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  • il y a 3 semaines
Mercredi 18 février 2026, retrouvez Julien Tisserand (Gérant Multi Asset & Overlay, Edmond de Rothschild AM), Thierry Le Clercq (Président – Fondateur, Alphajet Fair Investors) et David Kalfon (CEO, Sanso Longchamp AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:03Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Thierry Leclerc est avec nous, président et fondateur d'Alpha Jetfair Investors.
00:17Bonsoir Thierry.
00:17Bonsoir Grégoire.
00:18David Calfon nous accompagne, le président de Sanso Longchamp Asset Management.
00:21Bonsoir David.
00:22Bonsoir Grégoire.
00:23Et ravi de retrouver Julien Tisseron également autour de ce plateau, de cette table,
00:26gérant multi-assets et overlay chez Edmond Rothschild Asset Management.
00:29Bonsoir Julien.
00:30Bonsoir Grégoire.
00:30Un mot effectivement, alors on entre peut-être dans une grande phase de négociation d'ailleurs
00:35pour renouveler un certain nombre de postes clés au sein de la Banque Centrale Européenne.
00:39Un calendrier qui s'accélère avec un point sensible autour de l'élection présidentielle française
00:47en début d'année prochaine bien sûr Julien.
00:51La politique monétaire c'est aussi un people business,
00:53ce sont des personnes, des hommes et des femmes qui forment les décisions de politique monétaire.
00:59Donc le carnet du jour est important de ce point de vue-là.
01:02Quels sont les enjeux du renouvellement du poste de président occupé aujourd'hui par Christine Lagarde,
01:08mais peut-être d'autres postes importants au sein du directoire.
01:11Je le rappelais, le poste de Philippe Lein, le mandat de Philippe Lein comme chef économiste
01:15arrive à échéance en mai 2027.
01:17Et le mandat d'Isabelle Schlammel, l'Allemande, membre du directoire, arrive à expiration en décembre 2027.
01:25Quels sont les enjeux du renouvellement de ces postes Julien ?
01:28Alors tout à fait Grégoire, peut-être au niveau de l'indépendance de la Banque Centrale,
01:32on peut parler aussi d'influence des gouvernements sur la Banque Centrale.
01:35C'est vrai qu'on ne s'attend pas à ce que le changement qui va s'opérer probablement dans
01:39les deux prochaines années
01:40soit si majeure en Europe comparé à d'autres banques centrales comme aux US ou au Japon,
01:45où on a aussi des discussions de renouvellement et peut-être plus d'influence de la part du gouvernement de
01:49Takehichi.
01:50En Europe, ça ne semble pas être la direction qu'on veut prendre.
01:54Dans les noms qui sont évoqués pour remplacer Christine Lagarde, on a deux personnes,
02:00Klasnot qui est le banquier central néerlandais et De Koss qui est espagnol.
02:06C'est deux membres...
02:07Qui a été gouverneur de la Banque d'Espagne et qui est aujourd'hui le gouverneur de la Banque Internationale
02:11des Règlements.
02:12Exactement.
02:12La Banque des Règlements Internationaux.
02:14Tout à fait.
02:15Donc ça, c'est les deux favoris pour l'instant qui ont plutôt un profil balancé, assez neutre.
02:20Klasnot était historiquement plutôt un faucon et puis il s'est converti en étant...
02:24Il a amoindri son discours en tout cas sur l'inflation.
02:27Et ensuite, bien sûr, on a aussi les personnalités allemandes de la BCE.
02:33Donc on a Nagel qui est à la tête de la Bundesbank.
02:37Et Mme Schnabel.
02:39Alors pour Mme Schnabel, juridiquement, ça peut être la même situation que Benoît Hacker
02:43où ça peut être compliqué au niveau juridique de pouvoir briguer ce poste de président.
02:50C'est un mandat du temps au directoire non renouvelable.
02:53Exactement.
02:54Il peut y avoir peut-être des moyens de contournement qui peuvent se trouver.
02:59Soit des démissions, peut-être, à voir.
03:02C'est peut-être pas le plus probable.
03:04Mais sinon, les Allemands veulent vraiment, nous c'est notre impression, à voir ce poste-là.
03:09Ils seront beaucoup moins volontaires ou volontaristes pour le laisser passer.
03:16Et il y aura une volonté d'essayer d'avoir quelqu'un plutôt du camp du Nord de l'Europe,
03:20cette fois-ci.
03:22Alors qu'avec Christine Lagarde, c'était plutôt un chemin de tout.
03:25Oui, la chouette, quoi.
03:27La chouette, comme elle se présentait.
03:29Ni Faucon, ni Colomb.
03:31Je suis une chouette, je suis une autre, quoi, d'une certaine manière.
03:34Vous dites, les chancelleries européennes vont quand même se retenir.
03:38Parce que ces moments-là sont des moments clés, justement, pour impulser
03:43ou peut-être mettre une composante politique, justement, dans les futures décisions de politique monétaire.
03:53Sous réserve d'indépendance, moi, je veux bien qu'on mette une Isabelle Schnabel,
03:56pourquoi pas présidente de la Banque Centrale Européenne.
03:58Mais ça pourrait être vu par certains observateurs comme une politisation, aussi,
04:03d'une certaine manière, de la Banque Centrale Européenne.
04:05Je prends le parallèle avec les États-Unis, où le président Trump veut vraiment une politique monétaire
04:09beaucoup plus accommodante.
04:10Là, on n'entend aucune chancellerie qui souhaite une politique monétaire plus accommodante,
04:14à part la France.
04:15Parce que l'inflation en France est très basse,
04:17qu'on est en consolidation fiscale comparée à d'autres pays.
04:21Et donc, c'est vrai que cette politique monétaire en ce moment-là, par la BCE, nous convient moins.
04:25Mais, pour les autres pays, il n'y a pas de discussion d'avoir plus de flexibilité sur la gestion
04:31du bilan,
04:32de reprendre des programmes de quantitative easing, par exemple,
04:35ou en tout cas d'arrêter le quantitative tightening.
04:39Ce ne sont pas des discussions qui sont du tout en cours au niveau des chancelleries européennes, de ce qu
04:44'on voit.
04:44Est-ce qu'il y aura un intérêt, et à ce stade, personne n'en sait rien,
04:47est-ce qu'il y aura un intérêt, je le disais,
04:50aller au-delà du seul renouvellement du poste de présidente Christine Lagarde,
04:54en anticipant, en frontrenant aussi les fins de mandat de Philippe Lein,
04:58et celui d'Isabelle Schnabel ?
05:01Trois postes clés à renouveler,
05:03ça peut permettre aussi une négociation peut-être plus simple,
05:06au sein des équilibres européens.
05:09C'est très probablement ce qui se passera.
05:11Ça va être de nouveau, effectivement, un accord quand même assez large,
05:15mais, de ce que je mentionnais,
05:16les Allemands ont l'air très convaincus et volontaristes
05:21sur le fait de récupérer un siège plus important, en tout cas, à la tête de la BCE.
05:26David ?
05:27Déjà, on peut faire remarquer que les Allemands n'ont jamais eu la direction de la BCE
05:33depuis la création de la BCE.
