- il y a 15 heures
Avec Laurence Rossignol, ancienne ministre, vice-présidente de la délégation des droits des femmes au sénat, présidente de l’assemblée des femmes
Retrouvez Muriel Reus, tous les dimanches à 8h10 pour sa chronique "La force de l'engagement" sur Sud Radio.
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##LA_FORCE_DE_L_ENGAGEMENT-2026-03-08##
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00:00Retrouvez la force de l'engagement.
00:03Avec AJP, épargne, retraite, assurance emprunteur, prévoyance, santé.
00:10Sud Radio, la force de l'engagement, Muriel Rius.
00:13Bonjour à toutes et à tous, merci d'être avec nous pour la force de l'engagement,
00:16l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font bouger la société.
00:19Mon invité aujourd'hui est Laurence Rossignol,
00:22ancienne ministre des familles, de l'enfance et des droits des femmes,
00:25aujourd'hui sénatrice du Val-de-Marne,
00:26vice-présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat
00:30et présidente de l'Assemblée des femmes.
00:32Depuis plus de 20 ans, elle est au cœur des combats législatifs
00:35pour l'égalité entre les femmes et les hommes,
00:37la lutte contre les violences, les droits reproductifs
00:39et la protection de l'enfance.
00:41Avec elle, nous parlerons bien sûr d'égalité et de droits des femmes,
00:44mais avant d'ouvrir cette conversation, parlons d'engagement.
00:47Nous sommes aujourd'hui le 8 mars
00:49et j'avais envie de vous proposer de nous engager
00:52pour refuser la banalisation de cette date.
00:55Car cette journée internationale des droits des femmes
00:57n'est pas qu'une date commémorative.
00:59Elle est l'héritage du lutte, de conflits sociaux et politiques.
01:03En 1910, à Copenhague, les femmes socialistes,
01:06une femme socialiste, Clara Zetking,
01:08propose la création d'une journée internationale
01:11pour revendiquer le droit des femmes,
01:12l'accès aux droits civiques et à l'égalité politique.
01:15En 1911, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, au Danemark,
01:19plus d'un million de femmes et d'hommes
01:21descendent dans la rue pour réclamer le suffrage féminin,
01:24le droit au travail et la fin des discriminations.
01:27En 1917, en Russie, des ouvrières du textile se mettent en grève.
01:31Leur mobilisation déclenche un mouvement
01:33qui contribuera à la chute du régime tsariste.
01:36Enfin, en 1975, l'Organisation des Nations Unies
01:40reconnaît officiellement la journée internationale des femmes
01:43et l'inscrit dans l'agenda diplomatique.
01:46Alors oui, le 8 mars est né d'un rapport de force,
01:48pas d'un consensus.
01:49Il est né d'une contestation de l'ordre établi.
01:52Un siècle plus tard, ce rapport de force s'est institutionnalisé.
01:56La France a inscrit l'IVG dans la Constitution.
01:58La parité structure nos institutions.
02:01Les violences conjugales, sexistes, sexuelles
02:03sont mieux identifiées, mieux nommées.
02:05Les progrès juridiques sont réels.
02:07Mais une société ne se transforme pas uniquement par la loi.
02:10Elle se transforme aussi par les représentations,
02:12les rapports sociaux, par le sentiment de justice.
02:15Or, le dernier rapport du Haut Conseil et l'égalité
02:18éclaire une brutale réalité.
02:198 jeunes femmes sur 10, âgées de 15 à 24 ans,
02:23estiment que leur sexe constitue un handicap social.
02:2680% de la jeune population féminine en France
02:29vit avec l'idée que son genre limite ses possibilités.
02:33Et si 57% des jeunes hommes du même âge
02:35reconnaissent la difficulté d'être une femme,
02:3731% d'entre eux estiment qu'être un homme
02:40constitue désormais un désavantage.
02:43Alors, ces chiffres ne se neutralisent pas.
02:45Ils révèlent une tension profonde.
02:47Des avancées juridiques qui cohabitent avec des ressentiments,
02:50des incompréhensions et des récits de déclassements.
02:52Une partie de ces jeunes femmes qui perçoivent toujours
02:54un plafond de verre, des risques, une vulnérabilité structurelle.
02:57Et une partie des jeunes hommes qui expriment un trouble
02:59face à la redéfinition des rôles,
03:01à la transformation des normes,
03:03à la remise en cause de modèles anciens de virilité et d'autorité.
03:07Ce que nous voyons émerger, et c'est une inquiétude,
03:10n'est pas qu'une simple divergence d'analyse
03:12ou un simple désaccord.
03:13C'est une vision conflictuelle de l'égalité.
03:16Et lorsque l'égalité devient un terrain de confrontation identitaire,
03:20elle cesse d'être un projet collectif.
