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CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:01Huitième jour de guerre avec des frappes, tout azimut au Moyen-Orient, édition spéciale.
00:06Bienvenue sur CNews, le monde s'embrase, Beyrouth Sud sous les bombardements, l'Iran pilonné, on va y revenir,
00:13détonation en série dans les pays du Golfe et Donald Trump qui n'a qu'un seul message, la capitulation
00:18sans condition de la République islamique d'Iran.
00:20Pour vous accompagner ce soir, Faïmé Robiol, ancienne ingénieure iranienne, bonsoir.
00:24Bonsoir, Judith Vintraub, grand reporter au Figaro est avec nous, bonsoir Judith, Raphaël Staville du JDD nous accompagne et Olivier
00:31Vial, directeur du CERU.
00:33On va faire un point sur les toutes dernières informations qui nous parviennent avec vous, Isabelle Piboulot et puis ensuite
00:38on s'intéressera largement à ces nouvelles frappes sur Téhéran aujourd'hui.
00:43Isabelle, bonsoir.
00:46Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:48A la une, Israël continuera de frapper l'Iran avec toute sa force pour éradiquer le régime de la République
00:54islamique.
00:55Tsaal suit un plan méthodique, dit le Premier ministre israélien.
00:59L'État hébreu a pris le contrôle quasi total de l'espace aérien au-dessus de Téhéran grâce aux pilotes
01:05israéliens et américains, annonce Benyamin Netanyahoum.
01:08Le ministre français des Affaires étrangères s'est entretenu aujourd'hui avec Cécile Collère et Jacques Paris.
01:14Les deux Français, libérés de détention en novembre, sont assignés à l'ambassade de France à Téhéran.
01:20L'hypothèse d'une évacuation est à ce stade écartée.
01:23Le couple traverse une épreuve très difficile et fait preuve d'un courage extraordinaire, assure Jean-Noël Barraud, qui dit
01:30tout faire pour obtenir leur retour en France.
01:33Enfin, les corps de six soldats américains morts pendant la guerre sont transférés aux États-Unis.
01:38Donald Trump assistera au retour solennel des dépôts eu de cinq hommes et d'une femme réserviste tuée au Koweït.
01:45Le président américain a atterri sur la base militaire de Dover dans le Delaware pour un rituel sobre et millimétré
01:51en présence des familles, des victimes.
01:54Merci beaucoup Isabelle Pipelou, on vous retrouvera à 22h, je vous le disais, à 23h.
01:59Je vous le disais, frappe massive sur Téhéran aujourd'hui, Donald Trump l'avait promis d'ailleurs il y a
02:04quelques heures, on va y revenir.
02:05Mais avant, je vous propose de prendre la direction du Liban qui replonge dans la guerre.
02:10Des centaines de milliers de Libanais ont dû fuir la banlieue sud de Beyrouth.
02:14C'est le bastion du Hezbollah, des Libanais, otages finalement de la folie de cette milice terroriste chiite, proxy de
02:21l'Iran.
02:21Comme un suicide, finalement, le Hezbollah a décidé de venger la mort de Rameney en attaquant Israël, faisant replonger ce
02:28soir le Liban dans le chaos de la guerre.
02:31On va retrouver justement à Beyrouth, Georges Djamoury.
02:35Bonsoir, vous êtes membre du bureau politique du parti Kataeb Libanais.
02:38Vous étiez avec nous hier soir pour nous faire un point sur la situation.
02:42On vous retrouve donc sur CNews.
02:45Dites-nous, quelles sont les dernières informations depuis Beyrouth ?
02:51On sait qu'il y a eu de nouvelles frappes et notamment des sites stratégiques du Hezbollah qui ont été
02:57visés.
02:59Bonsoir, M. Kérenfleck. Merci pour votre accueil encore une fois.
03:02La situation est relativement calme à Beyrouth, contrairement à ce qu'on peut voir de l'extérieur.
03:06Dans la BK, il y a eu des manœuvres et même de graves accrochages hier soir
03:12avec la tentative de la récupération du corps d'un militaire israélien disparu il y a 40 ans.
03:19Malheureusement, ils n'ont pas pu l'avoir.
03:21Oui, heureusement, ils n'ont pu l'avoir.
03:23L'opération a fait 41 morts du côté libanais et ils se sont retirés immédiatement.
03:28À part ça, à Beyrouth, là, les drones reprennent au-dessus de chez nous.
03:32Là, au temps où je vous parle actuellement, c'est assez tendu.
03:36On attend n'importe quel moment parce qu'on a reçu l'alerte dans l'après-midi pour évacuer.
03:41Donc, on attend les tirs malheureusement.
03:42Et on a un désastre dans ce contexte humanitaire qui semble se profiler avec le Hezbollah qui a donc servi
03:49l'Iran depuis 1982
03:50et qui plonge aujourd'hui le Liban à nouveau dans le chaos de la guerre.
03:55Quel est l'état d'esprit de la population ce soir ?
04:00La population est désespérée parce que ça fait quand même 48 heures que les gens sont sortis de chez eux
04:04dans la banlieue de Beyrouth.
04:06Le sud, ça fait plus qu'une semaine.
04:09Le Hezbollah n'a pas prévu quoi que ce soit.
04:12Ils se sont engagés dans la guerre sans prévoir ni d'acheminement, ni de médicaments, ni d'emplacement pour la
04:19résidence des gens.
04:19Il y a encore des gens qui sont au bord du rivage de Beyrouth.
04:23Il y a des gens qui sont encore dans les rues.
04:24Pas plus tard que ce matin, j'ai vu une famille avec des enfants au bord de la route en
04:29train d'attendre,
04:29de trouver un endroit où se réfugier.
04:31À côté de ça, quand vous parliez du pouvoir du Hezbollah qui a culminé en 2016 en élisant un président
04:38de la République
04:39à l'unanimité, à l'exception des députés de mon parti qui n'ont pas voté pour lui,
04:43mais le Hezbollah a réussi par ses manœuvres politiques au Liban de mettre la main sur tout l'État,
04:48y compris la présidence de la République qui aujourd'hui, heureusement, est reprise par le président Joseph Ronde
04:55qui, pour une fois depuis 40 ans, on a un président, un vrai président libanais qui n'est pas issu
05:00d'une pression
05:01qui vienne de la Syrie ou du Hezbollah.
05:04Il est vraiment indépendant avec son gouvernement et on attend beaucoup, beaucoup de ce président
05:08et de ce gouvernement pour que l'armée puisse reprenne les choses en main.
05:12Rome ne s'est pas faite en un seul jour, donc on ne peut pas trop exiger du président ou
05:19de l'armée,
05:19mais le temps presse, le Liban doit reprendre les choses en main, sinon on va subir les menaces
05:28et on va subir encore une guerre pour quelques jours et quelques semaines encore.
05:32Des milliers de déplacés, nous le disions, est-ce qu'il n'y a pas le risque de voir fuir
05:38des membres du Hezbollah
05:39justement dans le flux de ces déplacés ?
05:43N'oubliez pas qu'on a eu une première guerre en 2024 et il y en a beaucoup qui sont
05:48partis,
05:49pas forcément du Hezbollah seulement, mais beaucoup de Libanais sont partis
05:52et dans ce premier lot, il y en a beaucoup qui sont partis.
05:55N'oubliez pas qu'aussi, c'est une milice qui est bien endoctrinée,
06:00donc le noyau dur du parti va rester jusqu'au bout et on l'a vu et on l'a
06:05entendu.
06:06D'autres personnes pourraient partir, vous savez, il n'y a pas beaucoup de vols pour partir du Liban
06:10et la frontière syrienne est fermée et par la mer, ce n'est pas très évident.
06:16À part ça, les gens qui sont sur place, il y a surtout des gens qui renoncent à leur appartenance
06:21au Hezbollah.
06:22Il y a beaucoup de vidéos qui circulent, il y a beaucoup de personnes qui nous disent
06:25qu'on a tout donné à ce parti-là, on a cru à la cause qu'ils défendaient,
06:30mais aujourd'hui on ne peut plus suivre, on est arrivé à une situation qu'on a tout perdu.
06:34Vous vous rendez compte, vous quittez votre maison le matin parce qu'il y a eu une alerte
06:39et dans la journée, il y a un missile qui détruit l'immeuble, un immeuble de 10, 15 appartements,
06:44vous perdez absolument tout.
06:45Merci.
06:46Et pour quelle cause ?
06:47Merci, merci beaucoup.
