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  • il y a 8 mois
La commission d'enquête sur le service public, son nouveau poste de joker au 20H de France 2, ses débuts à la télé à l'âge de 16 ans, l'arrestation de DSK dont il avait été le premier à parler à l'antenne ou encore la passion de sa fille pour Fort Boyard, Jean-Baptiste Marteau refait la télé le samedi 14 février 2026 avec Eric Dussart et Jade sur RTL !

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Transcription
00:00Vous êtes très largement au-dessus des audiences moyennes de la chaîne, qui est à peu près à 1%
00:03de marché.
00:04C'est la dernière chaîne des chaînes d'info, France Info Télé.
00:08C'est aussi la dernière arrivée sur le marché.
00:09Ce qui a fait dire à Pascal Praud sur CNews, je le cite,
00:12« Il faudrait fermer France Info, ça coûte 40 millions d'euros.
00:15C'est votre argent, ça ne marche pas, c'est un désastre. »
00:17Ce sont des propos qui vous ont heurté, Jean-Baptiste Marteau.
00:20Les critiques, on les entend.
00:22Alors oui, effectivement, on fait peut-être moins que certains,
00:25mais on dit qu'on est les derniers arrivés sur le marché.
00:27Et puis, ça ne cesse de progresser.
00:29Donc, le but, c'est de faire mieux.
00:30Mais au contraire, ça nous encourage à se dire,
00:32« Non, mais on ne va pas se laisser abattre. »
00:35Et on va essayer, effectivement, de s'améliorer, de progresser.
00:37Et c'est le cas.
00:38Mais quand on entend ça, est-ce que ce n'est pas un peu décourageant ?
00:41Venant de la part de concurrents, je dis, « Bon, c'est de bonne guerre. »
00:45Vous diriez ça sur les autres ?
00:45Non, moi, je ne critique pas, justement.
00:47Je ne parle pas des autres.
00:47Je pense qu'on est déjà dans un milieu assez dur comme ça.
00:49Donc, je me suis fixé une règle de ne jamais parler des collègues,
00:53des confrères, des autres chaînes.
00:56Chacun son truc.
00:56Ce n'est pas ma façon de faire.
00:58Mais, en tout cas, ça ne nous abat pas loin de là.
01:01Il y a les attaques de la sphère Bolloré.
01:02Il y a cette commission d'enquête parlementaire qualifiée d'inquisitrice par certains.
01:06Est-ce que vous avez le sentiment qu'on a collé une cible dans le dos du service public ?
01:10Il y en a qui ont envie de se faire le service public.
01:12Mais ça, tant mieux, zant pis pour eux.
01:15Je veux dire, ce n'est pas pour ça qu'effectivement, ça va nous abatre loin de là.
01:17Mais ça, vous le sentez ?
01:18Il y a une espèce d'hostilité un peu ambiante en ce moment.
01:19Il y en a certains qui ont très envie d'attaquer le service public
01:23et de manière parfois un peu directe et frontale.
01:26Mais après, qu'on rentre des comptes, ça, c'est normal.
01:28Je veux dire, on travaille effectivement avec de l'argent public.
01:30Donc, on doit rendre des comptes à la fois aux parlementaires.
01:33C'est bien normal, puisque c'est eux qui votent le budget,
01:36y compris le budget de l'audiovisuel public.
01:38Et aux Français, en général, leur dire
01:40qu'est-ce qu'on fait de cet argent public, comment on travaille,
01:43et ce qu'on fait effectivement de différent par rapport aux chaînes privées.
01:47Et je pense que cette commission a au moins le mérite de montrer
01:49que nous ne faisons pas exactement la même chose
01:51et que c'est complémentaire.
01:52Vous avez été vous invité à témoigner ou pas ?
01:54Non, je n'ai pas eu cette chance.
01:57Vous auriez aimé ?
01:57J'ai l'impression que ceux qui sont allés, c'est quand même assez tendu.
02:01Oui, mais je pense que tout le monde était aussi content
02:02de pouvoir défendre ce qu'on fait
02:04et comment on utilise l'argent public pour l'audiovisuel public.
02:07Léa Salamé l'a dit devant la commission parlementaire
02:10qu'on évoquait il y a un instant.
02:11Elle se retirera du 20h si son compagnon, Raphaël Glucksmann,
02:14se présente à la prochaine présidentielle.
02:17Et on dit, voilà la rumeur, que ce serait dès septembre prochain
02:20et que vous reprendriez donc les commandes du 20h de France 2
02:23dès septembre.
02:24Un faux ou un tac sur Baptiste Marteau ?
02:25J'en sais rien du tout.
02:27Et je pense que personne ne sait aujourd'hui
02:28parce que ça dépend effectivement, on a bien compris,
02:30des ambitions présidentielles d'un candidat éventuel,
02:35Raphaël Glucksmann.
02:36Ce qui est sûr, elle a été très claire
02:37et ça, les règles sont établies,
02:40c'est que le jour, si un jour éventuellement il est candidat,
02:43elle se retirerait du 20h le temps de la campagne présidentielle.
02:45Mais aujourd'hui, ce n'est pas du tout d'actualité.
02:48Est-ce que ce sera en septembre, en octobre, en novembre, en mars ou jamais ?
02:51J'en sais rien.
02:52Le jour où, en tout cas, il n'y a pas de drame,
02:56il n'y aura pas de perturbation pour le téléspectateur.
02:59Il y a une continuité comme elle se fait tout au long de l'année.
03:03Moi, je suis le joker de Léa avec toute son équipe.
03:06On continuera à faire le même 20h avec la même qualité
03:08et on sera évidemment aux avant-postes pour l'élection présidentielle.
