Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Grande interview de ce matin sur Europe 1 et CNews, Emmanuel Grégoire, candidat socialiste à la mairie de Paris, répondait
00:06aux questions de Laurence Ferrari, il était notamment interrogé sur la guerre qui frappe actuellement le Moyen-Orient, on l
00:12'écoute.
00:13Les frappes contre l'Iran se poursuivent au sixième jour de l'opération américano-israélienne Epic Fury, tandis que les
00:19représailles de Téhéran ébranlent toute la région.
00:21Il y a une importante diaspora iranienne à Paris, on les a entendues ce matin sur l'antenne d'Europe
00:251, Emmanuel Grégoire, dire merci Trump, merci d'abattre ce régime de terreur qui a du sang sur le main,
00:31le sang de milliers d'Iraniens.
00:32Vous dites aussi merci Trump ce matin ?
00:34En tout cas, je ne vais pas verser une seule larme sur le régime des Molas, c'est un régime
00:37d'oppression qui a assassiné des dizaines, peut-être des centaines de milliers de citoyens iraniens, et le fait qu
00:46'ils soient en difficulté.
00:46Le problème, c'est qu'actuellement, le régime des Molas n'est pas tombé, il y a des morts collatéraux
00:51civiles, et on ne peut pas, en tant que démocrate, totalement se réjouir que des pays s'abstraient du droit
00:57international.
00:57Mais vous soutenez l'opération militaire ou pas ?
00:59Non, je ne soutiens pas, mon avis, importe peu au président Trump et j'en ai conscience.
01:03Simplement, je le dis, on ne va pas pleurer sur les Molas, mais on peut aussi s'interroger sur un
01:09cadre d'action qui s'affranchit du droit international.
01:11Je le dis parce que, quelles sont les limites à cela ? On peut s'en réjouir parce que c
01:15'est le régime des Molas, mais peut-être à d'autres moments, ça deviendra vraiment insupportable comme situation.
01:20Et deuxième point, c'est évidemment que le peuple iranien retrouve son destin, puisse assurer lui-même la transition sous
01:30l'égide de l'Organisation des Nations Unies,
01:32parce qu'il faut du multilittéralisme, dont le monde est compliqué et il faut, je crois, faire attention aux emballements
01:39et aux risques de guerre et de contagion.
01:41Emmanuel Grégoire, Emmanuel Macron, lui, est resté prudent, la République islamique porte la responsabilité première de la situation,
01:47mais les frappes ne respectent pas le droit international. Il appelle à la désescalade et en même temps, il envoie
01:52le porte-avions Charles de Gaulle sur place et des frégates.
01:55Est-ce que vous avez le sentiment qu'on rentre, que la France rentre dans le conflit directement ?
01:58Non, non, ce sont des mesures défensives, elles sont valables pour l'ensemble des pays européens.
02:03Le régime des Molas est tellement instable et tellement oppresseur qu'il y a toujours le risque qu'il crée
02:10des dégâts collatéraux pour embarquer tout le monde dans le brasier.
02:14Et donc, je pense qu'il y a des mesures, je n'en suis pas un spécialiste en l'occurrence,
02:16je n'ai pas vu de dispositif militaire et comme je suis candidat à la mairie de Paris,
02:20je ne vais pas m'occuper tout de suite du porte-avions, mais en tout cas, ce qui est important,
02:25c'est que les Européens,
02:29fassent corps. On voit bien que dans les menaces du monde, on a besoin d'être plus nombreux pour être
02:33plus forts et incontestablement,
02:35la gauche qui porte historiquement l'ambition d'une défense européenne, je pense qu'avait raison, on aurait dû aller
02:40un peu plus vite.
02:41Donald Trump menace d'embargo total l'Espagne, vous le savez, qui a refusé de prêter ses bases aux avions
02:45américains pour leurs opérations.
02:47Le président Macron vient d'apporter son soutien, ainsi que le soutien européen au Premier ministre Pedro Sanchez,
02:52qui refuse, dit-il, d'être complice des attaques menées en Iran par peur des représailles.