03:22Alors, si nous célébrons les droits sans nommer les fractures,
03:24si nous commémorons sans organiser le débat,
03:27peut-être que le 8 mars peut se déconnecter du réel,
03:30peut devenir un rituel, pas une transformation.
03:32S'engager pour refuser la banalisation de cette journée,
03:35c'est peut-être d'assumer ses tensions,
03:37de regarder en face la complexité d'une société
03:40où les avancées coexistent avec des fragilités nouvelles.
03:43Oui, les droits des femmes ont progressé.
03:45Oui, les violences restent massivement masculines.
03:48Mais oui aussi, une partie des jeunes hommes
03:50expriment un sentiment de déplacement
03:52qu'ils seraient imprudent d'ignorer.
03:54L'égalité ne se construit ni dans le déni,
03:56ni dans la compétition victimaire.
03:58Elle suppose un espace de dialogue exigeant.
04:00Elle est un gain collectif.
04:02Et c'est peut-être là la force du 8 mars.
04:04Sud Radio, la force de l'engagement, Muriel Réus.
04:08Aujourd'hui, dans la force de l'engagement,
04:10je donne la parole à Laurence Trossignol,
04:12sénatrice du Val-de-Marne,
04:14vice-présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat.
04:16Bonjour Laurence, je suis très heureuse de vous avoir.
04:18Bonjour.
04:19Alors, nous sommes aujourd'hui le 8 mars.
04:21Cette journée internationale des droits des femmes,
04:23elle existe depuis plus de 115 ans.
04:25Elle est reconnue officiellement par les Nations Unies depuis 50 ans.
04:29Un siècle de mobilisation,
04:31un demi-siècle de reconnaissance institutionnelle.
04:33Mais moi, j'ai envie de vous demander
04:34où en sommes-nous véritablement en France,
04:37du droit des femmes ?
04:38Et en Europe aussi, d'ailleurs.
04:40Et dans le monde ?
04:40Et dans le monde.
04:41Et dans le monde.
04:42Peut-être, on va commencer par le monde.
04:45Oui.
04:45Et puis, par une triste nouvelle,
04:49avant-hier, une militante des droits des femmes irakienne,
04:54Yanar Mohamad, a été assassinée par deux hommes aux motos.
04:58On ne sait pas qui sont ces deux hommes,
05:00mais ce qu'on sait, c'est qui ils visaient.
05:02Et ce qu'ils visaient, c'est une femme
05:04qui défend les droits des femmes en Irak et en Syrie.
05:07Donc, nous vivons un temps dans lequel
05:09les femmes qui s'engagent pour les droits des femmes
05:12sont toujours la cible.
05:14et peuvent toujours être tuées pour cet engagement.
05:18Parler du monde, c'est d'abord, je crois, parler de l'Afghanistan.
05:20Les Afghans sont notre souffrance quotidienne.
05:24Chaque jour, c'est pire.
05:26À chaque fois, on s'imagine,
05:27quand on lit les informations qui viennent d'Afghanistan,
05:31on s'imagine qu'ils ont atteint le seuil maximum
05:34de l'apartheid de genre,
05:36voire même d'un génocide.
05:38C'est-à-dire qu'on est dans une situation dans laquelle
05:40c'est une guerre ouverte contre les femmes afghanes.
05:44et puis, chaque jour, on découvre
05:47qu'ils peuvent aller encore plus loin dans l'ignominie.
05:49Alors, dans le monde, il y a encore des situations.
05:52J'évoque ces deux-là parce que c'est celles que nous connaissons,
05:54celles que nous observons.
05:55On pourrait parler aussi des Iraniennes,
05:57mais en ce moment, c'est une situation un peu particulière.
06:00Puis, il y a des femmes dont on ne sait rien.
06:01Par exemple, je ne sais pas quelle est la situation
06:03des femmes en Corée du Nord.
06:04On ne sait rien d'elles.
06:06Oui, c'est l'homerta.
06:07C'est l'homerta.
06:08Et donc, quand on ne sait rien sur un pays,
06:10quand c'est le blackout total sur la réalité de la vie des gens,
06:15je me demande toujours,
06:16mais comment c'est pour les femmes dans ces pays-là ?
06:19Donc, ça, c'est pour le monde.
06:22Ce n'est pas que ça.
06:23En Europe et en France, les choses...
06:26Alors, évidemment, c'est toujours...
06:27Quand on se compare, on se rassure.
06:31Et effectivement, l'Europe,
06:33parce qu'il y a une tradition démocratique
06:35et puis sociale-démocrate,
06:37de gouvernement progressiste,
06:39la condition des femmes est bien installée
06:42déjà sur le plan juridique
06:43dans la majorité des pays d'Europe.
06:47Et en France, nous avons continuellement
06:49des nouvelles avancées,
06:51à la fois législatives, surtout législatives,
06:54peut-être plus législatives que concrètes,
06:56réelles.