05:35Beaucoup d'Allemands ont d'ailleurs démissionné
05:36les directeurs de la Banque Centrale Européenne,
05:39Stabin, Lautenschläger, Jürgen Stark,
05:42enfin voilà, les Allemands démissionnaires ont été assez nombreux.
05:45Exactement, donc on peut se dire, effectivement,
05:46ça peut être un cas de dire, bon, maintenant, il est temps quand même d'avoir...
05:50Tout à fait.
05:50Mais, bon, on peut comprendre pourquoi il le veut.
05:53C'est vrai, moi, je remarque également que, effectivement,
05:56tout le monde se tient quand même assez bien dans ce process,
05:59c'est-à-dire que, voilà, il n'y a pas...
06:01Le risque de politisation, à mon avis, est un peu plus éloigné que ce qu'on en a vu.
06:06Je devrais remarquer également qu'en termes de timing,
06:09pour Christine Lagarde,
06:11partir maintenant, c'est pas mal.
06:13C'est pas mal.
06:14Alors, pourquoi ?
06:14Pourquoi ?
06:15Parce qu'elle a quand même eu un mandat
06:17qui a été marqué par la crise du Covid,
06:20la guerre en Ukraine.
06:23Elle a dû gérer une inflation qui a quand même été tapée les 11%.
06:28Elle a dû gérer également les effets d'une normalisation des taux d'intérêt
06:32qui sont passés de moins 0,5 à plus 4.
06:35On est maintenant...
06:36Elle a normalisé les taux.
06:38On est en période de normalisation des taux à 2%.
06:40J'ai envie de dire, c'est parfait.
06:43C'est parfait.
06:44C'est un moment où...
06:45Il y aura toujours des critiques.
06:47Oui, mais elle sort avec ses 5 étoiles.
06:48Et au final, elle a fait le job.
06:49L'inflation à 2%, la croissance à 1% au potentiel.
06:54Finalement, l'atterrissage n'est pas si incontrôlé que ça.
06:57Elle sort avec un bilan.
06:59Voilà, elle a fait ses preuves, elle a gagné ses galons.
07:02Donc, j'ai envie de dire, pour elle,
07:05elle a fait tout ce qu'elle devait faire.
07:07Voilà, tout ce...
07:09Elle a rempli sa fonction.
07:10Donc, elle l'a rempli très bien, avec succès.
07:13Donc, qu'elle se dise, bon, finalement,
07:15maintenant, s'il faut partir,
07:17le track record est là.
07:18Et elle pourra abriguer toutes les autres fonctions qu'elle voudra.
07:21Et elle aura ce track record avec elle.
07:22Donc, voilà, moi, c'est juste que ce que je voulais faire remarquer,
07:25c'était pas mal.
07:26Bon, mais effectivement, après, ça pose la question de savoir
07:28est-ce qu'il faut des mandats de 8 ans à ce moment-là ?
07:30Je crois que même...
07:31Non, mais c'est elle-même qui le raconte
07:33dans une interview récente à Bloomberg, Christine Lagarde,
07:35quand Emmanuel Macron lui offre le poste,
07:39ou lui propose le poste,
07:40elle dit, pas de problème,
07:42j'accomplirai ma mission pendant 5 ans.
07:43Et Emmanuel Macron lui dit, non, c'est 8 ans, Christine.
07:47Et elle-même s'étonnait,
07:48elle revient sur cette petite anecdote,
07:51elle était étonnée qu'un poste
07:52à la tête d'une institution aussi emblématique
07:55et stratégique et critique pour l'Europe,
07:58que les mandats soient aussi bons.
08:01C'est vrai que c'est rare de voir des mandats de 8 ans,
08:03quelles que soient les organisations publiques
08:05ou parapubliques, ou même privées, d'ailleurs,
08:08qu'on puisse connaître.
08:10Thierry, qu'est-ce que ça vous inspire ?
08:11Alors, on est peut-être un peu loin
08:13des résultats d'entreprise, en l'occurrence, ça c'est sûr,
08:15mais quand même des sujets de marché
08:17dans un contexte, encore une fois,
08:19où il y a une guerre d'attractivité du capital,
08:23une potentielle guerre monétaire en développement également,
08:26et on voit beaucoup de banques centrales
08:28puissantes à travers le monde
08:30qui n'hésitent pas à, comment dire,
08:33à se rapprocher un peu plus du politique.
08:36peut-être parfois pour de bonnes raisons,
08:39parfois pour des raisons qui pourront peut-être être moins productives
08:43à l'avenir.
08:44Moi, j'avais quand même l'impression que c'était un peu un îlot de stabilité
08:47dans le contexte actuel,
08:50et c'est vrai que ça serait dommage
08:51que justement, on vienne mettre des turbulences,
08:55enfin, de la volatilité,
08:56par rapport à cette stabilité qu'offrait l'Europe.
08:58Voilà, donc j'ai pas beaucoup plus de lettures que ça.
09:01Mais d'ailleurs, le marché a pas pris ça,
09:03enfin, ça a pas créé de turbulences, justement.
09:05Non, non, non, ça crée pas de turbulences,
09:07mais bon, enfin, voilà, comme on vient de le dire,
09:12quoi qu'on en pense, qu'elle soit française ou pas,
09:14c'est pas la question,
09:14mais Christine Lagarde a fait le job,
09:17elle a quand même, bon, voilà,
09:19elle avait essayé des tracteurs,
09:20mais elle avait aussi quand même des soutiens nombreux,
09:25donc, enfin, pour moi, c'est un peu dommage.
09:28Bon, après...
09:29Est-ce que vous avez envie d'une banque centrale plus politique ?
09:31C'est un peu la question en ce moment.
09:32Dans le monde actuel,
09:34est-ce qu'on a envie de voir des banques centrales
09:36un peu plus politiques ?
09:38Pour le coup...
09:39En soutien de la croissance,
09:40en soutien des défis qui nous attendent
09:43en matière d'investissement ?
09:45Je sais pas, c'est normal que chacun ait son avis,
09:48et comme vous l'avez souligné,
09:51la France, on aurait plutôt besoin d'une baisse des taux,
09:53quand même, actuellement,
09:54et on pourrait se le permettre
09:56s'il y avait une Banque de France
09:57qui pilotaient les taux,
09:59je pense qu'on baisserait les taux.
10:00Donc, c'est normal que le président de la République française
10:04envoie des messages en disant,
10:05bon, bah, écoutez, nous, on plaide pour ça.
10:08Donc, est-ce que c'est vraiment du grand politique,
10:11que tout d'un coup, les banques centrales sont aux mains ?
10:13Moi, je pense que chacun envoie ses messages tranquillement.
10:16Comme vous l'avez souligné, Christine Lagarde,
10:18le job, il lui a été apporté, quand même,
10:21de ce que j'ai compris.
10:22Ah, bien sûr.
10:22Voilà, donc, c'était...
10:25Chacun joue ses cartes au moment,
10:27et là, c'est vrai que la lecture qu'on peut avoir,
10:30c'est quand même qu'il y a...
10:32Enfin, on sent qu'il y a quand même,
10:33ce que vous avez dit en introduction,
10:35il y a une grande préparation
10:37à ce qui nous attend l'année prochaine.
