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  • il y a 6 mois
Ce lundi 9 février, François Sorel a reçu Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Fanny Bouton, directrice du quantique chez OVHCloud, et Enguérand Renault, directeur de la rédaction de Satellifacts, ... dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tech & Con, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Le débrief de la Q-Tech avec ce soir Fanny Bouton qui est là.
00:09Salut Fanny !
00:10Bonsoir François.
00:11Directrice du Quantique chez OVH Cloud.
00:14Comment va le Quantique chez OVH ?
00:16Ça avance bien.
00:17On est à 15 émulateurs Quantique,
00:19un ordinateur Quantique en ligne,
00:21bientôt 3.
00:22Ça avance, voilà une technologie prometteuse.
00:25On mise sur l'avenir avec le Quantique.
00:27Et avec des Français, en plus plein de beaux partenaires européens.
00:29Et voilà, et tu en es donc la patronne chez OVH à tes côtés.
00:33Nous avons Anguéran Renaud.
00:35Salut Anguéran !
00:36Salut François !
00:36Directeur de la rédaction de SatelliFact.
00:39Tout va bien aussi ?
00:41Tout va bien, je ne suis pas dans le Quantique, mais ça va.
00:43Anguéran qui est toujours à l'affût des derniers scoops
00:45liés aux médias et à la tech.
00:48C'est ça, hein ?
00:49Et puis Frédéric Simotel qui est là.
00:51Bonsoir Fred.
00:52Bonsoir François, bonsoir à tous.
00:53Journaliste à BFM Business.
00:56Et donc je voulais qu'on commence quand même,
00:58c'était Kenko, par cette bonne nouvelle.
00:59C'est vrai que ces dernières semaines,
01:02lorsqu'on évoquait l'actualité de STMicro,
01:05c'était plutôt négatif.
01:07Sous pression d'emploi.
01:08Sous pression d'emploi.
01:09Réduction de chiffre d'affaires.
01:10Résultats financiers qui étaient en berne.
01:14Eh bien ça va mieux.
01:15Ça va mieux pour STMicro,
01:17qui a annoncé aujourd'hui avoir signé
01:19un méga contrat avec AWS
01:21pour équiper en fait ces data centers
01:23avec ces puces.
01:25C'est un contrat de plusieurs milliards de dollars.
01:28Il faut savoir que, en fait,
01:30STMicro était dans une situation compliquée
01:32du fait de la chute des ventes de voitures.
01:35Et étant donné qu'ils fabriquaient énormément de puces
01:37pour les véhicules
01:37et que la demande n'était pas là,
01:39on peut comprendre que c'était un peu
01:40un peu morne-pleine.
01:42Ils ont aussi des contrats
01:43avec des constructeurs de smartphones,
01:45notamment Apple.
01:46Il faut savoir que
01:47quelques, on va dire,
01:50petites parties du Face ID
01:52sont faites par STMicro,
01:54qui est une bosse franco-italienne.
01:55Exactement.
01:56Donc on a ce fleuron des puces.
01:59C'est vrai qu'on évoque tous les soirs
02:00l'actualité des puces.
02:02On a ce fleuron
02:03qui a vécu des mauvais moments,
02:07mais qui là, visiblement,
02:08reprend un peu du poil de la bête
02:09puisqu'on est toujours, évidemment,
02:10dans cette bataille acharnée
02:12en Guéran
02:13concernant la puissance de calcul
02:15pour ses serveurs IA.
02:18Et STMicro
02:19a sans doute une carte à jouer.
02:21Oui, alors il faut remettre
02:23les choses à leur place.
02:24Ce ne sont pas...
02:25Ils ne font pas des GPU.
02:27Ils ne font pas tout ce qui est
02:29véritablement plus,
02:30j'allais dire,
02:30très très haut de gamme.
02:31Tout ça, voilà.
02:32Donc, ce n'est pas Nvidia.
02:34Ils sont dans une autre catégorie.
02:36Là, on voit leurs waifers
02:38qui sont des microcontrôleurs,
02:40des mémoires,
02:41des transistors.
02:42Il y a même de l'analogie.
02:44C'est un peu plus basique.
02:46Oui, on n'en joue pas
02:47la course au nanomètre.
02:48Exactement.
02:49Ils sont au-dessus des sets.
02:53Enfin, ils ne sont pas encore...
02:54Mais ce que je dis,
02:55c'est des composants,
02:57c'est des semi-conducteurs
02:58qui sont indispensables à la vie.
03:00Tu l'as dit,
03:01il y en avait beaucoup
03:02dans les voitures.
03:03Il y en a beaucoup
03:03dans les voitures.
03:04Il y en a dans les smartphones.
03:06Il y en a dans les machines.
03:07Voilà.
03:08Et en fait, là,
03:09c'est plus pour
03:10non pas faire tourner
03:12les data centers d'AWS,
03:14mais optimiser,
03:16contrôler
03:17et faire en sorte
03:18qu'effectivement,
03:19si on fait mieux,
03:21si on gère mieux
03:22le data center,
03:23on économise énormément
03:25d'énergie.
03:26Et pour un acteur gigantesque
03:28comme AWS,
03:29c'est extrêmement important.
03:31Il y a un deuxième volet
03:32dans cet accord
03:33que tu n'as pas donné.
03:34C'est un volet capitaliste.
03:35Oui, c'est-à-dire qu'AWS
03:37va avoir la possibilité
03:39d'acquérir 25 millions
03:40de titres
03:41au prix de 28 euros.
03:44Alors, tu disais,
03:46ST Microelectronics,
03:48ce n'est pas au meilleur
03:49de sa forme.
03:49Ça a valu 50 euros
03:50dans les belles années,
03:52les années post-Covid 2023.
03:55Voilà.
03:56Ça vaut deux fois moins.
03:57C'est une bonne opportunité
03:58pour AWS.
04:00C'est, à mon avis,
04:01une très, très belle carte
04:02à jouer pour ST,
04:03puisque si ça marche
04:04chez AWS,
04:07ça marcherait...
04:07Alors là, ils sont à 27.
04:09Ça pourrait marcher
04:10chez les autres hyperscalers.
04:13C'est une bonne nouvelle.
04:14C'est une bonne nouvelle.
04:15C'est une très bonne nouvelle.
04:16Fanny ?
04:17C'est une bonne nouvelle,
04:19en effet,
04:19que ce type d'acteur
04:20s'intéresse à nos chaînes
04:22de production.
04:23Et en effet,
04:24on sait faire des belles choses.
04:25Ils sont vraiment...
04:26Là où ils sont intéressants
04:27à ST,
04:27c'est qu'ils savent faire
04:27du sur-mesure
04:28des puces très spécifiques.
04:30En effet,
04:30pas de la microgravure
04:32à 0,7 nanomètre,
04:33mais par contre,
04:34ils savent vraiment
04:35faire des puces spécialisées.
04:37Ils travaillent d'ailleurs
04:37dans le quantique.
04:39J'y étais il y a 15 jours
04:40dans ces fameux labos.
04:41Je vais éditer la salle blanche
04:42parce qu'ils vont graver
04:43les puces,
04:44les transistors
04:45de Kobli,
04:46les Français.
04:47Donc,
04:48tous les chipsets
04:49vont sortir de là-bas aussi.
04:51Et ça,
04:51c'est hyper intéressant.
04:52Ils sont dans une course
04:53à qu'est-ce qu'on va faire
04:55par la suite ?
04:55Ils s'agrandissent aussi.
04:56Ils sont en train
04:57de construire
04:57et d'agrandir énormément.
04:58Il y avait eu beaucoup
04:59d'investissements
05:00du gouvernement.
05:02Après,
05:02moi,
05:02je vais mettre un petit bémol
05:04parce que
05:04voir un fleuron français
05:06avec un capital américain
05:09comme ça
05:09qui rentre dedans,
05:10ça me fait toujours aussi
05:11un petit peu peur.
05:12Ça me chagrine.
05:14Mais par contre,
05:15voilà,
05:15c'est très très bien.
05:16Ça montre qu'on a encore
05:17un grand savoir-faire chez nous.
05:18Fred,
05:19ça soulagera aussi
05:20sans doute
05:21le patron
05:22de ST Micro,
05:22Jean-Marc Chéry,
05:23qui a vécu,
05:24on va dire,
05:24des mois
05:25un peu compliqués.
05:26Des mois un peu compliqués
05:27parce qu'évidemment,
05:28ils étaient beaucoup
05:28sur le secteur automobile
05:29et aujourd'hui,
05:31on voit bien
05:31que c'est un secteur
05:32qui souffre.
05:33On le voit encore
05:33avec Stellantis
05:34aujourd'hui.
05:35Et puis,
05:36cette bataille de gouvernance
05:36entre la France et l'Italie
05:37parce que rappelons que
05:39c'est une...
05:41Comment dirais-je ?
05:42Ça,
05:43c'est vieux
05:43comme ST Micro,
05:44une direction bicéphale.
05:46On suivit ça
05:48depuis les années 2000.
05:51Il y a toujours
05:52une difficulté
05:52et Jean-Marc Chéry...
05:53Mais ça ne marche pas
05:54super bien finalement.
05:55On s'en rend compte.
05:56Oui,
05:57mais c'est une espèce
05:58d'accord
05:59et de...
06:00Et Jean-Marc Chéry
06:03avait bien géré ça.
06:04Parce que tu es
06:04les patrons de la recherche,
06:05après tu as l'Italien
06:06qui est revenu.
06:07Mais ça dure depuis 20 ans,
06:08c'est comme ça.
06:09Tu as les usines à Catan,
06:11tu as les usines à Kroll,
06:12ils ne savent pas où...
06:12Quand on investit en France,
06:14on veut investir aussi en Italie.
06:16C'est assez compliqué.
06:17Je pense que ce qui peut être
06:18pas mal pour rester micro,
06:18c'est évidemment
06:19au-delà d'un contrat.
06:20Alors,
06:21à long terme,
06:22on s'agrage sur 7 ans
06:23pour l'instant,
06:24parce qu'il y a cet échange
06:26aussi capitalistique.
06:27On verra.
06:27AWS ne rentre pas au capital.
06:29Pour l'instant,
06:30on verra
06:30ce qu'ils feront à l'avenir.
06:33C'est une sécurisation
06:34quand même
06:35de chiffres à faire
06:36pour rester micro.
06:37Après,
06:38moi je m'interroge aussi,
06:39oui,
06:40on parle de souveraineté aujourd'hui.
06:42Bon,
06:42ben voilà,
06:42c'est un Amazon
06:43qui vient rentrer
06:46dans tout ça.
06:48Comment Amazon va travailler ?
06:49Est-ce qu'ils vont
06:50internaliser progressivement
06:51certaines chaînes ?
06:53Est-ce qu'il y a
06:54peu à peu,
06:54parce que ça c'est les risques,
06:56alors j'imagine
06:57Jean-Marc Chéry
06:57puis celui qui lui succèdera
06:58sera assez intelligent
07:00pour ne pas se retrouver
07:01en lock-in fournisseur,
07:03mais il y a quand même
07:05ce risque,
07:05parce que derrière,
07:06alors derrière,
07:06il faut savoir
07:07qu'ils vont aussi utiliser
07:08des instances AWS
07:09pour les aider à développer
07:10dans leur R&D
07:11et tout ça,
07:12donc ça fait aussi,
07:13c'est super pour eux,
07:14ça va avoir de la puissance
07:14de calcul,
07:15du stockage,
07:15etc.
07:16utiliser AWS
07:17pour parfaire
07:18le développement.
07:20Tout,
07:21il y a encore trois ans,
07:23je leur ai dit
07:23c'est super,
07:23alors allons-y.
07:24Là, aujourd'hui,
07:26à l'heure où on parle
07:27un peu plus de souveraineté,
07:28je suis un petit peu plus,
07:30pas sceptique,
07:31mais circonspect
07:32un peu sur ce genre
07:33de deal.