02:56Vous auriez compris que la France dise, non, vous n'utilisez pas nos bases aux alliés ?
03:00Oui, je l'aurais compris, je comprends tout à fait que Pedro Sanchez ait décidé de le faire,
03:04c'est d'abord le droit souverain d'un pays de refuser l'usage de bases militaires alliées sur son
03:09territoire pour cela.
03:10C'est pas un soutien tacite à l'Iran ?
03:11Non, pas du tout, on peut, enfin, je veux dire, si Trump avait demandé l'autorisation ou avait informé les
03:16Européens préalablement,
03:18peut-être l'avait construit avec eux, mais il ne peut pas déclencher une guerre unilatérale
03:21et demander un appui à des alliés qu'il aurait dû, par courtoisie ou même par enjeux stratégiques,
03:26il aurait dû informer.
03:28Pas l'Espagne en l'occurrence, et pas même la France.
03:30Pas la France, oui.
03:30Comme quoi, pas la peine de considérer que ce sont des vrais alliés, on a un vrai sujet.
03:35Les États-Unis ne sont plus nos alliés ?
03:36Non, non, non, pas du tout.
03:39Moi, j'ai une grande admiration pour la démocratie américaine,
03:42et je me dis qu'il reste deux ans, deux ans encore, à tenir.
03:47Il y a une capacité de résider avant qu'il y ait de nouvelles élections,
03:49et que Trump ne puisse pas y concourir.
03:51Je crois à la force de la démocratie américaine, incontestablement.
03:55Il ne pourrait pas y concourir pour quelle raison ?
03:56Parce qu'il ne peut plus, il a fait trop de mandats, il ne peut plus concourir à la présidentielle.
04:01C'est comme ça, des fois, heureusement qu'il y a des cadres juridiques
04:04qui empêchent à la folie de se déployer pour l'éternité.
04:07Sinon, ça s'appelle une dictature, d'ailleurs.
04:08Revenons aux préoccupations des Français.
04:10Elles concernent d'abord l'énergie, la crise énergétique.
04:13Le détroit d'Ormouz est quasiment paralysé.
04:16Comment protéger le pouvoir d'achat des Français ?
04:18Est-ce qu'il faut des mesures de soutien sur le prix de l'énergie ?
04:22Est-ce qu'il faut baisser la TVA, comme on le propose de l'ARN ?
04:24D'abord, il faut évidemment surveiller ça.
04:27Les prix à la pompe ont un peu augmenté.
04:29À Paris, on est peu concerné par ce sujet-là.
04:32Il n'y a plus de voitures.
04:32Je suis très attaché. Il y a encore beaucoup de voitures.
04:35Mais je suis attaché, comme futur maire de Paris, à suivre ces sujets
04:38parce qu'ils ont un impact pour l'activité économique parisienne.
04:43Il n'y a pas de signaux alarmants pour le moment.
04:46Il y a des stocks.
04:47Les prix montrent.
04:48Mais ça reste modéré.
04:50On peut s'attendre à ce que ce soit durable.
04:52Et donc ça, ça relève du gouvernement.
04:54En tout cas, ce qu'il faut, c'est qu'on puisse soulever
04:57et mettre en place toutes les alternatives possibles
04:59si, à un moment donné, ça pèse durablement sur la montée du prix des carburants.
05:04Et je le redis, on a un enjeu de mobilité
05:08qui est aussi de sortir de cette dépendance au pétrole.
05:10On le voit à chaque fois qu'il y a une grande crise stratégique.
05:13Dans les politiques que nous menons de décarbonation,
05:16de développement de transport en commun,
05:18c'est aussi de s'arracher de cette dépendance à une matière première,
05:22le pétrole que nous n'avons pas,
05:23que nous n'aurons jamais ou très marginalement
05:26dans le sous-sol français.
05:29Et donc, il faut arrêter de dépendre de ce pétrole
05:31qui est aujourd'hui au cœur d'un jeu d'influence
05:34qui a des répercussions dans la vie quotidienne de tout le monde.