03:13Donc, vous nous dites que ce sera, vous, ce remplacement de longue durée ?
03:16À chaque fois que Léa s'absente, quelles que soient ses vacances,
03:20si elle doit s'absenter pour x raisons,
03:22ou comme la semaine dernière quand elle est partie en Ukraine interviewer Volodymyr Zelensky,
03:26au pied levé, je l'ai remplacée et je la remplacerai encore lors de ses prochaines vacances.
03:30Donc, j'imagine que si ça doit être le cas, en tout cas, je suis là évidemment
03:34et je la remplacerai si nécessaire.
03:37Jean-Baptiste Marteau, si demain ou après-demain, disons,
03:40on vous propose le 20h pour de bon d'en devenir titulaire,
03:43vu que vous êtes passionné d'infos, j'imagine que ce sera un grand oui.
03:45C'est quelque chose qui, j'imagine, si un jour ça se présente, on ne le refuse pas, je pense.
03:51Ça s'est présenté. Lorsqu'Anne-Sophie Lapix a quitté France 2, est-ce que vous, vous aviez...
03:55On ne l'a pas proposé.
03:56On ne vous l'a pas proposé ?
03:56Non.
03:57Et vous n'étiez pas porté candidat ?
03:58Non, ça ne se passe pas comme ça, parce que c'est effectivement,
04:01c'est plus un choix à la fois de la direction à ce moment-là, la direction de l'info,
04:05et on ne se porte pas candidat quand quelqu'un s'en va.
04:08Après, les choses se font naturellement,
04:10ou c'est quelqu'un qui, évidemment, est évident pour succéder à telle ou telle personne,
04:14ou c'est quelqu'un qu'on va chercher à l'extérieur, mais c'est...
04:17C'est ça, parce que le problème des remplaçants,
04:19c'est que généralement, lorsque le poste se libère, ça ne leur passe sous le nez.
04:22Ça arrive.
04:24J'ai même peu d'exemples contraires.
04:25Non, il y a d'autres cas où ça s'est passé,
04:30mais après, en fait, je suis incapable de vous dire ce que je vais faire dans un an, dans deux
04:33ans, dans dix ans.
04:34Ce métier, il est extrêmement riche, et de se projeter à dix ans,
04:37je suis incapable de vous dire ce que je ferai.
04:39Je ne sais pas du tout ce que la vie me réserve.
04:40À défaut d'images, nous avons ramené un cavalier junior de Saint-Valariens,
04:44il s'agit de Jean-Baptiste Marteau,
04:45qui va nous présenter les coéquipiers pour les championnats d'Europe junior fin août en Hongrie.
04:50Il y a quatre cavaliers, comme on s'est présentés par l'entraîneur national, Bertrand de Valabre.
04:54Ah, c'est trop.
04:54Déjà, Juliette Sanchez, dix-huit ans, deux championnats d'Europe à son actif,
04:57son cheval de tête, Chic Sol.
04:59Le quatrième, Romain Marteau, le petit nouveau, quinze ans.
05:02Il est de votre famille, Romain Marteau ?
05:03Oui, c'est mon frère.
05:04Et vous parlez de lui comme ça, comme si de l'année, t'es à quoi ?
05:07Je faisais mon stage de seconde, et le dernier jour, on m'a dit
05:09« Tiens, tu voudrais pas faire une chronique en plateau, allez hop ! »
05:12Très à l'aise devant la caméra pour une première télé, en même temps,
05:15vous aviez du métier parce que vous faisiez déjà de la télé depuis un petit bout de temps.
05:18Bon, ce n'était pas diffusé.
05:20Vous faisiez de la télé chez vous, dans votre cuisine, c'est ça ?
05:22Vous vous présentez des frojités ?
05:24Oui, la chambre, dans le salon.
05:25C'est vrai que dans des six ans, je pense que je traînais devant le caméscope de papa et maman.
05:30Oui, je faisais le journal, je racontais les actualités.
05:33Alors, ce sont les actualités de la famille, j'imagine, à l'époque.
05:34Mais j'avais déjà cette envie d'être journaliste et de raconter l'information.
05:39Et qui dit « Ah, vous y êtes revenu quelques années plus tard en tant que salarié. »
05:42Il y a une grande logique à ça, parce que l'équitation a toujours été une passion pour vous, Jean
05:46-Baptiste Marteau.
05:47Vous en faites toujours ? Vous trouvez toujours le temps d'en faire ?
05:49Oui, vraiment occasionnellement maintenant, pas assez souvent en tout cas que je le souhaiterais,
05:53mais ça a été une passion intense pendant quelques années.
05:55J'ai été ce qu'on appelle en équipe de France junior, donc des moins de 20 ans.
05:58On a fait des championnats de France, des championnats d'Europe, etc.
06:02Et je voulais être journaliste, donc c'était la suite logique.
06:05Et un jour, on m'a dit « Tiens, viens, on cherche quelqu'un pour commenter des compétitions à Equidia.
06:09»
06:09Et je passais un casting et voilà, j'avais 20 ans.
06:12Après Equidia, la chaîne des sports équestres, vous avez bossé sur l'équipe TV, qui est la chaîne de tous
06:16les sports.
06:17Pour ça, ça n'a pas duré longtemps ?
06:18Un an et demi quand même, mais je dois dire que c'est vraiment le pur hasard.
06:22Je me suis retrouvé à l'équipe, en fait, la veille au soir à 18h, un ami m'appelle en
06:26me disant
06:26« On a quelqu'un qui est malade, est-ce que tu es dispo demain pour présenter le journal à
06:299h sur l'équipe TV ? »
06:32J'ai dit oui, bien sûr que j'ai dit oui.