07:35Tu rejoins un peu
07:37ce que dit
07:37Jean-Marc Chéry.
07:38Je serais allé chercher
07:38un AWS,
07:39mais je serais allé chercher
07:40un autre acteur européen
07:41pour avoir,
07:42tu vois,
07:42même s'il n'a que 20%,
07:44AWS 80%,
07:45mais je serais allé chercher
07:46un autre acteur
07:47pour au moins
07:48ne pas tout mettre
07:49dans...
07:50Est-ce qu'ils ont le choix ?
07:52Est-ce qu'ils ont le choix ?
07:54Et deux,
07:55il faut quand même
07:55se souvenir,
07:57c'était quand,
07:57quand ils ont annoncé
07:58un investissement
07:59de 5 milliards
08:00à Kroll,
08:03pour une nouvelle usine
08:06qui est sortie
08:07de terre,
08:07je crois.
08:08C'est en cours
08:08de construction.
08:09J'ai vu les bâtiments.
08:10C'est un accord
08:11avec Global Fondry,
08:12le fondeur américain.
08:14Donc, ça va,
08:14ils ont déjà fait
08:16des accords.
08:18Vous avez mentionné
08:19qu'effectivement...
08:19Là, c'est des accords industriels,
08:21là, on rentre avec Amazon.
08:22Là, c'était des accords industriels.
08:23C'est un autre domaine.
08:25Pour moi,
08:26il y a quand même
08:27un rapport de force
08:27un peu déséquilibré
08:28quand on fait une alliance.
08:30Et là, c'est un peu ça.
08:31Il y a un très, très gros
08:32et un moyen.
08:33Après, je m'en réjouis
08:35parce qu'évidemment,
08:36il faut aller chercher,
08:36on n'arrête pas de dire
08:37il nous faut des...
08:38Et on le voit,
08:39Mistral dans l'IA,
08:40s'il n'avait pas
08:40des investisseurs américains,
08:41ils n'en seraient pas
08:42là où ils en sont.
08:44Donc, attention,
08:45attention au risque politique aussi
08:47parce qu'il y a peut-être
08:47des politiques,
08:48à un moment,
08:48ils vont se réveiller,
08:48ils vont dire
08:49qu'est-ce qu'on voit
08:50ce qui s'est passé
08:50pour l'entreprise
08:52qui fait des petits ventilateurs
08:53pour les avions
08:55où tout le monde s'est mis...
08:56Et heureusement,
08:56le patron est arrivé
08:57en disant
08:57attendez,
08:58je ne suis pas eu
08:58un truc stratégique, moi.
09:00Et 30% de mon chiffre d'affaires
09:02est en France.
09:02Ce n'est pas à cause de moi
09:03que les rafales
09:03ne vont pas décoller.
09:05Mais voilà,
09:06moi, je trouve bête
09:06qu'il n'ait pas réussi
09:07à mettre dans l'alliance
09:09un Français,
09:10un Européen,
09:10un Italien,
09:11peut-être s'il veut.
09:12C'est un petit peu ça,
09:13mon regret.
09:14Est-ce que vous savez
09:15quels sont les deux
09:16gros clients de STMicro ?
09:18Apple.
09:18Apple et Tesla.
09:19Et Tesla, oui.
09:20Je crois même
09:21qu'ils ont du SpaceX derrière,
09:22etc.
09:22Ils ont vraiment...
09:23Samsung aussi,
09:24ils ont quand même
09:25beaucoup de bons clients.
09:26Ils fabriquent des composants
09:27pour Starlink,
09:28notamment,
09:28pour les satellites
09:29qui sont envoyés
09:30et qui sont,
09:30je crois même,
09:31dans les récepteurs
09:33que vous savez,
09:33les antennes
09:34qu'on doit avoir
09:36pour réceptionner
09:37le faisceau Starlink,
09:38eh bien,
09:39il y a des puces
09:39STMicro à l'intérieur.
09:40Donc,
09:41ils sont aussi
09:41dans des choses
09:42très intéressantes.
09:43Ce qui est très important
09:44quand on va aller voir
09:46à Grenoble,
09:47c'est qu'effectivement,
09:48ils travaillent beaucoup
09:49avec le CEA Letty.
09:50Exactement.
09:51Et donc,
09:52eux,
09:53c'est une usine,
09:54c'est une bonne grosse usine.
09:56Et juste à côté,
09:57ils ont de la R&D.
09:58La R&D,
09:59c'est CEA Letty
10:00et ils travaillent sur les...
10:01Vraiment,
10:02c'est du très très haut de gamme.
10:03Ils travaillent sur les puces
10:04de 10, 20, 30 ans
10:06dont les puces
10:07qui vont servir
10:09pour le quantique.
10:10Donc,
10:11il y a à Grenoble,
10:13il y a un écosystème.
10:14Il y a un savoir-faire.
10:15Tu as Soitech aussi
10:17qui va faire
10:18tous les cônes
10:18qui permettent
10:19de graver
10:19les fameux wafer
10:20avec des couches
10:21très spécifiques
10:22et ça demande vraiment
10:23un savoir-faire
10:24très pointu
10:25et on a la chance
10:26d'avoir ça en France.
10:27Mais on n'a pas
10:28les investisseurs autour.
10:29C'est pour ça
10:29que c'est le point de valier.
10:30Quand on voit
10:30ces chaînes-là
10:31à l'image,
10:32il faut voir
10:33que c'est des installations
10:34qui ont déjà 15 ans
10:35en fait d'existence
10:36et quand on va les visiter,
10:38on a l'impression
10:38que c'est le futur
10:39et il ne faut pas oublier
10:42qu'on a encore ça.
10:43Rien que sur Kroll,
10:44c'est 6 000 employés
10:45tous les jours
10:46qui viennent travailler.
10:47C'est gros,
10:48c'est beaucoup plus gros
10:48qu'on l'imagine.
10:49Juste une chose,
10:49tu évoquais Soitech,
10:50j'aurais le patron
10:51de Soitech,
10:52Pierre Barnabé
10:53qui sera en Tech & Co.
10:55ce sera mardi
10:57le 3 mars,
10:59on sera au
11:00Mont-Bévoir-Congress
11:01de Barcelone.
11:02Il sera sur notre plateau.
11:03Ils font des trucs
11:04exceptionnels.
11:04Évidemment.
11:06Moi, je vois ça,
11:08pour moi,
11:09c'est un compromis
11:09pragmatique.
11:11Oui, bien sûr.
11:12Et puis dans un moment
11:13compliqué pour rester micro.
11:15Cette bouffée d'oxygène
11:17va faire du bien.
11:18Ce que tu disais,
11:19effectivement,
11:19ils ont pour eux
11:20une nécessité absolue
11:22d'avoir un nouveau débouché
11:23à part l'automobile
11:24qui est beaucoup
11:25trop cyclique.
11:27Bien sûr.
11:27Donc un débouché comme ça,
11:29ça revient des perspectives.
11:30Ce qui est intéressant,
11:30c'est que dans leur portefeuille
11:32de clients,
11:33la data et le cloud
11:34ne représentent même pas
11:3510%.
11:36Mais oui.
11:37Et là,
11:37avec cette explosion
11:38de besoins,
11:40alors évidemment,
11:41ils ne font pas
11:41de la puissance
11:41de calcul brut,
11:42mais tout autour,
11:43il faut un écosystème.
11:45Et dans cet écosystème,
11:46ils ont leur travail.
11:46Et voilà,
11:47il faut que ça marche.
11:48Donc ils bénéficient aussi
11:49de cette surenchère
11:51de puissance
11:53qu'il faut
11:53pour lire.
11:53Et puis il n'y a pas
11:53que les GPU,
11:54on l'a vu,
11:55les DPU,
11:56c'est plein de nouveaux types
11:56de processeurs
11:57et de puces
11:58très spécifiques
11:59dont il va y avoir besoin
12:00et dont on pense
12:01avoir des pénuries
12:02et ils savent faire
12:03ce type de puces.
12:04Donc c'est ça,
12:04c'est les composants
12:05pour les serveurs
12:05dans les data centers,
12:06c'est les composants
12:07pour gérer l'infrastructure,
12:09c'est les circuits aussi
12:09pour la gestion de l'énergie
12:10et là-dessus,
12:12c'est sûr qu'ils vont investir
12:14dans la R&D
12:14donc ils pourront tirer parti
12:16pour la suite
12:17pour peut-être
12:17adresser de nouveaux marchés.
12:18Donc on ne répétera
12:19jamais assez
12:20Cocorico
12:20pour rester micro.
12:23Comme ils sont italiens,
12:25c'est plutôt Cocorico.
12:26Il faut aussi faire plaisir
12:27à nos amis italiens
12:28qui nous regardent.
12:29Moi, c'est l'Italien.
12:31Eh oui, c'est ça.
12:32C'est 49-51
12:34ou c'est 55 ?
12:35C'est compliqué.
12:36C'est compliqué.
12:37C'est très compliqué.
12:38Toi qui sait tout,
12:38c'est 49-51 ?
12:40Non, non, non,
12:40il y a une parité
12:42entre la partie française
12:44avec le gouvernement
12:45et la partie italienne
12:46avec le gouvernement
12:47parce qu'il y a des investisseurs.
12:49On m'a toujours dit
12:50que créer une société
12:51avec 50% de part
12:52pour l'un
12:53et 50% de part pour l'autre,
12:54ça ne marchait pas.
12:55Ce n'était pas une bonne idée.
12:56Voilà.
12:57C'est comme ça
12:57depuis 20 ans.
12:59C'est toujours 25 ans.
13:00OK.
13:01Non, mais la partie,
13:03c'est plus...
13:05Je crois que c'est
13:0730-40% chacun.
13:09Ils ont 27,5% chacun,
13:12nous dit Léa,
13:12dans mon oreillette.
13:1430-40% chacun
13:15et puis après,
13:15il y a les parties.
13:16Après, il y a les parties.
13:17Et c'est coté en bourse.
13:19Donc, il y a du flottant.
13:21Voilà donc pour STMicro
13:24et on enchaîne avec
13:26encore une information
13:29made in France.
13:30Le gouvernement
13:30qui donne un coup d'accélérateur
13:31à la plateforme
13:32de données de santé,
13:33plateforme de partage
13:35de data santé
13:35pour la recherche
13:36et donc ce gouvernement
13:38qui lance la procédure
13:39aujourd'hui
13:39pour trouver
13:40un nouvel opérateur sécurisé.
13:42Créé en 2019,
13:44elle était jusqu'ici
13:44hébergée chez Microsoft,
13:46ce qui posait un problème
13:47de souveraineté.
13:48On s'en souvient,
13:48on en a déjà parlé ici.
13:50Hélène Cornet
13:51nous raconte tout ça
13:52et on revient juste après,
13:53bien sûr.
13:53Jusqu'ici,
13:55la plateforme n'a jamais
13:56vraiment décollé
13:57et pour cause,
13:58héberger toutes les données
13:59de santé des Français
14:00dans un centre détenu
14:01par Microsoft
14:02ne cadrerait pas
14:03avec les exigences
14:04de la CNIL.
14:06D'ailleurs,
14:06l'autorité n'a jamais donné
14:07son accord
14:08pour un transfert global
14:09des informations
14:10de remboursement
14:11de l'assurance maladie.
14:12Trop de risques
14:13d'intrusion
14:14et la crainte
14:14d'être soumis
14:15aux lois américaines.
14:16Six ans après,
14:18le gouvernement engage
14:19une migration
14:19vers une solution
14:20plus sécurisée.
14:21le cahier des charges,
14:23un opérateur européen
14:24conforme techniquement,
14:26assez solide
14:26pour tenir la charge
14:28et qui possède
14:29la certification française
14:30Secnum Cloud.
