00:00Alors, de toute apparence, si on regarde les apparences, on a l'impression qu'on est devant des forces radicalement
00:06anti-systèmes.
00:07Si on se fie au premier regard, nous sommes devant des gens qui n'acceptent pas les méthodes démocratiques et
00:13le disent.
00:13Nous sommes devant des gens qui disent « nous sommes la milice d'autodéfense d'une société qui globalement nous
00:19agresserait,
00:20et qui légitime donc la privatisation de la violence politique ». Premier élément.
00:24Nous sommes devant des gens qui ont un entraînement militaire.
00:27Ce n'est pas exactement des farfelus et des farceurs. Ils ont un entraînement militaire, ils sont formés pour agresser,
00:32ils sont formés pour frapper, ils sont frappés pour après une opération commando, se dissoudre dans la nature,
00:38disparaître immédiatement, qu'on ne les repère pas, donc ils ont une formation commando.
00:42Ils ont une esthétique milicienne, c'est-à-dire ils ont la passion, si ce n'est de l'uniforme,
00:46à tout le moins d'une espèce de style uniformisé
00:48qui envoie le signal que nous sommes ici devant quelque chose comme une milice encore une fois.
00:53Ils théorisent et valorisent même la violence et l'affrontement direct avec le camp en face.
00:57On est devant des gens qui nous disent objectivement « la violence est nécessaire » et nous l'utiliserons
01:03parce qu'elle est politiquement payante pour créer un climat d'intimidation devant ce qu'ils appellent les fascistes.
01:11Ensuite, je note une chose qui est un vrai élément, il y a une différence entre les antifas,
01:15parce que là je quitte la jeune garde seulement, qui est une branche particulière des antifas.
01:20Les antifas, il y a une différence entre d'un côté de l'Atlantique et l'autre.
01:23En Europe, globalement, encore aujourd'hui, c'est souvent ce qu'on pourrait appeler la canaille bourgeoise,
01:27c'est-à-dire des enfants de l'autre société qui vont s'en canailler à jouer à la Révolution.
01:32De l'autre côté de l'Atlantique, en Amérique du Nord, c'est souvent une forme de lumpenproletariat,
01:36comme aurait dit Marx, c'est-à-dire vraiment les désœuvrés de la société qui trouvent là-dedans
01:41une radicalité qui leur permet d'exister.
01:44Donc, je dis théoriquement, on dirait qu'ils sont extérieurs au système.
01:47Mais dans les faits, tout de suite, des questions sont nécessaires.
01:51Pourquoi, souvent, lorsqu'ils interviennent, ils ne sont soit pas arrêtés,
01:55ou alors s'ils ne sont pas arrêtés, ils ont des peines clémentes,
01:58pourquoi bénéficient-ils d'une forme de tolérance généralisée ?
02:01Alors, on connaît l'argument, pourquoi d'ailleurs leur organisation n'est jamais frappée de dissolution,
02:06On connaît l'argument, c'est une structure molle, informe,
02:10qu'on ne peut pas dissoudre parce qu'elle n'est pas constituée juridiquement.
02:14Mais ça, c'est du blabla.
02:16Dans les faits, on a vu aux États-Unis, quand Trump décide de les caractériser comme organisation terroriste,
02:22il envoie un signal que derrière une organisation qui cherche à se dissimuler juridiquement,
02:26ils sont beaucoup plus structurés qu'on ne le dit.
02:29Leur capacité d'action est très réelle.
02:31Quand vous êtes capable, justement, d'avoir une organisation militaire,
02:33c'est que vous êtes suffisamment organisé pour qu'on puisse un jour vous dissoudre et vous sanctionner.
02:37Autre question, qui finance leurs frais de justice lorsqu'ils ont affaire à la justice ?
02:41Ils ont normalement des avocats assez bien formés.
02:43Quelles sont leurs sources de financement ?
02:45On comprend que ce n'est pas simplement la quête dominicale chez eux.
02:49Pourquoi ? Je vais parler de la clémence des autorités.
02:52Aussi, du financement, on a souvent parlé, et là, c'est pour ça que je le dis au conditionnel,
02:56dans quelle mesure la structure Soros finance les antifas ?
03:01Alors, évidemment, il n'y a pas une association qui s'appelle les antifas, bonsoir,
03:04avec une boîte postale, envoyez votre chèque.
03:06Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
03:07Mais dans quelle mesure l'Open Society finance des groupes qui structurent ensuite les actions des antifas ?
03:14C'est une question qu'on se pose de plus en plus et qui ne trouve pas de réponse définitive.
03:19Donc, nous sommes devant des gens qui sont plus proches du système qu'on le disait,
03:21tout de moins qui ont la tolérance du système.
03:23Et plus que la tolérance, quelquefois, la complicité.
03:26Certains diraient la collaboration.
03:28À quoi fais-je référence ici ?
03:29Nous avons des images en exclusivité qui rappellent, qui montrent, qui soulignent cette collaboration.
03:36C'est un papier qui est remonté à la surface aujourd'hui sur F2 Souche.
03:41Donc, ça date de 2022 dans le Petit Actu Lyon.
