- il y a 6 mois
Ovni, complot ou manœuvre militaire ? Roswell reste le plus grand "cold case" du XXème siècle. Jean-Jacques Velasco, ancien directeur du Groupe d'études des phénomènes aérospatiaux non identifiés, présente l'enquête la plus poussée et la plus détaillée à ce jour sur le mystérieux crash du 8 juillet 1947. Quatre-vingts ans après la fameuse affaire qui rendit mondialement célèbre la ville de Roswell aux Etats-Unis, l'invité de TVL fait enfin la lumière sur l'un des plus grands mystères de notre époque en s'appuyant sur les méthodes d'investigation et d'analyse du célèbre GEPAN qu'il a lui- même dirigé pendant plus de vingt ans.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans notre Zoom et bonjour à notre invité Jean-Jacques Velasco.
00:12Bonjour.
00:12Bonjour monsieur. Vous êtes ingénieur diplômé de l'école d'optique de Paris.
00:18Vous avez travaillé au CNES, le Centre National d'Études Spatiales, avant de rejoindre le GEPAN,
00:24groupe d'études des phénomènes aérospatiaux non identifiés.
00:29Vous êtes devenu, donc vous êtes devenu le directeur entre 1983 et 2004.
00:35Votre expérience fait de vous l'un des premiers experts mondiaux sur la question des ovnis.
00:41Et vous publiez l'ouvrage que voici chez Guy Trédaniel, éditeur Roswell,
00:47l'enquête qui change tout ouvrage post-facé par Alain Juillet,
00:53ancien directeur des renseignements de la DGSE.
00:56Alors, Jean-Jacques Velasco, votre travail, débuté en 1978, vous a permis,
01:04et je vous cite en substance, d'affirmer que les forces américaines,
01:07les forces armées exactement, ont récupéré un artefact dont l'origine et la nature,
01:13probablement exogènes, les ont amenés à maintenir le secret sur leur découverte.
01:20L'histoire commence entre la nuit du 2 et du 3 juillet 1947 dans la petite ville de Roswell, au Nouveau-Mexique,
01:30avec une observation par un couple d'Américains, elle est Wilmot.
01:35Est-ce que vous pouvez revenir sur ce qu'ils déclarent avoir vu ?
01:39– Oui, cette fameuse nuit, effectivement, du 2 au 3 juillet 1947,
01:48en fait, ces personnes vont être témoins d'un phénomène qui s'est dérouillé dans le ciel
01:53et qui va leur faire, sans doute, rapporter ce qu'ils ont vu auprès d'un journal local,
02:00le Roswell Daily Record, qui va donc s'additionner au fait que, dans ce même journal,
02:10il avait été déclaré, officiellement par le correspondant communication de la base, Walter Roth,
02:19qui était un officier, que l'armée américaine avait récupéré une soucoupe volante.
02:23– Mais ce qu'apporte ce témoignage du couple Wilmot, c'est qu'ils vont décrire très précisément
02:30ce qu'ils ont observé comme étant un objet massif qui a traversé le ciel
02:36et qui est en concordance totale avec ce qui a été rapporté par la suite,
02:42là où on a trouvé, effectivement, des débris d'un énorme objet.
02:45– Un objet, dites-vous, entre 50 et 100 mètres de diamètre
02:50qui va se crasher dans le ranch Foster ?
02:53– Absolument, pourquoi cette dimension ?
02:56Parce qu'eux vont le décrire comme étant un objet qui fait une dimension de 4 à 5 mètres,
03:00or ils sont à 40 kilomètres.
03:02Et un objet de 4 à 5 mètres à 40 kilomètres, quand on fait le rapport,
03:05on tombe sur un objet qui est gigantesque.
03:07Mais là, ne s'arrête pas leur observation,
03:09parce qu'ils décrivent aussi la durée, la trajectoire.
03:12Et la durée est de l'ordre de 40 à 50 secondes.
03:16Et quand on sait qu'un objet qui, sur un champ de vision de 100 kilomètres,
03:20se déplace pendant une quarantaine ou une cinquantaine de secondes,
03:24ça veut dire qu'on est dans le domaine des hyper-vélocités.
03:28C'est-à-dire que l'objet en question, d'après les calculs qu'on a pu faire
03:32par rapport à son témoignage, se déplaçait de l'ordre de plus de 7 000 km heure.
03:36Et quand on rajoute leur observation avec les témoins qui ont fait état de la trace
03:42qui avait été provoquée au moment du crash,
03:45on s'aperçoit que ça correspond tout à fait au niveau des dimensions.