14:32OVH et Thalès,
14:33par exemple,
14:34seraient théoriquement
14:34en position de postuler.
14:37L'attribution se fera
14:38vers la fin du mois de mars.
14:39L'objectif est de permettre
14:40à la recherche médicale
14:42de piocher
14:42dans des données exhaustives
14:44et sur de longues périodes
14:45pour alimenter
14:46des projets de développement
14:47innovants,
14:48des enjeux
14:49de souveraineté sanitaire
14:50mais aussi numérique.
14:52Assiste-t-on
14:53à un réveil
14:54de la souveraineté
14:55numérique en France ?
14:57Écoutez,
14:57il y a pas mal de signes
14:58en ce moment.
15:00Hélène Cornet
15:01vient de nous expliquer
15:02ce qui se passe là
15:03avec ce Health Data Hub,
15:06c'est comme ça
15:07qu'on l'appelle,
15:08qui est hébergé,
15:09qui regroupe
15:10alors pas toutes
15:10les données santé
15:11des Français
15:12mais une grosse partie
15:13et qui était hébergée
15:14chez Microsoft.
15:15Et effectivement,
15:16depuis un moment,
15:17cette information
15:18fait débat
15:18parce qu'on se dit
15:19pourquoi est-on obligé
15:21de stocker ces données
15:22chez un provider américain ?
15:24Est-ce qu'on n'a pas
15:24la possibilité
15:25de pouvoir stocker ça
15:27en France
15:28ou tout du moins
15:29en Europe ?
15:30Ça tombe bien
15:31puisque tu représentes
15:32au VH.
15:33Alors,
15:33vous en êtes où ?
15:34Bientôt,
15:35vous allez rafler ce contrat
15:36ou pas, Fanny ?
15:36Écoute,
15:37en tout cas,
15:37on va encore une fois
15:38se positionner,
15:39ce sera que la troisième fois.
15:40Alors,
15:41la première fois,
15:41c'est vrai qu'il fallait,
15:43c'était encore
15:43en cours de construction
15:44mais depuis le deuxième
15:46appel intercalaire,
15:48on était HDS
15:49et on était tout à fait
15:50qualifiés pour le faire
15:51et là,
15:52maintenant,
15:52on est SNC,
15:53Secnum Cloud,
15:54donc on pourra
15:55et on va
15:56de toute façon
15:57se positionner en effet
15:58sur ce nouvel appel
16:00dès qu'il sera demandé.
16:01Il y a beaucoup
16:02de fournisseurs potentiels
16:05aujourd'hui.
16:06Oui,
16:06alors si on regarde
16:07la liste de...
16:09Parce que
16:09Secnum Cloud,
16:10c'est un label
16:11qui est délivré
16:11par l'ANSI.
16:12C'est un label
16:14de très haute qualité.
16:16Secnum Cloud 3.0,
16:18c'est vraiment
16:18un label
16:18de très haute qualité.
16:19C'est plus haut
16:21encore que HDS.
16:22C'est encore plus haut.
16:23Et alors,
16:23le premier qui l'a été,
16:24donc ce n'était pas OVH,
16:25il devait être le deuxième,
16:26c'était OutScale
16:27qui est le cloud
16:28d'AssoSystem.
16:30Après,
16:30il y a OVH,
16:31Scaleway,
16:31de Iliad,
16:32et puis Sense,
16:33Thales et...
16:35Qui vont l'être
16:37ou qui le sont ?
16:38Qui le sont.
16:39Mais il y en a
16:39beaucoup d'autres
16:40qui vont l'être.
16:41Si on regarde
16:42sur le site,
16:42il y a Bleu.
16:43Alors Bleu,
16:43je vous rappelle,
16:44c'est la co-entreprise
16:46de Capgemini,
16:47Orange et Microsoft.
16:49Ah,
16:49c'est Microsoft.
16:51C'est Microsoft.
16:52Et NumSpot...
16:52Google,
16:52c'est Sense.
16:54Google,
16:54c'est Sense.
16:55Et NumSpot,
16:56c'est Bouygues,
16:57Doca Post,
16:58et puis d'autres...
17:00La Caisse des dépôts.
17:02Et la Caisse des dépôts.
17:03Et Outscale.
17:04Autant en 2019,
17:06Fanny,
17:07tu as raison,
17:08il y avait peu d'offres
17:09capables,
17:10françaises capables.
17:12Aujourd'hui,
17:12il y en a.
17:13Donc,
17:13c'était qu'en 2019,
17:14il était légitime
17:15d'aller taper la porte
17:16de Microsoft
17:16pour ces données santé.
17:19Il y a deux choses
17:19qui ont changé.
17:20Un,
17:20il y a une offre française,
17:22d'accord,
17:22et qui est qualifiée.
17:24Voilà,
17:24qui est qualifiée.
17:25Et deux,
17:25il faut quand même voir
17:26la différence,
17:28c'est qu'il y a un problème
17:28géopolitique.
17:29Là,
17:29quand on voit
17:30que les Américains...
17:31Si on fait l'analogie
17:32avec la défense,
17:34la plupart des pays européens
17:36ont acheté des avions
17:37de chasse américains.
17:38On vient d'apprendre
17:39que si les Américains
17:41peuvent bloquer
17:42les avions de chasse
17:43et tous les systèmes
17:44d'armement,
17:44c'est-à-dire que
17:45si on a une guerre,
17:46les Américains
17:47font ce qu'ils veulent.
17:48Là,
17:48on voit quand même
17:49avec...
17:51C'est embêtant.
17:51C'est un peu embêtant.
17:52Avec l'arrivée
17:53quand même
17:54de l'administration Trump,
17:55là,
17:55on a vu
17:55la département
17:57de sécurité intérieure
17:59qui demande à Microsoft
18:00de lui fournir
18:02des données personnelles
18:04de citoyens
18:06qui sont anti-Trump.
18:09Donc,
18:09il y a une dérive.
18:11Il faut quand même,
18:12on ne va quand même pas confier
18:13nos données de santé
18:16et la difficulté.
18:17Ce que disait Fanny,
18:18elle va expliquer de ce soir,
18:19c'est qu'une fois
18:19qu'on l'a donnée,
18:20c'est très compliqué
18:21de leur reprendre
18:22et très compliqué
18:23de...
18:23Là,
18:23on ne va pas avoir le choix.
18:24Le coup de sortie.
18:25Oui et non,
18:27on va voir
18:28qu'il y a des zones
18:29intercalaires.
18:30Ce n'est pas d'un coup
18:31qu'on peut passer
18:31de Microsoft
18:32à un autre cloud
18:33et entre autres
18:34parce qu'il y a
18:35des conditions
18:35pour pouvoir ressortir
18:36ces données,
18:37la façon dont elles sont cryptées,
18:38installées sur les serveurs et tout.
18:39Donc,
18:39ce ne sera pas non plus
18:40une mince affaire.
18:41Ça coûte de l'argent
18:42de remigrer en effet
18:43et je pense
18:44de pouvoir repasser
18:46sur un autre cloud.
18:47Non,
18:47ce qu'il y a d'intéressant aussi,
18:49c'est même au-delà
18:50du fait de demander
18:51les données de santé
18:52et d'avoir accès
18:54à ces données,
18:55les Américains
18:56n'ont pas,
18:57par exemple,
18:57de données de santé
18:58comme nous on a.
18:59Nous,
19:00tout le monde
19:01a été numérisé,
19:02tout est bien installé,
19:03etc.
19:04C'est des données
19:04qui ont de la valeur
19:05même anonymisée
19:06parce que
19:07quand vous voulez faire
19:08fonctionner des assurances,
19:09quand vous voulez faire
19:10des nouveaux médicaments,
19:11quand vous voulez faire
19:11tout un tas de choses,
19:12il y a un business
19:13à faire sur ces données
19:14de santé au-delà même
19:15du service de renseignement
19:16de savoir qui va être malade
19:17et autres.
19:18Et donc,
19:19ça,
19:19les Américains,
19:20ils n'ont jamais été
19:21ordonnés comme l'Europe
19:22et la France
19:22sur leurs données.
19:23Donc,
19:24c'est un vrai intérêt
19:25pour eux
19:25d'aller mettre la main dessus
19:27et de pouvoir
19:28continuer à les avoir.
19:30Et donc,
19:30oui,
19:31c'est plein de sujets.
19:33C'est que souvent,
19:33on parle de
19:34comment les protéger
19:35et d'avoir accès à données.
19:37Mais en fait,
19:37c'est aussi une valeur marchande
19:38qui serait bien qu'on garde.
19:40On garde,
19:40exactement.
19:41En fait,
19:41ce qui est important aussi,
19:43ce n'est pas seulement
19:43stocker les données,
19:44les données de santé,
19:46etc.,
19:46de les sécuriser,
19:47tout ça,
19:48tout le monde peut savoir le faire.
19:50Mais c'est que derrière,
19:51ces données,
19:52elles peuvent être utilisées
19:52pour tout un tas de recherches,
19:54pour le traitement médicaux.
19:56Bien sûr.
19:57Et c'est ça où
19:58Microsoft a cet accès-là
20:00et là,
20:01on peut un peu mieux
20:02verrouiller tout ça.
20:03Après,
20:04moi,
20:04ce qui m'a,
20:05encore une fois,
20:05ce qui m'a inquiété
20:06dans tout ça,
20:06c'est l'argent.
20:06C'est très bien
20:08quand on demande
20:08à un OVH Cloud,
20:09à un Claude Temple,
20:10à un Sense et tout ça,
20:11d'y aller.
20:12Mais est-ce qu'ils ont
20:12leur argent pour maintenir
20:13tout ça ?
20:14Est-ce qu'ils vont avoir
20:14l'argent pour ensuite
20:15mettre les outils IA
20:16qui vont aller taper
20:18dans ces bases ?
20:19Oui,
20:19mais Microsoft,
20:20ils l'ont,
20:20cet argent-là.
20:21Les autres,
20:22j'en suis pas sûr.
20:23C'est toujours le problème
20:24de la poulou de l'œuf.
20:25Si on ne leur donne pas
20:26de contrat,
20:27ils n'auront pas d'argent.
20:27Si on leur donne des contrats,
20:28ils auront de l'argent.
20:28la commande publique,
20:29elle est importante aussi,
20:36pour les gens.
20:40Microsoft fait bien Microsoft.
20:42Ils pèent bien Microsoft,
20:43non ?
20:44Microsoft,
20:44c'est pas gratos.
20:45Oui,
20:46mais Microsoft a des technologies
20:47qui sont déjà assez éprouvées
20:50dans ce domaine-là.
20:51Mais là,
20:52sur le HDH,
20:53les infras,
20:54elles sont là maintenant.
20:56Non,
20:56il y a...
20:57Moi,
20:58je n'ai pas parlé
20:58avec des médecins,
20:59je parlais avec des chercheurs
21:00là-dessus.
21:00Les chercheurs,
21:01ils aimaient bien
21:02le côté Microsoft
21:03pour aller taper
21:04comme ils voulaient
21:05dans les recherches
21:05et eux me disent
21:06qu'ils ne sont pas sûrs
21:07d'avoir les mêmes accès
21:08et les mêmes technologies.
21:09Ce n'était pas très utilisé
21:10par les chercheurs
21:10et c'était un des soucis.
21:14Il n'y avait pas,
21:15il y a moins de 300 projets.
21:17Or,
21:17effectivement,
21:18ce que dit Fanny,
21:20on ne se rend pas compte
21:21si on a des bonnes données
21:22de santé structurées,
21:24d'accord ?
21:24On gagne un temps
21:25fou furieux
21:26dans les corps
21:26de patients
21:28pour mise au point
21:29d'un médicament.
21:31Et quand on gagne
21:32du temps
21:32pour la mise au point
21:33d'un médicament,
21:34c'est des milliards
21:35et des milliards
21:36de dollars.