05:37Emmanuel Grégoire, on est sur CNews et Europe 1.
05:39Il y a aussi la préoccupation sur la sécurité
05:41et le terrorisme, le risque terroriste,
05:44puisque l'Iran a menacé de représailles
05:45tous ceux qui entreraient dans le conflit.
05:47Elle menaçait l'Europe et la France,
05:49notamment.
05:50En tout cas, on sait que Paris a été ensanglantée
05:52par des attentats dans les années 80
05:53liés à la République islamique d'Iran.
05:55C'est un souvenir qui a traumatisé les Parisiens.
05:57C'est un risque que vous mesurez ?
05:59En tout cas, c'est un risque qui est constant depuis 2015.
06:03Il y en avait eu avant,
06:04mais depuis 2015, c'est évidemment un très haut niveau de risque.
06:08Le terrorisme islamiste,
06:10principalement puisque c'est celui-là
06:11qui a frappé le pays dans la vague de 2015.
06:15Je crois qu'il faut d'abord une vigilance collective.
06:18Par les mêmes des attentats des années 80.
06:19Même des attentats, absolument.
06:21On en a en 86.
06:23Ça avait d'abord touché Barbès
06:24et puis la station Saint-Michel.
06:26Redraine ?
06:27Les risques sont importants.
06:30Nous avons un travail étroit.
06:32Nous sommes une ville.
06:33Paris est une ville.
06:34Et comme j'ai eu l'occasion de le faire dans le passé,
06:36quand je serai maire de Paris,
06:38il y aura un travail extrêmement étroit,
06:39à la fois avec le gouverneur militaire de Paris,
06:41avec le préfet de police,
06:42sous l'autorité du gouvernement,
06:44parce que ça dépend la sécurité du gouvernement,
06:47pour protéger les sites sensibles,
06:49mettre en place des maraudes,
06:51être en alerte collective,
06:52sans renoncer à vivre non plus,
06:53puisque ce serait leur plus grande victoire
06:54que nous renoncions à vivre.
06:56Mais évidemment que nos concitoyens sachent
06:58qu'on est très mobilisés collectivement
07:00pour prévenir le risque
07:01et faire tout ce qu'on peut
07:02pour empêcher le pire.
07:03Vous êtes engagé dans la lutte
07:04contre l'antisémitisme.
07:06Les lieux de culte de la communauté égypte
07:08sont particulièrement surveillés
07:09et menacés.
07:10Qu'est-ce que vous proposez de concret là-dessus ?
07:12Alors là-dessus,
07:13on a un dialogue direct
07:14avec les lieux de culte,
07:15que ce soit des mosquées,
07:16que ce soit des synagogues
07:18ou évidemment le culte catholique,
07:20y compris,
07:20parce que je rappelle que
07:21la ville de Paris elle-même
07:23est propriétaire
07:24d'un très grand nombre de ces lieux.
07:25Mais sur l'antisémitisme précisément ?
07:28Là, pour le coup,
07:29pour des mesures concrètes,
07:29il s'agit de la mise en protection.
07:31Donc on peut poser des barrières
07:32anti-voiture-vélique,
07:34mais c'est des choses
07:35que j'ai déjà fait depuis longtemps.
07:37Beaucoup de responsables religieux
07:39peuvent nous appeler,
07:40appeler la police
07:41pour qu'on sécurise
07:42des lieux sensibles.
07:43Mais il y a aussi
07:44tous les lieux
07:44qui ne sont pas religieux,
07:46qui sont également sensibles.
07:47Il y en a beaucoup.
07:48En tout cas,
07:48dire la disponibilité
07:50pour accompagner d'abord
07:51les inquiétudes
07:52et discuter du risque.
07:53On vous en parle beaucoup
07:54dans votre campagne
07:55de cette montée de l'antisémitisme ?
07:57Bien sûr,
07:57on me parle beaucoup
07:57de la montée de l'antisémitisme.
