est de dire
41:33ou de faire en sorte
41:34en tout cas
41:34que les IA
41:36soient utiles
41:36aux salariés
41:38dans les entreprises.
41:38Donc,
41:39qu'ils puissent
41:39se saisir des IA
41:41et au bénéfice
41:43de leur poste de travail,
41:44c'est le sens
41:45de ma phrase,
41:47leur poste de travail
41:49traditionnel,
41:49augmenter
41:50leur efficacité,
41:51la qualité des rendus.
41:52Je donne un exemple,
41:54un assistant,
41:55une assistante
41:55dont une des tâches
41:56est de classer,
41:57trier des factures
41:59tous les jours,
42:00toutes les semaines.
42:00Ce sont des tâches
42:02qui sont facilement
42:02automatisables
42:04à travers quelques process,
42:05quelques IA
42:06très accessibles.
42:07Donc,
42:08l'enjeu,
42:09c'est de faire en sorte
42:10que cette assistante
42:11prenne d'elle-même
42:13l'initiative
42:14de mettre en place
42:15ces outils
42:16pour dégager du temps
42:17pour faire d'autres choses,
42:18pour être meilleur
42:19dans tel autre...
42:20de retrouver
42:21de la valeur ajoutée
42:22en tout cas
42:22dans son poste
42:23plutôt que de se voir
42:24remplacé
42:25quelques semaines
42:26ou quelques mois
42:27plus tard
42:27par quelqu'un
42:28qui arrive en disant
42:29voilà,
42:29j'ai un super process,
42:30un salaire en moins,
42:31etc.
42:32Voilà,
42:32donc le but pour nous,
42:34c'est cette approche
42:35l'IA utile
42:36aux gens
42:37dans l'entreprise.
42:37Il y a un enjeu
42:39de souveraineté,
42:40alors pas seulement
42:40autour de l'IA,
42:41mais notamment
42:41autour de l'IA.
42:45La France,
42:45elle est dans
42:46le bon train,
42:47elle peut encore
42:48monter dans le train
42:48parce que quand on voit
42:49effectivement,
42:50le montant
42:50d'investissement,
42:52c'est à la fois
42:52des États
42:53qui sont en concurrence
42:55et puis les géants
42:57du numérique.
42:58Donc est-ce que
42:59la France
43:00peut encore
43:02monter dans le train
43:02pour vous ?
43:03Je ne vais pas
43:04me prononcer.
43:06Mais je salue
43:07en fait le fait
43:08que beaucoup
43:10d'entrepreneurs
43:11et d'hommes
43:12publics
43:12ou femmes publiques
43:13en France
43:13soient conscients
43:14de ça
43:14et ce n'est pas nouveau.
43:16Ça fait longtemps
43:17qu'on se pose
43:17la question
43:17de la souveraineté.
43:18Je pense
43:19que Vivatech
43:20par exemple
43:21et le travail
43:21qu'a fait
43:22Maurice Lévy
43:22ou d'autres personnes
43:23à travers
43:24ces initiatives
43:25sont clés
43:25dans la prise
43:26de conscience
43:26du fait
43:27qu'on peut
43:27se doter
43:28d'outils.
43:28C'est très important
43:30parce qu'en fait
43:30tout ça
43:31c'est du traitement
43:31de la data.
43:33La data
43:34nous décrit,
43:34décrit le monde.
43:35C'est la data
43:36qui rend possible
43:37les usages
43:37qui sont dans le digital
43:39ou avec les IA.
43:41Cette data,
43:42on en parle
43:43comme une sorte
43:43de nouvelle or noire,
43:45c'est peut-être
43:46plus que ça encore.
43:47C'est-à-dire
43:47que ça nous décrit,
43:49ça nous permet
43:50d'interagir
43:51ou d'agir
43:52sur les humains
43:52qui constituent
43:53la société.
43:54Donc il y a deux aspects.
43:55Il y a comment
43:55l'économie française
43:57ou européenne
43:57continue d'être souveraine
43:59sur la maîtrise
44:00de la donnée.
44:01Et l'autre sujet
44:02qui est un peu plus
44:04politique,
44:05un peu moins
44:07concret,
44:08c'est la liberté
44:09des citoyens
44:09et ce qu'elle va devenir.
44:11Et donc là,
44:13je peux dire
44:14sans trop risquer
44:15de me tromper
44:15que l'Europe
44:16n'est pas
44:17suffisamment
44:18avancée sur ce sujet,
44:19qu'on a le DSA
44:20qui est en cours
44:21d'implémentation
44:22au niveau...
