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  • il y a 7 mois
Cyrille Vignon, Président de GLIMPS, Roxane Laigle, CEO et cofondatrice de Lemrock AI, Jean-Édouard Communal, Cofondateur et Président de Miratlas, Bertrand Lamour, Cofondateur de Prisme,ai, et Nawfal Sikal, Directeur technique de Private Discuss, étaient les invités de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 5 mars. Ils se sont penchés sur Tech For Future, le plus grand concours de start-ups de France, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00Tech & Co, la quotidienne, en route vers Tech for Future.
00:05Et oui, les Tech for Future, c'est le plus grand concours de startups de France avec 845 candidatures pour
00:11cette édition 2026,
00:13126 pitchs, 30 gagnants dans tous les territoires, puisque en fait les Tech for Future est allée dans toutes les
00:19régions de France,
00:20c'est ça qui est intéressant. Et l'idée des Tech for Future, c'est comment essayer de créer une
00:25tech européenne,
00:26européenne, souveraine, décorrélée un petit peu de ce que l'on voit aux Etats-Unis et en Chine.
00:31Et c'est vrai que le contexte géopolitique donne encore plus de poids en fait à ce rendez-vous.
00:37Tech for Future, toutes les semaines nous allons recevoir en fait les startups qui candidatent pour remporter évidemment un prix
00:45dans leur catégorie,
00:46jusque je le disais au 13 avril, où là il y aura cette grande cérémonie qui sera à vivre en
00:51direct sur BFM Business et que j'aurai le plaisir de vous présenter.
00:54On va commencer donc par la catégorie Data IA, et notez qu'il y aura plusieurs catégories,
00:59il y aura environnement, énergie, impact, industrie, santé et start.
01:03Start ce sont des pépites en phase d'amorçage dans tous les domaines.
01:07Et encore un mot sur ces Tech for Future, il y aura évidemment la cérémonie,
01:11mais il y aura aussi des débats, des ateliers, des exposants,
01:15on aura l'occasion d'en reparler tout au long de ces semaines.
01:18On commence donc par le rendez-vous Data IA,
01:21et les startups qui candidatent dans cette catégorie sont avec nous ce soir,
01:25en tous les cas cinq d'entre elles.
01:28Roxane Lègle est avec nous, bonsoir Roxane.
01:30Bonsoir.
01:31Vous êtes CEO et cofondatrice de Lemrock AI.
01:34A vos côtés c'est Bertrand Lamour avec Prism AI,
01:36vous êtes directeur général de Prism AI, bonsoir.
01:39Bonsoir.
01:40Nofal Sical est avec nous aussi, directeur technique de Private Discus, bonsoir.
01:45Bonsoir.
01:45Nofal, Jean-Edouard Communial est avec nous aussi,
01:48cofondateur et président de Miratlas, bonsoir Jean-Edouard.
01:51Bonsoir.
01:52Merci d'être avec nous.
01:53Et Cyril Vignon, président de Glimps.
01:56Voilà, écoutez, merci d'être là.
01:58L'un de vous sera peut-être lors de la réunion,
02:02en tout cas de la cérémonie du 13 avril, je vous le souhaite.
02:05On va commencer avec vous Roxane, dans cette catégorie Data IA,
02:09vous êtes donc cofondatrice de Lemrock AI.
02:12Est-ce que vous pouvez nous présenter cette start-up qui est en région parisienne, je crois ?
02:17Oui, c'est ça.
02:18Donc, on est une start-up française basée à Paris, même si on adresse un marché mondial.
02:22Ce qu'on adresse, c'est ce qu'on appelle le commerce argentique.
02:26C'est un shift majeur dans la façon dont le e-commerce fonctionne aujourd'hui.
02:30On en parlait tout à l'heure à Bécopin d'ailleurs.
02:32Bien sûr, c'est un sujet d'actualité, probablement que les téléspectateurs en ont déjà entendu parler.
02:37C'est le fait que demain, les consommateurs finaux comme vous et moi
02:41n'achèteront plus sur les sites web traditionnels,
02:44mais dans des interfaces IA comme ChatGPT, etc.