06:34Il faut dire que je n'y connaissais pas grand-chose à part l'équitation, le foot, très très lointain.
06:40Et donc je suis arrivé extrêmement tôt, j'ai lu l'équipe papier de A à Z à fond, j
06:44'ai tout noté, tout appris par cœur.
06:46C'était une imposture, vous pouvez le dire ?
06:47Un peu une imposture, donc j'ai fait illusion.
06:50Et puis en fait, ça m'a beaucoup plu, parce que j'aime le sport en général, et même les
06:54sports que je ne connaissais pas, j'ai appris à les découvrir.
06:56Et donc je suis resté un an et demi à présenter les journaux sport sur l'équipe TV.
07:00C'était une très belle expérience aussi.
07:05Bonjour à tous, édition spéciale sur LCI, puisque Dominique Strauss-Kahn a été arrêtée à New York et placée en
07:11garde à vue cette nuit.
07:12Le directeur général du FMI qui est accusé d'agression sexuelle sur une employée d'un hôtel de Times Square.
07:17Et nous sommes avec Gilles Boulot, vous êtes notre correspondant permanent aux Etats-Unis.
07:21Bonjour Gilles, tout d'abord revenons sur les faits que s'est-il passé précisément.
07:25Et là, ça ne marchait pas, alors on vous entend claquer des doigts.
07:31Gilles Boulot, qui était à l'époque correspondant de TF1 aux Etats-Unis, n'était pas encore la star du
07:3520h.
07:35Quel souvenir vous gardez de cette fin de nuit qui avait l'air complètement surréaliste ?
07:39Vous arrivez à l'antenne à 5h30.
07:41C'était complètement fou.
07:42Déjà, il faut se souvenir que Dominique Strauss-Kahn, c'était le favori de la prochaine présidentielle.
07:47Donc en fait, tout était dingue.
07:48Et à pour tout vous dire, je n'ai pas dormi cette nuit-là, parce que j'ai fait un
07:51petit écart dans mon rituel et dans mon coucher très tôt.
07:54Vous étiez en boîte ?
07:55Non, j'étais à l'anniversaire d'un ami et mon frère qui vit à New York m'appelle à
08:0023h.
08:01J'allais vraiment me coucher et là, il me dit, attends, il y a un journal un peu bizarre qui
08:04donne cette information.
08:06Je lui dis, oh, c'est tel truc, ce n'est pas très sérieux.
08:09Bon, mais quand même, je cherche évidemment, je regarde.
08:12Et 20 minutes plus tard, c'est le New York Times, je crois, qui donne l'information.
08:16Et là, je me dis, là, c'est très sérieux et je réveille tout le monde.
08:19Et là, tout de suite, je lui dis, on y va, il faut y aller, c'est hallucinant.
08:22Et donc, évidemment, je travaillais la rédaction, toute mon équipe, pour essayer de prendre l'antenne le plus tôt possible.
08:272011, vous êtes jeune journaliste.
08:29Vous êtes arrivé à l'ICI seulement un an plus tôt.
08:31Oui, à l'ICI à ce moment-là.
08:33Et c'était complètement fou.
08:35Donc, c'était un peu le hasard du fait que je ne me sois pas couché qui m'a permis
08:38de prendre l'antenne un peu plus tôt.
08:39Parce que si je m'étais réveillé à trois heures comme d'habitude, ça aurait été peut-être trop tard
08:43pour prendre l'antenne avant 6h30.
08:45Vous aviez été les premiers.
08:47Oui, c'est un peu le fait du hasard, là encore, ce fait de ne pas être couché qui nous
08:51a permis de donner cette info plus vite.
08:54Et c'est vrai qu'après, on est parti pour quatre heures d'édition spéciale.
08:57Et on a mis vraiment un moment à réaliser ce qu'on était en train de vivre et de raconter.
09:02Les équipes arrivent au fur et à mesure ?
09:04C'est-à-dire que vous prenez l'antenne à 5h30 en équipe réduite et puis les équipes arrivent, c
09:07'est ça ?
09:07Ah oui, je pense même que la régie n'était pas complètement complète, il devait manquer une ou deux personnes.
09:12J'avais ma co-présentatrice et ma chef d'édition, mais il manquait une grande partie de l'équipe.
09:19On a même essayé de la prendre à quatre heures l'antenne et puis on n'avait pas pu pour
09:22des raisons techniques.
09:23Vous ne saviez pas comment allumer la lumière ?
09:25Je pense qu'il manquait vraiment trop de personnes pour faire tourner la régie.
09:29Mais effectivement, oui, c'était un moment complètement fou.
09:32Je pense qu'effectivement, le claquement de doigts, c'est qu'il devait y avoir quelque chose qui n'allait
09:36pas exactement comme on l'avait imaginé.
09:39Elles sont encore nombreuses, ces attaques homophobes, sur les raisons ?
09:41Ça s'est beaucoup calmé. Vraiment. Il y en a eu par période.
09:47Lors des Jeux Olympiques, c'était la dernière fois où, après la cérémonie d'ouverture, si commenté, c'était reparti
09:51de plus belle.
09:52Puis en plus, j'étais l'un des visages des Jeux Olympiques très présents à l'antenne.
09:56Donc voilà, rapidement, vous vous êtes identifié.
09:58Oui, je me souviens, vous aviez mis un message pour dire que vous en aviez ras-le-bol de cette
10:01M en ligne.
10:02C'est-à-dire que vous en avez un, deux, dix, cent, ça va.
10:04Et quand ça devient des milliers extrêmement durs, méchants, parfois, là, vous dites stop, j'ai eu envie de dire
10:16stop.