10:38Alors, ça, c'est le point, oui.
10:39Voilà, et donc...
10:40Ça, c'est le point politique de cette séquence.
10:42Voilà, si on en arrive à demander à Christine Lagarde
10:45de partir, alors que, bon, oui,
10:48pour éviter que ça soit conflicter avec l'élection,
10:51moi, je trouve que là, on va quand même peut-être un peu loin
10:53que, bon, Emmanuel Macron place ses petits copains
10:57à droite, à gauche, bon, ça s'est vu,
11:00chacun en pense qu'il en veut.
11:01Bon, voilà, mais là, je trouve que ça va quand même très loin
11:04dans cette tension qu'on attend tous,
11:07mais je ne pensais pas que ça...
11:08Ah, ça pourra créer du ressentiment,
11:10ça, je n'ai pas de doute.
11:11Je ne pensais pas que ça irait aussi loin.
11:13C'est ça que je voulais dire.
11:14Peut-être aussi la première fois
11:15que les sondages donnent autant de probabilités
11:20de succès à des partis qui sont très, très eurosceptiques.
11:23Oui, oui, oui.
11:24Donc, voilà, c'est peut-être aussi ce qui fait
11:26le côté un peu inédit.
11:28Même s'il y a eu un peu d'accommodation
11:29dans le discours, effectivement, du RN,
11:31puisqu'on parle de ça,
11:32n'oublions pas, effectivement, qu'à un moment,
11:34ils ont été, oui, purement eurosceptiques,
11:38voire plus que ça.
11:40Et que, même au niveau européen,
11:41je pense que ça a encore un peu marqué les esprits.
11:44Je ne suis pas sûr que nos partenaires européens
11:46aient forcément envie de retrouver, je ne sais pas,
11:50en tout cas, c'est un parti avec lequel il faudra compter,
11:53peut-être, à un certain moment,
11:55dans les négociations européennes, également.
11:57Et si on peut, comment dire, aller un peu plus vite
12:02pour éviter ces moments de négociations
12:05qui pourront être difficiles,
12:06peut-être que c'est un choix européen aussi.
12:08Si je reviens juste au réglage de politique monétaire,
12:11Julien, oui, il n'y a aucune raison à ce stade,
12:14quel que soit le calendrier de renouvellement du directoire,
12:18aucune raison à ce stade que la Banque Centrale Européenne
12:20modifie son réglage de politique monétaire.
12:22Non, parce qu'on a toujours le plan fiscal allemand
12:26qui est en train d'être déployé.
12:28On commence à voir certains effets,
12:30on voit les commandes industrielles,
12:32notamment domestiques, qui commencent à monter.
12:34On voit que ça commence à se déployer dans l'économie
12:36et la BCE est assez claire,
12:38elle veut voir les effets de ce plan.
12:41Beaucoup d'économies européennes sont en croissance,
12:43ça se passe assez bien,
12:44il y a la France forcément toujours en retrait,
12:46mais ce n'est pas suffisant pour baisser les taux actuellement.
12:49Et donc il faut un choc,
12:51soit endogène, soit exogène,
12:53pour vraiment entraîner une baisse des taux cette année,
12:56et ou une inflation qui est très en dessous de 2%.
13:00Et on ne s'attend pas à ce qu'elle soit bien en dessous de 2%.
13:03L'inflation de tête, oui,
13:04devrait être légèrement en dessous cette année,
13:05mais l'inflation cœur est attendue
13:07à rester un peu au-dessus de 2% toute l'année,
13:10notamment à cause de services qui sont très robustes.
13:13Néanmoins, l'inflation d'un salarial continue à se modérer, etc.
13:16Donc on pourrait raisonnablement attendre peut-être une baisse de taux
13:19pour l'année prochaine,
13:20mais pour cette année, ça semble impossible,
13:22en tout cas dans le contexte actuel.
13:24Une pause ferme et durable.
13:26Voilà, exactement.
13:27Depuis juin 25, je dis.
13:28Et donc ce qui embête la BCE, finalement, c'est l'euro.
13:31Et on a des interventions verbales répétées
13:34pour, dès qu'on est un euro-dollar au-dessus,
13:37approchant un 20, allant au-delà,
13:39où c'est vrai qu'ils sont embêtés.
13:41Mais le marché pourra essayer d'anticiper
13:44potentiellement un mouvement ou une baisse de taux,
13:46peut-être en réponse à un euro trop fort,
13:49mais ça ne semble pas suffisant,
13:51même ça, pour provoquer une baisse de taux cette année.
13:54Bon, cette amélioration cyclique, là,
13:56on la voit dans les marchés.
13:57On va parler de la tech et de l'IA, effectivement,
13:59qui suscitent un peu plus de défiance.
14:01Disons que le thème IA est devenu un thème risqué,
14:04ou en tout cas qui comporte une part de risque,
14:06ce qui n'était pas le cas, peut-être,
14:08dans la séquence précédente.
14:09Mais face à ça, il y a l'idée, quand même,
14:11d'un cycle qui s'améliore fondamentalement.
14:14Oui, alors ça, encore une fois,
14:16les chiffres commencent à le montrer,
14:18les entreprises commencent à le dire également,
14:20donc ça, c'est bon signe.
14:21Mais si on revient à ce que vous disiez sur l'IA,
14:25on se faisait la remarque,
14:27pas plus tard que cet après-midi,
14:30dans les saisons de résultats précédentes,
14:33si on regarde les Magnificent Seven,
14:36plus elles annonçaient de CAPEX,
14:38plus c'était merveilleux,
14:41et le cours de bourse montait.
14:43Et là, on a quand même eu la première saison de résultats,
14:45où plus les chiffres de CAPEX étaient élevés,
14:47plus le titre se faisait sanctionner.
14:49Donc ça, c'est la première observation,
14:51où il y a quand même une espèce de retour à la réalité,
14:54en se disant, tous ces investissements, c'est bien,
14:56mais est-ce qu'un jour, on en verra les bénéfices ?
15:00Ça, c'est le premier.
15:01Il y a un tiers des investisseurs,
15:03là, sondage Bofa, qui est sorti,
15:04le Fund Manager Survey,
15:06tous les investisseurs, pendant des années,
15:08n'ont cessé de dire que les entreprises n'investissaient pas assez.
15:10Pour la première fois de l'histoire,
15:12il y a 30% d'investisseurs,
15:14qui estiment que peut-être que là,
15:16certaines entreprises sont en train de surinvestir.
15:19Et l'autre sujet là-dessus,
15:21puisqu'effectivement, on a vu que le re-rating sur certains secteurs,
15:25notamment le secteur des softwares,
15:26avait été monstrueux,
15:28et on est tous un petit peu dans l'angoisse,
15:31en se disant, quel va être le prochain secteur ?
15:34Et je pense que l'indicateur qu'il faut regarder,
15:37ultime, c'est les banques.
15:39Parce que, quand on regarde le montant de la production de crédit,
15:44ça a été essentiellement un montant de production de crédit
15:48qui a été dans le shadow banking.
15:51Le shadow banking, c'est le private equity.
15:53Le private equity, c'était essentiellement du software.