44:23Le Digital Services Act.
44:24Exactement.
44:25Merci.
44:27Et donc ça ne va pas
44:28assez vite
44:28et les acteurs
44:29qu'on a en face de nous
44:29sont beaucoup trop gros
44:30pour qu'on soit en capacité
44:31de leur répondre
44:32de façon efficace.
44:33Mais on est déjà
44:33dépendant,
44:34enfin presque complètement
44:35dépendant
44:35à l'économie
44:36des plateformes
44:36qui ne sont pas européennes.
44:39donc c'est pour ça
44:40que je parlais
44:40de la capacité
44:41à monter dans le train.
44:43Donc oui,
44:43je pense qu'il faut
44:44qu'elle se fasse
44:45d'un point de vue économique.
44:47On a compris
44:48que d'avoir mis
44:48toutes nos données
44:49de santé
44:49chez Microsoft,
44:50ce n'était pas forcément
44:51une bonne idée
44:52mais voilà,
44:52on a mis 5 ou 10 ans
44:53à comprendre
44:54ce qui était évident
44:55au départ.
44:56Donc il faut qu'on se dote
44:57d'outils rapidement.
44:58Alors là où je suis optimiste,
45:01c'est mon job...
45:02Moi j'aime bien
45:03les discours optimistes,
45:04allons-y.
45:05Là où je suis optimiste,
45:06c'est qu'on est certainement
45:06au tout début
45:08d'énormes évolutions
45:09technologiques
45:10et je pense que ça,
45:11pas mal d'acteurs l'ont compris
45:12en se disant
45:12ok,
45:13ce n'est pas trop tard
45:13pour faire un cloud souverain,
45:15donc des serveurs
45:16de données souverains
45:17en Europe,
45:18en France.
45:19Ce n'est pas trop tard
45:19pour réécrire
45:20les lignes de code
45:22avec de l'open source
45:23français
45:24ou dans lequel
45:24on maîtrise ce qu'on fait,
45:25on puisse ouvrir la boîte
45:26et comprendre
45:27ce qui se passe.
45:29Donc ça,
45:30on l'a vu
45:31par le passé,
45:32donc on peut recommencer,
45:33ce n'est pas interdit.
45:35D'ailleurs,
45:35vous contribuez
45:36à cette logique
45:37d'open source,
45:39alors il faudra
45:40vous m'expliquer
45:40parce que je ne suis pas
45:42pointu,
45:42mais le DC Shift,
45:43c'est quoi exactement ça ?
45:45Le DC Shift,
45:45en fait,
45:46c'est l'initiative
45:46qui a conduit
45:48l'école,
45:49Digital Campus,
45:50à basculer,
45:51à pivoter
45:52vers la notion
45:54de responsable numérique,
45:55numérique responsable.
45:56D'accord.
45:56C'est tout l'ensemble
45:57de nos initiatives,
45:59RSE,
45:59et y compris
46:00les dimensions souveraines.
46:01Et il y a une logique
46:02d'open source
46:03derrière ça ?
46:04On court après la balle,
46:06mais on court.
46:07Donc on essaie
46:08de mettre en place
46:09et de sensibiliser
46:10les élèves
46:10aux outils open source.
46:12On a des solutions
46:12françaises qui tournent,
46:13il faut s'en servir,
46:14les associatifs
46:15sont très forts là-dedans
46:17et voilà,
46:19il faut qu'on les pousse,
46:20on est en train
46:21de travailler dessus.
46:22Oui.
46:23Votre école
46:24est engagée
46:24dans la Convention
46:25des entreprises
46:25pour le climat.
46:26C'est des gens
46:26qu'on aime beaucoup,
46:27qu'on a souvent reçus
46:29ici.
46:31Depuis quand ?
46:32Pourquoi ce choix ?
46:34Le hasard ?
46:35Non, pas le hasard.
46:37En fait,
46:37il y avait une congruence
46:39du projet,
46:41du timing
46:41et de l'initiative
46:43de la CEC
46:44qui est une initiative
46:45absolument formidable.
46:48Humaine,
46:49une expérience humaine
46:50extraordinaire.
46:51On a appris
46:52à partager
46:54des expériences,
46:55des points de vue
46:55avec des gens
46:56très différents
46:57de tous les domaines,
46:58tous les secteurs
46:59d'activité,
47:00de toutes les tailles
47:00d'entreprise.