21:38Un,
21:38c'est garder la souveraineté
21:40sur nos données
21:40mais en plus garder
21:42l'argent pour le faire,
21:43c'est ce que je dis,
21:44on ne le rapporte.
21:47C'est le souci,
21:49regarde,
21:49on investit dans l'IA
21:50mais c'est de l'argent américain.
21:52Mais ça coûte quoi ?
21:53Ça coûte des milliards
21:54de passer de Microsoft
21:56par exemple au VH Cloud
21:57ou Scaleway ?
21:58Il faut quand même
22:00embaucher des gens,
22:01il faut quand même
22:01avoir les technologies
22:02pour ça.
22:03Enfin, tu vois,
22:04c'est...
22:04Oui, mais on ne peut pas.
22:06Enfin, voilà,
22:06moi je...
22:07On ne peut pas se résoudre
22:08à passer à côté.
22:10Non, mais on doit répondre.
22:12Encore une fois,
22:13après on verra,
22:13peut-être qu'ils seront
22:14trois ou quatre
22:14à répondre en même temps
22:15et puis on verra
22:16comment tout ça est réparti.
22:17Mais derrière,
22:19c'est ça.
22:19Moi, ce qui m'inquiète toujours,
22:21et on a connu ça
22:22pour plein de choses,
22:22on nous a parlé
22:23de l'open data,
22:24c'était super,
22:24on allait avoir
22:24toutes les données
22:25de transport en France
22:26et tout ça.
22:27Et on pourrait faire
22:27des services.
22:28Tout ça, on a stocké ça.
22:30Ça dépendait du Premier ministre.
22:32Non, ça dépendait
22:33même directement
22:34de Nicolas Sarkozy
22:35avec notre ami
22:36qui venait souvent,
22:37avant,
22:38dont le nom m'échappe,
22:38il venait souvent
22:39en débrief ici.
22:42Enfin, je retrouvais son nom.
22:43Qui travaillait.
22:44Et tout ça,
22:45c'est resté...
22:46C'est vrai nodé.
22:48C'est vrai nodé.
22:48C'est resté perdu
22:50dans des bases de données.
22:52Non, mais là,
22:53après, les bases de données,
22:54les péta-octets
22:55et le fait de les sécuriser,
22:56on sait le faire
22:57et je pense que si tu veux,
22:59on sait garder
23:00des péta-octets,
23:01des données de l'ESA,
23:02les données de santé,
23:03ça pèse moins lourd
23:03que des images
23:04qui viennent des satellites.
23:06Après, c'est comment
23:06tu les gardes
23:07et c'est comment
23:07tu les mets
23:08dans les bons bâtiments
23:08qui sont SNC.
23:09Est-ce que tu as l'argent
23:10pour derrière ?
23:11Oui, mais après,
23:12c'est des services
23:13et ça s'installe
23:13en fonction de qui
23:14va les demander.
23:15Mais là,
23:16c'est de l'accès,
23:17c'est connu
23:18et ce n'est pas non plus
23:20si problématique.
23:21Vous n'êtes pas d'accord ?
23:22Je trouve ça bien
23:24que la France l'a,
23:25mais derrière,
23:26c'est...
23:27On est absolument d'accord,
23:29mais ça fait 10 ans,
23:3220 ans
23:32qu'on dit
23:33qu'on n'arrive pas
23:33à développer
23:34des services
23:34français.
23:35Mais moi,
23:35je préfère qu'on investisse
23:36dans des plateformes
23:37de recherche
23:38et qu'on mette l'argent là
23:39et qu'ils aillent taper
23:40dans des bases.
23:40On peut faire les deux.
23:41Oui, mais tes données
23:43de santé,
23:44ce n'est pas n'importe quoi.
23:45Tes données de santé,
23:46ce n'est pas n'importe quoi.
23:47Et la commande publique,
23:48c'est le système américain,
23:50la commande publique
23:51a fait émerger
23:53des start-up,
23:54des petites start-up
23:55qui sont devenues
23:55Google, Microsoft.
23:57C'est la commande publique.
23:59Ça fait 10 ans
24:00que tous les rapports
24:01disent ça.
24:02Il faut que la commande publique
24:03mette du fuel
24:05dedans.
24:07Une fois qu'avec
24:08cette commande publique,
24:09ils auront d'autres marchés
24:10et donc,
24:12ils trouveront de l'argent.
24:13Mais franchement,
24:15la commande publique,
24:15c'est indispensable.
24:17Ouais, ouais.
24:18Bon, écoutez,
24:19on verra bien.
24:21Moi, je suis plutôt
24:22de l'avis de Fanny et d'Anguéran.
24:24Je pense que même
24:25s'il y a des difficultés,
24:26même si on va avoir
24:26un problème d'argent,
24:27il faut qu'on y aille aujourd'hui.
24:29Il faut absolument que...
24:30Les solutions sont...
24:31Elles sont là, les solutions.
24:33Elles sont là.
24:33Oui, oui, oui.
24:34Voilà.
24:35Et tu vas faire...
24:36Et il n'y en a pas qu'une.
24:37Il n'y en a pas qu'une
24:38de solution.
24:39Il y a du choix maintenant.
24:40Moi, j'aurais donné de l'argent
24:41au laboratoire de recherche
24:42à tous ces gens-là
24:43pour développer leur plateforme
24:45pour attaquer les données.
24:46Là, j'aurais lâché de l'argent.
24:47Là, j'aurais lâché de l'argent.
24:48Il faut, il faut, il faut en donner.
24:48Mais derrière,
24:49je ne serais pas battu
24:50sur le fait de stocker
24:51les données sur un cloud,
24:52un machin,
24:53où on verrouille un peu.
24:54C'est bon, quoi.
24:54Faites gaffe,
24:55parce que Fred Simotel,
24:56c'est le prochain livre du numérique.
24:57Et nos données de la DGSX,
25:00on ne sait pas l'en tir.
25:02Parlons-en.
25:02On arrête là.
25:04Petite pause.
25:05Et après, on part dans la Lune
25:10sur la Lune.
25:11Ça, c'est les mauvaises langues.
25:13On va évoquer tout ça
25:14dans une minute
25:15avec Fanny,
25:16avec Anguéran,
25:17avec Frédéric.
25:18Merci d'être là tout de suite.
25:20Tech & Con,
25:21la quotidienne,
25:22le débrief de la tech.
25:25On a quasiment 20 heures
25:26sur BFF Business.
25:28Merci d'être avec nous.
25:29Merci peut-être
25:29de nous rejoindre
25:30à la radio ou à la télé.
25:32Et je vous rappelle
25:32qu'évidemment,
25:33à la fin de cette émission,
25:34vous pouvez retrouver
25:35les replays et les podcasts.
25:37Fanny Bouton est avec nous,
25:39directrice du Quantique
25:40chez OVH Cloud.
25:41Anguéran Renaud,
25:42directeur de la rédaction
25:43de SatelliFact.
25:45Et Frédéric Simotel,
25:46journaliste à BFM Business.
25:48Est-ce que je vais vous mettre
25:49d'accord sur les futurs projets
25:51d'Elon Musk ?
25:52Elon Musk,
25:53qui reporte son projet
25:54d'aller sur Mars.
25:55Eh oui,
25:55parce qu'il s'est rendu compte
25:56que c'était compliqué.
25:57C'est loin.
25:58C'est compliqué,
25:59c'est loin,
25:59les fenêtres de tir.
26:00C'est tous les 26 mois.
26:01Alors, vous ratez une fenêtre de tir,
26:02il faut attendre 26 mois.
26:04Il faut 6 mois pour aller là-bas.
26:05Il faut aller 6 mois
26:06pour aller là-bas.
26:07Et tu ne restes pas 2 jours.
26:09Et pas choper de cancer
26:10en cours de route.
26:11Voilà.
26:12Enfin bon, bref.
26:13Mars, c'est peut-être
26:14un peu trop ambitieux.
26:15Alors, il est un peu trop ambitieux.
26:17Ce n'est pas pour autant
26:17qu'il dit qu'il n'ira jamais
26:18sur Mars,
26:19mais l'horizon est un petit peu
26:21plus éloigné.
26:22En revanche,
26:23il dit que la Lune,
26:24ça c'est jouable.
26:25C'est jouable
26:26et ça peut aller relativement vite.
26:29Son objectif,
26:30c'est de créer
26:31une ville autonome sur la Lune.
26:34Parce que c'est toujours pareil.
26:35L'obsession d'Elon Musk,
26:37c'est d'assurer la pérennité
26:38de l'espèce humaine.
26:39Parce qu'il se dit
26:40qu'on ne sait jamais
26:41ce qui peut arriver.
26:43La Terre explose, etc.
26:45Que va-t-il rester
26:46en fait de l'espèce humaine ?
26:47C'est pour ça qu'il essaie
26:48de trouver une autre base
26:50sur une autre planète.
26:53Juste une remarque.
26:54Si la Terre explose,
26:55la Lune explose aussi.
26:56C'est ce que j'allais te dire.
26:57Effectivement,
26:58autant Mars,
26:59on aurait pu imaginer
27:00que ça va aller.
27:03Mais la Lune dépend de la Terre.
27:05C'est un satellite.
27:06Je pense qu'il veut ça.
27:08Il veut sa base sur la Lune
27:09pour pouvoir montrer
27:10qu'on est capable
27:11de vivre en dehors de la Terre
27:13de façon autonome.
27:14Bon, ça,
27:15ça reste à trouver.
27:15C'est quand même dingue,
27:16c'est-à-dire qu'on puisse vivre
27:16sur une autre planète.
27:17Ça va être sympa.
27:18Voilà.
27:19Qu'est-ce qu'on va rigoler
27:20sur la Lune ?
27:21Après, il va y avoir d'autres sujets
27:22parce qu'il y a de l'hélium
27:23sur la Lune.
27:24Il y a tout un tas de choses
27:24hyper intéressantes
27:25à aller chercher
27:26avec lesquelles
27:27il va pouvoir faire du business.
27:29Donc, je pense qu'en ce moment,
27:30il est en train de rationaliser
27:32et on voit qu'il fait
27:33plein de petits moufs
27:35qu'il ne faisait pas avant
27:36sur ses voitures,
27:38SpaceX, tout ça.
27:40Il regarde sur l'âme
27:41où il y a encore plus d'argent.
27:41Il faudra bien qu'on y arrive un jour
27:42parce que, tu sais,
27:43moi, je suis né
27:45à la fin des années 60.
27:48Moi, j'imaginais qu'en 2000,
27:49ça y est,
27:50on vivrait sur la Lune
27:50avec des voitures volantes
27:52et tout ça.
27:52Donc, il y a bien un moment.
27:54Et là, tu as ton vélo électrique.
27:55Et là, j'ai mon vélo électrique.
27:57Non, mais c'est vrai,
27:58la grande beauté,
27:59c'est que j'avais un vélo électrique.
28:01Ça, tu n'imaginais pas ça
28:02quand tu étais tout petit.
28:03Ou que je peux rouler
28:03avec un TGV à 300 à l'heure.
28:05Bon, après,
28:06il ne faut quand même pas
28:07s'illusionner avec Elon Musk.
28:10Il fait du narratif
28:11pour faire passer
28:13son grand projet
28:14qui est la fusion de SpaceX
28:15et de XAI
28:17qui est gros,
28:18et que le tout
28:20va être emballé.
28:22Ça vaut,
28:22selon les analystes,
28:241250 milliards
28:27et il veut mettre
28:28tout ça en bourse
28:29et élever 50 milliards.
28:32Donc,
28:32il faut enrober tout ça
28:34et une petite histoire
28:35marrante en disant
28:36tiens les gars,
28:37on va faire une ville
28:37sur la Lune.
28:39Ça fait toujours rêver
28:40et les financiers
28:41sont quand même
28:42des grands enfants.
28:42Ils adorent rêver.
