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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00:00C'est-à-dire qu'on mettrait des règles à nos producteurs pour ensuite faire prendre des risques aux consommateurs
00:00:04avec des produits qu'on importe.
00:00:06C'est un peu chadokien, on ne veut pas ça.
00:00:09Mais on est là-dessus, pour moi, on n'a pas encore toutes les garances.
00:00:13Vous êtes prêts à vous impliquer pour sauver le budget français ?
00:00:18Je vous rassure, je ne suis pas prêt à m'impliquer, je me suis toujours battu pour qu'on en
00:00:21ait une.
00:00:22Je l'ai fait la dernière fois, quand on avait beaucoup de menaces au moment du Brexit.
00:00:25Beaucoup de gens nous disaient vous n'aurez pas votre PAC, etc.
00:00:27On a réussi à maintenir notre montant et moi, je l'ai dit, on s'est battus.
00:00:33On a obtenu déjà une amélioration de la copie substantielle l'année dernière.
00:00:37Et nous, on veut ici pouvoir dire que les revenus pour nos exploitants agricoles seront garantis dans la prochaine PAC.
00:00:43Et c'est à la fois dans les discussions européennes et avec le budget français.
00:00:47Mais je pense qu'il est très important, c'est qu'on se batte pour à la fois garantir justement
00:00:52ces montants-là,
00:00:52mais qu'on se batte aussi pour obtenir les montants qui vont permettre de moderniser nos exploitations agricoles et notre
00:00:59industrie agroalimentaire.
00:01:01Et donc, ce n'est pas simplement défensif l'approche que nous avons.
00:01:03On est convaincus avec le gouvernement et la ministre que nous devons, dans beaucoup de filières,
00:01:09moderniser la production, parfois l'aval, notre capacité à transformer pour mieux valoriser encore nos produits.
00:01:14Les difficultés qu'on a, qu'ont certaines filières, cette année, on le sait, on a une grande difficulté sur
00:01:19la viticulture, par exemple.
00:01:21Alors, c'est beaucoup les événements climatiques.
00:01:22C'est aussi les changements de consommation.
00:01:25Elles ont donné lieu à des décisions difficiles et pour lesquelles on accompagne nos exploitants.
00:01:31Mais il faut aussi permettre à certains de moderniser, de changer leur pratique.
00:01:35On sait qu'on a des difficultés dans les grandes cultures en ce moment,
00:01:38parce que les cours sont mauvais, les coûts de production ont monté.
00:01:41On y fait face, là aussi, en se battant pour que, par exemple, les engrais soient sortis du mécanisme d
00:01:47'ajustement carbone aux frontières.
00:01:48Et ça, on continue le combat.
00:01:49On l'a déjà beaucoup amélioré, mais on a les derniers maîtres à faire.
00:01:52Mais à côté de ça, on a aussi à améliorer l'aval, c'est-à-dire à mieux transformer ce
00:01:57que nos grandes cultures produisent
00:01:58pour être moins dépendants des cours mondiaux.
00:02:00Et ça, c'est un volet, je dirais, plus offensif qu'on veut aussi obtenir à Bruxelles.
00:02:05C'est comment moderniser l'agriculture et l'agroalimentaire en Europe.
00:02:10Est-ce que la décision des États-Unis de la Cour suprême sur les droits de douane imposés par Trump
00:02:14est un soulagement ?
00:02:16Est-ce que ça change concrètement quelque chose ?
00:02:17Écoutez, je n'ai pas l'habitude de commenter ce qui se passe dans les autres pays.
00:02:21Je pense que c'est...
00:02:22D'abord, je pense que ça invite tout le monde à réfléchir.
00:02:27Ça semble pas mal d'avoir des cours suprêmes et donc un État de droit.
00:02:31Pour ceux qui pensent que les cours suprêmes, c'est des problèmes dans la vie politique,
00:02:35une cour suprême, elle a regardé la Constitution et dit que ce n'est pas conforme à la Constitution.
00:02:40Là, on dit que tout le monde dit que c'est formidable.
00:02:41Ben voilà.
00:02:42C'est bien d'avoir des pouvoirs et des contre-pouvoirs dans des démocraties.
00:02:47Il faut s'en féliciter.
00:02:49Bon.
00:02:51Ensuite, il ne faut pas aller trop vite non plus parce que je constate que le président
00:02:54Trump, quelques heures, a dit qu'il avait repris des textes pour avoir de nouveaux tarifs,
00:02:59mais alors ceci plus limité et pour tout le monde.
00:03:01Donc on va regarder.
00:03:03On va regarder exactement les conséquences, ce qui peut être fait et on va s'adapter.
00:03:08Au fond, nous, qu'est-ce qu'on veut ?
00:03:11Continuer à exporter nos produits agricoles, agroalimentaires, notre luxe, notre mode, nos cosmétiques, notre aéronautique.
00:03:20Oui, je l'ai mis dans l'agroalimentaire.
00:03:22Enfin, tout ce sur quoi on est bon à l'export.
00:03:23Avoir d'autres produits à l'export parce qu'on continue de réindustrialiser le pays
00:03:27et le faire avec les règles les plus loyales qui soient.
00:03:30Et donc les plus loyales qui soient, c'est de la réciprocité et pas subir des décisions unilatérales.
00:03:36Donc si ça permet de pacifier les choses, voilà, c'est bien.
00:03:40Et je pense qu'il faut plutôt être dans une logique d'apaisement à l'international
00:03:45et de continuité dans la modernisation de notre économie dans toutes ces filières.
00:03:50Voilà, je vais aller ouvrir.
00:03:51Vous êtes liable, vous êtes modernisé.
00:03:54Est-ce que ça passe par liable, modernisé ?
00:03:56Oui, ça en fait partie.
00:03:57Vous savez, la ferme française doit se moderniser dans beaucoup de domaines,
00:04:01gagner en productivité, en compétitivité.
00:04:03On sait l'importance de la robotique, de la génomique.
00:04:06On sait l'importance de l'accompagnement, de la transformation des structures.
00:04:09Et l'IA en fait partie.
00:04:10D'ailleurs, on a beaucoup d'exploitations où on met de l'IA et de plus en plus.
00:04:14Ça change la vie de nos éleveurs.
00:04:17Quand vous avez de l'IA, des systèmes qui captent,
00:04:21vous ne levez pas pareil la nuit au moment des volages.
00:04:24Vous accompagnez vos bêtes de manière, je dirais, plus souple.
00:04:27Ça permet de préserver du temps pour nos éleveurs.
00:04:31Pour ne citer que cet exemple, on améliore aussi la productivité de nos champs,
00:04:37la diversité parce qu'on mesure mieux.
00:04:40Et en fait, ça permet de mieux agréger les données.
00:04:42Donc l'IA a aussi sa place dans l'agriculture pour améliorer les choses.
00:04:49Non, mais je pense que c'est une erreur parce que...
00:04:53Non, alors d'abord, ça c'est une erreur parce qu'il ne faut pas regarder les discours de 2017
00:04:58avec les yeux d'aujourd'hui.
00:04:59Il y a énormément de filières qui ont réussi avec la montée en gamme.
00:05:02Et ça a été adapté dans des filières.
00:05:04Et d'ailleurs, on a vu tout ce qu'on a réussi à faire, par exemple, dans le lait pour
00:05:07n'en citer qu'une.
00:05:08Et à la fois, la montée en gamme, Égalim, l'organisation des producteurs a très bien marché.
00:05:13Il y a d'autres filières qui n'ont pas réussi à s'organiser, pour certaines.
00:05:17Et puis après, il y a un monde qui a changé.
00:05:19C'est-à-dire que depuis 2017, au cas où vous n'auriez pas été dûment informés,
00:05:25il y a eu une pandémie mondiale de Covid.
00:05:28Il y a eu la guerre en Ukraine qui a totalement changé les choses.
00:05:31Il y a eu une transformation géopolitique.
00:05:33En 2017, pour prendre qu'un exemple sur les grandes cultures que j'évoquais,
00:05:37on exportait vers la Russie du blé.
00:05:39On exportait.
00:05:40Au moment où je vous parle, la Russie, elle l'exporte dans le monde entier.
00:05:45Pourquoi ? Réchauffement climatique.
00:05:47En 7 ans, 8 ans de temps, le réchauffement climatique fait que la Russie,
00:05:51qui avait du mal à avoir une production de blé stable par an,
00:05:53elle en a deux très rentables aujourd'hui.
00:05:56Je cite que cet exemple, mais il y a un bouleversement complet des marchés.
00:05:59Et la guerre, en même temps, a fait que les filières par lesquelles on avait nos engrais qui arrivaient à
00:06:04Bakou
00:06:04a été complètement rompue, donc a fait monter nos coûts de production en même temps que ceux de l'énergie.
00:06:08Donc il y a eu énormément de perturbations géopolitiques, de changements aussi des goûts,
00:06:13qui fait qu'il ne faut pas avoir une approche monothématique.
00:06:16D'ailleurs, le discours des Rungifs n'était pas que sur la montée en gamme.
00:06:19Il était sur une approche de revenus, des contrats de filières,
00:06:23et une approche qui était revenu et transition.
00:06:25Et donc, on a constamment adapté celui-ci.
00:06:29Je note aussi que dès 2019, j'ai eu un discours de souveraineté alimentaire au moment où on peut en
00:06:33parler,
00:06:34avant le Covid, et où nous avons déployé une politique de souveraineté protéinique
00:06:38qui était une première depuis 60 ans.
00:06:40Donc on a à chaque fois adapté les choses, parce qu'il faut les adapter dans un monde qui change.
00:06:45Et c'était un discours qui était adapté au moment, qui a produit des résultats.
00:06:49Le discours de 2019 sur la souveraineté alimentaire et la souveraineté protéinique, il était aussi.
00:06:54Et là, nous continuons d'agir avec ce triptyque que j'ai rappelé.
00:06:57Produire, préserver, protéger.
00:06:59Merci beaucoup.
00:07:00On va ouvrir le salon pour que tout le monde puisse rentrer.
00:07:04Allez !
00:07:07Il est 9h02 sur CNews et vous suivez donc l'inauguration du salon de l'agriculture
00:07:12en direct sur CNews par Emmanuel Macron.
00:07:15On vient de l'écouter en longueur, le président de la République.
00:07:19Une inauguration du salon de l'agriculture sous cloche, sous haute sécurité,
00:07:23avec le boycott de deux des trois principaux syndicats agricoles.
00:07:29Emmanuel Macron qui a rappelé la volonté d'avoir une agriculture française forte.
00:07:35Il a oublié de parler de cette impuissance de la France face à Bruxelles
00:07:40et notamment sur l'hôtel du Mercosur.
00:07:42Force est de constater que depuis des années, la France a décidé de déléguer ses pouvoirs
00:07:48en matière de politique agricole à Bruxelles.
00:07:50Et on en paye aujourd'hui les conséquences.
00:07:53Pour m'accompagner aujourd'hui, Alexandre Devecchio, Charlotte Dornelas,
00:07:57Georges Fenech, Mathieu Hocq, mais également Édouard Legras.
00:08:00Vous êtes vice-président national de la coordination rurale.
00:08:03Merci d'être avec nous, Édouard Legras.
00:08:06Je me tourne tout de suite vers vous, puisque le président de la République
00:08:10vous a indirectement parlé.
00:08:12Il a dit que le salon n'était pas un moment de division,
00:08:15mais un moment de fierté et qu'il devait rassembler,
00:08:17car il est une fierté française.
00:08:20Est-ce que vous avez été convaincu par ce président
00:08:24qui inaugure une nouvelle fois, c'est son avant-dernier salon de l'agriculture
00:08:29en tant que président de la République ?
00:08:30Est-ce que vous avez été convaincu par son discours ?
00:08:33Non, vous savez, c'est toujours les mêmes paroles depuis 8 ans.
00:08:36Je pense que finalement, on pourrait faire un copier-coller des années précédentes.
00:08:41Et en fait, c'est toujours les mêmes propos, toujours le même discours.
00:08:44Mais la conclusion d'un président de la République
00:08:46qui a quand même liquidé l'agriculture française,
00:08:49je le rappelle, en France aujourd'hui, nous ne sommes plus souverains au niveau alimentaire.
00:08:52Donc c'est un vrai désastre, un pays comme la France
00:08:54qui était une très grosse puissance agricole.
00:08:57Et aujourd'hui, clairement, Emmanuel Macron l'a dit à la coordination orale,
00:09:02il n'était pas le bienvenu au salon de l'agriculture.
00:09:04Vous dites qu'il a liquidé l'agriculture française.
00:09:08Il explique que la France a été frappée ces dernières années
00:09:12par des événements qui ont bouleversé notre histoire.
00:09:16Il a parlé du Covid, du réchauffement climatique, de la guerre en Ukraine.
00:09:21Il a peu parlé, justement, de ce que je soulignais il y a quelques instants,
00:09:26c'est-à-dire que depuis des années, la politique agricole ne se gère pas depuis l'Elysée,
00:09:30depuis Matignon, mais elle se gère à Bruxelles.
00:09:34Et on l'a vu avec le symbole historique, celui du Mercosur.
00:09:38On a délégué complètement notre agriculture au niveau de l'Europe.
00:09:42Et aujourd'hui, j'ai envie de dire que le président de la République,
00:09:45la seule chose qu'il a fait pour l'agriculture française,
00:09:48finalement, c'est d'augmenter tout simplement les importations.
00:09:51Et c'est l'écologie punitive qui a pris le relais par rapport à la production agricole française.
00:09:58Et quand j'entends la ministre de la Transition écologique, encore hier,
00:10:01être contre la loi Duplon, alors que la ministre de l'agriculture, elle, est favorable,
00:10:06je ne vois pas comment on peut avoir un cap et une ligne directrice très claire pour l'agriculture française.
00:10:10On va rejoindre notre équipe sur place.
00:10:12Maxime Leguay, journaliste politique au service politique de CNews.
00:10:16Maxime Leguay, vous avez suivi Emmanuel Macron lors de ses premiers pas
00:10:20et l'inauguration du salon de l'agriculture.
00:10:23Je le disais, c'est un salon de l'agriculture quasiment sous cloche.
00:10:27On a un président de la République presque confiné,
00:10:30entouré de plusieurs centaines de forces de l'ordre.
00:10:34Il a parlé de la souveraineté alimentaire.
00:10:36Il y a une autre actualité, bien évidemment, qui bouscule ce salon de l'agriculture
00:10:40puisqu'il a été questionné autour de ce drame qui sidère la France depuis une semaine,
00:10:45à savoir le lynchage à mort de Quentin.
00:10:51Oui, effectivement, Elliot, et c'est nous qui lui avons posé la question sur ce drame à Lyon
00:10:56et cette marche qui est donc prévue aujourd'hui.
00:11:00Le président de la République qui appelle tout le monde à la responsabilité, dit-il, dans ces moments.
00:11:04On lui a demandé, alors, s'il estimait que le comportement de la France insoumise était responsable,
00:11:10il a dit « je ne fais pas de commentaires politiciens ».
00:11:13Voilà, ça c'était pour le volet Quentin sur ce salon de l'agriculture.