06:58Bravo pour cela, d'ailleurs.
07:00Voilà, c'est vrai.
07:02Parce que c'est une mobilisation constante.
07:06Ceci dit, nous vivons dans une situation étrange
07:08qui est celle des vents...
07:10Enfin, il y a des vents portants
07:12et des vents contraires.
07:14Voilà.
07:15Donc, les vents portants nous poussent,
07:17en particulier, disons, depuis MeToo,
07:20incontestablement.
07:21Il y a une nouvelle vague qui nous pousse,
07:24qui a ouvert les yeux de tout le monde.
07:26Et puis, il y a les vents contraires,
07:28et on en parlera probablement tout au long
07:29de cette émission,
07:30qui sont la montée des mouvements masculinistes,
07:33la montée de la détestation des féministes,
07:35et puis la montée aussi d'une critique
07:40de faire porter sur les femmes
07:43tous les malheurs de nos sociétés aujourd'hui.
07:46Ce qu'on constate, c'est que la montée
07:48de ces ressentis et de ces actions,
07:52ça s'assimile à des mouvements politiques aujourd'hui.
07:54On a même envie de se demander
07:56si, finalement, les droits des femmes
07:58ne sont pas un terrain
07:59de confrontation politique internationale.
08:02Alors, il est clair que,
08:05bien sûr, souvent,
08:06les gens qui se sentent à droite
08:08ou qui n'aiment pas qu'on dise ça,
08:10mais il est clair que la question
08:12des droits des femmes
08:13est une question depuis toujours politique.
08:15Vous l'avez rappelé très bien
08:16dans votre éditorial,
08:17les premières militantes féministes
08:19sont des militantes socialistes.
08:21C'est-à-dire que c'est parce qu'elles sont engagées
08:24dans le combat pour l'égalité,
08:25dans le combat pour la justice sociale,
08:27qu'elles vont aussi porter
08:28la place des femmes
08:30dans ce combat pour la justice sociale,
08:31que le mouvement socialiste
08:32ne portait pas spontanément de lui-même.
08:37À cette époque.
08:37À cette époque.
08:39Mais ce sont des femmes
08:40de ce courant socialiste
08:41qui vont mettre en avant
08:42l'analyse de la condition sociale des femmes.
08:46Donc, moi, je considère
08:47que tous les progrès
08:49en matière de droits des femmes,
08:51d'égalité femmes-hommes
08:52ont été portés
08:55par le camp social-démocrate,
08:57le camp réformiste,
08:58le camp de la transformation,
09:00le camp du progrès,
09:01peu importe comment on l'appelle.
09:02Et ils se sont toujours heurtés,
09:05ils ont trois phases d'eux,
09:06le camp réactionnaire et conservateur.
09:08Donc, aujourd'hui,
09:09nous sommes dans une même situation
09:11avec une différence qui est de taille,
09:13c'est que le camp autoritaire,
09:17le camp réactionnaire
09:18est aujourd'hui très offensif politiquement,
09:22particulièrement dans les démocraties d'ailleurs,
09:24et que la question de la remise en cause
09:27des droits des femmes
09:28fait partie des identifiants politiques
09:31aujourd'hui des conservateurs
09:33ou des ultra-réactionnaires,
09:34selon comment on les appelle.
09:36Donc, bien sûr,
09:37c'est un combat politique.
09:39Pour moi, je suis une femme de gauche,
09:41donc, en fait,
09:42je ne vais pas dire que c'est facile,
09:43mais du moins,
09:44je n'ai pas de mal
09:44à savoir où je me pose
09:46dans ce débat-là.
09:47Mais j'interpelle quand même
09:48les femmes qui croient sincèrement
09:51qu'on peut être féministe
09:53et de droite
09:54pour leur dire
09:55« Attention, demain,
09:56vous vous préparez
09:57des contradictions importantes
10:00et il va falloir
10:01que tout le monde fasse des pas.
10:03Et vous aurez à en faire
10:04parce que votre camp
10:05traîne toujours des pieds
10:06pour être dans le nôtre. »
10:08D'ailleurs, ça rejoint une phrase
10:09que vous avez prononcée il y a peu
10:11et que je trouve absolument évidente
10:12et formidable,
10:13c'est qu'il ne suffit pas
10:14d'être une femme politique,
10:15il faut être une femme politique
10:17féministe.
10:18Et d'ailleurs,
10:20je vais rejoindre
10:21une analyse
10:22qui vient de...
10:23des chiffres qui viennent
10:24de sortir récemment
10:25sur la confiance des Français.
10:2776% des Français estiment
10:29que la démocratie
10:30ne fonctionne plus correctement
10:31et 78% disent
10:33ne plus faire confiance
10:34aux responsables politiques.