02:48Le sujet, c'est que les acteurs du e-commerce traditionnel
02:52ne sont absolument pas prêts à prendre ce virage.
02:55Il leur faut une nouvelle solution technologique complète pour se connecter,
02:59garder le contrôle aussi sur cette distribution.
03:02Et aujourd'hui, ils n'ont pas les moyens de le faire.
03:04C'est ce qu'on résout.
03:05Parce qu'aujourd'hui, tous ces acteurs du e-commerce sont véritablement axés vers Google,
03:12finalement, qui est leur principal vecteur d'audience.
03:15Là, avec l'IA gentil, ça va tout changer en fait.
03:18Ça va tout changer.
03:19On passe d'un monde qui était vraiment un monopole du search
03:22à un monde qui va être fragmenté.
03:24Donc, il y a plusieurs types de plateformes.
03:26On a mentionné OpenAI, ChatGPT, mais il y en a beaucoup d'autres.
03:30Finalement, le conversationnel va venir vraiment tout révolutionner.
03:32Et donc, vous, vous vous mettez entre l'agent conversationnel
03:35et le site de e-commerce, c'est ça ?
03:37C'est ça.
03:37Nos clients, ce sont les sites e-commerce.
03:39On adresse tout type de marques, B2C, B2B aujourd'hui.
03:43Et l'idée, c'est de leur fournir l'infrastructure complète.
03:47Donc, on va absorber leur catalogue produit, leur offre au global,
03:50les connecter dans les interfaces
03:52et aussi orchestrer leur présence dans l'ensemble des IA conversationnelles.
03:56Ça va arriver quand, ça ?
03:57Que le fait qu'un site de e-commerce puisse être connecté, par exemple, à l'EMROC AI
04:03et que nous, on puisse commander des choses directement via notre interface d'IA ?
04:09C'est déjà, en fait, le cas.
04:11Donc, vous l'avez vu, probablement, dans l'actualité,
04:14il y a des sujets sur quel niveau d'intégration ?
04:17Est-ce qu'on est juste au niveau de la discovery ?
04:19Ou alors, on va jusqu'au paiement ?
04:21Oui, parce que le paiement, bien évidemment, pose des questions de vie privée.
04:24Enfin, et puis surtout, d'acceptation du client final.
04:27Parce que c'est l'IA qui va payer notre place, finalement.
04:29C'est vraiment un sujet extrêmement complexe.
04:32C'est pour ça qu'on existe et qu'il y a besoin de solutions comme les nôtres.
04:35Ce qu'il faut savoir, c'est que nous, on a été la première solution à adresser ce sujet-là
04:40il y a un an.
04:41On a été les tout premiers.
04:42À ce moment-là, personne ne parlait de commerce agentique.
04:45Et aujourd'hui, c'est déjà live.
04:47Vous pouvez acheter directement dans des IA conversationnelles via la solution l'EMROC.
04:51On est présents dans 100 millions de conversations par mois.
04:54D'accord.
04:54Et vous travaillez déjà avec des commerçants prestigieux ?
04:57On travaille avec une soixantaine de marques.
04:59On va bientôt atteindre les 100 marques.
05:01Donc, on est très contents de ça.
05:03On travaille avec des retailers.
05:05Notamment, par exemple, je peux citer Maisons du Monde en France qui est assez connue.
05:08On a aussi des marques, par exemple, Engie qui sont assez différentes.
05:13Donc, ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, on va avoir accès à un niveau de personnalisation
05:18qu'on n'a jamais eu avant via le conversationnel.
05:20Voilà.
05:21Ça s'appelle l'EMROC AI.
05:23Si vous trouvez ce concept intéressant, n'hésitez pas à voter pour l'EMROC AI sur le site de Tech4Future.
05:29On est aussi présents sur LinkedIn.
05:31Donc, n'hésitez pas à suivre la page Tech4Future.
05:34Bertrand Lamour, directeur général de Prism.ai.
05:37Vous, vous êtes à Toulouse, c'est ça ?
05:39Tout à fait, à Blagnac.
05:41À Blagnac, exactement.
05:42Expliquez-nous un petit peu ce que vous faites.