00:11:17Oui, salon de l'agriculture sous cloche, on dirait même presque façon Potemkin
00:11:21parce qu'il n'y a pas de bovins qui se sont désormais projetés sous hologramme.
00:11:26Alors cela, ce n'est pas du fait du président de la République,
00:11:28c'est du fait de cette épidémie de dermatose nodulaire.
00:11:32Mais tout de même, ça dit sur cette atmosphère,
00:11:35le président de la République qui a été boycotté par les syndicats,
00:11:39par la coordination rurale et la confédération paysanne,
00:11:42mais qui a dit « ma porte est ouverte et puis s'ils veulent changer d'avis,
00:11:46je pourrais les rencontrer chacun de manière bilatérale ».
00:11:49Emmanuel Macron qui s'est surtout livré pendant de longues minutes à un exercice d'auto-satisficite.
00:11:55Et il nous a dit, en somme, tout va bien Madame la Marquise,
00:11:58il faut continuer à protéger notre agriculture française, à préserver l'eau.
00:12:03Aucun mot sur effectivement le Mercosur qui a été signé dans le dos de la France.
00:12:07Aucun mot sur la loi d'urgence agricole qui avait été annoncée en grande pompe,
00:12:11mais qui manifestement n'avait d'urgence que le nom.
00:12:14Aucun mot non plus sur les décrets d'application de la loi Duplomb.
00:12:17Voilà, bref, pour le président de la République qui a inauguré ce salon de l'agriculture,
00:12:22mais qui n'a très certainement pas encore répondu aux attentes des agriculteurs et des syndicats agricoles.
00:12:27Et les syndicats agricoles, notamment la coordination rurale, est présente sur ce plateau.
00:12:31Merci Maxime Leguay, on suit attentivement évidemment les premiers pas d'Emmanuel Macron.
00:12:35On reste sur vos images en direct, bien sûr.
00:12:39Et Edouard Legras, quand on a posé la question au président de la République sur le rapport qu'il a
00:12:44à l'agriculture,
00:12:45c'est très intéressant la hiérarchie qu'il a pu faire.
00:12:48Un, l'économie.
00:12:49Deux, l'attractivité, notamment pour les jeunes.
00:12:51Quand on sait que malheureusement le secteur agricole est de moins en moins attractif.
00:12:56Et trois, le rapport au terroir à la terre française.
00:13:00Si vous aviez la possibilité d'échanger avec le président, vous lui diriez quoi ce matin ?
00:13:05Ce que je viens de vous dire tout à l'heure, qu'il a liquidé l'agriculture française.
00:13:09Et je lui aurais posé la question, qu'est-ce qu'il veut faire aussi avec l'Ukraine ?
00:13:12Est-ce qu'il veut intégrer l'Ukraine dans l'Europe ou pas ?
00:13:15Parce que je pense que là, ça serait vraiment la goutte d'eau qui ferait déborder le vase pour l
00:13:20'agriculture,
00:13:20notamment pour les cérales, notamment pour la volaille.
00:13:24Et aujourd'hui, on n'a rien qui avance depuis deux ans par rapport à notre protestation agricole.
00:13:29On a des décrets sur la loi Duplomb qui ne sont toujours pas arrivés.
00:13:32On parle d'une loi d'urgence alors que le texte va tomber au Sénat qu'au mois de juin.
00:13:36Donc, aucune avancée concrète de la part du président de la République.
00:13:40J'ai presque l'impression, en l'écoutant, que vous êtes responsable de cette division,
00:13:47de ce salon de l'agriculture qui ne se passe pas comme les années précédentes.
00:13:53Cette phrase m'a sidéré.
00:13:55Ce n'est pas un moment de division, c'est un moment de fierté qui doit rassembler les familles françaises.
00:13:59C'est votre faute, monsieur Legras, si aujourd'hui, il y a cette crise agricole ?
00:14:05Vous savez, j'étais avec d'autres collègues de la coordination orale ce matin
00:14:08à circuler dans le fameux hall 1.
00:14:12Et on se posait vraiment la question, dès que vous avez un logo CR jaune,
00:14:15vous avez tout de suite des forces de l'ordre autour de vous,
00:14:19alors qu'on est des simples agriculteurs.
00:14:21Donc, il y a vraiment deux poids, deux mesures.
00:14:23Mais ça, on le vit depuis un moment.
00:14:25On a eu une montée sur Paris, on a eu des agriculteurs en garde à vue,
00:14:30des tracteurs en fourrière.
00:14:31Et donc, on n'a aucune considération de la part du président de la République.
00:14:35Et quand vous voyez d'autres syndicats, j'ai vu le patron de la FNSEA présent,
00:14:38saluer le président de la République.
00:14:42Est-ce qu'aujourd'hui, vous vous sentez trahi, en quelque sorte ?
00:14:45Non, ça fait 50 ans que la FNSEA est main dans la main avec le gouvernement.
00:14:49Donc, pas de changement aujourd'hui, dont acte.
00:14:51Enfin, il n'y a pas de...
00:14:52Alors, vous dites, quand on a un bonnet jaune ou un logo CR au Salon de l'Agriculture,
00:15:00on est surveillé très près.
00:15:02C'est vrai que l'année dernière, quasiment jour pour jour,
00:15:04puisque c'était le 22 février 2025,
00:15:07il y a eu un moment de tension avec des agriculteurs, des militants,
00:15:12qui ont fait face aussi aux forces de l'ordre.
00:15:14Je vous propose de revoir cette séquence.
00:15:33C'est 24, franchement.
00:15:44avant les élections européennes.
00:15:47Oui, et puis, comme quoi, rien n'a évolué.
00:15:50Quand on voit le Mercosur qui avance à grands pas,
00:15:55il y a un autre traité qui va avancer aussi par rapport à l'Australie.
00:15:58Enfin, de toute façon, Emmanuel Macron le dit clairement,
00:16:01il parle d'une souveraineté européenne et non d'une souveraineté française.
00:16:04Donc, quand il dit ça, il a tout dit.
00:16:06Il a parlé aussi de constance sur le plan européen.
00:16:10Est-ce que vous avez la sensation, vous parlez du Mercosur,
00:16:13qu'il y a eu une constance française pour contester ce traité du Mercosur ?
00:16:19Non, on n'est pas du tout protégé par rapport à l'Europe, bien au contraire.
00:16:25Mais là où je tiens à le signaler, ok, l'Europe ne nous aide pas,
00:16:28mais on a beaucoup de normes franco-françaises
00:16:31qui, encore une fois, nous liquident l'agriculture.
00:16:35Et on n'avance pas par rapport à cette écologie qui est très punitive.
00:16:42Et j'ai envie de vous dire vivement qu'Emmanuel Macron parte de l'Élysée.
00:16:48Vous êtes vice-président national de la coordination rurale,
00:16:52Édouard Legras, mais c'est aussi intéressant de connaître votre quotidien.
00:16:54Vous êtes agriculteur, éleveur depuis combien de temps ?
00:16:57Je suis céréalier et producteur de légumes.
00:16:59Je suis arrivé en 2020 sur l'exploitation familiale.
00:17:02Et auparavant, j'ai travaillé dix années à l'extérieur
00:17:05avant de prendre le relais de mon papa sur l'exploitation.
00:17:07Et c'est une exploitation familiale qui s'est complice de génération en génération en génération ?
00:17:13Je ne vais même pas compter, je ne peux même pas vous dire.
00:17:15C'est impossible de compter.
00:17:17Vous travaillez, vous savez combien d'heures chaque jour vous faites dans le terrain ?
00:17:21Non, c'est un métier passion.
00:17:21On ne le fait pas pour l'horaire.
00:17:23Mais ce qui est vraiment inquiétant pour les générations futures,
00:17:26c'est qu'on n'arrive tout simplement pas à vivre de notre métier.
00:17:29Et c'est la seule chose pourtant que l'on demande.
00:17:31C'est vivre de notre métier et pouvoir produire.
00:17:33Et souvent, lorsqu'on a pu donner la parole aux agriculteurs,
00:17:37tous nous parlent de cette passion.
00:17:39Vous n'attendez pas forcément d'aide.
00:17:41Vous ne faites pas l'aumône.
00:17:42Vous demandez juste de protéger votre terre et de vivre de votre terre.
00:17:46Aujourd'hui, vous arrivez à vous verser un salaire de l'activité que vous avez ?
00:17:50Aujourd'hui, on a l'activité légumes sur l'exploitation qui va bien.
00:17:54Mais au niveau des céréales cette année,
00:17:55concrètement, quand vous vendez du blé ou vous vendez du maïs aujourd'hui,
00:17:58vous perdez de l'argent.
00:18:00Et vous avez parlé de l'Ukraine.
00:18:01Ça a été aussi une bascule pour les céréaliers,
00:18:05pour les producteurs que vous êtes ?
00:18:06C'est une vraie bascule.
00:18:08On subit l'importation du blé à tout va.
00:18:11Et on n'est pas protégé.
00:18:13On ne met pas assez de taxes vis-à-vis de toutes ces marchandises
00:18:15qui rentrent en France
00:18:16et qui ne respectent pas nos normes françaises, d'autant plus.
00:18:18Jules Torres est resté avec nous, journaliste politique, bien sûr,
00:18:22au JDD, Europe 1 et CNews.
00:18:24Cher Jules, c'est une séquence très importante
00:18:27pour le président de la République.
00:18:29On parlait de village Potemkin.
00:18:31Mais c'est souvent le cas avec Emmanuel Macron
00:18:33au Salon de l'Agriculture.
00:18:34Rien de neuf sous le soleil.
00:18:35C'est le cas avec beaucoup de personnes,
00:18:37personnalités politiques, qui se rendent au Salon de l'Agriculture.
00:18:39Tout est toujours très fléché.
00:18:41On va voir les stands qui, évidemment, nous sont favorables.
00:18:44Donc, évidemment, Emmanuel Macron ne trahit pas cette règle.
00:18:47Les personnes qu'il a vues sont, objectivement,
00:18:49des personnes avec qui il a des liens plutôt amicaux.
00:18:51Des députés, des anciens députés,
00:18:52des sénateurs comme M. Patriarne,
00:18:54Rousseau, en effet, de la FNSEA.
00:18:56Il a dit « Heureux de vous retrouver, cher Arnaud ».
00:18:58Donc, évidemment, pour l'instant,
00:19:00ce n'est pas très difficile pour Emmanuel Macron.
00:19:02Il a vu aussi, pendant un instant,
00:19:03André Prosper, vous savez,
00:19:05qui est l'éleveur,
00:19:06qui devait, eh bien, pour la première fois,
00:19:09avoir pour égérie une brahmane, une vache brahmane.
00:19:14C'était la première fois que c'était une vache issue des Outre-mer.
00:19:17C'était une première.
00:19:18Là aussi, c'est un rendez-vous raté pour Emmanuel Macron.
00:19:21Donc, on voit très bien.
00:19:22Et que, pour l'instant, évidemment,
00:19:24c'est sécurisé que, pour l'instant,
00:19:26la coordination rurale et la confédération paysanne,
00:19:28eh bien, ont été écartées.
00:19:30Et pour donner un chiffre,
00:19:31il y a 250 policiers et gendarmes
00:19:34qui, aujourd'hui, sont dans le salon de l'agriculture
00:19:35pour, en effet, éviter qu'Emmanuel Macron
00:19:38se fasse houspiller comme il l'avait été en 2024.
00:19:41Je vais vous remercier, Edouard Legras,
00:19:42d'être venu sur le plateau de CNews
00:19:44pour parler du monde agricole.
00:19:47Peut-être que vous avez un message aussi
00:19:48à adresser aux agriculteurs qui nous regardent,
00:19:50aux Français qui nous regardent,
00:19:51et ces Français qui sont très attachés,
00:19:55justement, à l'agriculture française.
00:19:58Non, on sent vraiment le soutien de la population.
00:19:59Même en manifestation, par moments,
00:20:02évidemment, on fait des blocages.
00:20:03Donc, ce n'est pas forcément pratique pour les Français.
00:20:06Mais on a toujours eu un soutien,
00:20:08et ça, ça fait chaud au cœur.
00:20:09Et j'ai envie de dire aux agriculteurs
00:20:11qu'il ne faut pas lâcher,
00:20:12que ça fait 10 ou 20 ans
00:20:14qu'il y a une écologie punitive sur notre territoire
00:20:17et qu'il va falloir 10 ou 20 ans
00:20:19pour détricoter tout ça.
00:20:20Donc, soyez patients,
00:20:22et il ne faut pas lâcher,
00:20:23et on va se battre pour obtenir des résultats.
00:20:25Un grand merci, Edouard Legras.
00:20:27On va suivre attentivement
00:20:29l'inauguration du Salon de l'agriculture
00:20:32par Emmanuel Macron.
00:20:34Mais c'est vrai que cette journée,
00:20:36elle est percutée aussi par une actualité majeure,
00:20:40à savoir le meurtre,
00:20:41il y a une semaine,
00:20:43dans des conditions absolument barbares de Quentin.
00:20:46Et aujourd'hui, un hommage doit lui être rendu
00:20:49dans des conditions ultra tendues à Lyon,
00:20:52puisque l'ultra-gauche menace de perturber cette mobilisation,
00:20:57que les renseignements territoriaux
00:20:59ont recensé également plusieurs centaines
00:21:00de membres de l'ultra-droite
00:21:01qui souhaiteraient s'intégrer et s'agréger
00:21:04à cette marche.
00:21:06Emmanuel Macron, qui a pris la parole,
00:21:08interrogé, Maxime Le Guay le disait,
00:21:10par les journalistes de CNews
00:21:11sur cette marche autour de Quentin.
00:21:15Écoutez, j'appelle moi tout le monde au calme.
00:21:18Et le gouvernement, évidemment, est très vigilant.
00:21:20Le Premier ministre comme le ministre de l'Intérieur
00:21:22seront vigilants pour que les choses se passent
00:21:26du mieux possible.
00:21:27Je pense que c'est d'abord un moment
00:21:30de recueillement et de respect
00:21:32pour notre jeune compatriote qui a été tué,
00:21:35pour sa famille, ses proches.
00:21:37Et ça doit d'abord être cela.
00:21:39Et ensuite, c'est un moment d'exigence
00:21:40et de responsabilité.
00:21:43Je tiendrai en début de semaine
00:21:45une réunion avec le Premier ministre
00:21:46et les ministres concernés
00:21:49pour faire un point complet
00:21:50sur l'ensemble des groupes d'action violente
00:21:53qui sévissent, qui ont des liens
00:21:54avec les partis politiques, quels qu'ils soient.
00:21:57Maintenant, il faut que tout le monde soit responsable.
00:21:59Dans la République,
00:22:01aucune violence n'est légitime.
00:22:03Dans la République, il n'y a que les forces républicaines
00:22:06qui peuvent agir
00:22:08parce qu'elles protègent
00:22:09et elles protègent un ordre républicain.
00:22:11Il n'y a pas de place pour les milices
00:22:12d'où qu'elles viennent.
00:22:12Voilà. Et là, il faut être totalement intraitable.