03:47puisque l'objet a fait un sillon sur le sol d'à peu près 200 à 400 mètres de longueur
03:53et qu'en plus, il a fait une empreinte au moment de l'explosion
03:56qui correspond au diamètre qui avait été perçu par le couple Wilmot.
04:00C'est-à-dire que là, on a une corrélation entre l'observation
04:04et l'empreinte qui a été faite sur le sol.
04:06Alors, vous proposez votre scénario du crash, ou plutôt des crashs,
04:11puisque ce que vous appelez l'objet principal a éjecté une navette de sauvetage
04:17en forme d'œuf de la taille d'une grosse voiture avant de s'écraser.
04:22Alors, ça c'est tout à fait cohérent, à la fois avec la trajectoire,
04:25mais aussi avec les témoignages qui ont été recueillis,
04:29puisqu'il y a sur cette même trajectoire la présence d'un petit objet
04:34qui a été récupéré, au cours duquel un groupe d'archéologues
04:39qui passait par hasard s'est trouvé confronté.
04:43Et là, quand ils ont vu cet objet, ils ont été étonnés
04:47et ils ont envoyé immédiatement un étudiant
04:49pour essayer de téléphoner au shérif de la ville
04:51de manière à essayer d'entreprendre un sauvetage
04:55de ce qu'ils pensaient être un accident d'avion.
04:59Alors, après ces crashs, les forces armées américaines alertées
05:03vont venir récupérer des matériaux, des débris,
05:07et dites-vous, des corps, deux ou trois,
05:11ainsi qu'un probable survivant.
05:13Alors, est-ce qu'on peut commencer par ces corps
05:15et ce survivant, excusez-moi,
05:20plus d'une dizaine de témoins ont décrit
05:23comme d'apparence singulière.
05:25Oui, alors, exactement 12 témoins
05:27qui ont été rapportés par des témoins
05:30qui ont constaté soit sur les lieux,
05:33comme des militaires, qui l'ont constaté,
05:37soit par hasard un peintre en bâtiment, par exemple,
05:40qui se trouvait ce jour-là en train de repeindre une sassade,
05:43voient arriver devant l'hôpital
05:45des soldats qui étaient accompagnés par un petit être
05:49qui, en fait, est rentré dans l'hôpital.
05:53Et il s'avère qu'un certain nombre d'autres témoins
05:56qui sont allés par la suite observer dans un hangar
06:01où il y avait à la fois l'objet et des corps
06:04qui étaient sur des chariots,
06:08en fait, ils ont observé un certain nombre de corps
06:10qui ont été décrits comme des êtres
06:12qui étaient anthropomorphes,
06:14qui étaient de petites dimensions
06:15et qui avaient à peu près les mêmes caractéristiques
06:18que les humains, sauf qu'ils avaient une tête
06:21un peu plus volumineuse.
06:23En général, ils avaient des yeux en forme d'amande,
06:25d'où un peu l'image qu'on a aujourd'hui
06:27de ce qu'on dit, les petits extraterrestres,
06:29les petits hommes verts,
06:30mais qui ressemblait tout à fait
06:31à la description qu'en ont fait tous ces témoins.
06:33– Ils ont vu ces gens,
06:35un petit être pénétré dans un hôpital
06:38avec des soldats.
06:39– Absolument, et ça c'est un témoignage
06:41qui a été recueilli et qui est très clair,
06:44mais il vient se rajouter à d'autres témoignages
06:48qui ne sont pas effectivement similaires
06:50au niveau du fait d'avoir vu un être vivant
06:54qui a pénétré à l'hôpital,
06:56mais qui ont vu effectivement les corps.
06:58Les corps ont même été autopsiés.
06:59Il y a eu une préautopsie qui a été faite par un docteur,
07:01on connaît le nom,
07:02et il a parfaitement décrit dans sa description
07:06de son autopsie les caractéristiques de ces êtres.
07:09– Alors, pendant qu'on parle de l'autopsie de ce corps,
07:13de ces corps,
07:14il y avait dans les années 90 une vidéo
07:16qui a circulé dans les médias.
07:19Qu'est-ce que vous en pensez de cela ?
07:20– Alors, j'ai participé en fait à la projection de ce film.
07:25Et tout de suite, je me suis posé la question,
07:27mais d'ailleurs le CNES m'avait envoyé en mission
07:29pour essayer d'avoir des informations sur cette affaire
07:32qui était vraiment exceptionnelle,
07:34puisque là on indiquait qu'en fait
07:36on avait un extraterrestre qui était autopsié.