05:43Prismai, on est un éditeur d'une plateforme qui est destinée aux entreprises, aux grandes entreprises,
05:48aux ETI aussi, aux organisations, les collectivités territoriales notamment,
05:52qui veulent déployer, industrialiser la création, le déploiement et la supervision d'agents IA
05:59dans l'ensemble de l'entreprise.
06:01Donc, tu sais, ce n'est pas de sortir un, deux, trois cas d'usage.
06:03C'est vraiment d'avoir des centaines, voire des milliers d'agents qui collaborent entre eux,
06:07qui collaborent avec les collaborateurs et aussi avec les systèmes d'information.
06:10C'est très important, c'est un volet transactionnel.
06:12Et tout ça, donc, de manière industrielle, est gouverné, sécurisé,
06:17100% au contrôle de l'entreprise et des équipes, à la fois data, IA,
06:21mais de donner les capacités à chacun dans l'entreprise,
06:24de devenir acteur de cette transformation et de pouvoir aller créer,
06:27administrer son ou ses agents IA pour l'aider au quotidien.
06:30Alors, c'est assez abstrait. Est-ce que vous pouvez nous donner des exemples de votre solution ?
06:34À quoi peut-elle servir ? Je crois que vous travaillez avec Bouygues ou Air Liquide.
06:38Expliquez-nous un petit peu, est-ce qu'il y a des exemples concrets que vous pourriez nous donner ?
06:43Prenons le cas de Bouygues Télécom.
06:44Ils ont voulu un studio IA qui était ouvert à l'ensemble de leurs collaborateurs.
06:47Donc, on a déployé le 15 septembre sur leur infrastructure.
06:51Aujourd'hui, on a plus de 7500 collaborateurs de Bouygues qui sont embarqués sur la solution.
06:55On est aux alentours de 1700-1800 utilisateurs quotidiens et ils vont pouvoir aller consommer des agents.
07:02Il y en a plus de 400 qui ont été créés.
07:03Des exemples concrets, c'est une équipe qui veut optimiser le SEO de son site Internet
07:06pour de la gestion de projets, pour de l'analyse de la fraude.
07:10Donc, on va se connecter au système d'information de l'entreprise, récupérer des données,
07:14faire des traitements, enchaîner des traitements pour aller automatiser des processus.
07:18Et donc là, pour le coup, ce sont les métiers qui connaissent les processus et qui connaissent la data
07:23qui ont la main pour aller le faire en la collaboration avec les équipes techniques.
07:26Mais l'idée, c'est vraiment que tout le monde, même les profils non techniques, aient la capacité de faire.
07:31Et donc, on a un changement un peu de paradigme.
07:33C'est les équipes techniques qui viennent packager des solutions,
07:36qui ensuite sont utilisées, construites, utilisées par les métiers.
07:40Et donc, les métiers deviennent finalement autonomes et libres d'aller créer les agents dont ils ont besoin,
07:44sans dépendance et sans goulet de tranglements par les équipes, notamment IT.
07:48Tout ça avec une sécurité, j'imagine, accrue, parce que vous manipulez, j'imagine, des données sensibles de l'entreprise.
07:56Donc, comment ça se passe, en fait ?
07:58Tout est stocké, on va dire, de manière locale. Comment ça marche ?
08:02Exactement. Pour les grandes entreprises qui ont des équipes assez structurées,
08:06on va avoir la plateforme qui est déployée dans leurs infrastructures.
08:09Donc, on va respecter toutes les règles de sécurité.
08:11C'est managé par l'entreprise, par les équipes de l'entreprise.
08:13Les données, notamment les données sensibles, restent dans les data centers de l'entreprise.
08:18Pour les entreprises qui sont plus petites, là, on a, nous, la capacité de fournir aussi du SaaS.
08:23D'accord.
08:23Et donc, d'avoir un hébergement en France, sur des clouds souverains.
08:26Donc, il y a vraiment un sujet d'indépendance,
08:29de permettre aux entreprises de ne pas être dépendants des gros acteurs américains.
08:33Il faut être pragmatique.
08:34Évidemment, elles consomment des services américains,
08:36mais aujourd'hui, ça va très vite.