07:59On me parle beaucoup
07:59de la montée du racisme.
08:01Et moi,
08:02je veux vraiment dire
08:03à nos compatriotes,
08:04qu'ils soient de confession
08:05ou de culture juive
08:07ou musulmane,
08:09qui n'ont pas à être
08:10les victimes
08:10des malheurs du monde.
08:11Il y a des conflits armés.
08:13On peut y avoir
08:14évidemment un avis personnel.
08:16Mais je veux protéger
08:17les Parisiennes
08:17et les Parisiens
08:18de cela
08:18et dans la demande
08:19d'assignation
08:20à choisir son camp,
08:21comme si on était
08:22responsable de tout.
08:23Et deuxièmement,
08:25dans le fait
08:25qu'ils puissent vivre
08:26normalement,
08:27librement,
08:28en sécurité,
08:29dans la liberté du culte.
08:30Moi, je ne crois pas en Dieu.
08:31Pratiquant leur culte.
08:32Pas celui qui le souhaite
08:34et en le faisant
08:35en sécurité librement.
08:37Emmanuel Grégoire,
08:38ce matin sur Europe 1
08:39et CNews,
08:40la suite de sa
08:41grande interview
08:42dans un instant.
08:43Faire.
08:4413h-14h,
08:46Europe 1 Info.
08:4713h46,
08:48de retour
08:49dans Europe 1 Info
08:50pour la suite
08:51de la grande interview
08:52d'Emmanuel Grégoire,
08:54ce matin sur Europe 1
08:54et CNews.
08:55Le candidat socialiste
08:56à la mairie de Paris
08:57répondait aux questions
08:58de Laurence Ferrari.
08:58Les municipales,
09:00dernière ligne droite,
09:00c'est dans dix jours
09:01le premier tour.
09:02Les sondages vous donnent
09:03devant Rachida Dati
09:05actuellement.
09:06Jusqu'à présent,
09:07vous aviez toujours exclu
09:07Emmanuel Grégoire
09:08une alliance au second tour
09:09avec la France insoumise.
09:10Mais pensez-vous vraiment
09:11pouvoir vous passer
09:11des voix de Sofia Chiquirou
09:13de la France insoumise ?
09:14Je te dis très clairement
09:16qu'il n'y aurait pas d'accord.
09:17Je redis très clairement
09:18qu'il n'y aura pas d'accord.
09:19Et au deuxième tour,
09:20l'offre politique
09:21est par nature différente
09:22du premier tour.
09:23Et donc,
09:24c'est un nouveau travail
09:25de conviction
09:25qui commence.
09:27pour le dire,
09:28oui,
09:28il va falloir que j'arrive
09:29à convaincre,
09:29si je veux être maire de Paris,
09:30des électeurs qui un jour
09:31ont été tentés
09:32par Jean-Luc Mélenchon
09:33ou par Emmanuel Macron
09:34de voter pour moi.
09:35C'est une grande réconciliation.
09:36Mais on le fait
09:37sur un projet municipal.
09:39J'ai dit dans une très grande clarté
09:41que l'alliance,
09:42elle avait été faite pour nous
09:43avant le premier tour
09:44de façon à nous donner
09:45de la force.
09:46Et ce sera notre liste
09:47de second tour.
09:48Il n'y aura pas de fusion
09:49des listes,
09:49de proposition de postes
09:50à la France insoumise ?
09:52Non, non.
09:53C'est encore mieux
09:54qu'en bolite.
09:55Mais c'est comme ça fait
09:55dix mille fois que je l'ai dit.
09:56Mais oui, mais voilà.
09:57Et ça fait plaisir.
09:58Comme on le répète
09:58à nos auditeurs
09:59et aux téléspectateurs.
10:01Monsieur Jouvet
10:02du Parti Socialiste
10:03dit
10:03« Nous n'avons pas de leçons
10:04à recevoir d'un bourgeois. »
10:05Il parle de Jean-Luc Mélenchon
10:06sur son canapé
10:07qui fait de l'antiséminisme
10:08une expression commune
10:09dans beaucoup de ses discours.