06:49On viendra vers vous régulièrement prendre des nouvelles, Georges Amoury,
06:52mais vous le voyez, priorité au direct, puisque en ce moment même,
06:56vous voyez ce rapatriement des corps des soldats américains tués au combat,
07:00donc dans cette guerre face à l'Iran.
07:03Nous voyons donc ici l'avion militaire qui a transporté les dépouilles des militaires
07:09qui vient d'atterrir à la base aérienne de Dover, c'est dans le Delaware,
07:13pour la cérémonie qui va démarrer dans quelques instants en présence,
07:17et on va le voir sur ces images, de Donald Trump et de son épouse,
07:23Judith Vintraub, une image peut-être qui va résonner particulièrement aux Etats-Unis,
07:27quelques heures après cette déclaration d'ailleurs du président américain,
07:30d'annoncer qu'en ce moment même, Téhéran est sous les bombes.
07:36Oui absolument, Donald Trump s'était engagé à ce que les Etats-Unis
07:44n'interviennent pas dans les conflits de par le monde.
07:48Il le fait, et je trouve qu'il le fait heureusement,
07:53mais il le fait en violation de ses promesses de campagne et de ses engagements.
07:57C'est sûr que l'image de ces réservistes, car ce sont tous des réservistes tués,
08:04va renforcer dans l'opinion la peur, la détestation,
08:10et parfois l'incompréhension, je parle de l'opinion américaine,
08:15le discours de Trump ne brillant pas par ailleurs par sa clarté sur ses objectifs de guerre.
08:21Alors, très intéressant.
08:22Sa propre majorité est divisée, ces images-là sont terribles de ce point de vue-là.
08:27Ses objectifs de guerre, effectivement.
08:29Il y a peut-être, Raphaël Steinville, ce flou qui traverse une partie de l'Occident
08:34sur les intentions de Donald Trump.
08:36Il a dit clairement qu'il veut sauver le monde.
08:40C'est ça, qu'il va débarrasser le monde de ses terroristes,
08:43notamment de la République islamique d'Iran.
08:45Et c'est d'ailleurs dans le JDD, demain, un angle que les téléspectateurs vont pouvoir lire,
08:50découvrir, c'est cette stratégie de Donald Trump.
08:53Finalement, est-ce si flou que ça ?
08:55On a quand même le sentiment où tout était bien huilé.
08:58Disons que si aujourd'hui, Donald Trump maintient une sorte d'ambiguïté sur ses objectifs de guerre,
09:06c'est probablement aussi parce que le président américain veut pouvoir signer la fin de la partie
09:12quand il jugera bon de pouvoir décider qu'il a obtenu ce qu'il voulait, c'est-à-dire la
09:19victoire.
09:20Alors, est-ce que c'est un changement de régime ? Est-ce que c'est la fin du programme
09:25nucléaire du régime des MOLA ?
09:28Tout ça, justement, n'est pas précisé par Donald Trump pour justement pouvoir tirer tous les bénéfices de cette opération.
09:38Après, dans le JDD, surtout, nous insistons sur le fait que Donald Trump, dans sa stratégie,
09:45dans son plan, veut d'abord rentrer dans l'histoire, rentrer dans l'histoire en faisant le travail que ses
09:53prédécesseurs,
09:54depuis des années, n'ont pas réalisé.
09:56Et c'est vrai sur l'Iran, c'était vrai sur le Venezuela, c'est vrai également dans le cadre
10:02de sa politique intérieure
10:03en matière d'immigration, d'économie, sur les tarifs douaniers notamment.
10:08Et donc, c'est aussi sa manière d'imprimer sa marque, de s'emparer d'un certain nombre de sujets
10:14que les autres délaissaient ou se refusaient de prendre à bras-le-corps.
10:19Dernier sujet qui est intéressant, parce qu'il date d'aujourd'hui même,
10:23c'est Donald Trump qui a expliqué que Cuba serait le prochain dossier, il dit « on va s'en
10:32occuper ».
10:33Donc, ça fait partie d'une sorte de tout pour comprendre la stratégie et les ambitions de Donald Trump.
10:41Alors, Donald Trump peut-il sauver le monde ?
10:43Ça avait une interrogation, alors que nous voyons, vous vivez en direct ces images,
10:46les dépouilles des soldats américains morts dans cette guerre contre l'Iran
10:50sur la base aérienne de Dover en présence de Donald Trump, de son épouse.
10:54On a vu également le chef du Pentagone à l'instant sur ces images,
10:58Faïm et Robiol.
10:59En tout cas, cette opération militaire qui s'est accentuée aujourd'hui,
11:02cette opération militaire israélo-américaine sur Téhéran,
11:07eh bien, il y a une certitude, c'est qu'une partie de la population iranienne,
11:11aujourd'hui, salue cette action militaire israélo-américaine.
11:15Je pense que le 8 et le 9 janvier, ce qui s'est passé,
11:19c'est accentué, les Iraniens ont compris que la main vide,
11:23ils ne peuvent jamais arriver, et donc, ils s'allument largement,
11:27et ils attendent que le régime capitule complètement et qu'il s'en aille.
11:34Et ce que vous disiez au sujet de Donald Trump,
11:37moi, j'imagine Donald Trump qui va entrer dans l'histoire
11:40en signant cette capitulation à l'ambassade des États-Unis à Téhéran.
11:46Donc, vous voyez, ça nous emmène à 50 ans erreurs qui ont été faites,
11:51et cette tâche qui est restée au niveau des États-Unis,
11:55que son ambassade a été pendant 444 jours occupée par des étudiants
12:04complètement intégristes, et que Roménie les a encouragés.
12:08Mais en tout cas, les Iraniens, ils attendent la fin.
12:12Et calmement, et calmement, ils se croient de chez eux.
12:15Justement, on va s'intéresser à la situation en Iran,
12:17puisque vous avez eu des nouvelles récentes de personnes sur place.
12:21Mais avant, arrêtons-nous avec vous, Olivier Vial, sur ces images.
12:25Donc, c'est des pouilles de six soldats américains.
12:27L'interrogation peut-être, c'est quel effet dans l'opinion publique, ces images ?
12:31Puisqu'une nouvelle fois, des Américains sont morts à la guerre,
12:36et Donald Trump, Judith le rappelait, ne voulait pas s'engager dans un conflit.
12:41En fait, effectivement, on sait que dans les grandes démocraties,
12:45un conflit se joue sur deux champs de bataille différents.
12:48Il y a le champ extérieur et il y a le champ intérieur.
12:51Et autant sur le champ extérieur, même les ambiguïtés dont a parlé Raphaël
12:55peuvent être une chance, parce qu'effectivement,
12:56ça ouvre beaucoup plus de marge de manœuvre.
13:00Autant sur le champ intérieur, on sent aujourd'hui qu'il y a effectivement
13:03une incompréhension de la base sur quel est réellement l'objectif.
13:08Effectivement, le fait d'avoir des premiers morts qui reviennent,
13:11c'est clairement quelque chose qui peut inquiéter l'opinion américaine.
13:15Mais je crains qu'en réalité, aujourd'hui, il y a d'autres enjeux aux Etats-Unis,
13:21notamment la question du pouvoir d'achat était extrêmement importante.
13:25Et donc, l'augmentation du pétrole, qui a déjà augmenté de façon très importante
13:30depuis le début de la semaine aux Etats-Unis,
13:32pourrait être effectivement un accélérateur d'une crise de l'opinion publique américaine.
13:38Et il a une fragilité.
13:40Il va falloir qu'effectivement, il la traite.
13:42Sur les morts, ils ont mal communiqué au tout début de la semaine,
13:46que ce soit lui ou son ministre de la guerre,
13:48qui ont donné l'impression de minimiser le drame qu'étaient ces morts-là.
13:54Ça a été très mal compris, notamment des influenceurs magas,
13:58qui ont beaucoup communiqué sur le fait que c'était un drame humain important
14:03et que le président de la République et surtout le ministre de la guerre
14:07avait minimisé ces morts en disant effectivement que c'était des fake news
14:13et qu'en fait, il y avait surtout une volonté d'une partie des médias américains
14:16de mettre trop la lumière sur les morts et pas assez sur les objectifs.
14:20Sur l'opération et ses succès.
14:23Ce qu'on peut tout à fait comprendre, mais c'est vrai que ça a été mal perçu
14:26dans l'opinion américaine parce que c'est toujours très compliqué
14:29de voir des cercueils arriver sur le territoire américain
14:35avec les drapeaux américains dessus.