08:38Les modèles, ceux qui étaient performants hier, ne sont pas ceux qui sont les plus performants aujourd'hui.
08:42Et ceux qui sont les plus performants aujourd'hui, ne seront pas ceux qui seront les plus performants demain.
08:45Et donc, il faut pouvoir avoir cette agnosticité, cette capacité de choisir et cette agilité
08:50de ne pas dépendre d'un ou de deux acteurs, mais d'être ouvert à l'ensemble des acteurs du
08:55marché.
08:55Et c'est ce que nous apportons avec notre solution.
08:57Quels sont vos concurrents aujourd'hui ?
08:59Vous avez des concurrents, les géants américains font ce que vous faites, par exemple, ou pas ?
09:03En fait, tout le monde veut se positionner.
09:04On parle d'agentique, la capacité de se connecter au système d'information, d'aller opérer les traitements.
09:08Ça, c'est un sujet cœur.
09:09Si vous prenez des grands acteurs américains, tout le monde se positionne dessus.
09:12Oui, que ce soit WS, Microsoft, etc.
09:14Exactement, notamment les hyperscalers.
09:15Il y a un vrai sujet, c'est qu'ils sont partie prenante.
09:17Ils sont à la fois à fournir des services cloud, à fournir leurs modèles.
09:20Ils fournissent un écosystème qui est quand même fermé.
09:22Là où nous, on vient apporter un écosystème qui est ouvert, qui est agnostique, qui est multicloud,
09:26justement pour garantir aux entreprises leur indépendance stratégique et leur souveraineté.
09:31Et dans un monde géopolitique qui bouge beaucoup, on le voit, c'est des sujets qui sont centraux
09:35et qui sont des clés de décision très claires en notre faveur.
09:39Et donc, dans les appels d'offres, on est face à ces hyperscalers, on est face à ces acteurs américains
09:43parce qu'on est la solution européenne pour y répondre.
09:47Voilà, c'est Prism AI, vous vous dites comme ça ?
09:50Prism AI, Prism AI, les deux me vont, donc vous pouvez dire deux.
09:53À votre convenance.
09:53Merci beaucoup Bertrand, vous restez avec nous.
09:55On enchaîne avec Nofal Cical.
09:57Rebonsoir Nofal.
09:58Vous êtes le directeur technique de Private Discus.
10:01Alors vous, vous êtes une start-up grenobloise qui propose une plateforme de communication souveraine
10:07sécurisée pour les organisations critiques, l'État, entre autres.
10:12Et vous avez mis en place, je crois, une visioconférence.
10:15Expliquez-nous un petit peu ce que vous faites chez Private Discus.
10:17Tout est dans le titre, finalement, mais ça mérite quand même quelques développements.
10:22Exactement.
10:22Alors, Private Discus, c'est une société lyonnaise, effectivement, de la région Aura,
10:27qui, on est une alternative souveraine à un Zoom ou un Teams.
10:32Donc effectivement, nous avons la partie messagerie instantanée, visioconférence et webinaire.
10:37Et notre solution, elle est conçue pour les clients les plus exigeants dans les secteurs sensibles
10:42qui souhaitent protéger leur communication et leurs échanges.
10:47Comment ça marche ? Et est-ce que vous avez, malgré tout, le même confort et, on va dire,
10:53la même performance que les systèmes de discussion et de visio américains ?
10:58Vous touchez du point, le point important pour le end-user, qui est l'ergonomie et l'expérience utilisateur.
11:04Donc, c'est là où nous avons beaucoup travaillé pour être à exactement la même ergonomie des solutions américaines,
11:10parce qu'on a l'habitude d'utiliser ces solutions.
11:14Et effectivement, ça, c'est un point qui...
11:15Donc, vous êtes au niveau d'un Teams, par exemple, j'imagine ?
11:17Tout à fait, tout à fait.
11:18L'ergonomie, la modernité de la solution, elle est au niveau de Teams et Zoom,
11:23parce que, et en plus, on s'y inspire.
11:25Tout le monde, aujourd'hui, sait utiliser Teams et donc, savent utiliser un private disk-ass.