07:39La réalité est toute autre.
07:41La réalité c'est que le corps qui a été autopsié
07:44ne correspondait pas du tout à ce qui a été observé à Roswell.
07:47Pourquoi ? Parce qu'à Roswell,
07:49les gens qui ont décrit les corps,
07:50et il y en a beaucoup, des observateurs qui l'ont fait,
07:53ont décrit que ces corps possédaient une main avec quatre doigts.
08:00Or dans le film, en question, il y a six doigts.
08:02– Alors, est-ce que ça pose la question de Roswell ?
08:06Oui, ça pose la question de Roswell,
08:07parce que le film était indiqué Roswell en dessous.
08:10Mais c'est certainement un montage qui a été fait.
08:12– Donc c'est un faux alors ?
08:14– Non, ce n'est pas forcément un faux.
08:15Il y a des tas de gens qui ont émis les hypothèses sur un faux
08:18en disant, oui, c'est une momie en plastique qu'on a autopsié.
08:21Mais ce n'est pas vrai du tout.
08:23Vous avez par exemple des médecins qui se sont penchés sur cette affaire
08:26et qui ont dit qu'on avait affaire à un corps qui était autopsié.
08:32En particulier, un médecin qui s'appelle le Dr Brown,
08:35qui avait été invité d'ailleurs par un journaliste qu'ils appelaient Jacques Pradel,
08:38et qui avait décrit l'autopsie comme étant une autopsie tout à fait réelle.
08:42Les instruments correspondaient aux instruments de l'époque.
08:45La seule différence, c'est que la question que je me pose,
08:48c'est est-ce que ce film n'est pas celui d'une autre autopsie,
08:50d'une autre autopsie qui n'a rien à voir avec Roswell ?
08:55Ça, c'est ma conclusion.
08:57Maintenant, il est possible qu'il y ait eu d'autres affaires similaires.
09:00Mais comme on est dans un climat aussi, je dirais, de désinformation,
09:07et là, c'est clairement un climat de désinformation active
09:12qui fait qu'on amplifie en fait quelque chose
09:15de manière à discréditer la réalité d'une autre chose.
09:19Comme on va dans le sens inverse quand on dit que, par exemple,
09:21Roswell, c'est des ballons hétérologiques.
09:23C'est exactement la même chose.
09:24En fait, il y a beaucoup d'éléments qui permettent d'accréditer
09:29quand même l'existence de ces petits êtres
09:32qui accompagnaient le crash de cette ovni.
09:35Alors, concernant maintenant les objets et les débris
09:38qui ont été retrouvés sur le lieu des crashes,
09:41on ne va peut-être pas pouvoir parler de tout,
09:43mais en tout cas, vous parlez du matériel, une coque en nitinol,
09:49un mélange de nickel et de titane.
09:52Et puis, expliquez-nous ce que c'est.
09:54Et puis aussi, on va parler du système de propulsion de cet engin.
09:58Absolument.
09:58Alors, pour en venir au fait au débris,
10:01les gens ont été confrontés à quelque chose d'assez extraordinaire.
10:04Quand ils avaient entre les mains ces matériaux,
10:08ils avaient des caractéristiques mécaniques tout à fait étonnantes.
10:11En particulier, le fait que quand on les pliait,
10:14ils revenaient dans leur forme initiale.
10:16Les feuilles très minces,
10:17qui ressemblaient un peu à du papier d'aluminium
10:19qu'on utilise dans la cuisine,
10:20vous les froissiez,
10:21et à ce moment-là, elles redevenaient spéculaires.
10:23C'est-à-dire qu'elles n'étaient présentées aucun signe.
10:26Le témoin principal, le fameux Mac Brazel,
10:29qui était donc le fermier qui a récupéré dans son champ tous ces débris,
10:35il expliquait qu'il en avait pris un morceau,
10:37qu'il mettait dans son pick-up,
10:39et avec un fusil, il tirait pour le montrer à ses amis ce qu'il y se passait.
10:42Et en fait, quand l'objet était percuté par la balle,
10:47l'objet n'avait aucune trace.
10:49Donc, c'était un métal qui avait des caractéristiques tout à fait étonnantes.
10:52Il s'avère que ces matériaux ont été ensuite exploités au niveau d'une analyse.
10:58C'est ce qu'on appelle la rétro-ingénierie.
10:59Et donc, le colonel Corso, qui a écrit un livre sur cet ouvrage,
11:03a été un de ceux qui a indiqué, puisqu'il avait travaillé sur le sujet,
11:08qu'on ait utilisé ces métaux dans le cadre de nos activités actuelles,
11:14par exemple en aéronautique.