14:36Et c'est une image qu'ils ne voulaient pas revoir.
14:38On va y revenir justement sur cette opération militaire,
14:41mais avant Judith Vintraub, sur les images que nous sommes en train de voir.
14:44Si vous nous rejoignez sur ces news, Donald Trump qui accueille donc
14:47les dépouilles de six soldats américains sur la base aérienne de Dover.
14:52Oui, en plus ces images interviennent à un moment où parmi les incertitudes
14:59alimenter Adessa ou laisser comme tel parce que Donald Trump n'a pas tranché
15:07entre les choix stratégiques qu'on lui a forcément soumis.
15:10Il y a la certitude sur les troupes au sol, les hommes au sol.
15:14Et on est vraiment là au cœur du sujet avec ces images
15:17puisqu'il a dit absolument tout et son contraire sur la question.
15:22Je rappelle que c'était lundi dernier, il a dit oui, pourquoi,
15:26on peut envisager une santé d'Iséria.
15:31Avant c'était il n'en est pas question, maintenant on laisse entendre
15:35aux États-Unis, en tout cas la presse américaine s'en fait l'écho,
15:39que des forces spéciales pourraient être envoyées en tout petit nombre.
15:43Donc vraiment là, on est au cœur du cégep pour ce qui peut toucher
15:49le plus l'opinion américaine.
15:51En plus, il y a quelque chose, c'est que par rapport à d'autres conflits,
15:55l'opinion américaine n'a pas été préparée en amont.
15:58Effectivement, les Iraniens, je pense que comprennent très bien
16:00l'utilité de l'opération.
16:02Mais aux États-Unis, en fait, il n'y a pas eu cette opération.
16:06Donald Trump est dans des actions de communication aujourd'hui
16:09extrêmement rapides.
16:09Il est passé du sujet du Venezuela à celui de l'Iran.
16:12Mais du coup, les Américains n'ont pas compris, n'ont pas été préparés suffisamment.
16:17On comprend que la surprise soit un élément qu'a voulu préserver Donald Trump.
16:21D'après ce qu'a dit le Premier ministre saïlien ce soir, Netanyahou,
16:25en fait, ils en avaient discuté.
16:27Et lui, après même, il a envoyé toute l'arsenal,
16:31ça aurait pu être un moment qu'il utilise de pédagogie sur les enjeux.
16:37Et si on frappe, pourquoi on frappe ?
16:39Ça n'a pas été suffisamment...
16:40C'est tellement vrai, c'est que pour essayer de raccrocher
16:44au narratif qui est le sien
16:46et aux promesses qu'il avait faites à ses électeurs,
16:48et notamment à la base de Maga,
16:50on a entendu dans les premiers jours de cette guerre
16:54Donald Trump et son secrétaire à la défense, Pete Exet,
16:58expliquer que nous n'avons pas commencé la guerre,
17:00mais avec Donald Trump, nous allons la finir.
17:02Donc c'était comme si, finalement, il fallait réécrire
17:09un petit peu l'histoire telle qu'elle était...
17:11Ne pas assumer, en tout cas.
17:12Ne pas assumer absolument ce qui est en train de se passer,
17:15mais expliquer que c'était vraiment pour clôturer le chapitre des MOLA
17:20que Donald Trump s'était saisi de ce dossier.
17:23Toujours est-il que militairement, pour le moment,
17:25les États-Unis ne semblent pas engagés dans un bourbier.
17:29Il n'y a pas de troupes au sol.
17:30Dans un premier temps, peut-être que cela reviendra,
17:32on va en parler.
17:34Mais cette opération militaire, qui semble être un succès,
17:37on va en parler avec Edouard Kukurman.
17:40C'est l'ancien porte-parole de l'armée israélienne
17:43qui est en liaison avec nous.
17:45Merci, Edouard Kukurman, d'avoir accepté notre invitation.
17:47Peut-être, dans un premier temps, vous voyez donc ces images
17:50des dépouilles des soldats américains en direct,
17:53en présence de Donald Trump, qui sont arrivés sur la base aérienne.
17:56Et dans le même temps, vous voyez, sur la petite fenêtre,
18:00cette vidéo qui a été postée cet après-midi,
18:03la vidéo d'un bombardier d'un avion B-52.
18:07Alors, c'est un bombardier capable de transporter
18:09jusqu'à 31 tonnes de bombes, de missiles,
18:12y compris des bombes nucléaires.
18:15Et ce qui est intéressant, c'est que cette vidéo
18:17postée par le chef du Pentagone,
18:19eh bien, il y a cette phrase,
18:21nous les frapperons alors qu'ils sont down,
18:23c'est-à-dire qu'ils sont déjà au plus bas.
18:26Ma question est claire, Edouard Kukurman,
18:28qu'est-ce que vous y voyez, une communication,
18:31élément de communication,
18:32ou alors, finalement, l'annonce peut-être d'une frappe
18:35qui pourrait être terrible et ultime
18:37pour les gardiens de la Révolution ?
18:40Je pense que durant la première semaine,
18:42il y avait des cibles très précises
18:44et qui a été menée en coopération très étroite
18:48entre l'armée de l'air israélienne et américaine,
18:50notamment les systèmes de lance-missiles,
18:54les systèmes solaires,
18:56également, évidemment,
18:57les infrastructures militaires et nucléaires.
19:00Mais dans la deuxième semaine,
19:04il y a d'autres cibles.
19:05Et là, effectivement,
19:07les bombardiers américains peuvent avoir
19:09un rôle majeur.
19:10Il y a d'une part
19:12toutes les usines de production
19:16de cette infrastructure militaire
19:18qui a été créée au fil des années
19:20par ce régime des MOLA.
19:22Il y a quand même 5 000 points
19:24qui sont ciblés.
19:25Donc, ça nécessite
19:28une armada massive
19:30qu'Israël n'a pas seule.
19:31Et donc, le fait
19:32qu'il y ait une complémentarité
19:33entre la flotte
19:34et la force aérienne américaine
19:37et la force aérienne israélienne,
19:40c'est extrêmement complémentaire.
19:41On a également,
19:43dans la première semaine,
19:44ciblé les dirigeants
19:45de ce régime.
19:47Là, on a vu ce soir
19:48quand même un événement
19:49qui est majeur à mes yeux.
19:50C'est que, pour la première fois,
19:52on a ciblé cette nuit
19:57des centres pétroliers
19:59au port de Téhéran.
20:01Et c'est Israël
20:02qui a attaqué cette cible.
20:04Il faut savoir que, par exemple,
20:06les États-Unis n'ont pas permis
20:07aux Ukrainiens d'attaquer
20:10ces infrastructures pétrolières
20:14en Russie
20:14en utilisant l'armement américain
20:16parce que ça peut avoir un effet
20:18sur le prix du pétrole.
20:20Là, il y a eu un green light,
20:22donc un feu vert,
20:23pour que les Israéliens opèrent
20:25en ciblant ces infrastructures pétrolières,
20:27ce qui a un impact majeur
20:29parce qu'il ne faut pas oublier
20:30que le financement
20:31de cet arsenal militaire iranien,
20:36il a été financé
20:37par les pétrodollars
20:38pendant des dizaines d'années
20:40et qu'à partir du moment
20:41où on cible
20:42cette source de financement,
20:44ça va avoir un impact énorme
20:47sur le régime des Mola.
20:49Revenons sur ces bombardements
20:51massifs sur l'Iran.
20:53Israël qui dit avoir frappé l'Iran
20:55à 3400 reprises
20:57et Benyamin Netanyahou
20:58qui nous apprend ce soir
20:59qu'Israël a le contrôle quasi-total
21:01de l'espace aérien iranien.
21:03Très concrètement,
21:04d'un point de vue militaire,
21:05cela veut dire quoi,
21:07Edouard Kuckerman ?
21:08Ça veut dire que les forces aériennes,
21:10israéliennes et américaines
21:12peuvent survoler l'ensemble
21:14du territoire iranien,
21:15ce qui est extrêmement important
21:17pour continuer de déployer
21:20les forces aériennes
21:22qu'on veut faire opérer
21:24pendant la prochaine semaine.
21:25Et puis, ça peut également
21:26être un soutien
21:27à la population civile iranienne
21:30qui peut, à un moment ou à un autre,
21:32se manifester
21:33et qui auraient sans doute
21:35et qui pourraient plus facilement opérer
21:37s'ils ont par exemple
21:39un support de drones,
21:40d'avions ou d'hélicoptères
21:42qui peuvent opérer
21:43et qui peuvent éliminer
21:45les risques
21:47de voir les forces iraniennes
21:50leur tirer dessus.