11:31Et donc, ça permet d'avoir plus d'adoption de notre solution.
11:35Aujourd'hui, ça existe ? Vous avez déjà des clients ? Où est-ce que vous en êtes ?
11:39Tout à fait, ça existe.
11:40La société a été créée il y a quelques années maintenant, depuis 2018-2019.
11:46Et aujourd'hui, bien évidemment, on a beaucoup de clients qui utilisent la plateforme à l'international.
11:51Europe, Middle East, Afrique du Nord.
11:55Alors, je peux citer le plus emblématique, c'est un appel d'offres, c'est une donnée publique,
11:59que nous avons gagné relativement récemment, l'année fin d'année dernière,
12:03qui concerne le groupe EDF, et donc qui utilise aujourd'hui private disk-ass pour la communication sécurisée.
12:09Très bien. Est-ce que vous proposez aussi les mêmes...
12:12Alors, si vous avez la même qualité que Teams, c'est très bien,
12:14mais est-ce que vous proposez aussi les mêmes services ?
12:15Par exemple, une IA qui écoute les discussions pour avoir des résumés, des choses comme ça,
12:20qui entre un petit peu dans le quotidien de tous les collaborateurs ?
12:24Bien sûr, et c'est une attente marché très très forte.
12:27L'IA aujourd'hui, on n'en parle aussi du chat GPT, OpenAI, etc.,
12:31mais l'utilisateur, même en utilisant une solution de visioconférence,
12:34attend d'avoir ces fonctionnalités.
12:36Et donc, effectivement, et même en étant un acteur plus petit que les géants américains,
12:42qui sont, j'ai envie de dire, nos concurrents directs,
12:45on se doit d'avoir ces fonctionnalités.
12:47C'est notamment la transcription en temps réel dans les visioconférences,
12:51la traduction en même temps réel, que ce soit texte ou même audio
12:54pour des événements à grande échelle,
12:58des résumés automatiques et les bullet points,
13:00parce qu'aujourd'hui, plus personne ne prend des notes dans les visioconférences,
13:03l'IA, l'IA fait tout.
13:04Et plus encore, même une première mondiale,
13:07où on a un système anti-deefake,
13:09parce qu'effectivement, Private Discuss, comme son nom l'indique,
13:12on est dans la privacy, dans la sécurité.
13:14Et donc, pour sécuriser l'échange et protéger même l'identité,
13:18l'usurpation d'identité de nos utilisateurs,
13:21nous avons créé un système deefake qui permet de vérifier l'identité
13:25des personnes que nous avons en face.
13:26Voilà, l'audio, la vidéo.
13:28Est-ce que c'est une vraie personne physique qui est derrière ?
13:30Parce qu'on se souvient qu'il y a eu des histoires incroyables,
13:32de fausses visios pour débloquer des fonds.
13:36Le directeur financier qui était en fait un avatar
13:39et qui ordonnait à un collaborateur de faire des virements.
13:44Ça paraît suraliste, mais c'est arrivé en fait.
13:47Effectivement, c'est arrivé.
13:48C'est le cas de Hong Kong où le montant,
13:50on parle de 20 millions de dollars.
13:52Ce n'est pas anodin, c'est 4 virements de 5 millions.
13:55Ça fait cher la visio.
13:56Exactement, exactement.
13:57Donc, c'est là où on a notre valeur ajoutée.
14:00Parfait, merci Inofal, directeur technique de Private Discus.
14:03Miratlas maintenant avec Jean-Edouard Communal.
14:06Jean-Edouard, vous êtes cofondateur et président de Miratlas.
14:10On parle d'intelligence atmosphérique avec vous.
14:13Vous êtes une start-up à Marseille, c'est ça ?
14:15Presque, Pertuis, à côté de l'Aix-en-Provence.
14:17Pertuis, d'accord, on est dans la zone.
14:20C'est toujours les Bouges-du-Rhône, là-bas.
14:22C'est ça, Vaucluse.
14:23Vaucluse, pardon.
14:24Ah, on est à la limite, pardon.
14:26Alors, expliquez-nous ce que fait Miratlas.