28:44Donc, on va leur fourguer
28:45ça en bourse
28:45et il faut une histoire derrière.
28:47C'est un peu comme ça
28:48que je le vois.
28:48Oui, et puis,
28:49il y a aussi quand même
28:50un certain Donald Trump
28:51qui a dit
28:52stop Mars, quoi.
28:54Priorité de la Lune
28:55parce qu'évidemment,
28:55il y a une compétition
28:56avec les Chinois
28:57qui sont à deux doigts
28:58de retourner sur la Lune
29:00et je pense qu'il y a
29:01véritablement cette course
29:02à être le premier
29:03à revenir sur la Lune
29:05et il a dit clairement
29:06Mars, on laisse tomber
29:07et je pense qu'Elon Musk
29:08n'a pas trop d'autre choix aussi
29:10que de mettre en parenthèse
29:12son projet,
29:14même si c'est son objectif final.
29:15Donc, pour l'instant,
29:16répétition sur Mars
29:17pour voir si tout marche
29:18et puis après, voilà.
29:20Sur la Lune.
29:21Oui, oui, c'est vrai.
29:22Sur la Lune.
29:22Sur la Lune.
29:23Sur la Lune.
29:24D'un côté,
29:25on a un projet d'ingénierie
29:26qui est faisable.
29:29On a déjà vu,
29:30ils ont commencé à bâtir
29:31des choses,
29:32même avec la poussière lunaire,
29:33ils font des briques
29:34et puis ensuite,
29:35avec l'impression 3D,
29:36ils font des choses.
29:36On sait qu'il y a
29:37des ressources minières
29:37et tout ça.
29:37On y est déjà allé.
29:39On a des retours.
29:40On sait comment est la Lune.
29:41Le côté humain,
29:42tu as vu ce qui s'est passé
29:43avec les astronautes.
29:44On revient en deux jours.
29:45Ils reviennent en deux jours
29:46s'il y a le moindre problème.
29:48Alors que c'est vrai
29:49que Mars,
29:49c'est un problème logistique,
29:50tu l'as dit,
29:51biologique aussi,
29:52technologique.
29:53Il y a beaucoup d'ambition
29:54derrière tout ça.
29:55Et puis,
29:56il y a le facteur humain
29:57qui est important.
29:58Les ressources aussi,
29:59elles sont exploitables plus tôt.
30:00Si on creuse un peu
30:00et qu'on trouve...
30:01Après, il faut voir le coût
30:02quand même d'exploiter tout ça.
30:04Je pense qu'il y a pas mal
30:04de minerais sur la Terre
30:05avant d'aller chercher,
30:07avant d'aller en chercher
30:08sur la Lune.
30:09Mais enfin bon,
30:10ça fait partie du narratif.
30:12Et puis,
30:13voilà,
30:14la cité lunaire,
30:15ça a une...
30:16On en rêve tous.
30:18Évidemment,
30:19et tout le monde serait subjugué
30:20d'avoir...
30:21Enfin moi,
30:22je trouverais ça
30:24complètement dingue
30:24de mon vivant
30:25de voir une ville...
30:27Une base lunaire.
30:29Une base lunaire.
30:30Cosmos 1999.
30:31Cosmos 1999.
30:33Alors Fanny,
30:34peut-être pas.
30:34Mais...
30:35Oui ?
30:36Si, bien sûr que si.
30:37Oui, c'est...
30:38J'aime que nous quand même.
30:38Oui.
30:39À peine 10 ans.
30:40Oui, mais bon,
30:41quand même.
30:42Il y avait les replays
30:43et j'avais temps X
30:43avec les frères Bogdanoff.
30:45Avec une grosse télé,
30:46je ne sais pas si tu te souviens,
30:47ça faisait rêver.
30:48Et leurs appareils...
30:49Ils se regardaient comme ça,
30:50la dick.
30:51Non, mais t'as
30:51The All Mankind
30:52qui est passé plus récemment.
30:54Non, moi,
30:54ça me fait plus penser
30:55quand même
30:55à la dernière série
30:56Alien Earth
30:58où justement,
30:59tu as, je ne sais plus,
31:00deux ou trois
31:00quadris trillionnaires
31:02qui arrivent à...
31:04qui ont tout le marché
31:05de l'innovation
31:06et justement,
31:07qui se battent
31:07pour aller choper
31:08les espèces aliennes
31:10parce que ça pourrait faire
31:11des superbes armes biologiques.
31:12Donc, des fois,
31:13j'ai l'impression un peu là-dessus.
31:14Et il y a un des personnages
31:15qui fait énormément penser
31:17à Alien Earth.
31:17Alien Earth
31:18qui est la série
31:19dérivée du film Alien
31:20qui est disponible
31:21sur Disney+.
31:22Voilà.
31:22Mais c'est vrai que là-dessus,
31:23il ne faut pas...
31:24Je reviens sur ce que disait
31:25tout à l'heure en guérant.
31:27C'est le narratif de Meuss.
31:28Aujourd'hui, c'est vrai
31:28qu'il y a cette fusion.
31:29Il est concentré dessus.
31:31On en a suffisamment parlé
31:32en replay
31:33si vous voulez découvrir...
31:34Il va gagner beaucoup d'argent avec ça.
31:37On l'a vu,
31:37il y a l'enjeu technologique
31:39de mêler tout ça
31:41et puis de nouveaux services,
31:42etc.
31:43Mais il y a surtout
31:43un enjeu boursier, financier
31:46de dire,
31:46regardez,
31:47ces deux entreprises,
31:48ça va être merveilleux.
31:50Et si je mets un peu
31:51mes batteries derrière,
31:53si je mets derrière mon Optimus
31:54qui aidera les humains
31:56sur la Lune,
31:57voilà, c'est la messédite.
31:58Il y a une belle histoire.
32:00Il s'est écrite,
32:01elle est belle.
32:01Ça en ferait l'homme
32:03vraiment le plus riche du monde.
32:04Oui.
32:05Ça le mettrait loin devant
32:06pendant un certain temps.
32:09Et je pense que ça,
32:10pour son égo,
32:11c'est bon.
32:11Il a voulu la Lune.
32:12On verra si...
32:14On verra de notre vivant
32:16une vie lunaire.
32:17A priori, oui.
32:18Il dit...
32:19À moins qu'on ait des problèmes
32:20dans les deux ou trois prochaines années.
32:22Oui, oui, oui.
32:22C'est vraiment du très court terme.
32:24Oui, c'est jouable.
32:24C'est jouable.
32:25Mais je me méfie
32:25d'aider Elon Musk.
32:27Voilà.
32:272026, on devait être sur Mars.
32:28Oui, oui.
32:30Et puis, ça fait cinq ans
32:31qu'on devait tous rouler
32:32en voiture autonome,
32:32je vous rappelle.
32:33C'est Jean-Yves Le Gall,
32:34l'ancien président de l'ESA,
32:35qui m'avait dit un jour
32:36mais on est sur Mars.
32:37Et hop,
32:38il me sort son téléphone portable,
32:39il se branche
32:40sur une des applications
32:41du...
32:42Oui.
32:43De la NASA ?
32:44Non, non,
32:45de l'ESA.
32:45Et on entend les rovers
32:47qui sont...
32:49Enfin, on est branché
32:50sur les micros
32:51des rovers
32:52qui sont sur Mars
32:53avec un petit délai
32:54de plusieurs minutes
32:55et on entend le vent
32:56sur Mars et tout ça.
32:57Il dit,
32:57oui, on est sur Mars.
32:58On entend ce qui se passe
32:59en ce moment.
33:00Oui, oui.
33:00Il y a 10 minutes sur Mars.
33:01Non, non, mais c'était
33:02une façon de dire,
33:03voilà, quand on avance quand même.
33:04C'est déjà incroyable
33:06mais c'est vrai que là,
33:07les ambitions sont
33:08autrement plus puissantes.
33:12Dans l'actu aussi,
33:13on va revenir
33:14sur Google.
33:16Google,
33:17et on en parlait
33:17fin de semaine dernière,
33:19Fred,
33:19les résultats financiers
33:20de Google
33:20sont incroyables.
33:23Sur Mars.
33:24Stratosphérique.
33:26Et tout va bien
33:28pour Google.
33:28Sauf que,
33:29bah, tout va bien
33:30peut-être pas
33:30parce que,
33:31justement,
33:32cette hégémonie
33:34qu'a Google
33:34d'être numéro 1
33:36sur plein de sujets,
33:37sur la recherche,
33:39le fait d'être aussi
33:40sur le cloud,
33:40sur l'intelligence artificielle,
33:42sur les smartphones,
33:43etc.,
33:43etc.
33:43commence à enquêter
33:44qu'il tenait,
33:45en fait,
33:46le gouvernement américain
33:47qui essaie,
33:48eh bien,
33:49de casser un petit peu
33:51cette toute puissance
33:52de Google.
33:53Ce n'est pas la première fois
33:54que ça s'est passé.
33:56Rappelez-vous,
33:57il y a quelques mois de cela,
33:58ce sujet était au cœur
33:59de l'actualité,
34:00mais il y avait eu
34:00une décision justice
34:02qui protégeait plus ou moins
34:03Google.
34:04C'est-à-dire que Google
34:04n'avait pas été impacté
34:06par tout ça.
34:07Alors,
34:07qui reconnaissait
34:08sa position dominante
34:10et son avis
34:10mais qui ne donnait
34:13pas des remèdes
34:14et le premier remède
34:15était la vente
34:16de crocs.
34:17Mais qu'il n'y avait
34:18aucune obligation.
34:19Il n'y avait aucune obligation
34:20et le gouvernement américain
34:22a trouvé ça
34:22un peu
34:23trop matre.
34:24compliqué.
34:24Le gouvernement fait appel
34:26parce qu'il dit
34:27que ce n'est pas possible
34:27on n'en va pas
34:28exactement.
34:29Et donc là,
34:30on remet sur le tapis
34:32un éventuel démantèlement
34:35de Google.
34:36Alors,
34:37qu'est-ce que ça pourrait dire
34:37un démantèlement de Google ?
34:39Ça veut dire que
34:39pour qu'il soit,
34:41on va dire,
34:43conforme aux exigences
34:44de l'État américain,
34:45il faudrait qu'il se sépare
34:46de certains de ses trésors,
34:47de ses actifs.
34:49Et c'est vrai que sur la table
34:50revient souvent Chrome.
34:51Mais on parle d'Android aussi.
34:52On dit, voilà,
34:53Android pourrait être
34:54finalement cédé aussi
34:57parce qu'il est surtout
34:58les téléphones au monde.
35:00À part iOS,
35:01bien évidemment,
35:02mais ça commence à faire
35:02beaucoup,
35:03beaucoup de monde.
35:04Qu'est-ce que vous en pensez ?
35:05Je pense que c'est
35:06une histoire très longue.
35:08Tu l'as dit,
35:09ça varie.
35:11La justice américaine
35:12a déjà fait
35:13plusieurs enquêtes,
35:15plusieurs décisions.
35:17Ils ne sont jamais allés
35:17jusqu'au bout.
35:19Le gouvernement américain
35:20avait aussi
35:21était allé très...
35:24sous Joe Biden
35:26était allé très loin.
35:27Puis après,
35:27il est revenu.
35:30Je connais mal
35:31le système judiciaire
35:33américain,
35:34mais moi,
35:35j'ai l'impression
35:35qu'il y a quand même
35:36beaucoup d'acteurs
35:36qui s'en mêlent.
35:38Des juridictions locales
35:40comme à Washington
35:42avec le juge
35:44Amit Mehta
35:46qui avait pris cette décision
35:47ou des juridictions fédérales
35:49comme le DOJ
35:50ou des juridictions.
35:52Voilà.