10:36En même temps,
10:36on constate que les femmes
10:37sont sous-représentées
10:38dans les postes de pouvoir réels,
10:40c'est-à-dire
10:40dans les présidences
10:41d'exécutifs,
10:42dans les arbitrages budgétaires,
10:44dans les fonctions stratégiques.
10:45Alors,
10:46est-ce que cette invisibilisation
10:49persistante
10:49affaiblit la démocratie,
10:51est-ce que si on avait
10:51plus de femmes au pouvoir,
10:53est-ce que ça changerait la donne ?
10:55Il y a 20 ans,
10:5825 ans,
10:59vous aurez probablement
11:00répondu oui.
11:01C'est du moins
11:02dans cet esprit
11:03qu'ont été votées
11:05les lois sur la parité.
11:06Dans l'idée que
11:08garantir
11:09une représentation politique
11:11qui soit équitable
11:12entre les femmes
11:13et les hommes,
11:14plus à l'image
11:15de ce qu'est la société réelle,
11:16allait mécaniquement
11:20raccommoder
11:20et renforcer
11:22le lien
11:23entre les citoyens
11:24et leurs représentants.
11:26Alors,
11:27aujourd'hui,
11:28je n'en suis plus si sûre,
11:29du moins,
11:29je ne suis pas du tout sûre
11:30de l'aspect mécanique
11:31de cette histoire-là.
11:32Alors,
11:32on peut toujours se dire
11:33que,
11:34comme on n'a pas atteint
11:35réellement la parité,
11:36en fait,
11:37on ne peut pas juger
11:38la pertinence
11:39de cette ambition.
11:41Mais on peut aussi se dire
11:42que,
11:42dans les raisons
11:43qui font qu'il y a
11:44un désamour démocratique,
11:47un grand doute
11:48de la part des citoyens
11:49sur l'efficacité
11:51de la démocratie,
11:51c'est ça qui est en cause.
11:52Est-ce que la démocratie
11:53est efficace pour répondre
11:54aux problèmes quotidiens
11:55des gens ?
11:57Il n'y a pas que la question
11:58de la sous-représentation
12:00des femmes.
12:00Alors,
12:00la représentation égalitaire
12:02des femmes,
12:03elle est indispensable,
12:04bien entendu,
12:05ne serait-ce que
12:06pour une raison de justice,
12:08tout simplement.
12:09Mais est-ce qu'il faut
12:10attendre de cette représentation
12:14une capacité de réparation
12:16des déficits démocratiques ?
12:20Je n'en suis pas si sûre
12:21et je ne veux pas me citer,
12:23c'est quand même
12:23le truc le plus arrogant
12:24que je connaisse
12:25de se citer soi-même,
12:26mais effectivement,
12:27vous l'avez évoqué,
12:28je pense que
12:29la deuxième étape
12:31de la parité,
12:32ce n'est pas simplement
12:33d'avoir des femmes partout,
12:34c'est qu'encore faut-il
12:35que les femmes qui sont là
12:36soient des femmes féministes,
12:38c'est-à-dire qu'elles aient
12:39d'abord conscience
12:39qu'elles ont été élues
12:41et qu'elles sont là
12:42grâce à la parité
12:44et au combat
12:45qu'ont mené
12:45les féministes
12:46avant elles
12:47et que sans les féministes,
12:48elles seraient pour beaucoup
12:49d'entre elles pas là,
12:50mais une fois qu'elles sont là,
12:51il faut qu'elles se disent aussi
12:52qu'elles ont quelque chose
12:53à porter
12:54et ce qu'elles ont apporté,
12:56ce n'est pas le féminin,
12:57ce n'est pas les qualités
12:59intrinsèques
12:59du genre féminin,
13:01ce qu'elles ont apporté,
13:02c'est le combat politique
13:03pour l'égalité sociale
13:06entre les femmes
13:07et les hommes
13:07et c'est là où effectivement
13:09on n'est même pas
13:11à la moitié du chemin
13:12de ce point de vue-là.
13:14Alors féministe,
13:15féminisme universaliste,
13:17féminisme essentialiste,
13:18féminisme radical,
13:19néo-féminisme,
13:20féminisme intersectionnel,
13:23éco-féminisme,
13:24le mot féminisme
13:25est devenu pour certains
13:26et certaines
13:26un mot clivant.
13:27Certaines femmes s'en réclament,
13:29d'autres s'en détachent,
13:30est-ce le signe
13:30d'un débat intellectuel vivant,
13:33d'une fracture idéologique
13:34qui fragilise le combat
13:35pour les droits des femmes ?
13:36On en parle dans un instant,
13:38juste après la pause.
13:39Retrouvez la force
13:40de l'engagement
13:41Avec Agipi,
13:43épargne,
13:43retraite,
13:44assurance emprunteur,
13:45prévoyance,
13:46santé.
13:48Sud Radio,
13:49la force de l'engagement,
13:51Muriel Reus.