00:22:15C'est très intéressant
00:22:16parce qu'à chaque prise de parole
00:22:18d'Emmanuel Macron
00:22:18sur le drame qui a frappé la France
00:22:20et le lynchage de Quentin,
00:22:22il parle des extrêmes.
00:22:24Là, il va réunir
00:22:27les ministres concernés,
00:22:29on imagine le ministre de la Justice,
00:22:30de l'Intérieur,
00:22:31sur les groupes violents.
00:22:33La semaine dernière,
00:22:35l'extrême gauche a tué.
00:22:37L'extrême gauche a tué.
00:22:39Et d'ailleurs,
00:22:40le Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:22:42l'a très clairement dit
00:22:43« L'extrême gauche a tué ».
00:22:45Le ministre de la Justice,
00:22:46Gérald Darmanin,
00:22:47l'a dit
00:22:47« L'extrême gauche a tué ».
00:22:49Il n'y a finalement qu'à gauche
00:22:52qu'on essaye de détourner le regard
00:22:53en se disant
00:22:54« C'est un problème
00:22:55qui concerne les extrêmes ».
00:22:57Alexandre Deveglio,
00:22:59c'est très intéressant de voir ça.
00:23:00Oui, c'est ce qu'il a dit.
00:23:00Il a même été encore plus loin
00:23:02puisqu'il a dit
00:23:02« Je veux un point
00:23:04sur les groupuscules violents
00:23:06qui ont un lien avec les partis,
00:23:08quels qu'ils soient ».
00:23:09Alors, qu'il y ait des groupes violents
00:23:10à l'extrême droite,
00:23:11il y en a,
00:23:12mais à ma connaissance,
00:23:13il n'y en a aucun
00:23:13qui ait des liens
00:23:15avec le Rassemblement national
00:23:16puisque c'était
00:23:18le Rassemblement national
00:23:19qui était indirectement visé
00:23:20et puisque Marine Le Pen
00:23:21a coupé justement
00:23:23tous ces liens
00:23:24et s'en tient
00:23:26vraiment éloigné.
00:23:27Donc là,
00:23:27il y a une véritable
00:23:28mauvaise foi.
00:23:29On voit bien
00:23:30quelle est la stratégie
00:23:30de l'extrême centre.
00:23:32C'est en réalité
00:23:32de renvoyer
00:23:33le Rassemblement national
00:23:35et la France insoumise
00:23:36dos à dos
00:23:37pour apparaître
00:23:38comme la seule
00:23:39alternative politique possible.
00:23:40Sauf que quand on est honnête
00:23:42intellectuellement,
00:23:43on voit bien
00:23:43que ce n'est pas
00:23:44ces deux situations
00:23:45qui ne sont pas comparables.
00:23:46Je l'ai dit,
00:23:46Marine Le Pen
00:23:47prend ses distances
00:23:48depuis très longtemps
00:23:49avec les groupes violents
00:23:52tandis que
00:23:52Jean-Luc Mélenchon
00:23:53appelle à l'insurrection
00:23:54et fait élire
00:23:55des députés
00:23:56qui sont membres
00:23:57de ces groupes-là.
00:23:58Et on a même
00:23:59deux attachés
00:24:00parlementaires LFI
00:24:01qui sont
00:24:03sous les barreaux
00:24:04aujourd'hui.
00:24:05en garde à vue
00:24:06peut-être
00:24:07un autre est impliqué.
00:24:12Mais toujours est-il
00:24:13que là,
00:24:13on voit bien
00:24:13qu'il y a un lien organique
00:24:14ce qui n'est pas du tout
00:24:15le cas
00:24:15avec le Rassemblement national.
00:24:19c'est un mensonge
00:24:20tout simplement
00:24:20du chef de l'État
00:24:22tout simplement
00:24:22pour faire croire
00:24:23qu'il n'y a qu'une seule
00:24:25partie raisonnable
00:24:26c'est le centre.
00:24:27On est également
00:24:28avec Axel Ronde
00:24:28qui vient de nous rejoindre
00:24:29sur le plateau.
00:24:30Merci d'être avec nous.
00:24:30Vous êtes porte-parole
00:24:31CFTC Police.
00:24:32On parlera justement
00:24:33de la sécurisation
00:24:34de cette manifestation
00:24:35mais restons sur le terrain
00:24:36politique.
00:24:37S'il y a besoin
00:24:38de faire un point
00:24:40sur les liens
00:24:40entre les groupes violents
00:24:41et les partis politiques,
00:24:43force est de constater
00:24:44qu'il va se faire
00:24:45très rapidement
00:24:45entre la France insoumise
00:24:46et la Jeune Garde.
00:24:47Il n'y a pas besoin
00:24:48de faire 12 000 réunions.
00:24:50On le voit
00:24:50et il suffit juste
00:24:51d'aller à l'Assemblée nationale,
00:24:52de toquer à la porte
00:24:53du bureau de Raphaël Arnaud
00:24:55qui est bien silencieux
00:24:56depuis une semaine
00:24:56et lui dire
00:24:57écoutez, expliquez-nous.
00:24:59Expliquez-nous
00:24:59quels sont vos liens.
00:25:00Il suffit juste
00:25:00de regarder les affiches
00:25:01du Nouveau Front Populaire
00:25:02en 2024
00:25:03aux élections législatives.
00:25:05C'est-à-dire qu'il y avait
00:25:05le logo de la Jeune Garde
00:25:06sur les affiches de campagne
00:25:08de M. Grégoire
00:25:09qui aujourd'hui
00:25:09est candidat à Paris,
00:25:10sur les affiches de campagne
00:25:11de M. Hollande,
00:25:12l'ancien président
00:25:13de la République
00:25:13et surtout
00:25:14toutes les affiches
00:25:15de tous les candidats,
00:25:16des 577 candidats
00:25:18de la France insoumise,
00:25:19du Nouveau Front Populaire,
00:25:20du Parti Socialiste.
00:25:21Donc évidemment
00:25:21qu'aujourd'hui,
00:25:22les liens entre la Jeune Garde
00:25:23et la France insoumise
00:25:24sont implacables
00:25:25alors qu'Alexandre
00:25:26a absolument raison.
00:25:27Aujourd'hui,
00:25:27il n'y a aucun lien
00:25:28qu'on peut faire directement
00:25:30entre le Rassemblement National
00:25:31et certains groupes
00:25:32d'extrême droite
00:25:32qui existent en France
00:25:33mais qui sont absolument
00:25:34résiduels.
00:25:35Georges Fenech,
00:25:36l'extrême centre
00:25:38et une partie de la gauche
00:25:39étaient déjà
00:25:40en train de perdre du terrain
00:25:41sur les grandes questions
00:25:43régaliennes,
00:25:43sécurité,
00:25:44immigration,
00:25:45pouvoir d'achat.
00:25:46D'ailleurs,
00:25:47on voit qu'ils ont perdu
00:25:48du terrain
00:25:48et que de plus en plus
00:25:49de Français épousent
00:25:50celles de la droite
00:25:53ou des souverainistes.
00:25:55Mais là,
00:25:55il y a une deuxième
00:25:56perte de vitesse
00:25:57c'est sur le terrain
00:25:59du narratif
00:26:00qui est présenté
00:26:00depuis des années.
00:26:01Depuis des années,
00:26:02on explique que les fascistes
00:26:03ils sont à l'extrême droite,
00:26:05que le danger
00:26:06et la menace
00:26:06de la peste brune
00:26:07elle est concrète
00:26:08sur notre sol.
00:26:09On voit depuis une semaine
00:26:11et il a fallu attendre
00:26:12malheureusement
00:26:13ce drame absolu
00:26:14pour que concrètement
00:26:15ce qui a été présenté
00:26:17depuis des années
00:26:18dans les médias
00:26:19mais aussi par les politiques
00:26:20et bien volant en éclats
00:26:21à travers la mort
00:26:23barbare de Quentin.
00:26:25Vous avez raison
00:26:26mais en fait
00:26:26en politique
00:26:27c'est vieux
00:26:29comme le monde
00:26:30je dirais.
00:26:31Dès qu'il y a
00:26:32un problème compliqué
00:26:33qu'est-ce qu'on fait ?
00:26:34On nomme une mission
00:26:36une commission
00:26:36on réunit un conseil
00:26:38on va lancer une enquête
00:26:39etc.
00:26:40en réalité
00:26:41c'est un déni total
00:26:42ce qui est en train
00:26:43de se passer
00:26:44et le président
00:26:45de la république
00:26:46en essayant
00:26:47de noyer le poisson
00:26:48puisqu'il va effectivement
00:26:49s'intéresser
00:26:50à tous les groupes violents
00:26:51comme l'a dit
00:26:52à l'instant
00:26:54le VQO
00:26:55donc
00:26:55quelque partie
00:26:56que ce soit
00:26:57non
00:26:57il y a un seul parti
00:26:59qui est mis en cause
00:27:00aujourd'hui
00:27:00il faut le dire
00:27:01et nous nous le disons
00:27:02c'est LFI
00:27:03qui est associé
00:27:04effectivement
00:27:05directement
00:27:05avec un groupe violent
00:27:07par l'intermédiaire
00:27:08d'un député
00:27:09et donc financé
00:27:10par l'Assemblée Nationale
00:27:11voyez-vous
00:27:11donc je pense que là
00:27:13il y a encore une fois
00:27:14une forme de déni
00:27:16et puis d'essayer
00:27:17de noyer le poisson
00:27:18On revient dans un instant
00:27:19après une courte publicité
00:27:20on remercie Jules Torres
00:27:22et on reviendra
00:27:23sur toutes les déclarations
00:27:24politiques
00:27:25notamment celle
00:27:26de Ségolène Royal
00:27:27ils sont tous
00:27:28en train de perdre
00:27:29leur boussole
00:27:31ou de perdre
00:27:31leur sang-froid
00:27:32le message
00:27:34une semaine après
00:27:35la mort de Quentin
00:27:36publiée par Ségolène Royal
00:27:39est affolante
00:27:4047% à la présidentielle
00:27:41de 2007
00:27:42La publicité
00:27:43on revient dans un instant
00:27:46Il est 9h30
00:27:47sur CNews
00:27:48et on poursuit
00:27:48l'heure des pro
00:27:49ensemble ce matin
00:27:50et je le disais
00:27:51le monde culturel
00:27:52politique médiatique
00:27:53de gauche
00:27:53est en train de perdre
00:27:54sa boussole
00:27:55et son sang-froid
00:27:56parce que le meurtre
00:27:56abominable de Quentin
00:27:58vient bousculer
00:27:58un narratif
00:28:00qui a été imposé
00:28:01depuis des années
00:28:02les fascistes
00:28:02ne sont plus à droite
00:28:03de l'échiquier
00:28:04et les résistances
00:28:06sont loin d'être
00:28:06à la jeune garde
00:28:08et l'horreur
00:28:09et ce drame de Quentin
00:28:11devraient les contraindre
00:28:12à avoir un minimum
00:28:14de courage
00:28:15de faire aussi
00:28:15leur examen
00:28:16de conscience
00:28:17et de dire
00:28:18l'extrême gauche tue
00:28:20au lieu de ça
00:28:20par exemple
00:28:21ce matin
00:28:22je découvre
00:28:22il y a quelques minutes
00:28:23que sur la radio publique
00:28:25on a comparé
00:28:26Quentin
00:28:27à un martyr nazi
00:28:28des années 30
00:28:29je cite
00:28:29Klaudas Kolovic
00:28:30la mort de Quentin
00:28:31de Ranck
00:28:32a donné à l'extrême droite
00:28:33une figure de martyr
00:28:35elle en était dépourvue
00:28:37et puis je vous parlais
00:28:38de ce tweet
00:28:39ignoble
00:28:39de Ségolène Royal
00:28:40qui explique
00:28:43notamment
00:28:43sur la minute
00:28:44de silence
00:28:45à l'Assemblée Nationale
00:28:47et bien
00:28:48que cette minute
00:28:49de silence
00:28:50on va la découvrir
00:28:51le message
00:28:51à l'antenne
00:28:52elle fait lui
00:28:53elle aussi un parallèle
00:28:53avec les années 30
00:28:54et elle dit
00:28:55que la présidente
00:28:56de l'Assemblée Nationale
00:28:56se précipite
00:28:58pour faire une minute
00:28:59de silence
00:28:59à un militant
00:29:00présumé néo-nazi
00:29:02et antisémite
00:29:03interpelle
00:29:04aussi contaminable
00:29:06que soit cet attentat
00:29:08alors que les ratonnades
00:29:09dans son message
00:29:10antisémites
00:29:10et racistes
00:29:11anti-noirs
00:29:11anti-arabes
00:29:12bien plus que nombreuses
00:29:13n'ont pas eu cette attention
00:29:14de la part
00:29:14de l'Assemblée Nationale
00:29:15n'oublions pas
00:29:16les mécanismes
00:29:17de la montée
00:29:17des ligues
00:29:18et ne laissons pas
00:29:18se répéter
00:29:19un 6 février 1934
00:29:21dans nos rues
00:29:23Georges Fénard
00:29:23j'invite Ségolène Royal
00:29:25qui est mère
00:29:26de 4 enfants
00:29:27n'est-ce pas
00:29:27à aller dire
00:29:28ce qu'elle a écrit
00:29:29sur Twitter
00:29:30à la maman de Quentin
00:29:31droit dans les yeux
00:29:32vous vous rendez compte
00:29:33de l'ignomité
00:29:34de ce qu'elle sort
00:29:35c'est-à-dire
00:29:36qu'elle ne respecte
00:29:37même pas
00:29:37Madame Ségolène Royal
00:29:38pour lesquelles
00:29:39j'avais plutôt de l'estime
00:29:40jusque-là
00:29:40je dois le dire
00:29:42même si elle était
00:29:42surprenante par moments
00:29:44mais là vraiment
00:29:45elle ne respecte pas
00:29:47le deuil
00:29:47la douleur
00:29:49d'une famille
00:29:49voyez-vous
00:29:50je crois que vraiment
00:29:51elle a dépassé les bornes
00:29:52mais en tous les cas
00:29:53j'ai entendu l'avocat
00:29:55de la famille
00:29:55de Quentin
00:29:56cette semaine
00:29:57dire
00:29:57la famille de Quentin
00:29:59est très attentive
00:30:00à tout ce qui est dit
00:30:01et toutes ces personnes
00:30:03qui crachent
00:30:03sur sa mémoire
00:30:04et une fois que
00:30:06justice sera rendue
00:30:07pour Quentin
00:30:08j'ai cru comprendre
00:30:10que des actions
00:30:11en justice
00:30:11seront intentées
00:30:13contre tous ceux
00:30:14qui ont présenté
00:30:15Quentin
00:30:15comme il est dépeint
00:30:16actuellement
00:30:17par Madame Royal
00:30:18c'est de la diffamation
00:30:19magnifique
00:30:19c'est de la diffamation
00:30:21résumé néo-nazis
00:30:23elle salit sa mémoire
00:30:24et on est dans le mensonge
00:30:26pur et dur
00:30:27en quoi il est antisémite
00:30:29on n'a jamais entendu ça
00:30:30et surtout
00:30:30il allait manifester
00:30:33aux côtés de Némésis
00:30:34contre Rima Hassan
00:30:35qui elle
00:30:35une vraie antisémite
00:30:36donc peut-être que
00:30:37Ségolène Royal
00:30:38devrait plutôt
00:30:39s'intéresser
00:30:40à ses amis
00:30:42puisque manifestement
00:30:43elle devient
00:30:44de plus en plus proche
00:30:46des insoumis
00:30:47idem pour le terme
00:30:48néo-nazisis
00:30:49donc franchement
00:30:49ça mérite
00:30:50je trouve
00:30:51une action en justice
00:30:52de la part
00:30:53de la famille
00:30:53c'est eux
00:30:54qui décideront
00:30:55et comme vous dites
00:30:56c'est entretenir
00:30:58un narratif
00:31:00mensonger
00:31:02et même s'il est fait
00:31:04démonte absolument
00:31:05ce narratif-là
00:31:07on calomnie
00:31:08et on se dit
00:31:09qu'il en restera bien
00:31:10quelque chose
00:31:10Ségolène Royal
00:31:12Charlotte Bornellas
00:31:13le climat
00:31:14et encore une fois
00:31:16la famille
00:31:17par la voix de son avocat
00:31:18appelle au calme
00:31:19à la retenue
00:31:20à ce que justice
00:31:21soit rendue
00:31:21fait confiance à la justice
00:31:23appelle aussi au calme
00:31:24dans la rue
00:31:25ces messages
00:31:26sont des messages
00:31:27incendiaires
00:31:28à quelques heures
00:31:29de cette marche
00:31:29qui sera sous surveillance
00:31:30on en parlera
00:31:31dans un instant
00:31:32avec Axel Ronde
00:31:33il y a peut-être
00:31:34une partie de la classe politique
00:31:35mais aussi médiatique
00:31:36qui essaye
00:31:37de mettre de l'huile
00:31:38sur le feu
00:31:39qui n'attend qu'une chose
00:31:40c'est que cet après-midi
00:31:41ça dérape
00:31:42pour dire
00:31:43voilà
00:31:43voilà
00:31:44on vous l'avait dit
00:31:45bien sûr
00:31:46parce que cette fois-ci
00:31:47l'émotion
00:31:47ne dépassera absolument
00:31:48aucun cadre juridique
00:31:49que les choses soient claires
00:31:51évidemment que certains
00:31:52l'attendent
00:31:53que certains
00:31:54voudraient rééquilibrer
00:31:55on va dire
00:31:56une semaine
00:31:56qui a été assez difficile
00:31:58parce que tout le monde
00:31:59a perdu de vue
00:31:59quels étaient les principes
00:32:01que nous devions tous défendre
00:32:02en fait
00:32:03qu'il y ait de la violence
00:32:04absolue
00:32:04en fait
00:32:04que l'extrême gauche
00:32:06soit violente
00:32:07par le biais
00:32:08de ces nervis
00:32:09de groupuscule
00:32:11Antifa
00:32:12est un fait
00:32:13un fait renseigné
00:32:14avant la mort de Quentin
00:32:16pendant la mort de Quentin
00:32:17évidemment
00:32:18et dans les appels
00:32:19évidemment
00:32:19à perturber
00:32:20et à continuer
00:32:21à frapper
00:32:22des personnes
00:32:23qui seraient cet après-midi
00:32:25à la marche
00:32:25que l'extrême gauche
00:32:27par le biais
00:32:28de ces ministres
00:32:29n'épuise pas
00:32:30la violence
00:32:31même sur le terrain politique
00:32:32est une évidence aussi
00:32:33simplement
00:32:34c'était pas le sujet
00:32:35de la semaine
00:32:36et personne n'a voulu
00:32:37se focaliser
00:32:38sur cette violence-là
00:32:39quand il y a
00:32:40un gamin de 14 ans
00:32:41qui tue un chauffeur de taxi
00:32:43parce qu'il avait répondu
00:32:44à une annonce
00:32:45sur Snapchat
00:32:45c'était le sujet
00:32:46dans l'univers
00:32:48du narcotrafic
00:32:49qu'on a traité
00:32:50il y a quelques jours
00:32:50on se focalise
00:32:51sur cette violence
00:32:52est-ce que ça épuise
00:32:53la violence dans le monde
00:32:54ou en France ?