11:15Le tungstène, surtout le titane.
11:22Le titane qui était un métal qu'on savait être parmi les métaux qui existaient,
11:27mais qu'on n'avait pas encore exploité sur le plan industriel.
11:30Or, il s'avère qu'avec le développement des instruments,
11:34on a pu répartir tout à fait, entre le titane et le nickel,
11:41la proportion des deux métaux.
11:43Et on a réussi à reproduire certaines caractéristiques
11:46de ce fameux métal qu'on appelle le nitinol.
11:48Et figurez-vous que, comme beaucoup de gens,
11:52j'ai été opéré au niveau de mon cœur,
11:56on m'a posé un stène.
11:59Et j'ai posé la question au chirurgien,
12:03en lui demandant, mais vous savez en quoi c'est fait le stène ?
12:06Il me dit un nitinol.
12:08Et à ce moment-là, bien sûr, je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire,
12:10mais vous savez que c'est probablement quelque chose qui date de 1947.
12:15Probablement, vous dites ?
12:16Probablement, mais bien entendu, je n'ai pas encore la preuve absolue.
12:18Mais pourquoi on le sait ?
12:21Parce que vous avez des enquêteurs américains
12:23qui ont fait une enquête,
12:25qui se sont servis des documents déclassifiés
12:27dans le cadre d'une loi qui s'appelle la FOIA,
12:29et qui ont permis de remonter jusqu'à la source
12:33où on a récupéré les débris,
12:36et on les a par le biais du complexe militaro-industriel,
12:40on a en fait utilisé tout le complexe militaro-industriel
12:45pour pouvoir en fait exploiter ces matériaux.
12:49C'est ainsi qu'on a fait des développements dans l'électronique,
12:52on a fait des développements dans les fibres optiques, par exemple,
12:56à partir de ce qu'on a considéré comme des fils de pêche à l'époque.
12:59Et donc, si vous voulez, la rétro-engineering qui a été communiquée
13:02par le colonel Corso, elle permet aujourd'hui de dire,
13:05ben oui, qu'on a utilisé une grande part de ce qui a été trouvé à Roswell
13:08pour le développement de technologies à utiliser actuellement.
13:12Et alors, sur le système de propulsion de cet engin,
13:15vous expliquez qu'il relèverait de ce que l'on appelle
13:18la magnéto-hydrodynamique.
13:21Qu'est-ce que c'est que ça ?
13:22Alors ça, c'est un des aspects, peut-être, qui permet de comprendre
13:25pourquoi ces objets qui se déplacent à des vitesses hypersoniques
13:29ne génèrent pas de bruit.
13:33Hypersoniques, c'est-à-dire au-delà de 1200 km heure.
13:36J'explique dans le livre en particulier les trois domaines
13:38dans lesquels se déplacent les avions.
13:41Donc, le domaine hypersonique étant celui au-delà du mur du son
13:44qui a été franchi seulement en 1947, je crois, au mois d'octobre,
13:50aux Etats-Unis.
13:50Et donc, à cette époque-là...
13:52Donc, juste après ?
13:53Eh oui, juste après, bien évidemment, juste après.
13:57Quand Kenneth Carnot fait son observation au-dessus du Mont-Régnier,
14:02il voit des objets, il mesure la vitesse de ces objets,
14:04il se déplaçait à 1800 km heure, c'était incompréhensible.
14:08Donc là, alors pourquoi la magnéto-hydrodynamique ?
14:11Parce qu'on sait aujourd'hui qu'en associant des champs électriques
14:13et magnétiques très puissants, selon les lois de la physique de la place,
14:17où en fait, on crée un espèce de vide autour de l'objet.
14:21Et ça lui permet de se déplacer...
14:23Sans frottement dans l'air.
14:24Sans frottement dans l'air.
14:25Donc, d'enlever, en fait, tout ce qui peut apparaître comme étant des traînées.
14:30Et donc, c'est le domaine dans lequel ils travaillent, les Américains, et les Russes aussi.
14:37Mais le problème, ça n'explique pas la propulsion.
14:39Parce que pour défiler les lois de la gravité,
14:41comme on a l'air de le penser avec ces objets, il faut autre chose.
14:45Et je pense qu'on n'a pas encore trouvé ni l'énergie, ni le système de propulsion.
14:51Et c'est peut-être une des raisons pour lesquelles le secret reste encore entier.