47:01Donc,
47:02on a pu écrire
47:02avec eux
47:03une feuille de route.
47:05Ce n'est pas évident
47:05en fait de changer.
47:06Il faut rappeler
47:08le principe.
47:09Chaque entreprise
47:10définit sa feuille de route
47:11avec des engagements.
47:13Exactement.
47:13Mais il faut se mettre
47:14en confiance
47:15en se disant
47:15OK,
47:15on va faire pivoter
47:16sa boîte,
47:17les équipes,
47:18le business model,
47:20la manière
47:21de se présenter
47:22auprès des étudiants,
47:24etc.
47:24Donc,
47:24ça,
47:25c'est un enjeu risqué.
47:27Pas évident
47:28parce que ce n'est pas
47:28partagé par toutes les équipes
47:29spontanément.
47:30Il faut les éduquer,
47:31les accompagner,
47:32etc.
47:33Donc,
47:33le fait qu'on ne soit pas seul
47:34et qu'on ait réussi
47:35à le faire avec tous les autres
47:36nous a énormément aidés.
47:37Et nous,
47:38on fait partie
47:38d'un groupe plus grand
47:39et notre exemple,
47:41un groupe beaucoup plus grand,
47:42et notre exemple
47:43a permis à ce groupe
47:44de prendre conscience
47:45de la faisabilité,
47:48de s'engager
47:49dans des objectifs,
47:51des enjeux RSE
47:52de façon efficace
47:53et entre guillemets
47:55payante,
47:56ce n'est pas le bon terme.
47:57Mais nous,
47:58aujourd'hui,
47:59quand on interroge
47:59les étudiants
48:00de façon objective,
48:02il y a les instituts
48:03qui l'ont fait,
48:04ils nous positionnent
48:05très haut
48:05dans la satisfaction
48:06du point de vue du sens
48:07qu'ils trouvent à l'école.
48:09Et alors,
48:09rentrons dans le détail,
48:10la feuille de route
48:11que vous avez définie,
48:13qu'est-ce que ça vous a amené
48:15à changer ?
48:16Alors,
48:17on a mis en place
48:20des enseignements
48:21chaque étage
48:22de notre école,
48:23de la première
48:24à la cinquième année,
48:25donc avec un séquencement
48:27ultra précis
48:27de façon à ne pas
48:28trop alourdir.
48:29On n'est pas
48:29d'une école de théorie,
48:31on n'est pas une école
48:31d'ingénieur,
48:32donc on apprend en faisant.
48:33Donc il y a un minimum
48:34qui se fait au niveau
48:35de l'enseignement théorique.
48:36Puis,
48:37assorti à ça,
48:38on a demandé
48:39à tous les enseignants
48:40de travailler
48:40sur les syllabus de cours
48:42de façon à intégrer
48:44la question de l'impact.
48:45On a créé des moments précis,
48:47on dit, voilà,
48:48ici c'est atelier
48:48éco-conception,
48:49ça dure trois jours
48:50et on apprend à faire
48:51et avoir de l'impact
48:52tout de suite.
48:53On a adressé également
48:55la question sociétale.
48:58Donc là,
48:58on travaille avec l'Arcom,
48:59qui est un partenaire
48:59qui vient chaque année
49:01pour l'éducation,
49:02la formation.
49:03Alors,
49:03c'est devenu un sujet
49:04digital,
49:06avec les fake news.
49:08Là,
49:08pareil,
49:09c'est concret,
49:09les start-up
49:10ou des jeunes pousses
49:11qui viennent présenter
49:13leurs solutions.
49:15Et enfin,
49:17la semaine de l'impact
49:18ou du digital utile
49:20dont je vous parlais,
49:21qui fait partie du programme.
49:22Il y a plein d'autres choses
49:23qui sont,
49:24et voilà,
49:25pas bon,
49:25j'oublie une chose importante.
49:27On a créé
49:28un référentiel
49:29d'éco-conception
49:31avec l'ARCEP,
49:32c'est-à-dire
49:34l'Autorité de Régulation
49:35des Télécoms
49:37et l'ADEME,
49:38qui est un référentiel
49:40également sur le sujet,
49:41sur comment on peut
49:43diminuer son impact
49:43dans les usages digitaux.
49:45Donc,
49:45ce référentiel,
49:46il est activé
49:48par les étudiants eux-mêmes
49:49en autonomie.
49:49Ils peuvent évaluer
49:50grâce à ce référentiel.
49:51C'est un peu une première.