00:32:55Non évidemment
00:32:56mais c'est celle-là
00:32:57qu'il faut traiter
00:32:57à ce moment-là
00:32:58c'est ce qu'une partie
00:33:01assez sidérante
00:33:02de la gauche
00:33:02n'a pas voulu faire
00:33:03cette semaine
00:33:04se concentrer sur le problème
00:33:05que nous avions cette semaine
00:33:06et qui n'épuise évidemment
00:33:08pas tous les autres
00:33:09et simplement
00:33:10moi ce qui me fascine
00:33:12et en effet
00:33:13je suis absolument d'accord
00:33:13avec Georges
00:33:15moi je lis ce message
00:33:16et je me dis
00:33:16Ségolène Royal
00:33:17est mère de famille
00:33:18et elle envoie un message
00:33:19de relativisme
00:33:20de la violence
00:33:21qui est ahurissant
00:33:23vu l'état
00:33:23du recours à la violence
00:33:25d'une partie significative
00:33:27de notre jeunesse
00:33:27aujourd'hui
00:33:28c'est ahurissant
00:33:29de lire une chose pareille
00:33:30et je passe évidemment
00:33:31sur ce qu'a dit Alexandre
00:33:32présumé néo-nazi
00:33:33par qui qui est néo-nazi
00:33:35est-ce qu'elle se rend compte
00:33:37Ségolène Royal
00:33:38sait ce que c'est
00:33:39que le nazisme
00:33:39quand même
00:33:40est-ce qu'elle se rend compte
00:33:41de la gravité
00:33:42de ce relativisme
00:33:43ils sont en train
00:33:45de ne plus avoir
00:33:46la moindre limite
00:33:47et je vais lui dire
00:33:48une chose
00:33:48ils sont en train de perdre
00:33:49complètement
00:33:50les règles
00:33:51le béabat
00:33:52du respect
00:33:53d'un homme
00:33:54qui a été tué
00:33:55fatué à mort
00:33:56et fait
00:33:57et surtout
00:33:58de la volonté de la famille
00:33:59il y a une institution
00:34:00qui ne varie pas
00:34:01dans son message
00:34:02depuis jeudi dernier
00:34:03c'est l'église catholique
00:34:04et notamment
00:34:05localement à Lyon
00:34:06ils ont rencontré
00:34:08les jeunes
00:34:08les amis de Quentin
00:34:09ceux qui ont appelé
00:34:10à la violence
00:34:10vous avez l'évêque
00:34:11les prêtres des églises
00:34:12qui leur ont dit
00:34:13on vous en supplie
00:34:15ne cédez pas
00:34:16à la vengeance
00:34:17il est normal
00:34:18que vous éprouviez
00:34:19de la colère
00:34:19mais n'y succombez pas
00:34:20ils le répètent
00:34:22jour et nuit
00:34:23depuis une semaine
00:34:24parce que en effet
00:34:26tout le monde a peur
00:34:27en fait
00:34:27de la réaction
00:34:28des amis
00:34:30ou de proches
00:34:31ou de personnes
00:34:32qui pensent partager
00:34:33les idées de Quentin
00:34:33et qui voudraient
00:34:34aujourd'hui se venger
00:34:35évidemment
00:34:35que tout le monde
00:34:36a peur de ça
00:34:37cette institution
00:34:38c'est celle que Quentin
00:34:39avait rejoint il y a 3 ans
00:34:40Ségolène Royal
00:34:41elle n'est pas capable
00:34:41de voir ça
00:34:42elle mère de famille
00:34:43elle n'est pas capable
00:34:44de voir
00:34:44qu'il y a des personnes
00:34:45qui de toute leur force
00:34:47tentent d'éviter
00:34:48que ça parte en drame
00:34:50que des jeunes français
00:34:51s'entretuent entre eux
00:34:52pour des histoires
00:34:53de détictage
00:34:54complètement ridicules
00:34:55relayées au sommet
00:34:56de l'état
00:34:57c'est du délire
00:34:58franchement
00:34:59c'est du délire
00:34:59et il y a une responsabilité
00:35:00Emmanuel Macron
00:35:01a raison sur une chose
00:35:02c'est d'appeler
00:35:03tout le monde
00:35:03à la responsabilité
00:35:04la responsabilité
00:35:05on l'a en fonction
00:35:06de son âge
00:35:06évidemment
00:35:07de sa position
00:35:07dans la société
00:35:08et de ses responsabilités
00:35:09affichées
00:35:10notamment politiques
00:35:11ça franchement
00:35:12au-delà de l'insulte
00:35:13faite à la famille
00:35:14de Quentin
00:35:14qui j'espère
00:35:15a éteint sa télévision
00:35:17depuis une semaine
00:35:17vraiment je l'espère
00:35:18de tout mon coeur
00:35:19pour eux
00:35:19au-delà de la famille
00:35:20de Quentin
00:35:21c'est une responsabilité
00:35:22collective
00:35:23c'est de la folie furieuse
00:35:25que de relativiser
00:35:26ainsi la violence
00:35:27que de salir
00:35:28la mémoire
00:35:29de ce pauvre Quentin
00:35:30qui aujourd'hui
00:35:30à mon avis
00:35:31est bien au-delà
00:35:31de tout ça
00:35:32Dieu merci pour lui
00:35:33et simplement
00:35:34d'attiser comme ça
00:35:35l'éventuel désir
00:35:38de vengeance
00:35:38qu'il y a dans le coeur
00:35:39de certains jeunes
00:35:40aujourd'hui
00:35:40et qui évidemment existe
00:35:41pas que le désir
00:35:42de vengeance
00:35:43elle appelle
00:35:43à la violence
00:35:45l'extrême gauche
00:35:46d'une certaine manière
00:35:46parce qu'elle continue
00:35:47à qualifier
00:35:48Quentin de néo-nazi
00:35:50et donc ses amis
00:35:50de néo-nazi
00:35:51je suis désolé
00:35:52face aux nazis
00:35:53la logique
00:35:54c'est qu'on peut être violent
00:35:55alors il n'y a pas de nazis
00:35:57c'est un nazisme
00:35:58imaginaire
00:35:58donc continuer
00:36:00à parler de nazis
00:36:01au sujet
00:36:01de simples adversaires
00:36:03idéologiques
00:36:03ou politiques
00:36:04c'est les déshumaniser
00:36:05c'est les diaboliser
00:36:06et c'est appeler
00:36:07à la violence
00:36:08donc oui
00:36:09c'est incendia
00:36:10et moi je suis comme
00:36:10Jean Schfelec
00:36:11j'avais une forme de respect
00:36:13pour Ségolène Royal
00:36:14qui me paraissait être à gauche
00:36:15quelqu'un qui défendait
00:36:16plutôt l'ordre
00:36:16l'autorité
00:36:17c'est un naufrage
00:36:18comme celui de Dominique
00:36:19de Villepin
00:36:20il paraît qu'ils étaient
00:36:20ensemble
00:36:21à l'ENA
00:36:22et bien ils pourraient
00:36:22se marier aujourd'hui
00:36:24parce que c'est le même combat
00:36:25je vous en parlerai
00:36:25dans un instant
00:36:26de Dominique de Villepin
00:36:27qui a été adoubé
00:36:28par un certain
00:36:29Manuel Bompard
00:36:30qui dit
00:36:30de Villepin
00:36:31plus à gauche
00:36:32encore qu'Olivier Faure
00:36:33et on vous parlera aussi
00:36:34du PS
00:36:35qui va une nouvelle fois
00:36:36à la soupe
00:36:37et qui envisage
00:36:39des alliances
00:36:40au second tour
00:36:41au municipal
00:36:42avec la France Insoumise
00:36:43Mathieu Hoc
00:36:44et ensuite
00:36:44on ira rejoindre
00:36:45Domitil
00:36:46qui est une amie de Quentin
00:36:47et qui souhaite participer
00:36:49à cette marche
00:36:50cet après-midi
00:36:50Mathieu
00:36:51je suis entièrement d'accord
00:36:51avec ce que vient de dire
00:36:52aussi Alexandre
00:36:53c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:36:54qualifier quelqu'un
00:36:55de néo-nazi
00:36:56c'est quasiment donner
00:36:57un permis moral
00:36:58à la mort
00:36:59à sa mise à mort
00:37:00et aujourd'hui
00:37:00c'est ce que font
00:37:01les antifascistes
00:37:02les antifascistes
00:37:02comme ils considèrent
00:37:03que leurs ennemis
00:37:04sont des fascistes
00:37:05alors ils font ce qu'on faisait
00:37:06sous la seconde guerre mondiale
00:37:07c'est-à-dire qu'on peut aller
00:37:08jusqu'à la mort
00:37:09et c'est ce qui
00:37:09en tout cas moralement
00:37:11sous temps légitime
00:37:12les actes qui ont été faits
00:37:14contre Quentin
00:37:15et pire que cela
00:37:15aujourd'hui
00:37:16il y a toute une partie
00:37:17de la gauche
00:37:17notamment Madame Royal
00:37:18qui est en plein
00:37:20non seulement
00:37:20je suis tout à fait d'accord
00:37:21avec ce qui vient d'être dit
00:37:22est complètement
00:37:23en naufrage
00:37:23moral, intellectuel
00:37:25sur cette question-là
00:37:26mais surtout
00:37:27est beaucoup moins lucide
00:37:29que leurs propres électeurs
00:37:30et que leurs propres sympathisants
00:37:31parce que quand vous regardez
00:37:32dans les enquêtes d'opinion
00:37:33ce que pensent aujourd'hui
00:37:34les Français
00:37:35et plus spécifiquement
00:37:37les sympathisants socialistes
00:37:39ils sont comme la plupart
00:37:40des Français
00:37:40c'est-à-dire qu'ils considèrent
00:37:41qu'il faut faire de plus en plus
00:37:42un cordon sanitaire
00:37:43contre la France insoumise
00:37:4561% des Français
00:37:4644% des sympathisants socialistes
00:37:48donc vous avez quand même
00:37:49un sympathisant socialiste
00:37:50sur deux
00:37:51de la même façon
00:37:52lorsqu'il faut qualifier
00:37:53les LFI
00:37:54comme extrême gauche
00:37:55vous avez 66%
00:37:56des sympathisants socialistes
00:37:57et plus de 80%
00:37:58des Français
00:37:59qui considèrent cela
00:37:59aujourd'hui
00:38:00il y a une partie
00:38:01très importante
00:38:02de toutes les élites politiques
00:38:03du parti socialiste
00:38:04et de la gauche
00:38:05en général
00:38:05qui est non seulement
00:38:07en naufrage moral
00:38:07mais en plus coupée
00:38:08de ce que pensent
00:38:09leurs propres électeurs
00:38:10et je reçois
00:38:11beaucoup de messages
00:38:11après l'intervention
00:38:12de Charlotte Dornelas
00:38:13je vous remercie Charlotte
00:38:14d'avoir remis l'église
00:38:16au milieu du village
00:38:17parce que vous avez rappelé