14:54– Alors, Jean-Jacques Velasco, est-ce que vous pouvez expliquer les causes de ce crash ?
15:01Et surtout, pourquoi cet endroit précis aux États-Unis ?
15:04– Alors, Roswell, ce n'est pas n'importe quel endroit.
15:07Roswell, ça fait partie d'un triangle, ce que j'appelle le triangle d'or,
15:11autour duquel on a tout ce qui concerne, en fait,
15:15le domaine de la stratégie du nucléaire et des vecteurs qui vont avec.
15:20Vous avez, dans un périmètre d'à peu près 200 kilomètres,
15:24le Salamos, là où la bombe atomique a été développée.
15:27Vous avez les bases de Kirtland, de Santia, qui sont à Albuquerque.
15:30Et vous avez Watsand, dans lequel Van Braun effectuait les lancements de V2,
15:36qui étaient récupérés dans le cadre des opérations de récupération des V2.
15:41– De la Seconde Guerre mondiale, oui, ces missiles.
15:43– Exactement.
15:44– Et donc, dans cette partie-là, on s'aperçoit que la plupart des cas d'observation,
15:51je dis bien d'ovnis, et pas de pannes,
15:54parce que je suis bien distinguant entre les ovnis et les pannes,
15:57sachant que les pannes, c'est une observation visuelle,
16:00alors que les ovnis, c'est lorsqu'on a une acquisition par des instruments physiques,
16:04radars ou des traces, puisque le cas, apparemment, le cas de Roswell,
16:08c'est un cas qu'on peut considérer comme un cas d'ovnis.
16:09– Et bien, quand vous voyez, quand vous juxtaposisez à la fois les explosions nucléaires
16:17dans l'atmosphère, 543 entre 1945 et 1995,
16:24avec les observations d'ovnis, et notamment les observations aéronautiques,
16:28qui sont déterminées avec les radars comme étant des observations d'ovnis,
16:31vous avez une superposition des deux courbes.
16:33Et en particulier, à partir de 1947, vous avez des vagues,
16:38ce qu'on appelle d'observations, en 1947, c'est évident,
16:42vous avez à peu près 500 cas d'observation au-dessus des États-Unis entre mai et juillet.
16:47– Et vous expliquez que les explosions atomiques
16:49sont les seules manifestations humaines visibles depuis l'espace.
16:53– Ça peut être un élément, ça peut être un élément.
16:58Pourquoi c'est un élément ?
16:59– Enfin, on peut voir, côté nuit, l'illumination des villes aussi.
17:03– Non, mais je vais vous donner un exemple très précis.
17:06Quand on a des satellites qui étudient les explosions de supernovas,
17:10c'est-à-dire des étoiles lointaines, qui explosent,
17:13elles ont un spectre électromagnétique qui est dans l'ensemble du spectre électromagnétique,
17:17infrarouge jusqu'aux hyperfréquences.
17:20Et ça, c'est une étoile à neutrons qui explose, d'accord ?
17:24Elle est à des dizaines, voire des centaines d'années de lumière.
17:27Elles sont détectées par nos satellites.
17:29Mais imaginez sur une planète,
17:31le même type d'explosion qui se produit parce qu'une bombe atomique,
17:35c'est une bombe dans tout le spectre électromagnétique.
17:37Et ça forme ce qu'on appelle un Dirac en physique,
17:39c'est-à-dire un pic extrêmement violent.
17:42Si vous avez des instruments qui sont à la portée d'une civilisation,
17:47bien évidemment, qui est capable de détecter ce genre d'étoiles,
17:50eh bien, ils vont venir voir ce qui se passe.
17:53Et il semblerait que cette corrélation établie soit en correspondance
17:57avec quelqu'un qui nous observe.
18:01C'est une hypothèse, mais je pense qu'elle a une signification
18:05tout à fait intéressante à explorer.
18:07Est-ce que vous avez une explication sur l'origine du crash de cet engin ?
18:12Vous savez, tout système électronique,
18:18tout système mécanique, il peut avoir des pannes.
18:21Il n'y a pas de technologie infaillible.
18:24Et il suffit que vous ayez un système électronique qui soit défaillant.
18:29Et là, en l'occurrence, il semblera que ce soit un système de pilotage.
18:32Parce que ce que je constate par l'observation des Willmots,
18:36c'est que vous avez, par exemple, la vitesse qui n'a pas évolué.
18:39La vitesse, elle est restée constante.
18:42Donc, ça veut dire que le système était propulsif.
18:44On n'a pas affaire à un objet qui chute du ciel.