13:52Vous êtes toujours sur Sud Radio
13:53dans la force de l'engagement.
13:54Nous sommes le 8 mars,
13:55journée internationale
13:56des droits des femmes
13:57et nous recevons
13:58Laurence Rossignol,
13:59sénatrice du Val-de-Marne,
14:00ancienne ministre
14:01des droits des femmes.
14:03Et juste avant la pause,
14:03Laurence,
14:04vous interrogez sur
14:05cette fragmentation
14:06du féminisme,
14:07si on peut employer
14:08ce terme-là.
14:08Est-ce que cette multiplication
14:10des courants du féminisme
14:11traduit une richesse
14:12du débat démocratique
14:14ou bien une confusion
14:15qui affaiblit
14:16le message central
14:17d'égalité ?
14:18En clair,
14:18avons-nous collectivement
14:19une responsabilité
14:20dans la manière
14:21dont le féminisme
14:22est aujourd'hui perçu,
14:23parfois caricaturé,
14:24parfois rejeté,
14:25y compris par des femmes
14:27qui bénéficient pourtant
14:28des droits acquis
14:29par ce mouvement ?
14:31Alors,
14:32d'abord le mouvement féministe,
14:34l'histoire de la pensée
14:35féministe,
14:36elle est depuis toujours
14:37l'histoire de pensée
14:39parallèle,
14:39parfois conflictuelle
14:41et d'un débat
14:42assez riche
14:44pour ne pas dire vif
14:45entre les différentes
14:49familles
14:50féministes.
14:51Donc,
14:52il y a quelque chose
14:52qu'il faut prendre
14:53avec une certaine sérénité
14:55à ce qui est des débats.
14:56Par ailleurs,
14:57il est vrai qu'il y a
14:58aujourd'hui
14:59en débat féministe
15:00quelque chose
15:01qui est de la continuité
15:03et de la pénétration
15:04de la violence
15:06du débat politique
15:07dans le mouvement féministe.
15:09Ça, c'est clair.
15:10Et on observe,
15:12particulièrement
15:12au moment du 8 mars,
15:14par exemple,
15:14que la grande manifestation
15:16qui devrait rassembler
15:18l'ensemble des organisations
15:20féministes
15:21devrait le faire
15:22avec les différences
15:24entre les unes
15:25et les autres,
15:25mais en même temps
15:26dans la sérénité,
15:28la joie
15:28et le respect
15:29de ces différences.
15:30Or,
15:30ce n'est pas toujours
15:31le cas.
15:32Donc,
15:32on a vu monter
15:33de la violence
15:34dans l'organisation
15:39des manifestations
15:41du 8 mars.
15:42Après,
15:42ces différents courants,
15:43du moins féministes,
15:45font lier aussi
15:47au fait
15:47qu'on demande souvent
15:48au mouvement féministe
15:49et des féministes
15:51demandent à d'autres féministes
15:52de prendre en charge
15:53des combats
15:54qui ne sont pas
15:55forcément les leurs.
15:56Et il y a un débat
15:58qu'il faudrait qu'on ait
15:59sur qu'est-ce que
16:00le féminisme intersectionnel.
16:01Le féminisme intersectionnel,
16:03j'ai envie de dire,
16:04c'est le féminisme historique.
16:06C'est celui qui est capable
16:07de constater
16:08que la condition des femmes,
16:10elle est le produit
16:10de multiples dominations.
16:12Domination sociale,
16:14d'abord,
16:14l'exploitation sociale
16:15des femmes,
16:16domination patriarcale,
16:18domination raciste,
16:20également,
16:21et que tout cela
16:22fait qu'une femme,
16:24elle a
16:25de multiples identités
16:27et que ces diverses identités
16:29peuvent arriver
16:30à un cumul
16:31de discrimination
16:32plus lourd sur elle
16:34que sur un homme
16:34qui en cumulerait
16:35qu'une seule partie.
16:37Et donc,
16:38c'est normal,
16:38le féminisme est par définition
16:40antiraciste,
16:42internationaliste,
16:42historiquement.
16:44Pour autant,
16:45on voit que se prétendent
16:47féministes
16:47des courants
16:48qui soumettent
16:51la question féministe
16:52à la question raciste,
16:53par exemple.
16:54On voit arriver,
16:55chose totalement étrange,
16:57des courants
16:57d'extrême droite
16:58qui se prétendent
16:59féministes.
16:59Je le dis très clairement
17:00ici,
17:01le courant némésis
17:02n'est pas un courant
17:03féministe.
17:04C'est un courant
17:05issu de l'extrême droite
17:06qui a décidé,
17:07voyant qu'il y avait
17:08un peu d'espace
17:09probablement
17:10dans le mouvement féministe,
17:11d'aller pénétrer
17:12dans le mouvement féministe
17:13pour y développer.