00:38:18quelque chose d'essentiel
00:38:19on est entouré
00:38:20d'irresponsables
00:38:20depuis une semaine
00:38:22plutôt que de pleurer
00:38:23la mort
00:38:23d'un garçon
00:38:24qui à 23 ans
00:38:27avait toute sa vie
00:38:27devant lui
00:38:28et qui avait
00:38:29des idées
00:38:31mais qui les prenait
00:38:32de manière pacifique
00:38:33a été battu
00:38:35à la mort
00:38:35lynché
00:38:36parce qu'il a été présenté
00:38:37comme un facho
00:38:39comme un nazi
00:38:40et il a été tué
00:38:41pour ça
00:38:41et ça devrait
00:38:42aujourd'hui
00:38:43appeler à la responsabilité
00:38:44tous les politiques
00:38:46quel que soit
00:38:47le bord politique
00:38:48et depuis une semaine
00:38:49vous avez des incendiaires
00:38:51qui prennent la parole
00:38:52et qui rajoutent
00:38:53et qui mettent
00:38:54de l'huile sur le feu
00:38:55donc un grand merci Charlotte
00:38:56permettez
00:38:56ceux qui ont le mieux
00:38:57parlé de ce drame
00:38:58moi je le dis
00:39:00c'est madame Mélanie
00:39:01et monsieur Trump
00:39:02qui ont fait part
00:39:03de leur émotion
00:39:04et pour avoir
00:39:05présenté
00:39:07quasiment
00:39:07ses condoléances
00:39:08Mélanie
00:39:09elle s'est vue
00:39:10renvoyée
00:39:11à garder ses moutons
00:39:12par monsieur Macron
00:39:14mais c'est pas possible
00:39:15c'est invraisemblable
00:39:17de voir
00:39:18à quel point
00:39:20chez nous
00:39:20on ne fait pas
00:39:21le deuil
00:39:22d'un jeune de 23 ans
00:39:23qui est mort pour rien
00:39:25dans des conditions
00:39:26abominables
00:39:27voyez
00:39:28Domitil
00:39:29est en direct avec nous
00:39:30cher Domitil
00:39:31merci d'être avec nous
00:39:32vous êtes une amie de Quentin
00:39:33vous avez décidé
00:39:34de participer
00:39:35cet après-midi
00:39:36à La Marche
00:39:38je n'ai pas envie
00:39:39de vous faire réagir
00:39:40aux déclarations
00:39:41incendiaires
00:39:42insultantes
00:39:43injurieuses
00:39:43des uns ou des autres
00:39:44et notamment
00:39:45de Ségolène Royal
00:39:45je pense que la priorité
00:39:47ce matin à 9h42
00:39:48c'est de rappeler
00:39:49une nouvelle fois
00:39:50qui était Quentin
00:39:51cher Domitil
00:39:54Quentin c'était
00:39:55un de mes amis
00:39:56je le connaissais
00:39:56depuis 3-4 ans
00:39:57on venait de la même paroisse
00:39:58donc Notre-Dame de Lille
00:39:59à Vienne
00:40:00dans l'Isère
00:40:01là il s'est converti
00:40:02il avait beaucoup réfléchi
00:40:03il se posait beaucoup de questions
00:40:04il était venu à la foi catholique
00:40:05et puis parallèlement
00:40:06il avait eu aussi
00:40:07un engagement militant
00:40:09parce que
00:40:09les convictions
00:40:10allaient de pair
00:40:11avec sa foi
00:40:11et tout ça
00:40:12se s'entretenait
00:40:13parce qu'il était très cohérent
00:40:14il aimait réfléchir
00:40:16il aimait lire
00:40:16il faisait beaucoup de sport
00:40:17c'était
00:40:18on dit un esprit sain
00:40:19dans un corsin
00:40:20souvent c'est une description
00:40:21qui lui correspond très bien
00:40:23puis il était toujours prêt
00:40:24à être au service
00:40:24c'est ça que
00:40:25je retiens de lui maintenant
00:40:26à proposer son aide
00:40:27donc la droiture
00:40:29et l'esprit de service
00:40:30c'est ce qu'il caractérisait
00:40:31très bien
00:40:31Domitil
00:40:32cet après-midi
00:40:33ce sera une marche
00:40:34pour lui rendre hommage
00:40:36je n'ai même pas besoin
00:40:37de vous poser la question
00:40:38si vous appelez au calme
00:40:41et si cette marche
00:40:42doit se tenir
00:40:43de manière respectueuse
00:40:45digne
00:40:45à l'image
00:40:46de Quentin
00:40:48et de ce qu'il faisait
00:40:50au quotidien
00:40:53bien sûr
00:40:53la dignité
00:40:54c'est l'essentiel
00:40:55pour cette marche
00:40:56un hommage
00:40:57ne peut pas
00:40:57s'en passer
00:40:58ce sera le mot d'ordre
00:40:59aujourd'hui
00:41:00la retenue
00:41:00la dignité
00:41:01la solennité
00:41:02pour lui rendre hommage
00:41:03pour entretenir sa mémoire
00:41:04une mémoire qui est encore
00:41:05très vive pour nous
00:41:06c'est difficile de réaliser
00:41:07qu'on l'a perdu
00:41:08qu'il ne sera pas là
00:41:10alors que
00:41:10alors que tout ça
00:41:11est pour lui
00:41:12on espère qu'il nous regarde
00:41:13du haut du ciel
00:41:14on sait qu'il est avec nous
00:41:15et on aimerait remettre
00:41:16en fait
00:41:17son portrait
00:41:18ce qu'il était
00:41:19sa personnalité
00:41:20au coeur de tous les événements
00:41:21les déclarations politiques
00:41:22qu'il y a eu
00:41:23reparler de lui-même
00:41:24de ses qualités
00:41:25de ce qu'il était
00:41:26et voilà
00:41:27le remettre au centre
00:41:28pour rappeler
00:41:29réhumaniser
00:41:29on peut tout ça
00:41:30avec toutes les horreurs
00:41:31qui ont été dites
00:41:32et qui sont pour moi
00:41:33presque comme un deuxième meurtre
00:41:35comme si son cadavre
00:41:36était encore sali
00:41:37après tout ce qui lui est déjà arrivé
00:41:38puis on montre aussi
00:41:40notre soutien
00:41:40à toute sa famille
00:41:41c'est ses parents
00:41:42que je connais notamment
00:41:43ça permet de montrer
00:41:44qu'on est nombreux
00:41:45à partager leur douleur
00:41:47à être à leur côté
00:41:48encore une fois
00:41:49dans le calme
00:41:50et dans la dignité
00:41:51et être présent
00:41:52et même s'ils ne seront pas là
00:41:53ils soutiennent
00:41:54cette marche
00:41:55donc ils verront
00:41:55sur les images
00:41:56que nombreux prient pour eux
00:41:58partagent leur douleur
00:41:59partagent aussi
00:42:00peut-être leur indignation
00:42:02et qu'on sera là
00:42:04pour les soutenir
00:42:04on a monté des cagnottes
00:42:06donc s'ils ont besoin
00:42:07de quoi que ce soit
00:42:07et bien tout le monde
00:42:08sera au rendez-vous
00:42:09pour Quentin
00:42:10Domitil
00:42:10j'ai pu échanger
00:42:12avec des Lyonnais
00:42:13hier sur Europe 1
00:42:15qui souhaitaient
00:42:16se rendre à cette marche
00:42:19blanche
00:42:19mais qui craignaient
00:42:20les tensions
00:42:21la présence
00:42:22d'éléments radicaux
00:42:24que ce soit
00:42:24à l'intérieur du cortège
00:42:25mais également
00:42:26à l'extérieur
00:42:27qu'est-ce que
00:42:28vous avez envie de dire
00:42:30à ces Lyonnais
00:42:31qui ont peut-être peur
00:42:32d'être auprès de vous
00:42:33cet après-midi
00:42:36je comprends très bien
00:42:37leur peur
00:42:38parce qu'effectivement
00:42:38on a vu passer
00:42:39beaucoup de pétitions
00:42:40beaucoup de tweets
00:42:41même d'appels
00:42:42à la violence
00:42:42de l'extrême gauche
00:42:43ce qui est absolument terrible
00:42:45parce qu'ils récidivent
00:42:46on dirait
00:42:46qu'ils ne s'arrêtent jamais
00:42:47qu'ils n'ont aucune dignité
00:42:49même pas aucune clémence
00:42:51aucune humanité
00:42:52ils continuent à vouloir
00:42:53nous empêcher
00:42:54d'honorer nos morts
00:42:55parce que ce n'est pas
00:42:56ce qu'il y a de plus légitime
00:42:57donc effectivement
00:42:58je comprends
00:42:59qu'on puisse être effrayés
00:43:00ensuite le dispositif
00:43:01de force de l'ordre
00:43:02sera extrêmement important
00:43:03et je fais confiance
00:43:04à la préfecture
00:43:05et aux forces de police
00:43:06pour avoir pris
00:43:07toute la mesure
00:43:08des risques
00:43:09qui peuvent y avoir
00:43:10donc je pense
00:43:10qu'on sera bien entouré
00:43:11puis de nos côtés
00:43:13dans les organisateurs
00:43:14de cette marche
00:43:15on a effectivement
00:43:16mis absolument
00:43:17tout en place
00:43:17pour que tout soit fait
00:43:19dans l'ordre
00:43:19dans le calme
00:43:20et pour que tous
00:43:21les éléments radicaux
00:43:22puissent être tempérés
00:43:23voire exclus
00:43:24de la marche
00:43:24s'ils manifestent
00:43:26des oppositions
00:43:27ou quoi que ce soit
00:43:29qui soit en contraire
00:43:31avec les valeurs
00:43:31de cette marche
00:43:32c'est-à-dire le respect
00:43:33la dignité
00:43:34le calme
00:43:35et l'hommage
00:43:35autour de la personnalité
00:43:37de Quentin
00:43:37qui est notre ami cher
00:43:38merci pour votre témoignage
00:43:40Domitile
00:43:40merci à Olivier Madinier
00:43:42qui vous accompagne
00:43:44on a évidemment
00:43:45une pensée
00:43:46pour vous
00:43:47pour tous les amis
00:43:48de Quentin
00:43:49tous les paroissiens
00:43:50et voilà
00:43:51une parole
00:43:52pleine de sagesse
00:43:53de tendresse
00:43:54de dignité
00:43:54qui est si loin
00:43:57de ce qu'on a pu entendre
00:43:59cette semaine
00:44:00notamment dans les médias
00:44:02où ce qui a pu être écrit
00:44:04par des candidates
00:44:05et une candidate
00:44:07à la présidentielle
00:44:08c'était en 2007
00:44:10Ségolène Royal
00:44:11et on a vu son tweet
00:44:13mieux vaut rendre hommage
00:44:14à Quentin
00:44:15avec le témoignage
00:44:16de Domitile
00:44:17remercions Olivier Madinier
00:44:19qui a participé
00:44:19à cet échange
00:44:21plutôt que de parler
00:44:22de Ségolène Royal
00:44:22Charlotte Dornelas
00:44:24qu'est-ce que vous en pensez ?