14:29Vous mesurez, et vous arrivez à prédire en temps réel,
14:32les turbulences et la couverture nuageuse ?
14:33C'est ça.
14:34En fait, on parle beaucoup des LLM, des Large Language Model.
14:38Et nous, notre ambition, c'est de faire un Large Atmospheric Model.
14:41Donc, on caractérise très précisément les nuages et la couverture nuageuse
14:47de façon à pouvoir anticiper et fiabiliser les communications laser
14:52entre la Terre et l'espace.
14:53L'enjeu, c'est de pouvoir permettre à Starlink, à Amazon Leo, Iris Carré,
14:58à toutes les constellations, de pouvoir utiliser les mêmes outils
15:01que les télécoms terrestres, à savoir l'optique,
15:03qui offre une capacité mille fois supérieure à la radio,
15:06mais de façon fiable.
15:08Parce que si on veut communiquer avec l'espace en utilisant des lasers,
15:11le moindre nuage, la moindre turbulence va interrompre le signal.
15:15Donc, notre spécialité, c'est de prévoir ça de façon à pouvoir l'anticiper
15:18et y remédier.
15:19Et alors, comment faites-vous pour cartographier tous ces nuages
15:22et toute cette atmosphère ?
15:23Vous récupérez des images satellites, c'est ça ?
15:26Pas du tout.
15:26Alors, on a un instrument qu'on appelle le Sky Monitor, en bon français,
15:29qui est issu de technologies d'astronomie.
15:33Donc, on analyse la lumière du Soleil et les étoiles en temps réel
15:36et on en déduit la couverture nuageuse et les turbulences.
15:39L'opacité, en fait, du Soleil, c'est ça ?
15:40En fait, on utilise la scintillation du Soleil et les étoiles.
15:44Si il n'y a pas l'étoile, c'est qu'il y a un nuage.
15:46Si elle scintille, c'est qu'il y a des turbulences.
15:48Voilà.
15:48C'est un peu plus compliqué que ça, mais grosso modo, c'est comme ça que ça marche.
15:51En gros.
15:52Ok.
15:53Et alors, où vous en êtes-vous aujourd'hui ?
15:54Est-ce que votre système est vérifié, fonctionne ?
15:58Vous avez des clients ?
15:58Absolument.
15:59Alors, on a fait la validation scientifique de nos instruments avec l'Agence Spatiale Européenne
16:03et avec le CNES.
16:04On a industrialisé notre solution.
16:06On a une cinquantaine de clients dans plus de 22 pays dans le monde.
16:10On a déployé plus d'une soixantaine de stations partout dans le monde.
16:13On travaille avec les plus grandes agences spatiales et les plus grands labos.
16:17Les équipementiers également qui font ce qu'on appelle des OGS,
16:20des télescopes robotisés qui vont pointer vers les satellites
16:23et permettre ces communications.
16:24Et donc, vraiment, l'enjeu, c'est d'arriver à cette grande masse de données,
16:28à ces prévisions par machine learning qui vont permettre de fiabiliser le système.
16:32– Mais en fait, si j'ai bien compris, vous arrivez donc à prédire
16:36la qualité de transmission qu'il y aura entre la Terre et le satellite.
16:40On est d'accord.
16:40Mais finalement, qu'on arrive à la prévoir, ça change quoi ?
16:45Parce qu'on sera toujours obligé d'envoyer des données, non ?
16:48– Ah oui.
16:48Alors, le gros avantage de l'optique, c'est mille fois plus de capacité que la radio.
16:52Et impossible à brouiller, extrêmement difficile à intercepter.
16:57Donc, c'est vraiment un outil de télécommunication.
16:59– D'accord.
17:00– Mais si on dit télécommunication…
17:00– Son seul émis, c'est le nuage, en fait.
17:02– C'est ça.
17:03Et c'est la fiabilité.
17:05Donc, si on veut faire des télécoms, il faut avoir le très très haut débit et la fiabilité.
17:08Et c'est ça que Miratlas apporte.
17:10– Merci, c'est très intéressant.
17:11Jean-Edouard Communal, cofondateur et président de Miratlas.
17:14On va terminer avec Cyril Vignon, président de Glimps.