10:10Vous reprenez cela
10:11à votre compte ?
10:12Alors, les mots
10:13n'auraient sans doute
10:14pas été les miens.
10:15Mais oui,
10:15je trouve que
10:16Jean-Luc Mélenchon
10:17s'est perdu.
10:19Perdu définitivement.
10:20qu'il fait beaucoup de mal
10:21à la gauche,
10:22qu'il fait beaucoup de mal
10:23aux causes
10:23qu'il prétend défendre.
10:25Ce n'est pas mon adversaire.
10:27Moi, mon adversaire,
10:27c'est la droite à Paris.
10:28C'est Rachida Dati.
10:29Et je ne peux pas tomber
10:31obsessionnellement
10:31dans le commentaire
10:32de ce que fait Mélenchon
10:34qui passe son temps
10:34à m'insulter d'ailleurs.
10:36Moi, mon adversaire,
10:37c'est la droite.
10:37Et je ne tombe pas
10:38dans le piège
10:39qui est d'organiser
10:39la confrontation à gauche.
10:41Ma rupture avec Mélenchon,
10:42elle est consommée.
10:43Je passe à autre chose.
10:43Et aujourd'hui,
10:44je veux faire un projet
10:46contre projet
10:46avec Rachida Dati.
10:48C'est le logement,
10:49c'est la priorité
10:50pour le pouvoir d'achat,
10:51c'est la transition écologique
10:52de la ville.
10:53On a un très beau projet.
10:55C'est une nouvelle histoire
10:56que nous proposons pour Paris.
10:57Et je suis persuadé
10:58que nous aurons
10:59un vote d'adhésion
11:00et pas un vote de rejet
11:01ou un vote de substitution.
11:03C'est tout l'enjeu
11:04de ces municipales.
11:05Est-ce que vous saurez
11:05que vous affranchir
11:06du bilan d'Anne Hidalgo
11:07que vous avez accompagné
11:08pendant de longues années,
11:09même si aujourd'hui
11:10vos rapports sont distendus ?
11:12Je pense que le bilan
11:13en matière de sécurité,
11:13le bilan en matière budgétaire.
11:17carte neuve,
11:17on va faire autre chose ?
11:18On va faire différemment ?
11:19Oui, on va faire différemment.
11:21Est-ce qu'il y a des points communs
11:23avec ce qu'ont fait
11:23Bertrand Delano et Anne Hidalgo ?
11:25Évidemment,
11:26la priorité pour le logement,
11:27transformer la ville,
11:29développer les mobilités douces,
11:30y compris nous évitons
11:31qu'on ait acheté de l'essence.
11:33Donc tout ça,
11:33c'est des lignes de force
11:34qui sont communes.
11:34Mais c'est une nouvelle page
11:37pour une nouvelle histoire.
11:38On a renouvelé l'équipe
11:39à plus de 50% de renouvellement.
11:41Il y a de nouveaux défis.
11:43Et il y a des choses
11:43qu'on a fait bien.
11:44Est-ce qu'on a tout fait bien ?
11:45Non.
11:46J'entends des insatisfactions,
11:47des attentes en matière de propreté,
11:49en matière de sécurité,
11:50en matière de pouvoir d'achat.
11:52Nous avons construit un projet
11:53pour répondre
11:54à ces nouvelles attentes
11:55des Parisiennes et des Parisiens.
11:58Et c'est ça,
11:59la campagne municipale,
12:01c'est expliquer
12:01comment on va résoudre cela
12:04avec de la construction de logements
12:06pour détendre la situation,
12:07développer le logement,
12:08particulièrement pour les classes moyennes,
12:10comment on va continuer
12:11à développer les mobilités
12:13qui sont propres
12:14avec le vélo,
12:15la priorité piéton.
12:17De nouvelles pistes cyclables.
12:18De nouvelles pistes cyclables.
