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  • il y a 5 heures
Pr Hervé Fernandez est chirurgien gynécologique à l’hôpital Bicêtre, spécialisé dans les pathologies féminines fréquentes, et médecin expert pour deuxiemavis.fr

Lors du salon MedInTechs, il nous a expliqué comment ce service favorise un accès à la santé pour toutes  et le partage de connaissances entre médecins.

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Transcription
00:05Bonjour, bienvenue dans cette table ronde de santé des femmes, accès aux soins pour toutes et concertation entre médecins avec
00:12deuxième avis.fr.
00:14Je suis avec vous, professeur Hervé Fernandez. Bonjour.
00:18Merci, merci de votre accueil.
00:19Donc vous êtes chirurgien gynécologique à l'hôpital Bicêtre à Paris et vous êtes notamment spécialisé dans les pathologies féminines
00:28fréquentes telles que, entre autres, l'adénomyose ou le fibromutérin.
00:32Et vous êtes aussi médecin expert pour deuxième avis.fr.
00:37Alors rapidement, avant de vous poser quelques questions, on va présenter deuxième avis.fr.
00:41Donc c'est un service en ligne qui permet d'avoir l'avis d'un médecin spécialiste en moins de
00:467 jours sur plus de 800 pathologies en leur communiquant un dossier médical.
00:51Et la plupart du temps, c'est un service entièrement pris en charge par la mutuelle des patients sans avance
00:56de frais.
00:57Mais c'est aussi un exemple concret de la manière dont une innovation peut améliorer l'accès aux soins pour
01:03toutes et puis aussi l'accès à des traitements de pointe pour les patientes.
01:07Alors ma première question est très simple, très concrète. En quoi consiste votre rôle de médecin expert pour deuxième avis
01:14.fr ?
01:16Alors souvent, j'insiste sur le fait que ce n'est pas forcément une expertise.
01:21On va donner un deuxième avis parce qu'il ne s'agit pas de mettre le premier médecin qui a
01:27donné son avis dans une situation de difficulté.
01:29On va simplement nous aborder en fait ce que fait la patiente avec beaucoup de détails et deuxième avis à
01:36l'avantage d'avoir des questionnaires très bien faits pour qu'on ait le maximum d'informations sur le cas
01:42clinique.
01:42Et donc, on va donner notre avis peut être avec un regard différent et peut être simplement.
01:50J'ai quand même employé le terme d'expertise, l'expertise qu'on peut avoir peut être sur des nouvelles
01:53stratégies, des nouveaux algorithmes que peut être le premier médecin qu'il a rencontré n'a pas pu le faire.
02:00Mais avec une différence fondamentale, c'est que le premier médecin a vu cette patiente en direct dans un temps
02:06de consultation qui est un temps habituel.
02:09Tandis que nous, en fait, on est derrière notre ordinateur. On a le temps de prendre le temps de réfléchir
02:15dans une consultation qui est tout compte fait beaucoup plus longue.
02:18Ce que d'ailleurs, on devrait pouvoir avoir le temps de faire au quotidien, ce qui fait que de manière
02:23peut être un peu plus sereine et tranquille,
02:25on va pouvoir positionner la problématique pour donner un avis qui correspond aux données qu'on a ou redemander ce
02:32que d'ailleurs les patientes font quand on leur demande.
02:35Est ce que vous avez des informations complémentaires? Et donc, il y a un échange qui se fait entre patientes.
02:41Là, je dis patient parce que je m'occupe des femmes, mais patients au sens large et pour se donner
02:47le maximum d'informations qu'on peut donner avec les nouveautés thérapeutiques qu'on peut proposer, diagnostiques ou thérapeutiques.
02:53Vous parlez de nouveautés thérapeutiques, de traitements vraiment innovants. Est ce que c'est propre aux pathologies que vous traitez?
03:02Puisqu'il y a une demande peut être des patientes d'avoir des traitements plus conservateurs qu'avant. Est ce
03:07que c'est propre à votre spécialité?