18:47On a un objet qui est dans une trajectoire rectiligne.
18:50Donc, ça veut dire que…
18:50Ils n'ont pas réussi à redresser, quoi, l'engin.
18:52Le système n'était plus piloté.
18:54C'est tout.
18:56Alors, la Roswell Air Armyfield va publier un communiqué le 8 juillet 1947
19:04indiquant qu'elle a capturé une soucoupe.
19:07Oui.
19:07Version peu après démentie par un général de la 8e Air Force
19:11qui parle alors d'un ballon météorologique.
19:14Bien évidemment.
19:15À ce moment-là, l'enquête va s'arrêter et reprendre en 1978.
19:22Donc, des années après, des décennies après.
19:24Qu'est-ce qui va relancer l'affaire ?
19:25Alors, ce qui va relancer l'affaire, c'est qu'un des officiers
19:28qui avait participé à la récupération des débris,
19:31le Major Sugest Marcel, va donc révéler…
19:36Il a été retrouvé par hasard par un scientifique
19:38qui s'appelle Stanton Friedman, qui est un enquêteur.
19:40Physicien nucléaire, par ailleurs.
19:42Absolument.
19:43Qui va donc le rencontrer.
19:45Et Sugest Marcel va lui expliquer qu'il a été sur les lieux,
19:47qu'il a récupéré des débris,
19:50et que, pour sa part, il n'avait jamais constaté
19:53de telles caractéristiques à des matériaux,
19:55puisque lui était quand même le chef du service
19:58des renseignements technologiques de la base de Roswell.
20:02Donc, c'était quand même un officier supérieur de qualité et compétent.
20:07Il a même rédigé un rapport, après Roswell,
20:10sur la bombe atomique soviétique.
20:12Donc, c'est quelqu'un qui a été compétent.
20:13Et donc, il va révéler que les matériaux qu'il a eus entre les mains
20:16ne pouvaient pas être d'origine terrestre.
20:18Il dit ceci exactement, vous l'expliquez dans votre livre,
20:21les débris n'avaient rien de terrestre.
20:23Absolument.
20:23Et à partir de là, l'enquête a redémarré.
20:26Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, des dizaines d'enquêteurs
20:30se sont penchés sur le cas.
20:32Des centaines de témoins ont été retrouvés.
20:34La plupart militaires, bien évidemment.
20:36Parce que beaucoup ont parlé à la fin de leur vie.
20:38Ils ne risquaient plus rien sur le plan de leur carrière, etc.
20:40Et donc, ces gens-là ont expliqué.
20:43Les uns étaient à l'hôpital pour garder l'hôpital.
20:45Les autres étaient dans le hangar pour transférer des matériaux.
20:52Et chacun a rajouté sa petite pièce.
20:54Et le travail que j'ai fait, c'est en fait un travail d'investigation.
20:57J'ai fait un colcaise.
20:58J'ai récupéré...
21:01Répondre à la question suivante à chaque fois.
21:03Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?
21:05Et par conséquent, où ?
21:07Le soldat se trouvait à cet endroit.
21:08Qu'est-ce qu'il avait ?
21:09Il a raconté qu'il avait des matériaux bizarres.
21:12L'autre, il était à l'hôpital.
21:13Il a vu des cadavres qui étaient...
21:15Et en recolquant tous ces petits éléments les uns après les autres,
21:18vous arrivez à reconstituer le scénario de ce qui s'est passé dans cette affaire.
21:23C'est ce que j'ai simplement essayé de faire.
21:25En 1995, une enquête officielle est demandée par le sénateur du Nouveau-Mexique, Stephen Schiff.
21:32Alors, comment vont réagir les autorités américaines à cette demande d'enquête ?
21:37Elles vont réagir de la façon traditionnelle.
21:41À savoir, d'abord, ils sont obligés de répondre, puisque c'est une enquête fédérale.
21:47Et donc, le sénateur Schiff s'est adressé au Government Accounting Office,
21:52qui est une sorte de cours des comptes américaine, donc à l'État fédéral.
21:56Et là, il va demander les documents administratifs à toutes les administrations
22:01qui avaient participé à un degré quelconque à Roosevelt.
22:05Et il va interroger en particulier l'USR Force.
22:07Il va leur demander de lui fournir les documents.
22:10Et là, l'USR Force a perdu ou égaré les documents.
22:13Ils ne vont pas lui y apporter.
22:14Donc, résultat, il va en déduire.
22:17Ah ben oui, mais moi, je ne peux pas continuer mon enquête.
22:19Donc, ça continue.