17:18– Bonsoir.
17:18– Comme ça qu'on prononce.
17:19– Tout à fait, oui.
17:19– Merci d'être là.
17:20Vous êtes une deep tech, cette fois-ci, Rennais.
17:22Eh bien, on fait un petit peu le tour de France ce soir.
17:25C'est le but, justement, de C-Tech for Future,
17:27puisque rappelons que les rédactions de BFM Business et de La Tribune
17:30sont allées dans chaque région pour détecter les talents tech de chaque région.
17:38Cyril, donc, vous êtes président de cette deep crenaise
17:42qui développe des solutions de cybersécurité capables d'analyser en profondeur
17:46le code de fichier pour détecter, en fait, des malwares hyper sophistiqués, c'est ça ?
17:51– Tout à fait.
17:52Alors, en fait, effectivement, on développe des solutions d'analyse en profondeur de fichiers
17:55pour détecter des fichiers malveillants de manière très performante,
17:58des fichiers malveillants, donc des virus informatiques.
18:00Le gros intérêt des technologies qu'on a développées, qu'on a mis en place,
18:05c'est qu'elles permettent notamment d'aller détecter très efficacement
18:08les nouveaux variants de menaces.
18:09Les nouveaux variants, si je prends un peu une analogie un peu plus concrète,
18:14peut-être, on est un petit peu l'ARN messager,
18:17le vaccin ARN messager du virus informatique, pas du virus réel.
18:21– Donc c'est une autre vision, en fait, de la protection informatique ?
18:25– Vous n'avez rien à voir avec des McAfee ou des Norton, etc.
18:30– Exactement, on est très complémentaires.
18:31On va avoir, en fait, sur le marché, vous allez trouver classiquement
18:33des solutions, j'allais dire rapides, très rapides,
18:36qui vont analyser, si on fait une analogie avec les colis,
18:39les colis réels, elles vont analyser l'étiquette.
18:42Quand on arrive en douane, on va regarder l'étiquette,
18:44la nomenclature, on va vérifier que tout ce qui a l'air d'être présent
18:47sur l'étiquette est sain, n'est pas malveillant.
18:51Ça, ça va être les solutions antivirales classiques
18:53qui vont être très rapides, donc ils vont pouvoir travailler
18:54sur des grands nombres de fichiers.
18:56À côté de ça, jusqu'à récemment, vous aviez uniquement des solutions
18:59où vous alliez sortir le colis sur la chaîne de livraison
19:03pour prendre le temps de l'analyse en détail, l'ouvrir,
19:05passer des minutes, des heures à le regarder en détail
19:07pour s'assurer qu'il était effectivement réellement sain.
19:09Mais ça, vous pouvez le faire sur quelques colis par-ci, par-là,
19:11mais vous ne pouvez pas le faire sur l'ensemble des colis
19:13qui vont transiter sur votre réseau.
19:15Ça, c'est vrai dans la vraie vie.
19:16Autrement, on attendrait longtemps notre colis.
19:17Exactement. Et en informatique, c'est la même chose.
19:19Vous avez des centaines de milliards de fichiers
19:21qui transitent dans les entreprises tous les jours.
19:23Donc, vous ne pouvez pas faire ça.
19:24Nous, on a développé une solution qui permet d'avoir une analyse en profondeur,
19:27le même niveau, la même capacité de détection, d'analyse
19:29qu'on aurait quand on ouvre le fichier, qu'on le regarde s'exécuter,
19:32qu'on va passer des minutes à le regarder,
19:34mais en un temps très court, en quelques secondes.
19:36En moyenne, on est sur trois secondes sur un fichier,
19:37ce qui fait qu'on va pouvoir vraiment s'exécuter
19:39sur la totalité du flux de fichiers qui va arriver au sein d'une entreprise.
19:43C'est comme si vous le scaniez, en fait, ce fichier ?
19:44On le scanne, un petit peu un IRM, d'une certaine façon.
19:47On le scanne vraiment en détail, on lit le code.
19:49Et on a développé une intelligence artificielle
19:51qui comprend ce code de manière très rapide
19:53et en s'abstrayant des modifications qu'il va y avoir.