00:44:25Bah non mais
00:44:26Domitile a été
00:44:28je crois qu'elle a
00:44:29elle a fait
00:44:30une bonne conclusion
00:44:30au débat
00:44:32qui était précédent
00:44:33voilà
00:44:34par son apaisement
00:44:34et son appel
00:44:35en effet
00:44:36à l'apaisement
00:44:37et simplement
00:44:38à rendre hommage
00:44:39à son ami
00:44:40j'avoue
00:44:41enfin bref
00:44:43ça m'émeut
00:44:43pour ses amis
00:44:44en fait
00:44:44parce que
00:44:46je disais tout à l'heure
00:44:47j'espère que sa famille
00:44:48a été en la télé
00:44:49mais ses amis là
00:44:50qui le connaissent
00:44:51moi je le connais pas
00:44:52Quentin
00:44:52je l'ai jamais vu
00:44:53je sais pas qui c'est
00:44:53et tout
00:44:54quand j'entends cette fille
00:44:55parler de son ami
00:44:56je me dis
00:44:56c'est horrible de lire ça
00:44:59en fait
00:44:59qu'il se tais
00:45:00il y a un gamin
00:45:00de 23 ans
00:45:01qui est mort
00:45:01que tout le monde
00:45:02se tais
00:45:04personne n'a besoin
00:45:04de parler
00:45:05et que ceux qui savent
00:45:06prier prient
00:45:07et que les autres
00:45:07se taisent
00:45:07par pitié
00:45:08en fait
00:45:09c'est tout
00:45:11c'est un délit
00:45:12c'est un délit
00:45:12c'est une atteinte
00:45:13à la mémoire
00:45:14et la dignité
00:45:15d'un défunt
00:45:16qui fait souffrir
00:45:17sa famille
00:45:19c'est un délit
00:45:20qui est prévu
00:45:20par la loi
00:45:211880
00:45:22je sais pas si on se rend compte
00:45:23je pense que les avocats
00:45:24devront actionner la justice
00:45:25c'est intolérable
00:45:27d'entendre des choses pareilles
00:45:28au delà du message
00:45:29de Ségolène Royal
00:45:30ce qui est vrai
00:45:30c'est que
00:45:31ce qui est terrible
00:45:32c'est que depuis
00:45:33une semaine
00:45:34peu ont essayé
00:45:36de donner la parole
00:45:37aux amis de Quentin
00:45:38peu ont essayé
00:45:39de comprendre
00:45:40qui était Quentin
00:45:41et pourquoi
00:45:42ce drame
00:45:43a sidéré
00:45:44des millions de français
00:45:45pardonnez-moi
00:45:46de le dire également
00:45:46le système médiatique
00:45:48les 48 premières heures
00:45:50étaient en dessous
00:45:51de tout
00:45:52à 9h
00:45:53la semaine dernière
00:45:55nous étions quasiment
00:45:56les seuls
00:45:57à en parler
00:45:57et la manière
00:45:59dont c'était présenté
00:46:00de jeudi soir
00:46:00jusqu'à samedi soir
00:46:0120h
00:46:02et le JT de TF1
00:46:05c'était d'expliquer
00:46:06qu'il y avait
00:46:07une confrontation
00:46:07avec un homme
00:46:09d'extrême droite
00:46:09militant identitaire
00:46:10nationaliste
00:46:11et l'extrême gauche
00:46:13et qu'il a fallu
00:46:14cette vidéo amateur
00:46:15ce lynchage barbare
00:46:17voir cette vidéo
00:46:18pour que les médias
00:46:19peut-être changent
00:46:20un tout petit peu
00:46:21leur discours
00:46:21mais c'est tout un système
00:46:23qui est aujourd'hui
00:46:24vacille
00:46:25et ne supporte pas
00:46:27que le nouveau fascisme
00:46:30soit
00:46:31à l'extrême gauche
00:46:33et à préférer
00:46:34cibler
00:46:35finalement
00:46:36l'extrême droite
00:46:37Alexandre Devic
00:46:37vous avez raison
00:46:39Elliot
00:46:39et c'est vrai que
00:46:40ce témoignage
00:46:41est très important
00:46:42et on aimerait
00:46:43le voir
00:46:43sur d'autres chaînes
00:46:45parce que je pense aussi
00:46:45aux français qui écoutent
00:46:47certains peuvent être
00:46:47de bonne foi
00:46:49connaissent moins précisément
00:46:50la cartographie politique
00:46:52que nous
00:46:52s'intéressent moins précisément
00:46:54aux détails des choses
00:46:55et à force d'entendre
00:46:57des calomnies
00:46:57peuvent y croire
00:46:59donc ce type de témoignage
00:47:00est très important
00:47:01parce que justement
00:47:02il montre
00:47:03qu'on a affaire
00:47:04à un innocent
00:47:05on parlait tout à l'heure
00:47:06de martyr
00:47:07s'il y a un martyr
00:47:08c'est un martyr
00:47:09c'est un martyr
00:47:10parce que c'est un innocent
00:47:11qui a été sacrifié
00:47:13tué par des nouveaux fascistes
00:47:15c'est ça la réalité des choses
00:47:16c'est ça qu'il faut décrire
00:47:18et il faut lui rendre
00:47:19lui rendre hommage
00:47:20mais vous dites
00:47:21c'est un martyr
00:47:22sauf que par exemple
00:47:23ce matin
00:47:24Claude Ascolovitch
00:47:25nous explique
00:47:25que c'est un martyr
00:47:26de l'extrême droite
00:47:27et fait le parallèle
00:47:28avec les néo-nazis
00:47:29des années 30
00:47:31sauf que c'est un martyr
00:47:32français
00:47:33tout simplement
00:47:34c'est pour ça
00:47:34que je le dis
00:47:36et que c'est très important
00:47:37de casser
00:47:39ce narratif là
00:47:40d'autant plus
00:47:41que certains
00:47:42pourraient y croire
00:47:43de bonne foi
00:47:44je crois
00:47:45Axel Ronde
00:47:46est avec nous
00:47:47Axel Ronde
00:47:47vous êtes porte-parole
00:47:48CFTC Police
00:47:49important aussi
00:47:50d'avoir le regard
00:47:51des forces de l'ordre
00:47:52parce que cet après-midi
00:47:53effectivement
00:47:53ce sera une mobilisation
00:47:56importante
00:47:56des forces de l'ordre
00:47:57dans un contexte
00:47:58on l'a compris
00:47:59extrêmement tendu
00:48:00où tout peut basculer
00:48:01une nouvelle fois
00:48:01oui bien sûr
00:48:02les services de renseignement
00:48:04sont bien évidemment
00:48:05en train d'analyser
00:48:07en permanence
00:48:08la situation
00:48:08au niveau
00:48:09des groupuscules
00:48:11qui voudraient
00:48:12perturber
00:48:12cette marche
00:48:13en tous les cas
00:48:14il va y avoir
00:48:14deux escadrons de gendarmerie
00:48:16et quatre compagnies
00:48:17de CRS
00:48:18dont la 83
00:48:19qui est spécialisée
00:48:20dans les violences urbaines
00:48:22en milieu extrêmement dégradé
00:48:24qui pourront bien évidemment
00:48:26intervenir
00:48:27sur tout type
00:48:28d'individus
00:48:29ou de mouvements
00:48:30contestataires
00:48:31qui voudraient
00:48:32perturber
00:48:32cette manifestation
00:48:33et c'est vrai
00:48:34qu'il faudrait
00:48:35que des hommes
00:48:36et des femmes politiques
00:48:37soient plutôt
00:48:39dans l'apaisement
00:48:40que plutôt
00:48:40dans la confrontation
00:48:42parce qu'ils seront
00:48:44responsables
00:48:45clairement
00:48:45s'il y avait
00:48:46de lourds incidents
00:48:48et s'il y avait
00:48:48un nouveau drame
00:48:49on ne peut pas
00:48:50si vous voulez
00:48:51jeter de l'huile
00:48:52sur le feu
00:48:53alors même
00:48:53qu'on est en train
00:48:54d'honorer
00:48:56la mémoire
00:48:57d'un jeune
00:48:57qui a été
00:48:58littéralement
00:48:59massacré
00:48:59dans les conditions
00:49:00qu'on le sait
00:49:01et on se retrouve
00:49:02donc forcément
00:49:03avec une situation
00:49:05extrêmement tendue
00:49:06qui va encore donner
00:49:07du fil à retordre
00:49:08aux fonctionnaires
00:49:09de police
00:49:10qui sont
00:49:11encore une fois
00:49:12présents
00:49:12présents
00:49:13qui vont répondre
00:49:14à cet appel
00:49:14parce que finalement
00:49:16nous devons garantir
00:49:17la protection
00:49:18et la sécurité
00:49:18de l'ensemble
00:49:19des citoyens
00:49:20de notre pays
00:49:21mais si vous avez
00:49:22des hommes
00:49:22et des femmes politiques
00:49:23qui vont en plus
00:49:24souffler sur les braises
00:49:25ce n'est pas tenable
00:49:27donc le président
00:49:27de la république
00:49:28a bien raison
00:49:28de dire
00:49:29à appeler au calme
00:49:30mais si vous avez
00:49:32des postures politiciennes
00:49:33comme celle-là
00:49:33ce n'est pas possible
00:49:35on sait très bien
00:49:35que vous savez
00:49:36quand vous avez
00:49:37des personnalités
00:49:38de la LFI
00:49:39qui appellent
00:49:39finalement à l'insurrection
00:49:41en disant que
00:49:41les policiers
00:49:42tuent partout
00:49:43et qu'on fait
00:49:43idéalement
00:49:44c'est une résistance
00:49:45d'attaquer
00:49:46les fonctionnaires
00:49:47de police
00:49:47et bien
00:49:48sur le terrain
00:49:49nous subissons
00:49:50cette violence
00:49:51au quotidien
00:49:51avec 20 policiers
00:49:52qui sont blessés
00:49:52chaque jour
00:49:53par des individus
00:49:54qui sont souvent
00:49:55de ces groupuscules
00:49:56la publicité
00:49:58on revient
00:49:58dans un instant
00:49:59on s'arrêtera
00:50:00et également
00:50:02sur le parti socialiste
00:50:04en dessous
00:50:05de tous
00:50:05ces dernières heures
00:50:07qui a voulu
00:50:09clarifier la position
00:50:10sur les municipales
00:50:11alors que les français
00:50:12veulent faire barrage
00:50:13à la France insoumise
00:50:14le parti socialiste
00:50:15est en train
00:50:15de négocier
00:50:16cas par cas
00:50:17si oui ou non
00:50:18il pourrait y avoir
00:50:19alliance
00:50:19lors du second tour
00:50:20des municipales
00:50:21parce que le danger
00:50:22n'est pas l'extrême gauche
00:50:23violente qui tue
00:50:24mais visiblement
00:50:25l'extrême droite
00:50:26restez avec nous
00:50:26sur CNews
00:50:27pour la suite
00:50:28de l'heure des proies
00:50:28à tout de suite
00:50:32il est 10h sur CNews
00:50:34je me retourne
00:50:35une nouvelle fois
00:50:36vers vous Charlotte
00:50:36parce que votre témoignage
00:50:38a bouleversé
00:50:38des milliers de français
00:50:40et je viens de recevoir
00:50:41un message
00:50:42ce qui permet
00:50:42de garder espoir
00:50:43c'est de voir
00:50:43qu'il existe des personnes
00:50:44comme madame Dornelas
00:50:45donc merci d'être avec nous
00:50:47chaque samedi matin
00:50:48chère Charlotte
00:50:49le point sur l'information
00:50:50c'est avec Marine Sabourin
00:50:52bonjour Marine
00:50:52bonjour Elliot
00:50:53bonjour à tous
00:50:53on commence avec cette alerte
00:50:55enlèvement
00:50:55une fratrie de 3 enfants
00:50:57a été enlevée
00:50:58Dalia âgée de 6 semaines
00:50:59enlevée jeudi
00:51:00à Épinay-sur-Seine
00:51:00en Seine-Saint-Denis
00:51:01ainsi que son frère
00:51:02et sa soeur Naël
00:51:0318 mois et Eline
00:51:042 ans et demi
00:51:04confient à l'AZE
00:51:05l'aide sociale à l'enfance
00:51:06ils ont les yeux
00:51:07et cheveux bruns
00:51:08Dalia n'est prématurément
00:51:09présente une cardiopathie
00:51:10sa prise en charge médicale
00:51:12est indispensable
00:51:13dans les 48 heures
00:51:14les suspects sont les parents
00:51:16Abdelkader Ben Abderrahman
00:51:1724 ans
00:51:181 mètre 70
00:51:19minces
00:51:20les cheveux
00:51:20et les yeux bruns
00:51:22et Cheyma à table 20 ans
00:51:23mesurant entre 1 mètre 62
00:51:25et 1 mètre 65
00:51:26minces
00:51:26les cheveux
00:51:27et les yeux bruns
00:51:27ils sont susceptibles
00:51:29de tenter
00:51:29de quitter le territoire national
00:51:31si vous localisez les enfants
00:51:32n'intervenez pas vous-même
00:51:34appelez immédiatement
00:51:35le 197
00:51:37une marche en hommage
00:51:38à Quentin Deran
00:51:38qui est organisée aujourd'hui
00:51:39à partir de 15h
00:51:40à Lyon
00:51:41elle s'élancera
00:51:42dès 15h
00:51:42place Jean Jaurès
00:51:43pour rejoindre
00:51:44le lieu de son agression
00:51:45situé à 1,5 km
00:51:47jusqu'à 3 000 personnes
00:51:48sont attendues
00:51:49selon le ministère
00:51:50de l'Intérieur
00:51:51un important dispositif
00:51:53de sécurité
00:51:53est mis en place
00:51:544 sites ont été ciblés
00:51:56par des alertes
00:51:57à la bombe
00:51:57hier à Paris
00:51:58la Tour Eiffel
00:51:59le Bataclan
00:51:59le quartier Montparnasse
00:52:00et Sciences Po
00:52:01les deux derniers
00:52:02ont été évacués
00:52:02dans la soirée
00:52:03par mesure de sécurité
00:52:05le salon de l'agriculture
00:52:06à Paris
00:52:07ouvre ses portes
00:52:07aujourd'hui
00:52:08c'est Emmanuel Macron
00:52:09qui l'a inauguré ce matin
00:52:10sans vache
00:52:10pour la photo officielle
00:52:11la Confédération Paysanne
00:52:13et la Coordination Agrale
00:52:14ont décidé de boycotter
00:52:15ce rendez-vous
00:52:17traditionnel
00:52:18toutes les zones
00:52:18sont en vacances
00:52:19ce week-end
00:52:20de nombreux axes
00:52:20sont classés en rouge
00:52:21aujourd'hui la Bourgogne
00:52:23notamment
00:52:23ce sera compliqué
00:52:24également en Auvergne-Rhône-Alpes
00:52:26dans le sens des départs
00:52:27et des retours
00:52:27la journée de demain
00:52:29est classée verte
00:52:29au niveau national
00:52:31aussi bien pour les départs
00:52:32que pour les retours
00:52:33et puis la Sagrada Familia
00:52:34de Barcelone
00:52:35devient l'église
00:52:36la plus haute du monde
00:52:37elle culmine désormais
00:52:38à 172 mètres et demi
00:52:39la bénédiction de la tour
00:52:40est prévue le 10 juin
00:52:41date qui correspond
00:52:42aux 100 ans de la mort
00:52:43d'Antoine Gaudi
00:52:44il reste toutefois
00:52:45encore énormément de travaux
00:52:46140 ans après le début
00:52:48de la construction
00:52:49de l'édifice
00:52:49merci Marine Sabourin
00:52:51pour le point sur l'information
00:52:52on poursuit l'heure des pros
00:52:53toujours avec Alexandre De Vecchio
00:52:54Charlotte Dornelas
00:52:55Georges Fenech
00:52:55Mathieu Hock
00:52:56Axel Ronde
00:52:57est toujours avec nous
00:52:58pour nous parler
00:52:58du dispositif de sécurité
00:53:00autour de cette marche
00:53:01et nous a rejoint
00:53:02Pierre Valentin
00:53:02merci d'être avec nous
00:53:03Pierre
00:53:03vous êtes essayiste
00:53:04fondateur du Média Transmission
00:53:05et vous avez écrit