22:20Mais pourquoi ces documents étaient importants ?
22:23Parce que s'ils avaient trouvé les documents en question,
22:27eh bien, ils auraient pu reconstituer tous les vols qui ont eu lieu à partir de Roosevelt.
22:30Les vols qui arrivaient de Washington, les vols qui repartaient avec des débris,
22:34les vols qui repartaient avec certaines personnes.
22:37Et ça aurait pu permettre de reconstituer, dès 1995,
22:41le scénario que j'ai reconstitué dans cette enquête.
22:45– En 1997, ensuite, vous le citiez tout à l'heure,
22:49c'est un ancien officier de l'armée de terre, le lieutenant-colonel Philippe Corceau.
22:54Lui, il affirme avoir été le témoin du transfert secret entre Roswell et Washington
23:00d'un corps dans une sorte, dit-il, de bocal hermétique.
23:04– Oui, tout à fait.
23:06Alors, en fait, le colonel Corceau, il a joué un rôle particulier,
23:08puisqu'il a été chargé dans les années 60 par le général Trudeau,
23:12donc au protagoniste, de suivre le dossier Roswell.
23:15C'est-à-dire qu'il avait en charge tous les aspects liés aux matériaux, aux corps, etc.
23:24Et donc, son travail était de dire, ben voilà, sur tel domaine, on a abouti à ça.
23:28Mais en plus, il a assisté, lorsqu'il était officier d'une base,
23:34au transfert d'un de ses corps par la route.
23:39Parce que ce qu'il faut savoir, c'est que, comme ils étaient en fonction de ces peu de corps,
23:43ils n'ont pas voulu prendre de risques.
23:45Ils ont pris dans un premier temps la route, mais ils ont pris aussi les airs.
23:50Et il semblerait que le mercredi 9 juillet, un vol spécial est passé par le Farworth,
23:58où ils présentaient justement les ballons à la place des corps,
24:02et que ce vol ait eu lieu en direction de Washington.
24:06Et là, à Washington, il y a des médecins qui attendaient pour faire l'autopsie.
24:10Et on sait exactement, le nom du médecin s'appelle Dr.
24:13Dr. Johnson, et les corps ont été autopsiés à l'hôpital Walter Reed de Washington.
24:18Vous voyez, on a beaucoup d'éléments.
24:19Et tout ça, on le doit à des enquêteurs privés américains,
24:24qui, dans les 40 années qui nous séparent du moment où on a découvert l'affaire,
24:29on fait comme un travail de fourmi, que je tiens d'ailleurs à souligner.
24:33Parce que le travail que j'ai fait, c'est un travail, en fait,
24:36de compilation de l'ensemble de ces données.
24:39Et comme on ne peut pas avoir accès officiellement,
24:42puisqu'il y a un blackout sur cette information de la part de l'armée américaine,
24:47du Pentagone surtout, mais initialement, c'était…
24:50Oui, il s'agit pour eux de garder pour la recherche américaine ce qu'ils ont tiré comme conclusion.
24:57Mais aussi sur les conséquences au niveau de la société.
25:00Il faut quand même s'interroger sur le fait que si on libère cette information,
25:06ça va pas mal perturber les esprits.
25:08Mais alors, c'est ce que votre post-fassier Alain Juillet explique dans votre ouvrage,
25:14Jean-Jacques Velasco, il parle de ce David Grush.
25:18Est-ce que vous pouvez nous parler de ce monsieur ?
25:21Oui.
25:21Il a fait parler de lui en 2019.
25:22Il a fait parler de lui par le fait que c'était en fait un lanceur d'alerte
25:27qui, à mon avis, reçut des informations qui ont fuité.
25:34Parce qu'il n'est pas le premier.
25:35Il y avait avant lui, Louis Célisandeau, il y en a eu d'autres avant qui ont…
25:38Il a été entendu, ce monsieur, par une commission au congrès américain
25:43après la révélation, la diffusion de ces images par le Pentagone, je crois,
25:49de ce qu'on appelle un OVNI.
25:51Ah oui, alors c'est filmé par des F-18 américains.
25:54Louis Célisandeau dont vous parlez pour le F-18.
25:57Mais il y a mieux encore.
25:58Il y a, depuis quelques semaines, une vidéo qui circule sur deux drones Reaper
26:04qui ont en fait frappé avec un missile un OVNI.
26:08Et ça, ça date d'il y a à peu près un mois.