19:56Et ces modifications, tous les jours,
19:57vous avez à peu près 600 nouvelles familles de variants
19:59qui sortent tous les jours,
20:01qui sont déversées sur les systèmes d'information du monde.
20:03Et donc, le gros intérêt de ce qu'on fait,
20:04c'est que ces variants-là, 600, ça fait un toutes les deux minutes,
20:07on va être capable de les détecter dès le premier jour.
20:09Là où, en général, il va falloir attendre
20:11qu'elles fassent des dégâts, ces menaces,
20:13qu'on commence à les connaître
20:14et à, du coup, bien les détecter
20:16pour réussir à, effectivement, les arrêter.
20:18Et donc ça, ça peut prendre des fois plusieurs jours,
20:20voire plusieurs semaines.
20:21Donc, vous détectez...
20:22Pardon, excusez-moi, vous détectez...
20:23Oui, allez-y, continuez.
20:24C'est que dès le premier jour, on détecte ça, effectivement.
20:26Et alors, vous détectez quel type de menaces, en fait ?
20:29Donc, ça va être vraiment...
20:30Du hameçonnage, des choses comme ça ?
20:32Exactement, on va travailler sur tout ce qui est hameçonnage,
20:34les ransomware, les attaques par ransomware
20:36qui font beaucoup de dégâts dans les entreprises
20:37en chiffrant la totalité des...
20:39On en entend beaucoup moins parler.
20:41On en entend moins parler parce que, depuis quelque temps,
20:43le message de « il ne faut pas payer » commence à...
20:46Oui, à être entendu.
20:49Voilà.
20:50Mais du coup, les attaquants se sont un petit peu adaptés
20:52et vous avez dû voir l'énorme quantité de leaks,
20:54d'informations, de données qu'on a eues ces derniers temps.
20:56C'est-à-dire que les attaquants...
20:57Oui, pour se venger, justement, de ne pas être payés,
21:00de balance les informations.
21:01Voilà, échange de modèle économique.
21:02Donc, c'est ce qu'on voit un petit peu en ce moment.
21:04Les attaques sont toujours là, elles sont toujours aussi nombreuses.
21:06D'accord.
21:07C'est juste que les formes ont tendance à changer.
21:09Quels sont vos clients aujourd'hui ?
21:10Donc, aujourd'hui, on a entre 130 clients à peu près aujourd'hui
21:13dans le monde, beaucoup en France, dans le domaine.
21:16Alors, on vient du ministère des Armées,
21:17la technologie qu'on a mise au point.
21:18C'est une technologie qu'on a mis au point
21:20quand on faisait de la cybersécurité au ministère des Armées.
21:24Donc, les armées font partie de nos clients,
21:26des entités comme l'ANSI également, bien sûr,
21:28mais également un centre de grands groupes dans les assurances,
21:30les banques, l'énergie.
21:31Et on travaille aussi beaucoup avec des entreprises
21:33qui vont assurer la sécurité au profit d'acteurs plus modestes,
21:37donc ce qu'on appelle les MSSP.
21:39Et donc, là, par ce biais-là,
21:40on travaille aussi avec beaucoup de PME,
21:42voilà, via ces acteurs-là.
21:44Et donc, ça, c'est en France,
21:45et on commence à s'internationaliser.
21:47On a un site en Amérique du Nord
21:48avec des clients, du coup, aux États-Unis, au Canada.
21:50Et là, on se développe vraiment en Europe,
21:53Italie, Pays-Bas, Pologne,
21:56voilà, et avec des pays un petit peu plus lointains aussi,
21:59comme la Corée du Sud.
22:00Avec un vrai savoir-faire français dans ce domaine.
22:02C'est un plaisir.
22:03C'est une bonne nouvelle.
22:04Merci beaucoup à tous les cinq.
22:06Bonne chance pour ces Tech4Future.
22:07Et j'espère vous retrouver en tout cas l'un d'entre vous.
22:09Malheureusement, vous ne pourrez pas être là
22:10sur le plateau tous les cinq le 13 avril prochain.
22:14Merci.
22:14Merci.

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