03:08On tient compte de ça. C'est évident que le nouveau paradigme pour la gynécologie, c'est qu'on a
03:14affaire à des femmes où on ne définit plus une femme jeune.
03:18Une femme jeune, c'est quelqu'un qui veut conserver ses possibilités de grossesse.
03:23Donc, en fait, on sait très bien qu'on a maintenant les capacités de restaurer, de conserver une cavité utérine
03:28et donc de ne pas être dans un discours de radicalité dans les thérapeutiques.
03:34Et ça, c'est peut être ce que l'on peut apporter dans un deuxième avis ou de temps en
03:39temps de proposer certaines prises en charge qui vont pouvoir être justement beaucoup plus conservatrices que ce que le premier
03:47médecin a pu proposer.
03:48Mais peut être dans un contexte de consultation différent. Et ce que je disais préalablement, c'est que le temps
03:54qu'on a, nous, pour analyser, en fait, nous facilite cette possibilité de proposer autre chose.
04:01Et c'est aussi votre rôle de médecin PUPH, de professeur, d'être au fait de tous ces derniers traitements.
04:07Est-ce que d'autres spécialistes professionnels n'ont pas forcément toujours le temps de faire non plus ?
04:11On essaye de travailler de plus en plus et en gynécologie, par exemple, l'endométriose, la statique pelvienne, toutes les
04:18pathologies qui génèrent des saignements.
04:20On est censé travailler en réunion de concertation pluridisciplinaire. Donc de toute façon, on va échanger autour d'un cas
04:27et que le deuxième avis, en fait, représente une des étapes de l'échange
04:31qui va se faire parfois de façon à avoir des données peut-être plus complémentaires pour que les réunions de
04:37concertation pluridisciplinaires confirment, en fait, le bien fondé de telle ou telle prise en charge.
04:42Alors, c'est vrai que ce n'est pas le fait d'avoir le titre de PUPH qui génère, mais
04:47d'avoir l'habitude dans un centre hospitalier ou dans une activité libérale très active,
04:54parce qu'il y a plein de gens qui sont actifs partout, mais en tout cas de pouvoir faire bénéficier,
04:59en tout cas, des nouveautés de prise en charge aux patientes.
05:02Est-ce que vous pensez aussi que votre rôle de médecin expert pour deuxième avis permet de réduire l'errance
05:07diagnostique pour ces patientes qui ont des pathologies qui ne sont pas toujours encore très connues ?
05:11Mais ça, c'est clair, parce qu'en fait, la constante qu'on soit, par exemple, pour l'endométriose, pour
05:18le fibrome, le temps pour avoir une prise en charge de qualité, c'est entre 5 et 7 ans.
05:23Un deuxième avis, en fait, va faire gagner énormément de temps aux patientes, en tout cas, pour avoir l'information.
05:28Ensuite, seront-elles traitées ou pas ? Ça, c'est un autre phénomène. Mais en tout cas, pour arriver au
05:34diagnostic et à la caractérisation de la prise en charge, oui, on fait gagner du temps.
05:39Est-ce que c'est aussi une manière de pouvoir permettre à des femmes qui, par exemple, habitent en zone
05:42sous-dotée d'avoir une possibilité d'avis médical d'un spécialiste qui est dans une ville, peut-être, où
05:48elle ne pourrait pas se rendre aussi ?
05:49Clairement, on est écologique, puisqu'en fait, on évite aux gens de prendre leur voiture pour aller à tel ou
05:54tel endroit.
05:54Oui, bien sûr, par rapport à cette accessibilité, en tout cas, à des spécialistes, on va dire reconnus, puisque deuxième
06:01avis choisit des spécialistes reconnus pour donner ce deuxième avis.
06:05Oui, ça permet à tout un chacun, quel que soit l'endroit où on habite, d'avoir rapidement accès à
06:11des gens qui peuvent répondre facilement.