26:12Et la présidente de la commission du Sénat, qui s'appelle Mme Paula Luna,
26:18qui, à mon avis, c'est assez étonnant pour ces gens qui sont maintenant au Sénat
26:26et qui veulent savoir la vérité, entre guillemets,
26:29qui sont étonnés de voir qu'on leur cache des informations
26:32alors qu'ils sont censés en avoir le fruit.
26:36Mais là, c'est pareil.
26:37Je pense que le Pentagone a un certain nombre d'éléments
26:41qui, comme ça, apparaissent comme étant des...
26:46Et la réponse du Pentagone, elle était très simple.
26:48C'était de dire, c'est du complotisme.
26:50C'est bien évidemment du complotisme.
26:52Nous, on ne peut pas vous apporter la réponse
26:53parce qu'on était en conflit, c'était en mer rouge avec les outils
26:57et c'est probablement un missile qui a touché un drone.
27:02En fait, le missile en question, quand on regarde bien les images,
27:05je les ai regardés, le missile en question, il ne détruit pas l'objet là qui circule.
27:12En fait, c'est le missile qui a détruit.
27:14Parce que c'est l'arrière du missile qui touche l'objet
27:18et l'objet continue tranquillement sa route sans être perturbé.
27:24Ça veut dire que le métal qui était en jeu, il était peut-être aussi dur
27:29que celui qui a été trouvé en 1947 à Roswell.
27:33Donc on est sur des équivalences au niveau des comportements de ces objets
27:38par rapport à nos technologies.
27:40Et peut-être un dernier mot sur ce David Grosch.
27:42Qu'est-ce qu'il a révélé ? Qu'est-ce qu'il a dit à cette commission d'enquête ?
27:45Il a dit simplement que l'armée américaine possédait des restes d'un logier
27:53qui s'était craché à Roswell.
27:54Mais il a dit aussi une chose qui est assez surprenante et qui est publique.
27:59Il a dit que trois présidents américains étaient dans la boucle
28:03mais qu'ils ne pouvaient pas les révéler.
28:06Sans citer leur nom.
28:06Oui, alors c'est amusant, c'est que quand j'ai fait justement la chronologie de ces affaires,
28:12on voit que le président Truman, c'est lui qui a organisé toute la récupération
28:16et toute l'analyse de ça.
28:19C'était le président en exercice en 1947.
28:20Exactement.
28:21Que le général Dwight Eisenhower, qui était le chef d'état-major de l'armée,
28:25qui était son successeur.
28:26Et le troisième, c'était Richard Nixon, le successeur.
28:29Donc les trois, on les connaît.
28:31Et Donald Trump n'a pas fait des promesses de révélation en la matière.
28:34Oui, mais comme il l'a fait pour Kennedy, par exemple, c'est pareil.
28:38Je vais vous faire des révélations.
28:40Mais je pense que le problème est tout autre que pour Kennedy.
28:44C'est que là, vous avez sans doute le Pentagone
28:46qui ne veut pas que l'information sorte.
28:50Et donc les politiques, tels qu'ils soient, aujourd'hui ou hier,
28:54il y a même d'autres qui ont essayé avant lui.
28:56Tous les présidents, je me souviens très bien du producteur de cacahuètes
29:01qui effectivement avait dit, moi j'ai vu un OVIM
29:04et je vais vous dire, on va libérer les choses.
29:07Jimmy Carter.
29:08Jimmy Carter, oui, c'est vrai, je ne me souviens plus de son nom.
29:10Je savais qu'il était exploitant de cacahuètes.
29:13Et puis ensuite, Obama, qui avait dit en toute bonne foi,
29:15moi je vais vous ouvrir les dossiers.
29:17Là, on fait pareil.
29:18Mais pourquoi le Pentagone, et on va vraiment terminer là-dessus
29:21parce qu'on est en train de dépasser le temps en partie,
29:23mais pourquoi le Pentagone redoute-t-il à ce point
29:25de dévoiler ces informations ?
29:29J'en mettrai en cause beaucoup de choses.
29:30Et je pense que pour l'instant, ils veulent garder la même mise dessus.
29:35C'est tout, il n'y a pas d'autres raisons.
29:37Voilà.
29:39Jean-Jacques Velasco, votre ouvrage s'appelle
29:41« Roswell, l'enquête qui change tout ».
29:44C'est l'ouvrage de toute votre recherche professionnelle.
29:48Merci à vous.
29:49Et personnelle.
29:51Professionnelle, non, professionnelle.
29:52Vous y avez passé quelques nuits aussi.
29:54Exactement.
29:55Merci à vous, monsieur, d'avoir accepté notre invitation.
29:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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