00:53:07comprendre la révolution
00:53:08woke
00:53:09et vous avez eu
00:53:10une analyse
00:53:11qui m'a marqué
00:53:11cette semaine
00:53:12sur ce drame
00:53:13qui a sidéré la France
00:53:14et le meurtre barbare de Quentin
00:53:16à force de nazifier tout le monde
00:53:18on en paye les conséquences
00:53:20et on en paye les conséquences
00:53:21dans la rue
00:53:21nous en parlerons
00:53:22dans un instant
00:53:22et notamment ce climat là
00:53:24qu'on peut avoir
00:53:25à l'université
00:53:26la marche
00:53:27est donc autorisée
00:53:28par le ministre
00:53:29de l'Intérieur
00:53:30je vous propose
00:53:31de voir les dernières précisions
00:53:32avec Alexandra Bischoff
00:53:34à Lyon
00:53:34près de 3000 manifestants
00:53:36sont attendus
00:53:37pour rendre hommage
00:53:38à Quentin
00:53:39la marche en hommage
00:53:40à Quentin de Ranck
00:53:41aura bien lieu à Lyon
00:53:42le ministre de l'Intérieur
00:53:44Laurent Nunez
00:53:45n'a pas accédé
00:53:46à la demande d'interdiction
00:53:47du maire écologiste
00:53:48Grégory Doucet
00:53:49je protège
00:53:50la liberté d'expression
00:53:51donc je ne peux interdire
00:53:52une manifestation
00:53:53que quand il y a
00:53:54des risques de troubles
00:53:55majeurs à l'ordre public
00:53:56et que je ne suis pas
00:53:57en mesure de le contenir
00:53:59les autorités
00:54:00attendent 2000 à 3000 personnes
00:54:02dont environ
00:54:02un millier de militants
00:54:03d'ultra droite
00:54:04pour encadrer la manifestation
00:54:06la police nationale du Rhône
00:54:08recevra les renforts
00:54:09de plusieurs compagnies
00:54:10de CRS
00:54:11d'escadrons de gendarmerie mobile
00:54:12et de policiers nationaux
00:54:14venus des autres départements
00:54:16de la région
00:54:16Auvergne-Rhône-Alpes
00:54:17le rassemblement
00:54:18décrit comme un hommage
00:54:19pacifique par l'organisatrice
00:54:21partira à 15h
00:54:22de la place Jean Jaurès
00:54:23dans le 7ème arrondissement
00:54:25de Lyon
00:54:25et se dirigera
00:54:26rue Victor Lagrange
00:54:27sur les lieux
00:54:28de l'agression mortelle
00:54:29de Quentin
00:54:30je suis en permanence
00:54:32en lien avec la préfecture
00:54:33avec les services de police
00:54:34pour faire en sorte
00:54:35que le cortège
00:54:36se déroule
00:54:37correctement
00:54:38pacifiquement
00:54:38solennellement
00:54:39sans aucun débordement
00:54:40que ce soit
00:54:41évidemment à l'intérieur
00:54:42mais aussi à l'extérieur
00:54:43du cortège
00:54:44Avant la marche
00:54:45la famille de Quentin
00:54:46a appelé au calme
00:54:47via son avocat
00:54:48elle ne sera pas présente
00:54:50ce samedi à Lyon
00:54:51et je voudrais
00:54:53qu'on aille sur le terrain
00:54:53politique à présent
00:54:54qui c'est très important
00:54:55de voir
00:54:55qu'est-ce que la gauche
00:54:57dite républicaine
00:54:58compte faire
00:54:59de ces mouvances
00:55:00d'extrême gauche
00:55:01ultra violentes
00:55:02et institutionnalisées
00:55:04notamment au sein
00:55:05de la France Insoumise
00:55:05puisque le fondateur
00:55:06de la jeune garde
00:55:07est juste député LFI
00:55:09pourtant triple fiché S
00:55:11et bien le parti socialiste
00:55:12a décidé de communiquer
00:55:14en décidant donc
00:55:15si dans de rares cas de figure
00:55:17la volonté
00:55:18de certains candidats
00:55:19insoumis
00:55:19est de rejoindre
00:55:20les listes d'union
00:55:21de la gauche
00:55:21au second tour
00:55:22alors ils doivent clarifier
00:55:23leur position
00:55:24sur le rapport
00:55:25de leur mouvement
00:55:25à la violence politique
00:55:27et à cette forme
00:55:28d'ouliganisation
00:55:29de la vie publique
00:55:31donc ils tendent
00:55:32la main
00:55:33aux députés
00:55:35et candidats
00:55:36au municipal LFI
00:55:37écoutez également
00:55:38Olivier Faure
00:55:40je ne voudrais pas
00:55:41que cette manifestation
00:55:43soit l'occasion
00:55:44de nouvelles échauffourées
00:55:45et que la logique
00:55:48de groupe
00:55:49puisse conduire
00:55:50à un moment
00:55:51à ce que
00:55:52on ait droit
00:55:53à la revanche
00:55:54puis après demain
00:55:55à la belle
00:55:56et qu'on ait en réalité
00:55:57une forme
00:55:58de guerre civile
00:56:00organisée
00:56:01par des ultras
00:56:03qui cherche
00:56:05les uns
00:56:06et les autres
00:56:06les uns
00:56:07ou les autres
00:56:07à s'entretuer
00:56:09et dans une autre déclaration
00:56:10il parle de la France insoumise
00:56:11Charles Rodwell
00:56:12député renaissance
00:56:14a dit
00:56:14l'islamisme tue
00:56:15l'antisémitisme tue
00:56:16le communautarisme tue
00:56:17la jeune garde tue
00:56:19les alliés
00:56:20de la France insoumise tue
00:56:21mais une semaine
00:56:22après la mort de Quentin
00:56:23le parti socialiste
00:56:24confirme son alliance
00:56:25avec la France insoumise
00:56:27à vomir
00:56:27de cynisme
00:56:28et de lâcheté
00:56:30Jonas Haddad
00:56:31également LR
00:56:32a dit
00:56:33le PS maintient son alliance
00:56:34avec l'EFI
00:56:35après nos demandes répétées
00:56:36le PS a tranché
00:56:37ils poursuivent leur accord
00:56:38avec l'EFI
00:56:39qui a du sang sur les mains
00:56:40voilà ce qui est devenu
00:56:42le PS aujourd'hui
00:56:43PS
00:56:43virgule
00:56:44parti servile
00:56:46et Bruno Retailleau
00:56:47a lui parlé
00:56:48de la tartufferie
00:56:49du parti socialiste
00:56:50prêt à tout
00:56:50pour récupérer quelques voix
00:56:52décidément
00:56:53la gauche
00:56:53n'a honte de rien
00:56:55Georges Fenech
00:56:55les masques vont tomber
00:56:56pour les municipales
00:56:57ça y est
00:56:58ils sont tombés
00:56:59cher Georges
00:57:00on va le voir
00:57:01sur le terrain
00:57:01effectivement
00:57:02comment vont se constituer
00:57:03les listes du deuxième tour
00:57:04ce qui sera d'ailleurs
00:57:05une préfiguration
00:57:06de l'attitude du parti socialiste
00:57:08pour les élections présidentielles
00:57:09et il y a tout lieu de penser
00:57:11qu'effectivement
00:57:12on retrouvera les siens
00:57:13on s'identifiera à nouveau
00:57:14au parti qui domine
00:57:16actuellement la gauche
00:57:17qui il faut bien le dire
00:57:17elle est la France insomite
00:57:19donc on est en pleine hypocrisie
00:57:20mais même dans la forme
00:57:21lorsque Olivier Faure
00:57:23prend la parole
00:57:24c'est le bal des inconnus
00:57:27il est entouré
00:57:28de personnalités
00:57:29qui n'existent pas
00:57:30dans le monde politique
00:57:30aujourd'hui
00:57:32et même médiatique
00:57:33on est loin du temps
00:57:34où il y avait
00:57:35quand même des grandes figures
00:57:36du parti socialiste
00:57:38les éléphants du PS
00:57:39et vous avez un mot d'ordre
00:57:41c'est courage fuyant
00:57:42Alexandre Devecchio
00:57:42ils peuvent tous permettre
00:57:44la France insoumise
00:57:45ils continueront
00:57:46de trouver une certaine alliance
00:57:48avec eux
00:57:48c'est aussi simple que ça
00:57:49malheureusement
00:57:50le problème c'est qu'ils sont devenus
00:57:51la gauche radicale
00:57:52même la gauche
00:57:54l'extrême gauche
00:57:55est devenue majoritaire
00:57:56au sein de la gauche
00:57:57si le parti socialiste
00:57:59n'a pas les moyens
00:57:59d'inverser cette tendance-là
00:58:01en réalité
00:58:02ce qui est le plus inquiétant
00:58:04c'est que la montée
00:58:05en puissance
00:58:05de la France insoumise
00:58:06traduit quand même
00:58:07quelque chose dans le pays
00:58:08ils ont des électeurs
00:58:09et je pense que ça ne va pas
00:58:11s'arrêter
00:58:12après Quentin
00:58:13et c'est finalement
00:58:13le calcul
00:58:15que fait
00:58:16Olivier Faure
00:58:17c'est qu'il ne peut pas
00:58:18se passer aujourd'hui
00:58:20de la France insoumise
00:58:21et moi je pense
00:58:22que même des socialistes
00:58:24vont voter
00:58:24pour des insoumis
00:58:26parce qu'aussi
00:58:27ils sont nourris
00:58:28depuis 40 ans
00:58:29à l'idée
00:58:29qu'ils sont le camp du bien
00:58:30donc ils n'arrivent pas
00:58:31à sortir
00:58:32de leur narratif
00:58:35ils vivent dans
00:58:36une réalité parallèle
00:58:37et donc
00:58:38oui
00:58:39tout s'effondre
00:58:40pour ceux
00:58:40qui sont lucides
00:58:41mais je pense
00:58:42qu'une partie
00:58:44des électeurs
00:58:44sont encore
00:58:45dans le délit
00:58:45quand une autre partie
00:58:47sont totalement radicalisés
00:58:48et pensent
00:58:50effectivement
00:58:50comme
00:58:51les insoumis
00:58:52et comme
00:58:53Jean-Luc Mélenchon
00:58:54il était quand même
00:58:54au bord
00:58:54d'être au second tour
00:58:55la dernière fois
00:58:56je vous rappelle
00:58:57qu'il avait expliqué
00:58:58que les attentats
00:58:59de Mohamed Merah
00:59:00c'était quasiment
00:59:01un complot
00:59:02contre les musulmans
00:59:04donc c'est pas nouveau
00:59:05que Jean-Luc Mélenchon
00:59:06est extrême et radical
00:59:07seulement il parle
00:59:08à un certain public
00:59:09je voudrais qu'on parle
00:59:10aussi des universités
00:59:11et notamment
00:59:12de Sciences Po Lyon
00:59:13tout part
00:59:14d'une réunion
00:59:15politique
00:59:16à Sciences Po
00:59:18la semaine dernière
00:59:19et quand vous regardez
00:59:20la liste des invités
00:59:22à Sciences Po Lyon
00:59:23vous avez
00:59:24un sentiment de vertige
00:59:26une sensation de vertige
00:59:27vous dites
00:59:27mais attendez
00:59:27il n'y a que des gens
00:59:28de gauche
00:59:29ou d'extrême gauche
00:59:31qui sont invités
00:59:32à Sciences Po Lyon
00:59:33ces dernières années
00:59:35Marianne a produit
00:59:36également un papier
00:59:37assez intéressant
00:59:38ambiance de plomb
00:59:39à Sciences Po Lyon
00:59:40si tu dis que le Hamas
00:59:41est terroriste
00:59:41tu finis sur liste noire
00:59:43et nous étions hier
00:59:44avec Baptiste Gilly
00:59:45qui est délégué national
00:59:47à l'Uni
00:59:49présenté par
00:59:50tous les syndicats
00:59:52universitaires
00:59:53comme d'extrême droite
00:59:54c'est un danger
00:59:55à tel point
00:59:56Baptiste Gilly
00:59:57qu'il est obligé
00:59:58de travailler
00:59:58en distanciel
01:00:00il est à Sciences Po
01:00:00non pas Lyon
01:00:01mais Grenoble
01:00:02et parce qu'il est menacé
01:00:03parce qu'il est attaqué
01:00:04parfois violenté
01:00:05il doit travailler
01:00:06à distance
01:00:07la direction de Sciences Po
01:00:08plutôt que de le protéger
01:00:09lui dit
01:00:09vous allez travailler
01:00:10à distance
01:00:11pour éviter
01:00:11d'avoir des problèmes
01:00:12écoutez Baptiste Gilly
01:00:15dès que je franchissais
01:00:16la porte de l'IEP
01:00:17j'avais tout de suite
01:00:18une pression
01:00:19qui était mise sur moi
01:00:19des étudiants
01:00:20de l'IEP
01:00:21ou même des fois
01:00:22de l'extérieur
01:00:22qui justement
01:00:23m'insultaient
01:00:24me traquaient
01:00:25donc en première année
01:00:27ça pouvait encore aller
01:00:28mais ils m'avaient complètement
01:00:29coupé des cercles sociaux
01:00:30dans lesquels j'étais
01:00:31donc j'ai dû trouver
01:00:31des amis en dehors
01:00:32c'est comme ça
01:00:33d'ailleurs que j'ai rejoint l'Uni
01:00:34et par contre
01:00:35en troisième année
01:00:35ça a vraiment
01:00:36comment dire
01:00:37dépassé un nouveau cran
01:00:38à partir du moment
01:00:39où je me suis opposé
01:00:40à un de leurs blocages
01:00:41et là c'est vraiment
01:00:42le moment où
01:00:43ils se sont déchaînés
01:00:44donc ça a commencé
01:00:44à être compliqué
01:00:48et donc c'est pour ça
01:00:49qu'avec l'administration
01:00:50de l'IEP
01:00:50qui a préféré
01:00:51moi me mettre en distanciel
01:00:53j'ai pu trouver cette solution
01:00:54mais en tout cas
01:00:55rien n'a été fait
01:00:56de la part de l'administration
01:00:57pour justement
01:00:58écarter les éléments
01:00:59qui sont réellement perturbateurs
01:01:00qui sont les éléments
01:01:01d'extrême gauche
01:01:01qui bordélisent vraiment
01:01:03la fac et l'IEP
01:01:04Et c'est QFD
01:01:05qui reçoit le soutien
01:01:07de Sciences Po Lyon ?
01:01:08Thomas Porte
01:01:09Thomas Porte soutient
01:01:10Sciences Po Lyon
01:01:11parce que Julien Aubert
01:01:12disait
01:01:13vous n'avez pas l'impression
01:01:13d'être légèrement partieux
01:01:15dans vos invitations
01:01:15et Thomas Porte lui répond
01:01:17Non
01:01:18Sciences Po Lyon
01:01:19est simplement
01:01:20antifasciste
01:01:21antifasciste
01:01:22fasciste
01:01:22on en revient encore
01:01:24à ce qui a causé
01:01:24la semaine dernière
01:01:26la mort barbare
01:01:27lâche d'un gamin
01:01:28de 23 ans
01:01:30et voilà ce qui se passe
01:01:31la direction de Sciences Po Lyon
01:01:33c'est là aussi
01:01:34courage de Fillon
01:01:35alors pourquoi vous êtes avec nous
01:01:36Pierre Valentin ?
01:01:37Je le disais
01:01:37vous avez écrit
01:01:38comprendre la révolution woke
01:01:39et dans ce wokisme
01:01:41et cette révolution là
01:01:42il y a un pont
01:01:43qui est fait naturellement
01:01:45entre cette extrême gauche
01:01:47même la plus violente
01:01:48la plus barbare
01:01:49Pierre Valentin
01:01:50Je pense que le terme
01:01:51antifasciste en soi
01:01:52est important
01:01:53c'est-à-dire que la plupart
01:01:53des définitions
01:01:54que ces militants se donnent
01:01:55d'eux-mêmes
01:01:55sont des définitions
01:01:56négatives
01:01:57en contre
01:01:57donc antifasciste
01:01:58antiraciste
01:01:59antisexiste
01:01:59etc.
