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  • il y a 6 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Priorité au direct sur BFM TV, l'actualité est chaude, elle se passe du côté de l'Assemblée nationale.
00:04On va retrouver Milan Argelas en direct pour BFM TV parce qu'on a deux motions de censure
00:07qui viennent d'être déposées par le Rassemblement National et la France Insoumise.
00:10Milan, ce sont les motions pour protester contre ce qu'on appelle la programmation pluriannuelle de l'énergie.
00:15Alors, est-ce qu'elles ont des chances d'aboutir ?
00:20Les explications de vote de ces deux motions de censure ont débuté dans l'hémicycle.
00:24Jean-Philippe Tanguy, le député du Rassemblement National, a commencé par prendre la parole.
00:27En ce moment, je vérifie au moment où je vous parle, oui c'est bien, Maxime Lenné, le député de
00:32la France Insoumise qui est à la tribune.
00:35Et juste après, c'est Sébastien Lecornu, le Premier ministre, qui devrait leur répondre.
00:39Son entourage nous explique que le chef du gouvernement devrait renvoyer dans son discours dos à dos
00:44le Rassemblement National et la France Insoumise, les deux groupes qui ont déposé des motions de censure aujourd'hui.
00:50Concernant la France Insoumise, on nous explique dans l'entourage du Premier ministre
00:54que le chef du gouvernement estime que c'est une manière de faire diversion, cette motion de censure
01:00par rapport à l'actualité des derniers jours, notamment depuis la mort de Quentin de Ranck.
01:05Et puis, concernant le Rassemblement National, dans l'entourage du Premier ministre,
01:09on met en avant cette nouvelle ligne politique qui a été décidée,
01:14puisque le Rassemblement National ne votera pas la motion de censure déposée par la France Insoumise.
01:20C'est une nouveauté, une inflexion par rapport à la doctrine qui était de mise,
01:26en tout cas ces derniers mois, puisque sur les dernières motions de censure,
01:29notamment les motions de censure déposées par la gauche, y compris par la France Insoumise,
01:33le Rassemblement National assumait à chaque fois de voter ces motions de censure.
01:38Deux motions de censure, donc, qui sont examinées aujourd'hui, vous l'avez dit,
01:41pour protester contre la politique énergétique du gouvernement.
01:44– Milan Argelas avec Adrien Laure Blanchet en direct de l'Assemblée Nationale.
01:48– Et on suivra donc Sébastien Lecornu qui va prendre la parole d'ici quelques minutes.
01:52Alors, peut-être maintenant, revenons quand même sur l'homme qui est au cœur du débat politique,
01:58c'est Jean-Luc Mélenchon.
02:00Jean-Luc Mélenchon qui persiste et signe jusqu'au boutiste pour certains,
02:04qui défend la jeune garde, qui défend Raphaël Arnaud après la mort du jeune Quentin.
02:09Mathieu Aron, vous signez un dossier très complet sur Jean-Luc Mélenchon dans le Nouvelle Ops,
02:15vous êtes grand remporteur de séries poétiques du Nouvelle Ops,
02:17intitulé « Mélenchon dans l'impasse, comment il plombe les chances de la gauche ».
02:20Vous l'avez rencontré d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon, juste avant cet épisode.
02:24– Oui, avec mon confrère de l'Ops, Rémi Daudet, on l'a vu près de 3 heures,
02:2748 heures avant le drame de Lyon.
02:30Une conversation, comment dire, parfois agitée,
02:32parce qu'il a été jusqu'à nous traiter, dans l'ensemble, de tous les journalistes de cons.
02:37Mon confrère de raciste, bon, ça c'est pour le climat global de l'entretien,
02:42qui n'était pas toujours excellent, même si sur le fond, on a beaucoup discuté aussi.
02:45Ce qu'on cherchait à comprendre, nous, c'est pourquoi cette stratégie de la radicalité ?
02:49En fait, on s'aperçoit que c'est voulu, c'est volontaire de la part de Jean-Luc Mélenchon.
02:53Il y a vraiment une stratégie de premier tour, ça il nous l'explique très clairement,
02:57c'est son concept de quatrième bloc.
03:00Il existe des abstentionnistes dans les banlieues populaires
03:04qu'il va aller chercher avec un discours radical, c'est ce qu'il pense.
03:07Donc il renforce son socle de base avec ce discours radical.
03:11Voilà, c'est vraiment ce qu'il croit.
03:12Et puis il a, pour le second tour, une autre carte sur la table,
03:17alors ça, ça nous a plus surpris,
03:19c'est ce qu'il appelle le petit bourgeois, on va dire, sans vertèbre politique.