15:57Et donc, à un moment donné,
15:59on risque de voir l'effet retour,
16:02et l'effet ultime,
16:04qui est de dire, bon, finalement,
16:06qui a prêté l'argent,
16:07qui part en fumée comme ça,
16:09et qui n'a pas de retour sur investissement ?
16:11Ce sont les banques.
16:12Donc, moi, c'est l'indicateur que je regarde.
16:15En particulier, j'ai envie de dire que...
16:17Pour voir si c'est un risque de marché qui se diffuse.
16:19Voilà, exactement.
16:20Tant que les banques tiennent bien,
16:22je me dis que ça a l'air de rester assez contenu.
16:26Parce que les cours des boîtes de private equity cotés,
16:28certains grands noms sont cotés,
16:29là aussi, ça suit un peu le trend des software.
16:32Et donc, si on remonte,
16:34le grand d'après, c'est de remonter aux banques.
16:35On prend.
16:36Et là, ça pourrait être un peu plus embêtant.
16:39Donc, c'est la ligne de démarcation
16:40qui ferait pour vous que le risque deviendrait
16:42un risque global de marché un peu plus systémique,
16:44entre guillemets.
16:44Ça commencerait à nous embêter.
16:45Exactement.
16:46Et si on en revient au côté cyclique du marché,
16:50il y a un autre point qui est intéressant,
16:52c'est quand on regarde le Russell 2000,
16:54donc l'indice des petites capitalisations américaines.
17:00On a quand même, au quatrième trimestre 2025,
17:0369% de croissance des bénéfices.
17:06Je ne sais pas si on réalise un peu ce que veut dire ce chiffre.
17:09Et c'est une surprise positive.
17:11On en attendait, je crois, 63 ou 64.
17:14Et on en a 69.
17:16Mais ce sont des chiffres quand même
17:18qui montrent qu'il y a quand même un certain réveil.
17:19Il y a vraiment une étincelle industrielle, cyclique.
17:23Il y a quelque chose.
17:24En tous les cas, on ne peut pas ne pas se poser la question
17:25de plus facile.
17:26Ce sont des chiffres qui interrogent,
17:29qui veulent dire quelque chose.
17:31On a peut-être, en ce moment,
17:33le réveil des small caps américaines
17:36qu'on a attendu.
17:38Ça fait un an qu'on en parle.
17:39Et on n'avait rien eu en 2025.
17:41Et c'est peut-être maintenant,
17:43tiré par ces chiffres de bénéfices
17:45qui sont assez spectaculaires,
17:47c'est peut-être le début de quelque chose.
17:49Mais en tous les cas, ça veut bien dire
17:51qu'effectivement, outre le côté IT,
17:56il se passe d'autres choses dans le marché.
17:59Et ça, c'est plutôt réconfortant et intéressant.
18:02C'est rassurant.
18:02D'accord avec cette vue de marché, Thierry.
18:06Effectivement, est-ce que 2026,
18:08c'est une année où il faut être exposé au cycle,
18:10à l'amélioration du cycle économique ?
18:12Oui, clairement.
18:14Sans forcément prendre trop de risques.
18:16Par exemple, on voit que les dépenses
18:20des hyperscalers ont augmenté significativement.
18:23C'est ce qui vient d'être dit.
18:25Et donc, simplement, s'exposer aux sociétés
18:31qui fournissent les équipements.
18:32Plus simplement.
18:34Les pelles et les pioches.
18:34Voilà, les pelles et les pioches.
18:35Donc ça, ça reste un thème valable.
18:37Non, mais parce qu'on pensait qu'on allait dériver
18:39de ce thème des pelles et les pioches
18:41vers justement les diffuseurs,
18:43donc les boîtes de logiciels
18:45et puis ensuite les boîtes qui allaient utiliser l'IA,
18:48gagner en productivité, gagner en business.
18:50Pour l'instant, on reste quand même
18:52dans la chaîne de valeur sur ceux qui fabriquent
18:54et ceux qui fournissent les pelles et les pioches.
18:57Oui.
18:58Pour nous, oui, assez simplement.
18:59La tendance, elle est très bonne,
19:02que ce soit en Europe ou aux États-Unis.
19:05En Europe, on a des petites histoires de devises
19:07sur les boîtes suédoises, par exemple,
19:09qui sont des très gros producteurs de machines,
19:12de machines-outils,
19:12qui interviennent dans toute la chaîne de valeur
19:17des data centers.
19:19Bon, ils ont un petit effet sur la couronne suédoise.
19:22Mais bon, quand on lise de tout ça,
19:24ça reste très bon.
19:25On vient d'avoir quand même une croissance des résultats
19:28d'un peu moins de 40% sur les deux dernières années
19:30pour les boîtes industrielles en Europe.
19:32Donc, je veux dire, il y a du vent dans les voiles.
19:35Et si on se pose des questions
19:41auxquelles on n'a pas forcément les réponses,
19:42d'ailleurs, nous, pour l'anecdote,
19:43on a regardé sur plusieurs moteurs,
19:50enfin, pas des moteurs, des tchats GPT, etc.
19:54Pour voir, on leur a posé la question,
19:56on a fait un prompt en disant,
19:57au fait, quels sont les retours sur les investissements
20:00qui sont actuellement faits par les hyperscalers ?
20:03Parce qu'à la rigueur, on se dit,
20:04ils ont des infos,
20:05enfin, ce n'est pas qu'ils ont des infos qu'on n'a pas,
20:07mais ils ont la capacité à les...
20:09A gréger des infos, oui.
20:11Et donc, on a regardé sur plusieurs
20:12et ils disent très candidement,
20:15on n'a pas la réponse.
20:16On constate que les dépenses augmentent significativement,
20:20on a mis des estimations sur les ROI,
20:23ou les rochers,
20:24enfin, voilà vraiment les indicateurs clés
20:26que nous, on suit dans la finance.
20:28Parce que c'est trop tôt.
20:29C'est trop tôt, oui.
20:30Enfin, bon, donc, le sujet actuellement,
20:34c'est quels sont les retours sur ces investissements ?
20:36Après, on peut...
20:38Il y a quand même deux points de nuance.
20:39C'est qu'un, c'est des boîtes quand même
20:41qui sont très bien installées,
20:44je pense, très bien dirigées.
20:47Voilà, il ne faut pas les sous-estimer quand même,
20:49les management, je pense qu'ils savent ce qu'ils font.
20:51Donc, il ne faut pas, évidemment...
20:54On n'est pas au casino,
20:55on ne paye pas aveuglément
20:56et on va voir ce qui va se passer.
20:58Non, mais on fait au ligne sur les cash flows, quoi.
21:00On met tous les cash flows sur la table, quand même, là.
21:02Ah bah, eux, oui.
21:03Bah oui.
21:04Mais bon, ça fait 20 ou 30 ans qu'ils font ça
21:06et pour le moment,
21:07ils ont quand même bien réussi à tirer leur épingle du jeu.
21:09Et puis surtout, ils sont dans des...
21:10Nous, on a regardé aussi,
21:12ça c'est hyper intéressant,
21:14le free cash flow.
21:16Donc, quand on regarde les résultats opérationnels, etc.,
21:19les variations du BFR,
21:22tout ce qui est non-cash,
21:23donc ça donne un de mes tricks,
21:24OK ?