21:51Alors que nous vivons en direct
21:53ces images
21:53depuis la base aérienne
21:55d'Oeuvre aux Etats-Unis
21:56où on a vu Donald Trump
21:58regagner son véhicule.
22:00Restez avec nous,
22:01Édouard Kuckerman,
22:03on a d'autres questions
22:03à vous poser
22:04concernant cette opération militaire
22:05mais avant,
22:06Fahim et Robiol,
22:07vous avez eu sur place
22:09des Iraniens.
22:09C'est-à-dire que là,
22:10ce qu'on a bien compris
22:11que c'était un déluge de feu
22:14sur les infrastructures
22:15des gardiens de la Révolution,
22:17des Molas.
22:18Mais cette population,
22:19comment est-ce qu'elle vit
22:20cette situation
22:21qui, on l'imagine bien,
22:22est une situation de guerre terrible
22:24et angoissante ?
22:25D'abord,
22:27tant que j'ai compris,
22:29les cibles sont
22:30très, très précis.
22:32C'est-à-dire,
22:32chaque cible
22:33qui est frappée,
22:35quand on regarde
22:35sur la cartographie,
22:37on voit la raison.
22:38On voit la raison,
22:40y compris dans les endroits
22:41où, par exemple,
22:42les petites villes,
22:44villages
22:44que je n'avais jamais
22:45entendu parler.
22:47Hier soir,
22:47je vais discuter
22:48avec quelqu'un
22:49qui avait un téléphone
22:50non iranien
22:51et qui est à Téhéran
22:52et qui m'a expliqué
22:54que les gens
22:56sont drôlement calmes.
22:58Ils sortent seulement
22:59pour acheter du pain
23:00et quelques épiceries
23:02qui sont ouvertes
23:03quelques heures par jour.
23:05Il y a des checkpoints
23:06partout
23:06qui opèrent,
23:09mais les gens
23:11attendent
23:11que ça se finisse.
23:14Quant au régime,
23:16hier,
23:17vous savez,
23:18ils ont frappé
23:19l'endroit
23:20où ils se trouvaient
23:21Khamenei.
23:22Mais cet endroit-là
23:23est sous un hôpital
23:26et j'ai regardé
23:28le 3D
23:29fait par Israéliens.
23:32Il y a cinq étages
23:33où les voitures
23:34peuvent entrer
23:34et il y avait encore
23:36des hauts personnalités
23:38qui étaient cachées
23:39et c'est pour ça
23:40que cet endroit précis
23:41a été frappé.
23:42Ils se cachent effectivement
23:43en sous-sol,
23:44dans des tunnels.
23:45Cela nous fait penser
23:45aux terroristes du Hamas.
23:47Ce sont les mêmes méthodes.
23:48C'est eux
23:49qui les ont appris
23:50il faut le regarder
23:52comme ça.
23:53Et puis,
23:54autre chose,
23:55c'est les frappes
23:56dans les endroits
23:57où on peut
23:59stopper
24:01les outils
24:03pour pouvoir
24:04envoyer
24:05des missiles,
24:06c'est-à-dire
24:07les produits
24:09de propulsion.
24:11Donc,
24:11tous ces endroits-là
24:12ont été attaqués
24:13de façon,
24:14comme je disais,
24:15extrêmement précise.
24:17qui nous dit
24:18à quel point
24:19aussi
24:19les forces israéliennes
24:21et américaines
24:21étaient renseignées.
24:22Ils étaient renseignées
24:24et avaient préparé
24:25l'opération
24:26qu'elle n'a.
24:27Aucune approvisation.
24:28Depuis des années
24:29et des années.
24:30Parce que,
24:30chaque fois que vous êtes
24:32en face
24:32d'un régime
24:35totalitaire
24:35qui massacre
24:36sa population,
24:37les gens trouvent
24:38d'autres moyens
24:39pour pouvoir
24:40se débarrasser.
24:41Et là,
24:41on voit bien,
24:42ce ne sont pas
24:42des Israéliens
24:43qui sont sur place,
24:44c'est bien des Israéliens.
24:46Il y a beaucoup
24:49de renseignements
24:50et on sait
24:50qu'en Iran,
24:51le renseignement
24:52est sûrement
24:52un des pays
24:53où on connaît
24:54le mieux justement
24:55parce que,
24:55et c'est aussi
24:56la preuve
24:56qu'il y a
24:58une population
24:58iranienne
24:59qui est très hostile
25:00au régime
25:01parce qu'en fait,
25:02une grande partie
25:03du renseignement,
25:03elle vient aussi
25:04de cette capacité
25:05à avoir
25:06des informateurs
25:07sur le terrain,
25:08à avoir des agents
25:08doubles de temps en temps.
25:09Mais ça,
25:10effectivement,
25:11c'est la preuve même
25:12que petit à petit,
25:14au sein de la population,
25:15il y a des alliés possibles
25:16pour justement
25:17les Américains
25:18et les Israéliens.
25:18Edouard Tuckerman,
25:19ancien porte-parole
25:20de l'armée israélienne
25:21qui est toujours avec nous,
25:22Benyamin Netanyahou
25:23qui parle ce soir
25:24d'un plan méthodique
25:25pour éradiquer
25:26le régime iranien.
25:28Quelle est la stratégie ?
25:30Quel est ce plan ?
25:30La stratégie militaire
25:31israélo-américaine
25:32pour le moment ?
25:33Alors,
25:33on l'a compris,
25:34viser des cibles stratégiques
25:35très certainement
25:37des gardiens
25:38de la Révolution,
25:39des Mollahs.
25:40Alors,
25:40comment se coordonnent
25:41les deux pays ?
25:42Et finalement,
25:43jusqu'à où ?
25:44Quelle est la prochaine phase
25:46si je puis dire ?
25:48Comme je l'ai dit,
25:49le fait qu'ils aient ciblé
25:50des sites pétroliers,
25:51c'est quand même
25:52un point important
25:52parce que ce régime,
25:54il arrive à se financer
25:56grâce à l'argent
25:58du gaz
25:59et du pétrole iranien.
26:00Et c'est comme ça
26:01qu'il arrive également
26:02à corrompre
26:03l'ensemble
26:04des leaders
26:06de ce régime
26:06et en même temps
26:07de financer
26:08l'armée iranienne.
26:10et donc à partir
26:11du moment
26:12où il y aura
26:12un problème
26:13de financement,
26:14on pense qu'il peut
26:15qu'il y ait
26:15une désertion
26:16assez massive
26:17de la part
26:17des soldats iraniens
26:20et par ailleurs,
26:21on pense que
26:22les groupes,
26:24les minorités
26:25qui sont,
26:26qu'ils soient les Kurdes
26:26ou d'autres minorités,
26:28vont également
26:29donner un support
26:30supplémentaire
26:30qui va permettre
26:31à la population
26:32civile iranienne
26:33de prendre le pouvoir
26:35avec,
26:36on espère,
26:38le soutien
26:40qu'on aura apporté
26:41grâce à l'intervention
26:42militaire
26:44américaine
26:44et israélienne.
26:45Donc,
26:45Edward Cukerman,
26:46ça veut dire
26:46pas de force
26:48américaine
26:49ou israélienne
26:50de force militaire
26:52déployée sur le terrain,
26:53mais les Kurdes irakiens,
26:55qui sont d'ailleurs
26:56visés
26:56par la République
26:57islamique d'Iran,
26:59c'est le pari
26:59de Donald Trump
27:00finalement
27:01que ces Kurdes irakiens
27:02aident à aider
27:03la population iranienne
27:04à se libérer
27:05dans un second temps.
27:06C'est ça
27:06qu'il faut comprendre ?
27:08Il y a d'autres minorités,
27:10il y a par exemple
27:11la minorité arabe sunnite,
27:13il y a,
27:15l'ensemble de minorités
27:16représente à peu près
27:1749% de la population.
27:19Donc,
27:19on peut voir
27:20ces groupes
27:21soutenir
27:22cette révolution,
27:23ces organisations
27:25ont également
27:26des infrastructures militaires
27:27qui peuvent être
27:29également fournies
27:30à la population civile
27:31dans des villes
27:32comme Téhéran
27:33et je pense
27:34qu'il va y avoir
27:35évidemment
27:36un support
27:38par ces minorités
27:41qui va permettre
27:42d'opérer
27:42de manière efficace
27:43pour essayer
27:45de faciliter
27:47cette révolution.