01:02:00ce qui fait qu'ensuite
01:02:01sa raison d'être publique
01:02:03et sa légitimité
01:02:04à ses propres yeux
01:02:05sa légitimité existentielle
01:02:06dépend de la figure
01:02:07de l'ennemi
01:02:07donc au fur et à mesure
01:02:09que le fascisme
01:02:10et le nazisme
01:02:11ont disparu
01:02:12de nos sociétés
01:02:12il y a eu la tentation
01:02:13très forte
01:02:14d'essayer de ressusciter
01:02:15son ennemi
01:02:15pour pouvoir
01:02:16soi-même revivre
01:02:17et donc
01:02:18l'importance
01:02:18de la nazification
01:02:19de son contradicteur
01:02:20de la fascisation
01:02:21de son contradicteur
01:02:21et la façon
01:02:22dont ça fonctionne
01:02:23me semble-t-il
01:02:24sur un plan psychique
01:02:25c'est que l'ennemi
01:02:26sert de blanc-seing
01:02:28par lequel
01:02:29on blanchit
01:02:30ses propres pulsions
01:02:31c'est-à-dire qu'on accuse
01:02:31l'ennemi d'être violent
01:02:32pour avoir le droit
01:02:33de le taper
01:02:34on explique que la société
01:02:35et les dominants
01:02:36censurent
01:02:37donc on a le droit
01:02:37de censurer
01:02:38on explique que la société
01:02:39est intolérante
01:02:40donc on a le droit
01:02:41d'être intolérante
01:02:41envers les règles
01:02:42de la société
01:02:43et c'est ainsi
01:02:44que de glissement
01:02:45en glissement
01:02:45on sort du cadre
01:02:46de la démocratie libérale
01:02:47et de toutes formes
01:02:48de pluralisme démocratique
01:02:49en tombant
01:02:50dans l'éloge
01:02:51d'une sorte
01:02:52de légitime défense
01:02:53préventive
01:02:54profilactive
01:02:55qui d'où la notion
01:02:56d'autodéfense populaire
01:02:57qui a été défendue
01:02:58à la fois par la jeune garde
01:02:59mais plus récemment
01:03:00par Manuel Bompard
01:03:01sur France Inter
01:03:01et autodéfense populaire
01:03:03dans le contexte
01:03:04qu'on a vu
01:03:05avec la mort de Quentin
01:03:05c'était évidemment
01:03:06une attaque préventive
01:03:07mais toujours
01:03:08rebaptisée autodéfense
01:03:09parce que dans leur logique
01:03:10notre société
01:03:13est attaquée
01:03:14par le fascisme
01:03:14et donc
01:03:15ça n'est que riposte
01:03:16que de riposter
01:03:17et avec ce logiciel-là
01:03:18il justifie
01:03:19toutes les violences
01:03:20depuis une semaine
01:03:21mais depuis bien avant
01:03:21évidemment
01:03:22mais bien sûr
01:03:22c'est la conséquence
01:03:23d'années et d'années
01:03:25de ce climat
01:03:25absolument nauséabond
01:03:27où la moindre personne
01:03:28qui n'est pas d'accord
01:03:29avec ce récit
01:03:30de l'extrême gauche
01:03:31est qualifiée
01:03:32de fasciste
01:03:33mais je dis récit
01:03:34de l'extrême gauche
01:03:34il était épousé
01:03:36Pierre Valentin
01:03:36par des figures
01:03:38dites social-démocrates
01:03:39Ségolène Royal
01:03:41reprend ce narratif
01:03:43Dominique de Villepin
01:03:44reprend ce narratif
01:03:46donc aujourd'hui
01:03:47pour une grande partie
01:03:49de la classe politique
01:03:50qui a pignon sur rue
01:03:52et qui a l'omniprésence
01:03:54dans les médias
01:03:55des mainstreams
01:03:56le plus grand danger
01:03:57n'est pas cette violence
01:04:00de l'ultra-gauche
01:04:01et de l'extrême-gauche
01:04:02à l'université
01:04:03dans la rue
01:04:03et même jusqu'à
01:04:04l'Assemblée nationale
01:04:05ça reste la peste brune
01:04:07et c'est représenté
01:04:08par l'extrême-droite
01:04:08c'est comme ça
01:04:09que c'est présenté
01:04:10Je vous renvoie
01:04:11à un article
01:04:11universitaire remarquable
01:04:12de Pascal Perrineau
01:04:13qui avait décrit
01:04:14ce qu'il appelait
01:04:15l'antifascisme sans fascisme
01:04:17où à la fois
01:04:18le bloc de gauche
01:04:19et le bloc de centre
01:04:20au fur et à mesure
01:04:21qu'ils perdent
01:04:22une affirmation
01:04:24doctrinale épaisse
01:04:24n'ont plus que
01:04:26la diabolisation
01:04:27du bouc émissaire de droite
01:04:27pour avoir une raison d'être
01:04:29et ça c'est très important
01:04:30parce qu'au fur et à mesure
01:04:31que la gauche
01:04:32a perdu son logiciel
01:04:34il ne restait plus
01:04:34que la figure de l'ennemi
01:04:35pour refaire corps
01:04:36et là où ça me paraît
01:04:37particulièrement crucial
01:04:38c'est qu'il y a eu
01:04:39un article universitaire
01:04:41psychologique
01:04:41sorti en 2021
01:04:42dans le monde anglophone
01:04:43qui s'intitule
01:04:44The Curious Case
01:04:44of Left-Wing Authoritarianism
01:04:46dans lequel
01:04:48on a eu
01:04:49une découverte
01:04:49assez intéressante
01:04:50qui est qu'au fur et à mesure
01:04:51qu'une personne de gauche
01:04:53épouse des thèses autoritaires
01:04:54et bien il se perçoit
01:04:55de moins en moins
01:04:56comme étant lui-même autoritaire
01:04:57il n'y a pas le même cas à droite
01:04:59où globalement
01:04:59plus les gens épousent
01:05:00des thèses autoritaires
01:05:01plus ils sont lucides
01:05:01sur leurs conditions
01:05:02de droite autoritaire
01:05:03pourrait-on dire
01:05:04et là il y a l'inverse
01:05:05c'est-à-dire que plus on se sent
01:05:07monstre
01:05:08plus on perçoit
01:05:09enfin moins on perçoit
01:05:10sa capacité d'être monstrueux
01:05:11dans sa faculté
01:05:12à le combattre
01:05:13et donc une fois que Quentin
01:05:14est fascisé
01:05:16et nazifié
01:05:16et bien celui
01:05:18qui le tape
01:05:18même au sol
01:05:19même quasiment inerte
01:05:21à ce moment-là
01:05:22est déjà dans le rôle
01:05:22de Saint-Georges
01:05:23qui affonte un dragon
01:05:24il y a toujours cette idée
01:05:25de dites-moi
01:05:26qui vous haïssez
01:05:27je vous dirais
01:05:27qui vous êtes
01:05:28et dites-moi
01:05:29qui êtes votre ennemi
01:05:29je vous dirais
01:05:30qui vous allez
01:05:31vous gargariser d'être
01:05:33c'est-à-dire que
01:05:33si l'ennemi est un dragon
01:05:34on devient Saint-Georges
01:05:35on est canonisé
01:05:36et c'est vraiment comme ça
01:05:36que ça fonctionne
01:05:37il me semble-t-il
01:05:37et c'est pour ça
01:05:38qu'aujourd'hui
01:05:39et depuis des années
01:05:40la jeune garde
01:05:42poussée notamment
01:05:42par la France insoumise
01:05:44ces individus-là
01:05:45se sont présentés
01:05:46comme les nouveaux résistants
01:05:48et donc
01:05:49quand vous êtes
01:05:49un résistant
01:05:50face à un fasciste
01:05:52à un nouveau nazi
01:05:53et bien vous vous permettez
01:05:55le pire
01:05:57je voudrais qu'on aille
01:05:58aussi sur la portée mondiale
01:05:59qu'a ce drame
01:06:01et le meurtre de Quentin
01:06:03puisque la diplomatie
01:06:05américaine
01:06:06a réagi
01:06:07c'est la sous-secrétaire
01:06:09d'Etat
01:06:09à la diplomatie publique
01:06:11Sarah Rogers
01:06:12qui a réagi
01:06:13la démocratie repose
01:06:14sur un pacte fondamental
01:06:15vous avez le droit
01:06:16d'exprimer n'importe quel
01:06:17point de vue
01:06:17sur la plate publique
01:06:18et personne n'a le droit
01:06:19de vous tuer pour cela
01:06:20voilà pourquoi
01:06:21nous condamnons
01:06:21si sévèrement
01:06:22la violence politique
01:06:23le terrorisme
01:06:24la jeune garde
01:06:25aux Etats-Unis
01:06:26serait un groupe
01:06:28terroriste
01:06:30Raphaël Arnaud
01:06:31aux Etats-Unis
01:06:31serait aujourd'hui
01:06:32considéré comme
01:06:33membre d'une
01:06:35fondateur
01:06:35d'une organisation
01:06:36terroriste
01:06:37l'ambassade américaine
01:06:39de France
01:06:39a réagi également
01:06:40les informations corroborées
01:06:41par le ministre de l'Intérieur
01:06:42selon lesquelles Quentin
01:06:43aurait été tué
01:06:44par des militants
01:06:45d'extrême gauche
01:06:45devrait tous nous préoccuper
01:06:47l'extrémisme violent
01:06:48de gauche
01:06:48est en hausse
01:06:49et son rôle
01:06:50dans la mort de Quentin
01:06:51démontre la menace
01:06:52qu'il représente
01:06:52pour la sécurité publique
01:06:54on a vu comment
01:06:56Emmanuel Macron
01:06:57s'en était pris
01:06:58à Georgia Meloni
01:06:59je ne suis pas sûr
01:07:00qu'il ait le même discours
01:07:01avec Donald Trump
01:07:02et les Etats-Unis
01:07:03Mathieu Hock
01:07:04Emmanuel Macron
01:07:05lui dans sa hiérarchie
01:07:06des valeurs
01:07:06et on en revient toujours
01:07:07à ce qu'on se dit
01:07:08c'est que lui
01:07:09considère que le danger
01:07:10c'est l'international
01:07:11réactionnaire
01:07:11c'est pour ça qu'il a
01:07:12des mots plus durs
01:07:13contre Georgia Meloni
01:07:14qui exprime sa compassion
01:07:16pour Quentin
01:07:17et pour le peuple français
01:07:18que contre Mélenchon
01:07:19qui attise
01:07:20les colères
01:07:21des foules
01:07:22c'est ça aujourd'hui
01:07:23le sujet
01:07:24et on a aujourd'hui
01:07:25et Pierre Valentin l'a dit
01:07:26dans le point de vue
01:07:28occidental
01:07:28et global
01:07:29cette question-là
01:07:30du wokisme
01:07:30mais en France
01:07:31on a aussi une spécificité
01:07:32qui s'appelle
01:07:32le privilège rouge
01:07:33qui s'explique
01:07:34pour des raisons historiques
01:07:35on ne va pas revenir dessus
01:07:37mais le parti communiste français
01:07:39est devenu un parti résistant
01:07:40lors de la seconde guerre mondiale
01:07:42alors qu'il a collaboré
01:07:42jusqu'en 1941
01:07:43et donc
01:07:45à partir de ça
01:07:47le parti communiste
01:07:48est rentré
01:07:49dans l'arc républicain
01:07:50depuis mai 68
01:07:51toutes les idéologies
01:07:53antiracistes
01:07:54féministes
01:07:54etc
01:07:56font l'apanage
01:07:57des valeurs
01:07:57du camp du bien
01:07:58et donc comme l'extrême gauche
01:07:59se revendique
01:08:00de ces valeurs-là
01:08:01écologie
01:08:02féminisme
01:08:03antiracisme
01:08:03etc
01:08:04elle ne peut pas être
01:08:05du coup
01:08:05le mauvais côté
01:08:06des forces politiques
01:08:08aujourd'hui c'est donc ça
01:08:09on a aussi
01:08:09un une dynamique occidentale
01:08:11et deux
01:08:11un privilège rouge
01:08:12marqué en France
01:08:13et tout particulièrement
01:08:15il y a aussi une stratégie
01:08:17cynique de l'extrême centre
01:08:18je pense que chez Emmanuel Macron
01:08:19il y a une part d'idéologie
01:08:20mais il y a une part de cynisme
01:08:22qu'est-ce qui reste
01:08:23à cet extrême centre
01:08:25qui perd les élections
01:08:27qui n'a plus de projet
01:08:28alternatif
01:08:30un peu la même chose
01:08:31que les vous
01:08:31d'une manière
01:08:32moins radicale
01:08:33c'est-à-dire
01:08:33désigner des ennemis
01:08:35quand bien même
01:08:35ils sont imaginaires
01:08:36donc ils avaient
01:08:38l'extrême droite
01:08:39ce qu'ils appellent
01:08:40l'extrême droite
01:08:40et aujourd'hui
01:08:42Jean-Luc Mélenchon
01:08:42est en passe de se qualifier
01:08:44pour le second tour
01:08:44c'est ce qui leur fait peur
01:08:46donc il y a
01:08:47un continuum
01:08:49désormais
01:08:49entre les deux
01:08:51il faut bien
01:08:51continuer à montrer
01:08:52l'extrême droite
01:08:53comme une menace
01:08:55parce que c'est
01:08:55le seul moyen
01:08:57pour l'extrême centre
01:08:58de se présenter
01:08:59comme une alternative
01:09:00et de gagner
01:09:01quand bien même
01:09:02il n'a plus d'électeurs
01:09:03il est totalement
01:09:04décrédible
01:09:05Le temps défilé
01:09:06Pierre Valentin
01:09:07auteur de
01:09:07Comprendre la révolution
01:09:08au Boc
01:09:09est-ce que vous considérez
01:09:10rapidement s'il vous plaît
01:09:11Pierre
01:09:11que c'est un point
01:09:13de bascule
01:09:14qu'aujourd'hui
01:09:15cette mouvance
01:09:16d'ultra-gauche
01:09:17d'extrême-gauche
01:09:18qui pullule
01:09:19dans les universités
01:09:20dans les associations
01:09:21dans le monde politique
01:09:23et médiatique
01:09:24le drame
01:09:25qui a frappé Quentin
01:09:26va être un point
01:09:28de bascule
01:09:29Écoutez
01:09:29je pense que
01:09:30nos sociétés
01:09:30se flatteraient
01:09:31dangereusement
01:09:32exagérer la distinction
01:09:33entre jeunes gardes
01:09:34et jeunes gauches
01:09:35dans la mesure
01:09:35où la génération Z
01:09:37au sens large
01:09:38et en plus de ça
01:09:39la nouvelle gauche
01:09:41quand on combine
01:09:42ces deux facteurs sociologiques
01:09:43c'est deux facteurs
01:09:44prédictifs
01:09:45d'un éloge
01:09:47ou d'une adhésion
01:09:48à la violence
01:09:49pour faire taire
01:09:49ses opposants politiques
01:09:50on a vu ça
01:09:51aux Etats-Unis
01:09:51comme en France
01:09:52donc là-dessus
01:09:52malheureusement
01:09:53il y aura
01:09:53je pense d'autres
01:09:54Charlie Kirk
01:09:54et d'autres
01:09:55Quentin Durant
01:09:55dans les mois
01:09:56et à venir
01:09:57et j'espère que
01:09:58l'avenir vous donnera tort
01:09:59merci d'être venu
01:10:00Pierre Valentin
01:10:01merci à tous les six
01:10:02je retiendrai
01:10:02dans cette émission
01:10:03et évidemment
01:10:04le discours de Domitil
01:10:05le témoignage
01:10:07de Domitil
01:10:08ami de Quentin
01:10:09qui a voulu rendre hommage
01:10:10à son ami
01:10:11qui marchera
01:10:11pour son ami
01:10:13Quentin
01:10:13et puis aussi
01:10:15votre témoignage
01:10:15bouleversant
01:10:16Charlotte
01:10:16avec cette phrase
01:10:17qui restera
01:10:18par pitié
01:10:18taisez-vous
01:10:19à tous ces incendiaires
01:10:21qui ne connaissent
01:10:21rien de Quentin
01:10:22et qui pourtant
01:10:23mettent de l'huile
01:10:24sur le feu
01:10:24Merci à tous les six
01:10:25l'info se poursuit
01:10:26sur CNews
01:10:27dans un instant
01:10:27c'est Brigitte Mio
01:10:29qui nous parlera
01:10:30de la fatigue
01:10:31restez avec nous
01:10:32sur CNews
01:10:33Sous-titrage Société Radio-Canada
01:10:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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