21:25On enlève les CAPEX,
21:27et donc c'est le free cash flow.
21:29Le free cash flow,
21:30il va rester positif pour tous les hyperscalers en 2026.
21:34Donc, oui,
21:35elles font de la gestion saine
21:36en allant taper le marché obligataire
21:39pour...
21:40Bah voilà, parce que c'est normal.
21:41Mais elles ont les moyens de dépenser cet argent-là
21:44parce qu'elles sont en position tellement dominatrice,
21:48elles sont assises sur des tas d'or que...
21:50Bon, bah voilà.
21:50Il y a une histoire de changement de statut, Thierry.
21:54C'est plus le même statut.
21:56Ah oui, ah oui.
21:57C'est des boîtes qui mettaient tous les cash flows
21:59en retour aux actionnaires,
22:01qui accumulaient les cash flows,
22:02qui rachetaient leurs actions,
22:03qui versaient...
22:04Là, les cash flows sont mis à disposition
22:06de l'investissement,
22:08même s'il en reste un peu,
22:09vous dites, à la fin de l'histoire.
22:12Mais c'est plus le même statut.
22:13J'irais plus loin même,
22:14c'est que c'était des boîtes
22:16qui avaient très peu d'actifs.
22:18Et donc là,
22:18elles sont en train d'en mettre,
22:19mais massivement,
22:20puisqu'on a calculé un peu plus de 620 milliards de dollars
22:25cette année, en 2026,
22:26pour un groupe de neufs sociétés.
22:29Donc oui, c'est massif.
22:31Donc ça, effectivement,
22:32ça change le profil financier,
22:35parce que maintenant,
22:36on va attendre des retours
22:37sur ces actifs qui sortent de terre.
22:41Donc ça, c'est tout...
22:42Alors qu'avant,
22:43il y avait peu d'actifs.
22:44Donc en fait,
22:45il y avait des returns
22:46dont je parlais tout à l'heure,
22:47qui étaient quasiment le ROI,
22:51donc le Return on Equity d'Apple, par exemple.
22:54Alors, c'est pas tout à fait incomparable,
22:55mais quand même,
22:56il est monté à 200%.
22:58Et c'est des boîtes qui sont souvent autour de...
23:01Entre 60, 70, 80%.
23:03Donc là,
23:05elles mettent de...
23:06Enfin, des...
23:07Donc du...
23:08Elles sortent de terre
23:09des capacités pour faire tourner l'IA.
23:13Et donc,
23:14on a une question
23:15qui n'est pas...
23:16À laquelle on n'a pas la réponse aujourd'hui.
23:18Quels sont les returns sur ces...
23:19Voilà.
23:20Moi, je dis attention quand même.
23:22Enfin,
23:23c'était que tout le monde...
23:24Il y a six mois,
23:25tout le monde disait « C'est magnifique ».
23:27Maintenant,
23:27tout le monde dit « Ouais, bouh,
23:28ils sont nuls,
23:29ils dépensent trop ».
23:31Boum !
23:32Et ça s'est sanctionné de 11%.
23:33Bon,
23:35ça...
23:35Je...
23:36Voilà.
23:36Il faut raison garder
23:37à la fois quand ça s'emballait,
23:39parce qu'il y a peut-être eu un peu d'emballement
23:40quand même à un moment.
23:41Et là,
23:42aujourd'hui,
23:43où...
23:43Et on a des niveaux de valorisation,
23:45je finirai là-dessus.
23:46On était à 31 fois,
23:48enfin,
23:48un peu plus de 32 fois même,
23:50les résultats attendus.
23:51Enfin,
23:52vraiment,
23:52le ratio classique,
23:53le PER.
23:54Fin octobre dans la tech,
23:55aujourd'hui,
23:56on est à 24 fois.
23:57Donc,
23:57on a perdu quand même 7 tours,
23:58un peu plus de 7 tours,
23:597 tours et demi,
24:01en quelques mois.
24:02Donc,
24:02bon,
24:02voilà,
24:02la valo,
24:03elle n'est pas non plus...
24:04Donc,
24:05pour répondre à votre question,
24:06et très longue réponse,
24:07pardon,
24:07mais pour répondre à votre question,
24:09non,
24:09je ne changerai pas tout.
24:10Il y a des façons de s'exposer
24:11qui restent,
24:12pour nous,
24:13complètement d'actualité.
24:14Et on les suit,
24:14vraiment,
24:15comme le lait sur le feu.
24:16Ça reste impeccable.
24:17Donc,
24:17pour nous,
24:18ce dont je parlais tout à l'heure,
24:19les machines,
24:23il y a des paniers.
24:24Donc,
24:24on continue d'accompagner
24:25des CAPEX.
24:25Power up Europe,
24:27tout ça,
24:27ça reste,
24:27en plus,
24:28il y a l'infrastructure allemande
24:29qui vient se...
24:30Donc,
24:30tout ça,
24:30ça reste très bon.
24:32Sur les hyperscalers
24:34qui ont fait,
24:34donc,
24:35qui ont donné le lait au marché,
24:36on comprend que c'est un peu...
24:38Et il y a une question existentielle
24:39à laquelle on n'a pas la réponse,
24:41mais elles ne font pas n'importe quoi.
24:42Elles ont une crédibilité pour le faire.
24:45Voilà.
24:45Donc,
24:45c'était à peu près ça,
24:46ce que je voulais dire.
24:47Julien,
24:47aussi violente soit-elle,
24:48est-ce que cette logique de marché
24:54réapplique des multis plus bas
24:56sur un certain nombre de secteurs ?
24:58Alors,
24:58ça peut être très spectaculaire
24:59comme les softwares,
25:00ça peut se faire de manière
25:01un peu plus ordonnée,
25:02on va dire,
25:03pour des hyperscalers
25:05comme ceux qu'on connaît aujourd'hui,
25:06les Amazon,
25:07Google,
25:08Microsoft,
25:09bien sûr.
25:10Est-ce que c'est une logique
25:11qui permet quand même
25:12au marché de s'assainir
25:13d'une certaine manière ?
25:14Pour nous,
25:14oui.
25:14Enfin,
25:15on serait assez content
25:16d'avoir une espèce de consolidation
25:17à plat pendant des mois
25:18où justement,
25:19on améliore en sous-jacent,
25:20il y a de la rotation
25:21et finalement,
25:22on n'a pas de crash
25:23ou de baisse de marché
25:24trop significative.
25:26C'est sûr qu'il y a
25:27beaucoup d'interrogations.
25:28Il y a 6 mois ou 12 mois,
25:29pour en revenir au sujet
25:30de l'intelligence artificielle,
25:32on voyait que tout le monde
25:33était gagnant.
25:33Aujourd'hui,
25:34il y a énormément de différenciation.
25:35On commence
25:36et on ne sait pas
25:36qui va gagner la bataille.
25:38Au final,
25:38on n'est pas encore en mesure
25:39de dire telle solution
25:40va dominer.
25:42On ne sait pas encore,
25:43mais ça va venir.
25:44Et donc,
25:45il y a cette épée de Damoclès
25:47au-dessus de la tête
25:47des investisseurs.