35:52Et jusqu'à présent,
35:54jusqu'à présent,
35:56Google,
35:57qui ne regarde pas
35:58la dépense
35:59pour sa défense
36:00et le lobbying,
36:01a réussi à contrer.
36:02Je dis jusqu'à présent.
36:04Ça ne veut rien dire
36:05sur l'avenir,
36:06mais j'ai un peu
36:07l'impression
36:07que ça n'a jamais été
36:08ni totalement coordonné,
36:11ni totalement jusqu'au bout
36:12et que les gouvernements
36:14américains,
36:14ils ont besoin
36:15de leurs gaffames.
36:20Ils ont besoin,
36:21on l'a vu
36:21dans les discussions,
36:24ils ont des déficits
36:26sur les biens matériels,
36:28des déficits
36:30d'échange,
36:32de commerce extérieur,
36:33pardon,
36:33et ils ont un excédent
36:35sur les biens immatériels
36:36comme le numérique.
36:38À un moment,
36:38ça serait quand même
36:39difficile
36:40de se tirer une balle
36:42dans le pied.
36:42– Oui, après…
36:44– Après, il y a aussi,
36:45excuse-moi,
36:46mais il y a aussi,
36:47comment dirais-je,
36:48je dirais le bien-être
36:50numérique des Américains.
36:51Je ne parle même pas
36:52des autres pays,
36:54mais je veux dire
36:55le gouvernement américain
36:56est là aussi
36:56pour faciliter la vie
36:59numérique des Américains.
37:00Et c'est vrai
37:01qu'aujourd'hui,
37:01cette hégémonie de Google
37:03peut poser des problèmes
37:04de concurrence.
37:07– Mais c'est surtout
37:07que ça coûte très cher maintenant.
37:09Tu veux exister,
37:09tu dois sortir ton carnet de chèques
37:11pour passer par Google.
37:12Après, moi,
37:13là où je trouve
37:13que c'est intéressant,
37:14c'est que c'est en train d'arriver
37:15et on arrive peut-être
37:16au bout de cette histoire,
37:17enfin,
37:18à un moment où Google
37:20commence à être en danger
37:21parce que qu'est-ce qui est
37:23en train de remplacer
37:23le moteur de recherche ?
37:25Combien de gens
37:25commencent à te dire
37:26« je n'ouvre plus Google
37:27pour aller chercher
37:28un site internet,
37:29je lance chez GPT,
37:30je lance Claude,
37:31je vais faire ma demande
37:32à une IA ».
37:33Et c'est intéressant
37:35de voir qu'on se décide
37:36enfin peut-être
37:37à casser tout ça
37:38au moment où
37:39ils risquent de perdre.
37:40– Ça n'a pas baissé.
37:41– Non, pas encore.
37:42– Ce qu'on a vu
37:43dans les chiffres…
37:44– Pas encore, pas encore.
37:46– Non, mais derrière,
37:46ta Gemini,
37:47ils ont déjà compris
37:49le système.
37:49– Alors, ta Gemini,
37:50c'est là où, voilà,
37:51est-ce que Gemini
37:52va prendre le pas
37:53sur les autres ?
37:54– Ils vont verrouiller
37:54les contrats publicitaires ?
37:56– On a vu que Gemini
37:58a rebattu les cartes.
37:59– Avec le grand risque,
38:00et on en a parlé
38:00suffisamment ici,
38:01ce que tu disais Fanny,
38:03c'est non pas tellement
38:03son hégémonie
38:04sur le monde d'avant,
38:06c'est effectivement
38:08sa capacité
38:09à continuer
38:10et à être innovant
38:11sur le monde d'après,
38:12c'est-à-dire le monde
38:13dirigé par l'IA.
38:14On a eu quelques mois
38:16de flottement.
38:17– On pensait qu'ils allaient
38:18aller mal
38:18avec l'histoire des GPU
38:20et leurs choix stratégiques
38:21et puis finalement,
38:22ils arrivent sur les TPU
38:23et ils arrivent
38:23à faire de l'IA quand même.
38:25Donc c'est la suite,
38:26c'est est-ce qu'on démantèle
38:27pas plutôt ces parties IA
38:28du reste,
38:30mais Chrome,
38:31c'est un peu une vaste blague,
38:32c'est un petit truc,
38:32c'est Pinot.
38:33– Parce qu'aujourd'hui,
38:34effectivement,
38:34ils ont intégré
38:35les TPU,
38:38d'accord,
38:38et Gemini
38:40et tout.
38:42Et donc,
38:42effectivement,
38:43c'est plutôt là
38:43qu'il faut regarder.
38:45Et donc là,
38:46la justice qui est lente,
38:48par définition,
38:49va reprendre le temps.
38:49– Bien sûr,
38:50parce que rappelons
38:51qu'à l'époque,
38:51Gemini n'existait pas,
38:52il n'y avait pas cette TG
38:53ou Google dans l'IA.
38:55– Et les GPU,
38:56on en parlait,
38:57très peu,
38:57enfin ça a existé,
38:58on est d'accord.
38:58– On redistribue les cartes.
39:00– Mais on redistribue les cartes.
39:01Et le problème,
39:02c'est que ça va tellement vite
39:03que…
39:03– Mais pour moi,
39:04on n'est plus dans un problème juridique,
39:05on n'est plus dans un problème politique
39:06aujourd'hui.
39:07François le disait
39:08par rapport au numérique utilisé.
39:10Le problème,
39:10c'est qu'il y a un paradoxe,
39:11c'est que soit
39:12la justice américaine
39:14réussit à faire,
39:15soit elle revient
39:16sur ces éléments structurels
39:17et auquel cas,
39:18ça y est,
39:19elle brise un peu
39:20cette hégémonie
39:21en disant
39:21bon les gars,
39:22vous êtes beaux,
39:22vous êtes aussi puissant
39:23que des États,
39:24mais moi je suis quand même là
39:25et je réussis justement,
39:26je propose des remèdes
39:28ou des défis structurels.
39:30Le problème,
39:30c'est que moi,
39:31ce que je vois comme Rix
39:32par rapport à ça,
39:33c'est le scénario,
39:34on est tous d'accord,
39:35un chrome démantelé,
39:36tout ça,
39:37non,
39:38ça ne paraît pas réaliste,
39:40ça serait compliqué,
39:41techniquement,
39:41les consommateurs
39:42y perdraient,
39:43enfin voilà,
39:43ce serait un peu trop radical.
39:44Le deuxième,
39:45c'est que voilà,
39:46on fasse un peu
39:47ce qu'ils font aujourd'hui,
39:48je regardais ça,
39:49les fins des accords
39:50d'exclusivité,
39:51on donne le choix aux gens
39:52ça,
39:53ça paraît un peu plus réaliste
39:54et puis il y a le troisième
39:55qui à mon avis est celui
39:56parce que Google,
39:57ça fait 20 ans
39:58qu'ils ont cette historique,
40:00c'est on va enliser tout ça
40:01et on va continuer
40:02à faire appel contre appel
40:04et là le risque,
40:05voilà,
40:05ils vont continuer à avancer
40:07et puis selon
40:07les départements de justice,
40:09selon les administrations
40:11qui se succéderont,
40:13ils jouent un peu là-dessus
40:15et ça,
40:18ils s'affairent.
40:19Moi,
40:20j'ai plutôt peur
40:20qu'on arrive à un statu quo
40:22de fait,
40:22ce qui serait un peu bête
40:23parce qu'effectivement,
40:24on pourrait dire
40:25tiens,
40:25les TPU,
40:26ce n'est plus de votre domaine,
40:27on pourrait essayer
40:27de séparer un peu
40:28mais ça va être,
40:31je parie plus moi
40:33pour un enlisement
40:34que l'État dit
40:37nous,
40:37on est en train
40:38de regarder,
40:38on bouge,
40:39on est en train
40:39de poursuivre juridiquement,
40:41on a trois contrats,
40:42on a trois procès
40:43ou trois enquêtes
40:44publiques,
40:45tout ça,
40:46on est en train de bouger
40:46mais c'est compliqué,
40:47etc.
40:47et puis Google,
40:49ils savent parfaitement
40:50se défendre.
40:51Donc Chrome,
40:51à votre avis,
40:52ils ne lâcheront pas Chrome ?
40:53Non.
40:53Ce n'est pas dans leur intérêt ?
40:55Pardon,
40:56je voulais revenir
40:56sur ce que tu disais
40:57que le gouvernement américain
40:58était soucieux
40:59de la santé
41:00de ses citoyens,
41:02c'était ça.
41:03Bon,
41:03dans ce cas-là,
41:04ils auraient quand même,
41:05ils refusent
41:06toute régulation
41:07des réseaux sociaux
41:08et toute régulation.
41:09c'est ça le danger.
41:11Là,
41:12aujourd'hui,
41:12l'Espagne en a parlé,
41:16l'Australie en a parlé,
41:17la France en parle,
41:19ça c'est de la régulation,
41:22enfin,
41:23honnêtement,
41:23pour la santé mentale
41:24de nos enfants,
41:26vaut mieux parler
41:27des algos
41:29de recommandations
41:30des réseaux sociaux
41:31que de Chrome.
41:33Franchement,
41:33honnêtement,
41:34mes enfants,
41:35si on l'enlève Chrome,
41:37ça va...
41:37Ils trouveront une autre solution
41:38pour aller sur Internet
41:39et ils en ont deux.
41:39En revanche,
41:40toute la nouvelle génération
41:42qui est accro
41:434 heures par jour
41:44à TikTok
41:45ou à machin,
41:46ça pose des problèmes.
41:47Tout le monde le dit.
41:48Ça pose des problèmes.
41:49Donc,
41:49la vraie régulation,
41:50les vrais sujets,
41:51ils sont là.
41:52Après,
41:53quand on prend un peu de recul,
41:54c'est vrai que Chrome
41:55est quand même
41:55une pièce maîtresse
41:56dans le business model
41:57de Google
41:58parce que c'est un navigateur,
42:00mais il intègre
42:00de manière très subtile
42:01tous les algorithmes
42:03de Google,
42:03les cookies,
42:04etc.
42:04Enfin,
42:04il y a des remontées
42:05d'informations
42:06qui font qu'à mon avis,
42:07Chrome a une vraie valeur.
42:08Et d'ailleurs,
42:09je ne sais pas si vous vous souvenez,
42:10mais quand on avait évoqué
42:11ce sujet qui était sur le tapis
42:12il y a quelques mois de cela,
42:13on avait même eu
42:14de potentiels acquéreurs
42:16de Chrome.
42:16Oui,
42:17par Plexity,
42:17vous les rachetez.
42:19Enfin,
42:19je veux dire,
42:19voilà.
42:20C'est pour ça
42:21que toute cette situation
42:21perd par de ça
42:22parce que le risque là
42:23aujourd'hui,
42:23c'est que ils ont
42:25la recherche,
42:25ils ont le navigateur,
42:28ils ont les données,
42:29l'IA avec Gemini
42:30parce qu'ils prennent de l'avance
42:31et puis on voit
42:31avec tous les milliards
42:32qu'ils ont dit
42:33qu'ils allaient investir
42:33180 milliards dans l'IA
42:35donc ça va encore booster.
42:37Le risque là,
42:38c'est que tu es un acteur
42:39qui,
42:40alors même s'il y a un méta,
42:41OpenAI Microsoft,
42:42Microsoft derrière
42:43et tout ça,
42:44un Amazon
42:44qui est en train
42:45de verrouiller
42:46peut-être la future génération
42:48d'Internet
42:48en disant
42:49ben voilà,
42:49la recherche c'est moi,
42:50l'IA c'est moi,
42:51les données,
42:52je les ai.
42:53Voilà,
42:53non mais attaquez-moi
42:54et puis de toute façon
42:54moi je mettrais toujours
42:55des avocats
42:56et c'est ça qui est paradoxal.