06:14Alors là, on a parlé des bénéfices pour les patientes. Mais vous aussi, en tant que médecin, est-ce que
06:19première question très concrète, est-ce que c'est facile à prendre en main, deuxième avis.fr, quand on est
06:23médecin ?
06:23Je pense que la manière dont deuxième avis nous a choisis pour participer à ça fait qu'on a l
06:30'habitude d'être dans cette situation de deuxième avis.
06:34Ça fait des années qu'on le fait. Donc, globalement, pour nous, on n'est pas déstabilisés par les demandes
06:41que nous font les patientes.
06:42Et en tout cas, on a l'habitude de répondre de manière à rester aussi déontologique vis-à-vis du
06:48premier médecin, parce que je pense que ça, c'est un élément important,
06:51parce que souvent, ce premier médecin, c'est celui qui va garder le fil rouge avec la patiente.
06:55Donc, il ne s'agit pas de prendre le risque de le déstabiliser, parce que c'est lui qui va
07:00conduire souvent le conseil sur des traitements
07:03qui vont pouvoir s'étendre dans le temps. Et donc, il ne faut pas être déontologique pour être déontologique,
07:09mais il faut respecter, apporter d'autres idées qui seront, j'espère, échangées entre la patiente et le premier médecin
07:14qu'elle aura vue.
07:15Oui, justement, est-ce que vous pensez que deuxième avis.fr, il permet un partage peut-être des savoirs, des
07:20techniques entre médecins ?
07:22Je l'espère. Et en tout cas, une étude récente qui a été faite sur l'endométriose montre qu'on
07:27améliore notablement la qualité de la prise en charge
07:30sans pour autant braquer en fait l'avis d'un premier médecin. Et j'insiste sur le fait.
07:37Et c'est pour ça que dans mes premiers mots, j'ai dit qu'il ne fallait pas employer trop
07:40le terme d'expert,
07:41parce que c'est une deuxième, un deuxième regard sur en fait une même pathologie.
07:49Et on sait très bien qu'il y a plusieurs moyens d'aller d'un point A à un point
07:52B et que là, on est là pour peut-être donner un,
07:55bien sûr, un deuxième avis, mais pour donner une autre façon d'accéder à ce qu'on appelle une prise
08:01en charge peut-être plus conservatrice que d'habitude.
08:03Alors vous êtes à Medintech aujourd'hui aussi dans le cadre du congrès Medintech Society.
08:07Et vous avez parlé justement des innovations. Vous en avez été le témoin, vous, ces 40 dernières années dans votre
08:13spécialité, dans la chirurgie gynécologique.
08:16Ce que j'ai mis en introduction de la présentation tout à l'heure, c'est que quand j'ai
08:19commencé, l'échographie était balbutiante.
08:22L'IRM n'existait pas. L'endoscopie n'existait pas. On faisait de la parotomie. Il n'y avait pas
08:27de procréation médicalement assistée.
08:29Et tout ça a changé en 40 ans. Donc il a fallu, en fait, introduire aussi bien dans le schéma
08:35diagnostique que thérapeutique,
08:37toutes ces nouveautés à tel point que maintenant, par exemple, l'échographie qui était devenue un élément diagnostique important en
08:44gynécologie.
08:45Une sonde d'écho est devenue le bistouri de cette troisième décade du siècle parce qu'on fait de plus
08:50en plus de prises en charge
08:51qui vont limiter la chirurgie et on va se servir de l'écho interventionnel pour justement d'éviter un certain
08:58nombre d'interventions
08:59qui peuvent être potentiellement délétères. Et dans les avis qu'on peut être amené à donner, c'est ça aussi
09:05que l'on fait intervenir
09:07par rapport à ces nouvelles prises en charge. Et vous le disiez, il ne faut jamais freiner l'innovation.
09:12Il faut toujours, même en tant que médecin, il ne faut jamais freiner, mais par contre, il faut savoir l
09:16'évaluer.
09:17C'est là tout votre rôle. Voilà. Eh bien, merci beaucoup d'avoir échangé avec nous.
09:22Merci de votre accueil.
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