25:48Donc,
25:49cette différenciation.
25:50On regarde aussi,
25:51forcément,
25:51les CAPEX.
25:52Nous,
25:52ce qui nous inquiéterait beaucoup,
25:53c'est finalement
25:54les annonces de baisse de CAPEX.
25:55Ah oui.
25:58Finalement...
25:58On réglise en baisse
25:59les programmes d'investissement.
26:00Et ça,
26:00ça serait peut-être
26:01un signal assez négatif
26:02pour le marché.
26:03L'autre chose
26:04qu'on regarde
26:05ou qu'on suit,
26:05c'est les rachats d'actions
26:07qui ont beaucoup porté
26:08le marché
26:09ces dernières années.
26:10Si on commence
26:10à avoir moins de rachats
26:11d'actions
26:13de la part de ces entreprises-là,
26:14ça pourrait...
26:15Mécaniquement,
26:15il y en aura moins,
26:15j'imagine.
26:15Voilà,
26:16il y en aura moins,
26:16normalement,
26:17mécaniquement.
26:18Donc ça aussi,
26:19comment ça va impacter
26:20le marché ?
26:21Et après,
26:21on en parlait tout à l'heure,
26:23on comprend,
26:24mais on s'étonne un peu
26:25de...
26:26Effectivement,
26:27sur l'impact
26:28que ça va avoir.
26:29Donc les softwares
26:30sont ciblés,
26:32secteur après secteur,
26:33il y a la logistique,
26:34il y a eu des effets domino,
26:36des histoires
26:36qui sortent sur les marchés
26:37ou qui peuvent impacter
26:39le secteur.
26:39Et c'est vrai
26:40que pour l'instant,
26:40les banques sont très immunes.
26:42Leur business model
26:43semble tenir.
26:44Et c'est vrai que l'autre chose
26:45qu'on regarde beaucoup,
26:45c'est les banques,
26:46comme ça a été évoqué.
26:47Et si on commence à avoir
26:49peut-être
26:51des banques
26:52qui commencent à être attaquées
26:53ou une défiance...
26:54Sur la partie obligataire,
26:55des tensions,
26:55des stress...
26:56C'est ça,
26:56mais même le modèle bancaire
26:58avec l'IA,
26:59comment ça va s'intégrer ?
27:00Ça pourrait,
27:02étant donné la valorisation
27:03maintenant des banques,
27:04la remontée.
27:04Les banques ont quand même été
27:06un très gros pari
27:09des marchés
27:09et des investisseurs
27:10ces deux dernières années.
27:11Ça pêche, je crois,
27:1315 ou 16 %
27:14maintenant
27:14des valorisations
27:16de l'ensemble
27:17des actions européennes.
27:18Et donc ça pourrait être
27:19peut-être quelque chose
27:19de plus important
27:20et plus impactant.
27:21C'est vraiment les trois choses
27:22qu'on regarde.
27:22On va avoir un débat
27:23sur les banques,
27:24sont-elles victimes
27:25ou gagnantes de l'IA ?
27:27Moi, jusqu'à présent,
27:27j'entends que c'est plutôt
27:28ou un secteur immune
27:29ou un secteur qui peut
27:31profiter de l'IA.
27:32beaucoup de gens,
27:33beaucoup de process
27:34à automatiser
27:36et elles ont déjà résisté
27:37à la vague des fintechs.
27:38Je veux dire,
27:39elles peuvent aussi
27:40intégrer des nouveaux outils
27:41technologiques
27:42pour développer leur business.
27:43C'est ce qu'on parle de certains softwares aussi.
27:43Et puis finalement,
27:44des softwares,
27:45on s'est rendu compte,
27:46bah non,
27:47c'est attaqué
27:48à raison ou pas.
27:49Et c'est très difficile
27:49de se faire une opinion
27:51formelle
27:52jusqu'où on peut aller
27:53dans ce process-là.
27:54Mais ça serait en tout cas
27:55un point d'intiquitude.
27:56Donc c'est vraiment
27:56les trois points,
27:57la baisse des capex,
27:58éventuellement,
27:59le secteur bancaire,
28:00comment va-t-il se comporter.
28:02Les montants de rachat d'actions,
28:04c'est vraiment trois choses
28:05sur lesquelles on...
28:06trois piliers de marché,
28:07effectivement,
28:08à surveiller.
28:09Pour savoir
28:09si cette tendance,
28:11enfin,
28:12ce thème de l'IA
28:13et de la baisse de valeurs
28:14du marché tech
28:16peut continuer ou pas.
28:17C'est une grosse interrogation.
28:18Mais pour l'instant,
28:19c'est très sain,
28:19la rotation.
28:20En fait,
28:21on est...
28:22Il n'y a pas d'inquiétude macro,
28:23en soi.
28:24Non.
28:24On l'a évoqué.
28:25On a presque
28:26en reprise de cycle.
28:28C'est sûr.
28:28En industriel,
28:28on voit aux Etats-Unis,
28:30on voit en Allemagne
28:31très bonne commande.
28:33On a parlé
28:33de la production industrielle
28:34qui continue à remonter
28:35aux Etats-Unis.
28:36Des petites entreprises
28:37qui commencent
28:38à reprendre
28:40de l'allure,
28:41que ce soit
28:41small cap européenne
28:42ou small cap US.
28:44Donc, c'est vrai que...
28:45Mais il y a quand même
28:46une frontière poreuse
28:47entre cette histoire
28:48de capex
28:48et la croissance,
28:49notamment aux Etats-Unis.
28:51C'est ça.
28:58et qu'elles en viennent
28:59par voie de conséquence
29:00à abaisser
29:01certains programmes
29:02de capex.
29:02Ça peut toucher
29:03quand même aussi
29:03la croissance américaine
29:04à l'arrivée.
29:05C'est entre 0,5%
29:06et 1% du PIB américain
29:07maintenant.
29:07Donc, ça devient
29:08effectivement un phénomène
29:08quand même assez macro
29:10aux Etats-Unis.
29:10Voilà.
29:11C'est sûr.
29:13On identifie effectivement
29:14des secteurs immunes
29:15ou gagnants de l'IA
29:16aujourd'hui.
29:17Parce qu'on parle
29:17beaucoup des perdants.
29:18Mais est-ce qu'on a envie
29:19de voir d'autres choses ?
29:21Alors, je ne sais pas,
29:21les banques,
29:22la santé,
29:23on a beaucoup parlé
29:23de la santé aussi
29:24à un moment.
29:26comment, en tout cas,
29:27on gère ce risque
29:29qu'il y a
29:29qui est un risque nouveau
29:30dans le marché.
29:31Je comprends
29:32qu'il faut rester exposé
29:33au thème
29:33de cette révolution
29:34qui va nous accompagner
29:37pendant des années.
29:38Mais comme c'est
29:39un thème plus risqué,
29:40on cherche aussi
29:41à gérer ce risque.
29:42David ?
29:43Oui, alors,
29:44nous, en fait,
29:45on essaye finalement
29:46de le...
29:47Alors, dans les portefeuilles
29:48puisque c'est quand même
29:49ce que l'Oxel
29:50en fait au jour le jour,
29:52on essaye de gérer ça
29:55avec le thème
29:57de la diversification,
29:58tout simplement.