10:17Est-ce que vous portez plainte, parfois ?
10:18Je l'ai fait, à plusieurs reprises. Malheureusement, souvent, ça ne donne pas grand-chose.
10:23Donc, je ne fais plus souvent, sauf quand ça devient vraiment trop, des attaques trop directes, quand ça vise ma
10:30famille, ma fille.
10:32Mais, voilà, il faut le faire de temps en temps.
10:34Après, je ne vais pas passer ma vie à déposer plainte au commissariat et aller devant les tribunaux.
10:40Mais je remarque que ça se calme, ça va de mieux en mieux.
10:44Il y en a de moins en moins.
10:45Non, mais quand même, le prix à payer, pour votre honnêteté intellectuelle, vis-à-vis de vous-même, vis-à
10:50-vis de votre public aussi, de révéler publiquement votre homosexualité, c'était en 2018.
10:55Vous ne l'avez jamais regretté par la suite, quand vous avez vu tous ces messages, justement, défiler sur les
10:59réseaux et toutes ces attaques ?
11:00Non, jamais regretté, parce que quand vous avez un message comme ça, homophobe et extrêmement insultant, vous avez dix autres
11:07qui vous disent que vous m'avez aidé.
11:09Et encore récemment, j'ai croisé une dame dans la rue qui m'a arrêté, qui me parlait de mon
11:14dernier documentaire, au moins en politique, et qui m'a dit merci.
11:18Merci, parce que grâce à vous, grâce à ce que vous avez dit avant, dans d'autres interviews ou autres,
11:23je ne parlais plus avec mon fils, on ne savait plus comment lui parler, il nous avait parlé de son
11:29homosexualité.
11:30On a réussi à renouer le lien avec lui, et maintenant, c'était au moment de Noël, il m'a
11:33dit, va venir passer le réveillon avec son petit copain à la maison, et merci, c'est en partie grâce
11:39à vous.
11:39Alors évidemment, ce n'est pas que grâce à moi, mais quand vous avez des témoignages comme ça, déjà, généralement,
11:45je pleure avec elle sur le trottoir, et vous vous dites qu'on ne fait pas ça pour rien, et
11:49qu'en fait, c'est utile d'être visible pour faire baisser les discriminations, et on y arrive, on y
11:57contribue petit à petit.
11:58Vous n'avez pas fait mystère de votre nouvelle histoire d'amour, vous êtes même affiché sur les réseaux avec
12:02votre nouveau compagnon, il s'appelle Jean, il n'est pas du tout dans le monde de la télé ?
12:06Pas du tout, tant mieux.
12:08Il fait quoi ?
12:08Il fait complètement autre chose, franchement, il est dirigeant d'entreprise, mais très loin de ce métier, et c'est
12:17bien.
12:18Non, non, c'est bien, ça permet de ne pas parler que de télé, de journalisme, et d'infos quand
12:22on rentre à la maison, non, non, c'est très bien.
12:24Non, mais lui, attendez, ça ne lui a pas fait un drôle défaite de se retrouver dans les colonnes d
12:27'info people du jour au lendemain ?
12:31Euh, si, probablement, surtout que la première fois, ce n'était pas vraiment voulu.
12:35C'est quoi, une paparazzade ?
12:37Ça a été une story mise sur un, mais qui était totalement innocente, et qui a été interprétée par un
12:46magazine people, et donc effectivement, ça a été un peu, il a fallu le gérer.
12:50Ça fait partie, après, c'est lui qui accepte maintenant de m'accompagner dans tel ou tel événement, et de
12:56le faire.
12:56Mais on arrive à garder le côté privé, le côté public, quand il y a une soirée, une avant-première
13:03ou autre, et bien m'accompagner dans certains événements.
13:06C'est vrai que vous connaissiez depuis un petit bout de temps, avant de vous mettre en couple ?
13:09On était en terminale ensemble.
13:11C'est vrai ?
13:11Oui.
13:11Au lycée ?
13:12Au lycée ensemble. Il a fallu attendre 20 ans.
13:15Vous étiez perdu de vue, entre deux ?
13:16On se voyait de temps en temps, mais pas plus que ça. Et voilà.
13:20C'est le hasard de la vie, encore.
13:22Votre petite Colette, elle aura 7 ans cette année.
13:24Déjà.
13:25Elle est en quelle classe ?
13:26Elle est en CP.
13:26Évidemment, ce n'est pas vous qui l'emmenez à l'école le matin. Sans quoi ça ferait un peu
13:29tôt ? Vous la déposeriez vers 4h30 ?
13:31Oui, ça ferait un peu tôt quand même. Laissons-la dormir, cette pauvre enfant.
13:34Mais l'avantage, c'est que je suis le seul papa présent à 16h30 à la sortie de l'école.
13:37Ah, vous allez la chercher ?
13:38Ah oui, tous les jours.
13:39Il n'y a pas beaucoup de papas ?
13:41Non, pas beaucoup de parents même à 16h30.
13:45Il y a plutôt beaucoup de nounous.
13:46Mais donc, elle me dit parfois, pourquoi tu n'es pas là le matin ?
13:49Déjà, elle peut regarder.
13:50Elle me dit, oui, elle sait très bien ce que je fais.
13:52Et puis, souvent, je me dis, t'as combien de parents qui sont là à la sortie ?
13:56Ah, t'es le seul.
13:56Ben oui.
13:57Ça, ça a compté aussi dans votre décision de continuer d'accepter cette matinale ?
14:02Oui, c'est un des bons côtés, effectivement.
14:03C'est que j'ai beaucoup plus de temps avec ma fille que si j'avais une journée de travail
14:06classique.