43:00C'est intéressant
43:00parce qu'on voit
43:01que le gouvernement américain
43:02ne lâche pas l'affaire
43:03alors que l'Europe
43:04est moins
43:06je trouve
43:07agressive
43:08sur ce sujet-là.
43:09Non,
43:10elle n'a pas le même angle
43:11de vue
43:12mais
43:12elle n'a pas du tout
43:13le même angle de
43:14mais on pourrait imaginer
43:15c'est l'esprit américain
43:16et l'esprit européen.
43:17Voilà,
43:17c'est ça.
43:18L'Europe,
43:20pour remettre,
43:21ils ont mis
43:21un ensemble de règles
43:23et en plus
43:24des SA,
43:24des MA,
43:25des GA,
43:26enfin tout ce qui est mis
43:27il y a acte
43:28et puis là
43:29l'idée c'est
43:30soit
43:31tu respectes mes règles
43:33et tu peux profiter
43:34de mes 440 millions
43:35de citoyens
43:38soit tu ne les respectes pas
43:39et on peut te virer.
43:40Alors,
43:41voilà,
43:41on est d'accord.
43:42Mais ils n'ont pas
43:43le même,
43:44ils n'ont pas la même vision
43:45qu'une vision purement
43:47antitrust
43:48qui est
43:48c'est trop gros
43:49on va te démanteler.
43:51Ça c'est vraiment
43:52une vision antitrust américaine.
43:53Et puis nous en Europe
43:53on mesure le risque
43:55alors que les Américains
43:57ils mesurent le préjudice
43:58qui se passe après.
43:59Nous on voit
43:59oula,
44:00si ça se passe comme ça
44:00attention,
44:01les Américains
44:02ça se passe comme ça
44:03le préjudice pour le consommateur
44:05pour l'entreprise
44:06c'est ça
44:06c'est là où on agit
44:07on a vraiment
44:08ces deux esprits
44:09ces deux modes de pensée
44:11différents.
44:11Bah tiens,
44:12puisqu'on part de l'Europe
44:12la prochaine régulation
44:14en cours
44:15elle est pour Meta
44:16qui
44:17franchement
44:18ça en serait peut-être
44:18bien passé
44:19c'est suite à une enquête
44:20qui a été ouverte en octobre
44:21la commission européenne
44:22menace de prendre rapidement
44:23des mesures provisoires
44:24contre Meta
44:25si le géant américain
44:26n'applique pas
44:27les règles de la concurrence
44:28notamment concernant
44:30l'IA
44:31parce que vous l'avez
44:32peut-être remarqué
44:33lorsque vous lancez
44:34Whatsapp
44:34Insta
44:35Facebook
44:36vous avez
44:37une petite
44:38un petit logo
44:39qui vous permet
44:41de dialoguer
44:42avec l'IA
44:42de Meta
44:43et en fait
44:44ça commence à énerver
44:46un peu l'Europe
44:47ils disent
44:48ok
44:48qui est votre
44:49IA
44:50il n'y a pas de problème
44:51mais il faut que
44:51les Européens
44:52puissent choisir
44:53d'avoir une autre IA
44:54pourquoi pas
44:55ChatGPT
44:56pourquoi pas
44:56le chat
44:57de Mistral
44:58pourquoi pas
44:59Perplexity
45:00pourquoi pas
45:01Claude
45:02et voilà
45:03là c'est ce qu'on reproche
45:04à Meta
45:05c'est le fait
45:05d'avoir
45:06intégré
45:07dans ces applications
45:08utilisées par des milliards
45:10de personnes
45:10et bien
45:11que l'IA
45:12de Meta
45:13l'IA
45:14notamment
45:14qu'est-ce que vous en pensez
45:17il faut ouvrir
45:18Whatsapp
45:19à ChatGPT
45:20en fait
45:22il y a de marrant
45:22c'est que
45:23c'est un peu
45:23comme si tu as ton iPhone
45:25avec Siri
45:26en effet
45:27on peut commencer
45:27à mixer
45:28des IA
45:28etc
45:29mais
45:29c'est pas évident
45:32parce que
45:32c'est pas bête
45:33qu'on puisse ouvrir
45:34et avoir le choix
45:35peut-être de certaines IA
45:36comme on a le choix
45:36de nos boîtes mail
45:37mais quand on va
45:39sur un site
45:39c'en est systématiquement
45:40avec le chat
45:41du constructeur
45:42parce qu'il est adapté
45:43avec des réponses
45:44spécifiques
45:45et que
45:45c'est déjà compliqué
45:47rien qu'avec une IA
45:48qui a été codée
45:48pour un site spécifique
45:49d'avoir toutes les bonnes réponses
45:50donc voilà
45:51c'est un petit peu
45:53aller loin
45:54après ça peut lancer
45:56des idées
45:57de comment améliorer
45:58tout ça
45:59et aller chercher
46:00en effet
46:01c'est les modèles
46:02qu'il y a derrière
46:02qui sont intéressants
46:03peut-être
46:03quels modèles
46:04on va utiliser
46:05pour entraîner tout ça
46:06mon guérot
46:07je pense qu'effectivement
46:08c'est peut-être pas
46:10la question première
46:13parce qu'il y a
46:15on le voit
46:16on le voit
46:16il y a ceux
46:17qui sont capables
46:18d'avoir à la fois
46:19d'intégrer
46:20l'IA dans leur système
46:21donc Metta
46:22Metta
46:24qui intègre
46:25son IA
46:26dans Whatsapp
46:27et dans Instagram
46:27on vient d'en parler
46:29Google
46:30qui met du Gemini
46:31partout
46:32franchement
46:33c'est absolument partout
46:35et puis
46:36il y a ceux
46:36qui ne sont pas capables
46:37Apple par exemple
46:39et qui a dû
46:40effectivement
46:41
46:41on ne lui a pas demandé
46:42d'ouvrir
46:43il a demandé
46:44Gemini
46:45un accord
46:46avec Google
46:48donc
46:48moi j'ai un peu peur
46:51effectivement
46:51qui est la première
46:52et la deuxième division
46:53et dans la première division
46:56en tant qu'utilisateur
47:00usager
47:02c'est vrai
47:03que ça me fait rire
47:05quand je suis sur X
47:06on me demande
47:07de jouer avec Grox
47:08quand je suis sur
47:10Whatsapp
47:11on me dit
47:11je joue avec
47:12Metta et AI
47:15quand je suis sur
47:16sur mon smartphone
47:18on joue avec Gemini
47:20moi ça ne me dérange pas
47:22en fait
47:22l'Europe joue
47:23sur la toute puissance
47:24de Whatsapp
47:24aujourd'hui
47:25qui est une vraie messagerie
47:26qui a
47:27une force de frappe
47:30qui est quand même
47:31assez impressionnante
47:31ce qui est effectivement
47:32c'est que
47:33d'après ce que j'ai compris
47:35il s'adresse
47:36au marché B2B
47:38aux professionnels
47:39qui utilisent Whatsapp
47:40comme étant
47:41un canal de discussion
47:42avec leurs clients
47:43d'accord
47:44et donc
47:45ils devraient pouvoir
47:46choisir leur IA
47:47moi je pense que
47:48quand on est professionnel
47:49et qu'on veut utiliser
47:50Whatsapp
47:51il faut que ça marche
47:53il faut que ça marche très bien
47:54donc s'il y a
47:55une IA
47:55de mails
47:56si elle était très mauvaise
47:57il faut utiliser
47:58si elle n'est pas mauvaise
48:00pourquoi pas
48:00et quelles données tu passes
48:01et quelles discussions
48:02c'est pas avec toi
48:03c'est mettre Gemini
48:04sur ton Gmail
48:05pour aller piloter
48:06nettoyer tes mails
48:07j'avoue que moi
48:08des fois j'y réfléchis
48:09des fois je fais
48:10qu'est-ce que je l'active
48:11ou pas
48:11j'avoue sur les mails
48:12je ne l'ai toujours pas fait
48:12parce qu'il y a des trucs
48:13ça manque et qu'il
48:14j'ai pensé
48:14ils analysent tous
48:16de la même façon
48:16déjà ils ont les données stockées
48:18mais si en plus
48:18ils commencent à les analyser
48:19ils te l'ont Gemini
48:20sur Google Meet
48:21et ils te font un résumé
48:22sans que tu les demandes
48:23c'est dingue
48:24et puis imagine
48:25si Meta ça se faisait par hasard
48:26derrière t'as Instagram
48:27t'as Facebook
48:28derrière il y a un effet domino
48:30derrière qui serait
48:31pour moi
48:32l'Europe
48:34elle essaie de trouver
48:34elle est en train
48:35de lancer des pics
48:36un peu partout
48:36pour essayer de
48:37un peu mieux maîtriser l'IA
48:38parce qu'elle se dit
48:40on est en train
48:40de laisser partir là
48:41et à la vitesse où ça va
48:42l'IA sera définitivement
48:44américaine
48:44ou peut-être chinoise
48:45mais on n'y arrive pas
48:47donc il y a peut-être
48:48une bataille à avoir
48:49alors pour le coup
48:50je serais plus
48:51pour développer
48:51une alternative
48:52mais moi j'aime bien Spotify
48:55je trouve qu'on devrait
48:55faire leur dire
48:57comment on peut faire
48:58un réseau social avec vous
48:59dis tu aimes bien DISA
49:00parce que je reçois
49:01le DG de DISA
49:01oui oui
49:02il va me croiser
49:06Alexandre derrière
49:08les deux sont européens
49:11sur Spotify
49:12et DISA
49:12je rappelle que Spotify
49:14est dans une source européenne
49:15allons-y
49:16allez on va terminer
49:18tiens on évoquait l'IA
49:18avec ce nouveau modèle
49:20de création vidéo
49:21générée par l'IA
49:22qui bluffe les réseaux sociaux
49:23peut-être en avez-vous
49:24entendu parler
49:25il s'agit de
49:25Seedance 2.0
49:27cette nouvelle version
49:28a été lancée
49:28il y a seulement deux jours
49:29par Bydance
49:30l'entreprise chinoise
49:32qui a créé TikTok
49:32remplons-le
49:33une IA qui n'est pour le moment
49:34pas disponible en dehors de Chine
49:35Paul Wanand nous explique tout ça
49:37et puis on revient juste après
49:38un enfant en plein vol
49:40sur le dos d'un dragon
49:41atterrit sur une plage
49:43les graphismes et l'ambiance sonore
49:44sont au rendez-vous
49:45on se croirait au cinéma
49:46mais ce sont bien des images
49:47générées par la nouvelle IA
49:49Seedance 2.0
49:50par rapport à sa version précédente
49:51elle a fait un pas de géant
49:53l'image étant très haute résolution
49:54plusieurs plans d'un même personnage
49:56sont générés en une seule fois
49:57le prompt adhère aussi
49:58de façon plus précise
49:59à une demande textuelle
50:00sonore et visuelle
50:01et les visages et expressions
50:03des personnages
50:03sont plus cohérents
50:04d'un plan à l'autre
50:05au point que pour les spécialistes
50:06Seedance 2.0 est le modèle
50:08de génération vidéo par IA
50:10le plus avancé
50:11il surpasse Sora 2.0
50:12d'OpenAI
50:13et VO 3.1 de Google
50:14le monde du cinéma
50:15s'inquiète déjà
50:16des progrès de Seedance
50:18Seedance 2.0
50:19est le seul modèle
50:20qui me fait vraiment peur
50:21tous les emplois
50:22dans l'industrie du cinéma
50:23vont littéralement disparaître
50:24lance par exemple
50:25le réalisateur chinois
50:26Wanglu
50:27ByteDance
50:27n'a pas encore annoncé
50:29d'ouverture à l'international
50:30mais ça ne saurait tarder
50:32la version 1.5
50:33est déjà disponible
50:34dans le monde entier
50:35voilà si vous êtes avec nous
50:37à la télé
50:37vous avez peut-être vu
50:38ces images
50:39qui sont impressionnantes
50:40alors à la radio
50:41voilà on a eu des images