27:50Julie de Vintraub,
27:51on a quand même
27:52le sentiment
27:52que tout,
27:53depuis le début,
27:54tout est tout de même
27:55assez huilé
27:56puisqu'il y avait
27:57ce temps
27:57des négociations.
27:58Alors,
27:59le temps des négociations,
28:00est-ce que ce n'était
28:01pas un trompe-l'œil
28:02justement pour préparer
28:03toutes ces opérations,
28:04organiser la défense civile
28:06et attendre le bon moment
28:07où tout le rameneu
28:09et les gardiens
28:09de la révolution
28:10soient réunis ensemble
28:12pour frapper ?
28:13Ce qu'on peut dire,
28:14c'est que le scénario
28:16de l'attaque
28:17était écrit
28:18et travaillé
28:19depuis des années.
28:21Après son déclenchement,
28:24quel a été
28:25la part,
28:26le rôle
28:27d'entraînement
28:28d'Israël
28:28vis-à-vis
28:29des Etats-Unis,
28:30quelle a été
28:31l'envie
28:32des Etats-Unis
28:33de choisir
28:34ce moment-là,
28:35dans quelle mesure
28:36est-ce qu'Israël
28:37aurait forcé la main
28:39à son allié américain ?
28:41On n'est pas
28:42dans le secret des lieux,
28:43c'est extrêmement difficile
28:44de le comprendre,
28:45mais l'important,
28:47c'est qu'on assiste là
28:49à l'application
28:51d'un scénario
28:52très bien écrit
28:53par les experts militaires,
28:56évidemment.
28:57Après,
28:58c'est pour les Américains
29:00Donald Trump
29:01qui décide.
29:01Et forcément,
29:03dans ces cas-là,
29:04quand vous êtes
29:04chef d'Etat,
29:05les experts militaires
29:07vous proposent
29:08plusieurs options.
29:09Sinon,
29:10vous les virez.
29:10Si vous avez devant vous
29:12un chef militaire
29:13qui vous dit
29:13c'est comme ça
29:14et pas autrement,
29:15en général,
29:16il ne reste pas longtemps.
29:17Edouard Kuckerman,
29:18avant de vous libérer
29:19peut-être cette dernière question,
29:20qu'est-ce qui a fait
29:21effectivement
29:22que l'armée américaine
29:24et l'armée israélienne,
29:25il y a maintenant
29:25huit jours,
29:26décident de frapper ?
29:30Pendant longtemps,
29:32Israël était le seul pays
29:33à indiquer
29:35que les missiles
29:37à longue portée
29:37étaient un risque
29:38pour l'ensemble
29:40des pays environnants
29:42et on a fait
29:43une pression importante
29:44sur ce point-là
29:44dans les négociations.
29:46Les Américains
29:47se sont concentrés
29:48sur le nucléaire.
29:51C'est vrai
29:51que la menace nucléaire
29:53est la menace
29:53qui pèse le plus
29:55parce qu'on sait exactement
29:57que l'objectif
29:58de ce régime d'Emola
30:00c'était la destruction
30:01de l'État d'Israël
30:02mais Israël
30:03était le petit Satan.
30:04Le grand Satan
30:05c'est les États-Unis
30:06donc il y a une menace
30:07qui pèse à terme
30:08sur les États-Unis
30:09mais on voit
30:10à quel point
30:10les missiles balistiques
30:12et les missiles
30:13longs portés
30:14affectent tous les pays
30:15de la région.
30:15Aujourd'hui,
30:16tous les pays de la région
30:17et les pays sunnites
30:18modérés sont unanimes
30:19pour désigner
30:20que le problème
30:20c'est également
30:21non seulement le nucléaire
30:22mais les missiles.
30:23Donc aujourd'hui
30:24on a le support
30:26des pays sunnites
30:27le support des États-Unis
30:28mais il était clair
30:30que c'est une menace
30:31pas seulement
30:31pour le Moyen-Orient
30:33pas seulement pour Israël
30:34mais pour tout l'Occident.
30:35C'est un régime
30:36on a vu ce qu'il a été capable
30:37de faire
30:38contre son propre peuple
30:39et moi je suis plutôt surpris
30:41que l'Europe
30:42la France en particulier
30:44n'ait pas elle-même
30:45pris l'initiative
30:48d'une action
30:49contre ce régime
30:50qui a été meurtrier
30:53pour son propre peuple
30:55mais qui a également
30:56touché les Européens
30:58qui a, il faut le rappeler
30:59grâce à ces proxys
31:01notamment par procuration
31:03ils ont financé
31:04des organisations terroristes
31:05comme le Rizbala
31:05qui a tué
31:06des soldats français
31:07donc rien n'a été fait
31:09du côté européen
31:10et je pense qu'après
31:11le massacre
31:12de dizaines de milliers
31:13d'Iraniens
31:13je m'attendais
31:14que l'Europe se réveille
31:15et agisse
31:17contre l'Iran
31:18pour l'instant
31:18il n'y a que les États-Unis
31:20et Israël
31:21qui le fait
31:21il faut se rappeler
31:22que la dernière fois
31:23qu'il y avait une coopération
31:23stratégique entre Israël
31:25et un autre pays
31:25ça a été avec la France
31:27en 1956
31:28il y avait une coopération
31:29très étroite
31:30qui a permis
31:31de faire l'opération
31:32de Sinaï
31:33mais qu'aujourd'hui
31:34cette coopération
31:35elle est extraordinaire
31:36entre les États-Unis
31:37et Israël
31:38et on voit à quel point
31:39il y a une complémentarité
31:41entre les forces
31:42américaines et israéliennes
31:43sur cette opération
31:44en Iran
31:44Alors justement
31:45Edouard Kuckerman
31:46on va nous ici
31:47autour du plateau
31:48s'intéresser
31:48sur la posture de la France
31:49avant de vous libérer
31:50Fahamie Robiol
31:52qui est sur notre plateau
31:53ancienne ingénieure iranienne
31:54avait un message
31:56à vous passer
31:58Bonsoir monsieur
31:58puisqu'il y a
32:00une autoroute
32:03aérienne
32:03entre Tél'Aviv
32:05et puis Téhéran
32:06je voudrais
32:07s'il vous plaît
32:08les gens ont faim
32:10les gens sont dans
32:11une situation économique
32:12catastrophique
32:13qui a été empirée
32:15après ce massacre
32:16parce qu'ils étaient obligés
32:17de payer
32:18de payer
32:18un milliard
32:19d'automans
32:20pour récupérer
32:21le corps
32:21de leur chair
32:23donc s'il vous plaît
32:24puisque vous dites
32:25qu'il va y avoir
32:26des hélicoptères
32:26etc
32:27organisez
32:28le plus rapidement possible
32:29l'aide humanitaire
32:31aux Iraniens
32:32vous avez parlé
32:33de Baluchistan
32:33les gens à Baluchistan
32:35ils ont faim
32:35depuis des mois
32:36ils ont faim
32:37donc je pense
32:38parallèle
32:39il faudrait penser
32:40à une aide humanitaire
32:42urgente
32:42merci
32:43bien noté
32:45mais je pense
32:45que l'objectif
32:47du peuple iranien
32:48la majeure partie
32:49plus de 40%
32:50du peuple iranien
32:51c'est d'abord
32:51de se débarrasser
32:52de ce régime
32:53et ensuite
32:53je pense que
32:55le pays à l'Iran
32:56pourra devenir
32:57une nation
32:59forte économiquement
33:00et qui pourra coopérer
33:01à terme
33:02avec Israël
33:02et j'espère
33:03qu'on pourra signer
33:04un accord d'Abraham
33:05qui sera élargi
33:06je dirais
33:07Cyrus le Grand
33:08ça va être encore
33:10plus important
33:11qu'Abraham
33:12merci
33:12Inch'Allah
33:13Merci beaucoup
33:15Edouard Kikerman
33:16pour vos éclairages
33:17ce soir
33:18alors effectivement
33:19l'ancien porte-parole
33:21de Tzahal
33:21qui s'interrogeait
33:22sur la posture
33:22de la France
33:24alors vous faites
33:25la moue
33:25c'est-à-dire
33:26que c'est pas étonnant
33:27je pense qu'Edouard Kikerman
33:28n'est pas du tout étonné
33:29rappelez-vous
33:30on parlait
33:31de la situation dramatique
33:32du Liban
33:33au début de l'émission
33:35rappelez-vous
33:35l'absence de réaction
33:36d'Emmanuel Macron
33:39quand Israël
33:40a exécuté
33:42Nasrallah
33:43qui était le chef
33:43du Hezbollah
33:45il n'y a pas eu
33:46un mot
33:48On va rappeler
33:49aux téléspectateurs
33:50et je vous donne
33:50la parole Olivier
33:51il y a le Charles de Gaulle
33:52qui est déployé
33:53en Méditerranée
33:54vous avez des bases
33:55qui sont
33:56des avions américains
33:58qui profitent
34:00de bases françaises
34:01la France
34:02qui parle pour le moment
34:03d'un déploiement
34:05défensif
34:05nous avons des alliés
34:07les américains
34:08qui aujourd'hui
34:09sont donc engagés
34:10dans le combat
34:11nous avons aussi
34:11des alliés sous les bombes
34:12les émirats arabes unis
34:14la France
34:14qui est de fait
34:16concernée
34:16sinon impliquée
34:17il y a 400 000 ressortissants
34:19en France
34:20dans la région
34:20bref
34:21on voit bien
34:21qu'on parle aujourd'hui
34:22d'une posture défensive
34:24sauf qu'Emmanuel Macron
34:25on a vu la séquence
34:26lorsqu'il répond
34:27à cette jeune femme
34:28sur Instagram
34:28dit
34:29la France n'est pas en guerre
34:30mais est-ce que
34:30de fait
34:32de posture défensive
34:33un jour
34:34on va passer
34:34à la posture offensive
34:35est-ce qu'on va être
34:36entraîné dans la guerre ?