17:14Une seule idée,
17:15c'est que les violences sexuelles
17:16ne seraient que le fait
17:17d'hommes issus
17:18de l'immigration.
17:18C'est faux.
17:20C'est factuellement faux.
17:22Donc,
17:22on voit des choses
17:23comme ça.
17:24On voit des problèmes
17:25aussi avec les courants
17:28qui sont dits,
17:29les courants
17:29qui défendent
17:30les personnes trans,
17:32l'identité de genre,
17:33les personnes trans.
17:34Les féministes,
17:35il y a des féministes
17:36qui disent,
17:36est-ce que nous,
17:37on est obligés
17:37de prendre en charge
17:38tout le monde ?
17:40En fait,
17:40c'est ça le problème
17:41du féminisme.
17:42C'est qu'on a tendance
17:43à demander aux féministes
17:44de prendre toutes
17:45les discriminations
17:47en charge
17:48sur leurs propres épaules.
17:50Et parfois,
17:51ça aboutit
17:52à être au détriment
17:53de la condition spécifique
17:55et des discriminations
17:57et de la défense spécifique
17:58des femmes.
17:59Il y a des sujets
18:00qui sont connus
18:01aujourd'hui.
18:02par exemple,
18:03est-ce qu'on doit,
18:05pour respecter
18:06les personnes trans,
18:07par exemple,
18:08est-ce qu'on doit
18:08cesser de dire des femmes
18:10mais dire des personnes
18:11avec utérus ?
18:12Bon,
18:13ces débats-là
18:13sont presque déjà
18:14derrière nous.
18:15Il y a des femmes
18:16et il y a des personnes trans
18:18qui ont un utérus
18:19et qui doivent être respectées
18:21et qui doivent avoir
18:22des droits également.
18:23Mais on ne peut pas
18:24demander aux femmes
18:24de s'effacer
18:25et d'effacer leur mot,
18:27le mot femme,
18:28au motif qu'il serait
18:30exclusif pour d'autres.
18:32Donc c'est ça
18:32ce qui est aujourd'hui
18:33la grande difficulté
18:34du moment féministe,
18:35c'est la charge
18:36qu'on met sur les épaules
18:37des féministes.
18:37Mais comment fait-on
18:38pour réconcilier
18:39cette population ?
18:40Parce que moi,
18:41je vois de plus en plus
18:41de femmes qui me disent
18:42mais moi je ne suis pas féministe.
18:43De jeunes filles
18:43qui me disent
18:44je ne suis pas féministe.
18:44Donc à chaque fois,
18:45je dis mais attends,
18:45c'est quoi pour toi
18:46le féminisme ?
18:47Comment est-ce qu'on
18:48reconstruit un socle commun
18:49où finalement,
18:51on pourrait faire revenir
18:53vers le féminisme
18:55des personnes,
18:55des femmes
18:56qui s'en éloignent ?
18:57Alors,
18:59les derniers sondages
19:01disent que 77%
19:02des jeunes,
19:03des adolescentes
19:04se définissent
19:05comme féministes.
19:06Mon sujet est plutôt
19:08plutôt que de
19:10de s'intéresser
19:11à la minorité
19:13qui ne se dit pas féministe,
19:14c'est plutôt
19:15de demander
19:16à ces trois quarts
19:17de jeunes femmes
19:18qui se disent féministes
19:19qu'est-ce qu'elles signifient
19:20par leur féminisme.
19:21Mais c'est très important
19:23qu'elles se disent féministes.
19:24Alors,
19:25on a vu effectivement,
19:25moi j'ai arrivé maintenant,
19:26il y a eu un moment,
19:27tout le monde était féministe.
19:28Après,
19:28tout le monde était féministe
19:29et on pouvait entendre
19:30une femme dire
19:30moi je suis féministe
19:31mais sur l'avortement
19:32j'ai quand même des doutes.
19:33Ok,
19:33bon,
19:33donc c'est que t'es pas féministe
19:34si t'as des doutes
19:35sur l'avortement.
19:35Voilà.
19:36Donc,
19:37c'était très mainstream,
19:38très tendance
19:38de dire qu'on était féministe.
19:40Mais je crois que les jeunes filles
19:40sont très féministes.
19:42Ce qui d'ailleurs va poser,
19:43on en reviendra sur les masculinistes,
19:45quelques problèmes
19:45avec les garçons
19:46parce que
19:46à ces 77% de jeunes filles
19:48qui se disent féministes,
19:49j'oppose simplement
19:5145% des garçons
19:53qui se disent féministes.
19:54S'ils veulent vivre ensemble,
19:56il va falloir que les garçons
19:57fassent un effort
19:58pour essayer de comprendre
19:59pourquoi les filles sont féministes.
20:01Non,
20:01je pense qu'il faut,
20:02on a un sujet aujourd'hui
20:04dans la question féministe
20:05c'est que depuis MeToo
20:05nous avons un féminisme
20:07qui est un féminisme du corps.