12:19Je le dis,
12:19la priorité,
12:20c'est le piéton.
12:21Vous voyez des ajustements
12:22que nous sommes en train d'opérer.
12:23La priorité,
12:24c'est le piéton
12:25parce que c'est la mobilité
12:26essentielle du quotidien
12:27et donc un peu réajuster.
12:29Et puis,
12:30c'est un changement de méthode.
12:31Moi, je veux être le maire
12:32de l'hyper proximité.
12:33J'ai une obsession du quotidien.
12:35On prépare les grands chantiers d'avenir,
12:37mais on s'occupe aussi
12:38tous les matins de la ville.
12:39Il y a beaucoup de choses à faire
12:40et je sais que sur ces sujets-là,
12:41il y a des attentes.
12:43Dans votre livre,
12:44c'est donc Aimer Paris,
12:44Rachida Dati veut réenchanter Paris,
12:46Sarah Knavou,
12:47il faut en faire une ville heureuse.
12:48On a l'impression
12:48qu'on est chez les Bisounours.
12:49Les Parisiens,
12:50ils n'ont pas l'impression
12:51de vivre au royaume des Bisounours.
12:52Ils trouvent que la ville est sale,
12:54polluée, encombrée,
12:55qu'il y a des travaux partout.
12:56Qu'est-ce que vous leur dites ?
12:56C'est parfois un peu vrai.
12:58Elle n'est pas polluée.
12:59On a beaucoup baissé la pollution.
13:00La pollution a baissé 50 % en 10 ans.
13:02Donc ça, au moins,
13:03c'est un truc sur lequel ça va bien.
13:04Parfois, il a fallu un peu de travaux
13:05pour arriver à cela.
13:07Je crois que tout Parisien,
13:09il a une relation ambivalente à sa ville.
13:12On l'aime infiniment.
13:13Il y a des irritants.
13:14Et les irritants que vous citez,
13:15ce sont les miens comme Parisiens.
13:16Je me balade tous les jours
13:17depuis des années dans Paris.
13:20Ça m'agace tout autant
13:21que n'importe quel Parisien
13:23quand je vois une poubelle éventrée,
13:24quand je vois un truc qui est cassé
13:25et qui n'est pas réparé.
13:26C'est ça, d'ailleurs,
13:27que je veux dire
13:28dans l'obsession du quotidien.
13:29Je crois que les gens ont compris
13:31qu'on devait transformer
13:32l'écologie que la ville
13:33pour la rendre plus agréable,
13:34lutter contre la pollution, etc.
13:36Mais ils veulent un haut niveau
13:38de qualité de service.
13:39Et donc, mon obsession à moi,
13:41c'est l'exécution.
13:42C'est comment on va aller
13:43redresser les poteaux,
13:44boucher les trous dans le trottoir, etc.
13:46Parce que c'est ça que j'aime.
13:47Et à la fin,
13:48c'est ça la mission d'un maire.
13:49C'est s'occuper des grands chantiers
13:51pour préparer le futur.
13:53Mais c'est tous les matins
13:54remettre l'ouvrage sur le métier
13:56pour entretenir la ville
13:57et la rendre plus agréable.
13:58Emmanuel Grégoire,
13:59il y a aussi ce scandale
14:00de violence sexuelle
14:01dans le péri-scolaire
14:02qui, évidemment,
14:03nous prend au trépe tous
14:04en tant que parents.
14:05Comment de telles défaillances
14:06ont pu être possibles ?
14:08Comment ne pas avoir su protéger,
14:09au fond, les enfants
14:10des agressions commises
14:11par des animateurs
14:12qui étaient là, pour le coup,
14:13recrutés par la ville de Paris ?
14:15Quelle garantie vous donnez
14:16aux Parisiens
14:16que demain,
14:17quand ils poseront,
14:17ou ce matin,
14:18quand ils poseront leurs enfants
14:19à la crèche,
14:20ils ne risqueront pas
14:21d'agressions sexuelles ?