34:37en fait
34:37on sent effectivement
34:38qu'Emmanuel Macron
34:39veut se positionner
34:40toujours
34:41dans une logique
34:42de diplomatie
34:43un peu originale
34:44il l'a fait
34:44effectivement
34:45avec le Liban
34:45puisque en rappelant
34:46que la France
34:47est un des seuls
34:47pays occidentaux
34:49qui considère encore
34:50qu'il y a une différence
34:51majeure entre
34:52le Hezbollah politique
34:53et le Hezbollah militaire
34:55et qu'il a même
34:57en 2020
34:57rencontré
34:58un parlementaire
34:59du Hezbollah
35:00donc effectivement
35:01il y a cette volonté là
35:02et là encore
35:03récemment
35:04il y a eu des contacts
35:07diplomatiques
35:07avec le régime iranien
35:08donc on voit bien
35:10qu'il y a cette volonté
35:11de se tenir à distance
35:13pour soi-disant
35:13jouer le jeu
35:14de la diplomatie
35:15maintenant
35:16clairement
35:17on sait que
35:18les régimes iraniens
35:19sur notre sol
35:20ont déjà mené
35:21des actions
35:21contre nous
35:22de façon régulière
35:24qu'il y a de plus en plus
35:25d'actions
35:25qui sont menées
35:26le Washington Post
35:28estime
35:29qu'il y a eu
35:2988 assassinats
35:31attentats
35:32ou attaques
35:33en Europe
35:34et aux Etats-Unis
35:35menés par l'Iran
35:36sur les 5 dernières années
35:37donc ça veut dire
35:37qu'on est quand même
35:38sur un niveau
35:38assez élevé
35:39la DGSI
35:41a mis un rapport
35:42en 2024
35:43estimant qu'il y avait
35:44une menace
35:45très importante
35:46le MI5
35:48les services secrets
35:48britanniques
35:49ont arrêté
35:5020 attaques
35:51iraniennes
35:51sur leur sol
35:52en un an
35:53donc on voit bien
35:54effectivement
35:54qu'il y a des choses
35:55qui se passent
35:55et donc faire semblant
35:56de se dire
35:57qu'on n'est pas visé
35:58qu'on n'est pas attaqué
36:00déjà sur notre sol
36:01c'est pas vrai
36:01alors c'est très intéressant
36:02et après effectivement
36:02il y a tout ce qui se passera
36:04avec nos accords de défense
36:05notamment avec les Émirats
36:06c'est très intéressant
36:07parce que Raphaël Stainville
36:08je voyais marquer un désaccord
36:09en tout cas
36:10avec un mouvement de tête
36:11mais pour le moment
36:14tout le monde le sait
36:15c'est une menace
36:16aussi pour la France
36:16la République islamique
36:17et sur notre sol
36:18est-ce que
36:19c'est dû en même temps
36:20cette position
36:21des postures défenseurs
36:22c'est-à-dire qu'il y a des viales
36:23est vrai bien évidemment
36:24que le régime des Mola
36:25est une menace
36:26pour ses voisins
36:28pour l'Europe
36:29pour les Etats-Unis
36:29pour Israël
36:30à commencer par Israël
36:32pour autant
36:32on ne peut pas faire abstraction
36:33lorsque l'on évoque
36:35ce genre de conflit
36:36d'un certain nombre
36:37de guerres
36:38qui ont lieu récemment
36:39et donc payent encore
36:40aujourd'hui
36:41les conséquences
36:41donc je ne dis pas
36:43que la France
36:44ne doit rien faire
36:46mais de s'aventurer
36:47dans une guerre
36:48sans en mesurer
36:49justement les portes de sortie
36:51et les conséquences
36:53aujourd'hui
36:53est-ce qu'on a les moyens
36:54tout simplement
36:55déjà
36:55les moyens militaires
36:56est-ce que la France
36:57elle les a les moyens
36:57je pense que ce n'est pas
36:58seulement une question
36:59de moyens
37:00c'est sûr que
37:01de s'aventurer dans une guerre
37:02si on n'a pas les moyens
37:03c'est de la folie
37:03c'est la première chose
37:05mais au-delà même
37:06de la question des moyens
37:07si on n'anticipe pas
37:10le devenir de l'Iran
37:12si d'aventure
37:14le régime devait chuter
37:15et par qui
37:16il serait remplacé
37:18c'est aussi
37:19être totalement inconséquent
37:21et peut-être provoquer
37:22des dommages
37:22et des ravages
37:24encore pires
37:24que la situation actuelle
37:26on l'a vu en Irak
37:28on l'a vu en Libye
37:30je parle des guerres
37:32les plus récentes
37:33qui nous ont concerné
37:34de près ou de loin
37:35et parfois
37:35nous en avons été
37:36spectateurs
37:37et c'était tant mieux
37:38Julie Dintrault
37:39faille Mérobiol
37:40qui voulait réagir ensuite
37:41et puis on ira
37:42dans les monarchies du Golfe
37:43ensuite
37:43je veux bien
37:44tout ce que dit Raphaël
37:45mais il y a une différence
37:47entre dire qu'on est en guerre
37:50et engager des troupes
37:52ou engager des moyens
37:54et puis avoir un discours
37:56tellement ambivalent
37:58que la première chose
37:58qu'on trouve à dire
37:59après les opérations
38:01israélo-américaines
38:03c'est oh là là
38:04désescalade
38:05négociation
38:06c'est absolument pas possible
38:08ou alors vis-à-vis
38:09de Pedro Sanchez
38:10qui vraiment
38:11qui est la honte
38:12de l'Europe
38:13à mes yeux
38:13le premier ministre
38:15espagnol
38:17dire qu'on le soutient
38:19et qu'on soutient
38:19sa position
38:20son opposition
38:22aux Etats-Unis
38:23et son discours
38:24Mettons-nous à la place
38:26de Faye Mérobiol
38:27de cette diaspora iranienne
38:28et de nombreux Français
38:29où on nous montre
38:30la Russie
38:31on nous pointe du doigt
38:32la Russie
38:32comme étant l'ennemi
38:33on lui dit
38:34préparez-vous
38:34à la guerre
38:35alors que là
38:36on voit effectivement
38:36qu'il y a un véritable ennemi
38:38que nos alliés
38:39je pense aux grands cousins américains
38:40sont en train de combattre
38:41et finalement
38:43une France qui est sur la défensive
38:44peut-être également
38:45que ça vous choque
38:46même si
38:46quand on regarde
38:47ces 40 dernières années
38:48on peut le comprendre
38:50écoutez
38:51rappelez-vous
38:52la guerre
38:53de juin
38:54en plein milieu de guet
38:56le président de la république
38:57a dit
38:57il faut négocier
38:58mais comment on peut négocier
39:00sa grande spécialité
39:01pour faire la guerre
39:02négocier
39:02négocier
39:03qu'est-ce qu'on peut négocier
39:04avec un régime
39:05qui est terroriste
39:06qu'on l'a mis
39:07dans la liste
39:08des gardiens
39:09dans la liste terroriste
39:10donc ça c'est une chose
39:11deuxièmement
39:12je regrette
39:13je suis très embêtée
39:13pour ces deux otages
39:14je suis vraiment très embêtée
39:16je participais
39:17à des manifestations
39:19de soutien
39:20mais est-ce que
39:21depuis trois ans
39:22chaque fois qu'ils ouvraient
39:23la bouche
39:23je parle du ministère