49:52C'est pour ça que je le dis.
49:53Donc,
49:53on est encore
49:53en phase de finalisation.
49:55Les étudiants
49:56peuvent tout seuls
49:58évaluer l'impact
49:59de leur projet digital
50:00et donc
50:01l'améliorer,
50:02en tout cas,
50:03prendre conscience
50:03et présenter
50:04les impacts.
50:05Voilà.
50:05Donc,
50:06c'est un long programme,
50:06c'est beaucoup de boulot.
50:07Ça n'a pas l'air
50:08de grand-chose comme ça,
50:08mais si.
50:09On en prend conscience.
50:10Merci beaucoup,
50:11David Pouidhomme
50:11et à bientôt
50:12sur Be Smart for Change.
50:13On passe tout de suite
50:14à notre rubrique
50:15consacrée aux startups
50:16éco-responsables.
50:24Smart Ideas,
50:25c'est notre rubrique startup.
50:26J'accueille Myriam Bouchouid.
50:27Bonjour.
50:28Bonjour.
50:28Bienvenue.
50:29Vous êtes la fondatrice
50:29de MZ Pâtisserie
50:31et lauréate du concours
50:32Créatrice d'Avenir
50:33du réseau Initiative
50:34et Initiative Île-de-France.
50:37Quand et pourquoi
50:38vous l'avez créée ?
50:39Pourquoi ?
50:39MZ Pâtisserie.
50:40La pâtisserie,
50:41ça a longtemps été
50:42un grand amour
50:43et j'ai osé franchir le pas
50:46seulement au Covid
50:47où j'ai fait
50:48une reconversion professionnelle.
50:49et depuis mars 2024,
50:52j'ai créé mon entreprise
50:54MZ Pâtisserie
50:55et depuis,
50:56je vis de ma passion.
50:57C'est génial.
50:58C'est ça.
50:59C'est quoi pour vous
51:00la pâtisserie à la française ?
51:01La pâtisserie à la française,
51:02c'est le raffinement,
51:04l'équilibre,
51:04l'esthétique,
51:06le goût,
51:06le savoir-faire.
51:08MZ,
51:09Myriam, c'est vous ?
51:10Oui.
51:11Le Z, c'est qui ?
51:12C'est ma grand-mère.
51:13En hommage à ma grand-mère,
51:14c'est Zineb.
51:15D'accord.
51:16Qui vous a donné le goût
51:17de la pâtisserie ?
51:18Oui,
51:18en quelque sorte,
51:20parce que ma grand-mère,
51:20ça a toujours été
51:21une grande gastronome,
51:25un vrai cordon bleu,
51:26elle faisait tout
51:27de ses mains,
51:29tant le salé
51:30que le sucré.
51:31Ma mère a repris le salé,
51:32moi j'ai repris le sucré.
51:33Ça s'appelle
51:34la transmission,
51:35voilà un très beau mot.
51:36Alors,
51:36on va rentrer dans le détail.
51:39Pour faire de la pâtisserie,
51:41il y a des choix
51:42de produits,
51:44d'associations,
51:46de saison,
51:47de fruits de saison,
51:48etc.
51:49Quel type de produits
51:50vous privilégiez ?
51:51Alors,
51:51moi je travaille uniquement
51:52avec des fruits de saison,
51:54parce que je m'éclate avec,
51:55je n'ai pas besoin
51:56de rajouter plus de sucre
51:57que ça.
51:57Ça permet d'avoir
51:58vraiment l'équilibre
51:59de mes pâtisseries.
52:00Je fais du sourcing
52:02uniquement aussi
52:02en produits français
52:04et j'essaie d'intégrer
52:05au maximum
52:06les produits locaux
52:06de ma région
52:08des Yvelines
52:09et notamment aussi
52:10de ma commune
52:10Manilé-Amo.
52:11Et c'est possible ça ?
52:13C'est possible.
52:13Ou alors c'est un défi
52:14de temps en temps
52:15d'aller...
52:15d'aller trouver
52:16des producteurs
52:17à proximité.
52:18Oui, c'est un défi
52:18où on ne va pas se mentir
52:20tant sur la qualité
52:21que sur le prix.
52:23Mais on essaye
52:24de composer
52:25et de faire en sorte
52:26de pouvoir
52:28mettre en avant
52:28ces produits-là
52:29parce qu'il n'y a pas mieux
52:30que les produits locaux
52:32et la noblesse
52:33du produit.