50:43une qualité cinématographique
50:44qui ont été générées
50:46par l'IA
50:46et tous les trois mois
50:48on est encore plus bluffé
50:49que les précédentes
50:51présentations
50:52on a eu
50:54on a eu
50:54donc VO
50:56VO3
50:57SORA 2
50:58SORA 2
50:59chez OpenAI
51:00et donc là
51:01Seedance 2.0
51:04de la part du chinois
51:05Bydence
51:06qui
51:06et alors c'est intéressant
51:08parce que vous avez vu
51:08il y a un cinéaste chinois
51:09qui dit
51:10si ça continue comme ça
51:11ça va complètement
51:12démenter l'industrie du cinéma
51:14parce que
51:15effectivement
51:15et on le dit à chaque fois
51:17si petit à petit
51:18ça progresse
51:19et qu'on arrive à avoir
51:20des images
51:20de qualité cinématographique
51:21avec un prompt
51:22Avatar
51:23ce que tu nous as montré
51:24c'est Avatar
51:24c'est ça
51:25j'aimerais avoir
51:27votre point de vue
51:27là dessus
51:27pour terminer
51:28encore une fois
51:30la toute puissance
51:31de la Chine
51:31en termes d'IA
51:32comme tu dis
51:35ça passe de l'un
51:36à l'autre
51:36mais c'est une guerre
51:38qui s'est lancée
51:39je pense que
51:39dans trois mois
51:40ce sera peut-être
51:41de nouveau
51:41une IA américaine
51:42mais la Chine
51:43est dans la course
51:44mais la Chine
51:45est très bien
51:46dans la course
51:46cherche un acteur européen
51:49il va avoir du mal
51:50non mais ça je suis d'accord
51:51après tu vois bien
51:53c'est justement
51:53les américains
51:54consomment des technos
51:55américaines
51:56les asiatiques
51:56consomment les technos
51:57chinoises
51:58et nous on est au milieu
51:59avec pas grand chose
52:00mais n'empêche que
52:01eux ils consomment
52:02chacun de leur côté
52:03leur propre techno
52:03et ils avancent bien
52:05des deux côtés
52:06ce qu'il y a d'intéressant
52:07en effet
52:07c'est ce que tu dis
52:08c'est que ça remodèle
52:09le milieu du cinéma
52:10ça va remodeler aussi
52:11le jeu vidéo
52:13parce que ce type
52:14de cinématique
52:14ça sert aussi
52:15derrière
52:15aux jeux vidéo
52:17et ça rebat les cartes
52:18pour tout un tas
52:19de domaines
52:20et ça va changer
52:20ça enlève encore
52:21plein de métiers
52:22ça on est clair
52:23là dessus aussi
52:24moi je serais
52:25les métiers
52:25de création du vieil
52:26là c'est
52:27on parlait de
52:28Sam Altman
52:29alerte rouge
52:30je mettrais alerte rouge
52:31vraiment je mettrais
52:32là tous mes métiers
52:33et je dirais
52:34bon lesquels sont
52:35automatisables
52:35ok ça c'est automatisable
52:36lesquels
52:37il va falloir
52:38qu'on reforme les gens
52:39qu'on les fasse monter
52:41en compétence
52:42lesquels
52:43il faut qu'ils s'adaptent
52:43qu'ils sont un peu
52:44vraiment je serais
52:46les studios de création
52:47dans cette référence
52:49
52:49je trouve que
52:51aujourd'hui
52:52même certains
52:53qui viennent ici
52:54je trouve que tout le monde
52:54alors on n'a pas
52:55évidemment ici
52:55c'est pas des grands
52:56grands studios américains
52:57mais je trouve qu'on est
52:57un peu attentiste
52:58et lorsqu'on était
53:00au CES avec François
53:01j'assistais à une conférence
53:02à un moment au CES
53:05avec des
53:05visiblement qui étaient
53:06assez connus
53:07des scénaristes
53:08et tout ça
53:08ils sont à fond
53:09le type a dit
53:10mais moi j'ai quitté
53:11Warner
53:11tout le monde
53:12visiblement c'était
53:13une des stars
53:14son nom m'échappe
53:14mais il a dit
53:15j'ai quitté Warner
53:16on fait à peu près
53:17la même chose
53:17on est trois
53:18on est trois
53:19parce qu'on utilise l'IA
53:20alors les gens disaient
53:21oui mais les développeurs
53:22mais les développeurs
53:23on va en embaucher plein
53:24parce qu'on va avoir
53:24plein de projets
53:25mais justement
53:26il faut qu'on repense
53:28tout ça
53:28et je pense qu'aujourd'hui
53:29cette industrie
53:30elle est en train de
53:31prendre ça
53:32oui oui
53:32mais enfin
53:33elle ne prend pas
53:34c'est sérieux
53:35elle a fait
53:37elle a fait quand même
53:37grève
53:38elle a fait quand même
53:39grève Hollywood
53:39Hollywood
53:40t'as raison
53:42ils ont fait
53:42il a fait grève
53:45ce sont les scénaristes
53:46et les comédiens
53:47c'est les premiers
53:49à être
53:49en attendant
53:50moi je pense que c'est
53:51alors on parle du monde
53:51du cinéma
53:52mais c'est le monde
53:53des développeurs
53:54avec le vibe coding
53:55c'est tout le monde
53:56doit revoir
53:57et nous-mêmes
53:58et les journalistes
53:58en plateau
53:59tout le monde doit revoir
54:00comment il va bosser
54:02dans le futur
54:02parce que les cartes
54:04sont rebattues
54:04est-ce qu'on va garder
54:05cette puissance
54:06est-ce que ça va
54:06être amortissable
54:08financièrement
54:09toute cette technologie
54:10aussi
54:10plutôt que le travail humain
54:12là moi j'ai encore des doutes
54:13j'attends de voir
54:14comment on va rentabiliser
54:15ce que l'IA n'a pas encore
54:17les chinois c'est un dollar
54:18le token
54:19pour certains
54:20ouais ouais
54:20mais bon voilà
54:21mais t'as la créativité
54:22mais par contre
54:22si tu sais pas prompter
54:23si tu sais pas vibe coder
54:25si tu sais pas
54:26être créatif
54:27et savoir
54:28mettre ce que t'as
54:29dans ta tête
54:30c'est là où en effet
54:31tu vas avoir des problèmes
54:32parce qu'il y a
54:33tout un tas de métiers
54:33compensés non détrônables
54:35qui sont en train
54:36d'être détrôlés
54:36mais c'est l'évolution
54:38des métiers
54:39si on remplace
54:40un showrunner
54:41qui était chez Warner
54:42ou n'importe qui
54:43chez HBO
54:44qui a quand même fait
54:45des séries
54:46assez extraordinaires
54:47par un type
54:47qui prompte
54:49bah on verra
54:51on verra
54:52et puis après
54:52après ce qui
54:54le moment
54:55où la série
54:57d'un showrunner
54:58et la série
54:58d'un développeur
54:59prompteur
55:00seront sur une même
55:01plateforme
55:01HBO Max
55:03ou Netflix
55:04on verra
55:05la différence
55:06ça a déjà commencé
55:08le prompteur
55:09il t'auras son design
55:10prompteur
55:11t'auras son design
55:12curateur
55:12et AI prompteur
55:13enfin tu vois
55:13tous ces métiers là
55:14il faut juste les voir
55:16comme des simples prompteurs
55:17leur métier est en train
55:18de se transformer
55:19même eux
55:19on est d'accord
55:21aujourd'hui
55:21on a sur une même plateforme
55:22des bonnes séries
55:23et des mauvaises séries
55:24on aura
55:25des bonnes séries
55:26et des mauvaises séries
55:27après il faut quand même
55:29un peu de talent
55:30quand même
55:30non ?
55:30oui mais regarde
55:31ils analysent déjà
55:32les données
55:33on avait vu
55:33avec Matt Damon
55:34c'est comment on choisit
55:37les séquences
55:38et ça se fait par IA
55:39par analyse de données
55:40et donc tu n'as plus besoin
55:41d'un showrunner
55:41pour analyser ça
55:42c'est terrible
55:43je pense qu'en premier lieu
55:44c'est tous ces grands studios
55:45d'effets spéciaux
55:45qui doivent se poser
55:47des questions
55:47parce qu'effectivement
55:49un effet spécial
55:51qui était
55:51je ne sais pas moi
55:52dans un Star Wars
55:54devait coûter
55:54des millions de dollars
55:55
55:56le coût
55:58des effets spéciaux
56:00va drastiquement baisser
56:01avec surtout
56:02des qualités
56:03photoréalistes
56:04c'est ça le truc
56:05mais bon
56:05là encore
56:07je suis persuadé
56:09que d'ici l'année prochaine
56:10ou cette année
56:10on aura un film
56:11qui sera totalement
56:12je suis persuadé
56:14qu'il y a un studio
56:15hollywoodien
56:16qui bosse
56:16sur un film
56:17100% créé
56:19grâce à l'IA
56:19ils sont en train
56:21de faire migrer
56:22leurs équipes
56:22mais bien sûr
56:22simplement pour faire
56:23un coup de com'
56:24James Cameron
56:25est venu présenter
56:26Avatar 3
56:27à Paris
56:28il avait dit
56:29moi je tourne
56:29en image réelle
56:31et je n'utilise pas l'IA
56:33James Cameron
56:33il vient encore
56:34de faire
56:35alors c'est
56:35le
56:36Avatar 3
56:38c'est moins
56:38qu'Avatar 2
56:39mais c'est quand même
56:40il va arriver
56:42à 2 milliards
56:43de dollars
56:44de recettes
56:45peut-être que
56:46le petit film
56:46chinois
56:47ou américain
56:48il va faire
56:48zéro recette
56:49parce que tu auras
56:49un James Cameron
56:50qui va utiliser
56:50ces technologies
56:51il a dit qu'il le va
56:53là-bas
56:53mais peut-être
56:53qu'il le fera
56:54attention parce que
56:55moi j'ai un bouton
56:56d'effet spéciaux
56:56je vous fais disparaître
56:57du plateau
56:58qui nous fait peur
56:59on peut revenir
57:01on peut revenir
57:03on peut répliquer
57:04mes données de santé
57:05nananère
57:06merci à tous les trois
57:08c'était top
57:08merci beaucoup Fanny
57:09avec plaisir
57:10Fanny Bouton
57:11directrice du quantique
57:12chez OVH Cloud
57:13Anguéran Renaud
57:14directeur de la rédaction
57:15de Satilifax
57:15merci Anguéran
57:16et merci à Frédéric Simotel
57:18que je retrouve demain
57:19et puis notez que
57:21mercredi spécial robotique
57:22et jeudi on sera à Cannes
57:24pour un grand salon
57:25des experts robotiques
57:25sur le plateau
57:26c'est super
57:27voilà ça va être top
57:28on a plein de trucs
57:29à vous raconter
57:29on aura l'occasion
57:30de en reparler
57:30et vous restez avec nous
57:31dans un instant
57:32dernière partie de ce Tech & Co
57:33avec mon invité
57:35je reçois Alexis Lanternier
57:36qui est le CEO
57:38de Deezer
57:39Deezer qui
57:40et bien essaie
57:41de se démarquer
57:41de ses autres
57:43concurrents
57:44on va dire
57:45de streaming
57:45par la chasse
57:46au titre IA
57:47et le DG Deezer
57:49va nous expliquer
57:49comment ils font
57:50et puis on parlera aussi
57:51de l'actualité
57:52du streaming audio
57:53d'une manière générale
57:54à tout de suite
57:54on revient dans un instant
57:55avec Léa Benahim
57:56pour le Tech Flash
57:57et le DG Deezer
57:59et le DG Deezer
57:59et le DG Deezer
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