39:24des affaires étrangères
39:26ils disaient
39:27nous avons des otages
39:28là-bas
39:28mais c'est devenu
39:30un business
39:30pour ce régime
39:31donc est-ce que
39:32la stratégie
39:33d'un pays
39:33pendant trois ans
39:34doit être
39:36façonnée
39:38conditionnée
39:39parce qu'on a deux étages
39:40et en plus
39:40ils ne savent
39:41eux qui ont choisi
39:41d'y aller
39:42et ils savaient
39:43exactement
39:44que c'était un pays
39:45à risque
39:45vous voyez
39:46j'insiste
39:47sur le fait
39:48que je suis très embêtée
39:49pour eux
39:49mais une stratégie
39:51d'un grand pays
39:51ne peut pas être basée
39:53sur
39:53je crois que c'est même pas ça
39:55je pense que c'est même pas
39:55la présence
39:56de deux otages
39:57français
39:57mais ça a été dit
39:58c'est un alibi
40:00c'est un alibi
40:01parce qu'effectivement
40:02on voit la faiblesse diplomatique
40:04et peut-être même militaire
40:06malheureusement
40:07de la France
40:07ces derniers temps
40:08en tout cas
40:09les monarchies du Golfe
40:10dont nous sommes alliés
40:12avec qui nous avons
40:13des accords militaires
40:15sont elles aussi
40:15dans la tourmente
40:16de cette guerre
40:17contre l'Iran
40:18un conducteur
40:19a d'ailleurs été tué
40:19à Dubaï
40:20on l'a appris
40:21en fin de soirée
40:21c'est la deuxième ville
40:22des Émirats Arabes Unis
40:23par la chute
40:24de débris
40:25d'un projectile
40:26intercepté
40:27annonce des autorités
40:28il y a quelques heures
40:28la république islamique d'Iran
40:31vous le rappelle
40:31qui vise effectivement
40:32les monarchies du Golfe
40:33où sont implantées
40:34des bases américaines
40:35mais aussi françaises
40:37l'une a été visée
40:38dans ce contexte
40:39c'est la course
40:40contre la montre
40:40pour évacuer
40:41les ressortissants français
40:43qui sont bloqués
40:44dans ces pays du Golfe
40:45des milliers
40:46toujours sur place
40:47et parmi eux
40:48Jérémy Crépin
40:50il est avec nous
40:51en liaison
40:52il est actuellement
40:52en Dubaï
40:53à Dubaï
40:54il est avec son frère
40:55me semble-t-il
40:56messieurs
40:57bonsoir
40:58merci d'avoir accepté
40:59notre invitation
41:00pour témoigner
41:00de votre situation
41:01puisque là
41:02vous êtes bloqué
41:03depuis une semaine
41:05et vous ne pouvez pas rentrer
41:08oui bonsoir
41:09merci à vous
41:10de nous mettre
41:12à l'antenne
41:12puisqu'effectivement
41:13on est bloqué
41:14depuis 8 jours
41:15avec très très peu
41:16d'informations
41:17tant de la part
41:18de l'état français
41:19que des compagnies
41:20et la vraie nécessité
41:22de s'organiser
41:23par nous-mêmes
41:23voilà
41:24dans un contexte
41:25où on a quand même
41:254 enfants
41:26qui sont âgés
41:27de 4 à 11 ans
41:28et aucune information
41:31qui nous est donnée
41:31aucune aide
41:32matérielle
41:33et je vous dis
41:35vraiment la nécessité
41:36de se débrouiller
41:36par nous-mêmes
41:37dans un climat
41:38terriblement anxiogène
41:40puisque chaque jour
41:42se succèdent
41:42les alertes
41:43puisque sur les téléphones
41:44portables
41:45nous avons des alertes
41:46lorsqu'il y a
41:47des risques missiles
41:48avec la nécessité
41:50de se mettre à l'abri
41:51et pas plus tard
41:52que ce matin
41:52nous avons été réveillés
41:54les enfants également
41:55non pas par le réveil
41:57qu'on avait programmé
41:57mais par une alerte missile
41:59donc la première information
42:02que vous avez de la journée
42:02c'est qu'il faut se confiner
42:04donc avec des enfants
42:05âgés de 4 à 11 ans
42:06c'est vraiment difficile
42:08et le message
42:09que je voudrais faire passer
42:11est très clair
42:12puisque j'avais été interrogé
42:13par une autre chaîne
42:14d'information
42:15il y a 8 jours
42:15où j'avais été
42:17plus conciliant
42:18plus laxiste
42:18parce qu'il fallait
42:19que les choses
42:19se mettent en ordre
42:20bien évidemment
42:21mais aujourd'hui
42:22le constat est le même
42:24c'est-à-dire qu'on est
42:25véritablement laissé
42:26à l'abandon
42:27par l'état français
42:27ça c'est une réalité
42:28c'est-à-dire que vous n'êtes
42:29absolument pas orienté
42:31vous ne savez pas
42:33quand vous pourrez rentrer
42:34on ne vous dit absolument rien
42:36c'est-à-dire qu'il n'y a pas
42:37même de contact
42:38avec l'ambassade
42:39vous êtes laissé
42:40totalement à l'abandon
42:41c'est ce que vous nous dites
42:42ce soir
42:43oui tout à fait
42:44puisqu'on s'est inscrit
42:45bien évidemment
42:46sur le fil d'Ariane
42:47en renseignant
42:48toutes les informations
42:48relatives à l'âge des enfants
42:50donc on avait imaginé
42:51faire partie
42:51on va dire
42:52des publics prioritaires
42:53pour être rapatriés
42:55mais il n'en a rien été
42:56et effectivement
42:57la première information
42:58que l'on a eue
42:59c'est que notre vol
42:59était purement
43:00et simplement annulé
43:01et à partir de là
43:02il a fallu se débrouiller
43:03par nous-mêmes
43:04avec la nécessité
43:05nous on vole
43:06avec la compagnie Emirates
43:07de se rendre
43:09dans une agence
43:09étant précisé
43:10que Dubaï
43:11dispose aujourd'hui
43:12d'une seule agence
43:13ouverte
43:14avec plusieurs centaines
43:15de personnes
43:16qui font la queue
43:17et 4 ou 5 guichets
43:19donc vous voyez
43:19moi j'y suis allé
43:20une première fois
43:20j'ai attendu 3 heures
43:21avant que le rideau
43:23soit tiré
43:23sans aucune information
43:24en nous disant
43:25que c'était suffisant
43:26pour aujourd'hui
43:26et qu'il fallait revenir
43:27le lendemain
43:28et le lendemain
43:295 heures d'attente
43:29pour avoir un billet
43:30donc aujourd'hui
43:31nous avons des billets
43:32mais avec le risque
43:33chaque jour
43:34que la situation évolue
43:35au regard de l'insécurité
43:37de l'espace aérien
43:38et aujourd'hui
43:39l'aéroport a été touché
43:40et les informations
43:42qu'Emirates a pu émettre
43:43étaient relatives
43:44à une fermeture
43:45de l'aéroport
43:45et à une suspension
43:47des vols
43:47même si par chance
43:48les vols ont repris
43:48cet après-midi
43:49mais chaque jour
43:51contient son lot
43:52de surprises
43:52et d'incertitudes
43:53mais on est véritablement
43:55livrés à nous-mêmes
43:56Livrés à nous-mêmes
43:57et vous le disiez
43:57avec des enfants
43:58âgés de 4 à 11 ans
43:59comment est-ce qu'ils vivent
44:00la situation ?