14:07C'est vrai que je passe entre 16h30 et 20h.
14:10Je suis avec elle non-stop.
14:11Donc ça, c'est une chance.
14:12Votre petite Colette, ça y est, elle a compris que son papa ne faisait pas un métier comme les papas
14:17des autres ?
14:18Oui, elle commence à le comprendre.
14:19Elle a encore du mal quand quelqu'un m'interpelle dans la rue pour me parler de ce que je
14:24fais.
14:25Et elle se demande pourquoi.
14:26Mais tu...
14:27Vous connaissez papa ?
14:28Tu connais papa ?
14:30Souvent, elle a encore du mal à comprendre pourquoi.
14:33Mais elle sait que vous passez à la tête.
14:34Elle sait ce que je fais.
14:35Elle regarde de temps en temps, comme ça, 5 minutes.
14:37Elle sait ce que je fais.
14:39Mais ce qu'elle préfère surtout, au-delà de la matinale et du 20h, c'est Fort Boyard.
14:44Ah ben ça.
14:44Ah ben ça.
14:45Là, c'est inégalable.
14:46Forcément, là, vous êtes le tueur.
14:47Passage à Fort Boyard.
14:49Vous allez seulement pour elle, maintenant ?
14:51Ah ben vraiment.
14:51Oui, c'est vrai.
14:52Grosse pression.
14:52Ah ben, l'été dernier, grosse pression.
14:53Parce que je savais qu'elle allait tout regarder, tout commenter.
14:55Puis après, avec les copains de la classe, il fallait que papa soit à l'auteur.
14:58Alors attendez, elle va avoir 7 ans cette année.
15:00C'est-à-dire que vous en avez encore moins pour 6 ans, comme ça, hein ?
15:02Oui.
15:02À devoir aller tous les étés à Fort Boyard ?
15:04C'est possible.
15:06Il y a 2 ans, vous êtes subitement passé de 1 à 4 enfants, puisque votre nouveau
15:10compagnon en avait déjà 3, c'est ça ?
15:12Oui.
15:12Alors, comme on dit, famille nombreuse, famille heureuse.
15:14Très heureuse.
15:15Très nombreuse.
15:16Vous attendiez pas à ça, hein ?
15:17Pas du tout.
15:18Ils ont quel âge, les autres ?
15:19Voilà, ils sont beaucoup plus grands.
15:20Ils ont 11, 12 et bientôt 16 ans pour l'aîné.
15:23Donc, non, non, c'est différent.
15:25C'est une sorte de grande famille recomposée, très joyeuse.
15:30Votre plus grand moment, Males TV.
15:32Alors ?
15:33Je pense que c'était au 20h, un été, il y a très longtemps, tout de même.
15:37Je remplaçais Laurent Delahousse.
15:38Et j'avais un invité qui n'avait pas vraiment envie d'être là.
15:41C'était un 20 août, je pense que c'était dans le contrat pour faire la promo d'un film.
15:45C'est un acteur.
15:46Il avait un acteur.
15:47Il n'avait pas envie.
15:48Et on fait la première question.
15:50Pourtant, c'est un grand acteur, je tairais le nom.
15:52Et mon red-chef me dit, dans l'oreillette, où ça va être long ?
15:58On avait prévu 8 minutes.
16:00Ça a été très, très long.
16:01Aucun effort, quoi ?
16:02Aucun.
16:03Il n'avait pas envie.
16:04Et je pense même que dans la loge, entre les titres, vous savez, du journal,
16:08et à 20h30 au moment de l'interview, il n'avait pas bu que de l'eau.
16:11Ah oui, parce que l'invité est présent pendant les titres.
16:13Oui.
16:14Après, il retourne en loge.
16:14Après, il retourne en loge, oui.
16:15Et puis, il ne fait pas tout le journal en plateau, évidemment.
16:17Normalement, leur cercle de l'eau et du jus d'orange, mais celui-là avait dû venir
16:20avec autre chose, je pense.
16:21Ça peut être compliqué, les interviews de personnalité, parfois, parce que, comme
16:24vous le dites, il y en a certains qui ne font pas d'effort.
16:27Surtout en promo.
16:28Je trouve qu'il y a des acteurs français qui sont exceptionnels, qui sont généreux,
16:31en fait, qui sont contents d'être là, qui vous racontent des choses et qui le
16:37font avec sincérité.
16:38Et d'autres, on voit que c'est vraiment de la promo.
16:40C'était dans le contrat, il faut le faire.
16:42Et donc, ils ne font aucun effort.
16:44Et souvent, je ne comprends pas, je dis, mais attendez, en fait, vous desservez votre
16:46film, votre pièce, votre livre, quoi que ce soit.
16:49Et c'est marrant, on voit deux formes d'invités chez les acteurs.
16:57Ça, vous le ressentez tout de suite en plateau quand la personne n'a pas envie.
16:59Elle pense même, avant même de commencer l'invités à vous, quand il rentre en plateau
17:02et qu'il vous dit bonjour, on sait que ça va être un bon moment ou au contraire,
17:05si ça va être difficile.
17:07Les improbables dévaincris verts.
17:09Bonjour Eva.
17:09Bonjour tout le monde.
17:10Bonjour Jean-Baptiste Marteau.
17:12Je vous présente notre chef du service d'investigation de Rochelle Atelier.
17:15Elle a enquêté sur vous.
17:18Eva, vous voulez tout d'abord offrir un petit cadeau à notre invitée.
17:22C'est gentil.
17:23Je vous ai apporté vos gâteaux préférés.
17:25Ah, des petits biscuits secs.
17:26Qu'est-ce que c'est que ça ?