14:22Alors, d'abord,
14:22il y a eu des fautes graves,
14:25graves,
14:26qui font l'objet d'ailleurs
14:26d'investigations.
14:29Et le problème
14:30de ce qui est remonté,
14:31je n'étais plus premier adjoint
14:33pour la plupart des affaires
14:34qui sont remontées,
14:35mais ce qu'on observe,
14:36c'est que les procédures
14:37ne suffisent pas.
14:38Pourquoi ?
14:38Parce que le principe
14:39d'un pédocriminel,
14:40c'est que tant qu'il n'est pas
14:40passé à l'acte,
14:41vous ne savez pas
14:42que c'est un pédocriminel.
14:43Et donc,
14:44le fait de vérifier,
14:45par exemple,
14:45la non-inscription
14:47au fichier
14:47des infractions sexuelles
14:49ne permet pas
14:50de prévenir structurellement
14:51le risque
14:52des pédocriminels.
14:53Et les pédocriminels,
14:54ils vont dans tous
14:54les centres.
14:55Il y a des enfants
14:55et vous le savez,
14:57j'en ai vécu
14:58l'expérience moi-même.
15:00Ils vont dans les centres
15:01de loisirs,
15:02dans les activités culturelles,
15:03sportives,
15:05parfois les drames
15:05à la maison.
15:06On ignore parce qu'on pense
15:07qu'on aime tous les enfants.
15:08Et bien non,
15:08il y a des gens
15:09qui n'aiment pas les enfants
15:09ou qui les aiment très mal.
15:10Donc comment les détecter ?
15:11Et donc,
15:11on ne peut pas les détecter.
15:13C'est par les procédures
15:14de prise en charge.
15:15Par définition,
15:15on ne peut pas les détecter
15:16a priori
15:17et avant qu'ils aient commis
15:18des défauts.
15:19Ce qu'il faut,
15:20c'est considérablement
15:21renforcer les procédures.
15:23Vérifier qu'elles soient
15:24bien appliquées.
15:25Donc moi,
15:25j'ai annoncé un big bang
15:26en la matière.
15:27Big bang dont sera saisi
15:29le Conseil de Paris
15:30dès le début
15:31de mon mandat de maire.
15:33D'abord,
15:34densifier les procédures.
15:36Deuxième chose,
15:37mettre en place
15:37un contrôle interne
15:39et externe.
15:40Je veux que des gens
15:41de l'extérieur
15:41soient chargés
15:42de contrôler
15:43la bonne application
15:43des procédures.
15:45Et enfin,
15:46voir différemment
15:47l'organisation de la semaine
15:48pour diminuer un peu
15:49les risques.
15:50Et c'est pourquoi
15:50j'ai proposé
15:51d'organiser
15:52une convention parisienne
15:53sur les temps de l'enfant
15:54pour voir en gros
15:55comment on limite
15:57le besoin
15:58de recourir
15:58à une heure par-ci,
15:59une heure par-là,
16:01etc.,
16:01qui est la conséquence
16:03de l'organisation
16:04de la semaine d'école.
16:06Et donc,
16:07on va le faire
16:08un plan d'urgence.
16:09C'est évidemment prévu
16:10à application immédiate
16:12et pour les sujets
16:13un peu plus complexes
16:14à la rentrée
16:15de septembre 2026.
16:16C'est un sujet
16:17qui me touche au cœur.
16:19J'en ferai évidemment
16:20un combat personnel.
16:21Sur la sécurité,
16:23on sait que c'est
16:23une grande préoccupation
16:24des Parisiens.
16:25Qu'est-ce que vous proposez
16:26pour les polices municipales ?
16:28Vous proposez
16:281000 policiers municipaux
16:30de plus.
16:30Est-ce que c'est suffisant ?
16:31Est-ce que vous souhaitez
16:32qu'ils soient armés
16:33pour pouvoir faire face
16:33à une délinquance
16:34qui explose dans la capitale ?