20:10Et c'est normal
20:11parce que
20:11sur quoi on a buté ?
20:13Sur l'égalité salariale ?
20:14Sur tout un sujet égalitaire,
20:16en fait on avait
20:17un angle mort
20:18qui était celui
20:18des violences sexuelles.
20:20Et donc aujourd'hui
20:21les violences sexuelles
20:22sont mises au premier plan.
20:23Mais il ne faut pas oublier
20:25que le féminisme
20:26c'est d'abord
20:27une question sociale également.
20:29Et la difficulté
20:31que nous avons
20:31c'est de faire revenir
20:33la question sociale
20:34à égalité
20:35avec la question
20:36par exemple des violences.
20:37Parce qu'il y a
20:38beaucoup de femmes
20:39qui attendent de nous
20:40les féministes
20:41que nous nous battions
20:42pour l'égalité salariale,
20:43pour le statut
20:44des familles monoparentales,
20:47contre les discriminations
20:49à l'embauche
20:50et au travail.
20:51C'est cela
20:51qui est attendu
20:52de nous aussi.
20:53Et je pense
20:53qu'il y a des femmes
20:54qui,
20:55ce n'est pas qu'elles
20:56soient anti-féministes
20:57mais qu'elles ne se sentent pas
20:58représentées par les féministes
21:00parce que,
21:00en fait,
21:01nous ne parlons pas
21:02de ce qu'est le quotidien
21:03de leur difficulté de vie.
21:04et la difficulté de vie
21:06des femmes,
21:06pour le plus grand nombre,
21:08c'est la précarité spécifique
21:10des femmes,
21:10le fait qu'elles ont
21:10une plus faible retraite
21:12que les hommes.
21:12De tout cela,
21:13il faut que les féministes
21:14se réemparent
21:15parce que si nous ne faisons pas,
21:17d'autres le feront
21:17à notre place
21:19et ceux-là
21:20n'emmèneront pas
21:21les femmes
21:21là où elles veulent aller.
21:22Alors,
21:23les hommes,
21:23parlons un peu des hommes,
21:24vous venez de les citer,
21:26est-ce que ce féminisme
21:27du corps
21:27a créé
21:28cette victimisation
21:30dont on parle beaucoup
21:31des hommes aujourd'hui ?
21:32Vous en pensez quoi,
21:33vous d'abord,
21:34de cette crise
21:36de la masculinité ?
21:37C'est une grille
21:39de lecture simplificatrice ?
21:40Non,
21:41je pense qu'il y a
21:42beaucoup de gens
21:42qui,
21:43dans nos sociétés,
21:44souffrent de solitude,
21:46d'isolement,
21:47de difficultés
21:48à nouer des relations.
21:49Je vois beaucoup
21:50de jeunes filles aussi
21:52qui ont du mal
21:53à s'installer
21:55avec des garçons
21:56qui reviennent,
21:57qui tentent des expériences
21:59et qui disent
21:59en fait,
22:00ils ne comprennent pas
22:01ce que je vis.
22:03Donc,
22:03qui a de la souffrance
22:04chez tous les êtres humains,
22:07à la différence,
22:08c'est qu'une partie
22:09de ces garçons
22:11qui souffrent
22:11en font une question politique.
22:13En fait,
22:13les mouvements masculinistes,
22:14c'est la politisation
22:15de la souffrance.
22:16Et c'est surtout
22:17la désignation
22:20des féministes
22:21comme étant
22:21les responsables
22:22de cette souffrance.
22:24Or,
22:24la responsabilité
22:25de cette souffrance,
22:26si on en écoute
22:27des hommes
22:27qui sont engagés
22:28sur le plan féministe.
22:30Le jour,
22:30on a reçu
22:30Bruno Solo
22:33qui était là
22:34avec d'autres...
22:35Thomas Piette...
22:36Voilà.
22:37Ce que disent
22:38ces hommes,
22:38c'est qu'il y a
22:39beaucoup à gagner
22:40pour un homme
22:41à être féministe.
22:42Donc,
22:43il y a tout un travail
22:44à faire
22:44pour que les hommes
22:46s'adaptent
22:47au fait
22:48que les filles
22:48ont changé.
22:49Voilà,
22:50ce n'est pas leur mère
22:50ni leur grand-mère
22:51les jeunes femmes
22:52d'aujourd'hui.
22:52mais elles ne sont pas
22:54coupables
22:54du fait qu'ils souffrent.
22:56Parce que les femmes
22:57ne rendent pas
22:57les hommes coupables
22:59du fait qu'elles sont
22:59seules ou isolées.
23:01Et vous disiez,
23:02vous évoquiez tout à l'heure
23:04les chiffres importants
23:06de ces jeunes femmes
23:08qui se disent féministes.