17:27C'est exactement ça.
17:29C'est légal.
17:30C'est des petits biscuits qui ne sont pas trop gras.
17:35On dirait un peu les trucs qu'on donne aux perruches.
17:37C'est très bon.
17:38Non, parce que le problème, disons-le, c'est que le matin, quand on se lève tôt, on a très
17:42faim.
17:42Du coup, je vais vous appeler Jean-Baptiste Gâteau maintenant.
17:44Très bien.
17:45Vous adoriez les jeux de mots, vous l'avez dit tout à l'heure.
17:49Jean-Baptiste Gâteau, c'est à 4h30 du matin.
17:51C'est ça apparemment.
17:524h30 avec votre café quand vous arrivez à France en fauteuil.
17:55Qui vous a dit ça, vous savez tout.
17:56Et voilà.
17:57Normalement, un journaliste ne dévoile jamais ses sources.
18:00Mais moi, je suis une grosse balance et je n'ai aucune morale.
18:02Donc, c'est Zora Benmilou qui présente les journaux dans votre matinale.
18:08Mais elle ne nous a pas dit que ça, Jean-Baptiste.
18:10Elle nous a aussi parlé de votre grande expertise dans la lecture des audiences.
18:13Il paraît que tous les matins, vous les décortiguez avec une précision chirurgicale qu'elle trouve d'ailleurs flippante.
18:19Ah oui, ce n'est pas faux.
18:20Les audiences des chaînes infos, c'est un peu plus tard que les chaînes généralistes.
18:23C'est à 11h.
18:24Vous, 11h01, vous êtes en train de les disséquer.
18:25Oui, ce qui est d'ailleurs toujours le dilemme de savoir est-ce que je vais dormir à 10h30 à
18:29peu près l'heure à laquelle je peux aller faire ma sieste.
18:31Parce que j'attends une demi-heure pour avoir les audiences.
18:33Deuxième option, souvent, évidemment.
18:34Et apparemment, c'est très chirurgical au point que ça angoisse un peu les autres.
18:39Non, effectivement, on a l'audience et puis on a la courbe.
18:41Donc après, on peut voir ce qui a bien marché, un peu moins bien.
18:43Donc, je leur fais un débrief, mais toujours positif.
18:47Ce n'est pas à t'es viré.
18:48Ah ben non, je suis le sympa de l'équipe.
18:50Grosse baisse sur toi, désolé.
18:51Mais non, moi, je suis le chef sympa de l'équipe.
18:55C'est le grand copain.
18:56Alors, vous allez voir, elle a été sympa, Zorah Benmilout, parce qu'elle ne nous a pas balancé que cette
18:59info.
18:59Elle nous a tout dit.
19:01Elle nous a aussi parlé de votre passion pour les photos de vos TKL.
19:06Alors, vous êtes venu justement avec l'un de vos deux TKL.
19:10C'est Abby.
19:10Est-ce qu'on peut présenter Abby à la caméra ?
19:12Oui, pour l'instant, elle est couchée par terre.
19:15Oui, alors, elle était vachement sur ma bouteille d'eau.
19:17Elle a sifflé toute ma bouteille d'eau par terre.
19:18Je n'ai pas de mignonne.
19:20Elle est trop mignonne, Abby.
19:21Elle a un an aujourd'hui.
19:23C'est son anniversaire.
19:26Accubidaire, Abby.
19:27Elle veut parler du micro.
19:29Elle est trop mignonne.
19:30Et il y a un autre, il y a une autre Abby, il y a un autre TKL ?
19:34Il y a Alizé, aussi, la deuxième.
19:35Pourquoi ses prénoms, Abby ?
19:36C'est pour Côte-Ouest ?
19:37Non, je ne sais pas.
19:39C'est ma fille qui a choisi.
19:39D'accord.
19:40Et Alizé, c'est la chanteuse ?
19:41Et Alizé, non, pas du tout.
19:42C'est le vent à la Martinique, parce que mon compagnon vient de Martinique.
19:45D'accord.
19:46Donc, un duo de TKL.
19:48Un duo de TKL.
19:48À poil long.
19:49Ça ne vous change pas beaucoup, parce que vous avez grandi, paraît-il, entouré de TKL.
19:52Ah oui.
19:53De chiens.
19:54De chiens, oui.
19:55Il y avait des animaux, il y avait des chevaux, il y avait beaucoup de chiens, il y en a
19:58eu jusqu'à 5 en même temps à la maison.
20:00Il y avait des gros, un peu genre Golden Retriever et des TKL.
20:03Oui, oui, donc la maison, ça a toujours été un peu l'âge de Noé.
20:06Quand vous partiez en vacances, c'était les 4 enfants, la maison, la voiture pleine de chiens.
20:11Oui, oui, non, c'était sympa, la maison.
20:12Abby, vous la prenez avec vous à France Info Télé ou pas ?
20:15Mais elle est venue une fois, mais a priori, on n'a pas trop le droit.
20:18Oui, mais vous la planquez, comme on vit ici.
20:20Oui, exactement.
20:20Je l'ai mise dans un petit sac, c'est l'avantage du petit modèle.
20:23Et elle est déjà venue, elle a même déjà fait une chronique.
20:25Elle a fait une chronique, bien sûr.
20:27T'as dit bonjour à la caméra.
20:27Et vous l'avez payée en croquette.
20:29Elle est rémunérée.
20:31Abby, si tu as quelque chose à dire sur ton maître, c'est maintenant que tu es devant le micro
20:33-appel.
20:34Apparemment, tout se passe bien.
20:35Elle a l'air très contente.
20:36Vous parlez TKL avec Stéphane Bern, parce que lui aussi, il y en a.