44:02Alors c'est assez difficile
44:04pour être très honnête
44:05bien évidemment
44:06on joue notre rôle
44:07d'adultes
44:08et on est là
44:09pour les rassurer
44:09ensuite il arrive
44:11un âge quand même
44:11où les enfants
44:12sont en âge
44:13de comprendre la situation
44:15et je vous parlais
44:16tout à l'heure
44:16des alertes missiles
44:17qui sont anxiogènes
44:18pour les adultes
44:19vous imaginez
44:19pour des enfants
44:21puisque ça s'accompagne
44:22en fait
44:22d'une sonnerie
44:25d'alerte
44:25on va dire
44:26que les enfants
44:27connaissent par cœur
44:28et on lit
44:29leur détresse
44:30dans leurs yeux
44:30lorsque cette sonnerie
44:31retentit
44:32et je vous dis
44:33ce matin
44:34et malheureusement
44:35encore ce soir
44:36alors qu'on était
44:37en train
44:37de prendre le repas
44:39où on a vu
44:40tout simplement
44:41le drone passer
44:42au-dessus de notre tête
44:43avec là aussi
44:45des gens sur place
44:46qui tiennent un discours
44:47que je vais qualifier
44:48aussi de façade
44:49et un peu organisé
44:51pour ne pas dire dicter
44:52puisque le message
44:53est toujours le même
44:54tout va bien
44:55tout est sous contrôle
44:57jusqu'au point
44:58de nous dire
44:58qu'il ne s'agissait pas
44:59d'un drone
45:00mais d'un avion
45:00alors même si on n'est pas
45:02des spécialistes
45:02de l'aéronautique
45:03aujourd'hui
45:04on arrive quand même
45:05à faire la différence
45:06entre un avion
45:07qui survole
45:07et un drone
45:08ou un missile
45:09puisque malheureusement
45:10on en a vu
45:11plusieurs passer
45:12Merci Jérémy Crépin
45:14merci à vous
45:14bon courage
45:15à vous
45:16votre famille
45:17on va prendre des nouvelles
45:18d'ailleurs régulièrement
45:19pour savoir
45:20comment la situation évolue
45:21en espérant
45:22que vous puissiez rentrer
45:23dès lundi prochain
45:24alors Maud Bréjon
45:25qui s'exprime d'ailleurs
45:26dans les colonnes du JDD
45:27demain
45:28et qui dit
45:29notre priorité
45:29c'est la sécurité
45:30des Français
45:31Raphaël Stainville
45:32on n'en doute pas
45:33mais on constate
45:34qu'un tel scénario
45:35n'a probablement pas été
45:36anticipé
45:37par les autorités françaises
45:39non c'est le moins
45:40que l'on puisse dire
45:41mais sa mère
45:42c'est assez récurrent
45:43en la matière
45:45c'est très habituel
45:47d'être confronté
45:48à ce genre de témoignage
45:49malheureusement
45:50lorsque des crises
45:52des guerres surviennent
45:55de voir que
45:56ceux qui sont sur place
45:58sont presque parfois
46:00abandonnés
46:00ou en tout cas
46:01le sentiment
46:01d'être abandonnés
46:03par l'État
46:03à les services de l'État
46:04On a cette information
46:05qui nous parvient
46:06demain
46:06rapatriement
46:07de ressortissants français
46:09arrivés à Paris
46:10d'un troisième vol civil
46:11affrété par le gouvernement
46:13et Jean-Noël Barraud
46:15qui parle
46:15de 4300 ressortissants
46:17qui ont pu rentrer
46:18en France
46:19voilà
46:19cette annonce
46:21de Jean-Noël Barraud
46:22on va arriver
46:23bientôt au terme
46:24de cette édition spéciale
46:25peut-être
46:25allons-nous découvrir
46:26la une du journal
46:27du dimanche
46:28de demain
46:29et justement
46:29on en a parlé
46:30c'est Donald Trump
46:31à l'heure des crises
46:32la stratégie
46:34de Donald Trump
46:35la trace
46:35qu'il veut laisser
46:36dans l'histoire
46:378 jours
46:38dans la tête
46:38du président américain
46:40donc anglais
46:41on essaye d'être
46:42dans la tête
46:43du président américain
46:44demain
46:44dans les colonnes
46:44du journal
46:45de dimanche
46:45Raphaël
46:46c'est exactement ça
46:47de voir comment
46:49celui que l'on présente
46:50comme souvent
46:51assez illisible
46:52finalement
46:54se sert
46:55de ses ambiguïtés
46:57pour avancer
46:58et pouvoir
46:59le cas échéant
47:00mettre fin
47:02à cette guerre
47:03quand il l'aura décidé
47:04c'est vrai
47:05pour ce conflit
47:07en Iran
47:08c'est vrai aussi
47:09sur d'autres dossiers
47:09c'est une manière
47:10de faire
47:11toute Trumpienne
47:12je voulais
47:13avant de donner
47:15l'antenne
47:15à Mickaël Le Santos
47:16qui va poursuivre
47:17l'édition spéciale
47:18vous entendre
47:19Faïmé Robiol
47:20sur ces images
47:21assez stupéfiantes
47:23qui nous sont parvenues
47:24cet après-midi
47:24de l'ambassade
47:25de la République islamique
47:26d'Iran
47:27à Paris
47:28il y a eu un hommage
47:29à Ramenei
47:30ce matin
47:31dans les rues
47:32parisiennes
47:33cela montre
47:34à quel point
47:35finalement
47:36puisque
47:36ce sont certains
47:38gardiens de la révolution
47:38que les téléspectateurs
47:40comprennent bien
47:41l'ambassadeur
47:42les ambassadeurs
47:43de tous les pays
47:45sont
47:47issus
47:47de gardiens
47:48de la révolution
47:48et aujourd'hui
47:49aussi bien
47:50en Europe
47:51qu'aux Etats-Unis
47:52et au Canada
47:53ils sont sur la liste
47:54des terroristes
47:55c'est-à-dire
47:56on peut entrer
47:56et puis récupérer
47:57le monsieur
47:58et le mettre
47:59en place
47:59quand vous voyez ça
48:00quelle est votre réaction
48:01quand vous voyez
48:01le portrait de Ramenei
48:02dans les rues parisiennes
48:03aujourd'hui
48:05absolument révolution
48:06je pense que
48:06je pense que
48:07c'est une insulte
48:08à toutes les vies
48:09qui ont été perdues
48:10pour la liberté
48:12il y a
48:13il y a quelques jours
48:15en janvier
48:16et toutes les vies
48:17qui sont perdues
48:18depuis 47 ans
48:20parce que
48:21on est le journée
48:23de la femme
48:23première
48:25première
48:27contestation
48:27a eu lieu
48:28le 8
48:30mars
48:311979
48:32quand
48:32Roménie
48:33a décidé
48:33de dire
48:34désormais
48:34les femmes
48:35doivent aller
48:36en Tchador
48:37au bureau
48:38et les femmes
48:40se sont mis
48:41dans les rues
48:41ils ont été
48:42très malmenées
48:43et depuis
48:44ça continue
48:45donc ça c'est
48:46un insulte
48:47et il faut que
48:47je vous dise
48:48que le 8
48:50janvier
48:50à l'appel
48:51de Reza Pahlavi
48:52qui avait dit
48:53allez-y
48:54faites quelque chose
48:55sortir de la maison
48:56et montrer
48:57que vous êtes
48:58contre ce régime
48:59donc je l'ai fait
49:00et je me suis
49:01trouvée
49:01l'autre côté
49:03de la rue
49:04j'étais en train
49:05tout simplement
49:06faire une photo
49:06de la tour Eiffel
49:07pour montrer
49:08que j'ai fait
49:09ce qui a été fait
49:11figurez-vous
49:11que la police
49:12est venue m'arrêter
49:12en me disant
49:13mais pourquoi
49:14vous êtes là
49:14on m'a
49:15photographié
49:16ma carte
49:16d'identité
49:17et on m'a
49:18emmené
49:18à plusieurs
49:20sur la place
49:21Yéna
49:21et ils m'ont dit
49:23gentiment
49:23que c'est un accord
49:24entre les deux pays
49:25et pendant ce temps
49:26l'ambassadeur de la République
49:28Samy Diran
49:29toujours à Paris
49:30un grand merci
49:31d'avoir décrypté
49:32cette actualité
49:33cette guerre
49:34contre l'Iran
49:35l'édition spéciale
49:36qui se poursuit
49:37dans un instant
49:37avec Michael Dos Santos
49:39et ses invités
49:40je vous retrouve demain
49:41à 16h
49:42pour l'heure inter
49:43merci à Coralie De Laplace
49:44excellente soirée
49:46sur CNews
49:58Sous-titrage Société Radio-Canada
49:58Sous-titrage Société Radio-Canada
50:05Sous-titrage Société Radio-Canada
50:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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