03:44Où on apprend, donc, c'est l'adjoint à la sécurité de la Ville
03:47qui nous explique que pour lutter contre les groupes d'extrême droite
03:50qui seraient très présents dans la Ville,
03:52la Ville met de l'avant la vidéosurveillance,
03:55mobilise toute une série de ressources pour être capable de cerner ces groupes
03:58et s'associe aussi à des groupes militants
04:01qui ont à cœur la lutte contre l'extrême droite.
04:04Je cite, c'est aussi un travail que nous menons
04:06avec des associations très investies sur ces combats
04:09comme le planning familial, la jeune garde et d'autres structures.
04:13Donc, on a ici la Ville de Lyon qui décide de s'associer
04:16avec une milice privée qui théorise l'usage privé d'une violence légitime
04:21contre ce qu'ils appellent l'extrême droite et on peut s'y associer.
04:24Quelle est la méthode des antifas en général ?
04:26Et de la jeune garde là-dessus, elle n'est pas très différente.
04:28Par exemple, c'est l'espionage.
04:30Il faut comprendre qu'on est devant des gens qui décident de vous ficher,
04:32qui construisent des fichiers sur les militants du camp d'en face
04:35pour être capables de les intimider s'il le faut.
04:39Nous sommes devant des gens qui pratiquent la violence physique si nécessaire, je l'ai dit.
04:43Et quand je parle d'alliance avec le système,
04:45nous sommes devant des gens qui sont alliés avec LFI.
04:47Qu'on ne nous fasse pas croire qu'ils ne sont pas liés avec LFI.
04:50Raphaël Arnaud est député LFI et Jean-Luc Mélenchon et plusieurs ont défendu la jeune garde très souvent.
04:55Et plus largement à gauche, il y a beaucoup de réserves à l'idée de condamner la jeune garde.
05:00Hier, Mathilde Panot disait aussi par ailleurs, sur un ton assez agressif,
05:03elle dit de nous ce qu'on exige aujourd'hui,
05:05on ne veut plus que les militantes de Némésis soient dans nos meetings.
05:08Sinon, ça va mal, ça se terminera mal, dit-elle.
05:11Donc c'est des menaces.
05:12Est-ce qu'elle dit de la même manière,
05:13nous ne voulons plus jamais que des militantes de gauche radicales
05:15aient pollué les meetings de reconquête, du RN, et ainsi de suite?
05:18Non, elle ne dit pas ça.
05:19Donc elle réclame une forme de statut d'extraterritorialité, en quelque sorte.
05:23Le droit ne s'applique pas à elle, le droit de manifester contre elle ne s'applique pas.
05:25Ce qui est intéressant aussi avec cela,
05:28c'est qu'on est donc devant une organisation qui non seulement est intégrée dans le système,
05:31mais quand elle s'intégrait en 2024,
05:33toutes les autres forces de gauche ont accepté son intégration dans le Front républicain.
05:38Quelle est alors la fonction des antifas dans le système qui est le nôtre, Mathieu?
05:44Si on considère que le système qui est le nôtre fonctionne sur la mystique antifasciste en général,
05:48depuis le début des années 90, on pourrait dire,
05:51le slogan antifa dépasse largement cette mouvance farfelue, extrémiste ou comme on voudra.
05:56L'extrême droite ne passera pas, F comme fasciste, N comme nazi,
06:00à bas, à bas le Front national, on connaît ça par cœur.
06:02Ça, cette idée que l'extrême droite serait la grande menace pour nos sociétés,
06:05domine l'ensemble des sociétés occidentales
06:08et il est permis contre elles d'utiliser tous les moyens nécessaires.
06:12Les moyens, même l'égo, en considérant la boutade,
06:16donc tous les moyens pour être capables d'en finir avec ce qu'on appelle l'extrême droite.
06:20Donc à quoi servent les antifas à travers cela?
06:22Ils servent à créer du tumulte dans les meetings de la droite nationale, notamment,
06:26pour associer systématiquement un meeting de la droite nationale à la violence.
06:30Rappelez-vous le premier meeting de Zemmour en 2021 à Villepinte.
06:34Pour ceux qui regardent les meetings en direct, exceptionnel, grande réussite, discours...
06:38C'est impressionnant, peu importe ce qu'on en pense.
06:40Si vous regardez par le filtre des médias traditionnels,
06:43violence au meeting d'Éric Zemmour.
06:45Pourquoi? Parce que les antifas, les groupes de gauche radicales,
06:47s'étaient infiltrés pour provoquer directement par la violence.
06:50Et qu'est-ce qu'on voit?
06:51Ça gâchait complètement le premier meeting de Zemmour qui était associé à la violence.
06:56Donc leur fonction, c'est de créer la violence
06:58qui permettra aux récits médiatiques ensuite
07:00d'associer droite nationale à la violence méchante.
07:03De même, ils savent frapper lorsqu'il le faut.
07:06Quand le système dit que ce sont les ennemis,
07:07le système fait des barrages juridiques, financiers, économiques,
07:10mais eux vont jusqu'au bout de l'antifascisme.