16:36Alors, la délinquance,
16:38d'abord,
16:38je sens bien
16:39la demande de sécurité
16:40de nos concitoyens
16:41et j'entends y répondre
16:44avec exigence.
16:45Je veux aussi
16:46que l'État
16:47arrête de se désengager
16:48parce que quand nous
16:49on met des moyens
16:49à les collectivités
16:50mais que l'État
16:50retire des postes
16:51de policiers nationaux,
16:53ça ne peut pas marcher.
16:54On n'est pas plus efficace.
16:55Deuxièmement,
16:56je ne suis pas favorable
16:57à l'armement létal
16:58des polices municipales.
17:00Pour une raison assez simple,
17:01c'est que rien
17:01dans les missions
17:03que lui confie la loi
17:04ne justifie
17:05d'avoir une arme létale.
17:06Moi, je veux
17:06qu'ils s'occupent
17:07de réguler les vélos
17:07qui ne respectent pas
17:08les feux rouges.
17:09Je veux qu'ils luttent
17:10contre le bruit
17:10dans les ensembles.
17:11Je veux qu'ils fassent
17:12de la police de circulation
17:13pour améliorer les choses
17:14quand on a des carrefours coincés.
17:16Rien de ces missions
17:17qui sont celles
17:17que lui donne la loi.
17:19Et deuxièmement,
17:20quand on met
17:21une arme létale
17:21comme le proposent
17:23mes concurrents,
17:24l'arme létale,
17:24ça coûte très cher
17:25à mettre en place.
17:26Vous perdez un tiers
17:27de votre force de travail
17:28parce qu'entre les entraînements
17:29et le fait qu'ils doivent
17:30remiser l'arme
17:31dans un coffre-fort le soir,
17:32c'est très cher.
17:34C'est très cher.
17:34Ils ont des armes.
17:35Ils ont des armes
17:35de quatrième catégorie
17:36qui leur permettent
17:37de faire de l'intervention.
17:38Je ne suis pas quelqu'un
17:39de sectaire.
17:40Si jamais dans le dialogue
17:41avec le législatif
17:43sur les missions,
17:44la nature des missions
17:44des pays municipales,
17:45ça évoluait.
17:46Moi, je ne veux pas
17:46exposer mes agents
17:47à des missions risquées
17:48sans avoir les moyens
17:50de gérer ces missions.
17:51Mais j'ai pris un engagement
17:52devant les Parisiens.
17:53C'est que si un jour,
17:54je pense qu'au regard
17:55de l'évolution des missions,
17:56on doit leur donner
17:57une arme létale,
17:58j'organiserai un référendum
18:00auprès des Parisiens.
18:01Merci, Emmanuel Grau.
18:02Vous participez à un débat ?
18:04Si Rachida Tadine le vient le faire.
18:06Sur notre trentaine, par exemple ?
18:07Je le souhaite ardemment
18:09participer à un débat.
18:11Ce n'est pas normal.
18:12Rachida Dati refuse
18:13de participer à un débat.
18:15Et je crois que c'est
18:16la première fois dans l'histoire
18:18qu'une candidate,
18:20et en l'occurrence
18:21pas la favori,
18:21désormais,
18:22refuse de participer
18:23à un débat.
18:23Donc tant qu'elle ne participe pas,
18:24vous ne participez pas.
18:25C'est du chien et de la souris.
18:26D'abord, Rachida Dati
18:28a l'habitude de faire ça,
18:29d'essayer d'imposer ses règles.
18:32Ce n'est pas elle
18:32qui fixe les règles.
18:33C'est la démocratie.
18:35Et elle ne vaut ni plus
18:36ni moins que l'ensemble
18:37des candidats à ce stade.
18:38Donc je l'invite
18:39à répondre positivement
18:40aux invitations
18:41pour organiser les débats.
18:42Et nous vous invitons
18:43sur notre trentaine.
18:44Merci Emmanuel Grégoire.
18:45C'était votre grande interview
18:46sur CNews et sur Europe.
Commentaires

Recommandations

Europe 1
il y a 4 semaines