23:10C'est très bien.
23:12Je trouve ça
23:13très encourageant.
23:15Et elles ont
23:16une lourde charge,
23:17c'est de convaincre
23:17les garçons
23:18de leur génération
23:19de ce que ça signifie
23:21pour eux aussi
23:22qu'elles soient féministes.
23:23Mais vous,
23:24en tant que femme politique,
23:25comment vous pensez
23:26que l'on peut
23:26engager ces hommes
23:28et ces jeunes hommes
23:30sans basculer
23:31dans une logique
23:32de culpabilité collective
23:33et sans éluder
23:34cette responsabilité
23:36d'un modèle encore
23:37très largement dominant ?
23:38Comment est-ce qu'on fait
23:38pour les emmener
23:39dans une nouvelle vision
23:41du partage
23:43de notre société ?
23:44En fait,
23:45j'avais été frappée
23:46après MeToo
23:46quand vraiment
23:47la parole s'est libérée
23:48et que dans les journaux,
23:51dans les médias,
23:52les femmes racontaient
23:53ce que c'était
23:54qu'être une femme
23:54et l'exposition constante
23:57aux agressions sexuelles,
23:58aux violences sexuelles,
23:59au sexisme
24:00et beaucoup d'autres
24:01me disent
24:01« Waouh,
24:02si ça être une femme,
24:03je ne pensais pas
24:04que c'était à ce point-là ».
24:06Ils étaient absolument
24:07convaincus
24:07que ça pouvait nous arriver
24:08mais que c'était vraiment
24:09une exception dans notre vie
24:10et ils ont découvert
24:11que le sexisme
24:11c'était au quotidien.
24:13Donc,
24:15il y a de la pédagogie
24:16à faire.
24:17Il faut expliquer
24:18ce que signifie
24:20être une femme
24:21dans une société patriarcale
24:22et puis,
24:23il faut expliquer aussi
24:24aux hommes
24:24que oui,
24:25il y a des privilèges
24:26qui vont disparaître.
24:27Les hommes
24:29ont beaucoup de privilèges.
24:30Ils ont des privilèges économiques,
24:32ils sont mieux payés que nous,
24:33ils ont des privilèges sexuels,
24:35ils n'ont qu'à se servir
24:36ou demander,
24:38ils ont des privilèges matériels,
24:40beaucoup d'entre eux
24:40sont encore bien servis
24:42par les femmes à la maison,
24:43ils ont beaucoup de privilèges
24:45et donc,
24:46ces privilèges,
24:47ils vont forcément les perdre
24:49mais il y a beaucoup à gagner
24:51à vivre dans une société égalitaire.
24:53La même chose
24:54d'un certain point de vue
24:55que ce qu'on a gagné
24:56en passant de la monarchie
24:58à la République.
24:59Voilà,
24:59il y a eu des pertes de privilèges
25:01mais nous avons collectivement gagné.
25:03Et puis,
25:03les hommes féministes
25:04vous racontent le bonheur.
25:06Il faut qu'ils parlent.
25:07Voilà,
25:07parce que visiblement,
25:08leur parole est perçue
25:11comme étant plus objective
25:12que la nôtre.
25:13et puis,
25:14voilà,
25:14il faut un peu d'attention
25:15pour les autres
25:16et en fait,
25:18non,
25:18c'est pas tous les hommes
25:19ne sont pas des agresseurs sexuels
25:21mais il faut qu'ils aient tous conscience
25:22que les agresseurs sexuels
25:23sont quand même tous des hommes.
25:25Oui,
25:25ça c'est 90%.
25:28Merci Laurence Roussignol,
25:30merci pour ce partage.
25:32L'égalité est un projet avec.
25:34En ce qui me concerne,
25:35je suis convaincue
25:35qu'un changement profond
25:36doit s'opérer
25:37dans notre manière d'éduquer,
25:38de débattre,
25:39d'exercer le pouvoir,
25:40de penser la place des femmes
25:42et celle des hommes.
25:44Ensemble,
25:44nous n'avons pas seulement
25:45des droits à défendre,
25:46nous avons à réinventer
25:47un cadre commun
25:48et c'est peut-être là
25:49que commence réellement
25:50la force de l'engagement.
25:51La force de l'engagement,
25:52c'est chaque dimanche
25:53sur Sud Radio à 15h.
25:55Vous pouvez retrouver cette émission
25:57en podcast
25:58sur sudradio.fr,
25:59sur toutes les plateformes
26:00et je vous donne rendez-vous
26:01à dimanche prochain
26:02et bon 8 mars.
26:05C'était la force de l'engagement.
26:07Avec AJP,
26:09épargne,
26:09retraite,
26:10assurance emprunteur,
26:11prévoyance,
26:12santé.
26:13AJP.
26:13Sous-titrage Société Radio-Canada
26:14et je vous remercie.
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