07:13Si on est vraiment devant des fascistes, on cogne.
07:15Et ils sont dans cette logique, justement, de violence.
07:17Ils prennent au sérieux, en fait,
07:18cette volonté d'en finir, d'éliminer l'ennemi.
07:22Ils imposent une forme de terreur dans leur bastion.
07:26Et je peux me permettre une chose.
07:27Si en 2027, le camp national l'emporte,
07:29vous verrez bien ce qu'ils feront.
07:31Mais tout ça n'est possible qu'avec quatre conditions.
07:35D'abord, une définition médiatique très étendue de l'extrême droite
07:38pour justifier le fait que vous êtes collé de l'extrême droite,
07:40ça y est, on vous frappe.
07:41Deuxièmement, des médias capables de frapper du saut de l'extrême droite
07:44tous leurs contradicteurs.
07:45Des juges qui prennent le relais de cette définition
07:47pour marquer juridiquement les ennemis du régime.
07:49Et des politiques qui votent des lois pour stigmatiser les opposants
07:53en les assimilant à l'extrême droite.
07:54Comme quoi, encore une fois, c'est la milice,
07:56mais ils ne sont certainement pas à l'extérieur du jeu.
07:59Encore une fois, c'est la milice
08:01et ils ne sont pas à l'extérieur du jeu.
08:03Merci beaucoup, Mathieu Bocoté, pour ce regard.
08:06Après la mort de Quentin,
08:08quatre suspects ont été interpellés.
08:11On ne sait pas s'ils sont tous issus de la jeune garde,
08:14mais a priori, ils seraient tous issus de la jeune garde.
08:17Parmi eux, Jacques-Élie Favreau,
08:20qui est le collaborateur parlementaire de Raphaël Arnaud.
08:24Je vous propose de rejoindre Thibaut Marcheteau sur place,
08:27juste pour avoir des précisions,
08:28avant de continuer à analyser,
08:31avec Gabriel Cluzel dans un instant,
08:33ses défenses.
08:34Bonsoir, Thibaut Marcheteau.
08:35Où en est-on à l'heure qu'il est de cette évolution de dernière minute ?
08:43Écoutez, vous l'avez dit, Christine,
08:45c'est évidemment l'information du soir
08:47qui est tombée il y a quelques dizaines de minutes.
08:49Quatre suspects ont donc été interpellés,
08:52dont fait partie Jacques-Élie Favreau.
08:55C'est l'assistant parlementaire du député
08:57La France Insoumise, Raphaël Arnaud,
08:59qui est lui-même cofondateur de la jeune garde ici à Lyon.
09:03Lui qui avait été déjà retiré d'accès à l'Assemblée nationale
09:06par la présidente Yaël Braun-Pivray hier
09:09et donc actuellement dans les bureaux
09:10qui se trouvent juste derrière nous avec Sacha Robin.
09:13Il est donc entendu par les enquêteurs
09:15qui avaient à leur disposition environ une quinzaine de témoignages,
09:19mais également des vidéos en leur possession
09:21pour essayer d'identifier.
09:23C'est probablement donc chose faite avec ces interpellations.
09:26Ils ont pu donc interpeller quatre personnes,
09:28je vous le rappelle.
09:30Voilà donc pour ces nouvelles informations.
09:32Je vous rappelle évidemment qu'ils sont présumés innocents.
09:35Une enquête a été ouverte pour le chef d'homicide volontaire.
09:39Merci beaucoup Thibault Marcheteau.
09:44Mathieu, je reviens vers vous
09:45parce que vous avez voulu un scénario inquiétant pour 2027
09:49où les antifas pourraient chercher à provoquer de grandes violences.
09:53À quoi vous pensez précisément ?
09:54Moi, ça m'inquiète beaucoup ce scénario.
09:56C'est-à-dire, imaginons qu'au deuxième tour,
09:58il y ait quelque chose comme le camp national y soit présent,
10:00réussit à faire élire la partition de ses candidats.
10:03Soyez assurés qu'à ce moment-là, les antifas vont tout faire
10:06pour se jeter dans la mêlée.
10:08Les antifas vont chercher à provoquer les violences
10:10pour créer mentalement le scénario.
10:12On dirait faire peur aux bourgeois, mais pas qu'aux bourgeois,
10:14faire peur aux classes moyennes, faire peur aux gens ordinaires,
10:16pour envoyer le signal que s'il passe ce candidat-là,
10:19eh bien nous aurons demain les plus grandes violences
10:22pour créer, pour amorcer déjà le climat de guerre civile.
10:26Et si jamais, malgré tout, le camp national l'emporte en 2027,
10:29soyez certain qu'assurez que l'ensemble des réformes fortes
10:32qu'ils vont vouloir engager en immigration,
10:34dans la réforme du droit, nous aurons encore une fois
10:37ces forces militiennes qui seront complètement désinhibées à ce moment.
10:41Et je suis curieux de voir à ce moment comment l'État profond
10:43traitera cette force militienne.
10:46Est-ce qu'il la traitera comme un élément perturbateur de l'ordre public
10:48ou finalement comme l'allié qui joue à la résistance?
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