29:59Donc, c'est une thématique
30:00qu'on développe
30:01depuis maintenant
30:01début 2025
30:04qui, finalement,
30:05peut se traduire
30:06en termes d'allocation
30:07d'actifs
30:08en disant tout simplement
30:09on réduit la part
30:11des États-Unis
30:12dans nos portefeuilles
30:12et on augmente
30:14la part du Japon
30:15et des émergents.
30:17Juste une petite anecdote,
30:18je faisais le point
30:19avec notre gérant
30:20multi-assets
30:21cet après-midi
30:22que vous connaissez bien,
30:24Cyriac Gaillant
30:24et il me disait
30:26en ce moment
30:28j'ai autant
30:29dans mon portefeuille
30:30diversifié
30:30j'ai autant
30:31d'États-Unis
30:32que de marchés émergents
30:34en equity.
30:35Ça n'a pas dû arriver souvent,
30:36c'est dans les années.
30:37C'est rare,
30:37exactement.
30:38Et donc ça,
30:39c'est intéressant
30:40et pour nous,
30:41c'est une manière
30:41de nous prémunir
30:42plutôt que d'essayer
30:43de deviner
30:44quel va être
30:45le prochain secteur
30:46parce que c'est quand même
30:47très très compliqué
30:48et on se fait tout le temps
30:49surprendre.
30:50Donc voilà,
30:51on fait un peu preuve
30:51d'humilité
30:53en disant qu'il y a une manière
30:54de se protéger,
30:55c'est de regarder finalement
30:57des thématiques
30:57qui vont bénéficier
30:59d'autres forces
31:00qui sont à l'oeuvre
31:00comme la dédollarisation.
31:02On sait que la baisse du dollar
31:04bénéficie aux émergents
31:05donc on a remis
31:08des émergents
31:08dans les portefeuilles
31:09alors que ça faisait longtemps
31:10qu'on n'en avait pas eu
31:11et là en ce moment,
31:13on est même à l'intérieur
31:13des émergents
31:14en train de se dire
31:15tiens bon finalement,
31:16l'Amérique latine
31:17s'est pas mal exposée
31:18aux ressources naturelles
31:19donc il y a peut-être
31:20quelque chose à faire
31:21dans cette zone-là.
31:22On redécouvre effectivement
31:24toute cette zone émergente.
31:26Exactement
31:26et sans parler du Japon.
31:28Et Japon,
31:29donc il faut rester constructif
31:30sur le Japon.
31:31Toujours, toujours.
31:31Oui, oui, oui.
31:32D'autant plus
31:33avec la victoire
31:34de Sanae Takahashi,
31:35le contrôle qu'elle a
31:36sur la chambre.
31:37Oui, oui.
31:38C'est vraiment
31:38une démonstration de force
31:39qu'elle a faite.
31:40Elle est extrêmement
31:42pro-business,
31:43pro-économie,
31:44pro-relance économique
31:47et donc il y avait eu déjà
31:48une première vague
31:49qui était très structurelle
31:51de tout ce qui touche
31:52à la gouvernance d'entreprise
31:54de manière anecdotique.
31:56Je rappelle à tout le monde
31:57que la gouvernance d'entreprise
31:58est devenue un sujet
31:59le jour où
32:00l'État est devenu
32:01le premier actionnaire
32:02de la bourse de Tokyo.
32:03De la moitié de la bourse
32:04de Tokyo, oui, c'est ça.
32:05À force de racheter
32:06au travers du fonds de pension
32:07de la poste,
32:07du fonds de pension
32:08du gouvernement
32:09et de la BOG
32:10qui rachète des ETF actions.
32:11On a regardé la gouvernance
32:12et on a vu que tout n'était pas parfait.
32:18Exactement.
32:18Donc ça, il y avait déjà
32:19cette première vague
32:20qui a soutenu
32:21la performance du Japon
32:23de ces dernières années
32:24et là, je pense que
32:25Takahichi,
32:26c'est une nouvelle impulsion.
32:29D'ailleurs,
32:30le marché ne s'y trompe pas
32:31puisque le marché japonais
32:32depuis le début de l'année
32:33est quand même
32:33en hausse de 14%.
32:35Et n'oublions pas
32:36cette option toujours
32:38assez délirante
32:39sur le Yen
32:40qui est à des niveaux
32:41qui était une faiblesse record.
32:44D'accord.
32:44Donc on n'a plus besoin
32:45de se couvrir même
32:46pour acheter les actions
32:47japonaises aujourd'hui ?
32:48Non, on ne se couvre plus.
32:49D'accord.
32:49Voilà.
32:49Non, sur ce niveau-là,
32:51on trouve qu'il y a une asymétrie
32:52et qu'au contraire...
32:53Et là encore,
32:54l'autre avantage
32:55de jouer le Yen,
32:56c'est que c'est aussi
32:57une devise risk-off.
32:59Donc, en cas d'événement
33:01de volatilité,
33:03généralement,
33:04le Yen se renforce.
33:05Pour moi,
33:05le vrai marqueur
33:06d'une reflation réussie,
33:07c'est de voir
33:07la devise monter
33:08et les actions monter.
33:09C'est un schéma
33:10qu'on peut imaginer au Japon.
33:12On peut l'imaginer,
33:12tout à fait.
33:13D'accord.
33:13Parce que très souvent,
33:14ça a été un jeu
33:15de basse communiquant
33:15ces dernières années.
33:16Et là,
33:17on pense que cette corrélation
33:19pourrait être positive.
33:20Ah, intéressant.
33:21Comment on gère
33:22les portefeuilles là aujourd'hui ?
33:23Après tout ce qu'on a raconté,
33:25ce risque qu'il y a
33:26qui est présent désormais
33:27dans le marché
33:28alors qu'il ne l'était pas auparavant,
33:30qu'est-ce que ça implique ?
33:32Et cette histoire
33:33de diversification,
33:34comment vous la traitez
33:37chez vous,
33:37chez Alpha Jet Fair Investors ?
33:39Alors nous,
33:40la diversification,
33:41comme on dit toujours,
33:42c'est le seul free lunch
33:43que la finance offre.
33:45Donc,
33:45il ne faut pas s'en priver.
33:48C'est plutôt sympa.
33:50Donc,
33:50on essaie toujours
33:51d'avoir des portefeuilles
33:52très diversifiés.
33:52par définition,
33:5424 heures sur 24,
33:567 jours sur 7,
33:56c'est le cas.
33:58Donc là,
33:59nous,
33:59rien de nouveau sous le soleil.
34:01Je ne dis pas
34:01qu'on voit tout parfaitement.
34:03Ce n'est pas ça
34:03ce que je disais.
34:04mais c'est une discipline,
34:04vous dites.
34:05C'est une discipline.
34:06Donc,
34:06ça se traduit concrètement.
34:09Je pense qu'on a
34:10significativement
34:10plus de lignes en portefeuille
34:11que ce que font
34:12nos confrères.
34:14Donc,
34:14voilà,
34:14c'est ça.