20:39Oui, TKL à poil dur pour lui.
20:40Oui, c'est ça, à poil dur.
20:41Le TKL, c'est précise.
20:43Oui.
20:44Mais c'est une passion commune, quoi.
20:46Oui, c'est tout à fait.
20:47Eva.
20:49Eva, vous allez maintenant nous révéler une autre passion de Jean-Baptiste Marteau.
20:56La Star Académie.
20:57Vous ne loupez jamais ce télécroché auquel vous avez d'ailleurs assisté dans le public
21:01alors que vous aviez 21 ans.
21:03C'était le 5 novembre 2004, une date marquante dans l'histoire de la Star Act.
21:07puisque ce soir-là, Grégory Lemarchal avait subjugué tout le monde avec cette reprise de Daniel Balavoine.
21:12J'ai jamais eu les pieds sur terre
21:18J'aimerais être noiseur
21:21J'suis mal dans ma peau
21:26J'ouvre pas le monde à l'envers
21:33J'aimerais être noiseur
21:41Tout de l'enfant
21:47Déjà, devant la télé, c'était bouleversant.
21:48J'imagine qu'en plateau, puisque vous y étiez, Jean-Baptiste Marteau,
21:51ça a dû être d'une intensité incroyable, non ?
21:53C'était complètement fou.
21:54C'est vrai que j'aimais beaucoup la Star Act,
21:56mais ce soir-là, je suis allé un peu par hasard
21:58et j'étais, je pense, vraiment au dixième rang dans la fosse.
22:01C'était un moment un peu suspendu.
22:03Ça fait partie des choses.
22:0520 ans après, vous vous en souvenez ?
22:06C'est marquant.
22:08Grégory Lemarchal, il avait le même âge que vous.
22:10J'ai regardé, il était né huit jours avant vous.
22:13Exactement.
22:13Le 13 mai 1983.
22:15Vous dites qu'à cette disparition en 2007,
22:17emportée par une mucoviscidose,
22:18vous avez carrément eu l'impression de perdre un proche ?
22:20Ah oui, oui.
22:22C'était effectivement...
22:23On suivait beaucoup le programme,
22:25on avait le même âge.
22:26Je pense que je m'étais beaucoup identifié à lui,
22:29comme beaucoup, je pense, de jeunes de ma génération.
22:32Et c'est vrai que je me souviens exactement.
22:34J'étais au travail le jour où il est disparu.
22:36Oui, c'était quelque chose de très fort.
22:39C'est quand même rare un artiste
22:40qui a une carrière si courte
22:42et qui, 20 ans après,
22:43a encore marqué autant les Français.
22:44C'est fort.
22:45Et d'ailleurs, vous êtes aux côtés du combat
22:46de ses parents aujourd'hui,
22:48puisque lorsque vous participez à Fort Boyard,
22:49c'est pour leur association.
22:51C'était exactement.
22:52Pour l'association Grégory Lemarchal,
22:53l'été dernier.
22:54Donc, c'était vraiment un honneur
22:56de pouvoir défendre cette association à Fort Boyard.
22:59Et vous avez donné d'autres personnes,
23:00notamment avec la cuisine de Willy Rovéli,
23:02qui avait été horrible.
23:02Entre autres.
23:04Il fallait avoir très motivé pour l'association.
23:07Alors, l'été, vous aimez bien prendre des risques,
23:09Jean-Baptiste ?
23:11Quand ce n'est pas à Fort Boyard,
23:12c'est pour le 14 juillet sur France 2.
23:14En 2022, vous aviez eu votre dose de sensations fortes
23:17dans un avion de chasse.
23:19Vous étiez monté à bord d'un rafale
23:20et ça vous avait donné encore plus de haut le cœur
23:22que la cuisine de Willy Rovéli.
23:31Il me faut de longues minutes
23:33pour me remettre de cette manœuvre.
23:35Pour faire passer le mal de cœur,
23:36le capitaine a une proposition.
23:38Prendre durant deux minutes
23:40les commandes du rafale.
23:41Je vais vous laisser les commandes.
23:43Là, j'ai les commandes.
23:44Là, vous avez les commandes du rafale.
23:45Vous pouvez aller sur la gauche,
23:46les gauchis.
23:47Voilà, vous êtes en train de descendre.
23:48Vous tirez vers l'arrière.
23:50Vous êtes en train de monter.
23:52Là, le moindre...
23:53À coups sur la manche,
23:54c'est vraiment très, très sensible.
23:56Vous avez vraiment pris les commandes de ce rafale.
23:58Oui, alors je pense qu'évidemment,
23:59heureusement, il était en backup après.
24:01Le pilote, si j'avais fait une bêtise,
24:03il avait pu reprendre les commandes très vite.
24:05Oui, parce que France 2 a été inquiète
24:06en termes d'assurance.
24:08Non, mais c'était une expérience extraordinaire.
24:10On en fait des choses quand même
24:12un peu hors normes à France Télévisions
24:14quand on a la chance d'être à ce poste-là.
24:16Mais cette expérience-là de 14 juillet,
24:19c'était assez unique.
24:20En plus, on avait tourné une première fois
24:21au mois de juin
24:22pour le reportage,
24:23montré comment ça se passe.
24:24J'ai été vraiment deux jours sur la base avec eux.
24:26On avait fait un vol très impressionnant.
24:28Et après, le défilé en direct,
24:29on passe au-dessus de Paris,
24:31des Champs-Elysées dans le rafale.
24:32Alors ça, c'était...
24:33Non, mais c'était magique.
24:34Un privilège rare.
24:35Ah, très, très rare.