03:25Nous expliquant que c'est en fait l'homme du centre-droite, centre-gauche,
03:29qui lit le monde libération, l'Obs ou d'autres titres, ou qui vous regarde,
03:33qui en fait n'a pas de certitude absolue,
03:36et qui au moment où il sera, parce qu'il en est convaincu, face à l'extrême droite,
03:41basculera selon ce que les médias diront,
03:43et beaucoup de médias diront qu'il y a beaucoup de dangers à l'extrême droite,
03:45et donc on se reportera sur lui.
03:47Ça, c'est ce que croit bien sûr Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il nous a expliqué.
03:50Et donc voilà, radicalité au premier tour,
03:52et puis on s'adresse aux petits bourgeois sans constante politique au second,
03:57c'est ce qu'il pense.
03:58Au-delà de ça, il y a tout ce qu'il nous a dit peu aimable,
04:01vis-à-vis de ses partenaires socialistes,
04:04l'or-là qui ne comprennent rien, qui n'existent même pas à ses yeux,
04:07et Marine Tondelier, qui l'a qualifiée de venimeuse,
04:10parce qu'il considère qu'elle a une stratégie,
04:12qui de toute façon mène son parti dans l'impasse,
04:14et qu'il compte bien en profiter.
04:16Vous avez le climat global de cet entretien,
04:18qui a été fait avant le brame, effectivement, de Lyon.
04:21Vous citez quelqu'un qui connaît bien Jean-Luc Mélenchon,
04:24c'est François Hollande, l'ancien président de la République.
04:26Voilà ce qu'il dit.
04:27Il sait que son temps est compté, Jean-Luc Mélenchon.
04:29Il veut son duel avec l'extrême droite,
04:31même si au fond, il sait qu'il ne peut pas gagner.
04:33En réalité, je crois que quelque part,
04:36Jean-Luc Mélenchon, et on le voit bien d'ailleurs ces derniers jours,
04:39il fait ce que j'appellerais du Trumpisme inversé.
04:42C'est-à-dire que pour mobiliser ses troupes,
04:45il considère qu'il faut qu'il fasse passer un message
04:50« Nous sommes dans une France qui, en réalité, à ses yeux, est préfasciste. »
04:55D'où la radicalité de son discours.
04:58Pour justifier ça, il va jusqu'à dire
05:00qu'on a un président autoritaire
05:03qui ne respecte pas les élections,
05:05et on a des médias qui, comme ils appartiennent à 9 milliardaires,
05:09de toute façon sont sous influence.
05:11Donc on vivrait déjà, à ses yeux, dans une France préfasciste.
05:15Et le danger est encore plus grand à venir.
05:17Voilà comment, si vous voulez...
05:18Donc il serait le seul rempart à ce fascisme.
05:20Et son projet, c'est d'être le seul rempart à ce fascisme,
05:24ce qui explique pourquoi il ne faut pas qu'il existe,
05:27entre lui et l'extrême droite, d'autres forces politiques,
05:29que ce soit au centre ou que ce soit d'autres forces de gauche.
05:32Benjamin Morel, tout à l'heure, on avait Christian Estrosi avec nous,
05:36qui est maire horizon de Nice et qui est candidat à sa réélection,
05:40et qui faisait une proposition assez étonnante.
05:42Il disait qu'il faut dissoudre la France insoumise,
05:45parce que la France insoumise prône un discours violent,
05:48et il faut, en attendant, arrêter de donner de l'argent public
05:50à la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.
05:52Vous qui êtes constitutionnaliste, c'est possible ça ?
05:56– Ce n'est pas comme ça que ça marche, en effet.
05:57C'est-à-dire que pour...
05:58Déjà, comment est-ce que les partis sont financés ?
06:01Les partis sont notamment financés sur l'argent public
06:03eu égard aux scores qu'ils font aux élections législatives
06:05quand ils montent une association de financement.
06:07En l'occurrence, la France insoumise a rempli toutes les conditions
06:10pour disposer des financements publics.
06:13On ne voit pas comment est-ce qu'on pourrait l'en priver.
06:14– Pour lui couper les vies, oui.
06:15– Oui, au titre que, tout d'un coup,
06:17l'idéologie de ce parti ne plairait pas.
06:19Ensuite, on peut interdire potentiellement
06:21des groupements politiques, voire des partis politiques.
06:23– La question s'était posée sur le Front National,
06:25il y a quelques années de ça, du temps de Jean-Marie Le Pen,
06:29sur la question, est-ce que le Front National incite à la violence ?
06:32– Elle s'est posée et on n'a pas été jusqu'à l'interdiction du Front National.
06:36On l'a fait pour quelques parties, Civitas, il y a quelques années,
06:39il y a eu une affaire.
06:39Mais la réalité, c'est que malgré tout,
06:41il y a des cadres juridiques qui sont assez contraints et c'est heureux.
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