52:34Ça veut dire
52:35que vous travaillez
52:36systématiquement
52:37à base de produits frais,
52:38à base de fruits frais ?
52:40Oui.
52:41On met généralement
52:42des produits frais,
52:44des fruits frais.
52:46Sinon, on travaille aussi
52:47avec des grandes marques
52:49qui font des purées
52:50de fruits
52:50et toujours des produits
52:52de saison
52:53et français.
52:56Je veux bien qu'on creuse
52:57cette histoire
52:57de lien
52:57avec les producteurs locaux.
52:59Ça veut dire quoi ?
53:00Ça veut dire que
53:00vous allez directement
53:02chercher les fruits
53:03chez eux ?
53:04Vous réussissez
53:04à signer des contrats
53:05qui sont des contrats
53:06un peu de confiance
53:07et de longue durée ?
53:07Comment vous fonctionnez ?
53:08Par exemple,
53:09là, mon local
53:10est intégré
53:11à la ferme
53:12de Buloyer,
53:13à Manil et Hamo.
53:15Et avec cette ferme,
53:17c'est aussi
53:17l'inécol,
53:18les graines d'avenir.
53:19Et ils font
53:21des fraises,
53:22des fleurs comestibles,
53:24des pommes,
53:25enfin,
53:25plein de fruits.
53:26Et déjà,
53:26là,
53:27c'est directement
53:28un de mes fournisseurs
53:29que j'ai juste
53:30derrière mon local.
53:31Donc,
53:31c'est magnifique.
53:32C'est un circuit
53:32ultra court.
53:33Voilà.
53:33Ça,
53:34c'est idéal.
53:35Vous avez ouvert
53:36une pâtisserie
53:37ou alors vous fournissez
53:38des restaurants,
53:41des clients en pâtisserie ?
53:42Alors là,
53:43c'est tout frais.
53:44J'ouvre ma première boutique
53:46fin mars.
53:48Et donc,
53:49du coup,
53:49on va proposer
53:50une vitrine.
53:51Et à côté,
53:53on continue
53:54le click and collect.
53:55Je fournis également
53:56des restaurateurs,
53:57je fais des événements
53:58d'entreprise,
53:59des mariages,
54:00des baptêmes,
54:01un peu de tout.
54:02Est-ce que le goût
54:02a changé ?
54:03Est-ce qu'on mange
54:04des pâtisseries
54:04moins sucrées qu'avant ?
54:06Ça dépend.
54:07Oui.
54:07Ça dépend.
54:09Moi,
54:09en tout cas,
54:10je fais en sorte
54:11que mes pâtisseries
54:11soient moins sucrées
54:12parce que c'est mes valeurs
54:14et c'est ma devise.
54:15Après,
54:16ça dépend de chacun.
54:18Moi,
54:18j'ai l'impression
54:19que ça a quand même
54:20un petit peu évolué.
54:22Alors,
54:22il nous reste une minute,
54:23ça va vite.
54:23Ce concours
54:24créatrice d'avenir,
54:25bravo d'abord
54:25pour ce prix.
54:27Qu'est-ce que ça représente
54:28pour vous ?
54:29C'est la consécration
54:30d'un rêve,
54:32d'un projet.
54:32Je ne pensais vraiment
54:33pas gagner.
54:34En plus,
54:35au bout d'un an
54:36d'activité
54:37et ça m'a rendu fière
54:41et ça m'a permis
54:42d'être ici
54:43et d'avoir un tremplin.
54:44Est-ce que ça donne
54:45confiance aussi ?
54:46Alors,
54:46la confiance,
54:47c'est un problème
54:47chez moi,
54:48mais oui,
54:48ça en donne.
54:49On ne va pas se mentir.
54:51Mais c'est vrai
54:52que c'est gratifiant.
54:53c'est un honneur
54:54d'avoir gagné
54:55ce concours.
54:56Eh bien,
54:56bravo encore une fois
54:58à vous,
54:58Myriam Bouchouit,
54:59d'avoir remporté
54:59ce concours
55:01créatrice d'avenir
55:02du réseau
55:03Initiative
55:04Île-de-France
55:05et bon vent
55:06à MZ Patissi.
55:07Voilà,
55:08c'est la fin
55:08de ce Smart Impact.
55:10Merci à toutes
55:11et à tous
55:11de votre fidélité
55:13à Be Smart for Change
55:14à la chaîne
55:14des affaires.
55:16Je vous dis
55:16à très vite.
55:17Salut !
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