24:36Mais alors, j'ai mis beaucoup de temps
24:38à m'en mettre derrière.
24:40On a voulu reprendre la route
24:41tout de suite après,
24:42après l'atterrissage avec mon équipe.
24:43Et là, j'ai arrêté à t'aider dans un stop.
24:45C'est impossible.
24:45On s'est arrêté dans un parc juste à côté.
24:47Je me suis allongé dans l'herbe
24:48pendant une heure.
24:48Il a fallu un petit peu de temps.
24:49La tête qui tournait, les vertigeurs.
24:50Oui, l'estomac était resté très, très loin.
24:52Oui, il est passé là-haut.
24:53Oui, très haut.
24:55Ah non, mais c'est là où vous vous rendez compte
24:56que il n'est pas pilote de chasse qui veut.
24:58Non.
24:59Eh bien, vous avez été intrigué
25:01par un message de Jean-Baptiste Marteau
25:03sur les réseaux sociaux.
25:04Ah bon ?
25:04Qu'est-ce que j'ai fait encore ?
25:05C'était il y a quelques semaines,
25:06fin 2025,
25:07vous aviez posté une photo de vous
25:08en noir et blanc
25:09avec ce texte.
25:10Nouveau projet,
25:11premier jour de tournage
25:12bientôt sur vos écrans.
25:13Vous allez jouer la comédie ?
25:14Non, c'était le documentaire
25:15dont on a parlé tout à l'heure.
25:17C'était le premier jour du tournage.
25:18Du tournage.
25:19Du documentaire au moins politique
25:21qui était passé sur France 5.
25:22Mais non, je n'ai pas encore joué la comédie.
25:24Vous n'aimeraient rien ?
25:25Ça ne m'a pas...
25:26Ouf, chacun son métier.
25:28Après, c'est jamais.
25:30On peut jouer les journalistes.
25:31Vous pouvez jouer les journalistes.
25:34On a une fiction sur TF1
25:35quand j'étais à LCI il y a très longtemps.
25:37Ça n'a pas duré longtemps.
25:38C'était quelques minutes de tournage.
25:41On va terminer avec l'interview,
25:43on va dire,
25:43la plus marquante de la carrière
25:46de Jean-Baptiste Marteau.
25:47Vous avez eu l'occasion
25:48d'interviewer des stars internationales
25:50comme Usain Bolt, Brad Pitt.
25:52Mais ce n'est rien.
25:53Comparé à l'énorme coup
25:54que vous avez réalisé
25:55pendant les JO de Paris,
25:57vous avez réussi...
25:58On a l'accompli, ça y est.
25:59Il y est.
26:00Vous avez réussi à décrocher
26:01un entretien exclusif
26:03avec la Frige,
26:04la mascotte du JO.
26:06Exclusif.
26:07Une interview absolument passionnante
26:09puisque la Frige
26:10n'avait naturellement répondu
26:11à aucune de vos questions.
26:13Je vous présente Frige
26:14qui est avec nous ce matin
26:15sur le plateau de France 2
26:17en direct au Trocadéro.
26:19Bonjour Frige.
26:20Ça va être pratique
26:21pour faire une interview
26:22avec Frige qui ne parle pas.
26:24Évidemment, vous l'aurez compris.
26:25C'est la star.
26:26Ça se passe comment l'ambiance ?
26:27C'est top top
26:28ou top top top encore ?
26:31Ah oui, non, c'est l'euphorie.
26:32Et la foule, elle répond comment ?
26:34Ah ben voilà.
26:36Est-ce que Frige porte chance
26:38à nos athlètes tricolores ?
26:40Plutôt oui.
26:42Frige vous propose
26:42de rester avec nous
26:43pour une partie de cette journée.
26:45On est d'accord,
26:46Jean-Baptiste Marteau,
26:46que c'est sans doute
26:47l'un des plus grands moments
26:48de votre carrière.
26:49Ah ben, ma plus grande interview.
26:50Enfin, jamais mieux.
26:51On était en tout début de journée.
26:53J'étais sur la terrasse.
26:54C'était 9h30.
26:55Et la première épreuve
26:56commençait un tout petit peu plus tard,
26:58genre à 10h.
26:58Et je pense qu'au dernier moment,
27:00on a dû me dire dans l'oreillette
27:01écoute, tu vas interviewer la Frige.
27:03Je dis oui, c'est ça, bien sûr.
27:05Et je vois vraiment la Frige
27:06qui arrive sur le plateau.
27:07Et on me dit dans l'air,
27:08non, non, mais vraiment,
27:08il faut que tu fasses ça.
27:09Il faut que tu fasses 5 minutes
27:10avec la Frige.
27:11Je dis mais c'est pas possible.
27:12Et hop, ça commence.
27:13Et donc, je me retrouve
27:14à devoir faire la Frige.
27:15Mais c'était qui
27:15dans le costume de la Frige
27:16de Delphine Arnott ?
27:17Je n'ai jamais su.
27:18Je n'ai jamais su
27:18qu'il était le pauvre bénévole
27:20dans cette Frige.
27:22Mais en tout cas,
27:23sur le plateau,
27:24Henri G, il rigolait beaucoup.
27:25Et je comprends pourquoi.
27:26Il n'aurait pas fait lui
27:27que ça dure plus longtemps.
27:28Non, c'était déjà long.
27:30En ressenti, oui.
27:31Oui, en ressenti.
27:31Enfin, tu as fait 2 minutes
27:32ressenti un bon quart d'heure.
27:34Écoutez, ça me tenait à cœur
27:35de finir avec ça.
27:36Ah, mais c'était sympa, merci.
27:37Le meilleur problème.
27:38Oui.

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