34:15C'est la diversification
34:16et on a des univers
34:17d'investissement
34:18qui sont très larges
34:19qui nous permettent
34:20d'aller chercher
34:20des dossiers
34:22à droite à gauche
34:22qui sont
34:24plus on descend
34:24en taille de capi,
34:25plus c'est spécifique.
34:27Et justement,
34:28c'est sur les niches.
34:29Voilà,
34:29c'est exactement ça.
34:30Pour mémoire,
34:31quand même,
34:32la corrélation
34:33des small caps
34:34est deux fois plus faible
34:35que pour les grandes capitalisations.
34:38Donc,
34:39là,
34:39si on veut
34:40de la diversification,
34:40il faut descendre.
34:41Il y a plus de passifs
34:42et d'indiciels
34:43dans les grands caps
34:44qu'il y en a
34:45sur les small
34:45et les micro caps.
34:46Dit autrement,
34:47vous avez tout à fait raison.
34:49C'est exactement le cas.
34:51Donc là,
34:51pour le coup,
34:52nous,
34:52on ne change pas grand-chose.
34:54Après,
34:55juste deux points
34:56pour compléter
34:58ce qui a été dit
34:58sur l'IA.
35:00Premièrement,
35:01quand on regarde,
35:03il y a un point
35:03quand même
35:03qui est important
35:04à avoir en tête,
35:05c'est que la croissance
35:06américaine,
35:07qui va être annoncée
35:09après-demain,
35:10après-demain,
35:12elle est attendue
35:13à 2,5.
35:14Ça va être très bon.
35:15On va certainement
35:16avoir le droit
35:16à quelques petits tweets
35:18de notre ami
35:20président américain.
35:21Mais bref,
35:22ce que je veux dire,
35:22c'est que
35:24il y a de la croissance
35:25aux Etats-Unis.
35:26Par contre,
35:26là,
35:27on a une vraie décorrélation
35:28avec le marché
35:29de l'emploi.
35:31On peut se dire
35:32qu'il se triture
35:33un peu la tête
35:34sur les CAPEX,
35:36tout ça,
35:36c'est des histoires
35:37de marché.
35:38Non,
35:39il y a une implication
35:40entre le 1er janvier 2025.
35:43Le taux de chômage
35:46des cols blancs
35:48a augmenté.
35:49Que ce soit
35:51les commerciaux,
35:53les personnes...
35:53C'est un boom
35:54sans emploi.
35:55Le management,
35:56alors que tout ce qui est
35:56secteur primaire,
35:58secondaire,
35:58l'agriculture,
36:00la production,
36:02le taux de chômage,
36:03le nombre d'emplois
36:04a significativement
36:05augmenté.
36:06Donc,
36:06on a quand même
36:07aujourd'hui
36:08des traces
36:09dans l'économie
36:10concrète.
36:11Et donc,
36:11là,
36:12ça commence vraiment
36:12à inquiéter les économistes.
36:13Et deuxième point,
36:14très rapide,
36:16sur les confcoles
36:17du premier trimestre
36:18en Europe,
36:19la thématique
36:20qui a été mentionnée
36:21en moyenne
36:22trois fois,
36:23c'était une fois
36:24l'année dernière.
36:25Et pourquoi c'est intéressant,
36:26c'est parce qu'on arrive
36:28aussi maintenant
36:28avec l'IA,
36:29justement,
36:29à savoir la tonalité
36:32des mentions,
36:33justement.
36:34Et donc,
36:35en fait,
36:35les management
36:35sont très enthousiastes
36:38en disant
36:38que ça va amener
36:39des gains de productivité,
36:40de la croissance.
36:41Et par contre,
36:42quand on leur demande
36:43à court terme
36:46comment ça va être déployé,
36:48là,
36:49c'est plutôt
36:49éco-grimble.
36:50On arrive à mesurer ça,
36:52donc c'est significativement
36:53plus mentionné,
36:54mais par contre,
36:55on voit quand même
36:55qu'il y a un peu de malaise
36:56chez certains managers.
36:57On n'aura pas le temps
36:58de percer le mystère
36:59du boom économique américain
37:01sans création d'emplois,
37:02Julien,
37:03mais un mot
37:04des lignes stratégiques
37:06qui guident, là,
37:07le déploiement
37:07des investissements
37:08chez vous,
37:08chez DRAM,
37:09dans cette configuration
37:10de marché, là.
37:11On est de façon similaire,
37:14positif,
37:15surpondéré
37:15sur les actions,
37:16plutôt à chercher
37:17de la diversification
37:20cyclique
37:20et aussi
37:21sur les émergents.
37:22Le Japon,
37:23on est plus positif,
37:24effectivement,
37:25toujours le thème
37:26du dollar plus faible.
37:28On pense,
37:28en revanche,
37:29que le dollar
37:30ne va pas tant
37:31s'affaiblir
37:32contre l'euro.
37:32On le voit plutôt
37:33dans un 15,
37:34un 21 maintenant,
37:35mais plutôt
37:36contre les devises asiatiques.
37:37On verrait
37:37des reprises
37:38des devises asiatiques.
37:39La première vague,
37:40ça a été contre l'euro,
37:41notamment,
37:41l'an dernier,
37:42moins contre les devises asiatiques.
37:44Et là,
37:44la deuxième jambe
37:45pourrait être facile.
37:45Il pourrait y avoir
37:46un peu plus d'appréciation
37:47des devises asiatiques,
37:48toujours assez douce,
37:49mais donc on évoque aussi,
37:51effectivement,
37:52de détenir
37:53des actions japonaises
37:54non couvertes,
37:55effectivement,
37:55pour avoir ce double effet
37:56qui pourrait être intéressant.
37:58Sur l'obligataire,
38:00on reste investi
38:01sur le crédit,
38:02on ne voit pas,
38:03effectivement,
38:04au niveau macro
38:04et même micro,
38:06d'inquiétude à avoir particulière,
38:08même si les rendements
38:09sont assez serrés.
38:11Et on reste
38:13légèrement surpondéré
38:14en sensibilité,
38:16notamment avec une préférence
38:17sur les États-Unis
38:17pour ses capacités aussi
38:21de risque-off,
38:22de mieux marcher
38:23en baisse de taux
38:24si on avait
38:25plus d'inquiétude
38:26sur les marchés actions
38:27et plutôt sur les parties
38:28courtes de courbe.
38:302,5 ans,
38:31c'est vraiment
38:31la préférence pour le moment.
38:33C'est la zone
38:33la plus confortable
38:34des courbes de taux
38:35aujourd'hui.
38:36Avec toujours ce thème
38:36de désinflation
38:37qui est très lent
38:37mais qui est toujours
38:39valide.
38:39Ah, mais qui est en progrès,
38:40on l'a vu encore
38:41avec la dernière marque
38:42d'inflation aux États-Unis.
38:43Exactement.
38:44Merci beaucoup, messieurs.
38:44Merci d'avoir été
38:45invités de Planète Marché
38:46ce soir.
38:46Julien Tisséran,
38:47Edmond Rotil,
38:48Asset Management,
38:49David Calfon,
38:50Sande Solonchamp,
38:51Asset Management
38:51et Thierry Leclerc,
38:53Alpha Jet,
38:53Fair Investors.
38:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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